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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 19:28

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Le prénom Matthieu vient d’un mot araméen signifiant « don de Dieu ». Il est fêté le 21 septembre. Il est le patron des agents du fisc, des banquiers, des comptables, des douaniers et des fonctionnaires.

Attributs : un évangile, un rouleau, une épée.

Prénoms apparentés : Maffeo, Maiolo, Matteo (italien), Mateo (espagnol), Mateu (catalan), Mathias, Mathieu, Mattew(s) (anglais), Matthaeus (alsacien et latin), Mattheus (flamand), Maze (breton), Thadée (langues slaves).

Un percepteur devenu apôtre du Christ

Matthieu-01.jpgMatthieu (nommé Lévi dans les Evangiles de Luc et de Marc) est un publicain, un percepteur de taxes et d’impôts (poste lucratif et recherché à l’époque), qui exerce dans la ville de Capharnaüm. Mais le nouveau Testament apporte peu de précisions concernant sa vie et sa personnalité. Il raconte néanmoins que c’est à la demande de Jésus que Matthieu abandonne son métier. L’ancien percepteur est l’auteur du premier des quatre Evangiles. Ce texte, auquel l’Eglise accorde une très grande importance, comporte une quantité de précisions qu’explique peut-être la formation professionnelle de leur auteur.

Le martyre en EthiopieMatthieu-02.jpg

Durant les quinze années suivant la crucifixion, Matthieu prêche l’Evangile aux juifs de Palestine. Après que les Apôtres se sont dispersés, Matthieu par évangéliser l’Ethiopie. Il parvient à l’emporter sur deux magiciens que les habitants de ce pays adorent comme des dieux. Matthieu triomphe également des dragons qui accompagnent les deux hommes. Il ressuscite par ailleurs la fille du roi Hégésippe, ce qui entraîne la conversion de ce dernier. Mais l’Apôtre est mis à mort après qu’il s’est opposé au mariage du roi Hirtiacus avec sa nièce. Selon la tradition retenue, Matthieu est décapité, brûlé vif ou lapidé.

Matthieu-01.jpgMatthieu-02.jpgMatthieu-03.jpgMatthieu-couleur.jpgMatthieu-nb.jpg

 

 

 

 

 

 

Saint-Luc-01.jpgLe prénom Luc vient du latin Lucius, nom venant du mot lux (lumière). Il est fêté le 18 octobre. C’est le patron des bouchers, des chirurgiens, de fileurs de verre, des médecins, des peintres et des relieurs.

Attributs : un bœuf ailé portant parfois une écritoire, un évangile, une palette de peintre, une robe de docteur.

Prénoms apparentés : Loukas (grèc), Luca (italien), Lucain, Lucan, Lucas (espagnol et français), Luce, Lucky, Luke (anglais), Lugo (langue d'oc), Lukas (allemand et breton).

L’auteur d’un évangile et des Actes des Apôtres

Luc naît à Antioche, en Turquie, ou plus vraisemblablement, en Grèce. Il est rédacteur des Actes des Apôtres, qui figurent dans le Nouveau Testament et constituent une importante source d’informations concernant les premiers temps du christianisme, ainsi que du troisième des quatre Evangiles. L’ensemble de ces textes font de Luc l’auteur qui a pris la plus large place dans la rédaction des différents textes que comporte la Bible. Elevé dans le paganisme, Luc se convertit à la religion chrétienne, sans doute vers l’an 40, à Antioche. Instruit, connaissant le grec et le latin, il est, parmi les premiers chrétiens, l’un des plus cultivés ; il s’intéresse notamment à l’histoire, à la géographie et au gouvernement des hommes. A cette caractéristique, s’ajoute la grande modestie dont Luc fait preuve tout au long des récits qui concernent la vie et l’œuvre du Christ et de ses Apôtres.

Un des compagnons de Saint Paul de Tarse

Luc apprend la médecine à Tarse, en Asie Mineure. C’est peut-être dans cette ville qu’il rencontre saint Paul. En effet, la tradition fait de l’évangéliste Luc la même personne que le chrétien, lui aussi nommé Luc, qui accompagne, sans doute à partir de l’an 57, Paul de Tarse lors de plusieurs de ses voyages. Luc, dont la tradition fait un célibataire, est aux côtés de Paul lors de la seconde mission effectuée par ce dernier dans la ville de Philippes, en Macédoine. Pendant un temps, il devient l’évêque de cette cité, quoiqu’une autre tradition assure que Luc n’ait jamais été ordonné prêtre. Luc est avec Paul lorsque celui-ci fait naufrage à Malte, en se rendant à Rome.

Un évangile pour les plus cultivés des gentils

Luc rédige l’Evangile qui porte son nom ainsi que les Actes des Apôtres soit, durant la captivité de Paul de Tarse à Rome, soit peu après que celui-ci a été martyrisé, lors des persécutions menées sous le règne de l’empereur Néron. Luc écrit sans doute son évangile pour que le christianisme naissant puisse disposer d’un texte adapté à ses besoins. Un texte qui soit rédigé dans une langue (le grec) plus littéraire que celle utilisée par saint Marc dans son propre évangile, et qui soit davantage accessible aux gentils, c’est-à-dire aux non-juifs et aux non-chrétiens, que l’Evangile de saint Matthieu. D’une manière générale, l’Evangile de saint Luc montre, outre sa douceur et sa bonté, l’intérêt et la compassion dont le Christ témoigne à l’égard de tous ceux qui sont placés aux marges du peuple juif, tout à la fois les femmes, les lépreux, les pauvres et les Samaritains (habitants de la région de Samarie). A tous ces exclus, Luc annonce le message de miséricorde du Christ.

Un martyr improbable

Après la mort de Paul, sans doute vers 66, Luc quitte la Ville éternelle. A partir de cette date, il n’existe plus de sources fiables concernant la vie de ce saint, même si une tradition incertaine fait de cet évangéliste l’évêque de Thèbes, en Grèce. Il est vraisemblable que Luc soit mort, comme l’indiquent certaines sources, à l’âge de 84 ans, en Béotie (région de la Grèce). Mais, selon d’autres traditions, il passe pour avoir été martyrisé, quoique cela soit très improbable, à Patras, en Grèce. Constantinople et Padoue ont revendiqué le privilège de détenir ses reliques.

Le portraitiste de la Vierge

Pétri de considérations témoignant de la bonté de son rédacteur, l’Evangile de saint Luc, rédigé entre les années 70 et 90, comporte de nombreux renseignements concernant la Nativité. Sans doute est-ce le signe que l’Evangéliste a rencontré la Vierge Marie et s’est entretenu avec elle. Il est possible que Luc ait également bénéficié des souvenirs de saint Jean, qu’il a pu rencontrer à Jérusalem. De surcroît, selon la légende, Luc aurait réalisé le portrait de Marie, voire plusieurs icônes de la Vierge. En tant que patron des peintres, saint Luc a été représenté par de nombreux artistes, notamment Le Greco, Mantegna, Le Sodoma, Raphaël, Van der Weyden, Zurbaran.

Luc-01.jpgLuc-02.jpgLuc-03.jpgSaint-Luc.jpg

 

 

 

 

 

Marc 01Le prénom Marc vient du mot latin marcus signifiant marteau. Il est fêté le 25 avril. Marc l’Evangéliste est le patron de Venise, des éleveurs de bovins et d’ovins, des scribes, des notaires et des vitriers. Il est invoqué par les prisonniers.

Attributs : le lion, parfois ailé (qui orne notamment une colonne de granit érigée à proximité de la basilique bysantine Saint-Marc, à Venise), une plume pour écrire, un rouleau de parchemin ou un livre.

Prénoms apparentés : Marcie, Marcien, Marco (italien), Marcolin, Marcos (espagnol), Marcus (latin), Mark (anglais), Markus (allemand).

Jean, appelé Marc

L’Evangéliste Marc est nommé Jean dans les Actes des Apôtres (Marc est le surnom que lui donnent par la suite les Romains), mais n’est pourtant pas un des douze Apôtres. Il appartient probablement à la tribu hébraïque des Lévites. Sa mère, une riche veuve dénommée Marie (une autre femme que la mère du Christ), accueille les Apôtres dans sa maison de Jérusalem. C’est dans cette demeure, assez grande pour recevoir les premiers chrétiens de la ville sainte, que Marc, dès son plus jeune âge, rencontre sans doute Pierre après que ce dernier s’est évadé de prison, en l’an 43.

Des rapports difficiles avec Paul

Marc accompagne Paul de Tarse et son cousin l’Apôtre Barnabé lors du premier voyage évangélique effectué par ces derniers. Mais, sitôt arrivé en Pamphylie (ancienne région d’Asie Mineure), il refuse d’accompagner les deux hommes dans le nord de la Tauride et retourne à Jérusalem. Les trois hommes sont ensuite de nouveau réunis. Paul refuse alors d’emmener Marc avec lui lors d’une seconde mission et part en Asie Mineure, tandis que Marc et Barnabé s’en vont à Chypre. Marc et Paul se réconcilieront néanmoins plus tard, et seront de nouveau réunis lorsqu’ils seront tous deux emprisonnés à Rome.

L’auteur du plus court et du plus ancien des Evangiles

Après la Crucifixion, Marc devient le disciple préféré et le porte-parole de Pierre qui l’appelle son frère. Marc est le rédacteur de l’Evangile qui porte son nom et est le second des quatre textes de cette nature qui figurent dans le Nouveau Testament. Une tradition veut que ce texte ait été écrit sous la direction de Pierre, entre 60 et 74, mais il est très possible que Marc ait assisté à l’arrestation de Jésus par les soldats ; dans ce cas, il pourrait ne faire qu’un avec le jeune homme qui s’enfuit alors, nu, en laissant son vêtement aux mains des Romains. Cet épisode n’est d’ailleurs relaté que dans l’Evangile selon saint Marc. Le texte de saint Marc est le plus court et le plus ancien des quatre Evangiles. D’un style précis et vif, dénué d’élégance inutile, il a sans doute inspiré ceux qui ont été rédigés par Luc et Matthieu.

Evêque puis martyr à Alexandrie

Selon la légende, Marc est le premier évêque d’Alexandrie, en Egypte. Peu après son arrivée, il fait réparer ses sandales par le cordonnier Anian. Celui-ci se blesse avec son alêne (poinçon pour percer le cuir), mais Marc le guérit de manière miraculeuse. Marc passe pour avoir été martyrisé à Alexandrie sous le règne de l’empereur Néron, vers 74 ou, selon une autre tradition, plus tard, sous le règne de Trajan. Les bourreaux s’emparent de Marc alors qu’il s’apprête à célébrer la messe. Marc est traîné dans la cité à l’aide d’une corde et accablé de coups de massue. Il meurt avant que ses tortionnaires aient pu le lapider. Une pluie divine éteint le bûcher où son corps a été placé et empêche que celui-ci soit consumé par les flammes. Ses restes sont d’abord vénérés à Alexandrie.

Vénéré à Venise

Les reliques de Marc sont ensuite transférées en 829 à Venise et se trouvent aujourd’hui dans la basilique dédiée à ce saint qui porte son nom. Bâti entre 1063 et 1073 et souvent remaniés jusqu’au XVIIème siècle, cet édifice surmonté de coupoles recèle plusieurs représentations du saint : Marc figure notamment en mosaïque au revers du portail principal et en sculpture sur les portails latéraux. L’évangéliste est enterré sous le maître-autel, surmonté d’un baldaquin de marbre vers supporté par des colonnes d’albâtre. A proximité de la basilique, s’élève une célèbre colonne de granit qui supporte un lion ailé, symbole de l’évangéliste.

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Le prénom Jean vient de l’hébreu Yehohanan ou Iohanan (grâce de Dieu). Il est fêté le 27 décembre. Jean l’Évangéliste est le patron des écrivains, des éditeurs, des libraires et des théologiens.Jean-l-evangeliste1.jpg

Attributs : un aigle, une coupe contenant une vipère, un cuve d'huile bouillante, un livre.

Prénoms apparentés : Dzhin, Yohan(s) (yiddish), Giovanni (italien), Hans (allemand), Ivan, Yvan (russe), Jack (anglais), Jacki, Jan (flamand), Janos (hongrois), Jehan (ancien français), Jensen (hollandais), Joao (portugais), Johann (allemand), John, Johnny (anglais), Jouan (occitan), Juan (espagnol), Iban (basque), Sean (irlandais), Yahia (arabe), Yann, Yannick (breton),

Le fils du tonnerre

Jean l’Évangéliste est un pécheur de Galilée comme son père Zébédée et son frère aîné, Jacques. C’est celui-ci qui l’appelle auprès de Jésus. L’un et l’autre des deux frères sont, sans doute en raison de leur caractère fier, surnommés les « fils du tonnerre ». Les deux hommes ne demandent-ils pas un jour à Jésus de faire tomber le feu sur des Samaritains qui ont refusé de leur préparer un logement ? Selon la tradition, Jean est celui des Apôtres que Jésus préfère et aime « comme lui-même ».

Le plus jeune des Apôtres

Jean, qui est le plus jeune des Apôtres, assiste à plusieurs des épisodes qui sont retracés dans les quatre Evangiles. Il est présent lors de la résurrection par Jésus de la belle-mère de Pierre et de celle de la fille de Jaïre ; il assiste également à la Transfiguration du Christ sur le mont Thabor. Au moment de la Cène, Jean pose sa tête sur la poitrine de Jésus, il est là lors de la Crucifixion et réconforte la Vierge. C’est à lui que Jésus la confie. Jean se trouve avec Pierre lorsque les Saintes Femmes leur annoncent que le corps de Jésus n’est plus dans le tombeau où il a été enseveli. Plus jeune que Pierre, il se dépêche et arrive le premier devant le tombeau où il n’ose pourtant pas entrer.

« Pilier de l’Eglise »

Après la Crucifixion, Jean se rend à Ephèse (en Asie Mineure). Avec Pierre, son frère Jacques le Majeur et Jacques le Mineur, il est un des « Piliers de l’Eglise ». Après que son frère Jacques a été décapité sur l’ordre du roi Hérode de Judée vers 44, Jean quitte la Palestine. Il y revient vers 57, alors que Jacques le Mineur est devenu évêque de cette contrée. Ses déplacements ultérieurs sont mal connus. Peut-être demeure-t-il un temps à Ephèse avant d’aller à Rome durant les persécutions de Domitien. Il est jeté dans une cuve emplie d’huile bouillante, mais sort indemne de ce supplice. Par la suite probablement exilé à Patmos, il retourne enfin à Ephèse.

Le rédacteur d’un Évangile et de trois épîtres

Dans cette ville d’Asie Mineur, Jean rédige l’Évangile qui porte son nom, à la demande de l’évêque local qui veut lutter contre les hérésies. Cet ouvrage est notamment caractérisé par sa brièveté, sa concision et sa dimension théologique : il tient pour acquis que les détails concernant la vie et la mort du Christ sont connus, et s’intéresse davantage à la dimension divine du Messie. Par ailleurs, Jean écrit trois épîtres dont la première proclame que « Dieu est amour ».

L’Apocalypse

Mais, malgré certaines parentés dans l’écriture, il n’est pas du tout certain que Jean ait rédigé l’Apocalypse, le dernier livre de l’Ancien Testament. Cet ouvrage, qui raconte la fin du monde décrite par Jésus lors d’une vision qu’aurait eue l’Évangéliste, s’inscrit en fait dans un genre littéraire dont plusieurs traces existent dans l’Ancien Testament. Aux termes de ce texte, Jean monte au Ciel et y rencontre Dieu. Il contemple alors plusieurs apparitions consacrées aux malheurs terrestres, à la lutte contre le principe du Mal et à l’instauration d’un nouvelle Jérusalem, demeure de Dieu et des hommes. Par la richesse de ses images et sa puissance d’évocation, l’Apocalypse a inspiré de nombreux artistes.

La coupe empoisonnée

Un jour, dans la cité d’Ephèse, le prêtre de Diane tend à Jean une coupe empoisonnée avec du venin de serpent ou de dragon. L’Apôtre boit le liquide sans en pâtir. Il meurt paisiblement quelques années plus tard, vers 100. Jean est le seul des apôtres à périr de mort naturelle. Selon la légende, il est, comme la Vierge Marie, enlevé vers le ciel à l’heure de son trépas.

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Source : http://www.whynotflores.com/bd.html

 

 

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 09:44

Etienne 01Le prénom Etienne vient du grec stephanos (couronne). Il est fêté le 26 décembre, patron des diacres, des fondeurs de cloches, des paveurs, et est invoqué contre les maux de tête.

Prénoms apparentés : Esteban (occitan), Estève, Estiennot (vieux français), Stéphane.

Un des premiers diacres

Aux termes du Nouveau Testament, Etienne le Protomartyr (en grec, « le premier des martyrs ») est l’un des sept premiers diacres choisis par les Apôtres pour s’occuper des aumônes et des secours accordés par l’Eglise aux pauvres. Après avoir été ordonné prêtre, Etienne accomplit de nombreux miracles et fait montre de talents de prédicateur. Il se heurte ainsi à l’hostilité des dignitaires de la religion juive. Vers l’an 35, après qu’un débat théologique a tourné à leur désavantage, les érudits de la synagogue (temple juif) intentent, devant le Sanhédrin, tribunal présidé par le grand prêtre, un procès à Etienne, calomnié et accusé de blasphème.

 Le premier martyr

Mais le procès tourne court, car ses juges ne parviennent pas à venir à bout des arguments d’Etienne. Le jeune homme est bousculé par ses juges et traîné hors de Jérusalem avant d’être lapidé par la foule. Au moment de mourir, il invoque le Christ et lui demande pardonner à ses bourreaux, dont les manteaux sont, pendant l’exécution, gardés par un homme nommé Saül de Tarse : plus tard, après avoir persécuté les tenants de la nouvelle religion qui refusent d’adorer les dieux et l’empereur, celui-ci se convertira au christianisme et prendra le nom de Paul. La tombe supposée d’Etienne est découverte en 415. Les reliques du saint, ainsi que des pierres ayant servi à son martyre, sont alors emportées à Constantinople ; elles sont ensuite transférées à Rome.

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 19:21

santa_lucia-02.jpgLucie est fêtée le 13 décembre. C'est la patronne des électriciens.

Une riche Sicilienne victime de sa foi

Pour ce qui concerne Lucie, il est difficile de distinguer ce qui ressort de la légende et de la réalité. Une inscription datant de l'an 400 mentionne son existence, et la Légende dorée (recueil des vies des saints établi au XIIIè siècle) de Jacques de Voragine a rassemblé les traditions la concernant. Cette martyre serait née à Syracuse, en Sicile, de parents riches et nobles. après qu'elle a fait voeu de virginité et donc refusé de se marier, elle distribue ses biens aux déshérités. Mais, vers 304, elle est dénoncée en tant que chrétienne par un soupirant éconduit. Sous le règne de l'empereur Dioclétien, les autorités romaines de sa ville natale la jugent avant de la condamner.

Un chatiment cruel

Ses juges condamnent Lucie à être violée. Mais l'intervention de Dieu la protège de toute souillure. les flammes du bûcher ne parviennent pas non plus à faire périr la jeune femme. Celle-ci a alors la gorge percée par un glaive. Plusieurs variantes concernant son martyre concernent ses yeux. Parfois, Lucie est aveuglée par ses bourreaux ; parfois, elle envoie ses yeux à son prétendant avant de les remettre en place. Ce qui explique qu'elle soit invoquée dans les affections touchant la vue. Il faut noter la parenté entre ce thème et le mot lumière, lux en latin, d'où vient le prénom Lucie.

La Sainte-Lucie est une fête très populaire en Suède. En Suède et en Norvège, le 13 décembre étincelle au milieu de la grande nuit imposée par l'hiver. Dans toutes les maisons on célèbre la Sainte Lucie, qui marque la nuit la plus longue de l'année. On déguste des petits gâteaux en forme d'étoile au coin du feu. A cette époque la nuit tombe vite et le jour ne dure que 4 heures. Sur sa tête repose une couronne de bougies allumées, ce qui lui laissait les mains libres pour transporter mets et boissons et éclairer son chemin. La clarté des bougies renouvelle l'espoir de retrouver vite un soleil rayonnant. La plupart du temps, les jeunes font la fête le 12 au soir qui dure jusqu'au petit matin.Sainte Lucie est fêtée le matin du 13 décembre dans toutes les familles suédoises, et chaque entreprise, école ou ville choisit sa propre Lucie, qui vêtue d'une longue robe blanche et coiffée d'une couronne garnie de bougies, apporte sur un plateau, le café et les brioches au safran. Il arrive aussi qu'elle serve une boisson chaude, un vin épicé appelé Glögg. Garçons et filles se rassemblent autour du lit des parents. La plus jeune des filles, s'avance toute illuminée et portant un plateau sur lequel sont disposés des mets pour le petit déjeuner : un café fumant, des brioches au safran, des gâteaux au gingembre en forme d'étoile, de pantin ou de cœur (les lussebullar). Les enfants chantent des chants traditionnels. Sainte Lucie est souvent accompagnée de ses demoiselles et de ses garçons d'honneur eux-aussi vêtus de blanc et qui chantent des chansons traditionnelles. Les jeunes filles enfilent une longue robe blanche ceinturée de rouge ainsi que la plus jeune des filles qui coiffe une couronne de bougies blanches allumées sur la tête. Les garçons portent des chapeaux terminés par des étoiles dorées. Le jour de la Sainte Lucie, on peut voir dans les rues de Stockholm, des jeunes filles blondes qui défilent coiffées de bougies et revêtues de manteaux de fourrure blanche. Dans tous les villages et dans les écoles on élit et on couronne une Sainte Lucie. Le soir, elles défilent toutes dans les rues en chantant le traditionnel "Sankta Lucia". Elles sont accompagnées de garçons déguisés en Rois Mages qui portent des chapeaux pointus parsemés d'étoiles dorées. Il y a des défilés et des fêtes toute la journée et même des concours de Lucie. En Hongrie, la Sainte Lucie est le jour de la bénédiction des moissons. Les enfants étendent de la paille sur le pas de la porte et s'agenouillent pour former des vœux de bonheur.

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Recette des gateaux de la sainte Lucie

 

Brioches au safran de la Ste Lucie (Suède)

 

Temps de préparation : 40 minutes
Temps de cuisson : 6 minutes

Ingrédients (pour 40 brioches) :

- 3 dl de lait
- 50 g de levure de boulanger
- 800 g de farine
- 200 g de beurre
- 250 g de sucre en poudre
- 1 pincée de sel
- 2 g de safran en poudre
- 2 œufs
- des raisins secs pour la décoration

Préparation de la recette : 

Faire fondre le beurre dans une casserole. Lorsqu'il est fondu, retirer du feu et ajouter le lait. Laisser refroidir. 
Pendant ce temps, délayer la levure et le safran dans un fond de lait. Incorporer cette préparation au lait tiédi puis ajouter le sucre, le sel, la levure, 400 g de farine puis les œufs et enfin, le reste de farine. 
Travailler la pâte sur un plan de travail pour lui donner de la consistance (jusqu'à ce qu'elle ne soit plus collante). Former une boule, la mettre dans un saladier et la couvrir d'un torchon. Attendre environ 30 mn jusqu'à ce qu'elle ait doublé de volume. 
Former des bandes de pâte et les rouler suivant la forme que l'on veut donner à la 
brioche (traditionnellement en forme de 8). 
Répartir les brioches sur une plaque beurrée. Dorer les brioches à l'œuf battu et placer deux raisins secs, un à chaque extrémité du "8 ", pour la décoration. Les raisins peuvent être remplacés par des amandes. 
Faire cuire au four à 225°C pendant 6 à 8 mn. 
Ces brioches sont très bonnes froides, mais sont encore meilleures servies un peu tièdes.

Source : http://www.marmiton.org

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 21:49

daniel-le-stylite.jpgDaniel signifie en hébreu "L'Eternel est juge". Daniel le Styliste est fêté le 11 décembre.

Trente ans dans un couvent... 

Daniel naît dans une famille chrétienne de Mésopotamie, en 409. A l’âge de 12 ans, il entre dans un monastère où il demeure 30 ans. Un jour, sur le chemin d’Antioche, il rencontre le fameux Siméon le Stylite, ainsi surnommé parce que, comme plus tard son disciple, il demeure perché en haut d’un pilier. Après que l’abbé de son couvent a disparu, Daniel refuse de succéder à ce dernier. Il décide de rejoindre Siméon et demeure durant deux semaines sur la même plate-forme que lui, à recevoir son enseignement. Faute d’avoir pu, en raison de troubles, se rendre en Terre Sainte, il passe 9 ans, seul, dans un temple abandonné des environs de Constantinople. Il devient célèbre en raison de la guérison du patriarche Anatole qui lui est attribuée, et du combat qu’il mène contre des démons venus le tourmenter dans son asile.

et trente-trois ans au sommet d’une colonne...

En 459, à la mort de Siméon, Daniel s’installe sur un premier pilier. Trente trois ans durant, il va mener une vie de stylite. L’empereur fait bâtir une autre plate-forme supportée par deux colonnes et dotée d’un abri destiné à protéger Daniel des intempéries. L’archevêque venue l’ordonner prêtre est contraint de monter à une échelle pour lui donner la communion. Du haut de sa colonne, Daniel encourage les hommes à adorer Dieu et à s’aimer les uns les autres, à secourir les pauvres et à éviter les excès de toutes sortes. Daniel descend une seule fois de son refuge, à l’occasion de la déposition d’un nouvel empereur, Zénon, dont il veut défendre les droits. A sa mort, en 493, Daniel est enterré au pied de son pilier.

 

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La Bible

Le personnage biblique de Daniel est peut-être plus connu que le saint du Vè siècle. Exilé à Babylone à l’époque de roi Nabuchodonosor dont il est un des favoris, Daniel entre à la cour royale après qu’il a expliqué au roi la signification d’un songe. Un jour, sous le règne du nouveau roi Darius, il est victime de fonctionnaires jaloux. Daniel, qui n’a pas voulu cesser de prier son dieu comme la loi de Babylone le lui ordonne, est jeté dans une fosse aux lions. Mais Dieu envoie un ange qui « ferme la gueule » des fauves. Daniel sort indemne de l’épreuve. L’Hébreu connaît de nouveau le même supplice sous le règne de Cyrus le Perse, pour avoir renversé une statue du dieu païen Bel. Après être demeuré six jours au milieu des fauves, Daniel est secouru par le roi qui fait périr ses accusateurs. Une autre fois, Daniel réussit à prouver la félonie de deux vieillards qui ont, à tort et par jalousie, accusé une femme nommée Suzanne de s’être laissé séduire par un jeune homme. Les tourments de Daniel ont souvent inspiré les artistes. L’histoire de Daniel est parfois considérée par les théologiens et les penseurs chrétiens comme préfigurant celle du Christ.

 

Daniel - ein alter Mann - lebte in Babel. er war der beste Diener des Königs, die anderen wollten ihm schaden. Daniel betete dreimal am Tag. Das wussten die Diener und machten einen bösen Plan. Sie sagten zum König: "Du bist der Mächtigste, nur von dir dürfen die Leute etwas erbitten, nicht von Gott. Die nicht folgen, sollen in die Löwengrube kommen". Daniel aber betete zu Gott. Die bösen Diener zeigten ihn an. Der König war traurig und liess ihn zu den Löwen werfen. "Gott hat mich durch seinen Engel gerettet!" Der König war froh, als er die Stimme Daniels am nächsten Morgen hörte.

 

bible_daniel.gifDaniel 01Daniel-02.jpgDaniel-03.jpgDaniel-04.jpgDaniel-05.jpgDaniel-06.jpgDaniel-07.jpgDaniel-08.jpgDaniel-09.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 19:05

Une super adresse pour s'amuser : http://www.stnicholascenter.org/pages/stories-more/

Né en Turquie selon la tradition

Aux termes de la légende, Nicolas naît vers 270 en Lycie (région située au sud-ouest de la Turquie) au sein d’une famille aisée, et devient évêque de la ville de Myre. Grâce à son énergie, à la dévotion dont il fait preuve et aux miracles qu’il accomplit, il parvient à réformer ce diocèse qui est auparavant tombé en décadence. Il existe des mentions du culte rendu à Nicolas au IVe siècle en Orient et au Xe siècle en Occident. Mais la vénération dont il fait l’objet se développe essentiellement après le transfert de ses reliques dans la ville italienne de Bari, après que les musulmans se sont emparés de Myre. Selon la légende, un parfum s’échappe alors de la tombe du saint.

La légende des trois bourses

Selon la tradition, un noble qui ne peut pas, parce qu’il est ruiné, constituer la dot de chacune de ses trois filles, est sur le point de les abandonner. Nicolas apprend ce dessein. Trois nuits de suite, il vient en secret près de la maison où reposent les trois sœurs. Par la fenêtre ouverte, il jette à l’intérieur de la demeure trois sacs d’or, un pour chaque jeune fille. Ces trois bourses figuraient autrefois sur l’enseigne des prêteurs sur gages.

Le miracle des trois petits enfants

Au fil du temps, cette légende se transforme : d’après une autre tradition, lors d’une famine, un boucher (ou un aubergiste) tue trois jeunes enfants (ou trois clercs, ou trois soldats) venus chercher l’hospitalité, et met leur tête dans le saloir pour servir cette chair à ses clients. Nicolas découvre le corps des trois petits malheureux, en rassemble les morceaux en faisant le signe de croix et les ramène à la vie (une célèbre chanson traditionnelle raconte ce miracle). Le nombre de trois paraît, en fait, très souvent associé à Nicolas : un jour, il sauve trois condamnés à mort en prenant, dans un songe, leur défense devant l’empereur Constantin. Une autre fois, Nicolas sauve de la tempête trois marins dont le navire est en difficulté au large de la Turquie.

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L’ancêtre du Père Noël

Nicolas serait mort vers 343. Il acquiert, à partir du XIIe siècle, une immense importance dans le christianisme et le folklore européen, et notamment en Lorraine, dans l’Est de la France et en Allemagne rhénane. Son tombeau est le lieu de passage obligé des pèlerins qui se rendent en Terre sainte. À la fin du Moyen Âge, Nicolas devient le saint qui distribue les étrennes, sans doute en souvenir des bourses d’or offertes aux trois jeunes filles et parce que sa fête est située au mois de décembre. Nicolas est ainsi le précurseur du Père Noël. Du reste, en Angleterre et en Amérique, c’est Santa Claus qui distribue les cadeaux de Noël aux enfants.

 

 

Voyage des marins de Bari

Ils sont tous là, affairés autour des trois navires. Sous le beau soleil de ce printemps 1087 qui fait étinceler la mer Adriatique, c’est l’agitation dans le port de Bari. On s’interpelle, on charge les navires de blé.

- Paolo, tu sais ce que je viens d’apprendre d’un marin en provenance de Venise ? Les Vénitiens, ils veulent arriver avant nous !

- Non ! vite, dépêchons-nous. C’est à nous d’y aller !

translation-reliques-saint-nicolas.jpgMais où vont-ils ? Ils partent pour Myre, en Asie Mineure, de l’autre côté de la mer. Leur but ? Aller chercher la dépouille de Nicolas, l’ancien évêque de Myre, décédé il y a plus de 700 ans. Pourquoi ? Nicolas a toujours été considéré comme le patron des marins : on dit qu’il avait le pouvoir d’apaiser les mers déchaînées. On dit aussi que saint Nicolas, à l’un de ses retours de Rome, passant par Bari avait prédit que son corps y reposerait un jour.

Depuis que les musulmans, en 1036, ont envahi Myre, agir est devenu urgent. Bien sûr d’autres marins, d’autres chrétiens, ont essayé d’arracher les ossements aux musulmans. Sans succès. Mais les marins de Bari, forts de la prédiction de Nicolas, sont persuadés qu’ils réussiront. Ils partent sur des navires chargés de blé pour faire croire qu’ils vont à Antioche. La traversée est longue... très longue. Enfin, les voilà à Myre. Ils sont arrivés avant les Vénitiens !

Devant les moines médusés qui gardent le tombeau de Nicolas sur les ruines du monastère de Sainte-Sion, ils font sauter les scellés et enveloppent les précieux ossements dans la soie qu’ils ont apportée. Ils ont pris soin auparavant de recueillir la myrrhe dans des ampoules. Depuis sa mort, en effet, le corps de saint Nicolas distille une myrrhe parfumée. Nos marins ont toujours entendu dire qu’elle a le mouvoir de guérir les yeux et la gorge. Ils prennent donc grand soin de la manne de saint Nicolas.

Rapidement, ils repartent pour Bari. Il ne faut pas qu’ils soient pris par les musulmans ! Le 9 mai 1087, ils sont de retour. Tout le port les acclame. Ce sont eux, les petits marins de Bari, qui ont réussi là où leurs pères avaient échoué. La prophétie de Nicolas s’est accomplie.

Paolo, Mario et tous les autres sont fiers de remettre à l’archevêque Urson les précieuses reliques. Ils le sont davantage encore lorsque Urbain II en personne vient bénir, quelque temps plus tard, le sanctuaire marin où ont été déposés les ossements.

Saint Nicolas se met alors à répandre ses bienfaits sur la ville. On a en effet ouvert l’autel dans lequel a été placé le corps du saint homme pour récupérer la précieuse myrrhe.

Aussitôt des choses surprenantes se produisent : les malades qui s’inclinent devant l’autel sont guéris, les aveugles recouvrent la vue... Les pèlerins affluent de toute l’Italie, puis de plus en plus loin. Des pèlerins célèbres, des rois, l’empereur viennent de toute part s’agenouiller dans le sanctuaire.

On raconte même que Pierre l’Ermite demanda à saint Nicolas de protéger sa première croisade.

Depuis cette date, Bari n’a cessé d’attirer les pèlerins qui viennent prier ce saint patron des fiancés, des marins, des écoliers... si populaire dans toute la chrétienté.

Source : Livre des merveilles

 

 

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Es war in einer Stadt in Kleinasien mit Namen Patera. Den Eltern Johanna und Epiphanius wurde ein Knäblein geboren. Sie nannten es Nikolaus. Weil es das erste und letzte Kind war, das ihnen geschenkt wurde, wandten sie all ihre Liebe auf den kleinen Nikolaus.

Etwas später zog die Familie nach Myra, einer Stadt in der Nähe des Meeres. Sie bewohnte dort ein schönes Haus, denn der Vater war ein reicher Kaufmann.

Als Nikolaus schon einige Jahre alt war, spielte der Bub am liebsten mit weißen Steinchen. Er hatte sie überall gesammelt. Damit legte er Figuren auf den Boden draußen vor ihrem Hause. Wenn andere Kinder herbeikamen, schenkte er ihnen auch weiße Steinchen, und sie legten mit ihm Steinkreise und zackige Figuren.

Einmal kam aus der unteren Stadt ein Knabe herbei, dem man den Namen "Pico, der Schelm" gegeben hatte. Schon mehrmals hatte er gestohlen und war ertappt worden. Als er bei Nikolaus und den spielenden Kindern sah, dass hier nichts zu holen war, ergriff er einen Besen und zerstörte die Figuren, die die Kinder gelegt hatten. Mit Schwung warf er den Besen hin, so dass der Stiel Nikolaus heftig an den Kopf schlug. Pico grinste und sprang davon.

Nikolaus eilte weinend zur Mutter. Sie tröstete ihn und kühlte die kleine Wunde, gab ein Heilkraut darauf und legte einen Verband um den Kopf. Nikolaus fragte: "Warum hat der Pico alles kaputtgemacht?" Die Mutter antwortete: "Wisse, es ist ein Knabe armer Leute aus der unteren Stadt. Die haben oft wenig zu essen und niemand hat den Pico lieb."

Als Nikolaus mit der Mutter zum Fenster hinausschaute, waren die anderen Kinder dabei, die zerstreuten Steine zusammenzusammeln. Einige begannen schon wieder, Figuren zu legen. "Schau", sagte die Mutter, "man kann alles wieder gut machen!" Sie schenkte dem Nikolaus eine besonders große Orange und er sprach: "Ich geh auch wieder zu den andern, zum Gutmachen."

Nikolaus eilte die Treppe hinunter. Wie er vor das Haus kam, blieb er einen Augenblick stehen, lief dann plötzlich seitwärts und schlug den Weg zur unteren Stadt ein. Überall fragte er: "Wo wohnt der Pico?", bis ihm jemand eine schmale, armselige Hütte zeigte.

Nikolaus klopfte an. Pico öffnete. Einen Moment starrte er Nikolaus mit dem verbundenen Kopfe an, dann schlug er die Tür heftig vor seiner Nase zu. Nikolaus hörte drinnen heftige Worte. Unschlüssig blieb er stehen. Da öffnete sich die Tür wieder und eine Frau fragte gar nicht freundlich: "Was willst Du?" "Hier, dem Pico die Orange bringen und ihn fragen, ob er mit mir spielen möchte."

Die Mutter von Pico schüttelte den Kopf und scherzte: "Komm herein!" Nikolaus trat in die düstere Küche. Auf der Feuersglut stand eine dreibeinige Pfanne mit brauner Wassersuppe. Pico saß daneben und machte ein finsteres Gesicht.

"Hier, Pico", sprach Nikolaus, "ich wollte Dir diese Orange bringen, weil Dich niemand lieb hat." Der Mutter blieb der Mund offen und Pico warf einen unsicheren Blick auf Nikolaus und die herrliche Orange. Um diese Jahreszeit waren sie rar. Nikolaus ging auf den Sitzenden zu und legte ihm die Orange in die Hand. Dazu sprach er: "Pico, komm mich besuchen, ich möchte gerne mit dir spielen." Nach diesen Worten verschwand er zur Türe hinaus.

Am Abend brachte die Mutter Nikolaus zu Bett. Nikolaus sagte: "Mutter, heute bin ich in der unteren Stadt gewesen. Ich habe Pico gefunden und ihm die Orange geschenkt!" Erstaunt, ja erschrocken schaute die Mutter ihren Nikolaus an und fragte: "Nikolaus, warum bist du zur unteren Stadt gegangen?" - Nikolaus tippte mit der Hand aufs Herz und sagte: "Es hat mir da drinnen gezuckt, dass ich gehen soll!"

Source : http://kiwithek.kidsweb.at/

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 17:37

Le 1er décembre 2016 nous fêterons le 100ème anniversaire de sa mort.

Enfant d'une famille chrétienne (1858 à 1873)

Charles est né en France, à Strasbourg, le 15 septembre 1858 et il a été baptisé deux jours après sa naissance.

« Mon Dieu, nous avons tous à chanter vos miséricordes : Fils d'une sainte mère, j'ai appris d'elle à vous connaître, à vous aimer et à vous prier : Mon premier souvenir n'est-il pas la prière qu'elle me faisait réciter matin et soir : "Mon Dieu, bénissez papa, maman, grand-papa, grand-maman, grand-maman Foucauld et petite sœur"… »

Mais, maman, papa et grand-maman Foucauld meurent en 1864. Le grand- père prend chez lui les deux enfants : Charles 6 ans et Marie 3 ans.

« J'ai toujours admiré la belle intelligence de mon grand-père dont la tendresse infinie entoura mon enfance et ma jeunesse d'une atmosphère d'amour dont je sens toujours avec émotion la chaleur ».

Le 28 avril 1872, Charles fait sa Première Communion. Il est confirmé le même jour.

Jeune dans un monde sans Dieu (1874-1876)

Charles est intelligent et il étudie facilement. Il aime beaucoup les livres, mais il lit n'importe quoi. « Si je travaillais un peu à Nancy c'est parce qu'on me laissait mêler à mes études une foule de lectures qui m'ont donné le goût de l'étude, mais m'ont fait le mal que vous savez… »

Peu à peu, Charles s'éloigne de la foi. Il continue à respecter la religion catholique, mais il ne croit plus en Dieu. « Je demeurai douze ans sans rien nier et sans rien croire, désespérant de la vérité, et ne croyant même pas en Dieu, aucune preuve ne me paraissant assez évidente ».

« A 17 ans j'étais tout égoïsme, tout vanité, tout impiété, tout désir du mal, j'étais comme affolé… »

« J'étais dans la nuit. Je ne voyais plus Dieu ni les hommes : Il n’y avait plus que moi ».

Militaire sans conviction (1876-1882)

Après deux ans d'études à l'École Militaire, Charles est officier. Son grand-père vient de mourir et Charles reçoit tout l'héritage. Il a 20 ans. Pendant plusieurs années, Charles va chercher son plaisir dans la nourriture et dans les fêtes. On l’appelle alors le "Gros Foucauld". « Je dors longtemps. Je mange beaucoup. Je pense peu ». Mais en octobre 1880, Charles est affecté en Algérie. L'Algérie lui plaît et ses habitants l'intéressent : « La végétation est superbe : palmiers, lauriers, orangers. C'est un beau pays ! Pour moi, j'en ai été émerveillé : au milieu de tout cela des arabes en burnous blancs ou vêtus de couleurs vives, avec une foule de chameaux, de petits ânes et de chèvres, qui sont de l'effet le plus pittoresque ». Mais pour une affaire de femme, Charles refuse les conseils de ses Supérieurs. On lui enlève son emploi.

À peine arrivé en France, il apprend que son régiment est envoyé en Tunisie : « Une expédition de ce genre est un plaisir trop rare pour le laisser passer sans tâcher d'en jouir. - On m'a bien replacé en Afrique, comme je l'avais demandé, mais pas tout à fait dans le régiment que je voulais. Je fais partie d'une colonne qui manœuvre sur les hauts plateaux, au Sud de Saïda. - C'est très amusant : la vie de camp me plaît autant que la vie de garnison me déplaît. J'espère que la colonne durera très-longtemps ; quand elle sera finie, je tâcherai d'aller ailleurs où on se remue ». En janvier 1882, les colonnes sont finies et Charles est de nouveau dans une caserne. « Je déteste la vie de garnison… j'aime bien mieux profiter de ma jeunesse en voyageant ; de cette façon au moins je m'instruirai et je ne perdrai pas mon temps ». Et le 28 janvier 1882, il envoie sa démission de l'armée.

Voyageur sérieux (1882 à 1886)

Charles décide alors de s'installer à Alger pour préparer ses voyages.

« Ce serait dommage de faire d'aussi beaux voyages, bêtement et en simple touriste : je veux les faire sérieusement, emporter des livres et apprendre aussi complètement que possible, l'histoire ancienne et moderne, surtout ancienne, de tous les pays que je traverserai ». Le Maroc est tout proche, mais il est interdit aux Européens. Charles est attiré par ce pays très peu connu. Après une longue préparation de 15 mois, Charles part au Maroc avec le Juif Mardochée qui sera son guide.

En 1883, sur les terres du sultan, l'Européen peut circuler au grand jour et sans danger ; dans le reste du Maroc, il ne peut pénétrer que travesti et au péril de sa vie : il y est regardé comme un espion et serait massacré s'il était reconnu. Presque tout mon voyage se fit en pays indépendant. Je me déguisai dès Tanger, afin d'éviter ailleurs des reconnaissances embarrassantes. Je me donnai pour Israélite. Durant mon voyage, mon costume fut celui des Juifs marocains, ma religion la leur, mon nom le rabbin Joseph. Je priais et je chantais à la synagogue, les parents me suppliaient de bénir leurs enfants… »

« A qui s'informait de mon lieu de naissance je répondais tantôt Jérusalem, tantôt Moscou, tantôt Alger ».

« Demandait-on le motif de mon voyage ? Pour le musulman, j'étais un rabbin mendiant qui quêtait de ville en ville : pour le Juif, un Israélite pieux venu au Maroc malgré les fatigues et dangers, pour s'enquérir de la condition de ses frères ».

« Tout mon itinéraire a été relevé à la boussole et au baromètre ».

« En marche, j'avais sans cesse un cahier de cinq centimètres carrés caché dans le creux de la main gauche ; d'un crayon long de deux centimètres qui ne quittait pas l'autre main, je consignais ce que la route présentait de remarquable, ce qu'on voyait à droite et à gauche ; je notais les changements de direction, accompagnés de visées à la boussole, les accidents de terrain, avec la hauteur barométrique, l'heure et la minute de chaque observation, les arrêts, les degrés de vitesse de la marche, etc. J'écrivais ainsi presque tout le temps de la route, tout le temps dans les régions accidentées ».

« Jamais personne ne s'en aperçut, même dans les caravanes les plus nombreuses ; je prenais la précaution de marcher en avant ou en arrière de mes compagnons, afin que, l'ampleur de mes vêtements aidant, ils ne distinguassent point le léger mouvement de mes mains. La description et le levé de l'itinéraire emplissaient ainsi un certain nombre de petits cahiers ».

« Dès que j'arrivais en un village où il me fût possible d'avoir une chambre à part, je les complétais et je les recopiais sur des calepins qui formaient mon journal de voyage. Je consacrais les nuits à cette occupation ».

« Pendant le court séjour à Tisint, je fis plusieurs connaissances : tous les hadjs voulurent me voir. Pour le seul fait que je venais d'Algérie, où ils avaient été bien reçus, tous me firent le meilleur accueil ; plusieurs, je le sus depuis, se doutèrent que j'étais Chrétien ; ils n'en dirent mot, comprenant mieux que moi peut-être les dangers où leurs discours pourraient me jeter ».

« En arrivant à Agadir, je descendis chez le Hadj Bou Rhim. Je ne puis dire combien j'eus à me louer de lui, ni quelle reconnaissance je lui dois : il fut pour moi l'ami le plus sûr, le plus désintéressé, le plus dévoué ; en deux occasions, il risqua sa vie pour protéger la mienne. Il avait deviné, au bout de peu de temps, que j'étais chrétien ; je le lui déclarai moi-même dans la suite : cette preuve de confiance ne fit qu'augmenter son attachement ».

Pendant 11 mois, Charles a souvent reçu des injures et des cailloux. Plusieurs fois il a même risqué d'être tué. Le 23 mai 1884, un pauvre mendiant arrive au poste frontière de l'Algérie. Il est pieds nus, maigre et couvert de saleté. Ce pauvre Juif s'appelle Charles de Foucauld. « Cela a été dur, mais très intéressant, et j'ai réussi ! »

Le monde scientifique de 1'époque est enthousiasmé par le travail de Charles : une véritable exploration ! Il a parcouru 3000 km dans un pays presque inconnu. C'est la gloire !

Chercheur de Dieu (1886 à 1890)

Mais Charles ne s'intéresse pas à cette gloire. Il quitte l'Algérie et s'installe près de sa famille à Paris. Il a 28 ans.

 

« Au commencement d'octobre de cette année 1886, après six mois de vie de famille, pendant que j'étais à Paris, faisant imprimer mon voyage au Maroc, je me suis trouvé avec des personnes très intelligentes, très vertueuses et très chrétiennes ; en même temps, une grâce intérieure extrêmement forte me poussait : je me mis à aller à l'église, sans croire, ne me trouvant bien que là et y passant de longues heures à répéter cette étrange prière : "Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse !" »

« Mais je ne vous connaissais pas… »

« Oh ! mon Dieu comme vous aviez la main sur moi, et comme je la sentais peu ! Que vous êtes bon ! Que vous êtes bon ! Comme vous m'avez gardé ! Comme vous me couviez sous vos ailes lorsque je ne croyais même pas à votre existence ! »

Par la force des choses, vous m'aviez obligé à être chaste. C'était nécessaire pour préparer mon âme à recevoir la vérité : Le démon est trop maître d'une âme qui n'est pas chaste ».

« En même temps vous m'aviez ramené dans ma famille où j'ai été reçu comme l'enfant prodigue ».

« Tout cela c'était votre œuvre, mon Dieu, votre œuvre à vous seul... Une belle âme vous secondait, mais par son silence, sa douceur, sa bonté, sa perfection... Vous m'avez attiré par la beauté de cette âme ».

 « Vous m'avez alors inspiré cette pensée : "Puisque cette âme est si intelligente, la religion qu'elle croit ne saurait être une folie. Etudions donc cette religion : prenons un professeur de religion catholique, un prêtre instruit, et voyons ce qu'il en est, et s'il faut croire ce qu'elle dit." »

« Je me suis alors adressé à l'Abbé Huvelin. Je demandais des leçons de religion : il me fit mettre à genoux et me fit me confesser, et m'envoya communier séance tenante... »

« S'il y a de la joie dans le ciel à la vue d'un pécheur se convertissant, il y en a eu quand je suis entré dans ce confessionnal !

« Que vous avez été bon ! Que je suis heureux ! »

« Moi qui avais tant douté, je ne crus pas tout en un jour ; tantôt les miracles de l'Évangile me paraissaient incroyables ; tantôt je voulais entremêler des passages du Coran dans mes prières. Mais la grâce divine et les conseils de mon confesseur dissipèrent ces nuages... »

« Mon Seigneur Jésus, vous avez mis en moi ce tendre et croissant amour pour vous, ce goût de la prière, cette foi en votre Parole, ce sentiment profond du devoir de l'aumône, ce désir de vous imiter, cette soif de vous faire le plus grand sacrifice qu'il me fut possible de vous faire ».

« Je désirais être religieux, ne vivre que pour Dieu. Mon confesseur me fît attendre trois ans ».

« Le pèlerinage en Terre Sainte, quelle influence bénie il a eu sur ma vie, quoique je l'ai fait malgré moi, par pure obéissance à Monsieur l'Abbé… »

« Après avoir passé la Noël de 1888 à Bethléem, avoir entendu la Messe de Minuit et reçu la Sainte Communion dans la Sainte Grotte, au bout de deux ou trois jours, je suis retourné à Jérusalem. La douceur que j'avais éprouvée à prier dans cette grotte qui avait résonné des voix de Jésus, de Marie, de Joseph avait été indicible ».

« J'ai bien soif de mener la vie que j'ai entrevue, devinée en marchant dans les rues de Nazareth, que foulèrent les pieds de Notre-Seigneur, pauvre artisan perdu dans l'abjection et l'obscurité… »

Moine à la Trappe (1890 à 1897)

Charles est très attaché à sa famille et à ses amis, mais il se sent appelé à tout laisser pour suivre Jésus. Et le 15 janvier 1890, il entre à la Trappe.

« L'Évangile me montra que le premier commandement est d'aimer Dieu de tout son cœur et qu'il fallait tout enfermer dans l’amour ; chacun sait que l'amour a pour premier effet l'imitation. Il me sembla que rien ne me présentait mieux cette vie que la Trappe ».

« Tous les hommes sont les enfants de Dieu qui les aime infiniment : il est donc impossible de vouloir aimer Dieu sans aimer les hommes : plus on aime Dieu plus on aime les hommes. L'amour de Dieu, l'amour des hommes, c'est toute ma vie, ce sera toute ma vie je l'espère ».

Charles est heureux à la Trappe. Il apprend beaucoup. Il reçoit beaucoup. Mais il lui manque encore quelque chose.

« Nous sommes pauvres pour des riches, mais pas pauvres comme l'était Notre-Seigneur, pas pauvres comme je l'étais au Maroc, pas pauvres comme Saint François ».

J'aime Notre-Seigneur Jésus-Christ, et je ne puis supporter de mener une vie autre que la Sienne… Je ne veux pas traverser la vie en 1ère classe pendant que Celui que j'aime l'a traversée dans la dernière...

« Je me suis demandé s'il n'y avait pas lieu de chercher quelques âmes avec lesquelles on pût former un commencement de petite congrégation ».

« Le but serait de mener aussi exactement que possible la vie de Notre-Seigneur : vivant uniquement du travail des mains, suivant à la lettre tous ses conseils... »

« Ajouter à ce travail beaucoup de prières, ne former que de petits groupes, se répandre partout surtout dans les pays infidèles si abandonnés et où il serait si doux d'augmenter l'amour et les serviteurs de Notre-Seigneur Jésus ».

Ermite au pays de Jésus (1897 à 1900)

Le 23 janvier 1897, le Supérieur Général des Trappistes annonce à Charles qu'il peut sortir de la Trappe pour suivre Jésus, le pauvre artisan de Nazareth.

Charles part en Israël. Il arrive à Nazareth où les Sœurs Clarisses le prennent comme domestique.

« Le bon Dieu m'a fait trouver ce que je cherchais : l'imitation de ce que fût la vie de Notre-Seigneur Jésus dans ce même Nazareth... »

« Dans ma cabane de planches, aux pieds du Tabernacle des Clarisses, dans mes journées de travail et mes nuits de prière, j'ai tellement bien ce que je cherchais qu'il est visible que le bon Dieu m'avait préparé ce lieu ». Mais Charles veut partager cette vie de Nazareth avec d'autres frères. C'est pourquoi il écrit la Règle des Petits Frères.

« J'ai tenu à composer une règle très simple, propre à donner à quelques âmes pieuses une vie de famille autour de la Sainte Hostie ».

« Ma règle est si étroitement liée au culte de la Sainte Eucharistie qu'il est impossible qu'elle soit observée par plusieurs sans qu'ils aient un prêtre et un tabernacle ; ce n'est que lorsque je serai prêtre et qu'il y aura un oratoire autour duquel on puisse se serrer, que je pourrai avoir quelques compagnons... »

En août 1900, Charles rentre en France. M. l'Abbé Huvelin est bien d'accord pour qu'il reçoive le Sacerdoce.

« J'ai été passé un an dans un couvent, à étudier, et j'y ai reçu les Saints Ordres. Prêtre depuis le mois de juin dernier, je me suis senti appelé aussitôt à aller aux "brebis perdues", aux âmes les plus abandonnées, les plus délaissées, afin d'accomplir envers elles ce devoir de l'amour : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés, c'est à cela qu'on reconnaîtra que vous êtes mes disciples". Sachant par expérience que nul peuple n'était plus abandonné que les musulmans du Maroc, du Sahara algérien j'ai demandé et obtenu la permission de venir à Béni Abbès, petite oasis du Sahara algérien sur les confins du Maroc ».

Frère de tous à Béni Abbès (1901 à 1904)

Le 28 octobre 1901, Charles arrive à Béni Abbès.

« Les indigènes m'ont parfaitement accueilli ; j'entre en relations avec eux, tâchant de leur faire un peu de bien ».

« Les militaires se sont mis, à me construire, en briques sèches et troncs de palmiers, une chapelle, trois cellules et une chambre d'hôtes ».

« Je veux habituer tous les habitants, à me regarder comme leur frère, le frère universel… Ils commencent à appeler la maison "la fraternité", et cela m'est doux… »

Chaque jour, Charles passe des heures aux pieds du Tabernacle.

« L'Eucharistie, c'est Jésus, c'est tout Jésus ».

« Quand on aime, on voudrait parler sans cesse à l'être qu'on aime, ou au moins le regarder sans cesse : la prière n'est pas autre chose : l'entretien familier avec notre Bien-Aimé : on Le regarde, on Lui dit qu'on L'aime, on jouit d'être à Ses pieds ».

Mais, à chaque instant on frappe à la porte. 'Tout ce que vous faites à l’un de ces petits, c’est à moi que vous le faites’. L’Evangile a déjà transformé la vie de Charles qui ouvre aussitôt la porte pour accueillir le Bien-Aimé.

« De 4h30 du matin à 8h30 du soir, je ne cesse de parler, de voir du monde : des esclaves, des pauvres, des malades, des soldats, des voyageurs, des curieux ».

Dans cette région, Charles découvre l'esclavage. Il est scandalisé.

« Quand le gouvernement commet une grave injustice contre ceux dont nous sommes dans une certaine mesure chargé, il faut le lui dire, car nous n'avons pas le droit d'être des "sentinelles endormies" des "chiens muets" des "pasteurs indifférents" ».

La Fraternité est construite, mais Charles attend des frères.

« Priez Dieu pour que je fasse ici l'œuvre qu'il m'a donnée à faire : que j'y établisse un petit couvent de moines fervents et charitables, aimant Dieu de tout leur cœur et le prochain comme eux-mêmes ; une Zaouïa de prière et d'hospitalité d'où rayonne une telle piété que toute la contrée en soit éclairée et réchauffée ; une petite famille imitant si parfaitement les vertus de JÉSUS que tous, aux alentours, se mettent à aimer JÉSUS ! »

Mais les Frères ne viennent pas.

« Je suis toujours seul, plusieurs me font dire pourtant qu'ils voudraient se joindre à moi, mais il y a des difficultés dont la principale est l'interdiction par les autorités civiles et militaires à tout Européen de circuler dans ces régions, à cause de l'insécurité ».

En juin 1903, l'évêque du Sahara passe quelques jours à Béni Abbés. Il vient du Sud où il a visité les Touaregs. Charles se sent attiré par ces gens qui vivent au cœur du désert. Il n’y a pas de prêtres disponibles pour aller là-bas, aussi Charles se propose.

« Pour l'extension du saint Evangile : je suis prêt à aller au bout du monde et à vivre jusqu'au jugement dernier... »

« Mon Dieu, faites que tous les humains aillent au ciel ! »

L'ami des Touaregs (1904 à 1916)

Le 13 janvier 1904, Charles part chez les Touaregs. Départ d'Akabli avec le Commandant Laperrine pour l'accompagner dans sa tournée. Son intention est de visiter les populations nouvellement soumises et de pousser jusqu'à Tombouctou...

« Ma vocation ordinaire, c'est la solitude, la stabilité, le silence... Mais si je crois, par exception, être appelé parfois à autre chose, je n'ai qu'à dire comme Marie : 'Je suis la Servante du Seigneur' ».

« En ce moment je suis nomade, allant de campement en campement, tâchant d'apprivoiser, de mettre en confiance, en amitié... Cette vie nomade a l'avantage de me faire voir beaucoup d'âmes et de me faire connaître le pays... »

« Le pays étant presque toujours pauvre en eau ou en pâturage, les Touaregs sont obligés de se séparer, se disséminer, pour pouvoir nourrir et abreuver leurs troupeaux. Ils vivent par tout petits groupes, une tente ici, quelques tentes là... Partout on en trouve, mais presque toujours très peu ensemble ».

« Depuis longtemps, je demandais à Jésus d'être pour l'amour de Lui, dans des conditions analogues, comme bien-être, à celles où j'étais au Maroc, pour mon plaisir. Ici, comme installation, c'est la même chose ».

« Aujourd'hui, j'ai le bonheur de placer - pour la 1ère fois en pays touareg - la Sainte Réserve dans le Tabernacle ».

« Cœur Sacré de Jésus, merci de ce 1er Tabernacle des pays Touaregs ! Qu'il soit le prélude de beaucoup d'autres et l'annonce du salut de beaucoup d'âmes ! Cœur Sacré de Jésus, rayonnez du fond de ce Tabernacle sur le peuple qui vous entoure sans vous connaître ! Éclairez, dirigez, sauvez ces âmes que vous aimez ! »

« Envoyez de saints et nombreux ouvriers et ouvrières évangéliques chez les Touaregs, au Sahara, au Maroc, partout où il en faut ; envoyez-y de saints petits frères et petites sœurs du Sacré Cœur, si c'est votre Volonté ! »

« Mon temps qui n'est pas employé à marcher ou à prier, est occupé à étudier leur langue ».

« Je viens de finir la traduction des Saints Évangiles en langue touarègue. Ce m'est une grande consolation que leur 1er livre soit les Saints Évangiles ».

« Unissez-vous à moi, aidez-moi dans mon travail, priez avec moi pour toutes ces âmes du Sahara, du Maroc, de l'Algérie ».

« Par la grâce du Bien-Aimé Jésus, il m'est possible de m'installer, à Tamanrasset… »

« Je vais rester ici, seul européen… très heureux d'être seul avec Jésus, seul pour Jésus… » « Résider seul dans le pays est bon ; on y a de l'action, même sans faire grand-chose, parce qu'on devient 'du pays' ».

« Priez pour qu'un peu de bien se fasse parmi ces âmes pour lesquelles Notre Seigneur est mort ».

« Cette Afrique, cette Algérie, ces millions d'infidèles appellent tellement la sainteté qui seule obtiendra leur conversion ; priez pour que la Bonne Nouvelle arrive et que les derniers venus se présentent enfin à la crèche de Jésus pour adorer à leur tour ».

« Il faudrait que le pays fût couvert de religieux, religieuses et de bons chrétiens restant dans le monde pour prendre contact avec tous ces pauvres musulmans et pour les instruire ».

« Serait-il possible de trouver des infirmières laïques, toutes à Jésus de cœur, consentant et souhaitant venir se dévouer pour Jésus, sans le nom ni l'habit de religieuses… »

« Ma présence fait-elle quelque bien ici ? Si elle n'en fait pas, la présence du Très Saint Sacrement en fait certainement beaucoup. Jésus ne peut être en un lieu sans rayonner. De plus le contact avec les indigènes fait disparaître peu à peu leurs préventions et préjugés. C'est bien lent, bien peu de chose ; priez pour que votre enfant fasse plus de bien, et que de meil-leurs ouvriers que lui viennent défricher ce coin du champ du Père de famille ».

« Mon apostolat doit être l'apostolat de la bonté. Si l'on demande pourquoi je suis doux et bon, je dois dire : "Parce que je suis le serviteur d'un bien plus bon que moi" ».

« Poursuivi par la pensée du délaissement spirituel de tant d'infidèles, j'ai jeté sur le papier, à la suite de ma dernière retraite, il y a un an, un projet de Confrérie, d'Association catholique. La Confrérie que j'appelle « Union des Frères et Sœurs du Sacré Cœur de Jésus » a un triple but : produire un retour à l'Évangile dans la vie des personnes de toute condition ; produire un accroissement d'amour à la sainte Eucharistie ; produire une poussée vers l'évangélisation des infidèles ».

« Les Touaregs de mon voisinage me donnent les plus grandes douceurs et consolations ; j'ai parmi eux d'excellents amis ».

« Mes travaux de langue marchent bien. Le Dictionnaire abrégé est fini et son impression commence dans quelques jours. Le Dictionnaire des noms propres sera fini en 1914 avec le Dictionnaire Touareg-Français, plus complet. Je pense finir en 1916 le recueil des Poésies et des Proverbes, et en 1917 les Textes en prose. La grammaire sera pour 1918 si Dieu me prête vie et santé ».

« Je ne puis pas dire que je désire la mort ; je la souhaitais autrefois ; maintenant je vois tant de bien à faire, tant d'âmes sans pasteur, que je voudrais surtout faire un peu de bien ».

« Demain, dix ans que je dis la Sainte Messe dans l'ermitage de Tamanrasset ! Et pas un seul converti ! Il faut prier, travailler et patienter ».

« Je suis persuadé que ce que nous devons chercher pour les indigènes de nos colonies, ce n'est ni l'assimilation rapide ni la simple association ni leur union sincère avec nous, mais le progrès qui sera très inégal et devra être cherché par des moyens souvent bien différents : le progrès doit être intellectuel, moral et matériel ».

Depuis deux ans, la guerre déchire 1'Europe. Elle commence aussi à venir au Sahara.

« A 450 km d'ici, le fort français de Djanet a été investi par plus de mille Senoussistes armés d'un canon et de mitrailleuses. Après ce succès, les Senoussistes ont la route libre pour venir ici ; rien ne peut les en empêcher que le bon Dieu ».

Mais Dieu ne l'a pas empêché et Charles est violemment tué le 1er décembre 1916.

« Quand le grain de blé qui tombe à terre ne meurt pas, il reste seul ; s'il meurt, il porte beaucoup de fruits... ».

Charles de Foucauld a été béatifié le 13 novembre 2005.

Tombeau de Charles de Foucauld à El Ménia.

En arrière-plan l'église Saint Joseph

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 17:54
Apparitions de Notre-Dame de Guadalupe

 

Le samedi 9 décembre 1531, Juan Diego, un indien aztèque de 56 ans baptisé en 1525 était veuf et avait un esprit simple, voire presque enfantin. Il s’en allait à pied, tôt le matin à Tlaltelolco distant de 15 kms, assister chez les Franciscains à la messe en l’honneur de la Vierge. Le jour se levait sur la colline de Tepeyac dont il s’approchait lorsqu’il entendit, venant d’un point invisible, un chant d’une multitude d’oiseaux, une musique telle qu’il n’en avait jamais entendue de semblable. Enveloppé d’harmonies célestes, il s’arrêta stupéfait, cherchant à découvrir leur provenance. Son regard se porta au-delà de la colline sur les couleurs éclatantes du soleil levant qu’il ne voyait pas et il entendit une voix qui dominait la musique : « Juanito, Juan Dieguito ». Il avança pour obéir à la voix qui l’appelait par son nom avec l’affection d’une mère pour son enfant. Sans hésiter, il gravit la colline au sommet de laquelle il vit une jeune femme d’une beauté merveilleuse.

Notre Dame était là, paisible ! Elle était là, debout, paisible, qui lui faisait signe. Comme il s’en approchait, émerveillé par ce qu’il voyait et entendait, une telle joie s’empara de lui qu’il ne put faire autrement que s’agenouiller et lui sourire. Elle était enveloppée d’une lumière qui faisait pâlir le soleil, une lumière qui donnait à l’aride et rocailleuse colline des tons merveilleux. Les feuilles des plantes étincelaient comme des émeraudes ; les tiges et les épines, comme de l’or. Puis la colline se couronna de pierres aux couleurs de l’arc-en-ciel, comme si un feu intérieur les irradiait. La Dame se tenait là, au-dessus de la colline métamorphosée ; elle était d’une telle beauté que Juan Diego en eut le souffle coupé. Ses vêtements, aussi, brillaient de cette même lueur surnaturelle, mais lumière et couleurs disparaissaient devant la splendeur de son visage jeune et la douceur de son regard. Un sourire d’amour et de compassion accueillit Juan Diego qui s’approchait.

- Juanito, mon cher enfant où allez-vous ? demanda-t-elle.

- Ma Dame et mon enfant, répondit-il dans son dialecte, je vais à la Messe à l’église et étudier et apprendre les divins mystères que nous enseigne le prêtre.

- Je veux que tu saches avec certitude, mon cher fils, que je suis la parfaite et toujours Vierge Marie, Mère du vrai Dieu, de qui provient toute vie, le Seigneur de toutes choses, créateur du ciel et de la terre. J’ai un immense désir que l’on construise, en mon honneur, un temple dans lequel je manifesterai mon amour, ma compassion et ma protection. Je suis votre mère pleine de pitié et d’amour pour vous et tous ceux qui m’aiment, me font confiance et recourent à moi. J’écouterai leurs plaintes et je soulagerai leur affliction et leurs souffrances.

Notre Dame s’est identifiée par les cinq privilèges que Dieu lui a conférés :

  • son Immaculée Conception,
  • sa perpétuelle Virginité,
  • sa Maternité de Dieu
  • sa Maternité de l’Église,
  • son Assomption.

Juan écoutait attentivement les instructions de la Dame : - Pour que je puisse manifester tout mon amour, allez maintenant chez l’évêque, à Mexico, et dites-lui que je vous envoie lui faire connaître le grand désir que j’ai de voir construire, ici, un temple qui me soit dédié. Dites-lui exactement ce que vous avez vu et entendu et sachez que je vous en serai reconnaissante et vous récompenserai. Vous verrez que ce dérangement en vaut la peine. Maintenant que vous avez entendu ce que je souhaite, allez, mon fils, et faites de votre mieux.

Juan s’inclina et dit : - C’est avec joie, très cher Dame, que je m’en vais faire ce que vous demandez. Avec votre permission, je vais prendre congé.

Sans attendre de voir ce que devenait la Dame, il fit demi-tour, descendit la colline en courant, arriva sur la route et entra dans la ville. Là, il frappa au portail de la maison qu’habitait Mgr de Zumarraga, évêque de Mexico.

Une grande mission

Il était tôt et personne, à l’intérieur, ne pouvait se douter de l’importance de sa mission. Il attendit donc patiemment qu’on voulût bien le laisser entrer. Juan s’agenouillant devant l’évêque, transmit avec soin la demande de la Dame. Il dit qu’il était envoyé par la Mère très belle de Dieu qui lui était apparue, à l’aube, sur la colline de Tepeyac et lui avait demandé de faire part de son désir à l’évêque. Il parla de l’étrange musique, des couleurs lumineuses et de la Dame à la voix si douce qui avait demandé qu’on lui construise un temple. Elle l’avait envoyé le dire à l’évêque et c’est ce qu’il faisait, rapportant tous ses mots, ainsi qu’elle l’avait demandé.

L’évêque écoutait attentivement, hochant la tête, comme s’il sympathisait avec ce pauvre indien qui racontait un rêve étrange et fantastique. Cela ressemblait à une histoire d’aztèque à propos de la déesse de la fertilité dont le temple était à Tepeyac... Mais à quoi pensait donc ce pauvre homme qui avait l’air sincère pour venir à une heure si matinale raconter ses rêves et, en plus, à l’évêque...?

L’évêque essaya de le confondre, mais l’indien n’en changeait pas le moindre détail. Il était sûr de ce qu’il avait vu et entendu et il transmettait le message qu’on lui avait confié. Le prélat, curieux malgré tout d’en connaître davantage sur Juan, le congédia en disant :

« Je réfléchirai à ce que vous m’avez dit. Revenez dans quelques jours ».

Juan fut très surpris de voir que l’évêque ne s’empresse pas de répondre au souhait de la Dame. Comment lui, un homme d’Église, pouvait-il réagir ainsi face à la Mère de Dieu, pensait-il amèrement ? Quelle foi avait-il donc au fond de son cœur ?

Désespéré, il retourna sur la colline, craignant que son échec ne blesse la Dame, tout en espérant vivement qu’elle comprendrait. Peut-être n’était-il pas le messager voulu... Après tout, il n’était qu’un pauvre indien incapable de choisir les mots qu’il fallait pour impressionner un évêque. Il allait demander à la Dame de choisir quelqu’un de plus digne et de plus influent pour remplir cette mission.

La Dame l’attendait !

Tout en réfléchissant activement, il se rendait vers la colline de Tepeyac lorsque, tout à coup, levant les yeux, il aperçut la merveilleuse lumière. La Dame était là. Il courut à Elle, et tomba à genoux éprouvant maintenant une paix qui effaçait toutes ses appréhensions.

« Ma très douce Dame, dit-il avec tendresse, je vous ai obéi et suis allé chez l’évêque ; je l’ai vu non sans difficulté et lui ai fait votre commission exactement comme vous l’aviez demandé... Il m’a reçu gentiment, m’a écouté avec attention, mais à la façon dont il m’a répondu, j’ai bien vu qu’il ne me croyait pas. Il m’a dit : - Il faudra revenir, mon fils, lorsque j’aurai le temps d’écouter votre histoire. Je réfléchirai à ce que vous m’avez dit et prendrai en considération la sincérité qui vous a conduit jusqu’ici. Très chère Dame, je vois bien qu’il s’imagine que votre souhait d’avoir un temple ici est une histoire que j’invente. Je vous prie, envoyez, pour en faire part, quelqu’un de plus connu et de plus respecté, afin qu’on puisse le croire. Je ne suis qu’un modeste indien que vous avez envoyé en haut lieu comme messager. Aussi ne m’a-t-on pas cru et je n’ai pu que vous causer une grande déception ». Juan inclina la tête avec déférence en attendant la réponse de la Dame.

Elle lui répondit : « Mon très cher fils, vous devez comprendre qu’il y en a beaucoup de plus nobles à qui j’aurais pu confier mon message et pourtant, c’est vous que je veux pour accomplir cette mission. C’est grâce à vous que mon projet aboutira. Retournez demain chez l’évêque, parlez-lui en mon nom et dites-lui que je désire qu’il entreprenne cette construction. Dites-lui que c’est moi, en personne, la Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu qui vous envoie ».

Juan sentit son courage revenir et, rassuré quant à la mission répondit :

« Très douce Dame, je ne vous ferai pas davantage de peine et c’est avec joie que je vais à nouveau transmettre votre vœu. L’évêque ne m’écoutera peut-être pas ou, s’il le fait, peut-être ne me croira-t-il pas, mais je viendrai demain après-midi vous apporter sa réponse. Si vous le permettez, je vais prendre congé. Demeurez en paix jusqu’à ce que je revienne ».

Nouvelle visite à l’évêque

Tôt, le dimanche matin, Juan Diego s’en fut à la messe à Tlaltelolco puis se rendit chez l’évêque qui le reçut de nouveau après une longue attente. Éclatant en sanglots, il raconta qu’il s’était entretenu une seconde fois avec la Mère de Dieu et qu’elle l’avait supplié d’intercéder auprès de lui pour qu’il fasse construire un temple sur la colline de Tepeyac. « Vraiment, c’était la Mère de Jésus-Christ qui m’envoie », ajouta-t-il. Cette fois, l’évêque plus compréhensif posa de nombreuses questions à Juan. Non qu’il prît le consciencieux aztèque, mais peut être espérait-il quelque preuve. « Mon fils, ce que vous dites m’intéresse. Peut-être pourriez-vous m’apporter un signe de la Dame comme preuve tangible de sa Maternité Divine et du désir qu’elle a de ce temple sur la colline ». Juan promit d’apporter ce signe et demanda à l’évêque quel était celui qu’il souhaiterait. Surpris, celui-ci ne lui répondit pas, mais il appela deux membres de son Conseil et leur parla en castillan, langue que Juan ne pouvait comprendre. Il leur demanda d’observer l’Indien et de le suivre jusqu’à l’endroit où il prétendait avoir ses visions pour lui faire un rapport détaillé de tout ce qu’ils verraient et entendraient. Puis l’évêque congédia Juan. Les conseillers le suivirent jusqu’à un petit ruisseau au pied de la colline et là, il disparut soudain. Furieux, ils le cherchèrent en vain et décidèrent qu’ils avaient à faire à un fraudeur ou un sorcier. De retour à l’évêché, ils déclarèrent qu’on ne pouvait pas faire confiance à l’indien.

Troisième visite de la Dame

Entre temps, ce dernier avait gravi la colline où l’attendait la belle Dame. Quand il lui fit part de la requête de l’évêque, Elle le rassura en disant : « Qu’il en soit ainsi, mon fils, revenez demain matin chercher le signe qu’il réclame. Quand il l’aura, il vous croira et ne mettra plus en doute votre bonne foi. Sachez que je vous récompenserai de toutes vos peines. Je vous attendrai demain, ici, à l’aube ».

En rentrant chez lui, ce soir-là Juan trouva son oncle Juan Barnardino, malade et fiévreux. Fort ennuyé de le voir dans cet état, il passa toute la journée suivante du lundi à le soigner et ne put se rendre à Tepeyac pour revoir la Dame. Malgré les soins du neveu et les médicaments qu’il lui administrait, l’oncle qui allait plus mal et qui craignait de mourir, demanda à Juan de se lever à l’aube et d’aller au Monastère de Santiago Tlaltelolco chercher un prêtre pour lui donner les derniers sacrements. Au lever du jour, le mardi 12 décembre, Juan approchait donc de la colline de Tepeyac. Il se disait avec tristesse qu’il n’avait pas tenu la promesse faite à la Vierge Marie tout en estimant que soigner son oncle était un devoir qui primait tous les autres. Mais, s’il prenait un raccourci, la Dame, pensait-il, ne le verrait peut-être pas...

Quatrième visite de la Dame

Il avançait sur le chemin rocailleux lorsqu’il fut soudain arrêté par la Dame qui l’interpellait affectueusement...

« Où allez-vous, mon cher fils. Qu’est-ce qui vous ennuie ? »

Couvert de confusion et craignant de l’avoir déçue, Juan expliqua la mission urgente d’aller chercher un prêtre pour donner les derniers sacrements à son oncle en ajoutant : « Dès que j’aurai accompli mon devoir, je reviendrai pour transmettre votre message. Pardonnez-moi, ma Dame, soyez patiente, je ne vous mens pas. Demain, je ferai ce que vous désirez ». Tandis qu’il parlait, Elle le regardait avec une affectueuse compassion et semblait comprendre ses difficultés sans qu’il ait besoin de les expliquer. Elle lui répondit : « Mon cher petit, écoutez ce que je vais vous dire et laissez-le pénétrer dans votre cœur : ne laissez jamais quoi que ce soit vous décourager, vous déprimer. Que rien n’altère votre cœur ni votre comportement. Ne redoutez, non plus, ni la maladie, ni les contrariétés, ni l’inquiétude, ni la douleur. Ne suis-je pas ici, moi votre Mère ? N’êtes-vous pas sous mon ombre et ma protection ? Ne suis-je pas votre fontaine de vie ? N’êtes-vous pas dans les plis de mon manteau, au creux de mes bras ? Que vous faut-il de plus ? Ne soyez pas affligé par la maladie de votre oncle, parce qu’il ne va pas en mourir maintenant. Je vous assure qu’il va guérir ».

En entendant : « Je vous assure qu’il va guérir ». Juan se sentit rassuré sur le sort de son oncle. Si la Reine du Ciel disait que tout allait bien, il ne voulait pas la questionner. Il renouvela son offre de porter à l’évêque le signe qu’elle désignerait.

« Eh bien, mon fils, reprit-elle, allez jusqu’au sommet de la colline où vous m’avez vue pour la première fois. Vous y cueillerez les roses qui y poussent et apportez-les moi ».

Ce simple geste exigeait un acte de foi pour cet homme de la terre qui savait qu’à cette saison il n’y avait plus de fleurs, surtout pas de roses et que rien ne poussait sur cette colline. Juan se hâta de gravir la colline et, à sa grande surprise, il se trouva devant de belles roses telles qu’il n’en avait jamais vu. Il les cueillit et les mit dans son poncho. Puis il les apporta à la Reine du Ciel qui les prit et, de ses mains, les arrangea dans le manteau.

« Mon cher fils, lui dit-elle, ces roses sont le signe que vous devez donner à l’évêque. Dites-lui, de ma part, qu’il doit y voir ma volonté et s’y conformer. Vous êtes mon ambassadeur et vous êtes digne de ma confiance. Lorsque vous arriverez chez l’évêque, dépliez votre poncho, mais seulement en sa présence, et montrez-lui ce que vous portez. Dites-lui ce que vous avez vu et entendu, sans omettre quoi que ce soit. Dites-lui que je vous ai envoyé au sommet de la colline et que vous y avez cueilli ces fleurs. Répétez-lui toute l’histoire pour qu’il vous croie et fasse construire le temple que je demande avec instance ». Puis, la Dame congédia Juan qui, tout heureux, courut jusqu’à l’évêché, serrant dans son poncho les roses dont il admirait de temps à autre la beauté et le parfum. Il mettait tous ses soins à protéger le précieux fardeau, le signe qui allait prouver à l’évêque la véracité de son histoire. À son arrivée chez celui-ci, les domestiques refusèrent brutalement de le laisser entrer. Il attendit donc plusieurs heures avec patience, persuadé qu’il finira bien par entrer. A fin les serviteurs s’aperçoivent qu’il cache quelque chose sous son tilma. Ils découvrent qu’il y a dedans des roses toutes fraîches et parfumées. Ils courent avertir Monseigneur, qui pense que c’est peut-être bien la preuve qu’il voulait pour réaliser le désir de Juan. Il demande qu’on le fasse entrer. Dès son entrée Juan Diego s’agenouilla devant lui comme à l’accoutumée et raconta à nouveau ce qu’il avait vu et admiré ainsi que le message.

Il lui dit :

« Monseigneur, j’ai fait ce que tu as commandé, je suis allé dire à mon Ama, ma Dame du ciel, Sainte Marie, précieuse Mère de Dieu que tu as demandé un signe et une preuve afin que tu puisses croire qu’il faut construire une église là où elle l’a demandé; je lui ai aussi dit que je t’avais donné ma parole que je rapporterais un signe et une preuve de son désir comme tu l’as demandé. Elle se montra condescendante et agréa à ta requête. Tôt ce matin elle m’a envoyé te voir à nouveau ; je lui demandais une fois encore le signe afin que tu puisses me croire et elle me dit qu’elle me le donnerait et elle s’y conforma. Elle m’envoya au haut de la colline, là où j’avais l’habitude de la voir, pour cueillir une variété de roses de Castille. Après les avoir cueillies je les lui ai portées, elle les a prises de sa main et les a placées dans mon vêtement afin que je te les porte et te les donne en personne. Même si je savais que le haut de la colline n’était pas un endroit où pousseraient des fleurs car il y a beaucoup de rochers, de ronces, d’épines, de nopales et de mezquites, j’avais encore des doutes. Quand je me suis approché du haut de la colline, je vis que j’étais au paradis où il y avait une variété d’exquises roses de Castille, couvertes de brillante rosée et je les ai cueillies immédiatement. Elle m’a dit que je devais te les porter et je me suis exécuté afin que tu puisses voir en elles le signe que tu m’as demandé et te conformer à son vœu. Voilà. Reçois-les.»

Il déplia son vêtement blanc où il avait mis les fleurs et quand toutes les différentes variétés de roses de Castille tombèrent à terre apparut soudain le dessin de la précieuse Image de la toujours Vierge Sainte Marie, Mère de Dieu, comme on la voit aujourd’hui dans l’église de Tepeyac, nommé Guadalupe.

Quand l’évêque vit l’image, lui et tous ceux présents tombèrent à genoux. On l’admira beaucoup. Ils se levèrent pour la voir, ils tremblèrent et, avec tristesse, ils démontrèrent qu’ils la contemplaient avec leur cœur et leur esprit. L’évêque, avec des larmes de tristesse, pria et implora son pardon pour n’avoir pas accompli son vœu et sa requête. Quand il se releva, il détacha du cou de Juan Diego le vêtement sur lequel apparaissait l’Image de la Dame du ciel. Il le prit et le plaça dans sa chapelle. Juan Diego demeura un jour supplémentaire à l’évêché à la requête de l’évêque.

Le jour suivant l’évêque lui dit : « Montre nous où la Dame du ciel désire qu’une église soit construite ».Et il invita immédiatement tous ceux présents à s’y rendre.

Apparition à Juan Bernardino

Après que Juan Diego eut montré l’endroit où la dame du ciel voulait que son église soit construite, il demanda la permission de prendre congé. Il voulait rentrer chez lui pour voir son oncle Juan Bernardino qui était gravement malade quand il l’avait quitté pour aller à Tlatilolco appeler un prêtre afin d’entendre sa confession et lui donner l’absolution. La Dame du ciel lui avait dit que son oncle était guéri. Mais ils ne le laissèrent pas partir seul et l’accompagnèrent jusqu’à chez lui. Comme ils arrivèrent, ils virent que son oncle était heureux et en bonne santé. Il était très stupéfait de voir son neveu ainsi accompagné et honoré, et demandait la raison d’un tel honneur. Son neveu répondit que lorsqu’il partit chercher le prêtre pour entendre sa confession et lui donner l’absolution, la Dame du ciel lui apparut à Tepeyac lui disant de ne pas être triste, que son oncle allait bien, ce qui l’a consolé. Elle l’a envoyé à Mexico voir l’évêque afin que ce dernier lui construise une maison à Tepeyac. L’oncle témoigna de ce que c’était vrai qu’à cette occasion il fut guéri et qu’il l’avait vue de la même manière que son neveu, apprenant d’Elle qu’elle l’avait envoyé à Mexico pour voir l’évêque. La Dame lui dit aussi que, lorsqu’il irait voir l’évêque, il devrait lui révéler ce qu’il avait vu et lui expliquer de quelle façon Elle l’avait guéri miraculeusement et qu’Elle voulait être appelée La toujours vierge Sainte Marie de Guadalupe et que son image bénie soit aussi ainsi connue. Juan Bernardino fut conduit en la présence de l’évêque afin qu’il l’en informe et lui donne un témoignage ; son neveu et lui furent les invités de l’évêque chez lui jusqu’à ce que l’église consacrée à la Reine de Tepeyac soit construite là où Juan Diego l’avait vue. L’évêque transféra l’image sacrée de la belle dame du ciel de sa chapelle privée à l’église principale afin que tout le peuple puisse voir l’image bénie et l'admirer. La cité tout entière était sous le coup d’une grande émotion. Tous vinrent la voir, admirer l’image pieuse et prier. Ils s’émerveillèrent de son apparition dans ce divin miracle car aucune personne humaine de ce monde n’avait peint cette image précieuse.

Notre-Dame de Guadaloupe est fêtée le 12 décembre

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 08:52

saint_sylvestre-1.jpgLe Pape Sylvestre porte un beau nom d'origine latine, qui signifie « celui qui vit dans les bois ». Un nom qui est certes beaucoup plus connu par la référence au « réveillon » de fin d'année que par le témoignage de ce Pape de Rome au temps de Constantin. Prêtre romain, Sylvestre succède au Pape Miltiade, au lendemain de la « paix » Constantinienne. Pendant un pontificat de 21 ans le Pape Sylvestre verra l'Église « sortir des Catacombes » et prendre son essor en plein jour de la liberté, après l'hiver interminable des persécutions. C'était aussi une période délicate, avec le risque du triomphalisme et l'obligation pour le Pape de gouverner dans l'ombre de l'empereur, grand bienfaiteur de l'Église !

Le Pape Sylvestre voit s'élever les grandes basiliques du IVe siècle, celles du Latran, de Saint-Pierre et de Saint-Paul. Face au bienfaiteur tout puissant et envahissant qu'était l'empereur Constantin, peut -être aurait-il fallu une personnalité plus accusée que celle du Pape Sylvestre. Son autorité allait être éclipsée par celle de l'empereur qui, par ailleurs, n'était encore que catéchumène (candidat au baptême) ! En effet, Constantin, par un acte suprême de prudence politique, attendit le dernier moment de sa vie pour recevoir le baptême. Ce ne fut pas le Pape Sylvestre qui lui administra ce sacrement de « dernière heure » mais un évêque présent pour la circonstance !

Saint Sylvestre compte cependant à son actif pastoral d'avoir veillé au patrimoine doctrinal de l'Église : il convoque un concile régional à Arles en 314 et surtout le concile œcuménique de Nicée en 325, pour lutter contre l'hérésie de l'Arianisme. On peut être reconnaissant envers ce Pape du début du IVe siècle pour avoir fait de Rome « La Ville éternelle », comme on a coutume de l'appeler, la faisant passer du Paganisme à la religion du Christ. Le Pape Sylvestre termine son service de l'Église le 31 décembre 335.

En la veille de l'Année nouvelle, nous offrons nos vœux sincères en prenant l'oraison de la Messe de ce jour : « Viens secourir ton peuple, Seigneur. Conduis-le tout au long de cette vie qui passe, pour qu'il parvienne, un jour, à la vie qui ne finit pas ».

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 21:31

David-01.jpgLe prénom David signifie en hébreu "bien-aimé". Il est fêté le 29 décembre, le prophète David est le patron des chorales et des musiciens.

Prénoms apparentés : Daoud (arabe), Davide (italien), Davy, Dewi (breton).

Un berger, musicien auprès du roi Saül

David, le second roi d’Israël, a probablement vécu entre 1015 et 975 avant Jésus-Christ. Enfant, il reçoit, à l’insu du roi Saül, l’onction du prêtre Samuel. Issu de la tribu de Judas, il garde les troupeaux de moutons de son père Jessé. David est ainsi amené à tuer un ours et un lion qui menacent les animaux. Le jeune garçon joue aussi du psaltérion (instrument à cordes pincées) à la cour du roi Saül, mélancolique, qu’il parvient à distraire.

Le combat contre le géant Goliath David 02

A cette époque, les Hébreux sont en guerre avec le peuple voisin des Philistins. David propose au roi Saül de combattre le champion philistin, Goliath, un géant. Il réussit à vaincre celui-ci, malgré sa taille chétive et son jeune âge, en le tuant à l’aide d’une simple pierre lancée par sa fronde. Le rôle ainsi joué par David dans l’Ancien Testament, illustrant la victoire du Bien sur le Mal, est souvent considéré comme préfigurant la mission remplie par Jésus dans le Nouveau Testament.

Le fondateur de Jérusalem

Jaloux de la gloire du jeune homme, Saül tente un jour de tuer David. Mais, après le suicide du roi (dont les fils ont disparu lors des hostilités), David monte sur le trône d’Israël. Il réalise l’unité de son royaume en faisant de Jérusalem sa capitale. Il transporte dans cette cité l’Arche d’Alliance (coffre de bois où les Hébreux transportaient les Tables de la Loi données par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï). Il bâtit un palais royal (plus tard, son fils, le roi Salomon, édifiera le Temple).

Modèle juif et chrétien

David-03.jpgUn jour, David surprend la belle Bethsabée alors que celle-ci prend son bain. Il désire dès lors la jeune femme et n’hésite pas à envoyer à la mort Urie, le mari de Bethsabée. Le prophète Nathan parvient à obtenir le repentir de David. Celui-ci, malgré ses fautes, devient une sorte de modèle, tout aussi bien dans la culture juive que dans la tradition chrétienne. De la même manière, une de ses épouses, Abigaïl, passe, au Moyen Âge, pour préfigurer la Vierge Marie qui intercède en faveur des âmes à l’heure du Jugement dernier.

David-01.jpgDavid-02.jpgDavid-03.jpgDavid-04.jpgDavid-05.jpgDavid-06.jpgDavid-07.jpgDavid-08.jpg

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 14:50

Le prénom Marie est dérivé de l’hébreu Myriam qui signifie énergique.

- La naissance de la Vierge Marie est fêtée le 8 septembre.

- L’annonciation faite par l’ange Gabriel est célébrée le 25 mars.

- La visitation à Elisabeth le 15 mai

- L’assomption (montée au ciel du corps de la Vierge) le 15 août

- La présentation au temple de Marie le 21 novembre

- L’Immaculée Conception le 8 décembre.

La Vierge est la patronne de l’espèce humaine et de nombreux Etats dont la France et le Mexique, organisations et autres groupes.

Une descente du roi David

Les seules et rares sources historiques existantes concernant la Vierge Marie sont constituées du Nouveau Testament, et notamment des Evangiles écrits par Matthieu et Luc. La Bible demeure muette quant au nom des parents et au lieu de naissance de la Vierge. Seule la tradition rapporte que celle-ci, par ses parents Anne et Joachim, est une descendante du roi David, de la même manière que son époux Joseph.

L’Annonciation de l’Incarnation

Marie se trouve à Nazareth lorsque se déroule l’Annonciation : mandaté par Dieu, l’Archange Gabriel vient lui annoncer le mystère de l’Incarnation, c’est-à-dire qu’elle va mettre au monde un enfant qui sera appelé Fils de Dieu. La jeune femme se rend ensuite chez sa parente, Elisabeth. Celle-ci la salue comme la mère de Dieu. Marie remercie alors le Seigneur, puis, après avoir passé trois mois auprès d’Elisabeth, elle retourne dans sa demeure.

La naissance du Christ et la fuite en Egypte

Le recensement organisé par les autorités obligent Marie et Joseph à se rendre à Bethléem, localité dont est originaire la famille de Joseph. C’est là que Jésus voit le jour. Il naît dans une crèche car il n’y a plus de place dans l’hôtellerie de la ville ; seule la tradition mentionne la présence de l’âne et du bœuf. Mais la famille doit aussitôt s’enfuir pour échapper aux soldats du roi Hérode : celui-ci, parce qu’il craint d’être détrôné par un nouveau-né, a ordonné de tuer tous les petits enfants mâles. A la mort d’Hérode, Marie, Joseph et Jésus reviennent à Nazareth.

La vierge et la jeunesse de Jésus

L’enfance de Jésus et le rôle qu’y prend la Vierge sont très mal connus. Le seul épisode concernant cette période se déroule lors d’un voyage que la Sainte Famille effectue à Jérusalem. A l’âge de douze ans, Jésus abandonne ses parents pour aller s’entretenir avec les théologiens du Temple. Plus tard, c'est Marie, lors des noces de Cana, engage son fils à accomplir son premier miracle en transformant de l’eau en vin. Marie est ensuite mentionnée à plusieurs reprises, dans le Nouveau Testament.

Marie et la Crucifixion

La Vierge Marie assiste à la crucifixion. Avant de mourir, son fils martyrisé la confie à saint Jean, qui, lui aussi, assiste au martyre du Messie. Selon tradition, c’est dans la maison de cet apôtre, à Jérusalem, que Marie demeure ensuite. Elle se trouve également parmi les apôtres lors de la Pentecôte. Le lieu de la mort de la Vierge est revendiqué par deux villes : Ephèse et Jérusalem.

Un rôle unique d’intercesseur

Marie occupe une place importante dans la tradition populaire et, surtout depuis le Moyen-Âge, une position centrale dans les doctrines catholique et orthodoxe, en raison de sa candeur, de sa pureté originelle, de la virginité qu’elle préserve malgré la naissance de Jésus, et parce qu’elle est la mère du Christ. En raison de son statut et des souffrances qui ont été les siennes, puisque son fils est mort sur la croix, Marie détient un rôle, unique, et est une référence en matière d’humilité et d’humanité. Détachée des passions terrestres, elle est plus proche de Dieu que tout autre saint parce qu’elle est la mère du Christ (lui-même d’une nature humaine mais participant aussi de la nature de Dieu). Pour de nombreux artistes, Marie, toujours compatissante, se tient souvent aux côtés du Christ, prête à intercéder en faveur des pécheurs.

Les dogmes de l’Immaculée Conception et de l’Assomption

Le dogme de l’Immaculée Conception (Marie est le seul être humain exempt du péché originel dès sa conception) est proclamé en 1854 par Pie IX, mais est mis en cause dès le Moyen-Âge, notamment par saint Bernard de Clairvaux puis saint Thomas d’Aquin. En revanche, le dogme de l’Assomption (montée au ciel du corps de la Vierge à l’heure de sa mort) existe dès le VIème siècle. Les chrétiens d’Orient nomment cet événement la Dormition. Il est défini par Pie XII en 1950. En France, la date de l’Assomption est fixée au 15 août, à la suite d’un vœu formulé par le roi Louis XIII.

Plus de vingt mille apparitions depuis l’an mille

Le concile de Vatican II, soulignant l’obéissance (ce qui la distingue ainsi d’Eve, qui désobéit à Dieu dans le jardin d’Eden) et la soumission dont la Vierge fait preuve envers son fils, fait de Marie un modèle pour toute l’Eglise catholique. Marie, à qui de nombreux miracles sont attribués par les littératures profane et religieuse, passe, selon les croyants, pour être apparue plus de vingt mille fois depuis l’an 1000. Les plus célèbres de ses apparitions se sont déroulées à Lourdes, la Salette, Banneux, Pontmain, Fatima...

Pour de plus amples informations sur les miracles cliquez ici.

 

 

Source : http://tuttodisegni.com/

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 16:56

St_Francis_Xavier_iconIl est fêté le 3 décembre.

Il naît en 1506 en Navarre espagnole. Parti étudier à Paris, il y rencontre Ignace de Loyola avec lequel il jette les bases, à Montmartre, de la future Compagnie de Jésus. En 1540, il est envoyé en Inde pour en évangéliser les habitants. Il s’installe à Goa (comptoir portugais) et se rend à Ceylan et en Malaisie. Il va ensuite au Japon, et converti plusieurs centaines d’habitants dont beaucoup seront tués après son départ. Revenue à Goa, son désir de faire connaître Jésus-Christ est si grand qu'il projette d'aller en Chine, mais il meurt, le 3 décembre, à l’île Shanguan, en vue de la côte chinoise. Son corps est ramené et enterré à Goa. François-Xavier est canonisé en 1622. Il est le patron des missions étrangères.

Les bras de saint François-Xavier

Durant sa vie mouvementée, saint François-Xavier n’a pas hésité à porter l’Évangile au-delà des mers, jusqu’au Japon et dans les Indes. Son plus cher désir étant de se rendre en Chine, il mourut dans une île sans avoir pu le réaliser. Sa sainteté, qui s’était manifestée par de nombreux prodiges durant sa vie, éclata après sa mort, d’une façon extraordinaire.

Le premier de ces curieux miracles se produisit peu de temps après son départ pour le ciel. Ses compagnons, ne pouvant rejoindre leur maison de Goa avant que la navigation ne leur soit favorable, décidèrent de mettre son corps dans une grande caisse qu’ils remplirent de chaux vive, afin que, la chair étant promptement consumée, les ossements puissent être emportés plus facilement sur un bateau. Deux mois après sa mort, le moment du départ étant arrivé, on décida d’ouvrir le cercueil. O surprise, le corps n’avait subi aucun dommage ! On trouva son visage coloré, calme, comme s’il vivait encore. Les vêtements eux-mêmes avaient résisté à la chaux destructrice. On court au vaisseau, on porte la précieuse relique au capitaine qui tombe à genoux devant une telle merveille ; tout l’équipage peut sentir le parfum céleste qui s’exhale du saint corps.

Voici un autre miracle posthume, non moins saisissant. En 1612, le père Aquaviva, général des pères Jésuites, demanda à la maison de Goa d’envoyer à Rome, le bras droit de saint François ; celui-ci, qui avait opéré de si grands prodiges, en produisit alors un plus nouveau et plus admirable encore : le corps fut trouvé frais, toujours flexible, toujours coloré, comme celui d’un homme vivant. Au moment où l’on prit le bras droit du saint apôtre pour le lui couper, il le retira, l’appuya sur sa poitrine et le retint avec une force telle qu’il fut impossible de le soulever. Alors, le père Recteur dit au saint :

« Je vous en prie, laissez-vous faire, au nom de l’obéissance que vous devez au Supérieur Général ! »

Aussitôt, le grand Xavier tendit son bras et le laissa couper. C’est alors qu’un sang vermeil coula avec autant d’abondance que si le corps eût été plein de vie ! On en imbiba des linges et on en recueillit dans un flacon qu’on envoya avec la main à la maison de Rome. On mit les saintes reliques dans un navire qui faisait voile vers l’Europe. Mais des corsaires, l’ayant repéré, le poursuivirent. Ils étaient près de l’atteindre quand le capitaine s’écrie :

« Qu’on apporte le bras du saint Père dans la hune ¹ ! Il mettra bien les pirates en fuite ! »

L’ordre est exécuté et les écumeurs des meurs virent soudainement de bord, s’éloignent à toutes voiles et ne reparaissent plus. La main est restée à Rome et le flacon de sang peut être vénéré à la Maison de Jésus à Paris.

  

¹ Sorte de plate-forme élevée qui est en saillie autour des mâts et qui sert à soutenir les hommes chargés des manœuvres hautes.

   

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 22:52

Le prénom Eloi vient du nom latin Eligius ou Eulogia. Eloi est fêté le 1er décembre. Il est le patron de nombreuses professions concernant les métiers du fer (ferblantiers, forgerons, serruriers, etc), ainsi que des bijoutiers, des horlogers, des monnayeurs, des orfèvres, des plombiers et toutes les professions ayant un rapport avec les chevaux.

Attributs : un calice, un cheval, une crosse, une enclume, un fer à cheval, un marteau, une mitre, des tenailles.

Prénoms apparentés : Eligio (italien), Eligius (forme latine, employée en anglais et en allemand).

Un orfèvre fameux devenu trésorier du roi

Le Gallo-Romain Eloi naît dans le Limousin, à Cadaillac, vers l’an 588. Il apprend à façonner le métal auprès de son père, puis du maître de l’hôtel de la monnaie de Limoges. Eloi devient ensuite un artisan célèbre et travaille pour l’orfèvre du roi des Francs Clotaire II. Il se montre très économe du métal précieux qui lui est confié par le roi et, un jour, parvient à fabriquer deux trônes magnifiques avec l’or qui lui a été donné pour ciseler un seul siège. Séduit par l’honnêteté et l’habileté d’Eloi, Clotaire II en fait un de ses collaborateurs et lui confie la gestion de son trésor.

Conseiller du roi et philanthrope

En 629, le nouveau roi, Dagobert, fait d’Eloi son principal conseiller et lui confie d’importantes missions diplomatiques et administratives. Sans cesser de fabriquer des ornements royaux (calices, croix, crosses, etc…), Eloi amasse une grande fortune qu’il utilise pour secourir les déshérités et racheter des esclaves. Par ailleurs, il fait construire des églises et fonde des établissements religieux.

Prêtre puis évêque de Noyon

Vers 640, Eloi est ordonné prêtre, puis devient évêque de Noyon (aujourd’hui dans l’Oise) dès l’année suivante. Dès lors, il se consacre à l’administration de son diocèse, et s’adresse à ses fidèles de manière simple et directe. Il ne cesse de secourir les plus pauvres. Par ailleurs, il évangélise une partie de la Belgique et des Pays-Bas actuels, malgré l’opposition des chefs païens. Eloi meurt vers 658, mais son culte se développe surtout à la fin du Moyen-Âge et se répand hors des frontières du royaume (Allemagne, Italie, Pays-Bas).

Héros d’une fameuse chanson enfantine

Selon la tradition, Eloi coupe un jour la patte d’un cheval pour y poser un fer de manière plus commode, avant de replacer le membre sur le corps de l’animal. Par ailleurs, Eloi parvient à chasser de sa forge le diable qui a pris l’apparence d’une femme en lui pinçant le nez à l’aide de ses grandes tenailles de maréchal-ferrant. Une autre fois, il guérit la monture d’un moine de Noyon. La célèbre chanson qui le met en scène aux côtés du « bon roi Dagobert » témoigne de la grande popularité de ce saint.

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