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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 16:11

La vie de Don Bosco

Images de Pascale Huré

Première enfance

Dans un petit village du Nord de l’Italie, près de la grande ville de Turin, vit une famille d’agriculteurs. Après que sa première femme soit morte, le père de famille François, s’est remarié avec Marguerite et il a eu 2 garçons avec elle : Joseph et Jean qui naît en 1815. Cela fait 3 enfants, avec Antoine, le fils qu’il avait eu de son premier mariage. La mère de François habite aussi avec eux Ils sont très pauvres mais heureux. Mais François meurt et c’est Marguerite et ses enfants qui doivent reprendre le dur travail de la ferme.

Marguerite apprend à ses enfants à remercier Dieu pour toute cette belle nature dans laquelle ils vivent.

Jean a 9 ans quand il fait un rêve qu’il raconte. « Je suis dans une cour, pleine d’enfants qui jouent beaucoup parlent mal et disent des gros mots. Certains se moquent même de Dieu. Alors, je leur crie de se taire mais ils ne s’arrêtent pas et je les tape sans résultat. Mais un homme rayonnant de lumière, avec un vêtement blanc me dit : « Oui, Jean, occupe-toi de ces enfants mais deviens d’abord leur ami et sois doux avec eux. Tu leur apprendras ainsi à connaître Dieu. » Je lui ai répondu : « Oui, mais qui êtes-vous ? Et comment faire ? Je ne sais pas. »

« Eh bien, je vais te donner celle qui t’apprendra. » Et j’ai vu une très belle dame devant laquelle tous les enfants se sont transformés en bêtes sauvages.

« Si tu es courageux, et deviens leur ami, ils changeront. » Et ces animaux féroces se sont de nouveaux transformés en agneaux qui nous entouraient.

« Tu comprendras cela plus tard » a dit la dame « et je t’apprendrai aussi le nom de mon fils ».

Antoine, le frère aîné, est un gros travailleur et ne comprend pas bien son petit frère. Il trouve que c’est un rêveur et se moque de lui. Il pense aussi que ça ne sert à rien d’aller à l’école comme Jean le réclame.

Maman Marguerite, elle, dit à Jean : « Peut être que c’est un appel du Seigneur et que tu seras  prêtre ».

 


Jean apprend tous les métiers

Quand il accompagne sa mère au marché, Jean va toujours admirer les forains et tout seul il s’exerce à les imiter : il jongle, il fait le funambule, le clown et l’équilibriste. Alors, le dimanche il organise des spectacles qu’il ne fait pas payer mais il demande à tous d’écouter l’évangile et de prier avec lui. Son frère Antoine se moque de lui :

« Tu ne sais faire que le pitre ! »

Jean apprends aussi à lire et à écrire avec un voisin parce que l’école coûte trop cher. Et il aime lire et parler de qu’il lit avec ses amis. Mais Antoine veut l’en empêcher en disant qu’il perd son temps. Jean en a assez et le compare à l’âne de leur ferme.

Jean fait sa première communion à 11 ans. C’est un moment très important pour lui.

Antoine et lui se bagarrent de plus en plus souvent. Il a 12 ans. Maman Marguerite est obligée de le faire partir pour les séparer. Il trouve à garder les vaches dans un autre village. Il travaille dur mais se fait beaucoup d’amis parce qu’il est très drôle et très serviable.

Quand il a 15 ans, il peut retourner vivre chez lui parce qu’Antoine s’est calmé. Jean veut faire des études pour devenir prêtre. Il entre au collège, et au début, il semble un peu ridicule à ses camarades : il est trop grand par rapport à la plupart des élèves de sa classe, et puis, il est trop mal habillé. Mais il réussit en une seule année à rattraper tout son retard. Il est dans les meilleurs de l’école et aide comme un petit professeur tous ceux qui le lui demandent

Pour payer ses études, il mendie en expliquant qu’il veut devenir prêtre. Puis il devient domestique et apprend la couture, la cordonnerie, la forge, la menuiserie, la reliure, la pâtisserie et il devient barman dans la café de son oncle. Il fonde une association « la société de la joie » pour faire ses devoirs sérieusement et s’amuser avec tous ses amis : ils jouent, ils chantent, ils font des promenades et du théâtre, ils prient.

Un jour, un acrobate fait ses spectacles pendant l’heure de la messe. Jean n’est pas d’accord. Il lui demande de faire un concours et si Jean gagne, l’acrobate devra changer son heure. Jean gagne la première épreuve : la course. Il gagne encore la 2ème le saut. Puis il gagne aussi la troisième ; le jonglage. L’acrobate s’élance alors au sommet d’un grand arbre. Mais Jean ne se décourage pas et il fait pareil mais tout en haut, il s’appuie sur les mains et lève les pieds en l’air : ses pieds dépassent la cime. Il a gagné au grand amusement de tout le monde.

Enfin Jean termine ses études à 20 ans et il va pouvoir rentrer au séminaire pour devenir prêtre. Il part donc pour la grande ville Turin.

 

 

Jean découvre la grande misère des jeunes

C’est l’époque de la « révolution industrielle ». Beaucoup d’usines et d’ateliers embauchent. Les gens viennent de loin pour avoir du travail. Mais les conditions sont très mauvaises : on est souvent très mal payé pour des longues journées passées dans des conditions difficiles. On peut n’être embauché qu’un jour de temps en temps, ce qui ne suffit ni à payer son logement, ni à manger à sa faim. Parmi ceux qui cherchent du travail il y a beaucoup de très jeunes, même des enfants souvent seuls, sans parents. Alors, quand ils ne trouvent pas d’emploi, ils trainent, ils font des bêtises, du bruit, ils volent et beaucoup sont envoyés en prison où ils s’entassent dans des conditions terribles.

Jean les rencontre dans la rue ces jeunes et il va aussi les voir en prison. Un jour il demande au directeur de la prison de pouvoir les emmener passer une journée au bon air de la campagne et de les faire jouer. Il promet de les ramener le soir même, ce qu’il fait. Il s’occupe d’eux le plus possible.

A 26 ans il devient prêtre. On l’appelle maintenant Don Bosco, à la manière des italiens.

Un jour, Don Bosco se prépare à célébrer la messe quand il voit le sacristain taper sur un enfant et le chasser de l’église. 

« Pourquoi fais-tu cela dit-il au sacristain ? »

« C’est encore un de ces garnements qui vient voler dans l’église ! »

« Mais ces garnements sont mes amis. Va chercher celui-ci que tu viens de renvoyer. »

L’homme n’est pas très content mais le fait quand même et Don Bosco parle avec le garçon.

« Approche-toi, je suis ton ami. Comment t’appelles-tu ? »

« Barthélémy. »

« Que fais-tu à Turin ? Tu n’as plus de parents, alors de quoi vis-tu ? Tu ne sais ni lire ni écrire parce que tu n’es jamais allé à l’école, mais peut être sais-tu chanter et même siffler. »

Alors là, Barthélémy éclate de rire. Et quand Don Bosco lui  parle de la messe et du catéchisme, il ne sait pas trop bien ce que c’est. Et puis Barthélémy dit :

« Je suis maintenant trop grand pour me retrouver parmi tous ces petits enfants qui viennent ici. Ils vont se moquer de moi.

« Eh bien, dans ce cas reste à la messe et après je te ferai connaître mieux qui est Jésus. »

Et c’est ce qu’a fait Don Bosco. Et il a demandé à Barthélémy s’il voulait revenir une autre fois. Et depuis ce jour Barthélémy est revenu avec ses copains. Ils viennent de plus en plus nombreux. Ils sont là à la messe et après ils jouent avec Don Bosco.

Pour mieux les accueillir Don Bosco va trouver un terrain de jeu. Il va construire une chapelle, aménager une maison avec des chambres et des ateliers pour que les jeunes puissent apprendre différents métiers. Don Bosco a fait tellement de petits métiers différents qu’il peut les faire apprendre à ces jeunes qui l’entourent.

 

Les réalisations des salésiens

Mais Don Bosco ne suffit plus. Il appelle sa mère Maman Marguerite pour être comme la mère de tous ces enfants et il regroupe autour de lui un certain nombre de jeunes prêtres enthousiastes comme lui. Il fait venir ses amis qui l’ont toujours aidé dans les moments difficiles. Ils s’occupent de tous ces enfants des rues. Ils leur font découvrir qu’ils sont aimés eux aussi et pas rejetés par tout le monde. Dieu ne les abandonne pas mais les aime en premier. Ils prient ensemble et se mettent sous la protection de St François de Sales, un saint qui était très bon et parlait très bien de l’amour de Dieu. On les appellera plus tard, ces amis réunis, les salésiens.

D’abord, on se méfie d’eux. Les gens ne voient pas d’un très bon œil ces gamins bruyants et mal élevés qui s’installent près de chez eux. Ils ont peur et ils se plaignent. Mais petit à petit, on remarque l’évolution de tous ces jeunes et on prend conscience que l’avenir de ces misérables est très important.

Les salésiens, les frères de St François de Sales, vont être de plus en plus connus. Les  autorités et des gens riches leur donnent de l’argent pour réaliser leur projet. En plus d’école, de maisons pour les jeunes, ils vont construire une église dédiée à Marie.

Des femmes vont aussi créer une communauté de salésiennes pour s’occuper des jeunes filles de la rue. Don Bosco envoie des salésien et des sœurs en Amérique pour s’occuper des italiens émigrés et même des salésiens missionnaires chez les indiens de Patagonie.

Le temps passe. Don Bosco se fatigue beaucoup au service de tous ces jeunes. Il vieillit et il meurt le 31 janvier 1888. Son rêve de vient une réalité : les enfants féroces se transforment en agneaux quand ils sont aimés et qu’ils comprennent qu’il y a toujours une place pour eux près de Jésus, avec l’aide de Marie.

Maintenant il y a des salésiens dans le monde entier. Dans le village natal de Don Bosco, on a construit une grande église avec un Chemin de Lumière qui aide à méditer sur les 50 jours qui séparent la Résurrection à la Pentecôte. Il y a aussi un grand centre qui accueille les amis de Don Bosco et particulièrement les jeunes. Toi aussi tu peux y aller.

Source : http://interparole-catholique-yvelines.cef.fr/BARTIMEE/BartimeeRecitDonBosco.htm

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:28

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Une histoire que l'Abbé Pierre Cousty aimait raconter aux enfants du catéchisme. Cela me rappelle de trés trés bons souvenirs.

 

 

Grand MERCI à notre Ami Pierre Cousty de nous avoir fait découvrir tant de belles choses.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 14:54

Rémi 01Le prénom Rémi signifie guérisseur. Il est fêté le 15 janvier, il est le patron de la ville de Reims.

Prénoms apparentés : Mieg (alsacien), Remigio (italien), Remigius (allemand et anglais), Remy.

Une venue au monde inespérée

Le comte de Laon, Emilius, et son épouse Célinie parviennent à un âge avancé sans avoir eu de descendance. Un jour, enfin, un ermite aveugle demeurant dans leur voisinage leur annonce la naissance prochaine d’un enfant. Il précise que la future mère devra, quand elle allaitera, lui laver les yeux avec son lait afin qu’il puisse recouvrer la vue. La prophétie et le miracle annoncés se réalisent : Rémi vient au monde vers 437, et le lait de Célinie guérit les yeux de l’ermite. Le jeune garçon bénéficie d’une bonne éducation et fait preuve, dès son plus jeune âge, de vertu et de ferveur religieuse.

Archevêque de Reims

Selon la tradition, Rémi devient à vingt-deux ans archevêque de la ville de Reims, un des ultimes vestiges du monde gallo-romain alors à l’agonie. À proximité de la cité, existe alors le royaume franc gouverné par Clovis, un païen marié à une chrétienne, Clotilde. Lorsque les Francs s’emparent de Reims, Rémi prête allégeance au nouvel homme fort de la Gaule, et lui fait connaître les conditions qui, selon lui, sont la marque d’un bon gouvernement.

Le vœu de Clovis

Dans un premier temps, Clovis n’entend pas se convertir à la religion de son épouse. Mais, lors de la bataille de Tolbiac, ses armées se trouvent mises en difficulté face aux troupes des Alamans. Le chef des Francs forme alors un vœu. Il s’adresse au dieu que vénère son épouse : « Dieu que Clotilde adore, si tu me donnes la victoire, je me ferai baptiser ». Aussitôt, selon la tradition, le sort des armes tourne en faveur des Francs.

Le baptême du roi des Francs

À une date mal connue (peut-être le jour de Noël 496, 498 ou 499, voire 506), Rémi baptise, dans la cathédrale de Reims (ou en un autre lieu), Clovis et plusieurs milliers de ses guerriers. Selon la tradition rapportée par l’historien saint Grégoire de Tours, la foule est telle aux abords de l’édifice que le religieux portant le saint chrême ne peut gagner le baptistère. À la prière de Rémi, la colombe du Saint-Esprit apparaît alors dans le ciel, « plus blanche que neige », et portant dans son bec une ampoule contenant un chrême à l’odeur d’une « suavité inexprimable ». Avec ce baume, l’évêque trace une croix sur le front de Clovis.

Le sacre des rois de France

Rémi 02

Du baptême de Clovis date la tradition selon laquelle la plupart des rois appartenant aux dynasties mérovingienne, carolingienne et capétienne sont sacrés à Reims (Charlemagne est sacré à Noyon, Henri IV à Chartres, etc.). Jusqu’au dernier à roi de France, le capétien Charles X, en 1825, tous les monarques reçoivent en effet l’onction qui leur est donnée par l’archevêque de Reims, avec une huile tirée de la Sainte Ampoule conservée dans le trésor de la cathédrale, et réputée ne jamais s’épuiser. Le culte rendu à Rémi est ainsi, sous l’Ancien Régime, très lié à la royauté qui déploie tous ses fastes lors de la cérémonie par laquelle le pouvoir monarchique se trouve doté d’un fondement religieux.

L’organisateur de l ’Eglise

Rémi s’emploie à doter la jeune église chrétienne d’une organisation notamment implantée à Laon et Arras. Dans sa ville de Reims, il crée une structure chargée de secourir les pauvres et, non loin de la cathédrale, fonde un hôpital destiné à accueillir les plus déshérités. Selon la légende, un jour, Rémi arrête d’un geste de la main un incendie qui menace de détruire sa ville. Une autre fois, en visite chez Celse, une parente, il se rend compte que le vin est sur le point de manquer ; il bénit alors le tonneau vide : le vin jaillit et envahit la cave de la maison. Rémi meurt à un âge avancé, vers l’an 530. Il fait l’objet d’un culte qui est attesté dès la fin du VI siècle. Outre des statues ornant les cathédrales de Chartres et de Reims, Rémi est également représente sur une suite de dix tapisseries, tissées au XVI siècle, qui ornent l’abbaye Saint-Rémi, à Reims.

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 09:27

Guillaume-01.jpgLe prénom Guillaume vient des mots germaniques Wilde (volonté) et Helm (casque). Il signifie énergique. Guillaume de Dijon est fêté le 10 janvier.

Un religieux formé à la règle de Cluny

Guillaume de Dijon naît, en 962, dans le château San Giulio d’Orta que son père est alors occupé à défendre, au nom du roi d’Italie Béranger II, contre l’empereur germanique Otton 1er. L’enfant est, à sa naissance, consacré à la Vierge par sa mère. A l’âge de sept ans, il est donc placé en tant qu’oblat (laïc qui ne prononce pas de vœux) dans un monastère où il entreprend ses études. En 987, il rencontre Maïeul, saint abbé de Cluny, qui l’emmène dans son monastère. Guillaume de Dijon apprend ainsi la règle clunisienne, très stricte, qu’il est par la suite amené à appliquer dans d’autres établissements. Les premiers monastères qu’il réforme sont situés à Pont-Saint-Esprit (Gard) et près de Langres (Haute-Marne). Guillaume de Dijon s’intéresse ensuite à quelque quarante autres établissements religieux de France et d’Italie.

Guillaume-02.jpg

Un réformateur de la vie monastique

Sous l’autorité morale de Guillaume de Dijon, les moines relèvent des bâtiments parfois laissés à l’abandon, se consacrent davantage à la liturgie, aux études et au chant, suivent des offices réorganisés, se voient contraints d’abandonner leurs mœurs dissolues, s’attachent à constituer des bibliothèques importantes. Pour autant, Guillaume de Dijon respecte les autorités établies et ne cherche pas à déposséder les nobles et les dignitaires ecclésiastiques de leurs pouvoirs sur les monastères. Guillaume meurt en 1031 à Fécamp, où il était peut-être abbé. Il est enterré dans cette ville, au pied de l’autel de l’église de la Trinité.

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 09:27

Une passion et un défi, un regard d’espérance pour aujourd’hui

Encouragée par saint Pierre Fourier de Mattaincourt, son jeune curé, cette religieuse lorraine fonde la Congrégation Notre-Dame et se consacre à l’éducation des jeunes filles dont personne ne s’occupe.

Ste-Alix.jpg

Née dans une famille aisée, à Remiremont, ville des Vosges dans le duché de Lorraine, alors indépendant de la France, Alix y avait d’abord vécu insouciante : « J’avais tant de compagnie de vanité et de jeunesse… J’aimais fort à danser ». Vers ses 18 ans, elle quitte sa ville natale avec ses parents pour un petit village dépendant de la cure de Mattaincourt. Toujours insatisfaite, mais déterminée, elle se confie au jeune nouveau curé arrivé, le 1er juin 1597. C’était saint Pierre Fourier. « Il me tombait toujours en l’esprit qu’il faudrait faire une nouvelle maison de filles pour y pratiquer tout le bien que l’on pourrait ». Elle entraîne avec elle quatre amies. Elles désirent donner leur vie à Dieu : elles vont s’essayer à vivre ensemble, prier et faire l’école aux petites filles dont, en ce temps, personne ne s’occupe.

bienheureuse-alix-leclerc.jpgLe concile de Trente s’était clos en 1563. De la volonté de rénovation pastorale et sociale de Pierre et de l’intuition créatrice d’Alix, la Congrégation Notre-Dame naît à Noël 1597, à Mattaincourt. Durant vingt-cinq ans, avec Pierre Fourier, Alix connaît les difficultés des premières fondations, lutte pour maintenir l’esprit du projet d’origine, participe à l’élaboration des constitutions de la congrégation, vivant elle-même une intense expérience spirituelle, séjournant dans les maisons qui s’ouvrent, proche de ses sœurs, leur souhaitant en fin de lettre : « Que Dieu soit votre amour entier ». Quand Pierre Fourier est canonisé, en 1897, on dénombre 31 monastères-écoles de Notre-Dame en Europe. Puis ce sont les fondations au Brésil, au Vietnam, en RD Congo, à Hong Kong, au Mexique. Avec Vatican II, les sœurs ont revisité le charisme éducatif de leurs fondateurs. Elles offrent de partager ce trésor aux nombreux laïcs rencontrés dans leur vie de religieuses apostoliques : enfants, jeunes, éducateurs, animateurs, enseignants, parents, collaborateurs, associés, et tant d’autres, proches et amis.

En 1947, Alix est déclarée bienheureuse, et en 1987 Rome approuve les nouvelles constitutions. Pour actualiser ces anniversaires, un projet s’ébauche : faire de 2007 une année Alix Le Clerc, à Nancy et bien au-delà des diocèses lorrains. Car Alix Le Clerc, par sa vie et son œuvre, nous laisse une passion et un défi, un regard d’espérance pour aujourd’hui.

Par Mgr Armand Maillard - Evêque émérite de Laval

Source : http://www.eglise.catholique.fr/

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:47

Thomas d'Aquin

 

Thomas naît près d’Aquin, en Lombardie (Italie), en 1225. Il est élevé par les bénédictins du mont Cassin. Mais après avoir étudié à Naples, il rejoint les dominicains en 1244, malgré l’opposition de sa famille. Thomas est ordonné prêtre en 1250. En 1266, il entame la rédaction de la Somme théologique, son œuvre principale. Formé de cinq volumes, cet ouvrage constitue une explication systématique de la foi. Thomas, qui synthétise les travaux des penseurs chrétiens qui le précèdent, considère que la contemplation prend toute sa mesure dans l’action. Cette pensée fait de Thomas un des principaux piliers sur lequel se fonde le catholicisme. Mais, en 1273, une vision divine empêche Thomas d’achever cet écrit : « Tout ce que j’ai écrit me semble un fétu, comparé à ce que j’ai vu et à ce qui m’a révélé ». Thomas d’Aquin meurt peu après, en mars 1274. Il est canonisé en 1323. Son corps est transféré à Toulouse. Il repose aujourd’hui dans l’église des Jacobins. Il est proclamé docteur de l’Eglise en 1567 par Pie VI, et nommé patron des universités et des écoles par Léon VIII en 1880. Il est fêté le 28 janvier.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 17:40

Angele.jpgAngèle naît en 1474 à Desenzano, une petite ville dans le nord de l’Italie. Le soir la famille se réunit autour de la cheminée. La petite Angèle aime écouter son papa raconter des histoires, surtout la vie des saints.

- Quand je serai grande, je voudrai faire comme eux ! dit Angèle. Moi aussi je serai une amie de Jésus ! L’histoire qu’elle préfère c’est celle de sainte Ursule, une princesse courageuse, qui a même osé traverser les mers.

Plus tard les Merici s’installent dans une ferme. Il y a beaucoup de place pour s’amuser mais aussi du travail pour chacun. Comme tous les enfants, les petits Merici font parfois des bêtises. Ils se glissent dans le verger du voisin pour chiper des figues. Le voisin, furieux, vient souvent se plaindre aux parents. Papa Merici est obligé de payer les figues.

Hélas, alors qu’Angèle est encore jeune, ses parents et sa sœur aînée meurent. La tristesse d’Angèle est immense. Elle se sent très seule !

La vie à la ferme continue. Un jour qu’elle se repose à l’ombre après avoir porté leur repas aux ouvriers dans les champs, elle aperçoit une grande lumière comme une échelle entre le ciel et la terre. Des anges et des jeunes filles descendent et montent en chantant. Parmi elles, elle reconnaît sa sœur qui la rassure : « Angèle, je suis au ciel ! » Sa sœur lui confie aussi que Dieu a un projet pour elle. Puis les chants cessent et la lumière disparaît. Angèle se souviendra toujours de cet évènement avec bonheur. Elle sait que Dieu lui montrera le chemin à suivre.

A 16 ans, Angèle part vivre avec son petit frère chez un oncle. Elle se sent très seule. Ses parents lui manquent beaucoup et elle regrette sa vie à la ferme au milieu des animaux. Angèle est devenue une jeune fille et fréquente les fêtes comme les autres jeunes. Les garçons se pressent autour d’elle. Sa famille pense déjà à un beau mariage. Mais, dans son cœur, Angèle a choisi : elle veut vivre pour Jésus. C’est alors qu’Angèle retourne à Desenzano où elle peut prendre le temps d’aller tous les jours à la messe, lire la Bible, visiter les malades, aider les pauvres. A tous elle essaie de faire comprendre combien Dieu les aime. Désormais elle mène une vie très modeste mais est heureuse de pouvoir faire connaître l’immense amour de Dieu pour tous ses enfants. Elle décide aussi d’échanger ses beaux vêtements contre une robe toute simple.

Quelques années plus tard, Angèle s’installe à Brescia, une grande ville au nord de l’Italie, chez une dame dont le mari et les fils venaient de mourir. A Brescia elle continue à parler aux gens de l’amour de Dieu. Elle veut que tous puissent mieux le connaître. « Priez, leur dit-elle. Soyez bons les uns envers les autres ! Suivez l’exemple de Jésus. »

Angèle aime les voyages et un jour elle part au-delà des mers avec quelques bons amis. Ils s’en vont loin, en direction de la Terre Sainte, la terre où est né et où a vécu Jésus. Ils veulent visiter les Lieux Saints. Son émotion est grande et son cœur se remplit de joie quand elle arrive sur les lieux où Jésus a enseigné, guéri et parlé de Dieu. Au calvaire, Angèle ne peut retenir ses larmes : c’est là que Jésus a été crucifié. Un peu plus loin, le tombeau vide lui rappelle la Résurrection et son cœur chante Alléluia.

Sur le chemin de retour les voilà à la merci des pirates ! Marins et pèlerins sont effrayés. Angèle prie. Peu de temps après le bateau peut reprendre sa route. Arrivée à Venise, Angèle regagne Brescia par la route. Elle apporte la paix dans les familles : « soyez attentifs et bons les uns envers les autres au lieu de vous disputer ! »

Angèle et ses amies font la promesse de n’appartenir qu’à Dieu et se dénomment les « Ursulines » en souvenir de sainte Ursule.

« Jésus vous invite à vous consacrer entièrement à Dieu. Pour cela il vous suffit d’aimer tous ceux que vous rencontrer comme Jésus l’aurait fait. Aidez votre famille, vos proches, vos voisins, même ceux qui vous paraissent ne pas le mériter. Consolez ceux qui sont tristes, soyez attentives à ceux qui souffrent. »

Le 27 janvier 1540, Angèle meurt. Elle a 65 ans. Les Ursulines sont partout dans le monde.

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 09:18

Sainte-Paule-01.jpgVeuve romaine, disciple de saint Jérôme ( 404). Cette grande dame romaine avait épousé à dix-sept ans un mari qui la rendit heureuse et dont elle eut cinq enfants. Elle souffrit beaucoup quand elle le perdit. Alors elle décida de rejoindre Saint Jérôme en Palestine puisqu'elle l'avait connu à Rome. Elle distribua son héritage à ses enfants et partit avec une de ses filles, sainte Eustochium, dans l'un des monastères fondés par saint Jérôme à Bethléem. Elle assura à saint Jérôme deux biens précieux : une grande part de sa fortune pour continuer les travaux du monastère, une grande patience pour calmer ses colères. À Bethléem de Juda, en 404, sainte Paule, veuve. D’une très noble famille de sénateurs romains, elle renonça au monde, distribua aux pauvres toutes ses richesses et, avec sa fille Eustochium, bienheureuse vierge du Christ, elle se retira auprès de la crèche du Seigneur. Sa fête est le 26 janvier.

Source : http://nominis.cef.fr/

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 16:01

StFrancois-deS.jpgIl est fêté le 24 janvier, il est le patron des écrivains, des éditeurs et des journalistes.

Il naît dans le château familial de Thorens en Savoie le 21 août 1567. Il a une maman très jeune : elle s’est mariée à 14 ans ! Elle aime beaucoup s’occuper de son petit garçon et, comme elle est très pieuse, elle lui apprend à découvrir la bonté de Dieu. François est un enfant sage, mais il lui arrive tout de même de faire des bêtises. Un jour, il chipe dans la cuisine du château un petit pâté tout chaud, si chaud qu’il finit par se brûler. Il est obligé de tout avouer à sa maman. Elle l’emmène alors se confesser pour lui montrer que, en désobéissant, c’est surtout à Jésus qu’on fait de la peine.

François ne va pas à l’école, mais un maître, Monsieur Déage vient à la maison. Il travaille bien et lorsqu’il devient capable de lire, il va faire la lecture à une vieille amie de ses parents. Mais parce qu’il est doué, son père décide de l’envoyer au collège. Il se fait remarquer par son sérieux. Il se montre bon camarade avec tous. Les autres élèves le surnomment « le petit sain » ! Il quitte le collège à 15 ans et son père l’envoie étudier à Paris. Il fréquentera les cours de droit chez les Jésuites du Collège de Clermont. Il va étudier la Théologie parce que tout ce qui concerne Dieu le passionne. A 24 ans il est reçu Docteur en Droit en 1591. Il commence une carrière d’avocat à Chambéry, mais il sent bien que ce n’est pas vraiment sa voie. Il voudrait être prêtre. A 26 ans, le jeune homme est ordonné prêtre à Annecy, le 18 décembre 1593. Un des bonheurs de François, tout au long de sa vie, c’est d’accueillir les gens au confessionnal. Il se réjouit chaque fois qu’il peut leur parler de l’amour de Dieu qui leur pardonne leurs péchés et les inviter à aimer le Seigneur en retour. Sa réputation de bonté se répand très vite, et on commence à affluer vers lui pour se réconcilier avec Dieu. François est nommé Evêque de Genève en 1602. Toujours soucieux de consoler, d’encourager, d’instruire, de conseiller, François écrit énormément. Il compose des livres qui ne cesseront pas d’être lus jusqu’à nos jours. Les années passent, François ne se sent pas très bien et, très vite, son état empire. Le 28 décembre 1622, François meurt à Lyon. Il sera proclamé saint en 1665 et Docteur de l’Eglise en 1877.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 21:34

saint-Vincent-01.jpgVincent de Saragosse est fêté le 22 janvier à ne pas confondre avec Vincent de Paul qui est fêté le 27 septembre.

Né au IIIè siècle, il est victime, avec l’Evêque Valère, des persécutions organisées par Dacien, le légendaire gouverneur romain de l’Espagne. En 404, Valère est exilé, mais Vincent subit des tortures affreuses. Il est déchiré avec des crochets de fer, placé sur un gril, etc. Sorti indemne de ces tourments, il est emprisonné, couché sur des tessons de poterie. Enfin, Vincent meurt. Son corps est exposé aux bêtes sauvages, mais un corbeau vient le protéger contre les assauts d’un loup. La dépouille est alors jetée à la mer, avant d’être rejetée par les flots sur le rivage. Pour finir, des chrétiens lui donnent une sépulture. Saint Vincent est souvent honoré comme le patron des vignerons ; comme aucun épisode de sa vie ni aucun de ses miracles n’a trait au vin ou à la vigne, on pense que ce patronage repose sur un jeu de mots fait à partir de la première syllabe de son nom : vin.

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 22:17

agnes-1.jpgLe prénom Agnès vient du grec agnos (pur, chaste). Fêtée le 21 janvier, Agnès est la gardienne de la pureté et la patronne des fiancés, des jardiniers et des jeunes filles.

Une jeune Romaine belle et chaste

Selon la tradition, Agnès vient au monde au sein d’une riche famille romaine à la fin du IIIè siècle. Dotée d’une très grande beauté, elle se voue à la chasteté dès son plus jeune âge. Vers 304, douze ou treize ans, elle repousse les avances de plusieurs prétendants, et est dénoncée aux autorités comme chrétienne par l’un d’entre eux, le fils du préfet. Le jeune homme meurt subitement, mais Agnès le ramène à la vie.

La plus célèbre des vierges martyres

Apres sa condamnation, Agnès se montre insensible aux premières tortures qui lui sont infligées. Puis, sur l’ordre du gouverneur, elle est placée dans une maison qui abrite des femmes aux mœurs légères. Mais ses longs cheveux lui font comme un vêtement (parfois, c’est un ange qui lui apporte un manteau d’un blanc incandescent). Le feu qui doit la brûler s’éteint par miracle. Selon une variante, un des soldats qui la gardent est aveuglé parce qu’il contemple Agnès avec concupiscence ; il ne recouvre la vue que grâce à l’intervention de la jeune chrétienne. Enfin, le bourreau perce la gorge d’Agnès avec son épée (parfois, Agnès est décapitée ou brûlée vive). Ce martyre, qu’elle subit avec courage, fait d’Agnès l’un des martyrs romains les plus vénérés, même si la parenté de son supplice avec celui d’Agathe peut faire douter de la réalité de son existence.

La sainte à l’agneau

agnès 2Depuis le VIè siècle, le culte rendu à Agnès est assimilé à l’image de l’agneau (en raison de la parenté des noms de la jeune femme et de l’animal : agneau vient du latin agnus) et donc à celle du Christ, dont une des appellations est « l’Agneau mystique ». Après sa mort, la jeune fille apparaît à ses parents, un agneau à son côté. À Rome, chaque année, le jour de la fête de la sainte, des agneaux sont bénis ; leur laine, tissée par les religieuses du couvent Sainte-Agnès, sert ensuite à confectionner les pallia, les vêtements que portent le pape, a les primats et les archevêques. Agnès est souvent représentée portant un agneau dans ses bras. Une basilique édifiée à Rome est dédiée à Agnès depuis le milieu du IV‘ siècle (le corps et le crâne de la martyre y seraient conservés). 

agnes-03.jpgagnes-04.jpgagnes-05.jpg

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 11:15

Sebastien-de-Milan-01.jpgLe prénom Sébastien vient du grec sebastos qui signifie honoré, ou du mot hébreu qui signifie sept. Il est fêté le 20 janvier. Patron des archers, des athlètes, des militaires et des policiers. Il est invoqué à l’occasion des épidémies de peste et par les mourants.

Un chrétien devenu soldat l’empereur

D’après la tradition, Sébastien naît à Milan (ou en Gaule selon un document du V‘ siècle) et s’engage dans l’armée romaine vers 283. Il est nommé capitaine de la garde prétorienne, alors que l’empereur Dioclétien ignore que le militaire est un chrétien. Avant et après avoir pris ses fonctions, Sébastien aide ses coreligionnaires persécutés. Il convertit par ailleurs les gardiens chargés de surveiller les chrétiens emprisonnés, ainsi que le préfet de Rome qu’il a guéri de la goutte. Le préfet, avant de quitter ses fonctions, libère les prisonniers et les esclaves. Son fils se convertit, lui aussi, peu après.

Un double supplice

Vers 288, Dioclétien apprend que son homme de confiance professe la religion que combattent les autorités. L’empereur ordonne que le soldat soit livré aux archers pour que ceux-ci le percent de leurs flèches. La sentence est appliquée et Sébastien est supplicié. Mais ses blessures, qui ne sont pas mortelles, sont soignées par une femme nommée Irène. Une fois guéri, Sébastien se présente de nouveau devant l’empereur et lui reproche sa cruauté. L’empereur ordonne alors que le chrétien soit tué à coups de bâton et que sa dépouille soit jetée dans l’égout de la cité, la cloaca maxima. Selon la légende, le corps est recueilli par Lucine, une chrétienne, qui l’ensevelit au lieu-dit Ad Catacumbas, là ou s’élève aujourd’hui la basilique Saint-Sébastien de Rome. Sebastien-de-Milan-02.jpg

Sébastien et les artistes

La représentation du martyre de Sébastien a inspiré de nombreux artistes. Dans un premier temps, Sébastien est souvent figuré sous l’apparence d’un homme d’âge mûr voire âgé, revêtu d’une armure et barbu. À partir du XV° siècle, les artistes ont souvent le désir de peindre ou de sculpter le corps d’un jeune homme, plus ou moins dévêtu, toujours doté d’une grande beauté plastique. La représentation du corps de Sébastien, criblé de flèches et attaché à une colonne, un arbre ou un pieu, les mains attachées derrière le dos, leur permet de vaincre les interdits ou les réticences que l’Église oppose longtemps à la figuration du corps humain dénudé. Sébastien a notamment inspiré Carrache, Holbein, Mantegna, le Pérugin, Raphaël, Le Sueur, Titien ou Van Dyck.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 17:01

Vaz-01.jpgNé à Benaulim, Goa en Inde, le 21 avril 1651 dans une pieuse famille catholique. Il était le troisième enfant de Christopher Vaz et de Mariade Miranda. Ordonné prêtre en 1676. De façon étrange son père écrivit dans son journal : « le 21 avril 1651 un garçon m’est né, qui a été baptisé sous le nom de Joseph, au 8ème jour. Un jour, il deviendra un grand homme. » Il était gentil et gracieux, pieux dès son enfance. Son père l’envoya à l’université des jésuites, en raison de ses succès scolaires. Il entra dans l’académie St Thomas, des Dominicains, pour devenir prêtre. Il fut ordonné en 1676. Il se fit "esclave de Marie" en 1677. Il fut envoyé à Kanara (aujourd’hui Mangalore), alors qu'il avait demandé d'aller à Ceylan. Il avait entendu un appel à aller à l’aide des catholiques persécutés, qui n’avaient plus aucun pasteur depuis 1658. Il y avait aussi des catholiques à Kanara, abandonnés par les prêtres portugais expulsés par les Hollandais. Il travailla trois ans et demi à Kanara, mais se tint prudemment à l’écart des disputes entre la Propagande et le Padroado.

Vaz-02.jpgRevenu à Goa, il joignit, le 25 septembre 1685, un groupe de prêtres indigènes voulant vivre en communauté, il en devint le supérieur et leur donne les règles des Oratoriens de St Philippe Néri. Cette congrégation sera connue comme La congrégation oratorienne et donnera des missionnaires au Sri Lanka pendant 150 ans. Il s'enfuit ensuite pour aller, déguisé en coolie à Mannar puis à Jaffna, Ceylan, à la fin d’avril 1687. Les Hollandais avaient expulsé tous les missionnaires portugais. Se promenant dans Jaffna avec un rosaire autour du cou, il fut vite reconnu par les catholiques qui avaient maintenu leur foi pendant 30 ans. Il commença son travail depuis Sillalai. Le gouverneur hollandais Van Rheede eu vent de son existence et essaya de l'arrêter, sans succès, la nuit de Noël. Mais les chrétiens furent harassés. Il parvient à Kandy en août 1691. Un calviniste français le fait arrêter et il est emprisonné sous prétexte qu’il est un espion portugais. De fait, les missionnaires portugais étaient très proches de l’administration coloniale, auparavant, tandis que Joseph Vaz était seul et libre de tous les pouvoirs. Mais le roi Wimaladharmasuriya reconnut vite son innocence et il reçut une certaine liberté. Il étudia le sinhala (cingalais). Une prière efficace pour la pluie devant un autel surmonté d’un crucifix, à la manière d’Elie, alors que les moines bouddhistes et des magiciens tamils n’avaient rien obtenu, en 1685, tournèrent le cœur de roi contre les bouddhistes, et il reçut l'autorisation de prêcher l'Evangile. Le roi déclara : « Je n’aurai plus personne dans mon royaume si le Père Vaz n’avait pas été là, et j’en aurais bien quelques autres comme lui ! »

Après sa libération, il se donnera à un apostolat intense, entre 1696 et 1710. Il fit de Kandy le centre de la mission. En 1697 deux missionnaires de Goa vinrent le rejoindre. Il avait été seul pendant 10 ans ! Allant dans toute l’île, il ressuscita l’Eglise et en fit une Eglise locale de toutes les manières. Outre l’épisode de la pluie, on raconte de nombreux miracles de lui. Il traversait les rivières interdites au nez et à la barbe des soldats supposés l’en empêcher. Une autre nuit, les soldats envahirent la maison où il disait la messe, et il passa au milieu d’eux sans qu’ils le voient ! Il fut un modèle missionnaire pour deux raisons : la sainteté de sa vie et son approche correcte de l’évangélisation. « Sur la prière du serviteur de Dieu, écrivit le père Francesco Vaz, supérieur des Oratoriens de Goa, en 1723, on peut dire qu’elle était continuelle, car toute la journée, sans aucun moment de repos il était soit avec Dieu soit avec ses voisins pour le bien de leurs âmes. Sa charité envers ses proches et envers Dieu était merveilleuse. Elle lui fit quitter son pays, sa famille et ses amis… Il s’oublia complètement lui-même et avait souvent à être rappelé pour les repas. » Il avait une tendre dévotion pour la Vierge Marie. Il s’adapta à la culture des Tamils et des Cingalais.

A la différence des missionnaires portugais, il était asiatique et il put facilement s’adapter aux coutumes locales. Il parlait et écrivait les deux langues. Il avait l’apparence locale et vivait la vie simple des gens. Il leur était très proche. Il put produire des hymnes, des livres et des prières. Ses œuvres firent que le christianisme apparut aux gens comme quelque chose de familier. Il forma des chefs laïcs de communautés qui étaient fort respectés et qui allaient où il ne pouvait aller lui-même, en avance sur Vatican II.

Il mourut le 16 janvier 1711. Ses derniers mots furent : « personne ne peut faire au moment de sa mort ce qu’il n’a pas fait pendant sa vie. » Il est triste qu’à cause de la destruction de toutes les églises en 1745 et que tous les missionnaires soient de nouveau expulsés du royaume de Kandy, sous le roi Keerthie Sri Rajasinghe, l’endroit de sa tombe demeure inconnu. Béatifié par Jean-Paul II le 21 janvier 1995 à Colombo Sri Lanka.

Mgr Emmanuel Lafont

Source : http://diocese.cayenne.free.fr/gestart/voirarticle.php?id=127&stitre=Actualit%E9s

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 08:41

st-raymond-of-penafort-02.jpgSaint Raymond de Pennafort est né en Espagne en 1175. Après de brillantes études, il fut reçu docteur en droit. Il exerça, à Bologne, le métier de professeur.

L’évêque de Barcelone, passant par la ville, le décida à le suivre et, désirant se rapprocher encore plus de Dieu, il entra dans l’ordre de saint Dominique.

Sa vie était tellement édifiante qu’il fut élu gouverneur de l’Ordre, tâche qu’il accomplit brillamment pendant 2 ans seulement, car âgé de 70 ans, il y renonça en raison, disait-il, de sa vieillesse et de ses infirmités.

Le roi le remarqua, le prit pour confesseur et lui demanda de l’accompagner dans ses voyages. Il se rendit donc avec lui dans l’Ile de Majorque. Le saint, s’étant rendu compte que le souverain avait eu la faiblesse d’embarquer clandestinement une femme, lui en fit le reproche ; celui-ci, malgré sa promesse, ne renvoya pas sa maîtresse. C’est alors que Raymond le menaça de le quitter et de retourner, sans lui, à Barcelone.

Le monarque, pour l’empêcher d’exécuter sa décision, avait ordonné à tous les mariniers, sous peine de mort, de refuser de le prendre à bord.

Notre saint, pensant qu’il n’avait rien à attendre du côté des hommes s’écria :

- Si un roi mortel a fait cette défense, on va voir que le Roi éternel en a disposé autrement.

Raymond de PennafortA ces mots, il s’avance sur les rochers qui entrent dans la mer, étend son manteau sur l’eau et, prenant son bâton à la main, il monte avec une assurance admirable sur cette barque inédite ; puis, levant la moitié de son manteau en forme de voile, il l’attache au nœud de son bourdon comme au mât d’un navire.

Ainsi embarqué, poussé par un vent favorable, il arriva au port de Barcelone 6 heures plus tard. Il a tout de même franchi, ainsi équipé, une distance de 53 lieues, soit environ 180 km. De nos jours, on dirait qu’il s’agit d’une performance.

Etant arrivé, il remit sur ses épaules son manteau qu’il trouva entièrement sec, et se rendit au couvent où il demanda la bénédiction du prieur.

Ce prodige inouï se répandit bientôt dans toute la ville, plusieurs personnes ayant assisté à son arrivée sur la grève. Le roi, informé de l’évènement, se repentit de sa faute et renvoya sa maîtresse qui avait causé tant de scandales. Il est fêté le 7 janvier.

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 20:05

Edouard le Confesseur est fêté le 5 janvier. Il est le patron de l’Angleterre.

Saint-Edouard-01.jpgLe fondateur de l’abbaye de Westminster

Edouard le Confesseur est né en 1003, fils d’un roi d’Angleterre, Aethelred l’Indécis, et de la sœur d’un duc de Normandie. Lors d’une invasion danoise, il est envoyé dans cette région française où il demeure jusqu’en 1042. Edouard monte alors sur le trône d’Angleterre. Le règne de ce monarque est placé sous le signe de la paix et de la prospérité. Edouard baisse les impôts, se montre bienveillant envers les pauvres. Mais son union avec son épouse Edith demeure stérile, la tradition assurant que le roi voulait demeurer chaste. A la fin de sa vie, Edouard rebâtit, à Londres, l’abbaye de Westminster, bâtiment où sont depuis lors enterrés les souverains d’Angleterre et les grands personnages du Royaume-Uni. Le roi meut en 1066. Son corps repose à Westminster depuis 1163, à la suite d’une initiative de Thomas Becket. Il est canonisé en 1161.

Le miracle de l’anneau de saint Jean

Un jour, Edouard offre un anneau d’or à un indigent en train de mendier devant l’abbaye de Westminster. Deux ans plus tard, des pèlerins anglais venus en Terre Sainte rencontrent un vieil homme qui se présente comme étant l’apôtre saint Jean. Le vieillard rend la bague aux voyageurs et leur demande de la restituer au roi en l’avertissant de l’imminence de sa mort et de sa prochaine entré au Paradis. Edouard, qui mène une vie austère et très pieuse est confronté à d’autres faits miraculeux : à l’occasion d’une messe célébrée à Westminster, il voit, au-dessus de l’autel, le Seigneur. Par ailleurs, il est le premier monarque anglais à imposer les mains sur les malades atteints des écrouelles (forme de tuberculose). Saint-Edouard-02.jpg

La conquête de l’Angleterre par les Normands

En fait, Edouard est sans doute un piètre homme politique. Il ne parvient pas à préparer sa succession et ne réussit pas à écarter la menace normande. Lorsqu’il meurt, en 1066, l’Angleterre connaît une situation confuse. Le duc de Normande Guillaume conteste les droits de Harold (tous deux sont de proches parents du roi défunt). L’armée normande débarque à Hastings la même année. Harold trouve la mort lors de la bataille et le duc de Normandie s’empare de la couronne d’Angleterre. Il devient Guillaume 1er.

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 01:00

sainte-genevieve.jpgLe prénom Geneviève vient du celte Genovefa (fille du ciel). Elle est fêtée le 3 janvier. Elle est la patronne de Paris, des bergères, des fabriquants de cierges, des gendarmes, des policiers, des tapissiers, et est invoquée lors des désastres et contre la fièvre.

Une vocation religieuse précoce

Geneviève naît à Nanterre, village situé au pied du mont Valérien, près de Paris, vers 422. Une légende ultérieure fait d’elle une bergère. Dès l’âge de sept ans, elle est remarquée pour sa piété par l’évêque Germain d’Auxerre à qui elle fait part de son désir de se consacrer à Dieu. Le prélat la bénit, lui offre une pièce de monnaie décorée d’une croix et lui recommande de refuser toute autre parure. Un jour, la mère de Geneviève gifle sa fille, mais devient aussitôt aveugle. Grâce à l’eau puisée à Nanterre, Geneviève rend la vue à sa mère. A l’âge de quinze ans, la jeune fille obtient de l’évêque de Paris le droit de prendre le voile religieux. Lorsque ses parents meurent, Geneviève va vivre chez sa grand-mère, à Paris. Mais elle doit subir les critiques des Parisiens qui, lassés des prophéties et des mœurs austères de la jeune fille, l’accusent d’être une folle et une hypocrite. Grâce à l’intervention de l’évêque Germain, la population redonne néanmoins sa confiance à Geneviève.

Sainte-Genevieve-01.jpgLa bougie miraculeuse

La jeune fille est à l’origine de la construction de la première basilique de Saint-Denis, au nord de la capitale. La nuit venue, elle part visiter le chantier avec ses compagnes, mais à l’initiative du Démon, le vent éteint le cierge dont la lumière guide les pas des jeunes filles. Geneviève se saisit de la bougie qui se rallume aussitôt grâce à l’intervention d’un ange et résiste dès lors à toutes les bourrasques.

Geneviève et le chef des Huns, Attila

Geneviève se rend à Tours pour se recueillir sur le tombeau de Martin, saint qu’elle contribue à rendre très populaire dans le pays. Dans cette ville et à Laon, elle guérit des malades et des personnes tourmentées par le Diable. Geneviève est surtout connue pour s’être opposée au chef des terribles Huns venus ravager la Gaulle, Attila. Elle incite les Parisiens, retranchés derrières leurs murailles, à ne pas s’enfuir et à résister aux assauts des envahisseurs. Les habitants de la cité, d’abord hostiles, se laissent convaincre. Après qu’Attila renonce à prendre la ville et s’en détourne, les Parisiens acclament leur bienfaitrice. Depuis lors, Geneviève est patronne de Paris. La sainte statufiée au ponde la Tournelle.

Le spectre de la famine

Plus tard, la capitale est assiégée par de nouveaux ennemis menés par le chef franc Childéric. La jeune fille affrète une flottille et parvient à remonter le cours de la Seine puis de l’Aube et à se rendre à Arcis-sur-Aube et à Troyes où elle accomplit plusieurs miracles. Elle revient de cette expédition dangereuse avec onze bateaux chargés de vivres qu’elle distribue d’abord aux plus démunis des Parisiens.

Geneviève et la maladie du seigle

Lorsque Geneviève meurt à Paris, en l’an 502, le roi Clovis et son épouse Clotilde font bâtir une église pour y placer sa dépouille. Le bâtiment, qui est placé sous le vocable de la sainte, est le lieu de plusieurs miracles. On appellera, plus tard, la butte sur laquelle il se trouve, la montagne Sainte Geneviève. En 1129, les reliques de Geneviève sont portées en procession dans la capitale à l’occasion d’une épidémie dueSainte-Genevieve-02.jpg à une maladie de seigle, l’ergotisme ou « mal des ardents » qui est ainsi arrêtée. La même cérémonie est par la suite organisée lors des épidémies, guerres ou catastrophes qui menacent la capitale et le royaume. Une confrérie de porteurs, choisis par les notables de chaque corporation de la capitale, est spécialement créée pour porter la châsse.

De l’église Sainte Geneviève au Panthéon

L’église sainte Geneviève est reconstruite à la fin du XVIIIè siècle, dans un style néo-classique et sur le modèle du panthéon de Rome, par l’architecte Soufflot. Sous la révolution, la tombe de Geneviève est profanée et la plupart des reliques brûlées. Une partie d’entre elles sont toujours conservées dans l’église voisine de Saint-Etienne-du-Mont. Depuis lors appelée Panthéon, l’ancienne église Sainte Geneviève est laïcisée. Le bâtiment accueille aujourd’hui la dépouille des personnes que la République veut honorer. Mais il a conservé la croix qui le surmontait du temps où il était un édifice religieux.

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 00:00

Marie--mere-de-Dieu.jpg

Nous débutons l'année nouvelle en célébrant la fête de Marie, Mère de Dieu, Theotokos.

La Sainte Vierge offre au monde le Messie qui est la bénédiction de Dieu pour chaque homme et pour le monde entier. C'est sur cette bénédiction que se fondent les vœux que nous échangeons aujourd’hui : des vœux de bien, parce qu'en Christ Dieu nous a comblé de tous les biens ; des vœux de paix, car "c'est lui qui est notre paix".

C'est dans ce contexte liturgique que s'inscrit aujourd'hui la Journée mondiale de la Paix qui a pour thème cette année un « engagement commun pour vaincre l’esclavage ».

"Le mal passe par la liberté humaine" et il est vaincu lorsque celle-ci, sous l'influence de la grâce s'oriente fermement vers le bien, c'est-à-dire, en définitive, vers Dieu. Que Marie, Reine de la paix, nous aide tous à édifier ensemble ce bien fondamental de la coexistence humaine. Ce n'est que de cette façon que le monde pourra progresser sur la voie de la justice et de la solidarité fraternelle.

Bonne année ! Jean-Paul II – 2005.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 09:54

abbe-pierre.jpgAlors que l'hiver 1954 est particulièrement rigoureux, l'abbé Pierre lance un appel en faveur des sans-logis et déshérités et organise des collectes de vêtements et de nourriture pour les plus démunis. 4 février 1954.

Voici en bande dessinée la vie mouvementée de l’abbé Pierre.

Source :  http://www.kt42.fr/des-ressources-pour-aborder-l-abbe-pierre-au-cate-a3104275

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