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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 15:14

L’Église catholique de France célèbre chaque année une semaine missionnaire mondiale. En 2021, elle se conclut le dimanche 24 octobre, date retenue pour la « Journée missionnaire mondiale » fêtée par toutes les Églises du monde ! Du 17 au 24 octobre 2021, la Semaine missionnaire mondiale aura pour thème : "Il nous est impossible de nous taire" Actes 4,20.

Chaque année, à l’occasion de la semaine missionnaire mondiale, le Pape François publie un texte de réflexion que vous pouvez retrouver ici.

Le 24 octobre 2021, la quête organisée pour les Œuvres Pontificales Missionnaires, présentes dans 143 pays, aidera les Églises les plus démunies. Les dons serviront pour la formation des prêtres, catéchistes, pour la construction de chapelles, d'églises, ainsi que pour des écoles, orphelinats, dispensaires dans le monde entier.

Vous pouvez retrouver le témoignage de Dominique Guise, responsable de la Mission Universelle pour le diocèse, dans l'Église en Corrèze d'octobre 2021.

DANS NOTRE DIOCÈSE :

  • SAMEDI 16 OCTOBRE 2021 - OBJAT

17h00 : Sr Marie-Agnès Y Tuan, religieuse vietnamienne, donnera son témoignage, au presbytère, qui sera suivi d'une vente de nems, au profit des Œuvres Pontificales Missionnaires

  • DU 17 AU 24 OCTOBRE 2021 - TULLE

La messe sera célébrée tous les jours à la cathédrale pour la Mission Universelle

  • LUNDI 18 OCTOBRE 2021

Journée de prière continue pour la mission dans notre diocèse

  • MARDI 19 OCTOBRE 2021 - BRIVE (GROTTES ST ANTOINE)

15h00 : messe célébrée pour la mission

  • VENDREDI 22 OCTOBRE 2021 - USSEL

17h00 : l'abbé Etienne Twagirumukiza, originaire du Burundi, nous présentera l'église de son pays natal, à l'église Saint Martin

  • VENDREDI 22 OCTOBRE 2021 - TULLE

Journée de jeûne offerte pour la mission à Tulle

Pour mieux comprendre cette semaine missionnaire, lisez le magazine.

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9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 20:27

Du 12 au 15 septembre, le pape François se rend en Hongrie et en Slovaquie. Découvrez les événements retransmis par KTO, les flashs quotidiens de nos envoyés spéciaux, les émissions et les films documentaires.

Pour plus d’infos, consulter le site https://www.ktotv.com/page/le-pape-francois-budapest-et-slovaquie

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 18:04

La 55è Journée mondiale de la communication, se tiendra le dimanche 16 mai 2021, et aura pour thème : « Communiquer en rencontrant les personnes où et comme elles sont » (Jn. 1, 46).

Source : https://www.yonne.catholique.fr/

Intégralité du message du Pape François

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 12:53

Je vous propose de découvrir ou de redécouvrir l'Encyclique sur l'écologie publiée le 18 juin 2015 par le Pape François.

Bonne lecture à tous !

 

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 18:51

L’exhortation apostolique sur l’Amazonie paraîtra ce 12 février

Programmation spéciale ce jour-là sur @KTOTV pour comprendre les points saillants du texte. #amazonie #mission #laudatosi

L’exhortation apostolique post-synodale du pape François, faisant suite au synode sur l’Amazonie, sera publiée le mercredi 12 février 2020, a communiqué le Saint-Siège ce 7 février. Ce texte très attendu s’intitulera Chère Amazonie. Dans ce document, le Souverain pontife devrait notamment se prononcer sur la proposition des Pères synodaux de permettre l’ordination sacerdotale d’hommes mariés.

Du 6 au 27 octobre dernier, 181 Pères synodaux étaient réunis à Rome pour un synode spécial sur la région amazonienne. Ce synode était dédié aux problématiques d’écologie comme aux problématiques pastorales touchant cette région. Le 26 octobre, lors de la clôture de ce synode, l’assemblée avait proposé au pape de permettre à des hommes mariés “idoines et reconnus par la communauté” ayant un “diaconat permanent fécond” d’accéder à l’ordination sacerdotale. Un paragraphe approuvé par 128 Pères synodaux.

L’exhortation apostolique post-synodale du pape sera rendue publique le 12 février. Dans ce texte, le pape se prononcera sans doute sur cette question de l’ordination de viri probati. Y figurera probablement aussi une réponse de François à la question de la réouverture de la commission d’études sur le diaconat féminin, ainsi qu’à la question de la création d’un ”rite amazonien”. Toujours sur le plan pastoral, la question de la création de ”nouveaux ministères” pourrait aussi être étudiée par le Souverain pontife.

Anniversaire de l’assassinat de Sœur Dorothy Stang

À noter que le 12 février correspond à l’anniversaire de l’assassinat de la religieuse américaine Dorothy Stang (1931-2005). Sœur Dorothy appartenait à la congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Namur où elle y était enseignante. Naturalisée brésilienne, elle a été assassinée par des tueurs à gages dans l’État du Para, au Nord du Brésil, pour avoir dénoncé publiquement les effets négatifs de l’élevage intensif sur la forêt amazonienne. Elle a reçu à titre posthume le prix des Nations unies pour la défense des Droits de l’homme en 2008.

Source : cath.ch/imedia/cg/sw/mp sur https://www.cathobel.be/

Biographie de Sœur Dorothy Stang

Sœur Dorothy, 73 ans, est née à Dayton en Ohio, dans une famille de neuf enfants. Elle a été élevée dans une ferme d’une famille catholique traditionnelle. Elle est entrée dans la congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Namur en 1948 et a prononcé ses vœux perpétuels en 1956. De 1951 à 1966 elle a enseigné dans des classes primaires à l’école St. Victor à Calumet City, Illinois, à l’école St. Alexandre à Villa Park, Illinois, et à l’école de la très sainte Trinité à Phoenix, Arizona. Elle a commencé son ministère au Brésil en 1966 à Coroata dans l’état de Maranhao. En 1983, elle se fixe à Anapu, à 700 km au sud de Belém.

Citoyenne du Brésil et des États-Unis, sœur Dorothy a travaillé avec la Commission pastorale de la terre, une organisation de l’Église catholique qui lutte pour les droits des travailleurs agricoles et des paysans et qui défend des réformes agraires au Brésil. Elle a été assassinée le 12 février 2005 par deux tueurs à gages, “pistoleiros” dans l’État du Pará, Brésil. Sa mort est survenue moins d’une semaine après sa rencontre avec des personnalités officielles du pays qui s’occupaient des droits humains, et des menaces proférées envers des fermiers locaux par des exploitants du bois et des propriétaires.

Avant son assassinat en 2005, sœur Dorothy avait été nommée ‘Femme de l’année’ par l’état de Pará pour son travail dans la région amazonienne. Elle avait aussi reçu la distinction ‘Humanitaire de l’année’ de la part de l’association brésilienne du barreau pour son travail d’aide aux travailleurs agricoles locaux.

Le P. Amaro, curé d'Anapu prie sur le lieu où Sœur Dorothy Stang a été assassinée le 12 février 2005 par deux tueurs à gages.

Depuis sa mort, sœur Dorothy a été largement honorée pour sa vie et son travail par le Congrès des États-Unis et par nombre de facultés et d’universités à travers les États-Unis. Elle a reçu à titre posthume le prix des Nations unies dans le domaine des droits humains. Ces honneurs posthumes ont été également remis à l’ancienne première ministre pakistanaise Benazir Bhutto, Nelson Mandela, Amnesty International et Martin Luther King. Des livres, des films, des documentaires et un opéra ont été composés à son sujet. Elle a été reconnue officiellement par le Vatican comme martyre contemporaine.

Source : http://www.snddenheritagecentre.org

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 15:52

vieillesse.jpgVous qui commencez à vieillir, à perdre la beauté, les forces, la santé, les amis, comprenez que Dieu vous fait signe.

Il vous dit : « Viens. Tout ce à quoi tu tenais, te quitte peu à peu. Viens. Je peux te rendre au centuple tout ce que tu as perdu. Viens ».

Tu vois bien que tu vis sans tout cela. Et la vie reste toujours belle. Mais elle le serait encore plus si tu n’avais pas de regrets et si tu te tournais résolument vers moi. Car, alors, tu trouverais bien plus que ce que tu as perdu. Tu trouverais ce que le monde, jamais, n’a pu te donner, ce que « les chrétiens du dimanche » s’imaginent ne trouver qu’après la mort, mais que je peux, moi, te donner dès ici-bas : la paix, la lumière, la joie, l’amour.

Viens, tourne-toi vers moi, ne regarde plus en arrière, ne pleure plus, ne te lamente plus : tes parents et tes amis morts, tu les retrouveras bientôt près de moi ; tes enfants lointains et oublieux, je les remplacerai par mon amour, de même que tes amis dans le même cas. Tes petits enfants que tu ne vois pas grandir, je t’en donnerai d’autres : ce seront les âmes de tous les pécheurs qu’il faut sauver. Les forces qui déclinent te feront comprendre que l’inaction peut se transformer en prière pour ces pécheurs, que je te confie. Tes infirmités, acceptées et offertes, serviront au rachat de leurs âmes.

Non, ne maudis pas la vieillesse. Sans elle, tu serais privé de toutes ces grâces qui, par moi et avec toi, vont sauver le monde.

« La vieillesse est un privilège »

Une présence vitale pour les communautés

« La vie est un don, et quand elle est longue, c’est un privilège, pour soi-même et pour les autres », affirme le pape François. Dans la Bible, poursuit-il, « la longévité est une bénédiction » et « un temps de fécondité renouvelée ». En accordant la vieillesse, Dieu « nous donne du temps pour approfondir notre connaissance de lui, notre intimité avec lui, pour entrer toujours plus dans son cœur et nous abandonner à lui ». La vieillesse n’est donc « pas une maladie », « c’est un privilège », insiste le pape. « La solitude peut être une maladie, mais avec la charité, la proximité et le réconfort spirituel, nous pouvons la guérir ».

Le pape François a reçu en audience les participants au premier Congrès international de pastorale pour les personnes âgées, ce vendredi matin 31 janvier 2020, au Palais apostolique du Vatican. Intitulé « La richesse des années », ce congrès organisé par le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie s’est tenu du 29 au 31 janvier au Centre des congrès « Augustinianum » de Rome. Le pape a encouragé les congressistes : « N’ayez pas peur, prenez des initiatives, aidez vos évêques et vos diocèses à promouvoir le service pastoral des personnes âgées et avec les personnes âgées », a-t-il dit.

Il s’agit, a expliqué le pape, de « changer nos habitudes pastorales » et de « les inclure dans nos horizons pastoraux », à travers un « partage intergénérationnel », en les considérant « comme l’une des composantes vitales de nos communautés ». Enfin, pour que toutes puissent « annoncer la révolution de la tendresse », le pape a exhorté à ne pas se « ménager pour annoncer l’Évangile aux grands-parents et aux personnes âgées. Allez à leur rencontre avec un visage souriant et l’Évangile à la main. Sortez dans les rues de vos paroisses et allez chercher les personnes âgées qui vivent seules ».

Voici notre traduction du discours prononcé par le pape François.

Hélène Ginabat - https://fr.zenit.org/

Discours du pape François

Chers frères et sœurs,

Je vous souhaite chaleureusement la bienvenue, à vous qui participez au premier Congrès international de pastorale des personnes âgées, « La richesse des années », organisé par le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, et je remercie le cardinal Farrell pour ses aimables paroles.

La « richesse des années » est la richesse des personnes, de chaque personne en particulier, qui a derrière elle de nombreuses années de vie, d’expérience et d’histoire. C’est le trésor précieux qui prend forme sur le chemin de la vie de chaque homme et de chaque femme, quelles que soient ses origines, sa provenance, ses conditions économiques ou sociales. Parce que la vie est un don, et quand elle est longue, c’est un privilège, pour soi-même et pour les autres. Toujours, c’est toujours ainsi.

Au XXIe siècle, la vieillesse est devenue un des traits distinctifs de l’humanité. En quelques décennies, la pyramide démographique – qui reposait à une époque sur un grand nombre d’enfants et de jeunes, et qui avait au sommet peu de personnes âgées – s’est inversée. Si, à une époque, les personnes âgées auraient pu peupler un petit État, aujourd’hui, elles pourraient peupler un continent entier. En ce sens, la présence considérable de personnes âgées constitue une nouveauté pour tous les environnements sociaux et géographiques du monde. En outre, aujourd’hui, à la vieillesse correspondent différentes saisons de la vie : pour beaucoup, c’est l’âge où cesse l’engagement productif, où les forces déclinent et apparaissent les signes de la maladie et du besoin d’être aidé, ainsi que l’isolement social ; mais pour beaucoup, c’est le début d’une longue période de bien-être physique et psychologique et de liberté par rapport aux obligations professionnelles.

Dans ces deux types de situations, comment vivre ces années ? Quel sens donner à cette phase de la vie qui, pour beaucoup, peut être longue ? Le désarroi social et, par de nombreux aspects, l’indifférence et le refus que nos sociétés manifestent à l’égard des personnes âgées, invitent non seulement l’Église, mais tout le monde, à une série de réflexions pour apprendre à saisir et à apprécier la valeur de la vieillesse. En effet, tandis que, d’un côté, les États doivent affronter la nouvelle situation démographique sur le plan économique, de l’autre, la société civile a besoin de valeurs et de significations pour le troisième et le quatrième âge. Et c’est surtout là que se situe la contribution de la communauté ecclésiale.

C’est pourquoi j’ai accueilli avec intérêt l’initiative de ce congrès qui a centré son attention sur la pastorale pour les personnes âgées et a lancé une réflexion sur les implications qui découlent d’une présence importante de grands-parents dans nos paroisses et nos sociétés. Je vous demande que cela ne reste pas une initiative isolée, mais marque le commencement d’un chemin d’approfondissement pastoral et de discernement. Nous devons changer nos habitudes pastorales pour savoir répondre à la présence de tant de personnes âgées dans nos familles et nos communautés.

Dans la Bible, la longévité est une bénédiction. Elle nous met face à notre fragilité, à la dépendance mutuelle, à nos liens familiaux et communautaires, et surtout à notre filiation divine. En accordant la vieillesse, Dieu notre Père nous donne du temps pour approfondir notre connaissance de lui, notre intimité avec lui, pour entrer toujours plus dans son cœur et nous abandonner à lui. C’est le temps pour se préparer à remettre notre esprit entre ses mains, définitivement, avec la confiance des fils. Mais c’est aussi un temps de fécondité renouvelée. « Dans leur vieillesse, ils porteront encore du fruit », dit le psalmiste (Ps 91,15). Le dessein de salut de Dieu, en effet, se réalise également dans la pauvreté des corps faibles, stériles et impuissants. Du sein stérile de Sara et du corps centenaire d’Abraham, est né le peuple élu (cf. Rm 4,18-20). D’Élisabeth et du vieillard Zacharie est né Jean le Baptiste. La personne âgée, même quand elle est faible, peut devenir l’instrument de l’histoire du salut.

Consciente de ce rôle irremplaçable des personnes âgées, l’Église se fait le lieu où les générations sont appelées à partager le projet d’amour de Dieu, dans un rapport d’échange réciproque des dons de l’Esprit-Saint. Ce partage intergénérationnel nous oblige à changer notre regard sur les personnes âgées, pour apprendre à regarder l’avenir avec elles.

Quand nous pensons aux personnes âgées et que nous parlons d’elles, et d’autant plus dans la dimension pastorale, nous devons apprendre à modifier un peu le temps des verbes. Il n’y a pas seulement le passé comme si, pour les personnes âgées, n’existaient qu’une vie derrière elles et des archives moisies. Non ! Le Seigneur peut et veut écrire avec elles aussi des pages nouvelles, des pages de sainteté, de service, de prière… Aujourd’hui, je voudrais vous dire que les personnes âgées aussi sont le présent et le demain de l’Église. Oui, elles sont aussi l’avenir d’une Église qui, avec les jeunes, prophétise et rêve ! C’est pourquoi il est si important que les personnes âgées et les jeunes parlent entre eux, c’est très important.

La prophétie des personnes âgées se réalise quand la lumière de l’Évangile entre pleinement dans leur vie, quand, comme Siméon et Anne, elles prennent Jésus dans leurs bras et annoncent la révolution de la tendresse, la Bonne Nouvelle de celui qui est venu dans le monde apporter la lumière du Père. C’est pourquoi je vous demande de ne pas vous ménager pour annoncer l’Évangile aux grands-parents et aux personnes âgées. Allez à leur rencontre avec un visage souriant et l’Évangile à la main. Sortez dans les rues de vos paroisses et allez chercher les personnes âgées qui vivent seules. La vieillesse n’est pas une maladie, c’est un privilège ! La solitude peut être une maladie, mais avec la charité, la proximité et le réconfort spirituel, nous pouvons la guérir.

Dieu a un peuple nombreux de grands-parents partout dans le monde. Au jour d’aujourd’hui, dans les sociétés sécularisées de nombreux pays, les générations actuelles de parents n’ont pas, pour la plupart, la formation chrétienne et la foi vivante que les grands-parents, en revanche, peuvent transmettre à leurs petits-enfants. Ce sont eux qui sont l’anneau indispensable pour éduquer à la foi les petits et les jeunes. Nous devons nous habituer à les inclure dans nos horizons pastoraux et à les considérer, de manière non épisodique, comme l’une des composantes vitales de nos communautés. Ce ne sont pas seulement des personnes que nous sommes appelés à assister et à protéger pour préserver leur vie, mais ils peuvent être des acteurs d’une pastorale évangélisatrice, des témoins privilégiés de l’amour fidèle de Dieu.

C’est pourquoi je vous remercie tous, vous qui consacrez vos énergies pastorales aux grands-parents et aux personnes âgées. Je sais bien que votre engagement et votre réflexion naissent de l’amitié concrète avec de nombreuses personnes âgées. J’espère que ce qui est aujourd’hui la sensibilité d’un petit nombre deviendra le patrimoine de toutes les communautés ecclésiales. N’ayez pas peur, prenez des initiatives, aidez vos évêques et vos diocèses à promouvoir le service pastoral des personnes âgées et avec les personnes âgées. Ne vous découragez pas, allez de l’avant ! Le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie continuera de vous accompagner dans ce travail.

Je vous accompagne, moi aussi, de ma prière et de ma bénédiction. Et vous, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Merci !

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

31 Janvier 2020

 

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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 22:20

Le dimanche de la Parole de Dieu a été institué par le pape François en 2019 et sera célébré pour la première fois le dimanche 26 janvier 2020. Dans les paroisses, cette journée peut être l’occasion de proposer une remise de la Bible aux catéchistes et accompagnateurs engagés dans l’annonce de la foi au cours de la célébration dominicale... et allez voir aussi sur le site "Prions en église".

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 13:08

Le pape a décrété que le mois d’octobre 2019 serait un mois missionnaire extraordinaire, à l’occasion du centenaire de la promulgation de la Lettre apostolique Maximum illud, par le pape Benoît XV. Lettre ayant donné un élan nouveau à la mission de l’Église.

Le pape souhaite « que le mois missionnaire extraordinaire soit une occasion de grâce intense et féconde pour promouvoir des initiatives et intensifier de manière singulière la prière – âme de toute mission –, l’annonce de l’Évangile, la réflexion biblique et théologique sur la mission, les œuvres de charité chrétienne et les actions concrètes de coopération et de solidarité entre les Églises, afin que se réveille et jamais ne nous soit volé l’enthousiasme missionnaire ».

« Toute baptisée et tout baptisé est une mission… Chacun d’entre nous est une mission dans le monde parce qu’il est fruit de l’amour de Dieu », affirme le pape François dans son message pour la 93e Journée missionnaire mondiale, qui sera célébrée le 20 octobre 2019. La mission, écrit-il, est « une incitation urgente de l’amour et de sa logique intrinsèque de don, de sacrifice et de gratuité ».

Source : https://ursulines.union.romaine.catholique.fr/Octobre-2019

 

Message du pape François pour la JMM 2019

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13 juin 2019 4 13 /06 /juin /2019 20:11

« Les pauvres sont des personnes à rencontrer »

Pape François

Main Du Pape, Audience Générale © Vatican Media

« Pendant un jour, laissons de côté les statistiques ; les pauvres ne sont pas des chiffres attrayants pour se vanter de nos œuvres et de nos projets. Les pauvres sont des personnes à rencontrer », écrit le pape François dans son message pour la Journée mondiale des pauvres 2019, rendu public ce 13 juin. Le pauvre, affirme-t-il aussi, « ne sera jamais abandonné » par Dieu.

Intitulé « L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue » – ou selon la traduction liturgique « Il n’oublie pas le cri des malheureux » (Ps 9,10) – le message prend la défense de ceux qui sont devenus « partie d’une décharge humaine », « traités comme des ordures », « considérés comme des parasites de la société » : « On ne pardonne pas même aux pauvres leur pauvreté… Ils ne peuvent pas se permettre d’être timides ou découragés, ils sont perçus comme menaçants ou incapables, simplement parce qu’ils sont pauvres. »

« Ce ne sera pas comme ça pour toujours, prévient le pape… La condition de marginalisation par laquelle des millions de personnes sont brimées ne pourra pas durer encore longtemps. Leur cri augmente et embrasse la terre entière. »

Pour le pape François, les chrétiens ont une responsabilité particulière car la « promotion sociale des pauvres » « montre le réalisme de la foi chrétienne et sa valeur historique » : « L’amour qui donne vie à la foi en Jésus ne permet pas à ses disciples de se replier dans un individualisme asphyxiant, caché dans des segments d’intimité spirituelle, sans aucune influence sur la vie sociale. »

À l’occasion de cette IIIe Journée des pauvres – instituée lors la conclusion du Jubilé de la miséricorde en 2016 – qui sera célébrée lieu le 17 novembre, le pape plaide pour un accompagnement « avec un engagement qui dure dans le temps, « un acte d’amour gratuit qui ne cherche pas à être récompensé ».

Source : https://fr.zenit.org

Voici le message intégral du Pape François en cliquant ici.

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 20:53

L'exhortation apostolique post-synodale sur les jeunes, la foi et le discernement. Avec une préface de Sœur Nathalie Becquart.

Vous trouverez l'exhortation du saint Père en ligne :

Bonne lecture à tous !

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 13:15

Alors que le pape François est devenu une figure assez présente au cinéma, la bande dessinée s’était encore peu penchée sur le souverain pontife.

Après un manga aux éditions de l’Emmanuel, Pape François – Miséricorde, et une courte bande dessinée publiée dans Filotéo, magazine jeunesse de Bayard (éditeur de La Croix), Pape François, les pauvres d’abord, le nouvel album aux éditions des Arènes.

Sobrement intitulé François, ce roman graphique voit Mgr Karcher, l’un des secrétaires particuliers du pape, faire le récit de la vie de Jorge Bergoglio : « l’enfance, la vocation, les combats durant la dictature sanglante en Argentine, le conclave, les grands défis de notre temps », résume sur Facebook Arnaud Delalande, le scénariste. Auteur de romans historiques, comme Le Piège de Dante, il est aussi le scénariste de BD du même style, Aliénor, Le Cas Alan Turing ou La jeunesse de Staline.

Le dessinateur, Laurent Bidot, a réalisé de nombreuses bandes dessinées liées à l’histoire religieuse, comme Padre Pio, L’histoire de la Grande Chartreuse et Histoire du Mont-Saint-Michel. Dans un style graphique plus proche de la caricature de presse, il a également publié J’y crois pas ! Tribulations d’une brebis égarée, dans lequel il raconte avec humour ses propres interrogations spirituelles.

Source : https://www.la-croix.com

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 18:21

Le synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement des vocations vient de s'ouvrir à Rome. Il va se tenir jusqu'au 28 octobre. Si vous n'avez pas compris ce qu'est un synode, si vous vous demander à quoi ça va servir, alors cette vidéo d'à peine 3 minutes est pour vous.

Source : https://www.famillechretienne.fr

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 14:48

Quelques jours après la publication d'un rapport dévoilant des actes pédophiles commis par des prêtres en Pennsylvanie, le pape adresse une lettre au peuple de Dieu, dans laquelle il condamne fortement ces atrocités, et affirme une fois de plus l’engagement de l’Église au côté des victimes. Vous trouverez la lettre en cliquant ici.

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 18:15

 

Il y a deux routes : celle de la vraie unité, à laquelle veut nous conduite Jésus, et celle de l’unité feinte, dans laquelle on se parle mal, on se condamne et on se divise.

Lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe, le Pape a invité a délivré une médiation sur la différence entre la vraie unité et l’unité fausse, biaisée, en s’appuyant sur les paroles de Jésus dans l’Évangile du jour. Le Christ y évoque son unité avec le Père, à laquelle il veut aussi nous mener. Il s’agit d’une «unité de salut», «qui fait l’Église», une unité qui va vers l’éternité. « Quand nous dans la vie, dans la vie, dans l’Église ou dans la société civile, nous travaillons pour l’unité», nous sommes sur la route que Jésus a tracé », a expliqué le Pape François.

L’unité feinte finit par diviser

Le Pape a aussi évoqué « l’unité feinte », comme celle des accusateurs de saint Paul dans la Première Lecture du jour, tirée des Actes des Apôtres. À l’origine, ils se présentent comme un bloc unique pour l’accuser. Mais Paul, qui avait une sagesse humaine et aussi la sagesse de l’Esprit Saint, jette « la pierre de la division », en disant être « appelé en jugement en raison de l’espérance dans la résurrection des morts ». Une partie de cette unité feinte était en fait composée de sadducéens et de pharisiens qui s’affrontaient sur la question de la résurrection. Paul réussit à détruire cette unité feinte qui « n’avait pas de consistance », parce qu’une dispute éclate et que l’assemblée qui l’accusait se divise.

De peuples à masse anonyme

Dans d’autres persécutions subies par saint Paul, on voit ensuite que le peuple crie sans même savoir ce qu’il est en train de dire, et ce sont «les dirigeants» qui suggèrent quoi crier :

« Cette instrumentalisation du peuple est aussi un mépris du peuple, parce qu’il le convertit de peuple en masse. C’est un élément qui se répète tellement, des premiers temps jusqu’à aujourd’hui, a regretté François. Pensons-y. Le dimanche des Rameaux, tous l’acclament. “Béni sois-tu, toi qui viens au nom du Seigneur”. Le vendredi suivant, les mêmes gens crient : “Crucifie-le”. Qu’est-ce qui s’est passé ? Ils lui ont lavé le cerveau, et ils ont changé les choses. Et ils ont converti le peuple en masse, qui détruit ».

Médire pour condamner : une méthode utilisée aujourd’hui aussi

« On crée de sombres conditions» pour condamner la personne, et ensuite l’unité se dissout. Une méthode avec laquelle Jésus, Paul, Étienne et tous les martyrs ont été persécutés, et qui est encore très utilisée aujourd’hui, a noté le Pape. Par exemple, «dans la vie civile, dans la vie politique, quand on veut faire un coup d’État». « Les médias commencent à médire sur les gens, les dirigeants, et avec la calomnie, la diffamation, ils les salissent ». Ensuite arrive la justice, « elle les condamne, et à la fin on fait le coup d’État ».

L’ambiance d’unité feinte est souvent le préalable à la condamnation. « Dans une mesure plus restreinte, il arrive aussi la même chose, dans nos communautés paroissiales par exemple, quand deux ou trois commencent à critiquer un autre, a remarqué François. Et ils commencent à médire sur untel, et ils font une unité feinte pour le condamner. Ils se sentent sûrs et ils le condamnent. Ils le condamnent mentalement, ensuite ils se séparent et médisent l’un contre l’autre, parce qu’ils sont divisés. Le bavardage est donc une attitude assassine, parce qu’elle tue, elle met les gens dehors, elle détruit leur réputation ».

Cheminer sur la voix de la véritable unité

« Le bavardage » est ce qu’ils ont utilisé avec Jésus. Pour discréditer et, une fois discrédité, ils le mettent dehors. « Pensons à la grande vocation à laquelle nous avons été appelés. L’unité avec Jésus, le Père. Et sur cette route nous devons aller, hommes et femmes qui s’unissent et qui cherchent toujours à avancer sur la route de l’unité. Et non pas les unités feintes, qui n’ont pas de substance, et qui servent seulement pour faire avancer des intérêts qui ne sont pas les nôtres. Les intérêts du prince de ce monde, la destruction. Que le Seigneur nous donne la grâce de cheminer toujours sur la route de la véritable unité », a conclu François

Debora Donnini – Cité du Vatican

https://www.vaticannews.va

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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 19:44

La Journée mondiale des communications sociales, qui se tiendra le dimanche 13 mai 2018 aura pour thème : « La vérité vous rendra libres » (Jn 8, 32).

Fausses nouvelles et journalisme de paix

Chers frères et sœurs, dans le dessein de Dieu, la communication humaine est un moyen essentiel de vivre la communion. L’être humain, image et ressemblance du Créateur, est capable d’exprimer et de partager le vrai, le bien, le beau. Il est capable de raconter sa propre expérience et le monde, et de construire ainsi la mémoire et la compréhension des événements. Mais l’homme, s’il suit son propre égoïsme orgueilleux, peut faire un usage déformé de la faculté de communiquer, comme l’illustrent dès l’origine les épisodes bibliques de Caïn et Abel et de la tour de Babel (cf. Gn 4,1-16; 11,1-9). La manipulation de la vérité est le symptôme typique d’une telle distorsion, tant au niveau individuel que collectif. Au contraire, dans la fidélité à la logique de Dieu, la communication devient un lieu d’expression de sa propre responsabilité dans la recherche de la vérité et dans la réalisation du bien. Aujourd’hui, dans un contexte de communication toujours plus rapide et au sein d’un système numérique, nous voyons le phénomène des « fausses nouvelles », les soi-disant fake news : cela nous invite à réfléchir et m’a suggéré de consacrer ce message au thème de la vérité, comme l’ont déjà fait plusieurs fois mes prédécesseurs depuis Paul VI (cf. Message 1972 : « Les communications sociales au service de la vérité »). Je voudrais ainsi contribuer à l’engagement commun pour prévenir la diffusion de fausses nouvelles et pour redécouvrir la valeur de la profession journalistique et la responsabilité personnelle de chacun dans la communication de la vérité.

Qu’est-ce qui est faux dans les « fausses nouvelles ? »

Fake news est un terme discuté et qui fait l’objet de débat. Il s’agit généralement de la désinformation diffusée en ligne ou dans les médias traditionnels. Cette expression fait référence à des informations non fondées, basées sur des données inexistantes ou déformées et visant à tromper voire à manipuler le lecteur. Leur propagation peut répondre à des objectifs fixés, influencer les choix politiques et favoriser des gains économiques.

L’efficacité des fake news est due principalement à leur nature mimétique, à la capacité d’apparaître plausibles. En second lieu, ces nouvelles, fausses mais vraisemblables sont fallacieuses, dans leur habilité à focaliser l’attention des destinataires, en se fondant sur des stéréotypes et des préjugés diffus dans un tissu social, en exploitant les émotions immédiates et faciles à susciter, comme la peur, le mépris, la colère et la frustration. Leur diffusion peut compter sur une utilisation manipulatrice des réseaux sociaux et des logiques qui en garantissent le fonctionnement : ainsi les contenus, bien que non étayés, gagnent une telle visibilité que même les dénégations de sources fiables peinent à en limiter les dégâts.

La difficulté de dévoiler et d’éradiquer les fake news ou fausses nouvelles est également due au fait que les gens interagissent souvent dans des environnements numériques homogènes et imperméables à des perspectives et opinions divergentes. La conséquence de cette logique de la désinformation est que, au lieu d’avoir une confrontation saine avec d’autres sources d’information, ce qui pourrait mettre positivement en discussion les préjugés et ouvrir à un dialogue constructif, on risque de devenir des acteurs involontaires dans la diffusion d’opinions partisanes et infondées. Le drame de la désinformation est la discréditation de l’autre, sa représentation comme ennemi, jusqu’à une diabolisation susceptible d’attiser des conflits. Les fausses nouvelles révèlent ainsi la présence d’attitudes en même temps intolérantes et hypersensibles, avec pour seul résultat le risque d’expansion de l’arrogance et de la haine. En fin de compte, cela mène au mensonge.

Comment pouvons-nous les reconnaître ?

Aucun d’entre nous ne peut être exonéré de la responsabilité de contrecarrer ces faussetés. Ce n’est pas une tâche facile, parce que la désinformation est souvent basée sur des discours variés, délibérément évasifs et subtilement trompeurs, et use parfois de mécanismes raffinés. Il convient donc de louer les initiatives éducatives qui permettent d’apprendre à lire et à évaluer le contexte communicatif, enseignant à ne pas être des propagateurs inconscients de la désinformation, mais des acteurs de son dévoilement. Il faut également louer les initiatives institutionnelles et juridiques visant à définir des réglementations pour freiner le phénomène, ainsi que celles entreprises par les sociétés de Technologies et de Média, afin de définir de nouveaux critères pour la vérification des identités personnelles qui se cachent derrière les millions de profils numériques.

Mais la prévention et l’identification des mécanismes de la désinformation nécessitent également un discernement profond et attentif. Il faut démasquer en effet ce qui pourrait être défini comme « la logique du serpent », capable partout de se dissimuler et de mordre. C’est la stratégie utilisée par le « serpent rusé », dont parle le Livre de la Genèse, celui qui, au commencement de l’humanité, est devenu l’auteur de la première “fake news” (cf. Gn 3,1-15), qui a conduit aux conséquences tragiques du péché, mises en acte ensuite dans le premier fratricide (cf. Gn 4) et dans d’autres formes innombrables du mal contre Dieu, le prochain, la société et la création. La stratégie de cet habile « père du mensonge » (Jn 8,44) est précisément le mimétisme, une séduction rampante et dangereuse qui fait son chemin dans le cœur de l’homme avec des arguments faux et attrayants. Dans le récit du péché originel, le tentateur, en fait, s’approche de la femme feignant d’être son ami, de s’intéresser à son bien, et commence le discours avec une affirmation vraie, mais seulement partiellement : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? » (Gn 3,1). Ce que Dieu avait dit à Adam n’était pas en réalité de ne manger d’aucun arbre, mais seulement d’un arbre : « Mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas » (Gn 2,17). La femme, répondant, l’explique au serpent, mais elle se fait attirer par sa provocation : « Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “ Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez. ” » (Gn 3,2). Cette réponse sait se faire légaliste et pessimiste : ayant donné crédibilité au faussaire, se laissant séduire par son arrangement des faits, la femme se fait corrompre. Ainsi, de prime abord elle prête attention à son assurance : « Vous ne mourrez pas du tout » (v. 4). Puis la déconstruction du tentateur assume une apparence crédible : « Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal ». (v. 5). Finalement on en vient à discréditer la recommandation paternelle de Dieu, qui visait le bien, pour suivre l’incantation séduisante de l’ennemi : « La femme vit que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable » (v. 6). Cet épisode biblique révèle donc un fait essentiel pour notre discours : aucune désinformation n’est inoffensive ; de fait, se fier à ce qui est faux, produit des conséquences néfastes. Même une distorsion apparemment légère de la vérité peut avoir des effets dangereux.

L’enjeu en fait, c’est notre avidité. Les fake news deviennent souvent virales, en réalité elles se répandent rapidement et de manière difficilement contrôlable, non pas en raison de la logique de partage qui caractérise les médias sociaux, mais plutôt pour leur emprise sur l’avidité insatiable qui s’allume facilement dans l’être humain. Les mêmes motivations économiques et opportunistes de la désinformation ont leur racine dans la soif du pouvoir, de l’avoir et du plaisir, qui, finalement, nous rend victimes d’un imbroglio beaucoup plus tragique que chacune de ses manifestations singulière : celui du mal, qui se meut de mensonge en mensonge pour nous voler la liberté du cœur. C’est pourquoi éduquer à la vérité signifie éduquer à discerner, évaluer et pondérer les désirs et les inclinations qui s’agitent en nous, pour ne pas nous retrouver privés de bien « en mordant » à toute tentation.

« La vérité vous rendra libres » (Jn 8,32)

La contamination continuelle par un langage trompeur finit en fait par embrumer l’intériorité de la personne. Dostoïevski a écrit quelque chose de remarquable dans ce sens : « Celui qui se ment à soi-même et écoute ses propres mensonges arrive au point de ne plus pouvoir distinguer la vérité ni en soi ni autour de soi ; ainsi il commence à ne plus avoir l’estime de soi ni des autres. Ensuite, n’ayant plus l’estime de personne il cesse aussi d’aimer, et alors en manque d’amour, pour se sentir occupé et se distraire, il s’adonne aux passions et aux plaisirs vulgaires ; et dans ses vices il va jusqu’à la bestialité ; et tout cela dérive du mensonge continuel aux autres et à soi-même ». (Les frères Karamazov, II, 2).

Comment nous défendre ? L’antidote le plus radical au virus du mensonge est de se laisser purifier par la vérité. Dans la vision chrétienne, la vérité n’est pas seulement une réalité conceptuelle, qui concerne le jugement sur les choses les définissant vraies ou fausses. La vérité ne consiste pas seulement à porter à la lumière des choses obscures, à « dévoiler la réalité », comme l’ancien terme grec qui le désigne, aletheia (de a-lethès, « non caché »), conduit à penser. La vérité a à voir avec la vie entière. Dans la Bible, la notion porte en soi le sens de soutien, de solidité, de confiance, comme le donne à comprendre la racine ‘aman, dont provient également l’Amen liturgique. La vérité est ce sur quoi l’on peut s’appuyer pour ne pas tomber. Dans ce sens relationnel, le seul vraiment fiable et digne de confiance, sur lequel on peut compter, et qui est «vrai», est le Dieu vivant. Et c’est l’affirmation de Jésus : « Je suis la vérité » (Jn 14,6). L’homme, alors, découvre et redécouvre la vérité quand il en fait l’expérience en lui-même comme fidélité et fiabilité de celui qui l’aime. C’est seulement cela qui libère l’homme : « La vérité vous rendra libres » (Jn 8,32).

Libération du mensonge et recherche de la relation : voici les deux ingrédients qui ne peuvent pas manquer pour que nos paroles et nos gestes soient vrais, authentiques, fiables. Pour discerner la vérité, il est nécessaire d’examiner ce qui favorise la communion et promeut le bien et ce qui, au contraire, tend à isoler, diviser et opposer. La vérité, par conséquent, ne s’acquiert pas vraiment quand elle est imposée comme quelque chose d’extrinsèque et d’impersonnel ; elle découle au contraire de relations libres entre les personnes, de l’écoute réciproque. En outre, on ne cesse jamais de chercher la vérité, parce que quelque chose de faux peut toujours s’insinuer, même en disant des choses vraies. Un argument impeccable peut en fait reposer sur des faits indéniables, mais s’il est utilisé pour blesser quelqu’un et pour le discréditer aux yeux des autres, aussi juste qu’il apparaisse, il n’est pas habité par la vérité. À partir des fruits, nous pouvons distinguer la vérité des énoncés : s’ils suscitent la controverse, fomentent les divisions, insufflent la résignation ou si, au contraire, ils conduisent à une réflexion consciente et mûre, au dialogue constructif, à une dynamique fructueuse.

La paix est la vraie nouvelle

Le meilleur antidote contre les faussetés, ce ne sont pas les stratégies, mais les personnes : des personnes qui, libres de l’avidité, sont prêtes à l’écoute et à travers l’effort d’un dialogue sincère laissent émerger la vérité ; des personnes qui, attirées par le bien, se sentent responsables dans l’utilisation du langage. Si la façon de sortir de la propagation de la désinformation est la responsabilité, cela concerne particulièrement celui qui est responsable par devoir d’informer, c’est-à-dire le journaliste, gardien des nouvelles. Celui-ci, dans le monde contemporain, n’exerce pas seulement un métier, mais une véritable mission. Il a la tâche, dans la frénésie des nouvelles et dans le tourbillon des scoop, de rappeler qu’au centre des informations ce n’est pas la rapidité dans la transmission et l’impact sur l’audience, mais ce sont les personnes. Informer c’est former, c’est avoir affaire avec la vie des personnes. C’est pourquoi, l’exactitude des sources et le soin de la communication sont de véritables processus de développement du bien, qui génèrent la confiance et ouvrent des voies de communion et de paix.

Je voudrais donc adresser une invitation à promouvoir un journalisme de paix, n’ayant toutefois pas l’intention avec cette expression d’évoquer un journalisme « débonnaire » qui nie l’existence de graves problèmes et assume des tonalités mielleuses. J’entends, au contraire, un journalisme sans duperies, hostile aux faussetés, aux slogans à effet et aux déclarations emphatiques ; un journalisme fait par des personnes pour les personnes, et qui se comprenne comme un service à toutes les personnes, spécialement à celles-là – qui sont la majorité au monde – qui n’ont pas de voix ; un journalisme qui ne brûle pas les nouvelles, mais qui s’engage dans la recherche des véritables causes des conflits, pour en favoriser la compréhension à partir des racines et le dépassement à travers la mise en route de processus vertueux ; un journalisme engagé à indiquer des solutions alternatives à l’escalade de la clameur et de la violence verbale.

C’est pourquoi, nous inspirant d’une prière franciscaine, nous pourrions ainsi nous adresser à la Vérité en personne :

Source : https://eglise.catholique.fr

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 17:50

Le Service National pour l’Évangélisation des Jeunes et pour les Vocations (SNEJV) propose aux responsables de la pastorale des jeunes et des vocations, aux adultes des paroisses, aux jeunes et aux familles un dossier d’animation entièrement numérisé à télécharger depuis le site officiel du SNEJV.

Des propositions liturgiques faciles à mettre en œuvre pour le 4ème dimanche de Pâques sont également proposées.

Vous trouverez le message du Pape François ici.

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 14:38

Vous trouverez le texte intégral de l'Exhortation apostolique Gaudete et Exsultate en langue : AR - DE - EN - ES - FR - IT - PL – PT en cliquant sur l’image ci-dessus.

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 14:17

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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 08:14

Après avoir loué les vertus du repos dominical la semaine dernière, le Pape poursuit son cycle de catéchèses sur la célébration eucharistique en entrant, dit-il, « dans le vif du sujet ». Ce mercredi 20 décembre, François a expliqué l’importance des rites d’introduction de la messe.

Marie Duhamel

On ne peut pas arriver en retard à la messe en se disant que, ouf, l’homélie n’a pas été prononcée. Le Pape estime même qu’il faut arriver à l’avance « pour préparer son cœur à la célébration ». La liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique forment ensemble un unique acte de culte, rappelle François, et pour vivre pleinement la célébration et en « savourer la beauté », il est nécessaire de connaître la signification de tous ses signes. Ainsi les rites d’introduction qui ouvrent la célébration : la procession, le signe de croix, l’acte pénitentiel, le kyrie, la collecte qui est « la réunion des intentions des peuples qui monte au Ciel comme une prière ». Ces rites ont pour but de faire en sorte que les fidèles réunis forment une communauté, se disposent à écouter avec foi la Parole de Dieu et à célébrer dignement l’Eucharistie. C’est à ce moment-là, dit François que « notre communauté commence unie à adorer Dieu ».

Audience générale du 20 décembre 2017

La procession d’entrée et la vénération de l’autel ne sont pas des gestes insignifiants, au contraire. Ils veulent signifier que la messe est une rencontre d’amour avec le Christ. L’autel est le centre de l’action de grâce qui se réalise dans l’Eucharistie. Si toute la communauté se trouve le visage tourné vers l’autel, « ce n’est pas pour s’observer les uns les autres, mais pour regarder le Christ qui est au centre de la communauté, jamais lointain ».

Apprendre aux enfants à faire le signe de croix

Le Pape invite ensuite les parents et grands-parents à veiller à ce que leurs enfants apprennent à faire correctement leur signe de croix. « Expliquez-leur que c’est comme avoir la protection de la Croix de Jésus ». Par le signe de la croix, poursuit le Pape, non seulement nous faisons mémoire de notre baptême, mais nous affirmons que la prière liturgique est la rencontre avec Dieu en Jésus Christ qui pour nous s’est incarné, est mort en croix et est glorieusement ressuscité.

C’est ensuite le moment du salut liturgique du prêtre et de la réponse de l’assemblée, un « dialogue » qui manifeste le mystère de l’Église rassemblée. « Nous y exprimons notre foi commune ainsi que le désir réciproque de demeurer avec le Seigneur et de vivre l’unité avec toute la communauté ».

Enfin, « si quelqu’un n’est pas pécheur qu’il lève la main ». Le Pape a expliqué que l’acte pénitentiel invite à se reconnaître pécheurs devant Dieu, mais aussi devant nos frères, « avec humilité et sincérité, pour renaître avec le Christ à une vie nouvelle ». Il juge d’ailleurs important d’approfondir, et annonce que l’acte pénitentiel sera au cœur de sa prochaine catéchèse.

« Joyeux Noël ! 

Source : http://www.vaticannews.va

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 17:54

C'est une petite vidéo amateur. Elle a été postée ce jeudi après-midi à 16 h sur YouTube. On y voit un enfant d'une bonne dizaine d'années demander au pape François un message pour les jeunes du diocèse de Rennes. Répétant laborieusement le mot "Rennes". Le pape François réfléchit un instant et dit : "Priez pour moi, priez pour l'église et soyez joyeux, ne perdez pas la joie."

La vidéo a été filmée à Pâques, par une petite délégation du diocèse de Rennes, lors des audiences du mercredi matin

Source : http://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 20:57

François célèbre la messe dans la paroisse Sainte Marie Joseph du Cœur de Jésus en périphérie de Rome - ANSA

Le Pape François s’est rendu dimanche 19 février dans l’après-midi dans la paroisse Saint Marie Joseph du Cœur de Jésus, à Castelverde, en banlieue de Rome, où il était attendu par des milliers de fidèles. C’est la treizième fois que le Saint Père répète ce geste vers les périphéries romaines depuis le début de son pontificat. Le Pape a présidé la messe et axé son homélie sur la supériorité de l’Amour face à la soif de vengeance. François a invité à prier Dieu pour qu’il change le cœur l’ennemi. Pardonner son ennemi, être magnanime et faire preuve de miséricorde ouvre la voie de la Sainteté au Chrétien pour atteindre la perfection divine : « Soyez Saints parce qu’Il est saint, soyez parfaits parce qu’Il est parfait ».

Pour devenir Saint, explique François, il faut suivre l’Évangile du Christ, et ne pas céder à la rancœur par la vengeance. Ce serait s’éloigner de la sainteté. Un chrétien ne doit jamais réagir à une offense en pensant «tu vas me le payer». Au contraire, il doit s’efforcer de prier pour son ennemi, avancer sur le chemin du pardon pour oublier les offenses.

Les guerres partent d'un simple sentiment de haine

« Les grandes guerres, les massacres de personnes, et d’enfants, ne sont rien d’autre que ce sentiment de haine et de vengeance qui peut naitre en chacun de nous. C’est le même sentiment de haine que l’on peut avoir envers un voisin ou envers quiconque vous fait du mal, mais en plus grand ».

La solution pour éloigner la violence, c’est le pardon. La guerre débute dans l’amertume, la rancœur, la soif de vengeance. Des sentiments destructeurs de vies et de familles entières.

« Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, priez pour qu’ils changent… Soyez magnanimes et miséricordieux », dit François dans son homélie, admettant que tout pardonner n’est pas facile. « Nous avons tous des ennemis à différents niveaux», poursuit le Saint Père en proposant aux fidèles de commencer par des petites choses : Prendre un peu de temps par exemple pour prier le Père et lui demander de changer le cœur de l’ennemi qui est lui aussi un enfant de Dieu. Il est possible toute la rancœur ne disparaisse pas, mais au moins l’effort aura été fait de prier pour son ennemi, et de faire preuve de miséricorde.

« Prions pour ceux qui tuent les enfants dans les guerres, conclut François, c’est difficile mais il faut apprendre à le faire afin qu’ils se convertissent … La prière est un antidote contre la haine, contre les guerres. Elle est puissante et peut vaincre le mal pour apporter la paix ».

Source : http://fr.radiovaticana.va -JCP

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 16:51

Le pape François a demandé aux jeunes, ce vendredi, de moins être accros à leurs portables. Le souverain pontife argentin estime que lorsque « l’on parle avec un autre sur son téléphone, c'est le début de la guerre ».

Le pape François aime les nouvelles technologies. Présent à la fois sur Twitter et sur Instagram, il est pourtant loin d'être un inconditionnel des smartphones. En déplacement, ce vendredi, dans une université publique de Rome, il a lancé un appel à la jeunesse concernant l'utilisation des téléphones portables.

« Quand on est à table, qu'on parle avec un autre sur son téléphone, c'est le début de la guerre car il n'y a pas de dialogue ! », a-t-il exhorté dans son discours, ajoutant que « tant de fois, nous oublions à la maison de dire bonjour ».

« Le dialogue est un médicament contre la violence ».

« Le même phénomène s'observe tant de fois durant les campagnes électorales : avant que l'autre ne finisse de parler, la réponse arrive déjà ! », a poursuivi le pape argentin.

Pour le souverain pontife, « le dialogue qui rapproche les cœurs » est « un médicament contre la violence ». « Quand je ne suis pas capable de m'ouvrir aux autres, de respecter les autres, de dialoguer avec les autres, la guerre commence », a-t-il souligné en insistant sur le fait que l'université est justement un endroit pour « dialoguer », pour « faire un chemin ensemble, sans crier, sans insulter, chercher la vérité, la bonté et la beauté ».

Source: http://www.letelegramme.fr/monde/vatican-le-pape-appelle-les-jeunes-a-lacher-leurs-smartphones-17-02-2017-11404989.php

Un cœur jeune ne supporte pas l’injustice et ne peut se plier à la culture du rebut, ni céder à la globalisation de l’indifférence.
— Pape François (@Pontifex_fr) 17 février 2017

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 15:39

Dans son message pour la 51ème Journée mondiale des communications sociales, le pape François invite les professionnels de l'information, les institutions et les citoyens à développer «une communication constructive qui, en rejetant les préjugés envers l'autre, favorise une culture de la rencontre grâce à laquelle il est possible d’apprendre à regarder la réalité en toute confiance».

Il demande aussi aux individus de ne pas céder à la tentation de l'apathie ou de la peur devant ces «mauvaises nouvelles» rapportées quotidiennement par les médias.

Conscient que «l'accès aux médias, grâce au développement technologique, est tel que beaucoup de gens ont la possibilité de partager instantanément l'information et de la diffuser de manière capillaire», le pape soutient que «ces informations peuvent être bonnes ou mauvaises, vraies ou fausses». Il estime «qu’il faut briser le cercle vicieux de l'anxiété et endiguer la spirale de la peur, fruit de l'habitude de concentrer l'attention sur les 'mauvaises nouvelles'».

Dans ce message, publié le 24 janvier, jour de la fête de saint François de Sales, le patron des journalistes, le pape indique qu'il ne veut pas, par ses propos, «promouvoir une désinformation où le drame de la souffrance serait ignoré, ni de tomber dans un optimisme naïf qui ne se laisse pas atteindre par le scandale du mal».

Il souhaite plutôt que tous veillent «à dépasser ce sentiment de mécontentement et de résignation qui nous saisit souvent, nous plongeant dans l'apathie, et provoquant la peur ou l'impression qu’on ne peut opposer de limites au mal».

Le message pour la Journée mondiale des communications sociales est intitulé Communiquer l'espérance et la confiance en notre temps. Il est publié en huit langues.

C'est un texte adopté lors du concile Vatican II qui a institué cette journée des communications dans l'Église catholique.

«Pour donner plus d’efficacité à l’apostolat multiforme de l’Église dans le secteur des moyens de communication sociale, on organisera chaque année dans les diocèses, au jugement des évêques, une journée pendant laquelle les fidèles seront instruits de leurs devoirs en ce domaine et invités à prier pour cette cause et à verser leur obole», indique le décret Inter mirifica, promulgué le 4 décembre 1963.

François Gloutnay - Journaliste

Source : http://presence-info.ca/article/eglises/information-ne-pas-ceder-a-l-apathie-ou-a-la-peur

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 21:28

À l’occasion de la conclusion du Jubilé de la miséricorde, le pape François a accordé un entretien d’une quarantaine de minutes à la chaîne italienne TV2000. Au fil de l’échange avec le directeur de la chaîne Paolo Ruffini et le directeur de l’information Lucio Brunelli, le pape aborde des thèmes variés : le Jubilé, la condition des prisonniers, le respect de la vie. Mais aussi des sujets plus personnels : ses tentations, sa vision des flatteurs, son remède contre le stress, et l’utilité du sens de l’humour.

Dans la transcription intégrale de l’entretien publiée par la chaîne télévisée de la Conférence épiscopale italienne, le pape évoque en ces termes l’Année de la miséricorde : « Le fait que le Jubilé n’ait pas eu lieu seulement à Rome, mais dans tous les diocèses du monde, (…) l’a un peu universalisé… Et cela a fait tant de bien, parce que c’était toute l’Église qui vivait ce Jubilé ».

« L’amour de la vie quelle que soit la situation »

Il voit cette année comme « une bénédiction du Seigneur » et « un grand pas en avant » dans le processus déjà entamé par ses prédécesseurs. La miséricorde, ajoute-t-il, est « un besoin » du monde, qui souffre de « la maladie de la fermeture du cœur, de l’égoïsme ». Les fruits de cette année ? Avec les graines semées, « le Seigneur fera grandir de bonnes choses, simples, quotidiennes, dans la vie des gens, mais pas spectaculaires », estime-t-il.

Le pape revient aussi sur ses gestes de miséricorde accomplis un vendredi par mois, en formulant deux réflexions. La première naît de sa rencontre avec d’anciennes prostituées : « J’ai pensé à ceux qui payaient les femmes : n’est-ce pas eux qui avec cet argent, pour tirer une satisfaction sexuelle, aident les exploiteurs ? »

Une deuxième rencontre marquante fut sa visite dans une maternité, où une femme qui avait accouché de triplés pleurait de la mort de l’un d’eux : « J’ai pensé à l’habitude de supprimer les enfants avant la naissance, ce crime épouvantable : on les supprime parce que c’est plus confortable (…) – c’est un très grave péché. Cette femme, qui avait trois enfants, pleurait pour celui qui était mort ». Et le pape de plaider pour « l’amour de la vie, quelle que soit la situation ».

« Justice et miséricorde sont une seule chose »

Durant ce long entretien, le pape assure que « le plus grand ennemi de Dieu est l’argent : le diable entre toujours par les poches. C’est sa porte d’entrée ». « Il faut lutter pour faire une Église pauvre pour les pauvres, selon l’Évangile », insiste-t-il.

Il fustige par ailleurs « la rigidité morale », faisant observer que si la justice est « importante », elle est inséparable de la miséricorde : « Justice et miséricorde sont une seule chose en Dieu. La miséricorde est juste et la justice est miséricordieuse ». Pour le pape, la maladie de ce monde est « la cardiosclérose », c’est-à-dire « l’incapacité de ressentir de la tendresse, (…) le cœur dur », et la miséricorde est « le médicament contre cette maladie ».

Le pape François dénonce à nouveau une « troisième guerre mondiale en morceau ». « Une vie vaut plus qu’un territoire », rappelle-t-il en pointant du doigt les fabricants d’armes pour qui « c’est la vie qui a le moins de valeur ».

Il plaide aussi une nouvelle fois pour la réinsertion des détenus car « il n’y a pas de vraie peine sans espérance ». Au contraire, « le mur », que ce soit la réclusion à perpétuité qui est « une peine de mort un peu couverte », ou la peine capitale, « n’aide pas ». Il faut que la prison soit « comme un ‘purgatoire’, pour se préparer à la réinsertion ».

Le pape, les tentations, l’humour et les flatteurs

Le pape répond aussi à des questions plus personnelles, notamment sur ses tentations : « Les tentations du pape, explique-t-il, ce sont les tentations de n’importe quelle personne. (…) Selon les faiblesses de la personnalité, que le diable cherche toujours à utiliser pour entrer, qui sont l’impatience, l’égoïsme, la paresse… les tentations nous accompagneront jusqu’au dernier moment ».

« Le sens de l’humour est une grâce que je demande tous les jours, affirme l’évêque de Rome ; que je sache rire d’une plaisanterie ». C’est « la capacité d’être un enfant devant Dieu », de « louer le Seigneur par un sourire et une bonne plaisanterie ».

Le pape François confie qu’il est « allergique aux flatteurs » : « Les détracteurs parlent mal de moi, et je le mérite, parce que je suis un pécheur (…). Je le mérite pour ce que [le détracteur] ne connaît pas ». Mais « flatter une personne pour un but, caché ou visible, pour obtenir quelque chose pour soi-même, c’est indigne ».

Le secret pour ne pas être stressé ? « Je prie, répond le pape : cela m’aide beaucoup. (…) La prière est une aide pour moi, c’est rester avec le Seigneur. Je célèbre la messe, je prie le bréviaire, je parle avec le Seigneur, je prie le chapelet …. Puis, je dors bien : c’est une grâce du Seigneur, je dors comme une souche ».

Quant à la santé, « je fais ce que je peux et pas plus : je me mesure un peu », assure le pape François qui va célébrer ses 80 ans le 17 décembre prochain.

Source : https://fr.zenit.org

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