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31 janvier 2021 7 31 /01 /janvier /2021 10:27
Images de Pascale Huré

Première enfance

Dans un petit village du Nord de l’Italie, près de la grande ville de Turin, vit une famille d’agriculteurs. Après que sa première femme soit morte, le père de famille François, s’est remarié avec Marguerite et il a eu 2 garçons avec elle : Joseph et Jean qui naît en 1815. Cela fait 3 enfants, avec Antoine, le fils qu’il avait eu de son premier mariage. La mère de François habite aussi avec eux Ils sont très pauvres mais heureux. Mais François meurt et c’est Marguerite et ses enfants qui doivent reprendre le dur travail de la ferme.

Marguerite apprend à ses enfants à remercier Dieu pour toute cette belle nature dans laquelle ils vivent.

Jean a 9 ans quand il fait un rêve qu’il raconte. « Je suis dans une cour, pleine d’enfants qui jouent beaucoup parlent mal et disent des gros mots. Certains se moquent même de Dieu. Alors, je leur crie de se taire mais ils ne s’arrêtent pas et je les tape sans résultat. Mais un homme rayonnant de lumière, avec un vêtement blanc me dit : « Oui, Jean, occupe-toi de ces enfants mais deviens d’abord leur ami et sois doux avec eux. Tu leur apprendras ainsi à connaître Dieu. » Je lui ai répondu : « Oui, mais qui êtes-vous ? Et comment faire ? Je ne sais pas. »

« Eh bien, je vais te donner celle qui t’apprendra. » Et j’ai vu une très belle dame devant laquelle tous les enfants se sont transformés en bêtes sauvages.

« Si tu es courageux, et deviens leur ami, ils changeront. » Et ces animaux féroces se sont de nouveaux transformés en agneaux qui nous entouraient.

« Tu comprendras cela plus tard » a dit la dame « et je t’apprendrai aussi le nom de mon fils ».

Antoine, le frère aîné, est un gros travailleur et ne comprend pas bien son petit frère. Il trouve que c’est un rêveur et se moque de lui. Il pense aussi que ça ne sert à rien d’aller à l’école comme Jean le réclame.

Maman Marguerite, elle, dit à Jean : « Peut être que c’est un appel du Seigneur et que tu seras  prêtre ».

 


Jean apprend tous les métiers

Quand il accompagne sa mère au marché, Jean va toujours admirer les forains et tout seul il s’exerce à les imiter : il jongle, il fait le funambule, le clown et l’équilibriste. Alors, le dimanche il organise des spectacles qu’il ne fait pas payer mais il demande à tous d’écouter l’évangile et de prier avec lui. Son frère Antoine se moque de lui :

« Tu ne sais faire que le pitre ! »

Jean apprends aussi à lire et à écrire avec un voisin parce que l’école coûte trop cher. Et il aime lire et parler de qu’il lit avec ses amis. Mais Antoine veut l’en empêcher en disant qu’il perd son temps. Jean en a assez et le compare à l’âne de leur ferme.

Jean fait sa première communion à 11 ans. C’est un moment très important pour lui.

Antoine et lui se bagarrent de plus en plus souvent. Il a 12 ans. Maman Marguerite est obligée de le faire partir pour les séparer. Il trouve à garder les vaches dans un autre village. Il travaille dur mais se fait beaucoup d’amis parce qu’il est très drôle et très serviable.

Quand il a 15 ans, il peut retourner vivre chez lui parce qu’Antoine s’est calmé. Jean veut faire des études pour devenir prêtre. Il entre au collège, et au début, il semble un peu ridicule à ses camarades : il est trop grand par rapport à la plupart des élèves de sa classe, et puis, il est trop mal habillé. Mais il réussit en une seule année à rattraper tout son retard. Il est dans les meilleurs de l’école et aide comme un petit professeur tous ceux qui le lui demandent

Pour payer ses études, il mendie en expliquant qu’il veut devenir prêtre. Puis il devient domestique et apprend la couture, la cordonnerie, la forge, la menuiserie, la reliure, la pâtisserie et il devient barman dans la café de son oncle. Il fonde une association « la société de la joie » pour faire ses devoirs sérieusement et s’amuser avec tous ses amis : ils jouent, ils chantent, ils font des promenades et du théâtre, ils prient.

Un jour, un acrobate fait ses spectacles pendant l’heure de la messe. Jean n’est pas d’accord. Il lui demande de faire un concours et si Jean gagne, l’acrobate devra changer son heure. Jean gagne la première épreuve : la course. Il gagne encore la 2ème le saut. Puis il gagne aussi la troisième ; le jonglage. L’acrobate s’élance alors au sommet d’un grand arbre. Mais Jean ne se décourage pas et il fait pareil mais tout en haut, il s’appuie sur les mains et lève les pieds en l’air : ses pieds dépassent la cime. Il a gagné au grand amusement de tout le monde.

Enfin Jean termine ses études à 20 ans et il va pouvoir rentrer au séminaire pour devenir prêtre. Il part donc pour la grande ville Turin.

 

 

Jean découvre la grande misère des jeunes

C’est l’époque de la « révolution industrielle ». Beaucoup d’usines et d’ateliers embauchent. Les gens viennent de loin pour avoir du travail. Mais les conditions sont très mauvaises : on est souvent très mal payé pour des longues journées passées dans des conditions difficiles. On peut n’être embauché qu’un jour de temps en temps, ce qui ne suffit ni à payer son logement, ni à manger à sa faim. Parmi ceux qui cherchent du travail il y a beaucoup de très jeunes, même des enfants souvent seuls, sans parents. Alors, quand ils ne trouvent pas d’emploi, ils trainent, ils font des bêtises, du bruit, ils volent et beaucoup sont envoyés en prison où ils s’entassent dans des conditions terribles.

Jean les rencontre dans la rue ces jeunes et il va aussi les voir en prison. Un jour il demande au directeur de la prison de pouvoir les emmener passer une journée au bon air de la campagne et de les faire jouer. Il promet de les ramener le soir même, ce qu’il fait. Il s’occupe d’eux le plus possible.

A 26 ans il devient prêtre. On l’appelle maintenant Don Bosco, à la manière des italiens.

Un jour, Don Bosco se prépare à célébrer la messe quand il voit le sacristain taper sur un enfant et le chasser de l’église. 

« Pourquoi fais-tu cela dit-il au sacristain ? »

« C’est encore un de ces garnements qui vient voler dans l’église ! »

« Mais ces garnements sont mes amis. Va chercher celui-ci que tu viens de renvoyer. »

L’homme n’est pas très content mais le fait quand même et Don Bosco parle avec le garçon.

« Approche-toi, je suis ton ami. Comment t’appelles-tu ? »

« Barthélémy. »

« Que fais-tu à Turin ? Tu n’as plus de parents, alors de quoi vis-tu ? Tu ne sais ni lire ni écrire parce que tu n’es jamais allé à l’école, mais peut être sais-tu chanter et même siffler. »

Alors là, Barthélémy éclate de rire. Et quand Don Bosco lui  parle de la messe et du catéchisme, il ne sait pas trop bien ce que c’est. Et puis Barthélémy dit :

« Je suis maintenant trop grand pour me retrouver parmi tous ces petits enfants qui viennent ici. Ils vont se moquer de moi.

« Eh bien, dans ce cas reste à la messe et après je te ferai connaître mieux qui est Jésus. »

Et c’est ce qu’a fait Don Bosco. Et il a demandé à Barthélémy s’il voulait revenir une autre fois. Et depuis ce jour Barthélémy est revenu avec ses copains. Ils viennent de plus en plus nombreux. Ils sont là à la messe et après ils jouent avec Don Bosco.

Pour mieux les accueillir Don Bosco va trouver un terrain de jeu. Il va construire une chapelle, aménager une maison avec des chambres et des ateliers pour que les jeunes puissent apprendre différents métiers. Don Bosco a fait tellement de petits métiers différents qu’il peut les faire apprendre à ces jeunes qui l’entourent.

 

Les réalisations des salésiens

Mais Don Bosco ne suffit plus. Il appelle sa mère Maman Marguerite pour être comme la mère de tous ces enfants et il regroupe autour de lui un certain nombre de jeunes prêtres enthousiastes comme lui. Il fait venir ses amis qui l’ont toujours aidé dans les moments difficiles. Ils s’occupent de tous ces enfants des rues. Ils leur font découvrir qu’ils sont aimés eux aussi et pas rejetés par tout le monde. Dieu ne les abandonne pas mais les aime en premier. Ils prient ensemble et se mettent sous la protection de St François de Sales, un saint qui était très bon et parlait très bien de l’amour de Dieu. On les appellera plus tard, ces amis réunis, les salésiens.

D’abord, on se méfie d’eux. Les gens ne voient pas d’un très bon œil ces gamins bruyants et mal élevés qui s’installent près de chez eux. Ils ont peur et ils se plaignent. Mais petit à petit, on remarque l’évolution de tous ces jeunes et on prend conscience que l’avenir de ces misérables est très important.

Les salésiens, les frères de St François de Sales, vont être de plus en plus connus. Les  autorités et des gens riches leur donnent de l’argent pour réaliser leur projet. En plus d’école, de maisons pour les jeunes, ils vont construire une église dédiée à Marie.

Des femmes vont aussi créer une communauté de salésiennes pour s’occuper des jeunes filles de la rue. Don Bosco envoie des salésien et des sœurs en Amérique pour s’occuper des italiens émigrés et même des salésiens missionnaires chez les indiens de Patagonie.

Le temps passe. Don Bosco se fatigue beaucoup au service de tous ces jeunes. Il vieillit et il meurt le 31 janvier 1888. Son rêve de vient une réalité : les enfants féroces se transforment en agneaux quand ils sont aimés et qu’ils comprennent qu’il y a toujours une place pour eux près de Jésus, avec l’aide de Marie.

Maintenant il y a des salésiens dans le monde entier. Dans le village natal de Don Bosco, on a construit une grande église avec un Chemin de Lumière qui aide à méditer sur les 50 jours qui séparent la Résurrection à la Pentecôte. Il y a aussi un grand centre qui accueille les amis de Don Bosco et particulièrement les jeunes. Toi aussi tu peux y aller.

Don Bosco est béatifié en 1929 puis canonisé par Pie XI le 1er avril 1934, jour de clôture de l'année sainte. En 1958, Pie XII le proclame patron des apprentis.

Source : http://interparole-catholique-yvelines.cef.fr/BARTIMEE/BartimeeRecitDonBosco.htm

Vous trouverez de nombreuses images sur ICI

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 17:54

Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s'était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l'argent à des œuvres de miséricorde.

L'empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens

Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l'arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête ; mais, conduite à l'empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles ; celui-ci ne l'en fit pas moins conduire au temple d'Apollon. En y entrant, Martine, s'armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l'instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l'idole. L'empereur, irrité, commanda qu'on frappât la vierge à coups de poings et qu'on l'écorchât avec des ongles de fer ; Martine souffrit avec une telle patience que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d'autres qu'une lumière divine renversa et convertit.

Conduite de nouveau devant l'empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles ; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s'arrêtèrent de fatigue. Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l'huile bouillante ; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler. Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres.

L'empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu'il la crut morte ; mais s'apercevant qu'il se trompait : "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés ? – J'ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.

L'empereur, informé de ce qui s'était passé, ordonna que Martine fût menée dans l'amphithéâtre afin d'y être exposée aux bêtes ; mais un lion, qu'on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies ; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d´Alexandre et le dévora.

Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps. "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. – Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ."

Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l'avance, mais le vent et la pluie, qui survinrent à l'instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu'on lui eût fait couper les cheveux. L'empereur la croyait magicienne et s'imaginait que sa force résidait dans sa chevelure.

Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu'au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.

Elle est fêtée le 30 janvier

Source : http://christroi.over-blog.com/

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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 21:36

Thomas naît à Roccasecca près d’Aquin, dans la région de Latium (Italie), en 1225. Il est élevé par les bénédictins du mont Cassin. Mais après avoir étudié à Naples, il rejoint les dominicains en 1244, malgré l’opposition de sa famille. Thomas est ordonné prêtre en 1250. En 1266, il entame la rédaction de la Somme théologique, son œuvre principale. Formé de cinq volumes, cet ouvrage constitue une explication systématique de la foi. Thomas, qui synthétise les travaux des penseurs chrétiens qui le précèdent, considère que la contemplation prend toute sa mesure dans l’action. Cette pensée fait de Thomas un des principaux piliers sur lequel se fonde le catholicisme. Mais, en 1273, une vision divine empêche Thomas d’achever cet écrit : « Tout ce que j’ai écrit me semble un fétu, comparé à ce que j’ai vu et à ce qui m’a révélé ». Thomas d’Aquin meurt peu après, en mars 1274. Il est canonisé en 1323. Son corps est transféré à Toulouse. Il repose aujourd’hui dans l’église des Jacobins. Il est proclamé docteur de l’Eglise en 1567 par Pie VI, et nommé patron des universités et des écoles par Léon VIII en 1880. Il est fêté le 28 janvier.

Thomas von Aquin, Kirchenlehrer, in der Nähe von Neapel geboren, gilt als einer der größten Gelehrten des Mittelalters. Gegen den Willen seiner Familie trat er in den Dominikanerorden ein (Die adelige Familie empfand es als Schande, dass ihr Sohn ausgerechnet einen Bettelorden ausgewählt hatte.). Aus dem wortkargen Burschen, den seine Mitschüler einen "stummen Ochsen" nannten, wurde ein gewaltiger Prediger, ein Hochschulprofessor in Paris und Neapel und der Verfasser bedeutender theologischer Schriften (u.a. "Summa Theologica"). Trotz seiner allgemein anerkannten außergewöhnlichen Intelligenz blieb der große Mann immer bescheiden und freundlich. + 7.3.1274. 

Source : http://namenstage.katholisch.de

 

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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 15:29

Veuve romaine, disciple de saint Jérôme ✝ 404. Cette grande dame romaine avait épousé à dix-sept ans un mari qui la rendit heureuse et dont elle eut cinq enfants. Elle souffrit beaucoup quand elle le perdit. Alors elle décida de rejoindre Saint Jérôme en Palestine puisqu'elle l'avait connu à Rome. Elle distribua son héritage à ses enfants et partit avec une de ses filles, sainte Eustochium, dans l'un des monastères fondés par saint Jérôme à Bethléem.

Elle assura à saint Jérôme deux biens précieux : une grande part de sa fortune pour continuer les travaux du monastère, une grande patience pour calmer ses colères. Sa fête est le 26 janvier.

 

Paula, Tochter einer römischen Adelsfamilie, galt als mustergültige Gattin und Mutter (von fünf Kindern). Früh Witwe geworden, widmete sie sich mit Hingabe Werken der Frömmigkeit und der christlichen Caritas. Als die Kinder selbstständig geworden waren, pilgerte sie mit ihrer jüngsten Tochter nach Palästina und gründete dort gemeinsam mit dem Kirchenlehrer Hieronymus eine Pilgerherberge und zwei Klöster. In Bethlehem starb sie am 26.Januar 404.

Source : http://nominis.cef.fr/ + http://namenstage.katholisch.de

À propos de sainte Paule

Auteur de légendes

Ici, Voragine laisse, pour tout le récit de la vie de sainte Paule, la parole à saint Jérôme. Pour être plus précis, il s’agit de la lettre 108 qui a acquis le titre le Vita Paulæ (vie de Paule), c’est-à-dire d’hagiographie officielle. Voragine d’ailleurs ne s’y trompe pas puisqu’il la cite en intégralité dans la légende dorée. Cette lettre a également inspiré une autre version, sous forme de poème cette fois, et rédigée par Flodard, chroniqueur du IXè siècle, ayant vécu à Reims.

Ces précisions sont l’occasion de s’arrêter un instant sur le cas de Jacques de Voragine. Il est né à Varazze, petit ville du golfe de Gênes en Italie. Issu d’une famille modeste, il entra à l’âge de 16 ans, chez les Dominicains et fut nommé, en 1276, provincial de cet ordre en Lombardie, puis il fut sacré archevêque de Gênes en 1292. On peut attribuer à Jacques de Voragine un certain nombre d’œuvres : des sermons qui furent très souvent réimprimés dès 1484, une apologie des frères prêcheurs et une chronique de Gênes de l’année 1297. Mais évidemment Jacques de Voragine est surtout connu comme l’auteur de ce qui nous occupe ici : la Légende dorée ou Legenda aurea, qu’il serait plus exact de traduire par Légende d’or.

Et pourtant, c’est cette notion d’auteur qu’il faut interroger pour ce qui concerne la période médiévale : Voragine n’est pas hagiographe mais joue le rôle d’encyclopédiste, compilant les sources qui lui paraissent les plus édifiantes concernant les saints composant son œuvre.

Dans cet extrait ouvrant la vie de sainte Paule, Voragine prend tout de même le temps de nous apprendre que Paule est de naissance noble, état rappelé par saint Jérôme à son tour. Ce dernier fait évidemment le lien entre les origines élevées, aspect matériel, et la grandeur de l’attitude, plan spirituel.

Recrutement

Sainte Paule, dans ce deuxième passage confirme ce qui était déjà évoqué dans le premier extrait, à savoir se défaire de tous ses biens matériel. Certaines formules pouvaient surprendre : notamment le fait de rendre sa famille pauvre ou de sembler avoir eu le désir d’être veuve tellement elle se sentait heureuse en se rapprochant du Seigneur. Cela témoigne bien sûr d’une conception forte de l’Église dans le détachement de tout ce qui est terrestre pour pouvoir se consacrer uniquement à Dieu. Si de nos jours nos sociétés issues du catholicisme ont tant de mal à parler d’argent et à ne pas voir sans suspicion un individu s’enrichir matériellement, nous le devons à cette conception-là.

Concernant sainte Paule, cela va même encore plus loin puisque le déchirement se fait avec ses propres enfants que l’on voit venir pleurer alors que leur mère s’embarque pour la Terre Sainte.

La légende nous montre l’influence de Paulin et d’Épiphane dans ce choix. Il se trouve que Paulin a conféré le sacerdoce à Jérôme et qu’il est l’ami d’Épiphane. Ces trois hommes vont se retrouver durant l’été 382. Lors du concile qui se tenait à Rome, Paulin et Épiphane furent deux deux logés chez une patricienne de la ville. Épiphane, évêque de Salamine, put à son tour faire la connaissance de Jérôme. Ensemble ils allaient s’opposer à l’origénisme (concernant des interprétations de la Bible).

Mais Jérôme qui était donc du voyage, profita surtout de sa présence pour rencontrer les femmes de la haute société romaine qui se retrouvaient dans le palais de cette patricienne. Il pouvait ainsi les « recruter » et sainte Paule correspond à une figure typique de l’époque, celle des « grandes et riches » dames romaines qui participèrent au développement de la religion chrétienne dans l’empire romain et surtout qui apportèrent leur pierre à l’enrichissement de l’Église.

Voyage en Terre Sainte

Sainte Paule est donc arrivée en Terre Sainte et elle entame ce que nous appellerions aujourd’hui un pèlerinage, puisqu’elle passe dans les lieux où est passé le Christ. Elle y exprime sa foi.

Il s’agit en effet de vivre la religion d’une manière plus libérée, en tout cas des dogmes ou rituels traditionnels, s’ouvrant sur une voie d’accès différente, peut-être plus directe, au divin. C’est bien ce qu’il se passe ici dans l’émotion ressentie par sainte Paule. L’aspect extraordinaire de ce qui s’est passé dans ces lieux rejaillit sur la sainte qui à son tour, par elle et en elle redonne une existence à ces événements. Elle est bien le prolongement de l’évangile dont l’objectif est d’annoncer au monde ce qu’a accompli Jésus. Et l’auteur prend bien soin de nous dire que Jérusalem en est témoin. Le pèlerinage associe en effet l’expérience individuelle et collective.

D’autre part, certains historiens montrent que dans le pèlerinage chrétien, le lieu naturel, comme ici la pierre du tombeau, est en quelque sorte « baptisé », traité comme s’il était humain. Or c’est bien ce que réalise sainte Paule lorsqu’elle embrasse ce qui compose le tombeau du Christ. Les aspects physiques et métaphysiques sont donc étroitement liés.

En outre, ce rappel du pèlerinage n’était pas pour déplaire aux contemporains de Voragine. En effet, depuis le XIème siècle et l’appel du pape Urbain II, les croisades s’organisaient. Il s’agissait d’abord d’aller au secours de chrétiens se trouvant dans des territoires qui ne leur étaient pas favorables, notamment dans les états musulmans. Les premiers croisés, de leur côté, mirent au premier rang de leurs préoccupations le pèlerinage. Il s’agissait de se rendre à Jérusalem et d’en visiter le saint Sépulcre.

Nous retrouvons ce même désir, ce même élan dans les récits médiévaux tels la « quête du Graal » où toutes les reliques liées à la mort du Christ (croix, clous…) sont l’objet de recherche et quasi de commerce.

C’est Jérôme

Dans ce quatrième extrait, il s’agit toujours de saint Jérôme qui nous parle de sainte Paule. Ce passage nous montre le lien entre les deux saints. Les échanges nous confirment que Paule fut en effet une disciple de Jérôme.

Avec Ambroise de Milan, Grégoire le Grand et Augustin, Jérôme fait partie des Pères latins qui ont acquis le titre de docteurs de l’Église. Il occupe une position de médiateur : d’abord entre deux époques : l’antiquité et le moyen-âge, puis entre deux lieux : l’Orient et l’Occident.

Romain cultivé, Jérôme part pour l’Orient vers 372 à Antioche notamment où il se forme à l’exégèse et où il traduit divers textes religieux, surtout grecs. Nous avons déjà parlé du concile de Rome en 382 à la suite duquel il devient le guide spirituel et intellectuel de plusieurs dames (Marcella, Paula…). Il traduit les Pères grecs (Origène, Didyme…) ; il révise le texte latin des Évangiles et des Psaumes. Mais, observateur aigu, il profite aussi de sa position pour s’ériger en censeur des mœurs romaines. Mais la dureté de ses exigences ascétiques ne plaisent pas beaucoup à ses concitoyens ; ajoutons à cela que ses relations féminines faisaient jaser et que la nouveauté de ses travaux bibliques dérangeait. Sa disgrâce fut consommée lors d’un procès ecclésiastique.

À l’été 385, il dut partir. Transformant cet exil en pèlerinage, il s’embarqua à nouveau pour l’Orient, destination Jérusalem, où il retrouve Rufin d’Aquilée, condisciple et ami. Ce dernier y avait fondé et y dirigeait avec la Romaine Mélanie deux couvents latins. Jérôme finit par faire de même, mais à Bethléem. Et c’est justement là que sainte Paule va le rejoindre et l’aider dans son entreprise. Parmi les charges dont ils s’occupent, notons la direction des moines, la gestion d’une hôtellerie pour les pèlerins, l’instruction d’enfants dans une sorte d’école monastique.

Nous relevons également dans ce texte diverses références à des passages bibliques, témoignant de la maîtrise de l’ouvrage par Jérôme.

Dans la famille : la fille

Saint Jérôme nous décrit ici les derniers instants de sainte Paule, morte en 406 et inhumée dans un tombeau creusé dans la grotte de Bethléem. Nous n’avons jusque-là pas parlé d’Eustachie, qui est la fille de Paule. La seule des cinq enfants que sa mère ait gardée à ses côtés, également disciple de Jérôme.

Dans le chapitre de la légende dorée consacré justement à Jérôme, Voragine utilise une autre lettre du saint tirée de sa vaste correspondance. Celle-ci était adressée à Eustachie. Ce document est resté célèbre car il y est question de la théorie de la traduction.

Jérôme, aujourd’hui saint patron des traducteurs, commence par réviser sur le grec la Bible latine puis va se pencher sur l’hébreu, engageant le projet d’une nouvelle traduction de l’Ancien Testament conforme à l’authenticité de la langue originale. Il voulait permettre aux chrétiens de défendre face aux juifs les titres messianiques du Christ. Mené sur quelque quinze années, cet immense travail se heurtera à beaucoup de défiance : Jérôme ne cesse de se justifier contre ceux, parmi lesquels Augustin, qui y voyaient plutôt une dangereuse concession faite aux juifs ainsi reconnus détenteurs d’une vérité du texte. On craignait également que les innovations puissent discréditer la version traditionnelle aux yeux du peuple chrétien.

Jérôme n’arriva pas au bout de cette traduction qui fut continuée par d’autres. Ce retour à « la vérité hébraïque », au détriment de la Septante, ne s’imposa pleinement qu’au VIIe siècle. Désignée à partir du XIIIe siècle comme vulgata versio, « texte communément employé », la Vulgate fut déclaré traduction authentique par le concile de Trente en 1546. Elle comprend bien pour l’essentiel les traductions de Jérôme sur l’hébreu et ses révisions des Évangiles, mais également d’autres traductions latines qui ne sont pas de lui. Une version latine moderne, appelée Nova Vulgata, a été promulguée par Jean-Paul II en 1979.

Jérôme et Eustachie, tout comme Paule, sont morts à Bethléem, respectivement en 419 et 420.

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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 17:41

Pour ouvrir le fichier sur la conversion de Saul en PDF, cliquez ICI.

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Lecture du livre des Actes des Apôtres 9, 1-22

En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem. Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté. Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? » Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire ». Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.

Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur ». Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue ». Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem. Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom ». Mais le Seigneur lui dit : « Va ! car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël. Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom ».

Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint ». Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé. Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent.

Il passa quelques jours à Damas avec les disciples et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu. Tous ceux qui écoutaient étaient stupéfaits et disaient : « N’est-ce pas lui qui, à Jérusalem, s’acharnait contre ceux qui invoquent ce nom-là, et n’est-il pas venu ici afin de les ramener enchaînés chez les grands prêtres ? » Mais Saul, avec une force de plus en plus grande, réfutait les Juifs qui habitaient Damas, en démontrant que Jésus est le Christ.

Après la mort d’Étienne, ceux qui croyaient en Jésus furent chassés et persécutés. Quelques-uns furent emprisonnés, mais beaucoup s’enfuirent. Le chef de l’opposition était Saul, l’homme qui avait assisté à la lapidation d’Étienne. Saul était un jeune homme instruit, qui connaissait le grec et le latin. Ses parents étaient juifs, mais il était né à Tarse, une cité de la province romaine. Il était donc citoyen romain, et dans sa ville on le connaissait sous son nom romain de Paul. Saul n’était pas seulement intelligent, c’était aussi un pharisien fervent ; c’était l’un des meilleurs professeurs de Jérusalem qui lui avait enseigné la religion juive. Il était convaincu que les adeptes de Jésus se trompaient et qu’ils devaient être exterminés. Il cherchait partout de nouveaux croyants pour les arrêter. Un jour, Saul faisait route avec sa garde armée vers la ville de Damas, où se trouvaient des adeptes qu’il avait ordre d’arrêter. Au bout d’une semaine de voyage, il put enfin apercevoir de loin la ville. Il avançait sur la route torride et poussiéreuse quand soudain une lumière aveuglante l’enveloppa de sa clarté. Saul tomba à terre, foudroyé. Il entendit alors une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Et lui, tremblant de frayeur à la vue de cette lumière venue du ciel, demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » « Je suis Jésus que tu persécutes, répondit la voix. Mais relève-toi, entre dans la ville et, là, on te dira ce que tu dois faire ». Quand Saul se releva, il était devenu aveugle. Ses soldats s’étaient arrêtés, muets de stupeur. Ils avaient bien entendu une voix, mais n’avaient rien vu. Alors, très lentement, la garde armée conduisit son maître jusqu’à la ville. Là, ils demeurèrent dans une maison située dans la rue Droite. Trois jours durant, Saul resta sans voir, refusant de manger et de boire. Il y avait à Damas un disciple de Jésus du nom d’Ananie. Le Seigneur l’appela dans une vision et lui dit d’aller dans la rue Droite, où se trouvait un dénommé Saul de Tarse. la-conversion-de-Saul-2.jpg« J’ai dit à Saul que tu irais prier pour lui, pour qu’il recouvre la vue », dit Jésus à Ananie. Ananie répondit, perplexe : « Mais, Seigneur, j’ai entendu parler de Saul. C’est lui qui emprisonne tous ceux qui croient en toi ». Mais Jésus rassura Ananie : « J’ai choisi cet homme pour qu’il soit mon serviteur. Il sera un grand apôtre et portera ma parole dans de nombreuses nations du monde. Maintenant, va ». Ananie trouva la maison et entra. Il imposa les mains sur Saul et lui dit : « Saul, mon frère, le Seigneur, ce Jésus qui t’est apparu sur le chemin, m’envoie pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit ». Et, aussitôt, Saul recouvra la vue. Ananie le baptisa sur-le-champ. Saul s’assit alors et prit un bon repas.

La-conversion-de-Saul-01.jpgLa-conversion-de-Saul-02.jpgLa-conversion-de-Saul-03.jpgPaul-01-copie-1.jpgPaul-02.jpgrome_paul4.gif

 

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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 18:10

Il est fêté le 24 janvier, il est le patron des écrivains, des éditeurs et des journalistes.

Il naît dans le château familial de Thorens en Savoie le 21 août 1567. Il a une maman très jeune : elle s’est mariée à 14 ans ! Elle aime beaucoup s’occuper de son petit garçon et, comme elle est très pieuse, elle lui apprend à découvrir la bonté de Dieu. François est un enfant sage, mais il lui arrive tout de même de faire des bêtises. Un jour, il chipe dans la cuisine du château un petit pâté tout chaud, si chaud qu’il finit par se brûler. Il est obligé de tout avouer à sa maman. Elle l’emmène alors se confesser pour lui montrer que, en désobéissant, c’est surtout à Jésus qu’on fait de la peine.

François ne va pas à l’école, mais un maître, Monsieur Déage vient à la maison. Il travaille bien et lorsqu’il devient capable de lire, il va faire la lecture à une vieille amie de ses parents. Mais parce qu’il est doué, son père décide de l’envoyer au collège. Il se fait remarquer par son sérieux. Il se montre bon camarade avec tous. Les autres élèves le surnomment « le petit sain » ! Il quitte le collège à 15 ans et son père l’envoie étudier à Paris. Il fréquentera les cours de droit chez les Jésuites du Collège de Clermont. Il va étudier la Théologie parce que tout ce qui concerne Dieu le passionne. A 24 ans il est reçu Docteur en Droit en 1591. Il commence une carrière d’avocat à Chambéry, mais il sent bien que ce n’est pas vraiment sa voie. Il voudrait être prêtre. A 26 ans, le jeune homme est ordonné prêtre à Annecy, le 18 décembre 1593. Un des bonheurs de François, tout au long de sa vie, c’est d’accueillir les gens au confessionnal. Il se réjouit chaque fois qu’il peut leur parler de l’amour de Dieu qui leur pardonne leurs péchés et les inviter à aimer le Seigneur en retour. Sa réputation de bonté se répand très vite, et on commence à affluer vers lui pour se réconcilier avec Dieu. François est nommé Evêque de Genève en 1602. Toujours soucieux de consoler, d’encourager, d’instruire, de conseiller, François écrit énormément. Il compose des livres qui ne cesseront pas d’être lus jusqu’à nos jours. Les années passent, François ne se sent pas très bien et, très vite, son état empire. Le 28 décembre 1622, François meurt à Lyon. Il sera proclamé saint en 1665 et Docteur de l’Eglise en 1877.

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L’enfant sorti du tombeau

Une femme, qui venait de perdre son mari, attendait un enfant. Elle vouait une grande confiance à saint François de Sales. Sentant sa mort prochaine, elle était glacée d’épouvante à la pensée que son bébé, la suivant dans la tombe, serait privé du sacrement de baptême. Elle adressa donc cette instante prière au ciel :

« Grand saint François de Sales, je vous recommande mon âme et je vous voue le fruit de mes entrailles ; je vous supplie que mon enfant reçoive le baptême, faites-moi, s’il vous plaît, cette grâce ! »

Le mal s’aggrava et la mort fit son œuvre. On enterra la malheureuse. Or, une nuit, une de ses voisines reçut la visite de son âme qui la supplia d’aller voir Monsieur le Curé pour lui demander de faire retirer son corps de terre et d’en sortir son enfant qui, n’étant pas mort, pourra être purifié par les eaux salvatrices.

La voisine fit aussitôt la démarche demandée auprès du prêtre qui la renvoya, pensant qu’elle racontait des fables.

Mais la vision se reproduisit quatre fois et, chaque fois, la pauvre femme allait inlassablement en rendre compte à son pasteur.

Enfin, ce dernier commença à penser qu’il ne s’agissait peut-être pas de rêveries. Il alla trouver son évêque, Monseigneur Charles Auguste de Sales pour lui demander conseil en cette affaire et se retrancher derrière son autorité. Le prélat lui fit cette réponse :

« Si Dieu veut manifester sa puissance par la vertu de notre saint, Il le peut. Allez voir et revenez me dire ce que vous aurez fait ».

Le curé va trouver la voisine qui, heureuse de se voir enfin prise au sérieux, ameute toute la paroisse. C’est donc en présence de nombreux témoins que l’on ouvrit le tombeau.

Le corps de la morte était déjà corrompu, à l’exception toutefois du ventre qui était entièrement conservé. On l’ouvre et l’incroyable est bien vrai : le petit enfant, frais et rose, est en pleine vie.

On amena le bébé au domicile de l’évêque qui fut très touché de ce prodige. On procéda ensuite au baptême, sur la tombe même de saint François de Sales, dont il reçut le prénom. Cet enfant mourut à l’âge de trois mois, mais cette fois, l’âme de sa mère reste en paix, sachant qu’elle allait le retrouver pour toujours.

Source : Le monde merveilleux des saints

 

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 21:19

Vincent de Saragosse est fêté le 22 janvier à ne pas confondre avec Vincent de Paul qui est fêté le 27 septembre.

Né au IIIè siècle, il est victime, avec l’Evêque Valère, des persécutions organisées par Dacien, le légendaire gouverneur romain de l’Espagne. En 404, Valère est exilé, mais Vincent subit des tortures affreuses. Il est déchiré avec des crochets de fer, placé sur un gril, etc. Sorti indemne de ces tourments, il est emprisonné, couché sur des tessons de poterie. Enfin, Vincent meurt. Son corps est exposé aux bêtes sauvages, mais un corbeau vient le protéger contre les assauts d’un loup. La dépouille est alors jetée à la mer, avant d’être rejetée par les flots sur le rivage. Pour finir, des chrétiens lui donnent une sépulture. Saint Vincent est souvent honoré comme le patron des vignerons ; comme aucun épisode de sa vie ni aucun de ses miracles n’a trait au vin ou à la vigne, on pense que ce patronage repose sur un jeu de mots fait à partir de la première syllabe de son nom : vin.

 

 

 

 

Voir la fabrication du vin en cliquant sur l'image ci-dessous.

 

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 08:35

Le prénom Agnès vient du grec agnos (pur, chaste). Fêtée le 21 janvier, Agnès est la gardienne de la pureté et la patronne des fiancés, des jardiniers et des jeunes filles.

Une jeune Romaine belle et chaste

Selon la tradition, Agnès vient au monde au sein d’une riche famille romaine à la fin du IIIè siècle. Dotée d’une très grande beauté, elle se voue à la chasteté dès son plus jeune âge. Vers 304, douze ou treize ans, elle repousse les avances de plusieurs prétendants, et est dénoncée aux autorités comme chrétienne par l’un d’entre eux, le fils du préfet. Le jeune homme meurt subitement, mais Agnès le ramène à la vie.

La plus célèbre des vierges martyres

Apres sa condamnation, Agnès se montre insensible aux premières tortures qui lui sont infligées. Puis, sur l’ordre du gouverneur, elle est placée dans une maison qui abrite des femmes aux mœurs légères. Mais ses longs cheveux lui font comme un vêtement (parfois, c’est un ange qui lui apporte un manteau d’un blanc incandescent). Le feu qui doit la brûler s’éteint par miracle. Selon une variante, un des soldats qui la gardent est aveuglé parce qu’il contemple Agnès avec concupiscence ; il ne recouvre la vue que grâce à l’intervention de la jeune chrétienne. Enfin, le bourreau perce la gorge d’Agnès avec son épée (parfois, Agnès est décapitée ou brûlée vive). Ce martyre, qu’elle subit avec courage, fait d’Agnès l’un des martyrs romains les plus vénérés, même si la parenté de son supplice avec celui d’Agathe peut faire douter de la réalité de son existence.

La sainte à l’agneau

Depuis le VIè siècle, le culte rendu à Agnès est assimilé à l’image de l’agneau (en raison de la parenté des noms de la jeune femme et de l’animal : agneau vient du latin agnus) et donc à celle du Christ, dont une des appellations est « l’Agneau mystique ». Après sa mort, la jeune fille apparaît à ses parents, un agneau à son côté. À Rome, chaque année, le jour de la fête de la sainte, des agneaux sont bénis ; leur laine, tissée par les religieuses du couvent Sainte-Agnès, sert ensuite à confectionner les pallia, les vêtements que portent le pape, a les primats et les archevêques. Agnès est souvent représentée portant un agneau dans ses bras. Une basilique édifiée à Rome est dédiée à Agnès depuis le milieu du IV‘ siècle (le corps et le crâne de la martyre y seraient conservés). 

 

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 16:23

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Une histoire que l'Abbé Pierre Cousty aimait raconter aux enfants du catéchisme. Cela me rappelle de très bons souvenirs. Grand Merci à mon Chef et Ami de nous avoir fait découvrir tant de belles choses.

 

 

 

 

1) C’était le 17 janvier 1871 alors que la France était vaincue par la Prusse. Pendant 3 heures, Eugène et Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé vont contempler la « Belle Dame » vêtue d’une robe bleue parsemée d’étoiles, avec un voile noir sur la tête et une couronne d’or avec un liseré rouge, aux pieds des chaussons bleus avec une boucle d’or. Elle tend les mains en avant et sourit aux enfants. Elle apparaît dans un triangle formé par trois grosses étoiles d’or en plein ciel.

2) Accourus devant la grange, les habitants du hameau vont commencer à prier avec les Sœurs. À l’arrivée de M. le curé, l’abbé Michel Guérin, un ovale bleu avec quatre bougies éteintes vient entourer la Belle Dame, une petite croix rouge apparaît sur sa poitrine à l’endroit du cœur. Pendant le chapelet, la Belle Dame grandit lentement au fur et à mesure des Ave Maria. L’ovale grandit aussi et les étoiles se multiplient sur sa robe et autour d’elle. Au début du Magnificat une banderole blanche se déroule en dessous de l’ovale et des lettres d’or viennent s’écrire tour à tour. Le message va se continuer pendant les litanies, l’Inviolata et le Salve Regina. À ce moment-là il est complet.

3) Au début du cantique « Mère de l’espérance », Marie va lever les mains à hauteur de ses épaules et remuer les doigts au rythme du cantique.

4) Après un autre cantique dont le refrain est « Parce Domine » son visage est empreint d’une tristesse indicible. Une croix rouge vif apparaît devant elle, portant le crucifié d’un rouge foncé. Au sommet de la croix, une traverse blanche avec un nom écrit en lettres rouges couleur sang : JESUS-CHRIST ; Marie prend la croix à deux mains et la présente aux enfants. Une petite étoile vient allumer les bougies de l’ovale. On prie en silence en pleurant. On chante « Ave Maris Stella ». Le crucifix rouge disparaît ; Marie reprend l’attitude du début et sourit à nouveau.

5) Deux petites croix blanches apparaissent sur ses épaules. Au cours de la prière du soir qui va suivre, un voile blanc parti d’en bas monte lentement devant la Sainte Vierge. Puis tout disparaît. « C’est tout fini » disent les enfants. Chacun retourne chez soi le cœur en paix.

Source : http://www.sanctuaire-pontmain.com/

Jubilé des 150 ans de l'apparition de Notre-Dame à Pontmain

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 15:38

 

Le prénom Rémi signifie guérisseur. Il est fêté le 15 janvier, il est le patron de la ville de Reims.

Prénoms apparentés : Mieg (alsacien), Remigio (italien), Remigius (allemand et anglais), Remy.

Une venue au monde inespérée

Le comte de Laon, Emilius, et son épouse Célinie parviennent à un âge avancé sans avoir eu de descendance. Un jour, enfin, un ermite aveugle demeurant dans leur voisinage leur annonce la naissance prochaine d’un enfant. Il précise que la future mère devra, quand elle allaitera, lui laver les yeux avec son lait afin qu’il puisse recouvrer la vue. La prophétie et le miracle annoncés se réalisent : Rémi vient au monde vers 437, et le lait de Célinie guérit les yeux de l’ermite. Le jeune garçon bénéficie d’une bonne éducation et fait preuve, dès son plus jeune âge, de vertu et de ferveur religieuse.

Archevêque de Reims

Selon la tradition, Rémi devient à vingt-deux ans archevêque de la ville de Reims, un des ultimes vestiges du monde gallo-romain alors à l’agonie. À proximité de la cité, existe alors le royaume franc gouverné par Clovis, un païen marié à une chrétienne, Clotilde. Lorsque les Francs s’emparent de Reims, Rémi prête allégeance au nouvel homme fort de la Gaule, et lui fait connaître les conditions qui, selon lui, sont la marque d’un bon gouvernement.

Le vœu de Clovis

Dans un premier temps, Clovis n’entend pas se convertir à la religion de son épouse. Mais, lors de la bataille de Tolbiac, ses armées se trouvent mises en difficulté face aux troupes des Alamans. Le chef des Francs forme alors un vœu. Il s’adresse au dieu que vénère son épouse : « Dieu que Clotilde adore, si tu me donnes la victoire, je me ferai baptiser ». Aussitôt, selon la tradition, le sort des armes tourne en faveur des Francs.

Le baptême du roi des Francs

À une date mal connue (peut-être le jour de Noël 496, 498 ou 499, voire 506), Rémi baptise, dans la cathédrale de Reims (ou en un autre lieu), Clovis et plusieurs milliers de ses guerriers. Selon la tradition rapportée par l’historien saint Grégoire de Tours, la foule est telle aux abords de l’édifice que le religieux portant le saint chrême ne peut gagner le baptistère. À la prière de Rémi, la colombe du Saint-Esprit apparaît alors dans le ciel, « plus blanche que neige », et portant dans son bec une ampoule contenant un chrême à l’odeur d’une « suavité inexprimable ». Avec ce baume, l’évêque trace une croix sur le front de Clovis.

Le sacre des rois de France

Du baptême de Clovis date la tradition selon laquelle la plupart des rois appartenant aux dynasties mérovingienne, carolingienne et capétienne sont sacrés à Reims (Charlemagne est sacré à Noyon, Henri IV à Chartres, etc.). Jusqu’au dernier à roi de France, le capétien Charles X, en 1825, tous les monarques reçoivent en effet l’onction qui leur est donnée par l’archevêque de Reims, avec une huile tirée de la Sainte Ampoule conservée dans le trésor de la cathédrale, et réputée ne jamais s’épuiser. Le culte rendu à Rémi est ainsi, sous l’Ancien Régime, très lié à la royauté qui déploie tous ses fastes lors de la cérémonie par laquelle le pouvoir monarchique se trouve doté d’un fondement religieux.

L’organisateur de l ’Eglise

Rémi s’emploie à doter la jeune église chrétienne d’une organisation notamment implantée à Laon et Arras. Dans sa ville de Reims, il crée une structure chargée de secourir les pauvres et, non loin de la cathédrale, fonde un hôpital destiné à accueillir les plus déshérités. Selon la légende, un jour, Rémi arrête d’un geste de la main un incendie qui menace de détruire sa ville. Une autre fois, en visite chez Celse, une parente, il se rend compte que le vin est sur le point de manquer ; il bénit alors le tonneau vide : le vin jaillit et envahit la cave de la maison. Rémi meurt à un âge avancé, vers l’an 530. Il fait l’objet d’un culte qui est attesté dès la fin du VI siècle. Outre des statues ornant les cathédrales de Chartres et de Reims, Rémi est également représente sur une suite de dix tapisseries, tissées au XVI siècle, qui ornent l’abbaye Saint-Rémi, à Reims.

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 19:12

Anne est née le 25 avril 1911 au château de La Cour à Annecy-le-Vieux, dans le foyer très chrétien de Jacques et Antoinette de Guigné. Par sa mère, née Charette de la Contrie (1886-1978), son ascendance remonte jusqu'à saint Louis, roi de France. Par son père, elle se rattache à une vieille famille implantée en Picardie depuis la Renaissance. C'est une riche nature, dotée de belles qualités de cœur et de droiture. Elle est éveillée et vive, nous dit sa mère. C'est une enfant aimable, qui a du caractère, mais aussi, en contrepoint, des défauts non moins marqués et qui inquiètent son entourage : Anne est coléreuse, très volontaire, dominatrice, portée à la désobéissance et à l'orgueil.

Une anecdote montre une fierté et un aplomb quelque peu insolents chez une petite fille de 4 ans ! Mélanie, cuisinière au château de La Cour, se reposait quelques instants sur une borne devant la propriété. Anne, abandonnant ses jeux, s'approche d'elle et lui dit : « Ce n'est pas la place de Mélanie, ici ! » Comme celle-ci lui répond : « Et où donc est ma place ? » L’enfant rétorque : « À la cuisine ! ».

Une autre fois, à l'occasion d'un Noël familial, Anne convoite et dispute à sa cousine une petite table que celle-ci a reçue en étrenne. Il faut intervenir et le père de Madame de Guigné a cette réflexion : « Je plains sa mère quand elle aura vingt ans ! »

C'est un événement tragique survenant dans la vie familiale qui va provoquer une véritable conversion de la petite Anne.

En 1915, un an après le début de la guerre, alors que les combats s’enlisent dans les tranchées, toutes les familles de France savent qu’une visite d’un officier d’état civil ou d’un membre du clergé dans un foyer signifie l’annonce d’une mort au champ d’honneur. Aussi lorsque le 29 juillet 1915, Madame de Guigné voit le curé d’Annecy-le-Vieux, Monsieur l’abbé Métral, venir frapper à la porte de sa demeure, elle comprend que son mari, déjà blessé à trois reprises, ne reviendra plus.

« Anne, si tu veux me consoler, il faut être bonne » dit sa mère à sa fille âgée tout juste de quatre ans et aînée de ses quatre enfants. À partir de cet instant, l’enfant jusqu’alors volontiers désobéissante, orgueilleuse et jalouse, va mener, avec acharnement et continuité, un combat de tous les instants pour devenir bonne, combat de sa transformation intérieure qu’elle gagnera grâce à sa volonté certes, mais surtout – et c’est elle qui nous le dit – par la prière et les sacrifices qu’elle s’impose.

On la voit devenir rouge et serrer ses petits poings pour maîtriser son caractère devant les contrariétés qu’elle rencontre ; puis, petit à petit, les crises s’espacent et son entourage à bientôt l’impression que tout lui est agréable. Son amour pour sa mère qu’elle veut consoler va ainsi devenir son chemin vers son Dieu.

Ce chemin est balisé par les nombreuses réflexions d’Anne qui nous montrent l’intensité de sa vie spirituelle, et par la multitude de témoignages de son entourage rapportant les efforts continuels qu’elle faisait pour progresser dans sa conversion. Pour Anne de Guigné, le phare qui éclaire son chemin de conversion est sa première communion à laquelle elle aspire de tout son être et de toute son âme et qu’elle prépare avec joie.

Le moment venu, son jeune âge nécessitant une dispense, l’évêque lui imposera un examen qu’elle franchira avec une facilité déconcertante. « Je souhaite que nous soyons toujours au niveau d’instruction religieuse de cette enfant-là » dira l’examinateur.

La suite de sa courte vie traduit la paix d’un grand bonheur intime, alimenté par l’amour de son Dieu, qui s’applique, au fur et à mesure qu’elle grandit, à un cercle de personnes de plus en plus vaste : ses parents, sa famille, son entourage, les malades, les pauvres, les incroyants.

Elle vit, elle prie, elle souffre pour les autres. Atteinte très tôt de rhumatismes, elle sait ce qu’est la souffrance et y répond par une offrande : « Jésus, je vous l’offre » ou encore : « Oh ! non, je ne souffre pas ; j’apprends à souffrir ». Mais en décembre 1921, elle est frappée d’une maladie cérébrale – sans doute une méningite – qui la force à s’aliter. Elle répète sans cesse : « Mon Dieu, je veux tout ce que vous voulez » et ajoute systématiquement aux prières qui sont faites pour son rétablissement : « et guérissez aussi les autres malades ».

Anne de Guigné meurt à l’aube du 14 janvier 1922 après ce dernier échange avec la religieuse qui la veille : « Ma sœur, puis-je aller avec les anges ? – Oui, ma belle petite fille – Merci, ma sœur, ô merci ! »

Cette petite fille est une “sainte”, tel est alors le verdict général. Les témoignages affluent, des articles paraissent et l’évêque d’Annecy ouvre en 1932 le procès de béatification. Mais l’Église n’avait encore jamais eu à juger de la sainteté d’une enfant qui ne fut pas martyre. Les études menées à Rome sur la possibilité de l’héroïcité des vertus de l’enfance furent conclues positivement en 1981 et le 3 mars 1990, le décret reconnaissant l’héroïcité des vertus d’Anne de Guigné et la proclamant “vénérable” était signé par le Pape Jean-Paul II.

Elle est fêtée le 14 janvier.

Source : https://www.annedeguigne.fr/fr/ - Site officiel.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous conseille le très bon livre : Le secret de l'enfant rebelle aux Editions du Triomphe.

 

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 21:28

Saint Basile de Césarée et saint Grégoire de Nazianze naquirent en Cappadoce, vers 330, l’un à Césarée de Cappadoce et l’autre à Arianze ; tous les deux appartenaient à des familles éminemment chrétiennes puisque le premier, fils et petit-fils de saintes, était le frère de saint Grégoire de Nysse, de saint Pierre de Sébaste et de sainte Macrine la Jeune, tandis que le second était le fils de Grégoire l’Ancien, évêque de Nazianze. Les deux amis qui avaient reçu une solide éducation, se rencontrèrent à l’école de Césarée mais ne lièrent indéfectiblement qu’à l’école d’Athènes quand Basile revint de l’école de Constantinople et Grégoire de celle d’Alexandrie. Ensemble, ils furent moines, près de Néo-Césarée, dans le Pont, où ils composèrent ensemble la Philocalie et écrivirent deux règles monastiques.

Basile fut élu évêque de Césarée (370), en même temps qu’il était fait métropolite de Cappadoce et exarque du Pont ; quand il créa de nouveaux sièges épiscopaux, il fit confier à Grégoire qu’il consacra, celui de Sazimes (371). En 379, Grégoire fut désigné pour réorganiser l’Église de Constantinople dont il fut nommé patriarche par l’empereur Théodose 1er et confirmé par le concile de 381 ; la légitimité de sa nomination étant contestée, il démissionna et, après avoir un temps administré le diocèse de Nazianze, il se retira dans sa propriété d’Arianze où il mourut en 390.

Quant à saint Basile, son activité comme prêtre, apôtre de la charité et prince de l’Église, lui a procuré de son vivant le surnom de Grand. Une importance particulière s’attache à sa lutte victorieuse contre l’arianisme si puissant sous le règne de l’empereur Valens. L’Empereur ne put porter atteinte qu’à la position extérieure de saint Basile en partageant la Cappadoce en deux provinces (371), ce qui amenait aussi le partage de la province métropolitaine (une cinquantaine d’évêchés suffragants). Pour assurer de façon durable l’orthodoxie mise en péril en Orient, saint Basile chercha, par l’entremise de saint Athanase et par une prise directe de contact avec le pape Damase, à nouer de meilleures relations et à obtenir une politique unanime des évêques d’Orient et d’Occident. L’obstacle principal à l’union souhaité entre les épiscopats d’Orient et d’Occident était le schisme mélécien d’Antioche ; les tentatives de saint Basile pour obtenir la reconnaissance de Mélèce en Occident demeurèrent sans résultat puisque le Pape ne voulait pas abandonner Paulin. Basile fut moins comme un spéculatif qu’un évêque d’abord attaché à l’exploitation pratique et pastorale des vérités de la foi.

Ils sont fêtés le 2 janvier

Source : Missel

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 21:49

Lecture du livre des Nombres 6, 22-27

En ce premier jour de l’année, demandons au Seigneur de nous bénir, c’est-à-dire de se pencher vers nous pour nous apporter la paix.

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël : “Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !” Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai ». – Parole du Seigneur.

Psaume 66

R/ : Que Dieu nous prenne en grâce et qu’il nous bénisse.

  • Que son visage s'illumine pour nous, et ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations. R/ 
  • Que les nations chantent leur joie, car tu gouvernes le monde avec justice ; sur la terre, tu conduis les nations. R/ 
  • La terre a donné son fruit ; Dieu, notre Dieu, nous bénit. Que la terre tout entière l'adore ! R/ 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4, 4-7

L’Esprit nous fait prier le Père avec la même liberté que celle de Jésus lui disant : « Abba, c’est-à-dire Père bien-aimé ».

Frères, lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu. – Parole du Seigneur.

Alléluia, Alléluia. À bien des reprises, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 16-21

La nouvelle année débute avec le nom de Jésus qui lui fut donné le huitième jour après sa naissance.

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. – Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie

Huit jours après Noël, le 1er Janvier, l’Eglise fête solennellement Celle que si souvent dans nos « Je vous salue » nous appelons : « Mère de Dieu ».

Quelle est la signification profonde de ce titre prestigieux que depuis le Concile d’Éphèse, en 432, la Foi catholique décerne à Marie, la Toute Sainte ?

Titre unique qui est la clé de voûte de tout le mystère marial et qui place la Femme « bénie entre toutes les femmes » à la cime des grandeurs créées.

Disons tout de suite que ce serait une erreur monstrueuse de penser que l'affirmation : Marie est mère de Dieu puisse signifier que la Vierge est la mère de la divinité. Dieu est infiniment au-dessus du temps et de l'espace, avant toute création : son existence ne dépend de personne. Quand à Marie, elle est, tout comme nous, une créature ayant reçu de Dieu son être et sa vie, notre sœur en humanité. Ce n’est donc pas Elle qui a donné à Jésus la nature divine : cette nature Il la tient de son Père de toute éternité : vérité capitale que nous proclamons chaque dimanche à la Messe : « Je crois en Jésus-Christ le Fils Unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles... Vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père ».

Ce que Marie, par contre, a donné à Jésus, c’est son humanité. Mais ce qu’il importe ici de bien comprendre, c’est qu’en Jésus la nature humaine et la nature divine appartiennent à une seule Personne : celle du Verbe éternellement Fils de Dieu, qui est Dieu comme son Père. Dans le Christ, en effet, il n’y a aucun dédoublement de personnalité : c’est le même « je » qui déclare : « je » marche (action humaine) et « je » ressuscite (action divine).

Partant de là, on peut donc dire que Dieu a prêché, que Dieu a souffert, que Dieu est mort sur une Croix. On peut tout aussi bien dire que Dieu est né, que Dieu est né de Marie. Marie est par conséquent la Mère de Dieu, la Théotokos, comme disent les chrétiens d’orient, ce qui veut dire « engendreuse de Dieu ».

C’est sur un sommet éblouissant que nous sommes transportés, en contemplant un tel mystère. Tout au long de son histoire, l’Eglise, par la voix de ses Papes, de ses théologiens, de ses mystiques ou de ses fidèles ont félicité l’humble Marie de cette dignité suprême qui l’exalte bien au-dessus de toutes les créatures et la constitue non seulement Reine des hommes, mais aussi Reine des Anges.

Par sa maternité divine, nous dit saint Thomas d’Aquin, la grandeur de Marie touche « à l’infini ».

A ce titre, Elle approche Dieu de si près qu’Elle semble se perdre dans les abîmes de la Trinité. L’évocation d’une telle sublimité qui lie si étroitement la Vierge-Mère au Verbe Incarné et la fait entrer par là même, réellement, dans la Famille de Dieu, donne le vertige. Tout le reste, c’est-à-dire tout ce que la Foi catholique nous enseigne sur Marie ne peut vraiment bien se comprendre qu’à partir de cette réalité lumineuse qu’est sa maternité en tant que « divine », ayant pour terme Dieu fait homme pour le salut des hommes. C’est de cette source que découle en particulier le mystère de sa maternité spirituelle, de sa maternité de grâce à l’égard des âmes, promulguée solennellement par Jésus crucifié, à l’heure où précisément Elle nous enfantait à la vie divine dans sa douleur de Co-rédemptrice : « Voici ton Fils », « Voici ta Mère ».

Le Pape saint Pie X explique qu’en devenant mère du Christ, tête du Corps mystique, Marie devient radicalement la mère spirituelle de ceux qui sont ses membres. Autrement dit, nous sommes tellement solidaires du Christ (qui s’est fait l’un de nous pour qu’une même Vie divine circule entre Lui et nous) qu’il est impossible à Marie d’être la mère du Christ sans être en même temps la mère de ceux qui Lui sont unis par la Foi, qu’il lui est impossible d’être la mère du Sauveur sans être la mère des sauvés, qu’il lui est impossible d’aimer Jésus d’un amour maternel, sans étendre cet amour à tous les hommes.

Oui, Marie nous aime. Elle nous chérit, non pour ce que nous valons ou ce que nous faisons pour Elle, mais à la mesure de son Cœur qui est à la mesure du Cœur de Jésus. Et c’est parce qu’Elle nous aime si parfaitement qu’Elle se montre très exigeante à notre égard, nous apprenant à tout quitter pour « suivre l’agneau partout où il va ».

Son sublime rôle d’éducatrice spirituelle consiste, en effet, à nous élever jusqu’à Dieu, en nous accompagnant à travers les étapes de notre vie spirituelle en nous communiquant toutes les grâces actuelles par lesquelles se préserve, se répare et s’accroît la Vie surnaturelle reçue au Baptême.

A nous de nous maintenir sous sa bienfaisante influence.

A nous de la laisser faire (par un abandon de tous les instants entre ses mains expertes) jusqu’à ce que soit achevée notre configuration à « l’image du Fils » (Rom. VIII 29), Lui qui, à Noël, a épousé notre humanité pour nous rendre participants de sa divinité.

Père Pierre Cousty

Nous débutons l'année nouvelle en célébrant la fête de Marie, Mère de Dieu, Theotokos.

La Sainte Vierge offre au monde le Messie qui est la bénédiction de Dieu pour chaque homme et pour le monde entier. C'est sur cette bénédiction que se fondent les vœux que nous échangeons aujourd’hui : des vœux de bien, parce qu'en Christ Dieu nous a comblé de tous les biens ; des vœux de paix, car "c'est lui qui est notre paix".

C'est dans ce contexte liturgique que s'inscrit aujourd'hui la Journée mondiale de la Paix qui a pour thème cette année un « engagement commun pour vaincre l’esclavage ».

"Le mal passe par la liberté humaine" et il est vaincu lorsque celle-ci, sous l'influence de la grâce s'oriente fermement vers le bien, c'est-à-dire, en définitive, vers Dieu. Que Marie, Reine de la paix, nous aide tous à édifier ensemble ce bien fondamental de la coexistence humaine. Ce n'est que de cette façon que le monde pourra progresser sur la voie de la justice et de la solidarité fraternelle.

Bonne année ! Jean-Paul II – 2005.

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 16:00

Le prénom Marcelle est dérivé de Marcella qui est le féminin de Marcellus, tiré du nom d'une famille romaine de l'Antiquité.

Prénoms apparentés : Marielle, Marcella, Marcellia, Marcela, Marcelline, Marie-Isabelle, Marcelyne, Marcellina. Elle est fêtée le 31 janvier.

La vie de sainte Marcelle de Rome nous est relatée par les lettres de saint Jérôme. Ainsi jusqu' à nos jours la vie de cette femme patricienne, née vers 330, nous est connue. Elle appartenait à l’illustre famille des Marcellus. Devenue veuve très jeune, elle décida de se consacrer à une vie de prière et refusa un mariage de son rang avec un consul. Elle avait lu la vie de saint Antoine, et le monachisme lui paraissait être sa vocation. Elle réunit donc autour d’elle des femmes de l’aristocratie patricienne de l’époque, afin de vivre une vie retirée consacrée à Dieu, dans son palais de l’Aventin, transformé en monastère.

Certains noms de ces femmes ont été conservés par saint Jérôme qui connut l’une d' entre elles : Principie. Elles s’appelaient Sophronie, Léa, Marcelline, etc... et Albine (la mère de sainte Marcelle).

En 373, l’évêque d’Alexandrie, Pierre, vint leur rendre visite et leur décrivit les règles ascétiques des Pères du Désert, en Égypte. Ce monachisme oriental n’avait pas de règles aussi précises que le monachisme occidental qui allait naître plus tard ; elles n’en furent pas moins enthousiastes, et vivaient dans une grande austérité.

À partir de 382, saint Jérôme devint leur directeur spirituel. Cultivées, ces femmes autour de Marcelle suivaient aussi un programme d’études particulièrement poussé, tout en menant une vie de prière, de pénitence et de louange.

On venait chez elle pour s’entretenir de la Sainte Écriture, et les vocations de femmes affluèrent. Des moines et des prêtres venaient aussi dans ce qui était un centre de rayonnement intellectuel et spirituel. La correspondance de sainte Marcelle avec saint Jérôme fait état de questions exégétiques, et même - en plus du grec et du latin qu’elle maîtrisait - de traductions de la Bible à partir de l’hébreu.

Même après son départ pour la Terre Sainte, saint Jérôme eut toujours une profonde amitié spirituelle pour sa dirigée, comme en témoignent ses lettres.

Sainte Marcelle était cependant prudente. Elle ne s’enfermait pas dans les violentes polémiques exégétiques de son époque. Elle ne donna pas tous ses biens à l’Église, afin de poursuivre une vie d’études avec ses compagnes et refusa de s’établir à Bethléem, préférant rester près des siens à Rome, capitale de l’Empire, et véritable centre intellectuel du monde civilisé. Elle voulait diffuser son exemple de vie communautaire (pauvreté commune, humilité et charité, chasteté et étude) parmi les jeunes filles et les veuves de l’aristocratie cultivée. En effet les classes cultivées furent les plus lentes à accepter le christianisme qui, à cause des préjugés de l’époque, était assimilé trop souvent aux désordres de la plèbe...ce qui freinait son expansion, ainsi que son renouveau intellectuel.

À la fin du IVème siècle, elle partit vivre dans un ermitage non loin de Rome. Elle revint dans la Ville Éternelle en 410, sous la menace des invasions des Goths. Elle subit alors de mauvais traitements, mais réussit à sauver sa disciple Principie des mains des barbares, en se réfugiant dans la basilique Saint-Paul.

Elle mourut peu de temps après. Cette femme d’une haute intelligence intellectuelle et d’une grande profondeur spirituelle reste un exemple pour les Chrétiennes d’aujourd’hui.

Source : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 08:30

Il est fêté le 29 janvier. Le prénom Gildas est un dérivé du prénom celte Gweltaz. Le prénom ancien Gweltaz est composé du terme gwelt qui signifie "chevelure". Le prénom Gildas peut être interprété au sens de "belle chevelure".

Ce noble breton voit le jour en Écosse vers la fin du Ve siècle, l’année où les Bretons romanisés battent les Saxons envahisseurs. D’après nombre d’hagiographes, il aurait étudié dans un monastère du pays de Galles, sous la direction d’un disciple de saint Germain l’Auxerrois. Ordonné prêtre en 518, cet apôtre, surnommé « le sage », convertit d’abord ses compatriotes par une éloquence sacrée aussi simple qu’efficace. Avec le même succès, il passe en Irlande (saint Colomban d’ailleurs lui rendra hommage) pour aboutir en Armorique, la petite Bretagne continentale. D’abord installé dans l’île d’Houat, il va vivre en ermite dans la presqu’île de Rhuys qui ferme, au sud, le golfe du Morbihan. Il y fondera une abbaye qui porte aujourd’hui son nom et où on l’honore toujours. Abélard, le savant théologien du Moyen Age, en sera l’abbé au XIIe siècle. Troublé par l’effondrement de la civilisation romaine sous les coups successifs des envahisseurs saxons, il écrit : « De la ruine de la Bretagne » ouvrage qui connaîtra un grand succès durant tout le haut Moyen-Âge.

Source : https://fr.aleteia.org/

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 21:07

Angele.jpgAngèle naît en 1474 à Desenzano, une petite ville dans le nord de l’Italie. Le soir la famille se réunit autour de la cheminée. La petite Angèle aime écouter son papa raconter des histoires, surtout la vie des saints.

- Quand je serai grande, je voudrai faire comme eux ! dit Angèle. Moi aussi je serai une amie de Jésus ! L’histoire qu’elle préfère c’est celle de sainte Ursule, une princesse courageuse, qui a même osé traverser les mers.

Plus tard les Merici s’installent dans une ferme. Il y a beaucoup de place pour s’amuser mais aussi du travail pour chacun. Comme tous les enfants, les petits Merici font parfois des bêtises. Ils se glissent dans le verger du voisin pour chiper des figues. Le voisin, furieux, vient souvent se plaindre aux parents. Papa Merici est obligé de payer les figues.

Hélas, alors qu’Angèle est encore jeune, ses parents et sa sœur aînée meurent. La tristesse d’Angèle est immense. Elle se sent très seule !

La vie à la ferme continue. Un jour qu’elle se repose à l’ombre après avoir porté leur repas aux ouvriers dans les champs, elle aperçoit une grande lumière comme une échelle entre le ciel et la terre. Des anges et des jeunes filles descendent et montent en chantant. Parmi elles, elle reconnaît sa sœur qui la rassure : « Angèle, je suis au ciel ! » Sa sœur lui confie aussi que Dieu a un projet pour elle. Puis les chants cessent et la lumière disparaît. Angèle se souviendra toujours de cet évènement avec bonheur. Elle sait que Dieu lui montrera le chemin à suivre.

A 16 ans, Angèle part vivre avec son petit frère chez un oncle. Elle se sent très seule. Ses parents lui manquent beaucoup et elle regrette sa vie à la ferme au milieu des animaux. Angèle est devenue une jeune fille et fréquente les fêtes comme les autres jeunes. Les garçons se pressent autour d’elle. Sa famille pense déjà à un beau mariage. Mais, dans son cœur, Angèle a choisi : elle veut vivre pour Jésus. C’est alors qu’Angèle retourne à Desenzano où elle peut prendre le temps d’aller tous les jours à la messe, lire la Bible, visiter les malades, aider les pauvres. A tous elle essaie de faire comprendre combien Dieu les aime. Désormais elle mène une vie très modeste mais est heureuse de pouvoir faire connaître l’immense amour de Dieu pour tous ses enfants. Elle décide aussi d’échanger ses beaux vêtements contre une robe toute simple.

Quelques années plus tard, Angèle s’installe à Brescia, une grande ville au nord de l’Italie, chez une dame dont le mari et les fils venaient de mourir. A Brescia elle continue à parler aux gens de l’amour de Dieu. Elle veut que tous puissent mieux le connaître. « Priez, leur dit-elle. Soyez bons les uns envers les autres ! Suivez l’exemple de Jésus. »

Angèle aime les voyages et un jour elle part au-delà des mers avec quelques bons amis. Ils s’en vont loin, en direction de la Terre Sainte, la terre où est né et où a vécu Jésus. Ils veulent visiter les Lieux Saints. Son émotion est grande et son cœur se remplit de joie quand elle arrive sur les lieux où Jésus a enseigné, guéri et parlé de Dieu. Au calvaire, Angèle ne peut retenir ses larmes : c’est là que Jésus a été crucifié. Un peu plus loin, le tombeau vide lui rappelle la Résurrection et son cœur chante Alléluia.

Sur le chemin de retour les voilà à la merci des pirates ! Marins et pèlerins sont effrayés. Angèle prie. Peu de temps après le bateau peut reprendre sa route. Arrivée à Venise, Angèle regagne Brescia par la route. Elle apporte la paix dans les familles : « soyez attentifs et bons les uns envers les autres au lieu de vous disputer ! »

Angèle et ses amies font la promesse de n’appartenir qu’à Dieu et se dénomment les « Ursulines » en souvenir de sainte Ursule.

« Jésus vous invite à vous consacrer entièrement à Dieu. Pour cela il vous suffit d’aimer tous ceux que vous rencontrer comme Jésus l’aurait fait. Aidez votre famille, vos proches, vos voisins, même ceux qui vous paraissent ne pas le mériter. Consolez ceux qui sont tristes, soyez attentives à ceux qui souffrent. »

Le 25 novembre 1535 : Angèle fonde la Compagnie de Sainte-Ursule avec 29 compagnes. Elle meurt le 27 janvier 1540, et le 24 mai 1807 Angèle est canonisée par Pie VII.

Profondément insérée dans un monde de contrastes et de misères morales, à l’aube des Temps Modernes, Angèle Merici lui apporte, avec le don de sa féminité, le rayonnement de sa foi inébranlable, la transparence de son âme virginale et la puissance féconde de sa charité épanouie dans un service de grande envergure humaine et spirituelle.

Contemplative

Âme captivée par le Seigneur, qu’elle recherche et rencontre partout, car elle le poursuit d’une foi pénétrante et d’un amour toujours en éveil... en ses longues heures de prière, mais aussi en tout lieu où la guide l’intuition d’une tâche à accomplir, en toute personne qu’elle croise sur son chemin... en tout service qu’elle rend selon les besoins et les situations...

Désintéressée et limpide dans le don de son amitié... elle entraîne ceux qui la fréquentent à s’engager à leur tour, avec une attitude « d’humanité », une ouverture fraternelle... qu’elle désigne d’un mot : la « piacevolezza ».

Animatrice éclairée d’un laïcat fervent et agissant qui gravite autour d’elle... Angèle Merici, dans sa fidélité à l’Église, lit les « signes des temps », les interprète, passe à l’action, sous la mouvance de l’Esprit, dans une œuvre qui n’a pas de précédent et qui se dessine au fur et à mesure qu’elle-même se laisse faire par Dieu.

Cf. « Visage d’une fondatrice » Menez une vie nouvelle

Les Grezze : ferme familiale

Angèle y vécut une enfance heureuse.

Les dates importantes

Vers 1474 : naissance à Desenzano, en Italie du Nord.

Vers 1490 : orpheline, elle part chez son oncle Biancosi, à Salò. Angèle devient tertiaire franciscaine.

Vers 1496 : retour à Desenzano.

1516 : appelée à Brescia, elle va réconforter Caterina Patengola durement touchée par la guerre.

1517 : elle quitte Caterina pour habiter chez Antonio Romano.

1524 : Pèlerinage en Terre Sainte.

Audience avec Clément VII

1525 : Pèlerinage à Rome : audience avec Clément VII.

1529 : Départ pour Crémone avec Agostino Gallo pour échapper à la guerre.

1530 : Retour à Brescia où elle vit chez Gallo, en face de l’église Saint-Clément.

1530 et 1532 : Pèlerinages à Varallo.

1532 : Angèle part vivre près de St-Afre.

25 novembre 1535 : Angèle fonde la Compagnie de Sainte-

Fondation de la Compagnie

Ursule avec 29 compagnes.

27 janvier 1540 : mort d’Angèle.

24 mai 1807 : canonisation par Pie VII.

Source : https://ursulines.union.romaine.catholique.fr/-Ste-Angele-Merici,6-

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21 janvier 2020 2 21 /01 /janvier /2020 09:54

abbe-pierre.jpgAlors que l'hiver 1954 est particulièrement rigoureux, l'abbé Pierre lance un appel en faveur des sans-logis et déshérités et organise des collectes de vêtements et de nourriture pour les plus démunis. 4 février 1954.

Voici en bande dessinée la vie mouvementée de l’abbé Pierre.

Source :  https://www.kt42.fr/2017/09/labbe-pierre-une-vie-pour-les-pauvres.html

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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 21:02

Le prénom Sébastien vient du grec sebastos qui signifie honoré, ou du mot hébreu qui signifie sept. Il est fêté le 20 janvier. Patron des archers, des athlètes, des militaires et des policiers. Il est invoqué à l’occasion des épidémies de peste et par les mourants.

Un chrétien devenu soldat l’empereur

D’après la tradition, Sébastien naît à Milan (ou en Gaule selon un document du V‘ siècle) et s’engage dans l’armée romaine vers 283. Il est nommé capitaine de la garde prétorienne, alors que l’empereur Dioclétien ignore que le militaire est un chrétien. Avant et après avoir pris ses fonctions, Sébastien aide ses coreligionnaires persécutés. Il convertit par ailleurs les gardiens chargés de surveiller les chrétiens emprisonnés, ainsi que le préfet de Rome qu’il a guéri de la goutte. Le préfet, avant de quitter ses fonctions, libère les prisonniers et les esclaves. Son fils se convertit, lui aussi, peu après.

Un double supplice

Vers 288, Dioclétien apprend que son homme de confiance professe la religion que combattent les autorités. L’empereur ordonne que le soldat soit livré aux archers pour que ceux-ci le percent de leurs flèches. La sentence est appliquée et Sébastien est supplicié. Mais ses blessures, qui ne sont pas mortelles, sont soignées par une femme nommée Irène. Une fois guéri, Sébastien se présente de nouveau devant l’empereur et lui reproche sa cruauté. L’empereur ordonne alors que le chrétien soit tué à coups de bâton et que sa dépouille soit jetée dans l’égout de la cité, la cloaca maxima. Selon la légende, le corps est recueilli par Lucine, une chrétienne, qui l’ensevelit au lieu-dit Ad Catacumbas, là ou s’élève aujourd’hui la basilique Saint-Sébastien de Rome.

Sébastien et les artistes

La représentation du martyre de Sébastien a inspiré de nombreux artistes. Dans un premier temps, Sébastien est souvent figuré sous l’apparence d’un homme d’âge mûr voire âgé, revêtu d’une armure et barbu. À partir du XV° siècle, les artistes ont souvent le désir de peindre ou de sculpter le corps d’un jeune homme, plus ou moins dévêtu, toujours doté d’une grande beauté plastique. La représentation du corps de Sébastien, criblé de flèches et attaché à une colonne, un arbre ou un pieu, les mains attachées derrière le dos, leur permet de vaincre les interdits ou les réticences que l’Église oppose longtemps à la figuration du corps humain dénudé. Sébastien a notamment inspiré Carrache, Holbein, Mantegna, le Pérugin, Raphaël, Le Sueur, Titien ou Van Dyck.

 

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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 10:00

Iwene Tansi est né à Aguleri, près de Onitsha au Nigéria, en 1903. Il fut baptisé à l’âge de 9 ans avec le nom chrétien, Michaël. Son baptême l’a influencé profondément pendant sa jeunesse, et Michaël a bouleversé ses parents non-chrétiens quand il a osé détruire son idole personnelle, donnée traditionnellement à tous les enfants du sexe masculin. Il a travaillé pendant quelques années comme catéchiste et professeur avant d'entrer au séminaire en 1925. Il a été ordonné prêtre en 1937 pour le diocèse d’Onitsha, où il a laissé une impression durable sur tout le monde par son dévouement, son zèle pour le Royaume de Dieu, son esprit intense de prière.

Après 13 années de ministère pastoral dynamique, fécond, exemplaire, Michaël a senti l'appel à servir Dieu d'une façon plus directe dans une vie de prière et de contemplation, avec le désir aussi d'apporter au Nigéria la vie monastique et contemplative. Pour tenir compte de cette éventualité, P. Tansi fut envoyé par son évêque en 1950 à l’abbaye de Mount Saint Bernard, près de Nottingham en Angleterre, pour y être formé comme moine cistercien. Au monastère il s'appelait "Père Cyprien". Le changement total de milieu, en particulier le fait de vivre l'obéissance monastique - lui qui avait été dirigeant de son peuple, - le changement de climat, de nourriture et surtout le choc culturel ont mis à l'épreuve le sérieux de sa vocation cistercienne, mais il était convaincu que la volonté de Dieu pour lui signifiait d'être dans ce monastère. Père Mark Ulogu, qui deviendra plus tard l'Abbé de Bamenda, l’y suivit l’année suivante. En 1962 la communauté de Mount Saint Bernard décida de faire une fondation en Afrique, mais, pour diverses raisons, elle fut faite près de la ville de Bamenda au Cameroun, pays voisin du Nigéria. Même s’il avait été désigné comme maître des novices de la fondation, père Cyprien, déjà fort malade, ne put partir. Il mourut le 20 janvier 1964, peu de mois après le départ des fondateurs. La réputation de sainteté que père Cyprien avait laissée au Nigéria avant de partir pour l’Angleterre ne cessa de croître. Beaucoup de personnes déclaraient avoir reçu des faveurs grâce à son intercession. Sa cause de béatification, ouverte d'abord au diocèse de Nottingham, fut transférée à l’archidiocèse d’Onitsha en 1986. L’archevêque d’Onitsha était alors Mgr (maintenant Cardinal) Francis Arinze, qui avait été parmi les premiers enfants baptisés par le père Tansi, lorsque celui-ci était jeune curé. Le 22 mars 1998, à Onitsha, durant un voyage au Nigeria fait dans ce but précis, le Saint Père Jean-Paul II béatifia père Cyprien Michaël Tansi, en le proclamant modèle de bon zèle et de prière pour les prêtres.

Il est fêté le 20 janvier, vous trouverez ici la Cérémonie de béatification

Pour des références supplémentaires sur le Bienheureux Cyprien Tansi, il faut consulter les oeuvres en anglais, étant donné qu'il n'y a presque rien en français à son sujet : P. Gregory Wareing, A New Life of Father Cyprian Michael Iwene Tansi (Coalville, Leicester LE6 3UL: Mt. St. Bernard Abbey, 1994).

Veronica Onyedika Chidi Umegakwe, Footprints of Father Tansi: The Tomb is not his Goal (Awhum, Nigeria: Our Lady of Calvary Monastery, 1993).

La coordinatrice principale du Mouvement de Prière Contemplative "Father Tansi" présente ici la vie de Bienheureux Cyprien sous forme d'une pièce de théâtre en cinq actes.

Source : https://www.ocso.org/

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 17:24

Vaz-01.jpgNé à Benaulim, Goa en Inde, le 21 avril 1651 dans une pieuse famille catholique. Il était le troisième enfant de Christopher Vaz et de Mariade Miranda. Ordonné prêtre en 1676. De façon étrange son père écrivit dans son journal : « le 21 avril 1651 un garçon m’est né, qui a été baptisé sous le nom de Joseph, au 8ème jour. Un jour, il deviendra un grand homme. » Il était gentil et gracieux, pieux dès son enfance. Son père l’envoya à l’université des jésuites, en raison de ses succès scolaires. Il entra dans l’académie St Thomas, des Dominicains, pour devenir prêtre. Il fut ordonné en 1676. Il se fit "esclave de Marie" en 1677. Il fut envoyé à Kanara (aujourd’hui Mangalore), alors qu'il avait demandé d'aller à Ceylan. Il avait entendu un appel à aller à l’aide des catholiques persécutés, qui n’avaient plus aucun pasteur depuis 1658. Il y avait aussi des catholiques à Kanara, abandonnés par les prêtres portugais expulsés par les Hollandais. Il travailla trois ans et demi à Kanara, mais se tint prudemment à l’écart des disputes entre la Propagande et le Padroado.

Vaz-02.jpgRevenu à Goa, il joignit, le 25 septembre 1685, un groupe de prêtres indigènes voulant vivre en communauté, il en devint le supérieur et leur donne les règles des Oratoriens de St Philippe Néri. Cette congrégation sera connue comme La congrégation oratorienne et donnera des missionnaires au Sri Lanka pendant 150 ans. Il s'enfuit ensuite pour aller, déguisé en coolie à Mannar puis à Jaffna, Ceylan, à la fin d’avril 1687. Les Hollandais avaient expulsé tous les missionnaires portugais. Se promenant dans Jaffna avec un rosaire autour du cou, il fut vite reconnu par les catholiques qui avaient maintenu leur foi pendant 30 ans. Il commença son travail depuis Sillalai. Le gouverneur hollandais Van Rheede eu vent de son existence et essaya de l'arrêter, sans succès, la nuit de Noël. Mais les chrétiens furent harassés. Il parvient à Kandy en août 1691. Un calviniste français le fait arrêter et il est emprisonné sous prétexte qu’il est un espion portugais. De fait, les missionnaires portugais étaient très proches de l’administration coloniale, auparavant, tandis que Joseph Vaz était seul et libre de tous les pouvoirs. Mais le roi Wimaladharmasuriya reconnut vite son innocence et il reçut une certaine liberté. Il étudia le sinhala (cingalais). Une prière efficace pour la pluie devant un autel surmonté d’un crucifix, à la manière d’Elie, alors que les moines bouddhistes et des magiciens tamils n’avaient rien obtenu, en 1685, tournèrent le cœur de roi contre les bouddhistes, et il reçut l'autorisation de prêcher l'Evangile. Le roi déclara : « Je n’aurai plus personne dans mon royaume si le Père Vaz n’avait pas été là, et j’en aurais bien quelques autres comme lui ! »

Après sa libération, il se donnera à un apostolat intense, entre 1696 et 1710. Il fit de Kandy le centre de la mission. En 1697 deux missionnaires de Goa vinrent le rejoindre. Il avait été seul pendant 10 ans ! Allant dans toute l’île, il ressuscita l’Eglise et en fit une Eglise locale de toutes les manières. Outre l’épisode de la pluie, on raconte de nombreux miracles de lui. Il traversait les rivières interdites au nez et à la barbe des soldats supposés l’en empêcher. Une autre nuit, les soldats envahirent la maison où il disait la messe, et il passa au milieu d’eux sans qu’ils le voient ! Il fut un modèle missionnaire pour deux raisons : la sainteté de sa vie et son approche correcte de l’évangélisation. « Sur la prière du serviteur de Dieu, écrivit le père Francesco Vaz, supérieur des Oratoriens de Goa, en 1723, on peut dire qu’elle était continuelle, car toute la journée, sans aucun moment de repos il était soit avec Dieu soit avec ses voisins pour le bien de leurs âmes. Sa charité envers ses proches et envers Dieu était merveilleuse. Elle lui fit quitter son pays, sa famille et ses amis… Il s’oublia complètement lui-même et avait souvent à être rappelé pour les repas. » Il avait une tendre dévotion pour la Vierge Marie. Il s’adapta à la culture des Tamils et des Cingalais.

A la différence des missionnaires portugais, il était asiatique et il put facilement s’adapter aux coutumes locales. Il parlait et écrivait les deux langues. Il avait l’apparence locale et vivait la vie simple des gens. Il leur était très proche. Il put produire des hymnes, des livres et des prières. Ses œuvres firent que le christianisme apparut aux gens comme quelque chose de familier. Il forma des chefs laïcs de communautés qui étaient fort respectés et qui allaient où il ne pouvait aller lui-même, en avance sur Vatican II.

Il mourut le 16 janvier 1711. Ses derniers mots furent : « personne ne peut faire au moment de sa mort ce qu’il n’a pas fait pendant sa vie. » Il est triste qu’à cause de la destruction de toutes les églises en 1745 et que tous les missionnaires soient de nouveau expulsés du royaume de Kandy, sous le roi Keerthie Sri Rajasinghe, l’endroit de sa tombe demeure inconnu. Béatifié par Jean-Paul II le 21 janvier 1995 à Colombo Sri Lanka.

Mgr Emmanuel Lafont

Source : http://diocese.cayenne.free.fr/

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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 00:05

Le prénom Guillaume vient des mots germaniques Wilde (volonté) et Helm (casque). Il signifie énergique. Guillaume de Dijon est fêté le 10 janvier.

Un religieux formé à la règle de Cluny

Guillaume de Dijon naît, en 962, dans le château San Giulio d’Orta que son père est alors occupé à défendre, au nom du roi d’Italie Béranger II, contre l’empereur germanique Otton 1er. L’enfant est, à sa naissance, consacré à la Vierge par sa mère. A l’âge de sept ans, il est donc placé en tant qu’oblat (laïc qui ne prononce pas de vœux) dans un monastère où il entreprend ses études. En 987, il rencontre Maïeul, saint abbé de Cluny, qui l’emmène dans son monastère. Guillaume de Dijon apprend ainsi la règle clunisienne, très stricte, qu’il est par la suite amené à appliquer dans d’autres établissements. Les premiers monastères qu’il réforme sont situés à Pont-Saint-Esprit (Gard) et près de Langres (Haute-Marne). Guillaume de Dijon s’intéresse ensuite à quelque quarante autres établissements religieux de France et d’Italie.

Un réformateur de la vie monastique

Sous l’autorité morale de Guillaume de Dijon, les moines relèvent des bâtiments parfois laissés à l’abandon, se consacrent davantage à la liturgie, aux études et au chant, suivent des offices réorganisés, se voient contraints d’abandonner leurs mœurs dissolues, s’attachent à constituer des bibliothèques importantes. Pour autant, Guillaume de Dijon respecte les autorités établies et ne cherche pas à déposséder les nobles et les dignitaires ecclésiastiques de leurs pouvoirs sur les monastères. Guillaume meurt en 1031 à Fécamp, où il était peut-être abbé. Il est enterré dans cette ville, au pied de l’autel de l’église de la Trinité.

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 21:20

Une passion et un défi, un regard d’espérance pour aujourd’hui

Encouragée par saint Pierre Fourier de Mattaincourt, son jeune curé, cette religieuse lorraine fonde la Congrégation Notre-Dame et se consacre à l’éducation des jeunes filles dont personne ne s’occupe. Sa fête est le 9 janvier.

Ste-Alix.jpg

Une passion et un défi, un regard d’espérance pour aujourd’hui

Encouragée par saint Pierre Fourier de Mattaincourt, son jeune curé, cette religieuse lorraine fonde la Congrégation Notre-Dame et se consacre à l’éducation des jeunes filles dont personne ne s’occupe. Sa fête est le 9 janvier.

Née dans une famille aisée, à Remiremont, ville des Vosges dans le duché de Lorraine, alors indépendant de la France, Alix y avait d’abord vécu insouciante : « J’avais tant de compagnie de vanité et de jeunesse… J’aimais fort à danser ». Vers ses 18 ans, elle quitte sa ville natale avec ses parents pour un petit village dépendant de la cure de Mattaincourt. Toujours insatisfaite, mais déterminée, elle se confie au jeune nouveau curé arrivé, le 1er juin 1597. C’était saint Pierre Fourier. « Il me tombait toujours en l’esprit qu’il faudrait faire une nouvelle maison de filles pour y pratiquer tout le bien que l’on pourrait ». Elle entraîne avec elle quatre amies. Elles désirent donner leur vie à Dieu : elles vont s’essayer à vivre ensemble, prier et faire l’école aux petites filles dont, en ce temps, personne ne s’occupe.

Le concile de Trente s’était clos en 1563. De la volonté de rénovation pastorale et sociale de Pierre et de l’intuition créatrice d’Alix, la Congrégation Notre-Dame naît à Noël 1597, à Mattaincourt. Durant vingt-cinq ans, avec Pierre Fourier, Alix connaît les difficultés des premières fondations, lutte pour maintenir l’esprit du projet d’origine, participe à l’élaboration des constitutions de la congrégation, vivant elle-même une intense expérience spirituelle, séjournant dans les maisons qui s’ouvrent, proche de ses sœurs, leur souhaitant en fin de lettre : « Que Dieu soit votre amour entier ». Quand Pierre Fourier est canonisé, en 1897, on dénombre 31 monastères-écoles de Notre-Dame en Europe. Puis ce sont les fondations au Brésil, au Vietnam, en RD Congo, à Hong Kong, au Mexique. Avec Vatican II, les sœurs ont revisité le charisme éducatif de leurs fondateurs. Elles offrent de partager ce trésor aux nombreux laïcs rencontrés dans leur vie de religieuses apostoliques : enfants, jeunes, éducateurs, animateurs, enseignants, parents, collaborateurs, associés, et tant d’autres, proches et amis.

En 1947, Alix est déclarée bienheureuse, et en 1987 Rome approuve les nouvelles constitutions. Pour actualiser ces anniversaires, un projet s’ébauche : faire de 2007 une année Alix Le Clerc, à Nancy et bien au-delà des diocèses lorrains. Car Alix Le Clerc, par sa vie et son œuvre, nous laisse une passion et un défi, un regard d’espérance pour aujourd’hui.

Par Mgr Armand Maillard - Évêque émérite de Laval

Source : https://eglise.catholique.fr/

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 20:45

Le 8 janvier, nous célébrons une date très importante : celle de la solennité de Notre-Dame de Prompt Secours... Notre Dame « pour une aide rapide » ! Cette dévotion qui naquit à La Nouvelle-Orléans au début du XIXe siècle prend son origine dans la confiance d’une Sœur Ursuline française pour la Sainte Vierge, qui accorda à la religieuse une aide « rapide et favorable ».

Quelques éléments historiques.

Fondée en 1682 par l’explorateur Robert Cavelier de La Salle, la Louisiane (appelée ainsi en l’honneur du roi Louis XIV) fut une colonie française pendant plusieurs décennies, au centre-sud des États-Unis actuels. En 1762, à la fin de la guerre de Sept Ans, elle était abandonnée par la France à l’Espagne. Les Sœurs Ursulines étaient présentes dans la ville de La Nouvelle-Orléans depuis trois-quarts de siècle, quand, par le traité secret de San Ildefonso, en 1800, l'Espagne céda de nouveau le territoire de la Louisiane à la France de Napoléon Bonaparte. Les religieuses Ursulines espagnoles, craignant la domination française et encouragées par les ecclésiastiques espagnols, partirent pour Cuba établir une fondation à La Havane, laissant seulement sept Ursulines à La Nouvelle-Orléans en charge d’une école, d’un pensionnat, d’un orphelinat et de divers ministères religieux et sociaux. Cherchant désespérément de l'aide, Mère Saint-André Madier (OSU: Ordre de Sainte-Ursule), écrivit à sa cousine en France Agathe Gensoul (Ursuline elle aussi) lui demandant de leur envoyer des jeunes femmes désirant joindre l’ordre et participer aux différents ministères de La Nouvelle-Orléans. Bien que le territoire de la Louisiane fût ensuite vendu aux Américains par Bonaparte dès 1803, les Ursulines espagnoles restèrent à La Havane. Les Sœurs de La Nouvelle-Orléans avaient donc un besoin urgent d'assistance.

Une promesse à l’origine d’une dévotion. 

Expulsée de son couvent comme la plupart des religieuses cloîtrées en France pendant la Révolution française (1789-1799), Agathe Gensoul (Mère Saint-Michel Gensoul, OSU) répondit à cet appel. Elle demanda à son évêque, Mgr Fournier, la permission de partir pour La Nouvelle-Orléans. Celui-ci ne souhaitait pas perdre une aide aussi précieuse pour l'éducation catholique et l'évangélisation en France, aussi insista-t-il pour qu’elle obtienne une autorisation spéciale du Pape. C'est en 1808, en plein climat d’oppression politique et religieuse en Europe, que Mère Saint-Michel Gensoul écrivit au pape Pie VII, alors prisonnier de Napoléon Bonaparte, pour demander la permission de partir en Louisiane avec d’autres jeunes femmes intéressées par l’ordre des Ursulines de La Nouvelle-Orléans. Comme le Pape était en prison, elle ne s'attendait pas vraiment à ce que sa demande lui parvienne, et encore moins à une réponse rapide. Priant devant une statue de Notre-Dame, elle eut l’inspiration de dire : « Ô Très Sainte Vierge Marie, si vous m'obtenez une réponse prompte et favorable à cette lettre, je fais la promesse de vous honorer à La Nouvelle-Orléans sous le titre de Notre-Dame de Prompt Secours. » Le lendemain, 19 mars 1809, la lettre partait pour Rome, adressée au Pape emprisonné. Miraculeusement, elle arriva à son destinataire. Le 28 avril 1809, le Pape accorda son approbation et sa bénédiction. Mère Gensoul décida sur le champ de faire sculpter une statue de Notre-Dame de Prompt Secours, en accomplissement du vœu qu'elle avait fait. La statue arriva en même temps qu’elle et que quelques postulantes à La Nouvelle-Orléans, en décembre 1810. Mais, avant même que la statue de la Vierge n’arrive et ne soit officiellement installée et consacrée dans la chapelle des Ursulines de la rue de Chartres dans le quartier français, la dévotion à Notre-Dame de Prompt Secours s'était déjà répandue parmi les Sœurs, leurs élèves et la communauté catholique de la ville. On lui adressait déjà des prières de délivrance contre la peste, les maladies, les tempêtes, les guerres et le désespoir. On attribue à son intercession divine le changement de direction du vent qui sauva le couvent des Ursulines d’un incendie, le jour du Vendredi Saint 21 mars 1788 – celui qui ravagea le Cabildo, la cathédrale Saint-Louis et 850 autres bâtiments – et à nouveau en décembre 1794, quand un autre grand incendie détruisit 210 autres structures ! 

Un miracle toujours célébré.

Voici un autre fait historique : le 23 décembre 1814, pendant la guerre anglo-américaine (1812-1815), après avoir appris que la flotte britannique était dans le golfe du Mexique et qu’une force de 10 000 soldats préparait une attaque pour s’emparer du port de La Nouvelle-Orléans, le général Andrew Jackson avertit les Ursulines, les suppliant de prier pour la victoire des forces américaines très inférieures en nombre, non entraînées et comptant seulement 3 000 hommes. Les religieuses Ursulines, les femmes et les hommes trop âgés pour porter les armes organisèrent des veillées de prières à Notre Dame de Prompt Secours pour que leur ville reste libre et pour qu’il n’y ait qu’une perte minime de vies humaines. Lors de la messe du 8 janvier 1815, célébrée par le vicaire général William DuBourg, au moment même de la communion, un messager se précipita dans la chapelle pour annoncer qu'Andrew Jackson et ses hommes étaient victorieux. Les Américains n’avaient que 13 morts, contre 291 tués côté britannique. La messe se termina par le chant joyeux du Te Deum. En signe de gratitude pour le miracle de la victoire américaine en 1815, les religieuses Ursulines, avec Mgr DuBourg, s’engagèrent à célébrer une messe d'action de grâces chaque année à la date de cette victoire, le 8 janvier. En 2018, cette promesse sera observée pour la 203e fois ! Quant au général Jackson, auréolé de cette victoire inattendue, il devait devenir le 7e président des États-Unis, de 1829 à 1837

Une statue miraculeuse couronnée.

Le 27 septembre 1851, le pape Pie IX autorisait le culte de Notre-Dame de Prompt Secours. Le 21 juin 1894, le pape Léon XIII décréta un couronnement solennel de la statue et délégua à l'archevêque Mgr Francis Janssens, ami cher et guide spirituel des Ursulines et des fervents de Notre-Dame de Prompt Secours, le couronnement officiel de la statue. Le 10 novembre 1895, de nombreux citoyens de la communauté de La Nouvelle-Orléans firent don de leurs colliers, épingles, bracelets, broches, bagues et boucles d'oreilles pour sertir de pierres précieuses les couronnes de la Vierge et de son Fils Jésus. Notre-Dame de Prompt Secours est la seule statue des États-Unis à avoir été couronnée par un délégué du Pape (et non pas seulement avec son autorisation), et c'est l'une des rares statues miraculeuses en Amérique du Nord. De plus, cette cérémonie de couronnement fut la première du genre accomplie aux États-Unis. En 1895, l'archevêque Mgr Janssens établit la Confrérie de Notre-Dame-de-Prompt-Secours, toujours existante aujourd'hui. En 1897, deux ans seulement après sa fondation, le nombre d’adhérents avait tellement augmenté que le pape Léon XIII l'éleva en archiconfrérie.

Un sanctuaire pour de nombreuses grâces.

En 1912, les Ursulines furent obligées de déplacer leur couvent et leur école à leur emplacement actuel dans le quartier haut de La Nouvelle-Orléans, où réside actuellement la statue de Notre-Dame. Ce déménagement fut suivi par la construction d’un sanctuaire : le sanctuaire national votif de Notre-Dame de Prompt Secours dans les années 1920, consacré solennellement le 6 janvier 1928, lors de la célébration du bicentenaire de l'arrivée des Ursulines à La Nouvelle-Orléans. Le 13 juin suivant, selon un document qui n’a pas encore été retrouvé, le Saint-Siège approuva et confirma la nomination de Notre-Dame de Prompt Secours patronne principale de la ville de La Nouvelle-Orléans et de l'État de Louisiane. Actuellement, les Ursulines et les amis de Notre-Dame de Prompt Secours sollicitent quotidiennement son intercession pour l'aide et sa protection contre les guerres dans le monde et les tempêtes dévastatrices (comme l’ouragan Katrina en août 2005), mais ils la prient aussi pour vaincre des ennemis encore plus grands : la pauvreté, la maladie, l’ignorance, le racisme et la violence. À travers de nombreuses conversations, lettres, contributions financières, demandes de messes d’action de grâce et d’autres sources semblables, des générations d'Ursulines et amis de Notre-Dame de Prompt Secours ont eu connaissance de toutes les faveurs accordées par l’intercession de la Sainte Vierge en réponse à des demandes d'aide « rapide et favorable ». Suivant une tradition qui remonte à plus de deux siècles, les Sœurs rassemblent chaque jour les suppliques écrites des fidèles et les placent dans l’église du sanctuaire. Les Sœurs et les fidèles prient quotidiennement pour ces intentions lors de la célébration de l'Eucharistie.

Le sanctuaire national de Notre-Dame de Prompt Secours, visité par des pèlerins et des touristes du monde entier, est ouvert tous les jours pour la messe, les liturgies et sacrements, les activités de formation spirituelle et la prière privée et communautaire. C'est là, au pied de la statue, que la dévotion des Ursulines à Notre-Dame de Prompt Secours est sans cesse vivante, tout spécialement lorsque ses fidèles se réunissent pour dire ensemble et avec confiance cette prière : « Notre-Dame de Prompt Secours, hâte-toi de nous aider ! »

 

Mary Lee Berner Harris Conservatrice au musée et aux archives du couvent des Ursulines, La Nouvelle-Orléans

Source : https://www.notrehistoireavecmarie.com

 

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 20:45

Saint Raymond de Pennafort est né en Espagne en 1175. Après de brillantes études, il fut reçu docteur en droit. Il exerça, à Bologne, le métier de professeur.

L’évêque de Barcelone, passant par la ville, le décida à le suivre et, désirant se rapprocher encore plus de Dieu, il entra dans l’ordre de saint Dominique.

Sa vie était tellement édifiante qu’il fut élu gouverneur de l’Ordre, tâche qu’il accomplit brillamment pendant 2 ans seulement, car âgé de 70 ans, il y renonça en raison, disait-il, de sa vieillesse et de ses infirmités.

Le roi le remarqua, le prit pour confesseur et lui demanda de l’accompagner dans ses voyages. Il se rendit donc avec lui dans l’Ile de Majorque. Le saint, s’étant rendu compte que le souverain avait eu la faiblesse d’embarquer clandestinement une femme, lui en fit le reproche ; celui-ci, malgré sa promesse, ne renvoya pas sa maîtresse. C’est alors que Raymond le menaça de le quitter et de retourner, sans lui, à Barcelone.

Le monarque, pour l’empêcher d’exécuter sa décision, avait ordonné à tous les mariniers, sous peine de mort, de refuser de le prendre à bord.

Notre saint, pensant qu’il n’avait rien à attendre du côté des hommes s’écria :

- Si un roi mortel a fait cette défense, on va voir que le Roi éternel en a disposé autrement.

A ces mots, il s’avance sur les rochers qui entrent dans la mer, étend son manteau sur l’eau et, prenant son bâton à la main, il monte avec une assurance admirable sur cette barque inédite ; puis, levant la moitié de son manteau en forme de voile, il l’attache au nœud de son bourdon comme au mât d’un navire.

Ainsi embarqué, poussé par un vent favorable, il arriva au port de Barcelone 6 heures plus tard. Il a tout de même franchi, ainsi équipé, une distance de 53 lieues, soit environ 180 km. De nos jours, on dirait qu’il s’agit d’une performance.

Etant arrivé, il remit sur ses épaules son manteau qu’il trouva entièrement sec, et se rendit au couvent où il demanda la bénédiction du prieur.

Ce prodige inouï se répandit bientôt dans toute la ville, plusieurs personnes ayant assisté à son arrivée sur la grève. Le roi, informé de l’évènement, se repentit de sa faute et renvoya sa maîtresse qui avait causé tant de scandales. Il est fêté le 7 janvier.

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