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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 22:30

Le prénom Augustin possède la même racine que le nom latin augustus, devenu, au 1er siècle, un des titres des empereurs. Fêté le 28 août, Augustin est le patron de l’Afrique, des imprimeurs et des théologiens.

Prénoms apparentés : Agostino (italien), Agustin (espagnol), Aoustin, Augustines (anglais), Augustinus (allemand, latin), Austin, Oustin.

Un père païen, une mère chrétienne

Augustin naît en 354, en Numidie (aujourd’hui une région d’Algérie), dans une famille probablement d’origine berbère. Son père, Patricius, est un notable païen. Sa mère, Monique, est chrétienne et l’élève dans la foi du Christ. À l’âge de seize ans, Augustin va à Carthage afin de professer l’éloquence. Là, il s’éloigne du christianisme et prend une maîtresse qui lui donne un fils, Adéodat, en 372. Après avoir professé en diverses villes, Augustin s’établit à Rome où il rencontre l’évêque Faustus.

Le retour à la foi chrétienne

Puis, à Milan, Augustin rencontre l’évêque Ambroise. Hésitant entre la poursuite d’une vie de plaisirs et le retour à la foi chrétienne, Augustin décrit, dans les Confessions, le conflit intérieur qui est le sien. En 387, après qu’une voix, entendue dans un jardin, lui a demandé de lire la Bible, il se fait baptiser (à l’époque, seuls les adultes l’étaient) en compagnie de son frère et de son fils. Après la conversion de Paul, celle d’Augustin est sans doute une des plus importantes de toutes celles qui ont marqué l’histoire du christianisme.

Prêtre puis évêque d’Hippone, en Numidie

Augustin retourne en Afrique du Nord et fonde une communauté aux règles semi-monastiques (le continuateur de celle-ci, l’ordre des Augustins, se consacrera plus tard à perpétuer ses principes). En 391, il accepte de devenir prêtre à Hippone et commence alors, chose rare à l’époque, à prononcer des prêches dans la cathédrale de cette ville (il en devient l’évêque en 395). Dès lors, Augustin mène une vie ascétique et participe, à la satisfaction générale, à la vie spirituelle et temporelle de la cité. Il meurt à Hippone le 28 août 430 à l’âge de 76 ans, alors que sa ville est assiégée par les Vandales.

Le plus important penseur de toute l’Eglise occidentale

Augustin a laissé une œuvre extrêmement abondante (lettres, sermons, traités, etc…) qui en fait le penseur le plus important de toute l’Eglise occidentale et, à son époque, l’adversaire de tous les schismatiques. Il est opposé à la peine de mort. Mais il développe la théorie de la prédestination, voue à la damnation les enfants morts avant le baptême. Nombre de ses écrits, qui constituent, depuis Paul, l’héritage le plus précieux de tout le christianisme d’Occident, sont parvenus jusqu’à l’époque actuelle. Augustin est canonisé par acclamation populaire en 1298 et reconnu comme Docteur de l'Église la même année par le pape Boniface VIII.

 

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 20:53

Afficher l'image d'origineL'étymologie de Jean est d'origine hébraïque : "Johanân, Dieu a fait grâce" et germanique pour Eudes : "Edel, noble (preux, vaillant)". Il est fêté le 19 août.

Jean Eudes est né le 14 novembre 1601 à Ri, près d'Argentan. Ses parents qui, pour obtenir un enfant, avaient invoqué la Vierge Marie, le lui consacrèrent dès avant sa naissance. Il passa son enfance à la campagne puis, à quatorze ans, il fut confié aux Jésuites de Caen. Adolescent, il manifestait une ténacité qui lui servira toujours, et il témoignait aussi d'une compréhension profonde de l'Évangile. Il fréquenta la Faculté de théologie de Caen (1621-1623) où il connut l'Oratoire, institut récemment fondé à Paris par Pierre de Bérulle. Jean Eudes, admis à l'Oratoire de Paris (25 mars 1623), poursuivit ses études dans les maisons de Marines et d’Aubervilliers. Il fut ordonné prêtre le 20 décembre 1625, après avoir été initié par Bérulle lui-même au mystère du Christ et de son Sacerdoce.

Les deux années suivantes furent un repos forcé, imposé par une grande fatigue. Jean Eudes fit de ce repos une longue retraite où il approfondit sa connaissance des Écritures, des Pères et des spirituels. Il comprit de mieux en mieux que le Christ est notre Chef, que nous sommes ses membres et que nous devons vivre de sa vie. Il sera à la fois rénovateur et novateur. Rénovateur de la vie chrétienne, novateur par ses initiatives concrètes.

En 1627, son père lui écrivit que la peste ravageait la région d'Argentan où beaucoup mouraient seuls, sans sacrements. Il partit pour ce premier ministère, puis il rejoignit l’Oratoire de Caen. Dès lors, il se consacra aux missions intérieures. Durant cinquante ans, il prêcha, rappelant inlassablement la sainteté de la vie chrétienne : « Être chrétien et être saint, c'est la même chose, c'est faire profession de Jésus-Christ ». Il insistait sur le baptême, point de départ et source de cette vie, dont recommandait de renouveler fréquemment les promesses.

Parce que Jean Eudes rencontrait souvent des prêtres médiocres ou ignorants, peu préparés à leur ministère, il se sentit appelé à préparer de meilleurs prêtres. Il rencontrait, chez ses supérieurs oratoriens un refus persistant. Il priait, réfléchissait, consultait mais attendait. Finalement, et non sans déchirement intérieur, il quitta l'Oratoire, et le 25 mars 1643, avec quelques prêtres, il commença une nouvelle communauté, la Congrégation de Jésus et Marie, dite aujourd'hui des Eudistes, qui ouvrit le séminaire de Caen. Désormais Jean Eudes travailla sur plusieurs fronts : les Missions, qu'il ne laissa jamais, et le séminaire. Cette seconde œuvre lui apparaissait primordiale, et si au cours d'une Mission il apprenait qu'il y avait besoin au séminaire, on devait, disait-il, « y courir comme au feu ».

Devenu supérieur d'une congrégation sacerdotale qu'il mit à la disposition des évêques, il fut sollicité pour fonder des séminaires en Normandie et en Bretagne. De 1643 à sa mort, il vécut un temps d'intense action pour le service de l'Église. Ce fut aussi des années d'épreuves. De la part de plusieurs personnes, d'anciens amis et de jansénistes, Jean Eudes rencontra toutes sortes d'oppositions. Raillé, vilipendé et calomnié, ce fut un homme à abattre. « La divine Miséricorde, écrit-il dans son Journal, m'a fait passer par un grand nombre de tribulations : c'est une des plus grandes faveurs qu'elle m'a faites ».

En 1648, Jean Eudes fit célébrer, à Autun, la première fête liturgique du Cœur de Marie. Un peu plus tard, en 1672, les communautés eudistes célébrèrent la première fête liturgique du Cœur de Jésus. L’institution de cette fête était l'aboutissement de toute une vie de prière et de service apostolique. Toute sa vie, Jean Eudes avait contemplé l'amour de Dieu. Il l'avait sans cesse découvert dans l'Écriture, médité dans les écrits des spirituels et dans sa prière ; il l'avait reconnu dans la vie, dans son ministère de prêtre.

Saint Jean Eudes mourut à Caen le 19 août 1680 et fut canonisé, le 31 mai 1925, en même temps que Jean-Marie Vianney. Dans le titre de sa canonisation, « Père, docteur et apôtre des cultes liturgiques des Cœurs de Jésus et de Marie », l’Église reconnaît l’engagement missionnaire constant de saint Jean Eudes au service de la vie chrétienne, invitant les baptisés à prendre conscience de l’union qu’ils sont invités à vivre avec le Christ pour ne faire qu’un seul cœur avec Lui et entre eux. Marie est « l’exemplaire » parfait et universel de la vie dans le Christ, elle dont le cœur ne fait qu’un avec celui de son Fils. Saint Jean Eudes demeure ainsi un des grands maîtres de l'École Française de Spiritualité au XVIIe siècle.

Aujourd’hui, les Eudistes sont présents dans 17 pays, sur cinq continents et poursuivent leur mission pour servir le Christ et l’Église, à la suite de saint Jean Eudes.

Pour plus d’information voir le site de la Congrégation : http://www.eudistes.org

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 21:37

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 10:18

Le prénom Jeanne est forgé sur le mot hébreu qui signifie « Dieu accorde ». Elle est fêtée le 12 août. Elle est la patronne et la protectrice des personnes oubliées et des repris de justice. Elle est aussi la patronne des mères de famille et des veuves, deux états de vie qu'elle a connus avant de devenir religieuse.

Jeanne voit le jour en 1572. Son père est le président du parlement de Bourgogne. En 1592, elle se marie avec le baron de Chantal. Veuve à l’âge de vingt-neuf ans, elle fait, en 1604, la rencontre de François de Sales, évêque de Genève. Son existence s’en trouve changée. En 1610, sur les conseils de ce prêtre, Jeanne fonde à Annecy une communauté de religieuses, l’ordre de la Visitation Sainte-Marie, vouées à la prière et à l’assistance aux malades et aux pauvres. Après avoir parcouru la France pour créer seize établissements, Jeanne meurt en 1641. Elle est canonisée en 1767. Depuis 1952, les religieuses de cet ordre se sont organisées en confédération. Jeanne de Chantal est la grand-mère de la célèbre marquise de Sévigné.

 

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 10:00

Le prénom Claire vient du mot latin clarus, qui signifie clair. Elle est fêtée le 11 août. Claire est la patronne des blanchisseuses, des brodeuses, des lavandières et de la télévision.

Prénoms apparantés : Chiara (italien), Clara (espagnol et latin), Clare (anglais), Clarisse, Clarissime, Clérisse, Clorice, Klara (allemand et flamand).

La vocation, dès l’enfance

Claire naît à Assise (Italie) dans une famille noble, en 1194. A douze ans, elle refuse de se marier. Puis, parvenue à l’âge de dix-huit ans, elle rencontre François d’Assise, s’enfuit de la maison familiale et se réfugie dans un monastère de bénédictines. Retirée dans un nouveau couvent, elle est rejointe par sa jeune sœur Agnès. La famille envoie douze hommes chercher la cadette. Mais Claire se met à prier. Le miracle se produit : sa sœur devient si lourde que nul ne peut l’obliger à se mouvoir.

 

Un vœu de pauvreté et d’austérité

En 1215, dans sa ville natale, Client devient, à l’initiative de François d’Assise, abbesse d’une petite communauté. Celle-ci est le premier couvent de religieuses à vivre selon les préceptes édictés par François. La principale règle de ce couvent repose sur l’observation de la plus grande pauvreté et austérité. Plus tard, sa mère et sa sœur Béatrice rejoignent Claire. L’ordre fondé par la jeune femme (ordre des minoresses ou clarisses) se développe rapidement dans toute l’Europe, et notamment en Espagne.

Le miracle du Saint-Sacrement

Toute sa vie, Claire fait preuve du plus grand dévouement à l’égard des religieuses qui vivent sous son autorité. Elle témoigne d’une grande sagesse et passe de longues heures à prier. Par deux fois, elle sauve Assise, assiégée par les soldats de l’empereur Frédéric II. Un jour, Claire, bien que malade, se montre au rempart de la ville et, munie du Saint-Sacrement, parvient à faire fuir l’ennemi. Elle meurt en 1253 et elle est canonisée dès 1255 par le pape Alexandre IV.

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 13:01

Le prénom Dominique signifie, en latin, qui appartient au Seigneur (il possède donc le même sens que le mot dimanche). Fêté le 8 août, Dominique, qui a été peint par de nombreux artistes, est le patron des astronautes.

Prénoms apparentés : Dimanche, Domenico (italien), Domingo (espagnol), Domino, Domnitch (basque), Doummic (breton)

Une vocation de missionnaire

Dominique naît en 1170 en Vieille-Castille (Espagne). Il est élevé par son oncle, devient chanoine en 1199 et observe la règle des bénédictins. En 1205, il effectue un voyage en Europe du Nord puis demande au pape, sans succès, de le laisser aller annoncer l’Evangile dans la région du Dniepr. L’année suivante, Dominique part à la demande du Souverain Pontife convertir les albigeois, habitants du Languedoc qui ont embrassé l’hérésie cathare. D’abord, Dominique fonde des établissements religieux destinées à recueillir les convertis et à lui servir de points d’attache lors de ses voyages. Mais les moines cisterciens, qui participent à cette action, se découragent vite. Ils regagnent leurs couvents, incapables de ramener de manière durable les cathares au sein de l’Eglise.

Un espagnol chez les cathares

En 1208, à la suite de l’assassinat par les cathares de son représentant, le brutal Pierre de Castelnau, le pape Innocent III décide d’appeler à la croisade. Dominique refuse de prendre part à cette expédition militaire, organisée par les seigneurs du nord de la France. Tandis que les troupes catholiques commandées par Simon de Montfort ravagent le comté de Toulouse, Dominique crée, dans un des châteaux pris par ces soldats, une communauté religieuse de femmes, destinée à recueillir les cathares converties. Puis, il demande au pape d’accepter la constitution d’une communauté plus vaste, qui serait organisée à l’échelle mondiale. Le pape accepte la formation de cet ordre, à condition que les frères se dotent d’une règle déjà existante.

La création de l’ordre des dominicains

Dominique choisit d’obéir aux préceptes de saint Augustin qui lui permettent de consacrer une large part de son temps à la prédication, au détriment des travaux manuels et de la messe célébrée selon un rituel plus rapide que dans les autres ordres. La première réunion générale des représentants de la nouvelle congrégation (ordres des frères prêcheurs, plus tard nommé ordre des dominicains) se tient à Bologne, en 1220. Dominique disparaît l’année suivante. Il est canonisé en 1234.

 

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 07:53

Jean marie VianneyFêté le 4 août, Jean-Marie Vianney est le patron des curés et des responsables de paroisse.

Un fils de famille pauvre et sans instruction

Jean-Marie Vianney naît en 1786. Il passe sa jeunesse dans la ferme familiale, au sein d’une famille peu éduquée et alors que la Révolution persécute nombre d’ecclésiastiques. Enfant, il assiste à des messes clandestines. Après avoir appris à lire à l’âge de dix-sept ans, il commence, trois ans plus tard, à suivre des cours de théologie pour devenir prêtre. Enrôlé dans l’armée napoléonienne en 1809, il déserte et est amnistié l’année suivante. Entré au séminaire, il en est renvoyé pour incapacité intellectuelle en 1813. Mais il reprend ses études et réussit à être ordonné prêtre en 1815. En 1818, Jean-Marie Vianney est nommé curé du village d’Ars-en-Dombe.

Le « curé d’Ars »

Jean-Marie Vianney mène, dès lors, une vie très austère et faite d’humilité. Il combat l’immoralité et la violence, fait campagne contre la danse, l’ivrognerie et les comportements indécents, sans cesser de lutter contre le démon qui s’attaque sans cesse à lui. Dans le même temps, il témoigne d’une grande générosité et de compassion à l’égard de ses paroissiens et se montre un bon prédicateur. Doté d’une intuition certaine, il passe pour accomplir des miracles quotidiens et attire ainsi de nombreux visiteurs, venus de tout l’Europe. Après s’être retiré pour de brefs séjours dans un monastère, Jean-Marie Vianney meurt à Ars, en 1859, épuisa par de longues nuits de veille. Il est canonisé en 1925.

 

JM-Vianney-02.jpgJM-Vianney-03.jpgJM-Vianney-01.jpg

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 07:35

Le prénom Louis vient des mots germains Hlod (gloire) et Wig (combat). Il peut se traduire par glorieux combat. Les prénoms Clovis et Ludovic possèdent la même racine. Il est fêté le 25 août. Louis IX le Saint est patron de la monarchie française, des coiffeurs, des maçons, des militaires des passementiers et des sculpteurs.

Prénoms apparentés : Aloïs et Aloys (ancien français), Clovis, Gino (italien), Lewis (anglais), Loeiz, Loïc (breton), Lois, Loys, Ludovic, Ludvig (yiddish), Ludwig (allemand), Luigi (italien), Luis (espagnol).

Louis-IX-03.jpgRoi de France à douze ans

Louis naît en 1214. Ses parents sont le roi de France Louis VIII et la reine Blanche de Castille. Il monte sur le trône à la mort de son père, en 1226, et prend alors le nom de Louis IX. Mais sa mère exerce la régence jusqu’à ce que le jeune souverain accède à la majorité, en 1235. Néanmoins, Blanche de Castille conservera ensuite une grande influence sur la manière de gouverner de son fils.

L’idéal de justice chrétienLouis-IX-04.jpg

Charitable et très pieux, Louis IX prend soin des malades et des mendiants. Il fonde, à Paris, l’hospice des Quinze-Vingts destiné à accueillir des aveugles, édifie l’abbaye de Royaumont, crée des écoles, des bourses pour les étudiants désargentés, soigne lui-même les lépreux. Soucieux que la justice soit rendue, il autorise ses sujets à faire appel devant lui pour trancher leurs litiges. Le roi prend alors place sous un chêne de la forêt de Vincennes ou sur les marches de la Sainte-Chapelle de Paris, qu’il fait bâtir pour abriter la couronne d’épines du Christ acquise auprès de l’empereur de Constantinople. Il exprime son idéal pétri d’intégrité, de soif de justice, de générosité, de miséricorde et de courage dans le Testament qu’il laisse à son fils et héritier.

Louis-IX-06.jpgLa paix avec l’Angleterre, la guerre contre les cathares

Louis IX cherche à résoudre de manière pacifique le conflit qui oppose la France et l’Angleterre : lors du traité de Paris, en 1259, il accepte qu’un compromis soit institué entre les deux couronnes. De la même manière, il conclut la paix avec le royaume d’Aragon. Mais le roi, qui encourage l’Inquisition, n’hésite pas à combattre les derniers cathares (prise de Montségur en 1244) il écarte les juifs de la vie publique.

Le patron de la monarchie française

Pour reprendre Jérusalem aux musulmans, le roi participe à la septième croisade. Il est vaincu, fait prisonnier et doit payer une rançon (1250) pour obtenir sa libération. Louis IX retourne en Orient lors de la VIIIè croisade, mais il meurt en arrivant devant Tunis, sans doute victime de la Typhoïde (1270). Louis IX est canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII, ce qui accroît le prestige de la dynastie des Capétiens. Mais la vénération dont il fait l’objet, en France et à l’étranger, ne se développe vraiment qu’à partir du XVIIè siècle, notamment grâce à l’intérêt que lui portent les jésuites.

Louis-IX-05.jpg

Louis-01.jpgLouis-02.jpgLouis-03.jpgLouis-04.jpgLouis-05.jpgLouis-06.gif

 

 

 

 

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 20:00

Le prénom Barthélemy vient de l’araméen Bar-Talmaï, qui signifie fils de Talmaï. Barthélemy l’apôtre est fêté le 24 août. Parce qu’il est mort écorché, c’est le patron des relieurs et des tanneurs, mais aussi des bouchers, des marchands de sel et de fromages florentins. Il est invoqué contre les maladies nerveuses.

Prénoms apparentés : Barthel, Bartholomé, Bartolo (espagnol), Bartholomaeus (latin), Bartolomé, Bartolomeo (espagnol et italien), Bartolomeus (allemand), Bartolomew (anglais), Nathanaël.

Un apôtre mal connu

Barthélemy est un des douze Apôtres entourant le Christ. Mais il ne joue aucun rôle dans les textes bibliques. Certains érudits pensent qu’il ne fait qu’un avec un homme nommé Nathanaël, qui reconnaît Jésus pour le Messie après que celui-ci a lu dans ses pensées secrètes. Une tradition établie au IVè siècles rapporte que, après la mort de Jésus, Barthélemy va évangéliser l’Arabie, la Mésopotamie, l’Egypte et l’Inde. Sur l’ordre du roi Astyage de la Grande Arménie, Barthélemy est écorché vif avant d’être crucifié ou décapité. Les reliques de Barthélemy passent pour avoir été rapportées de Bénévent à Rome et seraient aujourd’hui dans l’église de Saint-Barthélemy-sur-le-Tibre.

Un culte très populaire en Angleterre et en France

Le culte de Barthélemy a été très important en Angleterre ou plus de soixante églises lui sont consacrées. Du reste, la cathédrale de Cantorbéry s’enorgueillit de posséder un bras du saint, qui lui aurait été offert au XIè siècle. En France, Barthélemy passe pour pouvoir soigner les enfants malades. Cette tradition était bien implantée dans le Puy-de-Dôme et dans la Vienne.

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 18:03

Le prénom Rose vient du latin rosa (rose). Fêtée le 23 août, Rose de Lima est la patronne de l’Inde, du Nouveau Monde, du Pérou et des Philippines, ainsi que des fleuristes et des jardiniers.

Le refus de la beauté

Isabelle de Sainte-Marie-des-Fleurs naît à Lima (Pérou) en 1586, dans une famille espagnole. Lors de sa confirmation prononcée devant l’évêque de la ville, elle prend le nom de Rose. La jeune fille repousse les prétendants attirés par une beauté qu’elle s’emploie à nier : elle se frotte le visage avec des piments pour altérer son teint et se brûle un jour les mains avec de la chaux pour en ôter la douceur. Ni les remarques de ses parents, ni les moqueries de ses amis ne parviennent à lui faire abandonner les pratiques austères que Rose s’inflige pour ne pas être tentée par l’orgueil.

Une existence de recluse

Après le revers de fortune que connaît sa famille, Rose de Lima est contrainte de travailler et s’adonne à des travaux de jardinage et de couture. Elle refuse de se marier, contrairement à l’avis de ses parents, et fait vœu de virginité. A l’âge de vingt ans, elle rejoint les tertiaires de Saint Dominique et vit dès lors, recluse dans une cabane établie au fond du jardin. Elle est confrontée à des visions mystiques. Cette existence faite de privations et de souffrances ne l’empêche pas de secourir les pauvres. Par ailleurs, elle passe, de son vivant, pour protéger les Liméniens des tremblements de terre qui affectent la capitale. Rose de Lima vit durant les trois dernières années de sa vie dans la maison d’un membre du gouvernement du vice-royaume du Pérou. Elle y meurt, à l’âge de trente et un ans. Elle est canonisée en 1671.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 12:46

Le prénom Philippe est formé sur les mots grecs philein (aimer) et hippos (cheval). Il est fêté le 23 août.

Prénoms apparentés : Felipe (espagnol), Filippo (italien), Fülop (hongrois), Fulub (breton), Phelipe, Philip (anglais), Philippin, Philippos (grec), Philippus (allemand), Lippman (alsacien).

Il voit le jour en 1233, dans une famille aisée de Florence. Il étudie à Paris puis à Padoue. De retour dans sa ville natale, il renonce à devenir médecin pour entrer dans la communauté religieuse de l’Ordre des Servites de Marie. Il est ordonné prêtre et devient général de son ordre à l’âge de 34 ans. Il est considéré comme un des hommes les plus saints et les plus capables de son temps. Cette congrégation, implantée en Allemagne, en France et en Italie, essaime alors en Hongrie, en Pologne et en Inde. Philippe s’enfuit un temps dans les montagnes après que sa candidature à la papauté a été proposée. Il travaille à la réconciliation des Guelfes (partisans du pape) et des Gibelins (partisans de l’empereur germanique). Un jour, il convertit deux prostituées qui devinrent les fondatrices de l'Ordre des Servites cloitrées. À Todi en Ombrie, en 1285, la naissance au ciel de saint Philippe Benizi, prêtre de Florence. Homme d’une extrême humilité, il développa l’Ordre des Servites de Marie, et estimait que le Christ crucifié était son livre unique. Il fut canonisé par le Pape Clément X le 12 avril 1671. Ce fut le premier membre de l'Ordre des Servites de Marie à être canonisé.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 07:07

Le prénom Christophe vient du grec christos phorein, ce qui signifie : qui porte le Christ. Il est fêté le 21 août. C’est le patron des automobilistes, des conducteurs, des mourants, des navigateurs, des porteurs, des touristes et des voyageurs.

Prénoms apparentés : Christofer (anglais), Christophoros (grec), Christophorus (allemand et latin), Cristobal (espagnol), Cristofano, Cristoforo (italien), Cristovaro (portugais), Kristoc'h (breton).

L’homme à la tête de chien

Christophe semble avoir vécu en Asie Mineure au IIIè siècle. On ne sait rien de sa vie, si ce n’est qu’il fut probablement martyrisé sous le règne de l’empereur romain Decius. Selon un des récits qui le concernent, Christophe appartenait au légendaire peuple des Cynocéphales (et possédait donc une tête de chien) et n’aurait revêtu une apparence humaine qu’après sa conversion. Mais la légende le concernant ne prend vraiment forme qu’au VIè siècle, avant d’être développée à la fin du Moyen-Âge dans la Légende dorée (recueil des vies des saints établi par le dominicain Jacques de Voragine au XIIIè siècle).

Au service du Démon puis du Christ

D’après cette tradition, Christophe (fils de paysans ou bien d’un prince) est un géant, peu aimable, qui vit au pays de Canaan. Parce qu’il veut être sous les ordres du plus puissant des maîtres qu’il puisse trouver, Christophe se met à visiter les pays environnants. Il deviendra pour cette raison le patron des voyageurs. Il veut se mettre au service des rois qu’il rencontre, puis du Démon que ceux-ci paraissent redouter. Mais il s’aperçoit que Satan prend la fuite à la vue du crucifix. Christophe décide d’honorer le Christ. Un ermite conseille alors au géant de vivre auprès d’un gué afin de transporter les voyageurs, en les prenant sur ses épaules solides, d’un bord à l’autre de la rivière dangereuse.

Le poids des péchés du monde

Un jour, un enfant fait appel à Christophe qui le charge sur son dos. Mais le jeune garçon devient de plus en plus lourd à mesure que le géant s’avance dans le lit du cours d’eau. Parvenu au milieu du gué, Christophe, qui sent ses forces l’abandonner, pense qu’ils vont tous deux se noyer. L’enfant se fait alors reconnaître : il n’est autre que le Christ, alourdi par le poids de tous les péchés du monde. Afin de prouver la véracité de ses propos, il demande à Christophe de planter son bâton dans le sol et lui annonce que, dès le lendemain, celui-ci sera couvert de feuilles et de fleurs. Ce qui se réalise. Selon une variante de la légende, c’est à ce moment que Christophe abandonne son ancien nom (Offerus, ou Offro, ou Adokimus, ou Reprobus), pour prendre son nom définitif qui, en grec, signifie : « qui porte le Christ ». Il est, depuis, le patron de tous les porteurs et conducteurs.

Le prêche puis le martyre

Christophe décide ensuite de prêcher l’Evangile. Son action connaît un grand succès, jusqu’à ce que le géant soit emprisonné par les autorités, à la suite de son refus de sacrifier aux dieux païens. Deux femmes de mauvaise vie sont envoyées dans sa cellule pour tenter de le séduire ; mais Christophe, qui ne cède pas à la tentation, parvient à évangéliser les deux femmes. Il est alors soumis à différentes tortures. Christophe sert notamment de cible à des archers. Mais les flèches se détournent de lui et l’une d’elle vient même se ficher dans l’œil de l’un des bourreaux qui est ensuite guéri par le sang du martyr. Pour finir, Christophe est décapité, et son corps traîné dans les rues de la ville.

Le protecteur des voyageurs et des automobilistes

Christophe est l’objet d’une très grande vénération jusqu’au XVIè siècle. Selon la tradition, une personne qui voit une image le représentant ne peut mourir ce jour-là. Pour cette raison, Christophe est souvent représenté à la porte des églises, son effigie portée en médaillon ou accrochée à l’intérieur des voitures. Aujourd’hui encore, son culte est bien vivant. Une bénédiction des automobiles et de leur conducteur se déroule dans un village de l’Orne, Saint Christophe-le-Jajolet.

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 16:08

Le prénom Bernard possède une racine germanique : ber (ours) et hard (fort), et signifie donc fort comme un ours. Bernard de Clairvaux est fêté le 20 août. Il est le patron de Gibraltar, des apiculteurs et des fabricants de cire.

Prénoms apparentés : Bernaert (flamand), Bernardin, Bernardino (italien), Bernardo (espagnol et italien), Bernez (breton), Bernhard (allemand). Diminutifs : Barney (anglais), Nardeau.

Un noble bourguignon devenu moine cistercien

Bernard naît au sein d’une famille noble de Bourgogne en 1090. Enfant, il chasse de sa chambre une sorcière venue tenter de le soulager des maux de tête dont il va souffrir toute sa vie durant. Après avoir connu une jeunesse tout à la fois studieuse et dissolue, Bernard se retire au monastère de Cîteaux (fondé peu de temps auparavant et déjà en plein déclin) en 1113, en compagnie de quatre de ses frères et de nombreux autres compagnons. Il s’emploie à observer la règle établie par saint Benoît. La personnalité du jeune homme suscite de nombreuses vocations, et les moines, qui se détournaient de ce couvent, affluent de nouveau.

La fondation de Clairvaux

En 1115, à la demande de l’abbé de Cîteaux, l’Anglais Etienne Harding, Bernard devient le premier abbé d’un nouveau monastère, qu’il fonde en un lieu nommé Val-d’Absinthe (aujourd’hui Clairvaux), près de Langres en Haute-Marne. Bernard demande beaucoup d’efforts et de sacrifices à ses compagnons. Il s’impose à lui-même trop de privations, et tombe malade. Il se rétablit et, comprenant le caractère excessif de la discipline qu’il a mise en place, adopte un comportement plus tolérant. Par la suite, Bernard, fort d’une réputation de sainteté qui naît de son vivant, crée soixante-huit autres établissements, tous rattachés au monastère de Clairvaux.

Le conseiller des puissants

Grâce à ses qualités mystiques et spirituelles, à son éloquence et à son sens pratique, Bernard devient le conseiller écouté des puissants, princes temporels ou responsables religieux. Il rédige notamment la règle de l’ordre des Templiers, moines chevaliers voués à la garde des lieux saints et à la défense des pèlerins se rendant en Palestine. Bernard lutte contre la multiplication des images pieuses, œuvre pour le développement du culte rendu à la Vierge, s’oppose aux moines de Cluny dont il critique le relâchement des mœurs. Il soutient la papauté affectée par un schisme et contribue à l’élection du pape Innocent II en 1130. Bernard participe aussi, à la demande du pape Eugène III, à la mise en œuvre de la IIè Croisade (1147-1149) et, après l’échec de cette expédition, condamne le manque de foi et les luttes intestines des croisés.

Le dernier Père de l’Eglise

Le rayonnement que, grâce à Bernard, connaît la règle cistercienne, ainsi que l’œuvre écrite, empreinte de poésie, laissée par ce théologien ont une influence immense sur le christianisme médiéval. L’œuvre de Bernard se caractérise notamment par l’harmonie que celui-ci parvient à établir entre un sens pratique indéniable et un grand mysticisme. Illustre cet équilibre une lettre adressée au pape Eugène III qui traite à la fois des devoirs de la papauté et des mystères de la religion. Bernard meurt à Clairvaux, en 1153. Il est canonisé par Alexandre III en 1174 et nommé docteur de l’Eglise en 1830 par Pie VIII. Bernard de Clairvaux a fait l’objet d’innombrables représentations.

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 15:57

Le prénom Hélène vient du grec hélios, et signifie éclat du soleil. Hélène l’impératrice qui est fêtée le 18 août, est la patronne des fabricants de clous.

Prénoms apparentés : Aliéna (russe), Elena, Eline, Ellen (anglais), Héliéna, Hellen, Lenaïc (breton), Marlène, Milène.

Une femme du peuple dont le mari devient César

Hélène voit le jour vers 255, en un endroit aujourd’hui inconnu (peut-être situé en Turquie ou en Angleterre). La tradition fait d’elle une servante, née d’un aubergiste ou la fille du chef d’un clan breton. Vers sa vingtième année, Hélène rencontre un général romain, Constance Chlore ; elle l’épouse et lui donne un enfant qui es nommé Constantin (il naît sans doute en Serbie). En 292, Maximin, chef de l’Empire romain d’Orient, appelle Constance Chlore pour gouverner ses Etats à son côté. Constance Chlore reçoit alors l’appellation de César. Il se sépare de sa femme Hélène (qui s’établit à Trèves) parce qu’il la juge d’une trop modeste condition pour devenir l’épouse du second personnage de l’Empire romain d’Orient. Puis, il s’unit avec la propre belle-fille de l’empereur Maximin, Théodora.

L’accession au pouvoir de Constantin

Constantin se trouve donc écarté du pouvoir impérial pendant un temps. Toutefois, lorsque Maximin meurt en 306 à York, en Angleterre, il est un des prétendants au trône. Constantin doit, malgré sa grande popularité, combattre pour défendre ses droits. Enfin, il devient chef de l’Empire romain d’Orient après avoir remporté la victoire lors de la bataille de Milvius, en 312. Il confère alors à sa mère, Hélène, le titre d’Augusta (appellation donnée aux empereurs romains depuis le règne du premier d’entre eux, Auguste), fait frapper des pièces de monnaie à son effigie et lui ouvre les caisses du trésor impérial.

Une conversion tardive au christianisme

A peu près à la même époque, Hélène (elle a une soixantaine d’années) se convertit au christianisme, et se mêle dès lors aux foules qui assistent à la messe. Constantin le Grand se fera baptiser sur son lit de mort, en 337 ; néanmoins, pour l’évêque et historien Eusèbe, qui vit aux IIIè et IVè siècles, c’est lui qui convertit sa mère. Elle s’attache ensuite, avec son fils, à favoriser la diffusion de la nouvelle religion.

L’édit de Milan

Avec le célèbre et important édit de Milan, pris en 313, Constantin, désormais nommé Constantin le Grand, proclame la liberté de culte et libère tous les prisonniers religieux, ce qui a pour principale conséquence de permettre aux chrétiens de célébrer la messe. Hélène multiplie les actes charitables, secourt les pauvres, dote des églises et n’hésite pas à accomplir, dans un couvent, des tâches ménagères indignes de la mère de l’empereur. En 324, Constantin le Grand, après avoir vaincu son rival Licinius, chef de l’Empire romain d’Occident, établit la capitale de l’empire unifié à Byzance, qu’il rebaptise Constantinople. Il se fait le protecteur officiel du christianisme et fixe la date de la fête de Pâques.

La découverte de la Vraie Croix et les clous de la Passion

Hélène part alors en pèlerinage en Terre sainte. A Jérusalem, alors qu’elle surveille la construction d’une basilique élevée par son fils, la mère de l’empereur met au jour ce qu’elle considère comme étant la vraie croix du Christ, ainsi que les clous ayant servi à la Crucifixion. Selon la tradition retenue, Hélène découvre en fait les trois croix sur lesquelles ont été respectivement crucifiés le Christ et les deux voleurs martyrisés sur le Golgotha en même temps que lui. L’impératrice reconnaît la Vraie Croix, soit en raison de l’inscription « Jésus de Nazareth, roi des Juifs », aujourd’hui conservée dans la basilique de la Sainte-Croix, à Rome ; soit parce que la Croix opère devant Hélène plusieurs miracles.

La charité de l’impératrice

Que les bois exhumés par Hélène proviennent de la Vraie Croix ou ne soient que de simples poutres dénuées de toute valeur historique et religieuse, cette découverte, faite par une vieille femme désintéressée, vient à point nommé pour redonner vigueur au christianisme. La nouvelle religion doit alors vaincre de manière définitive les anciennes croyances païennes qui tentent de l’incorporer à leurs rites et célébrations. Hélène parcourt ensuite la Palestine et l’Orient, fonde des églises, porte secours aux malheureux, aux prisonniers et aux militaires. Elle meurt vers 330, à Nicomédie ou à Constantinople. Son corps est emporté à Rome pour y être enterré.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 17:23
Statue équestre de Saint Étienne dans la vieille ville de Buda.

Statue équestre de Saint Étienne dans la vieille ville de Buda.

Le prénom Etienne vient du grec stephanos qui veut dire couronne. Il est fêté le 16 août. Il est le patron de la Hongrie et le protecteur des rois, des maçons, des tailleurs de pierres et des enfants souffrant de maladies mortelles.

Etienne de Hongrie naît vers 975. Il est baptisé dix ans plus tard. En 1001, il est couronné roi de Hongrie, avec l’approbation du pape Sylvestre II qui lui offre une couronne : symbole de la souveraineté hongroise, celle-ci sera dérobée par l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale et ne reviendra à Budapest qu’en 1978. Parvenu au pouvoir, Etienne s’emploie dès lors à organiser son pays dont il assure l’indépendance : il réduit le pouvoir des nobles, nomme des gouverneurs, favorise l’unité du peuple et secourt les pauvres. Par ailleurs, il christianise la Hongrie, bâtit de nombreuses églises, interdit le paganisme et le blasphème. Sage et juste, Etienne est considéré comme le fondateur de la nation hongroise. Il meurt le 15 août 1038 après avoir régné 42 ans. Des miracles ont lieu sur sa tombe. Etienne est canonisé en 1083 par le pape Grégoire VII, année durant laquelle ses reliques sont déposées dans l’église Notre-Dame de Budapest.

Curiosité sur la couronne de saint Étienne surmontée d'une croix inclinée

La couronne de Hongrie est actuellement composée d'une croix inclinée, d'une calotte sphérique et d'un cercle précieux, ayant pour poids 2 056 grammes.

L'inclinaison de la croix est due à une circonstance fortuite. Lors d'un bouleversement politique, la reine Isabelle voulut emporter la sainte couronne. Elle la mit dans un coffret trop étroit et en s'appuyant sur le couvercle pour le fermer, elle fit céder la croix qui s'inclina sur un côté. Depuis lors, la couronne est restée en cet état, les Hongrois ayant poussé le scrupule jusqu'à vouloir lui conserver ce défaut accidentel.

Vie de saint Etienne de Hongrie
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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 20:45

Dieu est la vérité. Qui cherche la vérité, cherche Dieu, qu’il en soit conscient ou non.

Elle est fêtée le 9 août.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 07:30

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Saint Tarcisius, patron des enfants de chœur : sa fête est le 26 août.

L'histoire du martyre de Saint Tarcisius, qui connaîtra un grand succès, repose uniquement sur une épitaphe en vers composée par le pape Damase pour la sépulture de Tarcisius dans les catacombes de Saint Calliste : Tarcisius portait les sacrements du Christ. C'est alors qu'une troupe d'excités le pressa de les montrer aux impies. Il préféra donner sa vie plutôt que de montrer à ces chiens enragés les célestes membres». Saint Tarcisius sera donné en exemple à la jeunesse catholique jusqu'au milieu du XXème siècle. L'Eglise le nommera « patron des enfants de chœur ».

« Qui était saint Tarcisius ? Nous ne disposons pas de beaucoup d'informations. Nous sommes dans les premiers siècles de l’histoire de l'Eglise, plus précisément au troisième siècle ; on raconte qu'il était un jeune homme qui fréquentait les catacombes de Saint-Calixte ici à Rome et qu'il était très fidèle à ses engagements chrétiens. Il aimait beaucoup l'Eucharistie et, de divers éléments, nous concluons que, probablement, il était un acolyte, c'est-à-dire un servant d'autel. Dans ces années-là, l'empereur Valérien persécutait durement les chrétiens, qui étaient contraints de se réunir clandestinement dans les maisons privées ou, parfois, également dans les catacombes, pour écouter la Parole de Dieu, prier et célébrer la Messe. Même la tradition d'apporter l’Eucharistie aux prisonniers et aux malades devenait de plus en plus dangereuse.

Un jour, alors que le prêtre demanda comme d’habitude, qui était disposé à apporter l'Eucharistie aux autres frères et sœurs qui l'attendaient, le jeune Tarcisius se leva et dit : « Veux-tu que je m'en charge ? ». Ce garçon semblait trop jeune pour un service aussi exigeant ! « Ma jeunesse — dit Tarcisius — sera le meilleur abri pour l'Eucharistie ». Le prêtre, convaincu, lui confia le précieux Pain en lui disant : « Tarcisius, rappelle-toi qu'un trésor céleste est remis entre tes faibles mains. Evite les chemins fréquentés et n'oublie pas que les choses saintes ne doivent pas être jetées aux chiens ni les perles aux cochons. Protégeras-tu avec fidélité et assurance les Saints Mystères ? ». « Je mourrai — répondit Tarcisius avec fermeté — plutôt que de les céder ». En route, il rencontra des amis qui, s'approchant de lui, lui demandèrent de se joindre à eux. A sa réponse négative — ils étaient païens — ils devinrent soupçonneux et insistants et ils se rendirent compte qu'il serrait quelque chose sur sa poitrine qu'il semblait défendre. Ils tentèrent de la lui arracher mais en vain ; la lutte se fit de plus en plus acharnée, surtout lorsqu'ils apprirent que Tarcisius était chrétien : ils lui donnèrent des coups de pied, lui lancèrent des pierres, mais il ne céda pas. Mourant, il fut apporté au prêtre par un officier prétorien du nom de Quadratus, devenu lui aussi, clandestinement, chrétien. 

 Il y arriva sans vie, mais il serrait encore contre sa poitrine un petit morceau de lin contenant l'Eucharistie. Il fut enterré immédiatement dans les catacombes de Saint-Calixte. Le Pape Damase fit apposer une inscription sur la tombe de saint Tarcisius, selon laquelle le jeune homme mourut en 257. Le Martyrologe romain fixe la date au 15 août et dans le même Martyrologe est rapportée une belle tradition orale selon laquelle, sur le corps de saint Tarcisius, on ne retrouva pas le Très Saint Sacrement, ni dans ses mains, ni dans ses vêtements. On raconta que le pain consacré, défendu par sa vie par le petit martyr, était devenu chair de sa chair, formant ainsi avec son propre corps, une unique hostie immaculée offerte à Dieu. » (Cf Catéchèse de Benoit XVI sur St Tarcisius du 4 aout 2010).

 

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 15:06

Le prénom Laurent vient du latin Laureola qui signifie "feuille de laurier". Il est fêté le 10 août. Il est le 3ème patron de Rome et le patron des archivistes, des bibliothécaires, des cuisiniers, des pauvres, des pompiers et des relieurs.

Un espagnol martyrisé à Rome

Laurent est originaire de Huesca, en Aragon (Espagne). Diacre du pape Sixte II, Laurent est martyrisé à Rome, lors des persécutions organisées sous l’empereur Valérien, en 258, contre les chrétiens qui refusent de vénérer les dieux et l’empereur. Selon la tradition, il parvient à convertir Hippolyte, son geôlier, et refuse de livrer aux autorités les biens de l’Eglise qu’il distribue aux déshérités durant les jours précédant sa mort. Si la vie de Laurent est avérée, les détails concernant son martyre tiennent de la légende. Selon cette tradition, Laurent est supplicié sur un gril et déclare à son bourreau : « Voici, misérable, tu as cuit un côté, retourne et mange ». Laurent est un des plus populaires de tous les chrétiens martyrisés dans la Ville éternelle, où de nombreuses églises lui ont été consacrées.

Le palais du roi d’Espagne

Le 10 août 1557, jour de la saint Laurent, le roi d’Espagne Philippe II bat les troupes du roi de France Henri II à Saint-Quentin, dans l’Aisne. En signe de reconnaissance, le monarque décide de faire édifier, non loin de Madrid, près du petit village de Saint-Laurent, un immense bâtiment dédié à Laurent : le palais de l’Escurial. En l’honneur du saint, la grandiose construction de granit gris, tout à la fois couvent religieux observant la règle de saint Jérôme, palais et panthéon royal, affecte la forme d’un gril.

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