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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 20:03

Diocèse de Tulle :

Les cinémas rouvrent enfin le 17 mai 😄🎬 Et dès la semaine prochaine, le film « Faustine, apôtre de la miséricorde » diffusé par Saje, est proposé en Corrèze au CGR de Brive. Il y aura 3 séances :

  • le jeudi 19 mai à 19h,
  • le samedi 22 mai à 13h et
  • le dimanche 23 mai à 19h.

Attention : la salle est limitée à 35% de sa capacité. Il nous est donc demandé d’arriver au moins 10 minutes avant la séance et de ne pas faire des groupes de plus de 6 personnes.

Bonne séance ! https://www.cgrcinemas.fr/brive/film/346103/

La spiritualité de sainte Faustine a pour fondement le plus beau mystère de notre foi : l’amour miséricordieux de Dieu pour chaque homme. Son enseignement est considéré comme particulièrement important pour le troisième millénaire ; il est connu dans le monde entier grâce à son Petit Journal. Hélène Kowalska – sainte Faustine – naît en Pologne le 25 août 1905, dans le village de Glogowiec, non loin de Lodz. Troisième enfant d’une famille nombreuse et pauvre, elle doit quitter l’école au bout de trois ans pour travailler et ainsi aider sa famille. À 20 ans, elle entre dans la congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde et prend le nom de Sœur Marie Faustine du Très Saint Sacrement. Elle passe treize ans au couvent comme cuisinière, jardinière et sœur portière dans plusieurs maisons de la Congrégation (Varsovie, Plock, Vilnius et Cracovie). Une spiritualité d’une extrême richesse Sa vie, apparemment très simple, cache une communion profonde avec Dieu, pour l’amour de qui elle veut devenir sainte depuis l’enfance. Elle partage avec Lui ses joies et ses peines. Surtout, elle unit ses souffrances à la Passion du Christ pour la conversion des pécheurs. Sa vie de religieuse, imprégnée de souffrances physiques et morales (dur labeur, maladie, moqueries, critiques…), fut aussi marquée par des grâces mystiques extraordinaires. Le Seigneur Jésus a confié à sainte Faustine une grande mission : rappeler au monde son Amour Miséricordieux : « Ma fille, dis que Je suis l’Amour et la Miséricorde en personne » (Petit Journal 374). « L’humanité n’aura de paix que lorsqu’elle s’adressera avec confiance à la Divine Miséricorde » (Petit Journal 300). Par l’intermédiaire de sainte Faustine, le Seigneur veut rappeler au monde qu’Il est infiniment miséricordieux et qu’Il pardonne tout péché, dans la mesure où l’on implore son pardon. À la demande de son directeur spirituel, le bienheureux Père Michel Sopocko, sainte Faustine a écrit le Petit Journal. Dans cet ouvrage, elle décrit ses expériences mystiques et précise les demandes faites par le Seigneur. Le corps ravagé par la tuberculose et les souffrances, sœur Faustine meurt en odeur de sainteté le 5 octobre 1938 à Cracovie, âgée de 33 ans. Le 18 avril 1993, premier dimanche après Pâques, le Pape Jean-Paul II la proclame bienheureuse. Sept ans plus tard, le 30 avril 2000, à nouveau le premier dimanche après Pâques, il la canonise et institue la Fête de la Miséricorde Divine.

La miséricorde selon les moyens proposés par sœur Faustine

Sœur Faustine a reçu pour mission d’annoncer au monde ce que dit l’Écriture Sainte de la miséricorde. Le Seigneur lui a également demandé d’implorer sa miséricorde par les moyens ci-dessous qui sont proposés à tous :

Vénérer le tableau de Jésus miséricordieux

Le tableau représente le Sauveur ressuscité, qui apporte la paix aux hommes par la rémission des péchés, au prix de sa Passion et de sa mort sur la Croix. Le tableau réunit donc deux événements évangéliques qui parlent le plus clairement de l’amour de Dieu pour l’homme : sa mort et sa résurrection.

Quel est le sens des deux rayons ?

Les rayons de sang et d’eau sortant du Cœur transpercé par la lance, ainsi que les plaies laissées par le crucifiement rappellent les événements du vendredi Saint. « Le rayon pâle signifie l’eau, qui purifie les âmes ; le rayon rouge signifie le sang, qui est la vie des âmes (…) Heureux celui qui vivra dans leur ombre » (Petit Journal, 299). Le Pape Benoît XVI décrit ainsi l’image de Jésus Miséricordieux : « icône bien précise : celle du côté transpercé du Christ, d’où jaillissent sang et eau, selon le témoignage oculaire de l’apôtre Jean (Jn 19, 34-37). Mais Jésus est désormais ressuscité, et de Lui vivant jaillissent les sacrements de Pâques du baptême et de l’Eucharistie : qui s’en approche avec foi reçoit le don de la vie éternelle ». (Regina Caeli, 15 avril 2012).

Pourquoi l’inscription « Jésus, j’ai confiance en Toi » ?

Sainte Faustine proposa à Jésus d’intituler le tableau : « Jésus, Roi de Miséricorde ». Le Christ lui répondit qu’Il était bien Roi de Miséricorde, mais que ce qui blessait le plus son Cœur était le manque de confiance. Elle devait donc faire inscrire au bas du tableau les mots : « Jésus, j’ai confiance en Toi » (Petit Journal, 47 ; 88 ; 327 ; 1076). Cette inscription est très importante. Le Seigneur ne cesse de dire à sainte Faustine que c’est la confiance seule qui permet de puiser les grâces de la Miséricorde. Plus la personne a confiance, plus elle reçoit (Petit Journal, 1578 ; 1273…). Jésus veut en particulier que les âmes affligées par le poids de leurs péchés ne cèdent pas à la tentation du désespoir, mais recourent à sa Miséricorde avec la confiance d’un enfant. Ces âmes ont, dit-il, la priorité sur sa Miséricorde. Elles ne seront pas déçues et n’éprouveront aucune honte en faisant appel à sa Miséricorde (Petit Journal, 1541).

Pourquoi Jésus a-t-il le regard baissé ?

Le Seigneur dit à sainte Faustine : « Mon regard sur cette image est le même que celui que j’avais sur la croix (Petit Journal, 326) Parce que Jésus ne veut pas mettre mal à l’aise le pécheur. Il a agi de même avec la femme adultère (Lc 7, 36-50,). Il a baissé les yeux et écrit par terre. De même Jésus Miséricordieux ne nous fixe pas du regard, tel un juge, pour que nous nous sentions mal. Avec une délicatesse extrême, le Seigneur nous offre sa miséricorde. Il nous donne la possibilité de lâcher notre péché et de nous faire pardonner. C’est alors qu’Il posera son regard saint sur nous. C’est l’humilité inconcevable du Christ Miséricordieux.

Pourquoi le fond de la toile est-il noir ?

Le fond de la toile est sombre, presque noir. La seule lumière provient de Jésus Lui-même. Pourquoi ? Parce ce que Jésus est la lumière qui, dans ce monde de ténèbres, nous éclaire et nous guide. Si nous enlevons Jésus du tableau, il ne restera que les ténèbres. Il en est de même pour notre vie : si nous enlevons Jésus de notre vie, il ne restera que ténèbres. Le Seigneur nous le dit dans l’Évangile selon saint Jean chapitre 8 verset 12 « Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie ».

Pourquoi Jésus fait-il un pas vers nous ?

Le Seigneur ne nous abandonne jamais. Quand nous nous détournons de Lui, Il n’a de cesse de nous chercher, de nous appeler (Mt 18, 12-14 et Lc 15, 3-7). C’est Lui qui fait toujours le premier pas pour nous relever. Son amour miséricordieux est premier : « En ceci consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés » (1 Jn 4, 10). Comme disait le saint Curé d’Ars : « Ce n’est pas le pécheur qui revient à Dieu pour Lui demander pardon, mais c’est Dieu qui court après le pécheur et qui le fait revenir à Lui ».

Le premier tableau

Le premier tableau de Jésus Miséricordieux a été peint en 1934 à Vilnius du vivant de sainte Faustine et en sa présence. L’original, restauré, se trouve aujourd’hui au Sanctuaire de la Miséricorde Divine à Vilnius, rue Dominikonu 12. Elle est fêtée le 5 octobre.

Source : https://jeunes-vocations.catholique.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous trouverez dans ce fichier PDF la vie simplifiée et illustruée.

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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 21:40

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Marc 01Le prénom Marc vient du mot latin marcus signifiant marteau. Il est fêté le 25 avril. Marc l’Evangéliste est le patron de Venise, des éleveurs de bovins et d’ovins, des scribes, des notaires et des vitriers. Il est invoqué par les prisonniers.

Attributs : le lion, parfois ailé (qui orne notamment une colonne de granit érigée à proximité de la basilique bysantine Saint-Marc, à Venise), une plume pour écrire, un rouleau de parchemin ou un livre.

Prénoms apparentés : Marcie, Marcien, Marco (italien), Marcolin, Marcos (espagnol), Marcus (latin), Mark (anglais), Markus (allemand).

Jean, appelé Marc

L’Evangéliste Marc est nommé Jean dans les Actes des Apôtres (Marc est le surnom que lui donnent par la suite les Romains), mais n’est pourtant pas un des douze Apôtres. Il appartient probablement à la tribu hébraïque des Lévites. Sa mère, une riche veuve dénommée Marie (une autre femme que la mère du Christ), accueille les Apôtres dans sa maison de Jérusalem. C’est dans cette demeure, assez grande pour recevoir les premiers chrétiens de la ville sainte, que Marc, dès son plus jeune âge, rencontre sans doute Pierre après que ce dernier s’est évadé de prison, en l’an 43.

Des rapports difficiles avec Paul

Marc accompagne Paul de Tarse et son cousin l’Apôtre Barnabé lors du premier voyage évangélique effectué par ces derniers. Mais, sitôt arrivé en Pamphylie (ancienne région d’Asie Mineure), il refuse d’accompagner les deux hommes dans le nord de la Tauride et retourne à Jérusalem. Les trois hommes sont ensuite de nouveau réunis. Paul refuse alors d’emmener Marc avec lui lors d’une seconde mission et part en Asie Mineure, tandis que Marc et Barnabé s’en vont à Chypre. Marc et Paul se réconcilieront néanmoins plus tard, et seront de nouveau réunis lorsqu’ils seront tous deux emprisonnés à Rome.

L’auteur du plus court et du plus ancien des Evangiles

Après la Crucifixion, Marc devient le disciple préféré et le porte-parole de Pierre qui l’appelle son frère. Marc est le rédacteur de l’Evangile qui porte son nom et est le second des quatre textes de cette nature qui figurent dans le Nouveau Testament. Une tradition veut que ce texte ait été écrit sous la direction de Pierre, entre 60 et 74, mais il est très possible que Marc ait assisté à l’arrestation de Jésus par les soldats ; dans ce cas, il pourrait ne faire qu’un avec le jeune homme qui s’enfuit alors, nu, en laissant son vêtement aux mains des Romains. Cet épisode n’est d’ailleurs relaté que dans l’Evangile selon saint Marc. Le texte de saint Marc est le plus court et le plus ancien des quatre Evangiles. D’un style précis et vif, dénué d’élégance inutile, il a sans doute inspiré ceux qui ont été rédigés par Luc et Matthieu.

Evêque puis martyr à Alexandrie

Selon la légende, Marc est le premier évêque d’Alexandrie, en Egypte. Peu après son arrivée, il fait réparer ses sandales par le cordonnier Anian. Celui-ci se blesse avec son alêne (poinçon pour percer le cuir), mais Marc le guérit de manière miraculeuse. Marc passe pour avoir été martyrisé à Alexandrie sous le règne de l’empereur Néron, vers 74 ou, selon une autre tradition, plus tard, sous le règne de Trajan. Les bourreaux s’emparent de Marc alors qu’il s’apprête à célébrer la messe. Marc est traîné dans la cité à l’aide d’une corde et accablé de coups de massue. Il meurt avant que ses tortionnaires aient pu le lapider. Une pluie divine éteint le bûcher où son corps a été placé et empêche que celui-ci soit consumé par les flammes. Ses restes sont d’abord vénérés à Alexandrie.

Vénéré à Venise

Les reliques de Marc sont ensuite transférées en 829 à Venise et se trouvent aujourd’hui dans la basilique dédiée à ce saint qui porte son nom. Bâti entre 1063 et 1073 et souvent remaniés jusqu’au XVIIème siècle, cet édifice surmonté de coupoles recèle plusieurs représentations du saint : Marc figure notamment en mosaïque au revers du portail principal et en sculpture sur les portails latéraux. L’évangéliste est enterré sous le maître-autel, surmonté d’un baldaquin de marbre vers supporté par des colonnes d’albâtre. A proximité de la basilique, s’élève une célèbre colonne de granit qui supporte un lion ailé, symbole de l’évangéliste.

Marc-02.jpgMarc-03.jpgMarc-04.jpgMarc-05.jpgMarc-06.jpgMarc-07.jpgMarc-08.jpgMarc-11.jpgMarc-12.jpgVenise-01.jpg

 

 

 

 

 

 

Le prénom Jean vient de l’hébreu Yehohanan ou Iohanan (grâce de Dieu). Il est fêté le 27 décembre. Jean l’Évangéliste est le patron des écrivains, des éditeurs, des libraires et des théologiens.Jean-l-evangeliste1.jpg

Attributs : un aigle, une coupe contenant une vipère, un cuve d'huile bouillante, un livre.

Prénoms apparentés : Dzhin, Yohan(s) (yiddish), Giovanni (italien), Hans (allemand), Ivan, Yvan (russe), Jack (anglais), Jacki, Jan (flamand), Janos (hongrois), Jehan (ancien français), Jensen (hollandais), Joao (portugais), Johann (allemand), John, Johnny (anglais), Jouan (occitan), Juan (espagnol), Iban (basque), Sean (irlandais), Yahia (arabe), Yann, Yannick (breton),

Le fils du tonnerre

Jean l’Évangéliste est un pécheur de Galilée comme son père Zébédée et son frère aîné, Jacques. C’est celui-ci qui l’appelle auprès de Jésus. L’un et l’autre des deux frères sont, sans doute en raison de leur caractère fier, surnommés les « fils du tonnerre ». Les deux hommes ne demandent-ils pas un jour à Jésus de faire tomber le feu sur des Samaritains qui ont refusé de leur préparer un logement ? Selon la tradition, Jean est celui des Apôtres que Jésus préfère et aime « comme lui-même ».

Le plus jeune des Apôtres

Jean, qui est le plus jeune des Apôtres, assiste à plusieurs des épisodes qui sont retracés dans les quatre Evangiles. Il est présent lors de la résurrection par Jésus de la belle-mère de Pierre et de celle de la fille de Jaïre ; il assiste également à la Transfiguration du Christ sur le mont Thabor. Au moment de la Cène, Jean pose sa tête sur la poitrine de Jésus, il est là lors de la Crucifixion et réconforte la Vierge. C’est à lui que Jésus la confie. Jean se trouve avec Pierre lorsque les Saintes Femmes leur annoncent que le corps de Jésus n’est plus dans le tombeau où il a été enseveli. Plus jeune que Pierre, il se dépêche et arrive le premier devant le tombeau où il n’ose pourtant pas entrer.

« Pilier de l’Eglise »

Après la Crucifixion, Jean se rend à Ephèse (en Asie Mineure). Avec Pierre, son frère Jacques le Majeur et Jacques le Mineur, il est un des « Piliers de l’Eglise ». Après que son frère Jacques a été décapité sur l’ordre du roi Hérode de Judée vers 44, Jean quitte la Palestine. Il y revient vers 57, alors que Jacques le Mineur est devenu évêque de cette contrée. Ses déplacements ultérieurs sont mal connus. Peut-être demeure-t-il un temps à Ephèse avant d’aller à Rome durant les persécutions de Domitien. Il est jeté dans une cuve emplie d’huile bouillante, mais sort indemne de ce supplice. Par la suite probablement exilé à Patmos, il retourne enfin à Ephèse.

Le rédacteur d’un Évangile et de trois épîtres

Dans cette ville d’Asie Mineur, Jean rédige l’Évangile qui porte son nom, à la demande de l’évêque local qui veut lutter contre les hérésies. Cet ouvrage est notamment caractérisé par sa brièveté, sa concision et sa dimension théologique : il tient pour acquis que les détails concernant la vie et la mort du Christ sont connus, et s’intéresse davantage à la dimension divine du Messie. Par ailleurs, Jean écrit trois épîtres dont la première proclame que « Dieu est amour ».

L’Apocalypse

Mais, malgré certaines parentés dans l’écriture, il n’est pas du tout certain que Jean ait rédigé l’Apocalypse, le dernier livre de l’Ancien Testament. Cet ouvrage, qui raconte la fin du monde décrite par Jésus lors d’une vision qu’aurait eue l’Évangéliste, s’inscrit en fait dans un genre littéraire dont plusieurs traces existent dans l’Ancien Testament. Aux termes de ce texte, Jean monte au Ciel et y rencontre Dieu. Il contemple alors plusieurs apparitions consacrées aux malheurs terrestres, à la lutte contre le principe du Mal et à l’instauration d’un nouvelle Jérusalem, demeure de Dieu et des hommes. Par la richesse de ses images et sa puissance d’évocation, l’Apocalypse a inspiré de nombreux artistes.

La coupe empoisonnée

Un jour, dans la cité d’Ephèse, le prêtre de Diane tend à Jean une coupe empoisonnée avec du venin de serpent ou de dragon. L’Apôtre boit le liquide sans en pâtir. Il meurt paisiblement quelques années plus tard, vers 100. Jean est le seul des apôtres à périr de mort naturelle. Selon la légende, il est, comme la Vierge Marie, enlevé vers le ciel à l’heure de son trépas.

Jean 01Jean-02.jpgJean-couleur.jpgJean-nb.jpgjean-nb-04.JPG


 

 

 

Saint-Luc-01.jpgLe prénom Luc vient du latin Lucius, nom venant du mot lux (lumière). Il est fêté le 18 octobre. C’est le patron des bouchers, des chirurgiens, de fileurs de verre, des médecins, des peintres et des relieurs.

Attributs : un bœuf ailé portant parfois une écritoire, un évangile, une palette de peintre, une robe de docteur.

Prénoms apparentés : Loukas (grèc), Luca (italien), Lucain, Lucan, Lucas (espagnol et français), Luce, Lucky, Luke (anglais), Lugo (langue d'oc), Lukas (allemand et breton).

L’auteur d’un évangile et des Actes des Apôtres

Luc naît à Antioche, en Turquie, ou plus vraisemblablement, en Grèce. Il est rédacteur des Actes des Apôtres, qui figurent dans le Nouveau Testament et constituent une importante source d’informations concernant les premiers temps du christianisme, ainsi que du troisième des quatre Evangiles. L’ensemble de ces textes font de Luc l’auteur qui a pris la plus large place dans la rédaction des différents textes que comporte la Bible. Elevé dans le paganisme, Luc se convertit à la religion chrétienne, sans doute vers l’an 40, à Antioche. Instruit, connaissant le grec et le latin, il est, parmi les premiers chrétiens, l’un des plus cultivés ; il s’intéresse notamment à l’histoire, à la géographie et au gouvernement des hommes. A cette caractéristique, s’ajoute la grande modestie dont Luc fait preuve tout au long des récits qui concernent la vie et l’œuvre du Christ et de ses Apôtres.

Un des compagnons de Saint Paul de Tarse

Luc apprend la médecine à Tarse, en Asie Mineure. C’est peut-être dans cette ville qu’il rencontre saint Paul. En effet, la tradition fait de l’évangéliste Luc la même personne que le chrétien, lui aussi nommé Luc, qui accompagne, sans doute à partir de l’an 57, Paul de Tarse lors de plusieurs de ses voyages. Luc, dont la tradition fait un célibataire, est aux côtés de Paul lors de la seconde mission effectuée par ce dernier dans la ville de Philippes, en Macédoine. Pendant un temps, il devient l’évêque de cette cité, quoiqu’une autre tradition assure que Luc n’ait jamais été ordonné prêtre. Luc est avec Paul lorsque celui-ci fait naufrage à Malte, en se rendant à Rome.

Un évangile pour les plus cultivés des gentils

Luc rédige l’Evangile qui porte son nom ainsi que les Actes des Apôtres soit, durant la captivité de Paul de Tarse à Rome, soit peu après que celui-ci a été martyrisé, lors des persécutions menées sous le règne de l’empereur Néron. Luc écrit sans doute son évangile pour que le christianisme naissant puisse disposer d’un texte adapté à ses besoins. Un texte qui soit rédigé dans une langue (le grec) plus littéraire que celle utilisée par saint Marc dans son propre évangile, et qui soit davantage accessible aux gentils, c’est-à-dire aux non-juifs et aux non-chrétiens, que l’Evangile de saint Matthieu. D’une manière générale, l’Evangile de saint Luc montre, outre sa douceur et sa bonté, l’intérêt et la compassion dont le Christ témoigne à l’égard de tous ceux qui sont placés aux marges du peuple juif, tout à la fois les femmes, les lépreux, les pauvres et les Samaritains (habitants de la région de Samarie). A tous ces exclus, Luc annonce le message de miséricorde du Christ.

Un martyr improbable

Après la mort de Paul, sans doute vers 66, Luc quitte la Ville éternelle. A partir de cette date, il n’existe plus de sources fiables concernant la vie de ce saint, même si une tradition incertaine fait de cet évangéliste l’évêque de Thèbes, en Grèce. Il est vraisemblable que Luc soit mort, comme l’indiquent certaines sources, à l’âge de 84 ans, en Béotie (région de la Grèce). Mais, selon d’autres traditions, il passe pour avoir été martyrisé, quoique cela soit très improbable, à Patras, en Grèce. Constantinople et Padoue ont revendiqué le privilège de détenir ses reliques.

Le portraitiste de la Vierge

Pétri de considérations témoignant de la bonté de son rédacteur, l’Evangile de saint Luc, rédigé entre les années 70 et 90, comporte de nombreux renseignements concernant la Nativité. Sans doute est-ce le signe que l’Evangéliste a rencontré la Vierge Marie et s’est entretenu avec elle. Il est possible que Luc ait également bénéficié des souvenirs de saint Jean, qu’il a pu rencontrer à Jérusalem. De surcroît, selon la légende, Luc aurait réalisé le portrait de Marie, voire plusieurs icônes de la Vierge. En tant que patron des peintres, saint Luc a été représenté par de nombreux artistes, notamment Le Greco, Mantegna, Le Sodoma, Raphaël, Van der Weyden, Zurbaran.

Luc-01.jpgLuc-02.jpgLuc-03.jpgSaint-Luc.jpg

 

 

 

 

Le prénom Matthieu vient d’un mot araméen signifiant « don de Dieu ». Il est fêté le 21 septembre. Il est le patron des agents du fisc, des banquiers, des comptables, des douaniers et des fonctionnaires.

Attributs : un évangile, un rouleau, une épée.

Prénoms apparentés : Maffeo, Maiolo, Matteo (italien), Mateo (espagnol), Mateu (catalan), Mathias, Mathieu, Mattew(s) (anglais), Matthaeus (alsacien et latin), Mattheus (flamand), Maze (breton), Thadée (langues slaves).

Un percepteur devenu apôtre du Christ

Matthieu-01.jpgMatthieu (nommé Lévi dans les Evangiles de Luc et de Marc) est un publicain, un percepteur de taxes et d’impôts (poste lucratif et recherché à l’époque), qui exerce dans la ville de Capharnaüm. Mais le nouveau Testament apporte peu de précisions concernant sa vie et sa personnalité. Il raconte néanmoins que c’est à la demande de Jésus que Matthieu abandonne son métier. L’ancien percepteur est l’auteur du premier des quatre Evangiles. Ce texte, auquel l’Eglise accorde une très grande importance, comporte une quantité de précisions qu’explique peut-être la formation professionnelle de leur auteur.

Le martyre en EthiopieMatthieu-02.jpg

Durant les quinze années suivant la crucifixion, Matthieu prêche l’Evangile aux juifs de Palestine. Après que les Apôtres se sont dispersés, Matthieu par évangéliser l’Ethiopie. Il parvient à l’emporter sur deux magiciens que les habitants de ce pays adorent comme des dieux. Matthieu triomphe également des dragons qui accompagnent les deux hommes. Il ressuscite par ailleurs la fille du roi Hégésippe, ce qui entraîne la conversion de ce dernier. Mais l’Apôtre est mis à mort après qu’il s’est opposé au mariage du roi Hirtiacus avec sa nièce. Selon la tradition retenue, Matthieu est décapité, brûlé vif ou lapidé.

Matthieu-01.jpgMatthieu-02.jpgMatthieu-03.jpgMatthieu-couleur.jpgMatthieu-nb.jpg

 

 

 

Commencement de la première lettre de saint Jean 1, 1-4

« Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons ».

Bien-aimés, ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.

Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous.

Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous.

Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ. Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite…

Si vous voulez lire la suite, cliquez ici

Source : http://www.whynotflores.com/bd.html

 

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 19:11

Née dans le Frioul en Italie, elle entra dans le Tiers Ordre de Saint Dominique et se sanctifia ainsi sans entrer dans un couvent. Beata Benvenuta Bojani. Ses contemporains l'ont dotée de toutes les vertus, mais « on se demande quand elle eut le temps de les mettre en œuvre tellement son biographe nous la montre occupée à faire sans cesse des miracles ». (Englebert) Elle voulait imiter les souffrances du Christ. Un cilice (chemise ou ceinture de crin ou d'étoffe rude, portée sur la peau par mortification) ne lui suffisant pas, elle serra autour de sa taille une corde qui, peu à peu, lui entra dans la chair. Elle en tomba malade, couverte d'ulcères douloureux. Le pape Clément XII la béatifia en 1763, ratifiant ainsi le culte que le peuple lui rendait.

À Cividale dans le Frioul, en 1292, la bienheureuse Bienvenue Bojani, vierge, sœur de la Pénitence de Saint-Dominique, qui se donna tout entière à la prière et aux austérités. Elle est fêtée le 30 octobre.

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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 17:39

Saint Narcisse, né en Palestine, vers la fin du Ier siècle, s'appliqua dès sa jeunesse, avec un grand soin, à l'étude des sciences divines et humaines. Il entra dans l'état ecclésiastique, et l'on put voir en lui le modèle achevé de toutes les vertus sacerdotales ; aussi l'appelait-on le saint prêtre. Pendant toute sa vie il fut entouré de l'estime universelle ; toutefois ce n'est qu'à l'âge de quatre-vingts ans qu'il fut choisi pour évêque de Jérusalem.

Cette haute dignité lui inspira un nouveau zèle et une nouvelle ferveur, et il gouverna son troupeau avec une vigueur qu'on n'aurait pas dû naturellement attendre de son grand âge. Sa vie austère et pénitente fut toute entière vouée au bien de l'Église. En 195, il présida, avec Théophile de Césarée, un concile tenu relativement à la célébration de la fête de Pâques, et où il fut décidé que cette fête se célébrerait toujours un dimanche, et non le jour où il était d'usage de la célébrer chez les Juifs.

Le Ciel opéra un grand nombre de prodiges par les mains de ce vénérable pontife : on en raconte un particulièrement remarquable. Une veille de Pâques, l'huile manquait aux lampes de son église pour les offices solennels qui avaient alors lieu dans la nuit. Narcisse commanda de tirer de l'eau à un puits qui était proche et de la lui apporter ; il la bénit et la fit verser dans les lampes ; on s'aperçut alors qu'elle s'était changée en huile, ce qui excita l'admiration des fidèles. On conserva longtemps avec respect des restes de cette huile miraculeuse.

La vénération que ce saint évêque s'était attirée ne put le garantir de la malice des méchants. Trois scélérats l'accusèrent d'un crime atroce et confirmèrent leur calomnie par des imprécations horribles contre eux-mêmes. L'un dit : "Je veux être brûlé vif, si cela n'est pas vrai !" L’autre : "Je veux être couvert de la lèpre !" Le troisième : "Je consens à perdre la vue !" Narcisse crut devoir céder à l'orage et se retira dans un désert, où il s'ensevelit pendant huit années. Dieu Se chargea de sa vengeance. Ses calomniateurs reçurent le prix de leur crime : le premier périt dans un incendie, avec toute sa famille ; le second fut couvert d'une lèpre horrible ; le troisième, frappé d'effroi et plein de repentir, pleura son péché au point qu'il en perdit la vue. Narcisse ne put résister plus longtemps aux instances de son peuple et vint reprendre le soin de son Église. Il mourut à l'âge de cent seize ans. Il est fêté le 29 octobre.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Source : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_narcisse.html

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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 17:37

Le prénom Simon vient du croisement du germain Sigmund (de Sig, victoire, et Mund, protection) et de l’hébreu shama, qui signifie obéir. Il est fêté le 28 octobre.

Un des Douze Apôtres

Simon l’apôtre est également surnommé le Cananéen (originaire de la ville de Cana) ou le Zélote en raison de son appartenance supposée à une secte juive rigoriste. Il passe pour assister au miracle que Jésus accomplit lors des noces de Cana en changeant l’eau en vin, et attache ensuite ses pas au Fils de Dieu.

Martyrisé en Perse

Après la Pentecôte, Simon n’est plus mentionné dans le Nouveau Testament. Selon la tradition, il se rend en Egypte pour évangéliser les populations. Une autre légende mentionne un voyage en Perse ; en compagnie de l’apôtre Judes Thadée. Simon s’entretient avec des prêtres païens et des mages, puis renverse leurs idoles. Il est alors martyrisé (égorgé ou attaché sur une roue et découpé à l’aide d’une scie de bûcheron).

Berufung
"... rief die zu sich, die er selbst wollte... Er bestellte folgende zwölf : ...Simon, den Kananäer..." (Mk 3,13f).
Charakter
"Simon der Zelote war der Kluge" Kühnheit und Verwegenheit war eine Eigenart der galiläischen Gebirgler. Simon gehörte zu den Zeloten, den "Eiferern", welche das Joch der römischen Besatzung mit einem Partisanenkrieg abzuschütteln trachteten.
Bibelstellen
Der gute Simon ist der unbekannteste aller zwölf Apostel. In der HI. Schrift ist nur sein Name vermerkt (Apostellisten).
Missionstätigkeit
Über sein apostolisches Wirken ist nichts bekannt (es ist wahrscheinlich, dass er nach dem Tode des Apostels Jakobus 62 n.Chr. als Bischof v. Jerusalem sein Nachfolger wurde).
Martyrium
Nach der Überlieferung ist sein Leib zersägt worden. (Im Jahre 107 in Jerusalem)
Patron
Färber, Gerber, Holzschläger (Säge!), Lederarbeiter, Maurer, Weber.
Reliquien
Rom: Petersdom: im Josefsaltar und Köln u. Kloster Hersfeld b. Fulda
Fest : 28. Oktober

Le prénom Jude vient de l'hébreu "Yehudah" qui signifie : « qui rend gloire à Yahvé ». Saint Jude est l’un des douze Apôtres choisis par Jésus lui-même parmi ses disciples. Selon saint Mathieu et saint Marc, Yehudah ou Jude, frère de Jacques le Mineur, était un proche parent de Jésus. Pour ne pas le confondre avec l’autre Yehudah, Judas Iscariote, Mathieu et Marc l’ont nommé Jude Thaddée, nom qui signifie courageux en araméen et abondant, doux, miséricordieux, bon, bienfaisant en syriaque. Après la Pentecôte il prêcha en Palestine, en Arabie, en Arménie, en Mésopotamie. En compagnie de l’Apôtre Simon, il évangélisa la Perse, où il fut martyrisé et tué à coup de massue. Saint Jude est souvent représenté tenant une massue dans sa main. Ce n’est pas un bâton de marche, mais l’instrument de son supplice. Il est reconnu comme étant le saint de l'espoir, puisque c'était un être bon. C'est le patron des causes désespérées, comme Sainte Rita de Cascia. Il est le saint patron des causes perdues, celui qui continue quand plus rien ne retient, à part l'espoir et la foi d'aller au bout de ces espoirs... Il est conjointement honoré avec Saint Simon le 28 octobre.

Berufung
"Er rief seine zwölf Jünger zu sich und gab ihnen Macht, die unreinen Geister auszutreiben, sowie jede Krankheit und jedes Gebrechen zu heilen. Die Namen der zwölf Apostel sind folgende: ....Thaddäus..." (Mt 10,1f)
Charakter
"Judas des Alphäus, Bruder des Jakobus (d.J.), war der immer Vornehme und Getreue." Auch er gehörte wahrscheinlich zu den Zeloten und träumte vom irdischen Messsiasreich.
Bibelstellen
Im Evangelium wird von ihm nur ein Satz aufbewahrt (Jh 14,22). Beim Abschiedsmahl sagte Jesus, dass er sich wohl den Aposteln, aber nicht der Welt offenbaren wolle. Da fragte Judas des Alphäus: "Herr, was ist geschehen, dass du dich uns offenbaren willst, nicht aber der Welt?" Er wollte sagen: Wenn du ein Weltreich aufrichten willst, musst du dich doch der ganzen Welt zeigen. Judas Thaddäus war bereit, mit seiner Kühnheit an der Aufrichtung eines solchen Reiches mitzuwirken. Er schrieb den kurzen, mit himmlischer Weisheit angefüllten Judasbrief.
Missionstätigkeit
Zuerst predigte er, wie man aus seinem Brief schliessen kann, in Palästina, später wohl in den angrenzenden Ländern Arabien, Syrien und Mesopotamien, zusammen mit seinem Verwandten (Bruder?) Simon.
Martyrium
Mit Simon soll Judas Thaddäus gemartert, enthauptet und in Babylon beigesetzt worden sein. (Im Jahre 79 in Suanir Persien)
Patron
In schweren Anliegen und aussichtslosen Lagen
Reliquien
Rom: Petersdom : im Josefsaltar und Kloster Hersfeld bei Fulda
Fest : 28. Oktober

 

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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 17:09

Le pape François a reconnu le martyre de la servante de Dieu Benigna Cardoso da Silva (1928-1941), une jeune fille brésilienne, assassinée à 13 ans par un jeune homme, pour avoir voulu préserver sa chasteté. La reconnaissance de son martyre ouvre la voie à sa béatification sans qu’il y ait besoin d’un miracle ultérieur.

En recevant, le 2 octobre 2019, le préfet du dicastère le cardinal Angelo Becciu, le pape a en effet approuvé en tout la publication de 8 décrets de la Congrégation pour les causes des saints pour trois miracles, deux martyres et les « vertus héroïques » de trois baptisés.

Benigna Cardoso da Silva est considérée comme une « héroïne de la chasteté », indique Vatican News en portugais du 3 octobre 2019. Le curé de la paroisse, le père Cristiano Coelho Rodrigues, qui était le directeur spirituel de la jeune fille, encourageait beaucoup sa vie intérieure. Après le meurtre, il a écrit la note suivante à côté de l’acte de baptême de Benigna : « Elle est décédée martyrisée à 16 heures, le 24 octobre 1941, sur le site d’Oiti. Héroïne de la chasteté, que son âme sainte convertisse la paroisse et protège les enfants et les familles de la paroisse. Ce sont les vœux que je fais à notre sainte ».

Benigna Cardoso da Silva est née le 15 octobre 1928 à Santana do Cariri (Brésil). Elle est restée sans parents très tôt et a été adoptée par une famille d’Oiti.

« C’était une jeune fille très simple et pleine d’humilité », lit-on dans sa biographie. « Sa générosité, son charisme et sa sympathie la rendaient chère et captivante pour sa famille, ses amis et ses connaissances ».

À la maison, elle faisait les travaux ménagers pour aider sa famille d’accueil : « c’était une jeune fille bonne, toujours obéissante et serviable ».

Extrêmement religieuse, « elle ne manquait pas une messe et elle faisait pénitence les premiers vendredis par amour du Cœur Sacré de Jésus ».

Sur le chemin de l’école, elle a toujours protégé la nature, ne laissant pas ses camarades de classe maltraiter les plantes ni enlever leurs fleurs ou leurs branches. En classe, elle était une élève exemplaire.

Le vendredi 24 octobre 1941, alors que Benigna allait chercher de l’eau dans une citerne située près de la maison, elle fut harcelée sexuellement par un garçon nommé Raul Alves qui – depuis longtemps – lui faisait des avances.

La jeune fille a refusé, il a insisté et a essayé de la violer. Elle s’est battue héroïquement pour se défendre et, finalement, le garçon, pris de rage, l’a frappé d’une machette. La jeune fille a été frappée au front, au dos et ensuite au cou : le coup lui a presque coupé la tête. La voyant morte, Raul s’est sauvé et le corps de la victime a été retrouvé peu de temps après.

Son corps a été enterré au cimetière public de São Miguel à Santana do Cariri. À partir de ce moment, les visites à la tombe et au lieu du martyre ont commencé et continuent jusqu’à nos jours.

Son meurtrier a été arrêté et est retourné sur les lieux du crime 50 ans plus tard : il a pleuré, prié et demandé pardon à Benigna. De retour chez lui, il a raconté son changement de vie et sa conversion au christianisme. Il a fait pénitence pour sauver son âme et a demandé l’intercession de Benigna.

Elle est fêtée le 24 octobre.

Source : https://fr.zenit.org/
8 octobre 2019
Marina Droujinina
Journalisme (Moscou & Bruxelles). Théologie (Bruxelles, IET).
Les 2 dessins proviennent du site https://www20.opovo.com.br/
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22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 07:21

Né en 1385 dans les Abruzzes en Italie. Jean étudie le droit, ce qui lui permet de commencer une carrière juridique. Gouverneur et capitaine de Pérouse, il se marie. Mais la mort de sa femme bien-aimée casse ses projets alors qu’il a 29 ans. Il se convertit d’une vie qui avait connu quelques scandales. Il parcourt alors Pérouse, monté à rebours sur un âne, coiffé d’une mitre en carton où se lisaient ses plus gros péchés. Il peut alors entrer chez les franciscains de Pérouse. Il parcourt l’Italie et fait brûler en public peintures indécentes, parures féminines et cartes à jouer. Ses qualités de juriste et son grand souci d’une vie religieuse plus rigoureuse lui valent de rédiger les nouvelles Constitutions de la branche « observante » de l’Ordre franciscain. Il rédige aussi, pour ses frères prêtres, le « Miroir des clercs » qui aura un grand succès. Formé à la prédication par saint Bernardin de Sienne, il devient un grand prédicateur populaire qui prêche la dévotion au nom de Jésus. Fin diplomate, il est employé par plusieurs papes pour des missions délicates, en particulier pour la conversion des milieux hussites en Bavière, en Saxe, en Silésie et en Pologne. La grande affaire de sa vie sera la prédication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anéanti l’empire des chrétiens d’Orient sous le regard indifférent des chrétiens d’Occident. En 1456, il va soutenir les troupes qui défendent Belgrade contre les Turcs musulmans. Les chrétiens sont victorieux, mais la peste éprouve leurs rangs. Jean de Capistran mourra de la peste noire sur les bords du Danube quelque temps après. Il est canonisé en 1690, il est fêté le 23 octobre.

 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 14:47

A l'occasion du centenaire de la naissance de saint Jean-Paul II, je vous propose de lire l'histoire de sa vie et de beaux coloriages.

La vie de saint Jean-Paul II en bande dessinée PDF.

Jean-Paul II 01En 1920, à Wadowice en Pologne, une maman tient tendrement son fils sur les genoux. Depuis qu’elle a mis au monde Karol, le 18 mai, Emilia est sûre que Dieu l’a choisi pour une grande mission. Son père, lieutenant dans l’armée, est fier d’avoir un si beau petit garçon.

Karol n’a pas encore 9 ans quand sa mère meurt. Désormais, il vit seul avec son père. Son frère Edmund étudie la médecine à Cracovie. Lorsqu’il revient, il emmène Karol faire de longues promenades en montagne en entraîne son équipe de foot.

Karol n’a que 12 ans quand un nouveau malheur s’abat sur la famille. Edmund, en soignant un de ses patientes, a contracté une maladie dont il meurt quelques jours plus tard. Karol souffre. Pourtant, lorsqu’il croise une de ses voisines, il affirme : « C’est la volonté de Dieu. »

A 18 ans, Karol part étudier la littérature à Cracovie. Monsieur Wojtyla l’accompagne. Là-bas, ils vivent dans le sous-sol d’une maison sombre et froide. Malgré tout, Karol est heureux. Jean-Paul-II-04.jpg

Septembre 1939. La guerre éclate. Les Allemands envahissent Cracovie. Tout le pays est occupé et l’université fermée. Karol doit vite trouver un emploi pour ne pas être envoyé dans un camp de travail forcé. Le voilà donc ouvrier aux carrières de pierres. 2 ans plus tard, un soir, il retrouve son père sans vie.

En septembre 1942, à 22 ans, il commence ses études pour pouvoir devenir prêtre. Si les Allemands l’apprennent, il risque la prison ou la mort. Se confiant à son ami, l’abbé Kazimierz, celui-ci lui avoue qu’il s’y attendait depuis longtemps. A partir d’août 1944, Karol doit se cacher car les Allemands emmènent les jeunes Polonais dans des camps de travail. L’archevêque de Cracovie l’accueille chez lui.

A la fin de l’hiver, les Allemands sont chassés et les Russes occupent la ville. Les séminaristes peuvent retourner à l’université.

Karol est tellement doué, qu’il y obtient la meilleure des notes et, le 1er novembre 1946, à 26 ans, il devient prêtre pour l’éternité. L’archevêque lui demande d’aller étudier à Rome. A son retour, il lui confie une église de campagne. A Niegowic, l’abbé Karol vie pauvrement, vêtu d’une soutane usée. De loin, on le prend parfois pour un mendiant. Tout ce qu’on lui offre, il le donne, s’exclament les villageois.

3 ans plus tard, l’abbé Karol est rappelé à Cracovie. Là, les jeunes viennent nombreux se confier à lui. Car il en a des idées originales ce jeune abbé ! Le voilà, qui accompagne un petit groupe d’étudiants dans la montagne. Le soir, on allume un grand feu. On chante, on prie tous ensemble.

Jean-Paul-II-11.jpgEn septembre 1953, il descend même la rivière Brda en canoë avec 9 jeunes. N’ayant pas de matelas, ils dorment sur de vieilles chambres à air. Le matin, ils se lèvent tôt et l’abbé Karol retourne un kayak pour s’en servir d’autel. A partir de 1954, il se mettra même à skier, ce qui, à l’époque, n’était pas banal !

Le reste du temps, le jeune prêtre étudie et enseigne. Les élèves viennent nombreux pour l’écouter. En août 1958, alors qu’il n’a que 38 ans, c’est au fond d’un vallon qu’on lui apporte un télégramme. – Je dois rentrer. Je suis nommé évêque, annonce-t-il simplement.

Le 28 septembre 1958, les amis de l’abbé Karol viennent nombreux pour son ordination épiscopale. Reprenant les mots de saint Louis-Marie, il choisit sa devise : « Tout à toi, par Marie. » C’est donc sous la protection de la Sainte Vierge que l’évêque Karol Wojtyla se place.

Quelques temps plus tard, les évêques sont appelés à Rome pour une réunion importante. C’est le concile Vatican II. Au début, Karol Wojtyla observe, puis il prononce des discours et écrit des textes. On commence à parler de lui : - Quel homme passionnant et quel travaiJean-Paul-II-07.jpglleur !

En décembre 1963, le pape Paul VI le nomme archevêque de Cracovie à 43 ans. Il prie longuement, en effet, le matin, son salon est grand ouvert. N’importe qui peut venir le rencontrer. Des riches, des pauvres : tous savent qu’il les écoutera. A 48 ans, il est nommé cardinal. Il porte désormais une soutane rouge. A Rome, attendant le pape qui doit lui remettre le chapeau rouge à quatre côtés, il regarde ses pieds et pense : « Je n’ai même pas pu trouver de chaussettes rouges pour la cérémonie ! »

En 1978, le pape Paul VI puis son successeur meurent. Les cardinaux doivent choisir l’un d’entre eux. Le 16 octobre, Karol Wojtyla âgé de 58 ans est élu. Le nouveau pape s’appellera désormais Jean-Paul II. Il apparaît au balcon de la Basilique Saint-Pierre, lève les bras et bénit la foule en souriant.

Lors de sa première grand-messe, Jean-Paul II s’exclame : - N’ayez pas peur ! Ouvrez toutes grandes les portes pour le Christ ! A Assise, il déclare encore : - Puisque dans de nombreux pays, on empêche des chrétiens de parler, moi, je serai leur voix. Jean-Paul II voyage pour rencontrer les chrétiens du monde. En 26 ans, il visitera 129 pays différents. Le 13 mai 1981, les drapeaux, les foulards s’agitent sur la place Saint-Pierre, Jean-Paul II bénit la foule. Mais tout à coup, il s’écroule. Un homme a tiré sur lui. Peu de temps après, lui ayant déjà pardonné, il rend visite à son agresseur en prison.

Le Saint-Père veut la paix. Il met fin au conflit qui divise les catholiques et les juifs. Puis il va à Assise où il rencontre des orthodoxes, des protestants, des musulmans, des hindous et même des bonzes tibétains. – Soyons des instruments de paix.

Les années passent. Le pape est fatigué.

Mais voici venir l’étape ultime de sa vie : le Jubilé de l’an 2000 ! Le soir de Noël 1999, il prie : - Enfant Jésus, viens en cette année spéciale ouvrir les portes de nos cœurs.

Aux millions de jeunes réunis pendant cette année 2000, il lance un retentissant : - Le pape vous aime. Mais sa santé se dégrade. Le 30 mars 2005, il se présente une dernière fois à sa fenêtre. Et le 2 avril, à l’âge de 85 ans, Jean-Paul II rejoint Celui pour qui il a donné toute sa vie, le Christ.

Canonisé le 27 avril  2014 en même temps que le pape Jean XXIII, Jean-Paul II a été le pape de la famille, voir texte complet de l'homélie. Il est fêté le 22 octobre. 

 

J-P-II-001.jpgJ-P-II-002.jpgJ-P-II-003.jpgJ-P-II-004.jpgJ-P-II-005.jpgJ-P-II-006.jpgJ-P-II-007.jpgJ-P-II-008.jpgJ-P-II-009.jpgJ-P-II-010.jpgJ-P-II-011.jpgJ-P-II-012.jpgJ-P-II-013.jpgJ-P-II-014.jpgJ-P-II-015.jpgJ-P-II-016.jpgJ-P-II-017.jpgJ-P-II-018.jpgJ-P-II-019.jpgJ-P-II-020.jpgJ-P-II-021.jpgJ-P-II-022.jpgJ-P-II-023.jpgJ-P-II-024.jpgJ-P-II-025.jpgJ-P-II-026.jpgJ-P-II-027.jpgJ-P-II-028.jpgJ-P-II-029.jpgJ-P-II-030.jpgJ-P-II-031.jpgJ-P-II-032.jpgJ-P-II-033.jpgJ-P-II-034.jpgJ-P-II-035.jpgJ-P-II-036.jpgJ-P-II-037.jpgJ-P-II-038.jpgJ-P-II-039.jpg

 
Apartament - Jan Paweł II prywatnie w kinach od 15 maja

Nieznane ujęcia JANA PAWŁA II. Oficjalny zwiastun filmu pt: "APARTAMENT" - nowy film twórców "ŚWIADECTWA"https://www.facebook.com/events/1012715322073691/#JP2prywatnie

Posted by Apartament on jeudi 30 avril 2015
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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 15:03

Saint Wendelin, naît en 554 en Ecosse où règnent son père, le roi Forchado et sa mère la reine Irelina. Comme il était de coutume à l’époque, pour les enfants de la classe dirigeante, ses parents l’envoient faire ses études dans un des nombreux couvents du pays.

Son éducation terminée, il refuse le destin royal qui lui revient de droit et décide de mener une vie humble et même misérable, tout au service de Dieu. Malgré l’opposition de son père, il quitte l’Ecosse pour se rendre à Rome où en 574 le pape Benoît I approuve sa décision et lui conseille de gagner l’Allemagne, pays alors en pleine christianisation. Il se rend alors dans la ville de Trèves, ancienne capitale de la Gaule romaine et à présent siège d’un important évêché.

Toujours dans son désir de pauvreté et d’humilité, il se fit mendiant, mais un jour qu’il quémandait sa nourriture, un riche propriétaire lui reprocha sa paresse et lui proposa de gagner sa vie en gardant ses troupeaux. Il devint ainsi porcher, puis bouvier, mais les soins qu’il devait apporter à ces animaux ne lui laissaient pas suffisamment de temps pour ses prières. Il obtint alors de garder des moutons et pendant qu’il les menait de pâturage en pâturage il pouvait se consacrer à ses dévotions et à ses exercices d’ascèse. Par la grâce de Dieu il pouvait transporter rapidement son troupeau d’un endroit à un autre, ou avec sa houlette faire jaillir de l’eau d’une terre desséchée.

Un jour que son troupeau pâturait loin du domaine de son maître, ce dernier, le rencontrant par hasard, lui reprocha son éloignement. Saint Wendelin lui assura alors qu’il serait rentré au domaine avant que le propriétaire à cheval n’y arrive. Effectivement, c’est ce qui se réalisa et devant ce miracle son maître reconnut sa sainteté, le libéra de ses services et lui octroya une parcelle de terre pour y construire un ermitage qu’il finança.

Saint Wendelin put ainsi mener la vie d’austérité et de solitude qu’il désirait, mettant en fuite par ses prières le Diable qui essayait de le tenter. Il n’oubliait cependant pas la pratique de la charité, et par ses prières guérissait les animaux malades que les paysans lui amenaient Les récits de ces miracles étant parvenus jusqu’à Trèves, l’évêque lui fit accepter d’accéder à la prêtrise puis, malgré ses réticences, de devenir l’Abbé du monastère de Thaley où il continua sa vie d’ascèse et de charité.

En 617 se sentant mourir, il révéla ses nobles origines et les moines l’enterrèrent au pied de l’autel comme le voulait l’usage pour les personnes de rang social élevé. Mais trois fois de suite au matin les moines trouvèrent son corps hors de la tombe. Ils mirent alors son cercueil sur un chariot mené par des bœufs et ceux-ci sans être guidés s’arrêtèrent devant son humble ermitage où il fut alors enterré.

Suite aux nombreux miracles qui s’y produisirent, en 1320  l’Archevêque de Trèves

– Baldwin -  fit construire une chapelle autour de laquelle se créa la ville de Sankt Wendel. Plus tard ses reliques furent transférées dans la cathédrale de Trèves.

Il est le Saint Patron des bergers et des travailleurs agricoles. Il est imploré pour obtenir de bonnes récoltes, et éviter la peste et les épizooties.

Son culte se répandit très vite en Allemagne, Autriche, Suisse et Alsace où il est toujours fêté le 21 octobre par des processions se rendant aux nombreuses chapelles qui lui sont dédiées.

Il est le plus souvent représenté jeune, portant le grand chapeau, la besace et la houlette du berger. Dans la statuaire, seul un mouton est le plus souvent représenté, tandis que dans la peinture, il garde tout un troupeau avec ou sans chien. Plus rarement, une couronne est à ses pieds, symbole du destin royal qu’il refusa.

Source : http://www.1oeuvre-1histoire.com

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 20:11

Jacob Franz Alexander Kern, originaire de Vienne, s’engagea comme soldat en 1915 et revint de la Première Guerre mondiale grièvement blessé. Ayant reçu l’habit blanc à l’abbaye prémontrée de Geras le 18 octobre 1920, frère Jacques prononça ses vœux de prêtre le 23 juillet 1922 et servit résolument comme directeur de conscience des paroissiens autour de Geras. Il considérait les douleurs terribles dues à ses blessures de guerre comme une expiation des égarements d’un frère qui, peu de temps avant, avait créé l’Église nationale tchèque. Jacques Kern, lors de sa première messe, avait dit « Ma passion suivra ce dimanche des Rameaux ». Ses sermons venaient du cœur et touchaient ses auditeurs, le rayonnement et la vie authentique du « Bon Monsieur Jacques » fascinaient les gens. En 1923 il fallut lui enlever trois côtes sous anesthésie locale : son chemin de croix commençait. Il passa quelques mois à Meran pour se reposer. Après son retour en Basse-Autriche, il reprit sa pastorale, en dépit de l’aggravation de son état de santé. Il fallut le remmener à l’hôpital, où il devait beaucoup souffrir. Le 20 octobre 1924, jour prévu pour sa profession solennelle, on l’opéra une dernière fois. Jacques Kern mourut au son de l’Angélus de midi : « Prends-moi, ô Seigneur, et je vivrai » - aurait-il chanté trois fois lors de sa profession solennelle. Il est fêté le 20 octobre.

Reliques : Geras.
Béatification : 21.06.1998 par saint Jean-Paul II.
Représentation : comme étudiant, soldat, Prémontré avec le cœur couronné d’épines, bénissant.

Source : http://postulatio.info/fr/fr.htm

 

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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 14:50

L’on dit que la nuit où Paul vint au monde, à Ovada, en Ligurie, une splendeur merveilleuse éclaira la chambre de sa mère.

À vingt-deux ans, il se mit à exercer, parmi les jeunes gens, une sorte d’apostolat ; ils se moquèrent d’abord de ses discours, puis réformèrent leurs mœurs, et dix d’entre eux embrassèrent plus tard la vie monastique. Ses parents voulurent le marier : il ne leva même pas les yeux sur la jeune fille qu’on lui offrait. À la mort d’un oncle il refusa son héritage, renonçant à tout pour marcher dans la voie de la pénitence chrétienne.

Il comprit qu’il était destiné à établir la congrégation des passionnistes. Aussitôt il se fit raser les cheveux, s’agenouilla devant son père et sa mère pour recevoir leur bénédiction, vêtit une grossière tunique de drap noir et alla rédiger, dans le silence de la solitude, la règle de son institut.

L’évêque d’Alexandrie lui confia quelque temps l’office de prédication et lui permit bientôt de partir pour Rome. En route, la tempête le jeta au mont Argentaro. Ce lieu désert lui sembla convenir à sa future communauté.

Benoît XIII lui conféra le sacerdoce et lui permit de s’adjoindre des compagnons de prière et d’étude. Dès lors, il jeta les fondements de son association religieuse. Elle eut, comme la plupart des grandes œuvres, un début difficile ; mais les bénédictions du ciel ne lui manquèrent pas.

En 1737 l’église et le couvent d’Argentaro furent solennellement bénits. Trois ans après, Benoît XIV fit examiner les règles des passionnistes, et les approuva par une bulle en 1746. Elles ajoutaient aux trois vœux ordinaires celui de prêcher avec amour la passion du Sauveur. Paul et ses compagnons l’accomplirent avec tant de zèle qu’ils ramenèrent dans la Foi un nombre incalculable de personnes. Paul surtout parlait des tourments du Sauveur avec une telle véhémence, que son auditoire et lui se trouvaient tout en larmes, et que les cœurs les plus durs se laissaient entraîner à la pénitence.

Les témoins ont assuré que la flamme entretenue dans la poitrine de cet homme allait parfois jusqu’à brûler le vêtement qui touchait son cœur ; et lorsqu’il montait au saint autel, des transports extatiques l’élevaient parfois même de terre, et tout son extérieur participait au resplendissement de son âme. Il est fêté le 19 octobre.

Source : http://viechretienne.catholique.org/

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 20:00

Certains auteurs assurent qu'Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d'humilité, Il leur dit : « Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez jamais dans le royaume des Cieux ». Ce qui est certain, c'est qu'il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l'apôtre bien-aimé.

Ignace fut un grand évêque, un homme d'une rare sainteté ; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l'empereur Trajan, il subit un long interrogatoire :

- « C'est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux ?

- “ Nul autre que vous n'a jamais appelé Théophore un mauvais démon.

- Qu'entends-tu par ce mot Théophore ?

- Celui qui porte Jésus-Christ dans son cœur.

- Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre cœur ?

Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n'y a qu'un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel.

- Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat.

Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ.”»

Trajan, irrité, le fait conduire en prison. « Quel honneur pour moi, Seigneur, s'écrie le martyr, d'être mis dans les fers pour l'amour de Vous ! » et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux.

L'interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d'Ignace : « Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j'ai hâte d'aller à Dieu. »

Condamné aux bêtes, il fut conduit d'Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Il écrivit, pendant son long parcours, sept lettres, soit six à des Églises locales et une à l’évêque de l’une d’elles qui l’avait accueilli : Polycarpe de Smyrne.

Ces sept lettres nous renseignent sur la vie des Églises au début du second siècle, sur leur organisation hiérarchique et sur les hérésies menaçantes. Quatre lettres furent écrites de Smyrne (aux Éphésiens, aux Magnésiens, aux Tralliens, aux Romains) et les trois autres de Troas (aux Philadelphiens, aux Smyrniotes, à l’évêque Polycarpe).

Son passage fut partout un triomphe ; il fit couler partout des larmes de douleur et d'admiration : « Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m'est indifférent, hors l'espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j'expire sur le gibet d'une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ. »

Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu'au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche. Il est fêté le 17 octobre.

Source : https://levangileauquotidien.org/FR/display-saint/87925c28-c366-4f6a-a894-5c27b0b101aa

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

>>> Saint Ignace d'Antioche

[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

 

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 16:50

Dans le Charolais, le 25 juillet 1647, est baptisée une petite fille de trois jours, du nom de Marguerite Alacoque. Elle grandit dans une famille fervente et se sent très tôt animée d’un vif amour pour le Christ qu’elle reconnaît présent dans l’Eucharistie.

Dès l’âge de 5 ans, au cours d’une messe célébrée dans le château de sa marraine elle se sent pressée par le Christ à prononcer ces mots :

Mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté.

À la mort de son père elle est recueillie avec sa mère chez des parents aux mœurs rudes et brutaux. Elle trouve réconfort dans la prière et c’est alors qu’elle a les premières visions du Christ qui lui apparaît généralement sur la croix ou, comme un soir où elle avait été entraînée au bal, sous la forme de l’Ecce Homo ayant subi les coups de la flagellation. Elle ne s’en étonnait guère et pensait que les autres bénéficiaient du même genre de manifestations. Au cours de cette période, le Christ Lui-même lui apprend à prier et à se recueillir dans l’oraison du cœur : elle doit se prosterner, demander pardon pour ses fautes puis Lui offrir ce moment de prière.

Le 20 juin 1671, elle entre à 24 ans au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial après avoir entendu Jésus lui dire : « C’est ici que Je te veux ». Lorsque un an et demi plus tard elle se prépare à sa profession religieuse, elle expérimente de façon extraordinaire la présence intime de Dieu – « les fiançailles mystiques » – qui la conduisent en des extases particulières. Elle comprend que sa vocation sera d’être un apôtre de l’Amour de Dieu en s’offrant tout entière en union avec le Christ immolé sur la Croix.

Elle fera sa profession religieuse le 6 novembre 1672. Elle s’y prépare par une retraite de dix jours sans interrompre son travail : elle est en charge de l’ânesse du monastère qu’elle garde pour éviter qu’elle ne dévaste le jardin avec son ânon. Sous un bosquet de noisetier elle reçoit du Christ des lumières particulières sur le mystère de Sa Passion.

Au cours de ses premières années de vie religieuse, elle connaît de nombreux moments de grâces particulières, comme ce 1er juillet 1673 où, au cours du chant de l’office, une lumière divine vient reposer sur ses bras sous « la figure d’un petit enfant » qui la guérit d’une grave extinction de voix.

Le 4 octobre de la même année, elle contemple saint François d’Assise dans une éminente lumière de gloire auprès du Seigneur Jésus, au-dessus des autres saints, et le reçoit comme guide particulier « pour, écrit-elle, me conduire dans les peines et les souffrances qui m’arriveraient ».

Entre 1673 et 1675 ont lieu les « Grandes apparitions » au cours desquelles Jésus lui dévoile son Cœur « passionné d’amour » et lui exprime son désir d’être aimé en retour. Il lui rappelle son amour pour tous les hommes dont il regrette la froideur et l’ingratitude, spécialement envers sa présence Eucharistique. Il demande alors l’institution d’une nouvelle fête pour honorer son Cœur en communiant avec un amour tout particulier ce jour-là.

Il s’agit de la Fête du Sacré-Cœur, célébrée trois semaines après la Pentecôte, qui sera instituée officiellement en 1765 et étendue à toute l’Église en 1856.

En 1675 arrive un jeune Père jésuite à l’âme fervente et dont l’intelligence vive, comme sa délicatesse, en font un homme apprécié en haut lieu : « Il a des talents remarquables, un jugement rare, une prudence achevée. Son expérience est grande. Je le crois apte à toutes sortes de ministères » avait dit de lui son Père Maître au Père Général de la Compagnie de Jésus.

Pour le moment cependant, le voici nommé supérieur de la résidence des Jésuites à Paray-le-Monial, cependant qu’à la Visitation de Paray, une jeune mystique a besoin d’un guide éclairé. Dès les premières visites au monastère, il reconnaît en Marguerite-Marie « une âme de grâce ». La supérieure, Mère de Saumaise, ordonne à la sœur de s’entretenir avec lui de son expérience mystique. Au fil des rencontres, le père Claude met à l’épreuve son âme de religieuse pour sonder la vérité des communications qu’elle reçoit. Se rendant à l’évidence il apaise alors son cœur angoissé et lui recommande de s’abandonner sans crainte, mais toujours humblement, aux mouvements de l’esprit qui l’habite. Il l’encourage, mais aussi lui impose de ne pas répugner à la prière de l’office avec ses sœurs au profit d’une prière plus sublime qui ne cesse de l’attirer. Il lui commandera aussi de mettre par écrit tout ce qui se passe en elle, injonction à laquelle Marguerite-Marie se pliera par obéissance, mais avec néanmoins de vives réticences intérieures.

Les années passent. Le père La Colombière est nommé en 1676 prédicateur de la Duchesse d’York en Angleterre. Marguerite-Marie poursuit son chemin et, peu à peu, la communauté des religieuses est acquise au culte du Sacré-Cœur. La vie au monastère reste rude et exigeante et la Visitandine ressent de plus en plus l’impasse de son péché, et de celui des hommes dont elle veut consoler le Cœur de Jésus. En 1684, elle fait une retraite au cours de laquelle elle reçoit la grâce du mariage spirituel qui l’introduit dans une vie de profonde intimité avec son Époux. Elle est nommée maîtresse des novices qu’elle désire conduire sur le chemin de la sainteté en leur enseignant le culte du Sacré Cœur qui est, selon elle, « le plus court chemin » pour y parvenir. Le récit des apparitions et les demandes du Christ à Marguerite-Marie sont prises au sérieux au sein du couvent qui entreprend de vivre l’Heure Sainte et de vénérer l’image du Cœur de Jésus. En 1686, une chapelle construite dans le jardin du monastère lui est dédiée où les sœurs célèbrent la première fête du Sacré Cœur.

En 1686, Marguerite-Marie prononce un « vœu de perfection » où elle s’engage à suivre le plus parfaitement possible la règle de vie la Visitation et à supporter avec confiance les joies comme les peines de sa vie de religieuse afin, écrit-elle, de « me lier, consacrer et immoler plus étroitement, absolument et parfaitement au Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ ».

Le 9 octobre, une fièvre l’oblige à garder le lit. Le médecin estime que sa maladie, causée par l’amour, est sans remède.

Hélas, dit-elle un soir à ses sœurs, je brûle ! Mais si c’était de l’amour divin, quelle consolation ! Mais je n’ai jamais su aimer mon Dieu parfaitement. Demander à Dieu pardon pour moi et aimez-le bien de tout votre cœur pour réparer tous les moments que je ne l’ai pas fait. Quel bonheur d’aimer Dieu ! Ah ! Quel bonheur ! Aimez donc cet Amour, mais aimez-le parfaitement !

Le 17 octobre, alors qu’on lui donne le Sacrement des Malades, elle murmure les noms de Jésus et de Marie et s’éteint à 43 ans dans un dernier soupir. Il est 20 heures. Dès le lendemain, la nouvelle se répand dans la ville « La sainte est morte ! » La voix populaire précédait le discernement de l’Église : sœur Marguerite-Marie sera béatifiée par Pie IX en 1864 et canonisée par Benoît XV en 1920.

Source : http://www.sacrecoeur-paray.org

 

En cliquant sur l'image vous trouverez le site "Et maintenant une histoire !" que j'apprécie beaucoup.

Chemins de Prière

Source : http://www.catho77.fr/

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 16:42

 

Therese-d-Avila-2.jpgLe prénom Thérèse vient du grec tèr qui signifie animal sauvage. Elle est fêtée le 15 octobre, patronne des fabricants de lacets et des intendants.

Prénoms apparentés : Teresa (anglais, espagnol, italien) Terese, Théresa.

Attributs : une colombe, une flèche enflammée perçant son cœur.

La sainte des extases et des visions

Thérèse voit le jour en 1515 dans une famille d’aristocrates castillans. Elle est éduquée, après la mort de sa mère, par les augustiniennes d’Avila. Sa santé fragile la conduit à quitter ce monastère. Elle lit alors les lettres laissées par saint Jérôme, ce qui l’incite à entrer chez les carmélites, en 1533, malgré l’opposition paternelle. Mais ce monastère a oublié sa règle de vie première, et la discipline est très relâchée. Thérèse s’emploie à en restaurer la règle. Au carmel, Thérèse se soumet à des exercices pieux. Elle est confrontée à des visions et connaît des moments d’extase. En butte à l’incompréhension et à la méfiance des autres religieuses, elle reçoit pourtant le soutien de Pierre d’Alcantara, convaincu de la sincérité de la jeune fille et de l’authenticité des apparitions angéliques.

Les carmélites déchaussées

Thérèse, encouragée par Pierre d’Alcantara, veut ensuite fonder un couvent afin de pouvoir y appliquer la règle primitive du carmel. En 1562, le pape donne son accord à l’établissement d’un monastère de carmélites déchaussées (ainsi nommées parce qu’elles sont pieds nus dans leurs chaussures) dont les pensionnaires font vœu de pauvreté personnelle, mènent une vie spirituelle stricte et doivent permettre à leur établissement de vivre en autarcie, en se livrant à des travaux manuels. Thérèse crée 16 autres couvents comparables. Elle aide aussi Jean de la Croix à ouvrir un monastère de carmes déchaux destiné aux hommes. Mais les carmels réformés et non réformés se querellent. En 1579, le pape Grégoire XIII décide que les carmels (pour les hommes et femmes) non réformés et les carmels réformés (pour religieuses déchaussées et moines déchaux) constitueront désormais deux ordres distincts.

La première femme docteur de l’Eglise

Thérèse rédige par ailleurs une œuvre très abondante (outre des lettres, le Livre de la vie qui relate ses expériences spirituelles, le Chemin de la perfection rédigé à l’intention des carmélites, le Château intérieur, consacré à la prière contemplative). Elle effectue de nombreux voyages en Espagne et fonde des établissements religieux ou visite les couvents qui existent déjà. Thérèse parvient à concilier, grâce à une personnalité riche et forte, une vie de contemplation avec de multiples activités. Thérèse meurt en 1582 à Avila, après avoir fondé un ultime carmel à Burgos. Elle est canonisée en 1622 et est la première femme à être proclamée docteur de l’Eglise en 1970.

 

 

Célèbre poème de Sainte Thérèse d’Avila

Que rien ne te trouble, que rien ne t'effraie,

tout passe, Dieu ne change pas,

la patience obtient tout ;

celui qui possède Dieu ne manque de rien :

Dieu seul suffit.

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 09:50

Le pape de la bonté

Saint Calixte (ou Calliste) que nous fêtons le 14 octobre connut un destin étonnant avant de devenir pape puis martyr.

Esclave, condamné puis diacre

Né en 155 et mort en 222 c’est le pape de l’indulgence et de la Bonté. Mais avant son court pontificat (217-222), il a vécu de réelles aventures. Il est d’abord esclave mais il rencontre rapidement un haut fonctionnaire chrétien, Carpophore qui l’affranchit. À ses côtés il découvre l’Évangile et se fait baptiser. Son mentor lui confie alors une importante mission. En effet, Carpophore remet à Calixte une importante somme d’argent afin d’ouvrir une banque. Le succès est rapidement au rendez-vous.

Malheureusement, Calixte perd l’argent des chrétiens qui ont déposé leurs économies et s’enfuit pour ne pas subir la colère de son, désormais, ex protecteur. Il est retrouvé, arrêté et emprisonné avant d’être envoyé au bagne en Sardaigne.

Une maitresse de l’empereur Commode intervient en sa faveur et il est gracié. Après sa libération, il retourne à Rome et est bien accepté par la communauté chrétienne qui lui pardonne ses erreurs de jeunesse. Il rencontre le pape Victor qui le prend en affection, puis son successeur, Zéphirin qui l’apprécie tout autant. Il le nomme diacre et conseiller personnel du nouvel évêque de Rome. Mais c’est surtout par la création des catacombes et le cimetière qui portent son nom et où furent enterrés les papes du IIIè siècle, qu’il est connu.

Pape puis martyr

Il devient pape à son tour en 217. Son parcours personnel, empreint de souffrance et de rédemption influence sans doute un pontificat tourné vers la compréhension et la miséricorde.  « Son Église était une maison de miséricorde ouverte aux pécheurs, une Église qui pouvait offrir à tous la possibilité de la réconciliation après le péché », souligne l’historienne Emanuela Prinzivalli. Il reconnaît comme valide le mariage entre esclave et femme libre, accepte le mariage des veufs ainsi que leur entrée dans le clergé. Surtout, après ses mésaventures financières de jeunesse, il devient un financier expérimenté qui permet à l’Église romaine de connaître une prospérité sans précédent.

Mais en 222, la communauté chrétienne n’est pas encore à l’abri. C’est donc lors d’une émeute dirigée contre les chrétiens que Calixte 1er perdra la vie. Ce 3è siècle est encore celui des persécutions perpétrées contre les chrétiens depuis celles décrétées par Néron en l’an 64. Il faudra attendre les années 300 et l’officialisation de la religion chrétienne par l’empereur Constantin.

Source : https://www.eglisecatholique-ge.ch/

SD&C, octobre 2020

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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 20:44

Koloman était un pèlerin irlandais. Il a été soupçonné d'être un espion bohémien ou hongrois lors du pèlerinage en Terre Sainte à Stockerau en 1012 en raison de sa langue étrangère et de ses vêtements. Selon la tradition, il a été torturé et, comme aucun aveu n'a été fait, il a été pendu à un vieux buisson - qui est toujours exposé aujourd'hui. Le corps est resté suspendu pendant un an et demi sans se décomposer ; des miracles ont été accomplis sur lui : un père a appris en rêve que son enfant malade serait guéri s'il prenait de la chair et du sang du corps du mort et la mettait sur l'enfant, ce qui s'est alors avéré vrai ; quand un chasseur a voulu constater la mort de Koloman et lui a planté une lance dans le côté, le sang a coulé. Après d'autres miracles, il a été enterré dans l'église construite sur le lieu de son martyre dans le monastère de Stockerau, qui porte aujourd'hui son nom et où de nombreux miracles ont eu lieu.

Les ossements de Koloman ont été transférés en 1014 par le margrave de Babenberg Heinrich Ier à sa résidence sur le site de l'actuelle abbaye de Melk, où ils ont été enterrés solennellement par l'évêque Megingaud d'Eichstätt le 13 octobre 1014 - d'où le deuxième jour de commémoration. Peu après, on dit qu'une inondation s'est arrêtée devant la tombe de Koloman et qu'elle ne l'a pas inondée.

Koloman fut bientôt vénéré comme un martyr. Déjà la chronique de Thietmar von Merseburg de 1017 faisait état des événements. Koloman n'a jamais été officiellement canonisé, mais la vénération s'est néanmoins répandue à partir de Melk dans toute l'Autriche, la Hongrie et la Bavière.

Le récit de malheurs écrit avant 1163 par Erchenfrid, l'abbé de l'abbaye de Melk, est hautement légendaire. De nombreuses églises portent le nom de Koloman, et le village de St. Koloman près de Salzbourg porte son nom parce qu'une source de guérison, autrefois très visitée, y a pris naissance près d'une Kolomanikapelle (chapelle Kolomani). En 1170, les ossements ont été transférés à l'église du monastère de Melk, fondé en 1089. Après une visite de Berthold von Garsten sur la tombe de Koloman en 1122, la vénération a connu une forte augmentation. Koloman est nommé patron de la Basse-Autriche par le duc de Babenberg Frédéric II à partir de 1244, mais ses efforts pour le canoniser échouent. Après la canonisation de Léopold III en 1485, le patronage lui fut de plus en plus transféré, officiellement à partir de 1663.

La chapelle construite sur le site du martyre de Koloman a été étendue à une église au XVe siècle. En 1643, les Franciscains y ont construit un monastère, qui a été supprimé en 1784 par le Joséphinisme. En 1912, le domaine a été acheté par les Sœurs Missionnaires de Steyler et utilisé à nouveau comme couvent. En 1940, les nationaux-socialistes exproprient les sœurs et utilisent la maison comme siège de la Gauleitung. En 1946, les Sœurs Missionnaires Steyler ont pu emménager à nouveau.

Canonisation : Koloman est devenu le saint patron de la Basse-Autriche en 1244, mais il n'y a pas eu de canonisation officielle. 

Attributs : gourde de pèlerin, corde, fer de lance, pince, bâton.

Patron de Stockerau et Melk, en Autriche (jusqu'en 1663) ; des condamnés à mort par pendaison ; du bétail ; des voyageurs ; contre les maladies, les maux de tête et de pieds, la peste, les tempêtes, les risques d'incendie, les fléaux de rats et de souris.

C'est un saint chrétien fêté le 13 octobre en Orient et le 17 juillet en Occident.

Source : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienK/Koloman.html

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 07:58

Portrait d’un jeune saint déjà appelé le « Pier Giorgio Frassati » du 21ème siècle, dont la vie inspire aujourd’hui beaucoup de jeunes. Carlo Acutis, décédé en 2006 à l’âge de 15 ans d’une leucémie foudroyante a connu une vie de foi exemplaire. Ce jeune italien, issu d’une famille milanaise peu pratiquante, s’est distingué dès sa petite enfance par une curiosité spirituelle étonnante. Il se rend à la messe tous les jours à partir du jour de sa première communion et bâtit rapidement sa vie sur l’Eucharistie, sa passion. Pour autant, c’est un jeune de son temps : il joue aussi bien au foot qu’à Super Mario avec ses amis, il a un véritable faible pour le Nutella et il passe beaucoup de temps à surfer sur Internet. Mais si Carlo fait chauffer son disque dur, c’est pour devenir missionnaire sur un continent qu’aucun saint n’a encore foulé : le continent numérique. Le pape François dit de lui qu’il « a été capable d’utiliser les nouvelles techniques de communication pour transmettre l’Évangile » avec « créativité » et « génie ». Actuellement en procès de béatification, Carlo Acutis pourrait donc être le premier saint à avoir tenu un téléphone portable dans la main. Carlo Acutis - Une production NET FOR GOD 2020 -Réalisée par Hélène Prono et Gilbert Soobraydoo.

 

A voir ou à revoir

Les Miracles Eucharistique par Carlo Acutis 

Carlo Acutis meurt très jeune, à 15 ans, le 12 octobre 2006 à Monza en Italie, à cause d’une leucémie foudroyante, en laissant chez tous ceux qui l’ont connu un sentiment de grand vide et une profonde admiration pour ce que fut son témoignage d’une vie authentiquement chrétienne, brève mais intense. Il est né le 3 mai 1991 à Londres. Depuis qu’il a reçu la Première Communion, à l’âge de 7 ans, il n’a jamais manqué le rendez-vous quotidien à la messe. Il cherchait toujours, avant ou après la célébration eucharistique, à prier devant le Tabernacle pour adorer le Seigneur réellement présent dans le Saint Sacrement. La Vierge était sa grande confidente et il ne manquait jamais de l’honorer en récitant chaque jour le chapelet. La modernité et l’actualité de Carlo se conjuguaient parfaitement avec sa profonde vie eucharistique et avec sa dévotion mariale, qui ont contribué à faire de lui ce garçon tout à fait spécial, au point d’être admiré et aimé de tous.

Citons les paroles de Carlo : « Notre objectif doit être l’infini, non pas le fini. L’Infini est notre Patrie. Depuis toujours nous sommes attendus au Ciel ». La phrase qu’il aimait dire : « Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies ». Pour s’orienter vers cet Objectif et ne pas « mourir comme des photocopies », Carlo disait que notre Boussole devait être la Parole de Dieu, à laquelle nous devons constamment nous confronter. Mais, pour un Objectif aussi élevé, il faut des Moyens très spéciaux : les sacrements et la prière. En particulier, Carlo mettait au centre de sa vie le sacrement de l’Eucharistie qu’il appelait « mon autoroute vers le Ciel ».

Carlo était très doué pour tout ce qui se rapportait au monde de l’informatique si bien qu’autant ses amis que les adultes diplômés en informatique le considéraient comme un génie. Tous étaient stupéfaits de sa capacité à comprendre les secrets que recèle l’informatique et qui ne sont normalement accessibles qu’à ceux qui ont fait des études universitaires. Les intérêts de Carlo allaient de la programmation des ordinateurs au montage des films en passant par la création des sites internet, sans parler de la rédaction et de la mise en page, jusqu’à faire du volontariat pour les plus nécessiteux, avec les enfants et avec les personnes âgées.

En somme, ce jeune fidèle du diocèse de Milan était un mystère. Avant de mourir, il fut capable d’offrir ses souffrances pour le Pape et pour l’Église.

« Être toujours uni à Jésus, voilà mon programme de vie ». Par ces quelques mots, Carlo Acutis, ce garçon mort de leucémie, définit le trait distinctif de sa brève existence : vivre avec Jésus, pour Jésus, en Jésus. (…) « Je suis content de mourir car j’ai vécu ma vie sans négliger une seule minute en choses qui ne plaisent pas à Dieu ». À nous aussi, Carlo demande la même chose : il nous demande de raconter l’Évangile par notre vie, afin que chacun de nous puisse être un phare qui éclaire le chemin des autres.

De la Préface du Cardinal Angelo Comastri

Un adolescent de notre temps comme beaucoup d’autres, engagé à l’école, parmi ses amis, grand expert d’ordinateurs. C’est sur tout cela que s’est greffée sa rencontre avec Jésus-Christ.

Carlo Acutis devient un témoin du Ressuscité, il se confie à la Vierge Marie, il vit la vie de la grâce et raconte aux jeunes de son âge sa bouleversante expérience avec Dieu.

Il se nourrit chaque jour de l’Eucharistie, participe avec ferveur à la messe et passe des heures entières devant le Saint Sacrement. Son expérience et sa maturation chrétienne témoignent de la véridicité des indications données par le Pape Benoît XVI dans son Exhortation Apostolique Sacramentum Caritatis : « Le sacrifice de la messe et l’adoration eucharistique corroborent, soutiennent, développent l’amour pour Jésus et la disponibilité pour le service ecclésial ».

Carlo entretient également une tendre dévotion envers la Vierge, récite fidèlement le chapelet et, sentant qu’elle est une Mère aimante, il lui dédie ses bonnes actions comme des sacrifices.

Ce garçon, égal à ses camarades de classe, du point de vue sociologique, est un témoin authentique que l’Évangile peut aussi être vécu intégralement par un adolescent.

Sa brève existence, tendue vers l’objectif de la rencontre avec le Christ, fut comme une lumière projetée non seulement sur le chemin de ceux qui l’ont croisé sur leur route, mais aussi de tous ceux qui connaîtront son histoire. J’ai entièrement confiance que cette première biographie de Carlo Acutis, rédigée par Nicola Gori, avec sa grande capacité descriptive aidera les adolescents d’aujourd’hui, si problématiques et tellement conditionnés par les mass media, à réfléchir sur la signification de la vie et sur les valeurs évangéliques comme pleine réalisation de celle-ci.

En considérant cet adolescent comme un de leurs compagnons, qui s’est laissé séduire par l’amitié pour le Christ et qui, précisément pour cela, a expérimenté une joie plus vraie, nos jeunes seront mis au contact d’une expérience de vie qui n’a rien ôté à la richesse des jeunes années de l’adolescence, mais les a mises davantage encore en valeur.

Le témoignage évangélique de notre Carlo n’est pas seulement une incitation pour les adolescents d’aujourd’hui, mais il interpelle aussi les curés, les prêtres et les éducateurs afin qu’ils se posent des questions sur la validité de la formation dispensée aux jeunes de nos communautés paroissiale et sur la façon de rendre cette formation déterminante et efficace.

De la Préface de S. Exc. Mgr Michelangelo M. Tiribilli

Source : http://www.synod.va

« Un ballon, pour monter bien haut, a besoin de se priver de tout ce qui pèse ; car ainsi fait l'âme, pour s'élever au ciel, en ayant besoin de prendre de petits poids que sont les péchés véniels. S'il y a un péché mortel, l'âme tombe sur la terre et la confession sera comme le feu, le même feu qui fait revenir au ciel le ballon. Il faut se confesser souvent parce que l'âme est très complexe ». Carlo Acutis.

Pour mettre les sous-titres en français, cliquez sur Paramètres - Sous-titres - Français

Voici les livres parus : 

Carlo ACUTIS. Un geek au Paradis – 12 septembre 2019

Carlo Acutis. Un saint 2.0 - à paraître

 

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 14:21

Parfois orthographié Gomer, Gommer, Gommaire, Gomaire ou Gummarus. Nous le trouvons ici sous le nom de Saint Guntmar von Nivesdonck. Son nom signifie : celui qui était célèbre pendant la guerre (ancien haut allemand).

Il est fêté le 11 octobre, patron des charpentiers, tourneurs, bûcherons, vachers, fabricants de gants, mariages difficiles, personnes sans enfants, conjoints séparés et courtisans.

Guntmar venait d'une famille noble et aurait été fonctionnaire de la cour du roi franc Pépin le Bref pendant neuf ans. Au retour, il trouve sa maison en grand désordre, et ses vassaux, serviteurs et servantes maltraités et opprimés par sa femme Gwinmaria. Guntmar fait justice et donne satisfaction à son monde. Gwinmaria semble repentante. Mais ce changement n’est qu'apparent. Elle se refuse à lui. Il part et devient ermite à Nivesdonck. Avec Saint Rumald, il fonde une abbaye à Lier, Belgique - où un signe miraculeux lui avait montré. L'histoire raconte comment un jour il a abattu un arbre et le propriétaire a voulu le signaler ; Guntmar a prié toute la nuit, le lendemain matin, l'arbre était de retour à sa place.

Environ 815 os de Guntmar ont été soulevés, ils sont devenus la destination des pèlerins. Au XIe siècle, la Fondation Canon a été construite sur le site de son église. Au 13ème siècle, le Sint-Gummaruskapel a été construit sur le site de la merveille des arbres.

 

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 19:30

Daniel Comboni : un fils de paysans pauvres qui devint le premier Évêque de l'Afrique Centrale et un des plus grands missionnaires de l'histoire de l'Église.

Quand le Seigneur décide d'intervenir et qu'il trouve une âme généreuse et disponible, on peut voir des choses grandes et nouvelles se réaliser.

Fils «unique» - des parents saints

Source de l'image : http://www.frateindovino.eu/

Daniel Comboni naît à Limone sul Garda (Brescia - Italie) le 15 mars 1831, dans une famille de paysans au service d'un riche seigneur de la région. Son père Louis et sa mère Dominique sont très attachés à Daniel, le quatrième de huit enfants, morts presque tous en bas âge. Ils forment une famille unie, riche de leur foi et de valeurs humaines, mais pauvre en moyens économiques. C'est justement la pauvreté de la famille Comboni qui pousse Daniel à quitter son village pour aller fréquenter l'école à Vérone, auprès de l'Institut de l'Abbé Nicolas Mazza.

Au cours de ces années passées à Vérone, Daniel découvre sa vocation au sacerdoce, termine ses études de philosophie et de théologie et surtout il s'ouvre à la mission de l'Afrique Centrale, attiré par le témoignage des premiers missionnaires de l'Abbé Mazza qui reviennent du continent africain. En 1854, Daniel Comboni est ordonné prêtre et trois ans après il part pour l'Afrique avec cinq autres missionnaires de l'Abbé Mazza, avec la bénédiction de sa mère Dominique qui lui dit : « Vas, Daniel, et que le Seigneur te bénisse ».

Au cœur de l'Afrique - avec l'Afrique dans son cœur

Après quatre mois de voyage, l'expédition missionnaire dont Comboni fait partie arrive à Khartoum, la capitale du Soudan. Le choc du contact avec la réalité africaine est énorme. Comboni se rend compte tout de suite des difficultés que sa nouvelle mission comporte. Les fatigues, le climat difficile, les maladies, la mort de nombreux et jeunes compagnons missionnaires, la pauvreté et la situation d'abandon des gens, le poussent toujours davantage à continuer et à ne pas quitter ce qu'il avait commencé avec tant d'enthousiasme. De la mission de Sainte Croix, il écrit à ses parents : « Nous devrons nous fatiguer, transpirer, mourir ; mais la pensée qu'on transpire et qu'on meurt par amour de Jésus-Christ et du salut des âmes les plus abandonnées du monde est trop douce pour nous faire désister de cette grande entreprise ».

En assistant à la mort en Afrique d'un jeune compagnon missionnaire, Comboni, au lieu de se décourager, se sent encore plus intérieurement confirmé dans sa décision de continuer sa mission : « Ou l'Afrique ou la mort ».

Et c'est toujours l'Afrique et ses peuples qui poussent Comboni, une fois revenu en Italie, à mettre au point une nouvelle stratégie missionnaire. En 1864, alors qu'il était en prière sur la tombe de S. Pierre à Rome, Daniel est frappé par une illumination fulgurante qui le pousse à élaborer son fameux «Plan pour la régénération de l'Afrique», un projet missionnaire qui peut être synthétisé en une phrase : « Sauver l'Afrique par l'Afrique », fruit de sa confiance sans limites dans les capacités humaines et religieuses des peuples africains.

Un Évêque missionnaire original

Au milieu de beaucoup de difficultés et d'incompréhensions, Daniel Comboni comprend que la société européenne et l'Église catholique sont appelées à prendre davantage en considération la mission de l'Afrique Centrale. Dans ce but, il se consacre à une animation missionnaire infatigable dans tous les coins de l'Europe, demandant une aide spirituelle et matérielle pour les missions à des Rois, des Évêques, des riches et des gens simples et pauvres. Et comme instrument d'animation missionnaire il fonde une revue missionnaire, la première en Italie.

Sa foi inébranlable dans le Seigneur et dans l'Afrique le conduit à fonder, respectivement en 1867 et en 1872, les Instituts masculin et féminin de ses missionnaires, connus plus tard sous le nom de Missionnaires Comboniens et de sœurs Missionnaires Comboniennes.

Comme théologien de l'Evêque de Vérone, il participe au Concile Vatican I, faisant souscrire à 70 Evêques une pétition en faveur de l'évangélisation de l'Afrique Centrale (Postulatum pro Nigris Africæ Centralis).

Le 2 juillet 1877, Comboni est nommé Vicaire Apostolique de l'Afrique Centrale ; un mois après il est consacré Évêque : c'est la confirmation que ses idées et ses actions, jugées par beaucoup de personnes trop courageuses ou même folles, sont bien efficaces pour l'annonce de l'Évangile et la libération du continent africain.

Au cours des années 1877-1878, avec ses missionnaires hommes et femmes, il souffre dans son corps et dans son esprit de la tragédie d'une sécheresse et d'une famine sans précédents, qui réduisent de moitié la population locale et épuisent le personnel et l'activité missionnaires.

La croix, amie et épouse

En 1880, avec toujours le même courage, Monseigneur Comboni revient en Afrique, pour la huitième et dernière fois, à côté de ses missionnaires, décidé à continuer la lutte contre la plaie de l'esclavage et à consolider l'activité missionnaire avec les africains eux-mêmes. L'année suivante, éprouvé par la fatigue, les morts fréquentes et récentes de ses collaborateurs, l'amertume des accusations et des calomnies, le grand missionnaire tombe malade. Le 10 octobre 1881, à l'âge de cinquante ans, marqué par la croix qui jamais ne l'a abandonné comme une épouse fidèle et aimée, il meurt à Khartoum, parmi ses gens, conscient que son œuvre missionnaire ne mourra pas. «Je meurs, dit-il, mais mon œuvre, qui est œuvre de Dieu, ne mourra pas».

Daniel Comboni a vu juste. Son œuvre n'est pas morte ; au contraire, comme toutes les grandes œuvres qui «naissent aux pieds de la croix», elle continue à vivre grâce au don de leur propre vie que tant d'hommes et de femmes vivent, eux qui ont décidé de suivre Comboni sur le chemin de la mission ardue et enthousiasmante parmi les peuples les plus pauvres de la foi et les plus abandonnés de la solidarité humaine.

Epuisé par les fatigues et les croix, il meurt à Khartoum (Soudan), le soir du 10 octobre 1881.

— Le 26 mars 1994 est reconnue l'héroïcité de ses vertus.

— Le 6 avril 1995 est reconnu le miracle opéré grâce à son intercession en faveur d'une jeune fille afro-brésilienne, Maria José de Oliveira Paixão.

— Le 17 mars 1996 il est béatifié par Jean-Paul II dans la basilique Saint-Pierre.

— Le 20 décembre 2002 est reconnu le second miracle opéré grâce à son intercession en faveur d'une mère musulmane du Soudan, Lubna Abdel Aziz.

— Le 5 octobre 2003 il est canonisé par Jean-Paul II dans la basilique Saint-Pierre.

Il est fêté le 10 octobre.

Source : http://www.vatican.va

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 18:11

Le prénom Bruno est une forme méridionale du mot brun. Il est fêté le 6 octobre.

Attributs : la robe blanche des chartreux, une étoile sur la poitrine, une mitre et une crosse foulées aux pieds.

Prénoms apparentés : Braun (allemand), Brown (anglais), Brunone (italien).

Un érudit épris de rigueur.

Bruno vient au monde à Cologne, en Allemagne, vers 1030. Sa jeunesse est mal connue, mais il fait sans doute ses études dans sa ville natale puis à Reims où il est, pendant presque 20 ans, professeur de théologie et de grammaire. Homme d’une immense culture, Bruno est nommé chancelier de l’évêché de cette cité en 1074, mais il est contraint de quitter Reims après qu’il a dénoncé la vie dissolue de l’archevêque Manassès de Gournay, qui sera dépossédé de son siège en 1080.

La fondation de la Grande Chartreuse.

Bruno décide alors de mener une vie de solitaire. Installé à Sèche-Fontaine, dans l’Aube, il devient ermite, et se place sous l’autorité morale de Robert de Molesme (le futur fondateur de l’ordre de Cîteaux). Mais les visiteurs sont trop nombreux, et Bruno aspire à davantage de tranquillité pour mieux apprécier les joies de la contemplation. Aux alentours de l’an 1083, il part dans la région de Grenoble, avec six compagnons, créer un monastère qu’il établit dans la montagne de la Grande Chartreuse, sur une terre offerte par l’évêque Hugues de Grenoble. Celui-ci, dans une vision, a été averti par sept étoiles de la venue des sept moines. Bruno deviendra par la suite le confesseur de ce prélat. Cet établissement, un modeste oratoire entouré de sept cellules de bois, est le premier d’une confrérie qui, tout en demeurant d’une taille réduite, va contribuer à la réforme spirituelle du christianisme.

Le choix de la solitude et de l’humilité.

Soucieux de mener une vie faire de solitude et d’austérité, les chartreux consacrent leur temps à prier, à travailler la terre, à faire pénitence et à traduire les livres saints. Ces religieux vivent en communauté, mais nombre de leurs activités sont menées dans la solitude. Peu de repas se prennent en commun. Pourtant, en 1090, le pape Urbain II appelle Bruno auprès de lui afin d’en faire son conseiller. Mais Bruno ne se plaît pas à Rome et, dès l’année suivante, il va fonder un couvent de chartreux à la Torre, en Calabre (Italie du Sud). Il vit dès lors dans ce monastère, où le rejoint un temps le prieur de la Grande Chartreuse, venu rédiger avec Bruno les règles de leur ordre, qui ne seront pourtant jamais écrites. Bruno meut en 1101. Il n’a jamais été canonisé – ce qui serait contraire à la profession de foi, prônant l’humilité, des membres de son ordre – mais la papauté autorise que les chartreux puis la totalité des chrétiens célèbrent son culte.

 

Prière du matin de saint Bruno le Chartreux

Seigneur, dans le silence de ce jour naissant, je viens Te demander la paix, la sagesse et la force.

Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux tous remplis d’amour, être patient, compréhensif, doux et sage, voir au-delà des apparences, tes enfants comme Tu les vois Toi-même, et ainsi, ne voir que le bien en chacun.

Ferme mes oreilles à toute calomnie, garde ma langue de toute malveillance, que seules les pensées qui bénissent demeurent dans mon esprit, que je sois si bienveillant et si joyeux, que tous ceux qui m’approchent sentent Ta présence, revêts-moi de Ta beauté, Seigneur, et qu’au long de ce jour, je Te révèle. Amen.

Les étoiles merveilleuses

— Caché derrière le Saint-Eynard et le Néron, je sais un haut-lieu où je veux vous conduire, petits amis. Et ce « haut-lieu » a une histoire, une histoire vraie, une magnifique histoire.

Il y a de cela bien, bien longtemps, vers le temps de la première Croisade. Grenoble était déjà une ville importante, avec sa cathédrale et son Évêque qui fut saint Hugues.

Or, ce saint évêque eut un songe. « Il voyait sept étoiles tomber à ses pieds, se relever ensuite, traverser des montagnes désertes, pour s’arrêter enfin dans un lieu sauvage appelé Chartreuse. Là, les anges bâtissaient une demeure et sur le toit, tout à coup, les sept étoiles mystérieuses se mirent à briller ». Que voulait dire ce songe merveilleux ?…

Le lendemain, sept voyageurs, venus de très loin, frappent à la porte de l’Évêque, se jettent à ses pieds, le priant de leur donner, dans la montagne, un endroit tranquille, loin des hommes, où ils pourraient prier Dieu. C’était la réponse du Seigneur.

Saint Hugues reçoit saint Bruno et ses compagnons

Les sept étoiles du songe merveilleux, c’étaient saint Bruno et ses compagnons.

Qui donc était Bruno ? Un homme riche et savant, très pieux et très bon. Le Saint-Père le Pape venait de le nommer Archevêque de Reims. Mais Bruno refusa ce grand honneur, distribua sa fortune aux pauvres, quitta la ville. Il vint se cacher dans la montagne, pour être seul avec Dieu.

BRIGITTE. — Il faut donc s’en aller loin, tout seul, pour bien servir le bon Dieu ? Pourtant, sur les images, on voit toujours le Seigneur Jésus entouré d’une foule de gens, des malades, des petits enfants.

— C’est vrai. Il en était presque écrasé parfois. Il était si bon. Mais que faisait-Il, chaque soir, après la longue journée où Il avait prêché, guéri les malades ?… Il se retirait dans la montagne pour se retrouver, seul avec Dieu, son Père.

Quand ils veulent accomplir quelque chose de grand, de beau, que font le savant, le poète ? L’un s’enferme dans son laboratoire, l’autre s’égare en pleine campagne. Ils veulent être seuls, pour se donner tout entier à leur œuvre.

Saint Bruno cherchait donc aussi un coin dans la montagne, pour penser aux choses du Ciel. C’est pourquoi, en plein mois de juillet, sur les pas du saint Évêque de Grenoble, il montait péniblement ces rudes chemins de Chartreuse.

 

Vie de Saint Bruno et de la Chartreuse pour les jeunes du caté

La porte du Ciel

Regardez. Nous voici en pleine montagne sauvage. Pas d’autre bruit que le grondement du torrent. Ici, les pins sont rois !

Tout au pied de ces grandes forêts sombres, voyez-vous ce tas de maisonnettes blanches. C’est là que vint habiter saint Bruno.

C’est la Grande Chartreuse, la Porte du Ciel.

Dans chacune de ces maisonnettes, habite un Chartreux. Il est presque toujours seul, occupé à prier, à lire, à penser. Au milieu, s’élève la Maison du Seigneur où les Chartreux, tous ensemble, unis aux Saints du Ciel, chantent la « bonté de Dieu ».

Leurs frères, les hommes, peinent dans la vallée. Les uns travaillent de leurs mains, comme l’Ouvrier divin de Nazareth. D’autres soignent les malades, d’autres encore instruisent les enfants ou prêchent l’Évangile, comme le Maître sur les routes de Galilée.

Eux, comme Jésus sur la montagne, ils prient, ils bénissent le Père qui est aux Cieux. Ils ont tout abandonné pour ne plus appartenir qu’au Seigneur. Et leurs prières descendent en grâces sur leurs frères…

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 07:44

Le prénom François vient du mot Français. François d'Assise est fêté le 4 octobre. C'est le patron de l'Italie, des animaux, de l'écologie, des marchands.

Prénoms apparentés : Francelin, Francesco (italien), Francis, Francisco (espagnol), Francisque, Franck, Frankie, Frantz, Soizic (breton).

Attributs : les stigmates, une cordelière, un crucifix, une robe de bure.

Un fils de famille qui mène joyeuse vie.

L’enfant naît en 1181 à Assise, alors que son père est en voyage d’affaires en France. Sa mère, une provençale, le nomme Jean. Mais, à son retour, le riche marchand de soie demande que son fils reçoive un nouveau nom, François, « le Français ». Plus tard, le jeune homme effectue de nombreux déplacements en compagnie de son père, et mène, avec ses compagnons de fête, une existence assez dissipée.

L’apparition du Christ.

En 1202, François est fait prisonnier lors de la guerre qui oppose Assise à Pérouse. Il demeure un an en captivité. Cette détention marque un tournant dans sa vie. Revenu dans sa ville natale, François va prier dans une église ruinée dédiée à saint Damien. Le Christ apparaît et lui déclare : « Répare ma demeure, qui tombe en ruine ». Dès lors, François s’emploie à rassembler les fonds nécessaire, vend même, pour ce faire, un coupon de tissu pris dans l’entrepôt familial. Le père et le fils se querellent, François renonce à son héritage et part mendier l’argent qui lui manque.

Naissance de la communauté franciscaine.

François, devenu le Poverello, vit désormais comme un vagabond, et attire quelques disciples. La petite communauté, qui effectue de nombreux prêches, acquiert peu à peu une certaine renommée. En 1209, François prononce ses vœux. L’année suivante, le pape approuve la règle des frères mineurs, ou franciscains. En 1219, François réorganise son ordre dont il confie la direction à Elias de Cortone. Il fonde aussi une communauté de femmes avec Claire, les clarisses.

Rencontre avec le sultan.

En 1212, un naufrage empêche François de partir vers l’Orient pour évangéliser les musulmans. Sept ans plus tard, François parvient à se rendre en Palestine et en Egypte et rencontre le sultan. Mais celui-ci refuse de se convertir, et François rentre en Italie. Il retournera en Egypte en 1223 pour demander au sultan d’améliorer le sort des esclaves chrétiens et obtenir pour sa congrégation la garde du Saint-Sépulcre.

Les stigmates de François ne sont révélés qu’après sa mort.

François réalise, en 1223, la 1ère crèche de Noël. Un an plus tard, il reçoit les stigmates (blessures semblables à celles que Jésus reçut sur la croix), lorsque le Christ lui apparaît sous les traits d’un séraphin. Mais ce prodige n’est connu qu’après sa mort. Ses dernières années sont marquées par de grandes souffrances qu’il supporte avec courage. François meurt presque aveugle, en 1226. Grégoire IX le canonise. Sa dépouille est transférée dans la basilique, bâtie en 1230, et décorée par Giotto. Il est le saint le plus populaire, particulièrement connu pour sa simplicité, son observance de la plus grande pauvreté, son amour de la nature et des animaux. Les franciscains, capucins, conventuels et observants perpétuent l’héritage spirituel de François, qui avait épousé « Dame Pauvreté » et a notamment écrit le célèbre Cantique du soleil.

Un buisson transformé en rosier :

Un soir, à quelques pas du sanctuaire de Notre-Dame des Anges, saint François d’Assise priait dans sa cellule et flagellait durement sa chair innocente. Le démon, qui veille sans cesse pour perdre les âmes, s’approche de lui sous la forme d’un ange de lumière et lui suggère cette pensée : « A quoi bon consumer ainsi la jeunesse en mortifications excessives ? Ne sais-tu pas que le sommeil est le grand réparateur du corps ? Crois-moi, conserve tes jours afin de servir Dieu plus longtemps ! »

François, découvrant la ruse de Satan, se précipite hors de sa cellule, ôte sa tunique, et, poussé par cette soif d’immolation qui est l’indice de la victoire, il se roule dans la neige et dans un buisson plein de ronces et d’épines, en disant à son corps ensanglanté : « Mieux vaux souffrir ces douleurs avec Jésus-Christ que de te laisser prendre aux perfides caresses du serpent ! »

A peine a-t-il accompli cet acte héroïque que toute la nature se transforme autour de lui. Une lumière éblouissante l’environne ; les épines rougies de son sang se couronnent de roses blanches et rouges, symboles de sa pureté et de sa charité. Les anges du ciel jettent sur ses épaules déchirées une tunique plus blanche que la neige ; puis, d’une voix suave, ils l’invitent à le suivre : « François, hâte-toi d’aller à l’église, le Sauveur des hommes t’y attend avec sa bienheureuse Mère ».

Il se penche pour cueillir 24 de ces roses, 12 blanches et 12 rouges, et se rend à la chapelle par un chemin qui lui semble couvert d’un tapis soyeux. Jésus était là, sur un trône de lumière, sa mère à sa droite, une escorte d’anges tout autour.

Trois Frères furent les témoins de ce miracle. Aujourd’hui encore, ce rosier est en vie et continue de fleurir chaque année. Les fidèles peuvent s’en procurer des feuilles ou des pétales, en souvenir de cette lutte victorieuse de ce grand saint contre le diable.

Prière : Ô Dieu, qui, par les mérites du Bienheureux François, avec enrichi votre Eglise d’une nombreuse famille de nouveaux enfants, faites-nous la grâce de mépriser comme lui les biens terrestres, et de nous réjouir éternellement dans la participation des dons célestes.

 

La vie de saint François d'Assise illustrée ici.

 


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Cantique de frère soleil

Très haut, tout-puissant, bon Seigneur, à toi sont les louanges,

la gloire, l'honneur, et toute bénédiction.

A toi seul, Très-Haut, ils conviennent, et nul homme n'est digne de te nommer.

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, spécialement messire frère soleil qui est le jour, et par lui tu nous illumines.

Et il est beau et rayonnant avec grande splendeur, de toi, Très-Haut, il porte le signe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur lune et les étoiles, dans le ciel tu les as formées claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère vent, et pour l'air et le nuage et le ciel serein et tous les temps, par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur eau, qui est très utile et humble, et précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu, par lequel tu illumines la nuit, et il est beau et joyeux, et robuste et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l'herbe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi et supportent maladies et tribulations.

Heureux ceux qui les supporteront en paix, car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper.

Malheur à ceux qui mourront dans les péchés mortels, heureux ceux qu'elle trouvera dans tes très saintes volontés, car la seconde mort ne leur fera pas mal.

Louez et bénissez mon Seigneur, et rendez-lui grâces et servez-le avec grande humilité.

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Source : http://www.whynotflores.com/bd.html

 

 

Der Heilige Franziskus - wie er den Wolf traf und die Angst besiegte

nacherzählt für Kinder von Andrea Hettler

Zur Zeit des Heiligen Franziskus versetzte ein sehr großer, einsamer Wolf eine Stadt in Angst und Schrecken. Der Wolf war viel größer als die normalen Wölfe, die die Leute dort kannten. Man erzählte sich, dass er nicht nur Tiere, sondern auch Menschen angreifen und auffressen würde. Kein Stadtbewohner wagte es deshalb noch ohne eine Waffe die Stadt zu verlassen und die meisten blieben vorsichtshalber lieber gleich ganz innerhalb der Stadtmauern.

Eines Tages kam Franziskus zufällig zu Besuch in die Stadt. Er merkte sofort, dass etwas mit den Menschen hier nicht stimmte. Die Stimmung war gedrückt, keiner machte Witze oder lachte mehr und die Kinder spielten nicht mehr auf der Straße. Franziskus fragte die Leute nach dem Grund für ihre offensichtlichen Sorgen. Die Menschen erzählten ihm von dem gefährlichen Wolf, der ihre Stadt bedrohte, und dass sich inzwischen alle wie in einem Gefängnis fühlen würden, weil sich fast keiner mehr traute, die Stadt zu verlassen. Franziskus wollte den unglücklichen Menschen helfen und bot ihnen an, sich den Wolf einmal anzuschauen. Aber die Stadtbewohner hatten Angst um Franziskus und bestürmten ihn, nicht allein ohne Waffen aus der Stadt zu gehen.

Der Heilige Franziskus aber ließ sich nicht beirren, er glaubte daran, dass ihm mit Gottes Hilfe nichts Schlimmes passieren würde. Alle Bewohner der Stadt stellten sich auf die Stadtmauern um besser sehen zu können, als Franziskus allein und unbewaffnet die Stadt verließ. Sie hatten alle große Angst um ihn und redeten laut durcheinander. Der Wolf, aufgeschreckt durch den ungewohnten Lärm, rannte sofort mit gefletschten Zähnen, laut knurrend und kläffend auf Franziskus zu. Der blieb einfach ruhig stehen und machte als Zeichen für seine friedlichen Absichten das Kreuzzeichen.

Die Menschen der Stadt hielten den Atem an, es war ganz still. Der Wolf blieb stehen und Franziskus sprach ihn an: „Bruder Wolf, komm zu mir, ich will dir nichts tun! Ich möchte nur, dass Du aufhörst den Menschen in dieser Stadt Angst zu machen! Ich verspreche dir, wenn Du friedlich bist, wird dir auch niemand etwas tun!“ Aufmerksam sah der Wolf zu Franziskus rüber, er schien zu überlegen. Dann trottete er langsam und vorsichtig zu dem Heiligen hin und legte sich zu dessen Füßen auf den Boden. Franziskus streichelte ihn und der Wolf blieb friedlich liegen.

 Die Stadtbewohner konnten es erst gar nicht begreifen, doch dann kletterten sie von den Mauern herunter und kamen nacheinander durch das Stadttor aus der Stadt heraus. Die Angst war verflogen. Der Wolf blieb von diesem Tag an so friedlich, wie er sich Franziskus gegenüber gezeigt hatte und weil sich die Leute so darüber freuten, wurde er von ihnen gefüttert und lebte seit dem mit ihnen zusammen in ihrer Stadt.

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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 20:33

Nous sommes le 3 octobre. Nos calendriers indiquent que c'est le jour de la saint Gérard, le saint dont l'œuvre et la date de la mort sont à peu près sûrs : Gérard de Brogne, fondateur de l'abbaye de Brogne, décédé un 3 octobre. Saint Gérard de Brogne serait né vers 890. Il serait décédé vers 959. Il était le neveu de l'évêque de Liège. Ses parents possédaient la terre de Brogne, dans la province de Namur à quelques kms au nord-est de Maredsous. Ce grand domaine agricole, enclavé dans la forêt de Marlagne, était très étendu à cette époque.

La vie de Gérard commença d'abord par la carrière des armes, auprès du comte de Namur, Béranger. Après la mort de son père, suite à une vision, il décida de se faire bénédictin. Il s'initia d'abord à la vie monastique à Saint Denis près de Paris, puis fonda une abbaye sur son domaine familial : l'abbaye de Brogne, dont il devint l'abbé en 923. À la demande du comte de Flandre, Gérard fut conduit à réformer de nombreuses abbayes de la région. Les princes de l'époque, en effet, sans être des saints, veillaient à la bonne tenue des monastères dans leurs états. Nous sommes presque certains que Gérard réforma l'abbaye de Saint-Ghislain ainsi que les deux abbayes de Gand, Saint-Bavon et Saint-Pierre, et celles de Saint-Bertin et de Saint-Amand.

C'est sur la réforme de Saint-Bertin, en 949, que nous sommes le mieux informé, grâce à une chronique de Folcuin, moine de cette abbaye, écrite en 961-962. Selon lui, Gérard, premier abbé du monastère qu'il avait construit à Brogne, "travailla à restaurer la discipline monastique en Flandre et en Lotharingie, et ramena plusieurs monastères à l’observance primitive de la Règle." On peut ajouter que Gérard sut rétablir la discipline religieuse dans les monastères qui lui étaient confiés, en expulsant parfois des moines récalcitrants. Par ailleurs, l'œuvre de Gérard comporta également des aspects pratiques : renouvellement de la vie intellectuelle et liturgique notamment, à quoi il faut ajouter la prospérité matérielle des monastères. Gérard travailla aussi pour que monastères recouvrent leur indépendance vis-à-vis des seigneurs locaux. En effet Gérard prévenait ses moines : "Ne soyez ni trop riches ni trop nombreux, mes fils. Souciez-vous de la qualité plus que du nombre ! Croyez-moi, la richesse et la prospérité attirent infailliblement la convoitise des princes."

Gérard de Brogne, qui malgré toutes ses responsabilités avait su rester un moine doux et conciliant, s'endormit dans la paix dans son abbaye de Brogne. Il fut canonisé en 1131. Au XIIème siècle, la localité de Brogne, prit le nom de saint-Gérard.

Source : http://nouvl.evangelisation.free.fr/

https//:www.cirkwi.comfr/

 

Saint Gérard est invoqué contre : la jaunisse, mais également contre les maladies de l’estomac, les maladies nerveuses, les dépérissements, pour les femmes en couche et même contre les maladies des porcs. À Liège, autrefois, on l'invoquait aussi contre les convulsions des enfants provoquées par la dentition.

Saint Gérard est le patron de la ville de Saint Gérard, avec son abbaye, ainsi que de l'église paroissiale de Brogne.

Saint Gérard est traditionnellement représenté portant une crosse épiscopale dans la main droite et l'Abbaye de Saint Gérard dans la main gauche. Il peut également être coiffé d'une mitre lorsqu'il n'a pas la tonsure des moines bénédictins.

Source : http://marchesfolkloriques.e-monsite.com/

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 16:05

Dieu, qui est la bonté infinie, a voulu aider chaque être humain dans sa vie terrestre. Il a donné à chacun de nous un ange gardien. Même si nous ne le voyons pas, il se tient sans cesse à nos côtés, et participe à nos bonnes actions. Le jour de notre mort, il accompagnera notre âme au ciel. Il connaît toutes nos pensées, tout ce qui nous concerne.

Dieu lui a donné pour mission :

  • de nous protéger jour et nuit contre tous les dangers qui nous menacent
  • de nous aider à résister aux tentations du Démon, qui nous pousse à être égoïstes et méchants de présenter à Dieu nos prières.

L’ange gardien est un ami fidèle et aimant. Il ne se fatigue jamais ! Il ne faut donc pas hésiter à lui demander chaque jour son aide et sa protection. Et n’oublions pas de lui dire souvent merci !

Les papes Jean XXIII et Jean-Paul II, entre autres, ont conseillé de réciter souvent cette prière :

Ange de Dieu, mon gardien,

puisque le Seigneur m’a confié à toi,

aide-moi, dirige-moi, protège-moi ! Amen.

De grands saints ont reçu la grâce de voir leur ange gardien : sainte Françoise Romaine, sainte Catherine Labouré, le bienheureux Padre Pio.

On peut apprendre, dans son cœur, à écouter les bons conseils de son ange. Demandons-lui :

  • de nous apprendre et de nous aider à prier
  • de bien travailler
  • de nous éviter les tentations et les dangers
  • de nous aider à repousser le mal et à faire des efforts
  • de nous rendre meilleurs… et aussi de ne pas « faire la sourde oreille » à toutes ses bonnes idées !

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 10:50

Le prénom Thérèse vient du grec tèr qui signifie "animal sauvage". Elle est fêtée le 1er octobre.

Marie-Françoise Martin naît à Alençon en 1873. Son père est horloger et sa mère meurt lorsqu'elle est enfant. En 1877 sa famille s'installe à Lisieux. Comme quatre de ses soeurs, elle entre chez les carmélites à l'âge de 15 ans et prend le nom de Thérèse de l'Enfant-Jésus. Durant les neuf premières années de sa vie au couvent, elle mène la vie simple d'une religieuse cloîtrée et accomplit les humbles tâches ménagères qui lui sont confiées. Elle entend suivre une conduite tout empreinte d'une obéissance naturelle et simple, presque enfantine, et ainsi adopter, sans jamais rien accomplir de particulièrement extraordinaire ou remarquable, ce qu'elle nomme la "petite voie", un complet abandon à l'amour et au pouvoir de Dieu. Ceci n'empêche pas la jeune fille d'être, à plusieurs reprises, en proie au doute et à la mélancolie, mais rien n'altère jamais sa sereine résolution à devenir une sainte. Un an après la disparition de son père en 1894, Thérèse montre le premier symptôme de la tuberculose qui va l'emporter, après de nombreuses souffrances, le 30 septembre 1897 à l'âge de 24 ans. A sa mort, elle laisse une autobiographie, l'Histoire d'une âme, qui connait un immense succès. Thérèse a, en fait, rédigé cet ouvrage court à la demande de l'une de ses soeurs, ce qui témoigne tout à la fois de son humilité et de son obéissance. Thérèse, à qui de nombreux miracles sont attribués, est canonisée en 1925 par Pie XI. une basilique qui lui est dédiée est édifiée à Lisieux. Thérèse est proclamée patronne de la France en 1944. Le 9 octobre 1997 le pape Jean-Paul II proclame Sainte Thérèse Docteur de l'Eglise.

Prénoms apparentés : Teresa (anglais, espagnol, italien), Terese, Théresa.

 

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Vous trouverez toute la vie de la Petite Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus à colorier dans un seul fichier ici en PDF ou ci-dessous en format JPG.

Autres images de la petite Thérèse sur ma page Pinterest.

Site à découvrir http://www.archives-carmel-lisieux.fr/carmel/

 

 

 

 

 

 

Source : http://mandresds.blogspot.fr

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