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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 08:45

Jean de Brébeuf est né à Condé-sur-Vire en France le 25 mars 1593. Il a été ordonné prêtre à 33 ans. Il fut le premier missionnaire jésuite en Huronie (1626) et un maître de la langue indienne. Surnommé le « lion » il est décédé le 16 mars 1649. Il a travaillé dans toute la région, fondé les avant-postes de la mission, converti des milliers d’Indiens à la foi. Il a inspiré de nombreux jésuites à se proposer pour les missions de la Nouvelle-France. Robuste et de stature massive, cependant doux de caractère, ses visions de la croix et de son futur martyre furent accomplies lors de sa capture le 16 mars 1649. Il fut torturé pendant des heures et martyrisé à Saint-Ignace, à 10 km de Sainte-Marie, à l’âge de 56 ans. On dit de Brébeuf qu’il avait le cœur d’un géant. Il était connu comme l’apôtre des Hurons. Les Indiens l’appelaient Echon.

Gabriel Lalemant est né le 3 octobre 1610 à Paris en France. Il entra au noviciat jésuite à dix-neuf ans et fut ordonné prêtre à vingt-sept ans. Érudit, professeur et administrateur de collège, de santé délicate, il avait un fort désir de la Mission en Huronie. Après deux ans au Canada, il partit pour la Huronie. Après sept mois en Huronie, il était capable de parler la langue indienne. Pendant un mois, il fut l’assistant de Brébeuf, puis son compagnon dans le martyre pendant dix-sept longues heures. Il est mort le 17 mars 1649 à Saint-Ignace, à 38 ans. On le connaît comme le mentor de St-François de Laval, premier évêque de Québec. Il a exprimé sa propre force : « Ma force est la force de Dieu. En Lui, je peux tout faire ».

Antoine Daniel est né le 27 mai 1601 à Dieppe en France. Il fut ordonné prêtre à vingt-neuf ans. Il fut missionnaire près du Lac Bras-d’or (1632), fonda le premier collège de garçons en Amérique du Nord (Québec, 1635) et travailla en Huronie pendant douze ans. En 1648, il fit sa retraite annuelle à Sainte-Marie et retourna à sa mission, distante de 19 km. Le 4 juillet, il avait juste achevé de dire la messe lorsque la mission fut attaquée. Il fit face à l’ennemi en vêtements liturgiques, encourageant les chrétiens convertis à vivre leur foi et donnant ainsi le temps à certains de s’échapper. Son corps martyrisé fut jeté dans les flammes de l’église en feu. C’était au Mont Saint-Louis (Teanaustayé). Il avait 48 ans.

Charles Garnier est né en 1606 à Paris en France. Il fut missionnaire jésuite en Huronie à l’âge de 31 ans. Pendant treize ans, il fut pasteur et missionnaire auprès des Hurons et des Pétuns. Doux, innocent, sans crainte, cet homme de foi surnommé « l’agneau », attirait les convertis à la foi. Lorsque la mission de Etharita fut attaquée et lui-même blessé, il continua cependant de baptiser les néophytes et d’aider un Huron blessé. Il mourut le 7 décembre 1649, à l’âge de 44 ans, à environ 48 km de Sainte-Marie.

Noël Chabanel est né le 2 février 1613. Ordonné prêtre jésuite à l’âge de vingt-huit ans, il était un professeur et humaniste couronné de succès en France, il avait un grand désir de prendre part aux Missions du Canada. Sur place, il fut incapable d’apprendre la langue indienne et se sentit inutile dans le ministère. Il fit le vœu de demeurer dans les missions, toujours dans l’ombre du martyre. Son martyre lui-même vint secrètement aux mains d’un apostat le 8 décembre 1649, sur les rives de la rivière Nottawasaga, à 40 km de Sainte-Marie.

Isaac Jogues est né le 10 janvier 1607 à Orléans en France. Isaac Jogues reçut ses vœux dans la Compagnie de Jésus. Il arriva en Huronie en 1636. Il servit aux avant-postes de la mission pendant trois ans. Il aida à construire Sainte-Marie (1639) et explora l’ouest du pays jusqu’à Sault-Sainte-Marie. Capturé par les Iroquois alors qu’il retournait à Sainte-Marie depuis Québec (1642), il fut torturé, perdit ses doigts, et fut fait esclave. Il s’échappa vers la France, mais il revint la même année pour être à nouveau un émissaire et missionnaire chez les Iroquois. Il fut martyrisé à Auriesville (New York), à l’âge de 39 ans. Il est mort le 18 octobre 1646.

René Goupil est né le 15 mai 1608. Il dut quitter le noviciat des Jésuites à cause de sa mauvaise santé. Il étudia la médecine et offrit ses services à la mission jésuite du Canada. Sur le chemin de Sainte-Marie, en compagnie d’Isaac Jogues, ils furent capturés et torturés (1642). Un mois plus tard, René Goupil fut martyrisé alors qu’il faisait le signe de la croix sur un enfant. Il est mort le 29 septembre 1642 à l’âge de 35 ans à Auriesville (New York). Il fut le premier des huit martyrs à recevoir la palme du martyre.

Jean de Lalande est né en 1620 à Dieppe en France. À dix-neuf ans, il offrit ses services comme laïc auprès des jésuites en Nouvelle-France. Il accompagna Isaac Jogues vers la Mission Mohawk (1646). Il fut capturé avec lui et torturé. Il assista au martyre de Jogues. Le lendemain (19 octobre 1646), il fut lui-même martyrisé, à Auriesville, (New York).

Ils sont fêtés le 19 octobre en France et le 26 septembre au Canada.

Source : https://carhagouha400e.wordpress.com

 

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 19:28

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Le prénom Matthieu vient d’un mot araméen signifiant « don de Dieu ». Il est fêté le 21 septembre. Il est le patron des agents du fisc, des banquiers, des comptables, des douaniers et des fonctionnaires.

Attributs : un évangile, un rouleau, une épée.

Prénoms apparentés : Maffeo, Maiolo, Matteo (italien), Mateo (espagnol), Mateu (catalan), Mathias, Mathieu, Mattew(s) (anglais), Matthaeus (alsacien et latin), Mattheus (flamand), Maze (breton), Thadée (langues slaves).

Un percepteur devenu apôtre du Christ

Matthieu-01.jpgMatthieu (nommé Lévi dans les Evangiles de Luc et de Marc) est un publicain, un percepteur de taxes et d’impôts (poste lucratif et recherché à l’époque), qui exerce dans la ville de Capharnaüm. Mais le nouveau Testament apporte peu de précisions concernant sa vie et sa personnalité. Il raconte néanmoins que c’est à la demande de Jésus que Matthieu abandonne son métier. L’ancien percepteur est l’auteur du premier des quatre Evangiles. Ce texte, auquel l’Eglise accorde une très grande importance, comporte une quantité de précisions qu’explique peut-être la formation professionnelle de leur auteur.

Le martyre en EthiopieMatthieu-02.jpg

Durant les quinze années suivant la crucifixion, Matthieu prêche l’Evangile aux juifs de Palestine. Après que les Apôtres se sont dispersés, Matthieu par évangéliser l’Ethiopie. Il parvient à l’emporter sur deux magiciens que les habitants de ce pays adorent comme des dieux. Matthieu triomphe également des dragons qui accompagnent les deux hommes. Il ressuscite par ailleurs la fille du roi Hégésippe, ce qui entraîne la conversion de ce dernier. Mais l’Apôtre est mis à mort après qu’il s’est opposé au mariage du roi Hirtiacus avec sa nièce. Selon la tradition retenue, Matthieu est décapité, brûlé vif ou lapidé.

Matthieu-01.jpgMatthieu-02.jpgMatthieu-03.jpgMatthieu-couleur.jpgMatthieu-nb.jpg

 

 

 

 

 

 

Saint-Luc-01.jpgLe prénom Luc vient du latin Lucius, nom venant du mot lux (lumière). Il est fêté le 18 octobre. C’est le patron des bouchers, des chirurgiens, de fileurs de verre, des médecins, des peintres et des relieurs.

Attributs : un bœuf ailé portant parfois une écritoire, un évangile, une palette de peintre, une robe de docteur.

Prénoms apparentés : Loukas (grèc), Luca (italien), Lucain, Lucan, Lucas (espagnol et français), Luce, Lucky, Luke (anglais), Lugo (langue d'oc), Lukas (allemand et breton).

L’auteur d’un évangile et des Actes des Apôtres

Luc naît à Antioche, en Turquie, ou plus vraisemblablement, en Grèce. Il est rédacteur des Actes des Apôtres, qui figurent dans le Nouveau Testament et constituent une importante source d’informations concernant les premiers temps du christianisme, ainsi que du troisième des quatre Evangiles. L’ensemble de ces textes font de Luc l’auteur qui a pris la plus large place dans la rédaction des différents textes que comporte la Bible. Elevé dans le paganisme, Luc se convertit à la religion chrétienne, sans doute vers l’an 40, à Antioche. Instruit, connaissant le grec et le latin, il est, parmi les premiers chrétiens, l’un des plus cultivés ; il s’intéresse notamment à l’histoire, à la géographie et au gouvernement des hommes. A cette caractéristique, s’ajoute la grande modestie dont Luc fait preuve tout au long des récits qui concernent la vie et l’œuvre du Christ et de ses Apôtres.

Un des compagnons de Saint Paul de Tarse

Luc apprend la médecine à Tarse, en Asie Mineure. C’est peut-être dans cette ville qu’il rencontre saint Paul. En effet, la tradition fait de l’évangéliste Luc la même personne que le chrétien, lui aussi nommé Luc, qui accompagne, sans doute à partir de l’an 57, Paul de Tarse lors de plusieurs de ses voyages. Luc, dont la tradition fait un célibataire, est aux côtés de Paul lors de la seconde mission effectuée par ce dernier dans la ville de Philippes, en Macédoine. Pendant un temps, il devient l’évêque de cette cité, quoiqu’une autre tradition assure que Luc n’ait jamais été ordonné prêtre. Luc est avec Paul lorsque celui-ci fait naufrage à Malte, en se rendant à Rome.

Un évangile pour les plus cultivés des gentils

Luc rédige l’Evangile qui porte son nom ainsi que les Actes des Apôtres soit, durant la captivité de Paul de Tarse à Rome, soit peu après que celui-ci a été martyrisé, lors des persécutions menées sous le règne de l’empereur Néron. Luc écrit sans doute son évangile pour que le christianisme naissant puisse disposer d’un texte adapté à ses besoins. Un texte qui soit rédigé dans une langue (le grec) plus littéraire que celle utilisée par saint Marc dans son propre évangile, et qui soit davantage accessible aux gentils, c’est-à-dire aux non-juifs et aux non-chrétiens, que l’Evangile de saint Matthieu. D’une manière générale, l’Evangile de saint Luc montre, outre sa douceur et sa bonté, l’intérêt et la compassion dont le Christ témoigne à l’égard de tous ceux qui sont placés aux marges du peuple juif, tout à la fois les femmes, les lépreux, les pauvres et les Samaritains (habitants de la région de Samarie). A tous ces exclus, Luc annonce le message de miséricorde du Christ.

Un martyr improbable

Après la mort de Paul, sans doute vers 66, Luc quitte la Ville éternelle. A partir de cette date, il n’existe plus de sources fiables concernant la vie de ce saint, même si une tradition incertaine fait de cet évangéliste l’évêque de Thèbes, en Grèce. Il est vraisemblable que Luc soit mort, comme l’indiquent certaines sources, à l’âge de 84 ans, en Béotie (région de la Grèce). Mais, selon d’autres traditions, il passe pour avoir été martyrisé, quoique cela soit très improbable, à Patras, en Grèce. Constantinople et Padoue ont revendiqué le privilège de détenir ses reliques.

Le portraitiste de la Vierge

Pétri de considérations témoignant de la bonté de son rédacteur, l’Evangile de saint Luc, rédigé entre les années 70 et 90, comporte de nombreux renseignements concernant la Nativité. Sans doute est-ce le signe que l’Evangéliste a rencontré la Vierge Marie et s’est entretenu avec elle. Il est possible que Luc ait également bénéficié des souvenirs de saint Jean, qu’il a pu rencontrer à Jérusalem. De surcroît, selon la légende, Luc aurait réalisé le portrait de Marie, voire plusieurs icônes de la Vierge. En tant que patron des peintres, saint Luc a été représenté par de nombreux artistes, notamment Le Greco, Mantegna, Le Sodoma, Raphaël, Van der Weyden, Zurbaran.

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Marc 01Le prénom Marc vient du mot latin marcus signifiant marteau. Il est fêté le 25 avril. Marc l’Evangéliste est le patron de Venise, des éleveurs de bovins et d’ovins, des scribes, des notaires et des vitriers. Il est invoqué par les prisonniers.

Attributs : le lion, parfois ailé (qui orne notamment une colonne de granit érigée à proximité de la basilique bysantine Saint-Marc, à Venise), une plume pour écrire, un rouleau de parchemin ou un livre.

Prénoms apparentés : Marcie, Marcien, Marco (italien), Marcolin, Marcos (espagnol), Marcus (latin), Mark (anglais), Markus (allemand).

Jean, appelé Marc

L’Evangéliste Marc est nommé Jean dans les Actes des Apôtres (Marc est le surnom que lui donnent par la suite les Romains), mais n’est pourtant pas un des douze Apôtres. Il appartient probablement à la tribu hébraïque des Lévites. Sa mère, une riche veuve dénommée Marie (une autre femme que la mère du Christ), accueille les Apôtres dans sa maison de Jérusalem. C’est dans cette demeure, assez grande pour recevoir les premiers chrétiens de la ville sainte, que Marc, dès son plus jeune âge, rencontre sans doute Pierre après que ce dernier s’est évadé de prison, en l’an 43.

Des rapports difficiles avec Paul

Marc accompagne Paul de Tarse et son cousin l’Apôtre Barnabé lors du premier voyage évangélique effectué par ces derniers. Mais, sitôt arrivé en Pamphylie (ancienne région d’Asie Mineure), il refuse d’accompagner les deux hommes dans le nord de la Tauride et retourne à Jérusalem. Les trois hommes sont ensuite de nouveau réunis. Paul refuse alors d’emmener Marc avec lui lors d’une seconde mission et part en Asie Mineure, tandis que Marc et Barnabé s’en vont à Chypre. Marc et Paul se réconcilieront néanmoins plus tard, et seront de nouveau réunis lorsqu’ils seront tous deux emprisonnés à Rome.

L’auteur du plus court et du plus ancien des Evangiles

Après la Crucifixion, Marc devient le disciple préféré et le porte-parole de Pierre qui l’appelle son frère. Marc est le rédacteur de l’Evangile qui porte son nom et est le second des quatre textes de cette nature qui figurent dans le Nouveau Testament. Une tradition veut que ce texte ait été écrit sous la direction de Pierre, entre 60 et 74, mais il est très possible que Marc ait assisté à l’arrestation de Jésus par les soldats ; dans ce cas, il pourrait ne faire qu’un avec le jeune homme qui s’enfuit alors, nu, en laissant son vêtement aux mains des Romains. Cet épisode n’est d’ailleurs relaté que dans l’Evangile selon saint Marc. Le texte de saint Marc est le plus court et le plus ancien des quatre Evangiles. D’un style précis et vif, dénué d’élégance inutile, il a sans doute inspiré ceux qui ont été rédigés par Luc et Matthieu.

Evêque puis martyr à Alexandrie

Selon la légende, Marc est le premier évêque d’Alexandrie, en Egypte. Peu après son arrivée, il fait réparer ses sandales par le cordonnier Anian. Celui-ci se blesse avec son alêne (poinçon pour percer le cuir), mais Marc le guérit de manière miraculeuse. Marc passe pour avoir été martyrisé à Alexandrie sous le règne de l’empereur Néron, vers 74 ou, selon une autre tradition, plus tard, sous le règne de Trajan. Les bourreaux s’emparent de Marc alors qu’il s’apprête à célébrer la messe. Marc est traîné dans la cité à l’aide d’une corde et accablé de coups de massue. Il meurt avant que ses tortionnaires aient pu le lapider. Une pluie divine éteint le bûcher où son corps a été placé et empêche que celui-ci soit consumé par les flammes. Ses restes sont d’abord vénérés à Alexandrie.

Vénéré à Venise

Les reliques de Marc sont ensuite transférées en 829 à Venise et se trouvent aujourd’hui dans la basilique dédiée à ce saint qui porte son nom. Bâti entre 1063 et 1073 et souvent remaniés jusqu’au XVIIème siècle, cet édifice surmonté de coupoles recèle plusieurs représentations du saint : Marc figure notamment en mosaïque au revers du portail principal et en sculpture sur les portails latéraux. L’évangéliste est enterré sous le maître-autel, surmonté d’un baldaquin de marbre vers supporté par des colonnes d’albâtre. A proximité de la basilique, s’élève une célèbre colonne de granit qui supporte un lion ailé, symbole de l’évangéliste.

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Le prénom Jean vient de l’hébreu Yehohanan ou Iohanan (grâce de Dieu). Il est fêté le 27 décembre. Jean l’Évangéliste est le patron des écrivains, des éditeurs, des libraires et des théologiens.Jean-l-evangeliste1.jpg

Attributs : un aigle, une coupe contenant une vipère, un cuve d'huile bouillante, un livre.

Prénoms apparentés : Dzhin, Yohan(s) (yiddish), Giovanni (italien), Hans (allemand), Ivan, Yvan (russe), Jack (anglais), Jacki, Jan (flamand), Janos (hongrois), Jehan (ancien français), Jensen (hollandais), Joao (portugais), Johann (allemand), John, Johnny (anglais), Jouan (occitan), Juan (espagnol), Iban (basque), Sean (irlandais), Yahia (arabe), Yann, Yannick (breton),

Le fils du tonnerre

Jean l’Évangéliste est un pécheur de Galilée comme son père Zébédée et son frère aîné, Jacques. C’est celui-ci qui l’appelle auprès de Jésus. L’un et l’autre des deux frères sont, sans doute en raison de leur caractère fier, surnommés les « fils du tonnerre ». Les deux hommes ne demandent-ils pas un jour à Jésus de faire tomber le feu sur des Samaritains qui ont refusé de leur préparer un logement ? Selon la tradition, Jean est celui des Apôtres que Jésus préfère et aime « comme lui-même ».

Le plus jeune des Apôtres

Jean, qui est le plus jeune des Apôtres, assiste à plusieurs des épisodes qui sont retracés dans les quatre Evangiles. Il est présent lors de la résurrection par Jésus de la belle-mère de Pierre et de celle de la fille de Jaïre ; il assiste également à la Transfiguration du Christ sur le mont Thabor. Au moment de la Cène, Jean pose sa tête sur la poitrine de Jésus, il est là lors de la Crucifixion et réconforte la Vierge. C’est à lui que Jésus la confie. Jean se trouve avec Pierre lorsque les Saintes Femmes leur annoncent que le corps de Jésus n’est plus dans le tombeau où il a été enseveli. Plus jeune que Pierre, il se dépêche et arrive le premier devant le tombeau où il n’ose pourtant pas entrer.

« Pilier de l’Eglise »

Après la Crucifixion, Jean se rend à Ephèse (en Asie Mineure). Avec Pierre, son frère Jacques le Majeur et Jacques le Mineur, il est un des « Piliers de l’Eglise ». Après que son frère Jacques a été décapité sur l’ordre du roi Hérode de Judée vers 44, Jean quitte la Palestine. Il y revient vers 57, alors que Jacques le Mineur est devenu évêque de cette contrée. Ses déplacements ultérieurs sont mal connus. Peut-être demeure-t-il un temps à Ephèse avant d’aller à Rome durant les persécutions de Domitien. Il est jeté dans une cuve emplie d’huile bouillante, mais sort indemne de ce supplice. Par la suite probablement exilé à Patmos, il retourne enfin à Ephèse.

Le rédacteur d’un Évangile et de trois épîtres

Dans cette ville d’Asie Mineur, Jean rédige l’Évangile qui porte son nom, à la demande de l’évêque local qui veut lutter contre les hérésies. Cet ouvrage est notamment caractérisé par sa brièveté, sa concision et sa dimension théologique : il tient pour acquis que les détails concernant la vie et la mort du Christ sont connus, et s’intéresse davantage à la dimension divine du Messie. Par ailleurs, Jean écrit trois épîtres dont la première proclame que « Dieu est amour ».

L’Apocalypse

Mais, malgré certaines parentés dans l’écriture, il n’est pas du tout certain que Jean ait rédigé l’Apocalypse, le dernier livre de l’Ancien Testament. Cet ouvrage, qui raconte la fin du monde décrite par Jésus lors d’une vision qu’aurait eue l’Évangéliste, s’inscrit en fait dans un genre littéraire dont plusieurs traces existent dans l’Ancien Testament. Aux termes de ce texte, Jean monte au Ciel et y rencontre Dieu. Il contemple alors plusieurs apparitions consacrées aux malheurs terrestres, à la lutte contre le principe du Mal et à l’instauration d’un nouvelle Jérusalem, demeure de Dieu et des hommes. Par la richesse de ses images et sa puissance d’évocation, l’Apocalypse a inspiré de nombreux artistes.

La coupe empoisonnée

Un jour, dans la cité d’Ephèse, le prêtre de Diane tend à Jean une coupe empoisonnée avec du venin de serpent ou de dragon. L’Apôtre boit le liquide sans en pâtir. Il meurt paisiblement quelques années plus tard, vers 100. Jean est le seul des apôtres à périr de mort naturelle. Selon la légende, il est, comme la Vierge Marie, enlevé vers le ciel à l’heure de son trépas.

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Source : http://www.whynotflores.com/bd.html

 

 

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 07:47

 

Therese-d-Avila-2.jpgLe prénom Thérèse vient du grec tèr qui signifie animal sauvage. Elle est fêtée le 15 octobre, patronne des fabricants de lacets et des intendants.
La sainte des extases et des visions

Thérèse voit le jour en 1515 dans une famille d’aristocrates castillans. Elle est éduquée, après la mort de sa mère, par les augustiniennes d’Avila. Sa santé fragile la conduit à quitter ce monastère. Elle lit alors les lettres laissées par saint Jérôme, ce qui l’incite à entrer chez les carmélites, en 1533, malgré l’opposition paternelle. Mais ce monastère a oublié sa règle de vie première, et la discipline est très relâchée. Thérèse s’emploie à en restaurer la règle. Au carmel, Thérèse se soumet à des exercices pieux. Elle est confrontée à des visions et connaît des moments d’extase. En butte à l’incompréhension et à la méfiance des autres religieuses, elle reçoit pourtant le soutien de Pierre d’Alcantara, convaincu de la sincérité de la jeune fille et de l’authenticité des apparitions angéliques.

Les carmélites déchaussées

Thérèse, encouragée par Pierre d’Alcantara, veut ensuite fonder un couvent afin de pouvoir y appliquer la règle primitive du carmel. En 1562, le pape donne son accord à l’établissement d’un monastère de carmélites déchaussées (ainsi nommées parce qu’elles sont pieds nus dans leurs chaussures) dont les pensionnaires font vœu de pauvreté personnelle, mènent une vie spirituelle stricte et doivent permettre à leur établissement de vivre en autarcie, en se livrant à des travaux manuels. Thérèse crée 16 autres couvents comparables. Elle aide aussi Jean de la Croix à ouvrir un monastère de carmes déchaux destiné aux hommes. Mais les carmels réformés et non réformés se querellent. En 1579, le pape Grégoire XIII décide que les carmels (pour les hommes et femmes) non réformés et les carmels réformés (pour religieuses déchaussées et moines déchaux) constitueront désormais deux ordres distincts.

La première femme docteur de l’Eglise

Thérèse rédige par ailleurs une œuvre très abondante (outre des lettres, le Livre de la vie qui relate ses expériences spirituelles, le Chemin de la perfection rédigé à l’intention des carmélites, le Château intérieur, consacré à la prière contemplative). Elle effectue de nombreux voyages en Espagne et fonde des établissements religieux ou visite les couvents qui existent déjà. Thérèse parvient à concilier, grâce à une personnalité riche et forte, une vie de contemplation avec de multiples activités. Thérèse meurt en 1582 à Avila, après avoir fondé un ultime carmel à Burgos. Elle est canonisée en 1622 et est la première femme à être proclamée docteur de l’Eglise en 1970.

Attributs : une colombe, une flèche enflammée perçant son coeur.

Prénoms apparentés : Teresa (anglais, espagnol, italien) Terese, Théresa.

 

Célèbre poème de Sainte Thérèse d’Avila

Que rien ne te trouble, que rien ne t'effraie,

tout passe, Dieu ne change pas,

la patience obtient tout ;

celui qui possède Dieu ne manque de rien :

Dieu seul suffit.

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 20:10

BrunoLe prénom Bruno est une forme méridionale du mot brun. Il est fêté le 6 octobre.

Attributs : la robe blanche des chartreux, une étoile sur la poitrine, une mitre et une crosse foulées aux pieds.

Prénoms apparentés : Braun (allemand), Brown (anglais), Brunone (italien).

Un érudit épris de rigueur.

Bruno vient au monde à Cologne, en Allemagne, vers 1030. Sa jeunesse est mal connue, mais il fait sans doute ses études dans sa ville natale puis à Reims où il est, pendant presque 20 ans, professeur de théologie et de grammaire. Homme d’une immense culture, Bruno est nommé chancelier de l’évêché de cette cité en 1074, mais il est contraint de quitter Reims après qu’il a dénoncé la vie dissolue de l’archevêque Manassès de Gournay, qui sera dépossédé de son siège en 1080.

La fondation de la Grande Chartreuse.

Bruno décide alors de mener une vie de solitaire. Installé à Sèche-Fontaine, dans l’Aube, il devient ermite, et se place sous l’autorité morale de Robert de Molesme (le futur fondateur de l’ordre de Cîteaux). Mais les visiteurs sont trop nombreux, et Bruno aspire à davantage de tranquillité pour mieux apprécier les joies de la contemplation. Aux alentours de l’an 1083, il part dans la région de Grenoble, avec six compagnons, créer un monastère qu’il établit dans la montagne de la Grande Chartreuse, sur une terre offerte par l’évêque Hugues de Grenoble. Celui-ci, dans une vision, a été averti par sept étoiles de la venue des sept moines. Bruno deviendra par la suite le confesseur de ce prélat. Cet établissement, un modeste oratoire entouré de sept cellules de bois, est le premier d’une confrérie qui, tout en demeurant d’une taille réduite, va contribuer à la réforme spirituelle du christianisme.

Le choix de la solitude et de l’humilité.

Soucieux de mener une vie faire de solitude et d’austérité, les chartreux consacrent leur temps à prier, à travailler la terre, à faire pénitence et à traduire les livres saints. Ces religieux vivent en communauté, mais nombre de leurs activités sont menées dans la solitude. Peu de repas se prennent en commun. Pourtant, en 1090, le pape Urbain II appelle Bruno auprès de lui afin d’en faire son conseiller. Mais Bruno ne se plaît pas à Rome et, dès l’année suivante, il va fonder un couvent de chartreux à la Torre, en Calabre (Italie du Sud). Il vit dès lors dans ce monastère, où le rejoint un temps le prieur de la Grande Chartreuse, venu rédiger avec Bruno les règles de leur ordre, qui ne seront pourtant jamais écrites. Bruno meut en 1101. Il n’a jamais été canonisé – ce qui serait contraire à la profession de foi, prônant l’humilité, des membres de son ordre – mais la papauté autorise que les chartreux puis la totalité des chrétiens célèbrent son culte.

 

Les étoiles merveilleuses

— Caché derrière le Saint-Eynard et le Néron, je sais un haut-lieu où je veux vous conduire, petits amis. Et ce « haut-lieu » a une histoire, une histoire vraie, une magnifique histoire.

Il y a de cela bien, bien longtemps, vers le temps de la première Croisade. Grenoble était déjà une ville importante, avec sa cathédrale et son Évêque qui fut saint Hugues.

Or, ce saint évêque eut un songe. « Il voyait sept étoiles tomber à ses pieds, se relever ensuite, traverser des montagnes désertes, pour s’arrêter enfin dans un lieu sauvage appelé Chartreuse. Là, les anges bâtissaient une demeure et sur le toit, tout à coup, les sept étoiles mystérieuses se mirent à briller ». Que voulait dire ce songe merveilleux ?…

Le lendemain, sept voyageurs, venus de très loin, frappent à la porte de l’Évêque, se jettent à ses pieds, le priant de leur donner, dans la montagne, un endroit tranquille, loin des hommes, où ils pourraient prier Dieu. C’était la réponse du Seigneur.

Saint Hugues reçoit saint Bruno et ses compagnons

Les sept étoiles du songe merveilleux, c’étaient saint Bruno et ses compagnons.

Qui donc était Bruno ? Un homme riche et savant, très pieux et très bon. Le Saint-Père le Pape venait de le nommer Archevêque de Reims. Mais Bruno refusa ce grand honneur, distribua sa fortune aux pauvres, quitta la ville. Il vint se cacher dans la montagne, pour être seul avec Dieu.

BRIGITTE. — Il faut donc s’en aller loin, tout seul, pour bien servir le bon Dieu ? Pourtant, sur les images, on voit toujours le Seigneur Jésus entouré d’une foule de gens, des malades, des petits enfants.

— C’est vrai. Il en était presque écrasé parfois. Il était si bon. Mais que faisait-Il, chaque soir, après la longue journée où Il avait prêché, guéri les malades ?… Il se retirait dans la montagne pour se retrouver, seul avec Dieu, son Père.

Quand ils veulent accomplir quelque chose de grand, de beau, que font le savant, le poète ? L’un s’enferme dans son laboratoire, l’autre s’égare en pleine campagne. Ils veulent être seuls, pour se donner tout entier à leur œuvre.

Saint Bruno cherchait donc aussi un coin dans la montagne, pour penser aux choses du Ciel. C’est pourquoi, en plein mois de juillet, sur les pas du saint Évêque de Grenoble, il montait péniblement ces rudes chemins de Chartreuse.

 

Vie de Saint Bruno et de la Chartreuse pour les jeunes du caté

La porte du Ciel

Regardez. Nous voici en pleine montagne sauvage. Pas d’autre bruit que le grondement du torrent. Ici, les pins sont rois !

Tout au pied de ces grandes forêts sombres, voyez-vous ce tas de maisonnettes blanches. C’est là que vint habiter saint Bruno.

C’est la Grande Chartreuse, la Porte du Ciel.

Dans chacune de ces maisonnettes, habite un Chartreux. Il est presque toujours seul, occupé à prier, à lire, à penser. Au milieu, s’élève la Maison du Seigneur où les Chartreux, tous ensemble, unis aux Saints du Ciel, chantent la « bonté de Dieu ».

Leurs frères, les hommes, peinent dans la vallée. Les uns travaillent de leurs mains, comme l’Ouvrier divin de Nazareth. D’autres soignent les malades, d’autres encore instruisent les enfants ou prêchent l’Évangile, comme le Maître sur les routes de Galilée.

Eux, comme Jésus sur la montagne, ils prient, ils bénissent le Père qui est aux Cieux. Ils ont tout abandonné pour ne plus appartenir qu’au Seigneur. Et leurs prières descendent en grâces sur leurs frères…

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 16:42

Le prénom François vient du mot Français. François d'Assise est fêté le 4 octobre. C'est le patron de l'Italie, des animaux, de l'écologie, des marchands.

Prénoms apparentés : Francelin, Francesco (italien), Francis, Francisco (espagnol), Francisque, Franck, Frankie, Frantz, Soizic (breton).

Un fils de famille qui mène joyeuse vie.

L’enfant naît en 1181 à Assise, alors que son père est en voyage d’affaires en France. Sa mère, une provençale, le nomme Jean. Mais, à son retour, le riche marchand de soie demande que son fils reçoive un nouveau nom, François, « le Français ». Plus tard, le jeune homme effectue de nombreux déplacements en compagnie de son père, et mène, avec ses compagnons de fête, une existence assez dissipée.

L’apparition du Christ.

En 1202, François est fait prisonnier lors de la guerre qui oppose Assise à Pérouse. Il demeure un an en captivité. Cette détention marque un tournant dans sa vie. Revenu dans sa ville natale, François va prier dans une église ruinée dédiée à saint Damien. Le Christ apparaît et lui déclare : « Répare ma demeure, qui tombe en ruine ». Dès lors, François s’emploie à rassembler les fonds nécessaire, vend même, pour ce faire, un coupon de tissu pris dans l’entrepôt familial. Le père et le fils se querellent, François renonce à son héritage et part mendier l’argent qui lui manque.

Naissance de la communauté franciscaine.

François, devenu le Poverello, vit désormais comme un vagabond, et attire quelques disciples. La petite communauté, qui effectue de nombreux prêches, acquiert peu à peu une certaine renommée. En 1209, François prononce ses vœux. L’année suivante, le pape approuve la règle des frères mineurs, ou franciscains. En 1219, François réorganise son ordre dont il confie la direction à Elias de Cortone. Il fonde aussi une communauté de femmes avec Claire, les clarisses.

Rencontre avec le sultan.

En 1212, un naufrage empêche François de partir vers l’Orient pour évangéliser les musulmans. Sept ans plus tard, François parvient à se rendre en Palestine et en Egypte et rencontre le sultan. Mais celui-ci refuse de se convertir, et François rentre en Italie. Il retournera en Egypte en 1223 pour demander au sultan d’améliorer le sort des esclaves chrétiens et obtenir pour sa congrégation la garde du Saint-Sépulcre.

Les stigmates de François ne sont révélés qu’après sa mort.

François réalise, en 1223, la 1ère crèche de Noël. Un an plus tard, il reçoit les stigmates (blessures semblables à celles que Jésus reçut sur la croix), lorsque le Christ lui apparaît sous les traits d’un séraphin. Mais ce prodige n’est connu qu’après sa mort. Ses dernières années sont marquées par de grandes souffrances qu’il supporte avec courage. François meurt presque aveugle, en 1226. Grégoire IX le canonise. Sa dépouille est transférée dans la basilique, bâtie en 1230, et décorée par Giotto. Il est le saint le plus populaire, particulièrement connu pour sa simplicité, son observance de la plus grande pauvreté, son amour de la nature et des animaux. Les franciscains, capucins, conventuels et observants perpétuent l’héritage spirituel de François, qui avait épousé « Dame Pauvreté » et a notamment écrit le célèbre Cantique du soleil.

Attributs : les stigmates, une cordelière, un crucifix, une robe de bure.

Prénoms apparentés : Frencelin, Francesco (italien) Francis, Francisco (espagnol), Francisque, Franck, Frankie, Frantz, Franz, Soizic (breton).

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Un buisson transformé en rosier :

Un soir, à quelques pas du sanctuaire de Notre-Dame des Anges, saint François d’Assise priait dans sa cellule et flagellait durement sa chair innocente. Le démon, qui veille sans cesse pour perdre les âmes, s’approche de lui sous la forme d’un ange de lumière et lui suggère cette pensée : « A quoi bon consumer ainsi la jeunesse en mortifications excessives ? Ne sais-tu pas que le sommeil est le grand réparateur du corps ? Crois-moi, conserve tes jours afin de servir Dieu plus longtemps ! »

François, découvrant la ruse de Satan, se précipite hors de sa cellule, ôte sa tunique, et, poussé par cette soif d’immolation qui est l’indice de la victoire, il se roule dans la neige et dans un buisson plein de ronces et d’épines, en disant à son corps ensanglanté : « Mieux vaux souffrir ces douleurs avec Jésus-Christ que de te laisser prendre aux perfides caresses du serpent ! »

A peine a-t-il accompli cet acte héroïque que toute la nature se transforme autour de lui. Une lumière éblouissante l’environne ; les épines rougies de son sang se couronnent de roses blanches et rouges, symboles de sa pureté et de sa charité. Les anges du ciel jettent sur ses épaules déchirées une tunique plus blanche que la neige ; puis, d’une voix suave, ils l’invitent à le suivre : « François, hâte-toi d’aller à l’église, le Sauveur des hommes t’y attend avec sa bienheureuse Mère ».

Il se penche pour cueillir 24 de ces roses, 12 blanches et 12 rouges, et se rend à la chapelle par un chemin qui lui semble couvert d’un tapis soyeux. Jésus était là, sur un trône de lumière, sa mère à sa droite, une escorte d’anges tout autour.

Trois Frères furent les témoins de ce miracle. Aujourd’hui encore, ce rosier est en vie et continue de fleurir chaque année. Les fidèles peuvent s’en procurer des feuilles ou des pétales, en souvenir de cette lutte victorieuse de ce grand saint contre le diable.

Prière : Ô Dieu, qui, par les mérites du Bienheureux François, avec enrichi votre Eglise d’une nombreuse famille de nouveaux enfants, faites-nous la grâce de mépriser comme lui les biens terrestres, et de nous réjouir éternellement dans la participation des dons célestes.

 

La vie de saint François d'Assise illustrée ici.

 


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Cantique de frère soleil

Très haut, tout-puissant, bon Seigneur, à toi sont les louanges,

la gloire, l'honneur, et toute bénédiction.

A toi seul, Très-Haut, ils conviennent, et nul homme n'est digne de te nommer.

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, spécialement messire frère soleil qui est le jour, et par lui tu nous illumines.

Et il est beau et rayonnant avec grande splendeur, de toi, Très-Haut, il porte le signe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur lune et les étoiles, dans le ciel tu les as formées claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère vent, et pour l'air et le nuage et le ciel serein et tous les temps, par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur eau, qui est très utile et humble, et précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu, par lequel tu illumines la nuit, et il est beau et joyeux, et robuste et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l'herbe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi et supportent maladies et tribulations.

Heureux ceux qui les supporteront en paix, car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper.

Malheur à ceux qui mourront dans les péchés mortels, heureux ceux qu'elle trouvera dans tes très saintes volontés, car la seconde mort ne leur fera pas mal.

Louez et bénissez mon Seigneur, et rendez-lui grâces et servez-le avec grande humilité.

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Source : http://www.whynotflores.com/bd.html

 

 

Der Heilige Franziskus - wie er den Wolf traf und die Angst besiegte

nacherzählt für Kinder von Andrea Hettler

Zur Zeit des Heiligen Franziskus versetzte ein sehr großer, einsamer Wolf eine Stadt in Angst und Schrecken. Der Wolf war viel größer als die normalen Wölfe, die die Leute dort kannten. Man erzählte sich, dass er nicht nur Tiere, sondern auch Menschen angreifen und auffressen würde. Kein Stadtbewohner wagte es deshalb noch ohne eine Waffe die Stadt zu verlassen und die meisten blieben vorsichtshalber lieber gleich ganz innerhalb der Stadtmauern.

Eines Tages kam Franziskus zufällig zu Besuch in die Stadt. Er merkte sofort, dass etwas mit den Menschen hier nicht stimmte. Die Stimmung war gedrückt, keiner machte Witze oder lachte mehr und die Kinder spielten nicht mehr auf der Straße. Franziskus fragte die Leute nach dem Grund für ihre offensichtlichen Sorgen. Die Menschen erzählten ihm von dem gefährlichen Wolf, der ihre Stadt bedrohte, und dass sich inzwischen alle wie in einem Gefängnis fühlen würden, weil sich fast keiner mehr traute, die Stadt zu verlassen. Franziskus wollte den unglücklichen Menschen helfen und bot ihnen an, sich den Wolf einmal anzuschauen. Aber die Stadtbewohner hatten Angst um Franziskus und bestürmten ihn, nicht allein ohne Waffen aus der Stadt zu gehen.

Der Heilige Franziskus aber ließ sich nicht beirren, er glaubte daran, dass ihm mit Gottes Hilfe nichts Schlimmes passieren würde. Alle Bewohner der Stadt stellten sich auf die Stadtmauern um besser sehen zu können, als Franziskus allein und unbewaffnet die Stadt verließ. Sie hatten alle große Angst um ihn und redeten laut durcheinander. Der Wolf, aufgeschreckt durch den ungewohnten Lärm, rannte sofort mit gefletschten Zähnen, laut knurrend und kläffend auf Franziskus zu. Der blieb einfach ruhig stehen und machte als Zeichen für seine friedlichen Absichten das Kreuzzeichen.

Die Menschen der Stadt hielten den Atem an, es war ganz still. Der Wolf blieb stehen und Franziskus sprach ihn an: „Bruder Wolf, komm zu mir, ich will dir nichts tun! Ich möchte nur, dass Du aufhörst den Menschen in dieser Stadt Angst zu machen! Ich verspreche dir, wenn Du friedlich bist, wird dir auch niemand etwas tun!“ Aufmerksam sah der Wolf zu Franziskus rüber, er schien zu überlegen. Dann trottete er langsam und vorsichtig zu dem Heiligen hin und legte sich zu dessen Füßen auf den Boden. Franziskus streichelte ihn und der Wolf blieb friedlich liegen.

 Die Stadtbewohner konnten es erst gar nicht begreifen, doch dann kletterten sie von den Mauern herunter und kamen nacheinander durch das Stadttor aus der Stadt heraus. Die Angst war verflogen. Der Wolf blieb von diesem Tag an so friedlich, wie er sich Franziskus gegenüber gezeigt hatte und weil sich die Leute so darüber freuten, wurde er von ihnen gefüttert und lebte seit dem mit ihnen zusammen in ihrer Stadt.

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 21:02

Ste-Therese-petite.jpgLe prénom Thérèse vient du grec tèr qui signifie "animal sauvage". Elle est fêtée le 1er octobre.

Marie-Françoise Martin naît à Alençon en 1873. Son père est horloger et sa mère meurt lorsqu'elle est enfant. En 1877 sa famille s'installe à Lisieux. Comme quatre de ses soeurs, elle entre chez les carmélites à l'âge de 15 ans et prend le nom de Thérèse de l'Enfant-Jésus. Durant les neuf premières années de sa vie au couvent, elle mène la vie simple d'une religieuse cloîtrée et accomplit les humbles tâches ménagères qui lui sont confiées. Elle entend suivre une conduite tout empreinte d'une obéissance naturelle et simple, presque enfantine, et ainsi adopter, sans jamais rien accomplir de particulièrement extraordinaire ou remarquable, ce qu'elle nomme la "petite voie", un complet abandon à l'amour et au pouvoir de Dieu. Ceci n'empêche pas la jeune fille d'être, à plusieurs reprises, en proie au doute et à la mélancolie, mais rien n'altère jamais sa sereine résolution à devenir une sainte.Un an après la disparition de son père en 1894, Thérèse montre le premier symptôme de la tuberculose qui va l'emporter, après de nombreuses souffrances, le 30 septembre 1897 à l'âge de 24 ans. A sa mort, elle laisse une autobiographie, l'Histoire d'une âme, qui connait un immense succès. Thérèse a, en fait, rédigé cet ouvrage court à la demande de l'une de ses soeurs, ce qui témoigne tout à la fois de son humilité et de son obéissance. Thérèse, à qui de nombreux miracles sont attribués, est canonisée en 1925 par Pie XI. une basilique qui lui est dédiée est édifiée à Lisieux. Thérèse est proclamée patronne de la France en 1944. Le 9 octobre 1997 le pape Jean-Paul II proclame Sainte Thérèse Docteur de l'Eglise.

Prénoms apparentés : Teresa (anglais, espagnol, italien), Terese, Théresa.

 

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Vous trouverez toute la vie de la Petite Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus à colorier dans un seul fichier, ici ou sous le format jpg.

Autres images de la petite Thérèse sur https://fr.pinterest.com/viedesparoisses/sainte-th%C3%A9r%C3%A8se-de-lisieux/

Site à découvrir http://www.archives-carmel-lisieux.fr/carmel/

 

 

 

 

 

 

Source : http://mandresds.blogspot.fr

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 20:03

Le pape François se recueille devant la tombe de Jean-Paul II © Radio Vatican

Souvenez-vous toujours de son enseignement : c’est en substance le message du pape François il y a deux ans, pour le 10e anniversaire de la mort de saint Jean-Paul II (18 mai 1920-2 avril 2005). Un message toujours valide en ce 12eanniversaire de la naissance au ciel du saint pape polonais.

Le pape François avait évoqué cet anniversaire en s’adressant aux Polonais présents à l’audience générale du mercredi 11 mars 2015, place Saint-Pierre.

La mémoire de son enseignement

“Vous êtes venus ici prier sur la tombe de saint Jean-Paul II, pour le 10e anniversaire de sa mort. Conservez toujours la mémoire de son enseignement et soyez fidèles à Dieu et à votre patrie”, a dit le pape en italien avant d’être traduit en polonais.

Le pape Jean-Paul II s’est éteint au soir du samedi 2 avril 2005, dans le temps liturgique du dimanche de la Miséricorde divine qu’il avait institué en réponse à la demande exprimée par le Christ à sainte Faustine Kowalska (1905-1938) que le pape polonais a canonisée le même jour que cette institution, le 30 avril 2000. La date de sa mort scellait ainsi en quelque sorte son testament spirituel.

Jean-Paul II, rappelons-le, a été béatifié par Benoît XVI également un dimanche de la miséricorde, le 1er mai 2011, et canonisé à l’occasion de cette même fête, par le pape François, le 27 avril 2014. Trois confirmations en quelque sorte, du chemin indiqué par ce géant. Cette année, Pâques est le 16 avril et le dimanche de la Miséricorde divine le dimanche suivant, 23 avril.

Le message posthume du 3 avril 2005

Jean-Paul II lui-même a indiqué ce message de la Miséricorde divine comme son testament spirituel. Il avait préparé une allocution pour ce dimanche de la Miséricorde, 3 avril 2005, et il a voulu que le texte soit lu et publié en guise de message posthume : « Le Seigneur ressuscité offre en don à l’humanité, qui semble parfois égarée et dominée par le pouvoir du mal, par l’égoïsme et par la peur, son amour qui pardonne, qui réconcilie et ouvre à nouveau l’âme à l’espérance. C’est l’amour qui convertit les cœurs et qui donne la paix. Combien le monde a besoin de compréhension et d’accueillir la Divine Miséricorde ! »

En inaugurant le nouveau sanctuaire de la Miséricorde divine de Cracovie-Lagiewniki, le 17 août 2002, lors de son voyage en Pologne (16-18 août), c’est l’humanité qu’il a confiée à la Miséricorde en disant : « Dans la miséricorde de Dieu, le monde trouvera la paix, et l’homme trouvera le bonheur ! Je confie ce devoir, très chers frères et sœurs, à l’Église qui est à Cracovie et en Pologne, et à tous les fidèles de la Divine Miséricorde, qui viendront ici de Pologne et du monde entier. Soyez des témoins de la Miséricorde ! »

L’humanité confiée à la Miséricorde

« C’est pourquoi, aujourd’hui, dans ce sanctuaire, a-t-il ajouté, je veux confier solennellement le monde à la Divine Miséricorde. Je le fais avec le désir que le message de l’amour miséricordieux de Dieu, proclamé ici à travers sainte Faustine, atteigne tous les habitants de la terre et remplisse leur cœur d’espérance. Que ce message se diffuse de ce lieu dans toute notre Patrie bien-aimée et dans le monde. Que s’accomplisse la promesse solide du Seigneur Jésus ; c’est d’ici que doit jaillir « l’étincelle qui préparera le monde à sa venue ultime » (cf. Petit Journal, 1732, p. 576 éd. Apostolat de la miséricorde, Paris 2007). Il faut allumer cette étincelle de la grâce de Dieu. Il faut transmettre au monde ce feu de la miséricorde. »

J’ai confiance en toi

Comme sainte Faustine, déclarait le pape Wojtyla, « nous voulons professer qu’il n’existe pas pour l’homme d’autre source d’espérance en dehors de la miséricorde de Dieu », « nous désirons répéter avec foi : Jésus, j’ai confiance en Toi ! »

Jean-Paul II soulignait l’urgence et l’actualité de cette annonce : « Nous avons particulièrement besoin de cette annonce, qui exprime la confiance dans l’amour tout-puissant de Dieu, à notre époque, où l’homme éprouve des sentiments d’égarement face aux multiples manifestations du mal. Il faut que l’invocation de la miséricorde de Dieu jaillisse du plus profond des cœurs emplis de souffrance, d’appréhension et d’incertitude, mais dans le même temps à la recherche d’une source infaillible d’espérance. »

L’icône et le sanctuaire

Le pape invitait alors à la contemplation devant l’icône de Jésus miséricordieux en disant : « Avec les yeux de l’âme, nous désirons contempler le regard de Jésus miséricordieux, pour trouver dans la profondeur de ce regard le reflet de sa vie, ainsi que la lumière de la grâce que, tant de fois déjà, nous avons reçue et que Dieu nous réserve pour tous les jours et pour le dernier jour. »

Le pape disait l’importance de ce sanctuaire de la miséricorde : « C’est dans ce même esprit de foi que je suis venu à Lagiewniki, pour dédier ce nouveau temple, convaincu qu’il s’agit d’un lieu particulier choisi par Dieu pour déverser la grâce de sa miséricorde. »

C’est en ce lieu qu’a eu lieu le congrès mondial de la Miséricorde divine en octobre 2011, en présence des reliques de Jean-Paul II et de sainte Faustine.

Saint Jean-Paul II soulignait l’importance eucharistique de ce lieu : « Je prie afin que cette église soit toujours un lieu d’annonce du message de l’amour miséricordieux de Dieu ; un lieu de conversion et de pénitence ; un lieu de célébration de l’Eucharistie, source de la miséricorde ; un lieu de prière et d’imploration assidue de la miséricorde pour nous et pour le monde. »

« C’est l’Esprit Saint, Consolateur et Esprit de Vérité, qui nous conduit sur les voies de la Divine Miséricorde », a encore affirmé Jean-Paul II.

L’amour miséricordieux est nécessaire

Il disait le besoin du monde d’aujourd’hui : « Comme le monde d’aujourd’hui a besoin de la miséricorde de Dieu ! Sur tous les continents, du plus profond de la souffrance humaine, semble s’élever l’invocation de la miséricorde. Là où dominent la haine et la soif de vengeance, là où la guerre sème la douleur et la mort des innocents, la grâce de la miséricorde est nécessaire pour apaiser les esprits et les cœurs, et faire jaillir la paix. Là où manque le respect pour la vie et pour la dignité de l’homme, l’amour miséricordieux de Dieu est nécessaire, car à sa lumière se manifeste la valeur inestimable de chaque être humain. La miséricorde est nécessaire pour faire en sorte que chaque injustice du monde trouve son terme dans la splendeur de la vérité. »

Saint Jean-Paul II a conclu son homélie par cette prière où l’on retrouve un écho du « chapelet de la Miséricorde » enseigné par le Christ à sainte Faustine :

« Dieu, Père miséricordieux,

qui as révélé Ton amour dans ton Fils Jésus-Christ,

et l’as répandu sur nous dans l’Esprit Saint Consolateur,

nous Te confions aujourd’hui le destin du monde

et de chaque homme.

Penche-toi sur nos péchés, guéris notre faiblesse, vaincs tout mal,

fais que tous les habitants de la terre fassent l’expérience de ta miséricorde,

afin qu’en Toi, Dieu Un et Trine,

ils trouvent toujours la source de l’espérance.

Père éternel, pour la douloureuse Passion et la Résurrection de ton Fils, accorde-nous ta miséricorde, ainsi qu’au monde entier ! Amen. »

Source : https://fr.zenit.org

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 17:51

Josef Mayr-Nusser, martyr du nazisme, a été béatifié le 18 mars 2017, à Bolzano, en Italie par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation des causes des saints. La mémoire liturgique du bienheureux martyr Josef Mayr-Nusser tombe le 3 octobre.

 

Josef Mayr-Nusser
Josef Mayr-Nusser
Josef Mayr-Nusser

Le pape François autorise la Congrégation romaine pour les causes des saints à promulguer un décret reconnaissant le martyre d’un père de famille du Sudtirol (aujourd’hui en Italie autrefois en Autriche) Josef Mayr-Nusser, mort en déportation pour avoir refusé de prêter le serment des S.S. au national-socialisme.

Ce catholique est considéré comme un héros de la résistance

du Sudtirol contre l’occupation nazie. Il était né le 27 décembre 1910 dans la ferme du Nusserhof aux environs de Bolzano (Italie) et il est mort le 24 février 1945 près d’Erlangen (Allemagne).

Enfant, il s’engagea dans les jeunesses catholiques de son diocèse (Trente) et il en fut élu président. Sous l’occupation, il choisit de rester, en même temps que 90% des prêtres, et il rejoignit le cercle clandestin de résistance appelé « Andreas-Hofer-Bund ».

Le 26 mai 1942, à 22 ans, il épousa Hildegard Straub (1907-1998) et ils eurent un fils, Albert Mayr. Il allait à la messe tous les matins. Il aimait lire Thomas More qui préféra la décapitation, sous Henri VII, plutôt que de désobéir à sa conscience : « Porter témoignage est notre seule arme efficace », disait-il : il faut montrer à tous « que le seul qui ait le droit à une autorité complète, sans limite, et d’être notre Chef, c’est le Christ ».

En 1944, après l’entrée des forces armées allemandes et la création de la « Zone d’opération des Préalpes », Mayr-Nusser, ainsi que beaucoup d’autres « Dableibers » – qui avaient choisi de rester -, fut incorporé de force dans l’armée allemande, comme ceux qui avaient opté pour l’Allemagne y avaient été auparavant également contraints. Il fut affecté à la Waffen-SS.

Il écrivait à sa femme : « Prie pour moi afin qu’à l’heure de l’épreuve je puisse agir sans hésitation, selon ce que Dieu et ma conscience me dictent (…). Tu es une femme courageuse et les sacrifices personnels qui te seront peut-être demandés ne pourront pas te conduire à condamner ton mari parce qu’il a préféré perdre la vie plutôt que d’abandonner la voie du devoir ».

Or, à Konitz (Chojnice, en Pologne), le 4 octobre 1944, il refusa de prêter le serment S.S. : c’était sa condamnation à mort. Il fut emprisonné puis déporté vers camp de concentration de Dachau, près de Munich. Il mourut d’épuisement et des suites des mauvais traitements, dans un wagon à bestiaux, dans les environs d’Erlangen, le 24 février 1945.

Josef Mayr-Nusser repose à Lichtenstern am Ritten (Sudtirol). C’est en 2005 que le diocèse de Bolzano-Bressanone a demandé sa béatification, avec pour postulateur de la cause Josef Innerhofer.

 

En 2010 il a été nommé citoyen d’honneur par le conseil municipal de Bolzano en même temps que Franz Thaler, de son vivant.

Des rues portent son nom dans différentes ville de la région et jusqu’en Autriche et en Allemagne: à Bolzano, Merano, Ritten, Truden, Innsbruck et Erlangen.

Le Collège de Vandoies dans le Val Pusteria et la Fachakademie für Sozialpädagogik (Académie pour l'éducation sociale) des Caritasverbandes d’Erlagen (archidiocèse de Bamberg) portent son nom.

Source : https://fr.zenit.org/articles/un-pere-de-famille-du-tyrol-du-sud-martyr-du-nazisme/

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 21:05

Le prêtre polonais Jerzy Popieluszko (1947-1984), assassiné à 37 ans, fut notamment l'aumônier des ouvriers du syndicat 'Solidarnosc' à Varsovie. Reconnu martyr par le pape Benoît XVI, il a été béatifié le 6 juin 2010 à Varsovie. Il est fêté le 19 octobre.

Le prêtre polonais Jerzy Popieluszko reconnu martyr par le pape Benoît XVI.

Afficher l'image d'origine Jerzy Popieluszko... En août 1980, pendant la grève de Solidarité aux aciéries de Varsovie, le père Jerry Popieluszko devient, à la demande des sidérurgistes et par nomination du primat Wyszynski, aumônier des ouvriers. Il s'engage profondément dans la pastorale des travailleurs et accompagne le syndicat Solidarité pendant l'état de guerre. C'est à partir de janvier 1982 que le dernier dimanche de chaque mois, le père Jerzy Popieluszko célèbre des messes à l'intention de sa patrie. Ces messes regroupent des milliers de fidèles venant de Varsovie et de différentes régions de Pologne, devant des hommes à la recherche de la vérité, de liberté et de justice, assoiffés d'amour et de paix.

C'est le 19 octobre 1984 que le père Jerzy Popieluszko est attaqué alors qu'il revient en voiture de son service pastoral à Bydgoszcz. Torturé, il est ensuite jeté dans la Vistule, près de la ville de Wloclawek.

Son ministère zélé et son martyre sont un signe éloquent de la victoire du bien sur le mal. Puissent son exemple et son intercession nourrir le zèle des prêtres et faire naître la foi dans l’amour. - Benoît XVI - angélus du 6 juin 2010.

OriginaleIl a exercé son ministère généreux et courageux aux côtés de ceux qui s'engageaient pour la liberté, pour la défense de la vie et sa dignité. Son œuvre au service du bien et de la vérité était un signe de contradiction pour le régime qui gouvernait alors en Pologne. L'amour du Cœur du Christ l'a conduit à donner sa vie, et son témoignage a été la semence d'un nouveau printemps dans l'Église et dans la société. - Benoît XVI - angélus du 13 juin 2010.

L’Abbé Jerzy Popieluszko, cruellement assassiné en 1984, devint aussi un symbole dans le même sens, lui que l’on considère souvent comme le protecteur spirituel du monde du travail polonais. - Jean-Paul II au corps diplomatique le 8 juin 1991.

Assassiné en 1984 à 37 ans, le prêtre polonais Jerzy Popieluszko, a été l’aumônier du syndicat Solidarność. Béatifié en juin 2010 par Benoît XVI, on célèbre le 19 octobre les 32 ans de sa mort. Joanna, 30 ans, polonaise, dans l’équipe 'traduction' pour la préparation des JMJ de Cracovie en 2016, nous explique l’importance de cette figure pour elle et pour les Polonais. - Le Père Popieluszko, les JMJ et les Polonais.

Une guérison présumée miraculeuse attribuée au Père Popieluszko, site portail de l'Église catholique en France.

Source : http://nominis.cef.fr/

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 08:04

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La vie de saint Jean-Paul II en bande dessinée PDF.

 

Jean-Paul II 01En 1920, à Wadowice en Pologne, une maman tient tendrement son fils sur les genoux. Depuis qu’elle a mis au monde Karol, le 18 mai, Emilia est sûre que Dieu l’a choisi pour une grande mission. Son père, lieutenant dans l’armée, est fier d’avoir un si beau petit garçon.

Karol n’a pas encore 9 ans quand sa mère meurt. Désormais, il vit seul avec son père. Son frère Edmund étudie la médecine à Cracovie. Lorsqu’il revient, il emmène Karol faire de longues promenades en montagne en entraîne son équipe de foot.

Karol n’a que 12 ans quand un nouveau malheur s’abat sur la famille. Edmund, en soignant un de ses patientes, a contracté une maladie dont il meurt quelques jours plus tard. Karol souffre. Pourtant, lorsqu’il croise une de ses voisines, il affirme : « C’est la volonté de Dieu. »

A 18 ans, Karol part étudier la littérature à Cracovie. Monsieur Wojtyla l’accompagne. Là-bas, ils vivent dans le sous-sol d’une maison sombre et froide. Malgré tout, Karol est heureux. Jean-Paul-II-04.jpg

Septembre 1939. La guerre éclate. Les Allemands envahissent Cracovie. Tout le pays est occupé et l’université fermée. Karol doit vite trouver un emploi pour ne pas être envoyé dans un camp de travail forcé. Le voilà donc ouvrier aux carrières de pierres. 2 ans plus tard, un soir, il retrouve son père sans vie.

En septembre 1942, à 22 ans, il commence ses études pour pouvoir devenir prêtre. Si les Allemands l’apprennent, il risque la prison ou la mort. Se confiant à son ami, l’abbé Kazimierz, celui-ci lui avoue qu’il s’y attendait depuis longtemps. A partir d’août 1944, Karol doit se cacher car les Allemands emmènent les jeunes Polonais dans des camps de travail. L’archevêque de Cracovie l’accueille chez lui.

A la fin de l’hiver, les Allemands sont chassés et les Russes occupent la ville. Les séminaristes peuvent retourner à l’université.

Karol est tellement doué, qu’il y obtient la meilleure des notes et, le 1er novembre 1946, à 26 ans, il devient prêtre pour l’éternité. L’archevêque lui demande d’aller étudier à Rome. A son retour, il lui confie une église de campagne. A Niegowic, l’abbé Karol vie pauvrement, vêtu d’une soutane usée. De loin, on le prend parfois pour un mendiant. Tout ce qu’on lui offre, il le donne, s’exclament les villageois.

3 ans plus tard, l’abbé Karol est rappelé à Cracovie. Là, les jeunes viennent nombreux se confier à lui. Car il en a des idées originales ce jeune abbé ! Le voilà, qui accompagne un petit groupe d’étudiants dans la montagne. Le soir, on allume un grand feu. On chante, on prie tous ensemble.

Jean-Paul-II-11.jpgEn septembre 1953, il descend même la rivière Brda en canoë avec 9 jeunes. N’ayant pas de matelas, ils dorment sur de vieilles chambres à air. Le matin, ils se lèvent tôt et l’abbé Karol retourne un kayak pour s’en servir d’autel. A partir de 1954, il se mettra même à skier, ce qui, à l’époque, n’était pas banal !

Le reste du temps, le jeune prêtre étudie et enseigne. Les élèves viennent nombreux pour l’écouter. En août 1958, alors qu’il n’a que 38 ans, c’est au fond d’un vallon qu’on lui apporte un télégramme. – Je dois rentrer. Je suis nommé évêque, annonce-t-il simplement.

Le 28 septembre 1958, les amis de l’abbé Karol viennent nombreux pour son ordination épiscopale. Reprenant les mots de saint Louis-Marie, il choisit sa devise : « Tout à toi, par Marie. » C’est donc sous la protection de la Sainte Vierge que l’évêque Karol Wojtyla se place.

Quelques temps plus tard, les évêques sont appelés à Rome pour une réunion importante. C’est le concile Vatican II. Au début, Karol Wojtyla observe, puis il prononce des discours et écrit des textes. On commence à parler de lui : - Quel homme passionnant et quel travaiJean-Paul-II-07.jpglleur !

En décembre 1963, le pape Paul VI le nomme archevêque de Cracovie à 43 ans. Il prie longuement, en effet, le matin, son salon est grand ouvert. N’importe qui peut venir le rencontrer. Des riches, des pauvres : tous savent qu’il les écoutera. A 48 ans, il est nommé cardinal. Il porte désormais une soutane rouge. A Rome, attendant le pape qui doit lui remettre le chapeau rouge à quatre côtés, il regarde ses pieds et pense : « Je n’ai même pas pu trouver de chaussettes rouges pour la cérémonie ! »

En 1978, le pape Paul VI puis son successeur meurent. Les cardinaux doivent choisir l’un d’entre eux. Le 16 octobre, Karol Wojtyla âgé de 58 ans est élu. Le nouveau pape s’appellera désormais Jean-Paul II. Il apparaît au balcon de la Basilique Saint-Pierre, lève les bras et bénit la foule en souriant.

Lors de sa première grand-messe, Jean-Paul II s’exclame : - N’ayez pas peur ! Ouvrez toutes grandes les portes pour le Christ ! A Assise, il déclare encore : - Puisque dans de nombreux pays, on empêche des chrétiens de parler, moi, je serai leur voix. Jean-Paul II voyage pour rencontrer les chrétiens du monde. En 26 ans, il visitera 129 pays différents. Le 13 mai 1981, les drapeaux, les foulards s’agitent sur la place Saint-Pierre, Jean-Paul II bénit la foule. Mais tout à coup, il s’écroule. Un homme a tiré sur lui. Peu de temps après, lui ayant déjà pardonné, il rend visite à son agresseur en prison.

Le Saint-Père veut la paix. Il met fin au conflit qui divise les catholiques et les juifs. Puis il va à Assise où il rencontre des orthodoxes, des protestants, des musulmans, des hindous et même des bonzes tibétains. – Soyons des instruments de paix.

Les années passent. Le pape est fatigué.

Mais voici venir l’étape ultime de sa vie : le Jubilé de l’an 2000 ! Le soir de Noël 1999, il prie : - Enfant Jésus, viens en cette année spéciale ouvrir les portes de nos cœurs.

Aux millions de jeunes réunis pendant cette année 2000, il lance un retentissant : - Le pape vous aime. Mais sa santé se dégrade. Le 30 mars 2005, il se présente une dernière fois à sa fenêtre. Et le 2 avril, à l’âge de 85 ans, Jean-Paul II rejoint Celui pour qui il a donné toute sa vie, le Christ.

Canonisé le 27 avril  2014 en même temps que le pape Jean XXIII, Jean-Paul II a été le pape de la famille, voir texte complet de l'homélie. Il est fêté le 22 octobre.

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Apartament - Jan Paweł II prywatnie w kinach od 15 maja

Nieznane ujęcia JANA PAWŁA II. Oficjalny zwiastun filmu pt: "APARTAMENT" - nowy film twórców "ŚWIADECTWA"https://www.facebook.com/events/1012715322073691/#JP2prywatnie

Posted by Apartament on jeudi 30 avril 2015
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 21:18

Maria de la Purísima de la Cruz (María Isabel Salvat y Romero, de son nom de naissance) naît le 20 février 1926 à Madrid, au sein d'une famille distinguée.

Elle s'oriente vers la vie religieuse, et entre le 8 décembre 1944 dans la Congrégation de la Sainte-Croix, fondée par sainte Ángela de la Cruz (1846-1932), qui a pour but de servir les pauvres, les malades et les orphelins. Instruite et distinguée, elle parle 3 langues, français, anglais et italien. En 1952, elle prononce ses vœux perpétuels, et prend comme nom de religieuse : « Marie de l'Immaculée de la Croix ». Peu après, elle est nommée supérieure du couvent de Villanueva del Río y Minas.

En 1977, elle est nommée Supérieure générale de la Congrégation de la Sainte-Croix. Elle passa de la terre au ciel, à Séville, le 31 octobre 1998, avec une grande réputation de sainteté ; elle est enterrée dans la crypte de la Maison-Mère de la Congrégation de la Sainte-Croix, à Séville. Son procès en béatification a été ouvert en 2004 ; elle a été déclarée vénérable le 17 janvier 2009.

Mère Marie de l'Immaculée de la Croix a été béatifiée le 18 septembre 2010 par le cardinal Angelo Amato, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le pape Benoît XVI.

Elle a été canonisée le 18 octobre 2015 par le Pape François en même temps que Vincenzo Grossi et les époux Martin (parents de la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus). Elle est fêtée le 31 octobre.

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 14:32

C'est au cœur de la ville d'Alençon, en Normandie, que les époux Martin se sont connus et ont fondé leur famille. C'est là qu'est née sainte Thérèse et qu'est décédée Zélie. Leur maison a été transformée en sanctuaire où l'on peut voir les objets de la vie quotidienne de cette famille dorénavant sainte. 

 

Rediffusion sur Kto de la Messe de Canonisation de Louis et Zélie Martin

 

Vie de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : 

http://laviedesparoisses.over-blog.com/article-vie-de-sainte-therese-de-l-enfant-jesus-108177416.html

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 18:53

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Le bon pape Jean

Il fut élu pape à l'âge de 77 ans. En 1959 il déclara "Je veux ouvrir largement les portes de l'Église, afin que nous puissions voir ce qui se passe à l'extérieur, et que le monde puisse voir ce qui se passe à l'intérieur de l'Église" Le Concile Vatican II était lancé.

Angélo Guiseppe Roncalli fut le 261ème pape de l’Eglise catholique Romaine.

Il règne sous le nom de Jean XXIII du 28 octobre 1958 au 3 juin 1963. Il naît le 25 novembre 1881 à Sotto-il-Monte, non loin de Bergame, troisième enfant d’une pauvre famille paysanne qui en compte10. Il entre au petit séminaire à l’âge de 12 ans. En 1900 il se rend à Rome pour terminer ses études de théologie. Il est ordonné prêtre le 10 août 1904.

De retour à Bergam, en plus de ses activités d’aumônier de jeunes, il enseigne l’histoire, l'apologétique et la patristique au séminaire de Bergame. Il accompagne spirituellement de nombreux séminaristes et devient le secrétaire particulier de son évêque Mgr Radini Tedeschi. Après la Première Guerre mondiale, à laquelle il participe comme infirmier militaire, il fonde une maison d’étudiants et anime l’Action Catholique et les "œuvres missionnaires".

Profondément marqué par la personnalité de saint Charles Borromée ; il se charge de l’édition d’une partie de l’œuvre immense de l’ancien évêque de Milan grande figure du Concile de Trente. Ce travail le met en contact avec Mgr Achille Ratti, préfet de la bibliothèque ambrosienne de Milan, et futur Pie XI.

En 1921, la congrégation pour la propagation de la foi lui demande de réorganiser les œuvres de coopération missionnaire en Italie. Ordonné évêque à Rome le 19 mars 1925, il est envoyé à Sofia, en Bulgarie comme visiteur apostolique puis comme délégué apostolique. En 1934 il est envoyé à Istanbul comme délégué apostolique en Turquie et en Grèce. A la fin de l’année 1944 il est nommé nonce apostolique en France. En 1953 il est créé cardinal et est nommé patriarche de Venise. Cinq an plus tard, le 28 octobre 1958, à 77 ans, il est élu pape. Celui qui fut considéré comme un « Pape de transition » surprend tout le monde en annonçant 3 mois après son élection, la convocation d’un nouveau concile.

Vatican II s’ouvre le 11 octobre 1962 avec pour mission « l’aggiornamento de l’Eglise ». Il ne verra pas la fin du Concile, il meurt le 3 juin 1963. Le 3 septembre 2000, le bienheureux Jean Paul II béatifie le « bon pape Jean ». Canonisé par le pape François le 27 avril 2014, il est considéré comme saint par l’Église catholique romaine et fêté le 11 octobre, jour de l’ouverture de Vatican II.

Sébastien Antoni

Source : Croire

 

Jean_XXIII.pdf (Source : http://www.kt42.fr/)

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 09:00

Denis de ParisLe prénom Denis provient du nom du dieu grec de la végétation, du vin et de l’ivresse, Dionysos. Il est fêté le 9 octobre. Il est le patron du royaume de France, et est invoqué contre les maux de tête et les délires.

Le premier évêque de Paris

Né en Italie, Denis est envoyé en Gaule par le pape Clément, au milieu du IIIème siècle, pour évangéliser les populations. Denis de Paris n’a, malgré une tradition autrefois propagée par les moines de l’abbaye de Saint-Denis, rien à voir avec Denys l’Aréopagite qui est mentionné dans la Bible et serait devenu le premier évêque d’Athènes. Selon la légende, sitôt arrivé à Paris dont il est considéré comme le premier évêque, Denis convertit de nombreux païens et édifie une basilique. Il prononce des prêches dont le succès lui vaut l’hostilité des autorités romaines. A cette époque, l’empereur Valérien ordonne que des persécutions soient menées contre les chrétiens qui, en refusant d’honorer les dieux romains, mettent en cause l’ordre établi.

Le plus célèbre des saints céphalophores

Vers l’an 250, en compagnie de deux de ses coreligionnaires, le prêtre Eleuthère et le diacre Rustique, Denis est martyrisé : il est livré aux bêtes féroces, mis dans un four, flagellé, et crucifié avec ses deux compagnons d’infortune. La veille de sa mort, Denis voit le Christ lui apporter l’hostie dans sa prison. Selon la tradition, les trois chrétiens sont décapités sur la colline aujourd’hui dénommée Montmartre, le « mont des martyrs » (une autre version situe cette exécution sur le territoire de l’actuelle commune de Saint-Denis). C’est alors que le miracle a lieu : nimbé de lumière, Denis se relève, ramasse sa tête et, la tenant dans ses deux mains, redescend la butte et marche vers le nord, accompagné par des anges. Arrivé à Saint-Denis, il s’arrête en compagnie de ses deux amis, qui ont accompli le même prodige que lui. Après leur mort, tous trois sont enterrés sur place. Denis est le saint céphalophore « porteur de tête » le plus fameux.

La basilique des rois de France

Sainte Geneviève fait bâtir, vers 475, une modeste église sur l’emplacement de la tombe qui passe pour être le théâtre de miracles. Au XIIème siècle, l’abbé Suger construit en ce lieu l’actuelle basilique de Saint-Denis. Ce bâtiment gothique devient un des sanctuaires de la monarchie française : l’édifice accueille les restes de la plupart des rois de France et des membres de leur famille et abrite l’oriflamme de Saint-Denis que les monarques vont chercher avant d’aller à la bataille. Saint-Denis est le patron du royaume.

Attributs : les chaînes, la mitre, une tête coupée, une vigne.

Prénoms apparantés : Denijs (flamand),  Dennis (anglais), Denys, Dionisio (espagnol et italien), Dionysius (allemand), Nisard.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 18:02

saint-Pardoux-02.jpgL'origine du nom de notre village vient de Pardoux abbé de Guéret qui vécut aux VIIe et VIIIe siècle, et dont l'histoire vous est présentée dans cette page.

Sur le territoire des Lémovices vers l'an 657 après J.C., dans le petit bourg de Sardent (Serdinnus) non loin de ce qui deviendra la ville de Guéret, naquit un enfant de parents laboureurs et très croyants, auquel fut donné le nom de Pardoux (Pardulphus).

Pendant son enfance il s'illustrait parmi les autres enfants par sa douceur, son humilité et sa grande piété. Un jour qu'il se reposait sous un arbre avec ses jeunes camarades, ceux-ci mirent le feu à l'arbre peut-être pour se chauffer ou bien par jeu. L'arbre affaibli par le feu et bousculé par un fort vent tomba par terre avec un grand fracas. Tous s'enfuirent sauf Pardoux qui demeura au même endroit.  En tombant une énorme branche lui fit une grave blessure à la tête ce qui le rendit momentanément aveugle.

Au lieu d’en être affligé, Pardoux estima que cela le rapprocherait de Dieu et dès lors il se consacra tout entier à ses bonnes œuvres.

Tout ce qu’il recevait de ses parents, avec qui il vivait, en vêtements ou nourriture, il le donnait en secret au premier pauvre qu’il rencontrait. Le bruit de ses mérites répandu dans la région attirait vers lui de nombreuses personnes. Certains affligés de diverses infirmités, repartaient immédiatement guéris, dès qu’il les touchait de la main ou s’il passait sur eux de l’huile bénite. Il avait même le pouvoir de chasser les démons du corps des possédés.

Sa réputation de sainteté devint si grande qu’un comte de Limoges nommé Lantarius, ayant fondé un monastère dédié aux apôtres Pierre et Paul, dans un lieu de son domaine appelé Garactum (Guéret), s’empressa de lui en proposer la direction. Pardoux refusa cette offre mais Lantarius le contraignit de force à accepter et lui confia la tête de cette pieuse retraite. Nous étions vers l’an 687. Ce qui donnerait une date très approximative des origines de la ville de Guéret appelée à cette époque le bourg-aux-Moines en raison des nombreux moines venus rejoindre le monastère du saint homme.

Dès lors Pardoux s’imposa une rigoureuse pénitence. Il ne sortit pratiquement plus du monastère, ne mangeait qu’une fois par semaine et ne se chauffait jamais. Ce n’est que lorsqu’il devint infirme qu’il consentit à se chauffer. Prosterné face contre terre pendant la nuit été comme hiver, les bras étendus, il priait autant que ses forces le lui permettaient.

Pendant cette période où il vécut au monastère, Pardoux accomplit de nombreux miracles. Un jour un boiteux nommé Marcellus vint à lui et le supplia de prier le seigneur pour qu’il le guérisse. 

Pardoux lui dit : « allez à ma fontaine que j’ai fait construire, lavez-vous le corps avec son eau puis renouvelez cette ablution avec de l’eau bénite, passez la nuit dans l’oratoire qui est consacré au saint martyr Sylvain et je prierai de mon côté le seigneur pour qu’il vous fasse retrouver par sa miséricorde l’usage de vos jambes ». Le boiteux fut guéri et abandonna ses béquilles dès le lendemain.

En 725, les Sarrasins avaient conquis l’Espagne et revendiquaient comme leur domaine la partie méridionale des Gaules qui avait appartenu aux Visigoths. Ils pénétrèrent alors en Aquitaine prirent Bordeaux et répandirent la terreur dans cette vaste contrée. Charles, fils de Pépin d’Héristal maire du palais, avec ses francs de Neustrie et d’Austrasie vint au secours de l’armée des Aquitains et remporta sur les Sarrasins une victoire éclatante en 732 à Poitiers qui lui valut le surnom de Martel. Les Sarrasins dans leur retraite commirent d’horribles ravages s’en prenant principalement aux chrétiens qu’ils égorgeaient, brulant églises et monastères. On apprit qu’ils s’approchaient du monastère de Pardoux et tous les moines pris de panique s’enfuirent dans les bois. Seul Pardoux resta au monastère et ne cessa de prier le seigneur pour que les infidèles n’entrent pas. Ceux-ci frappés de terreur s’arrêtèrent et firent brusquement demi-tour.saint Pardoux 01

Pasteur de la grâce divine, toute sa vie Pardoux attira auprès de lui de nombreux disciples, malades et infirmes. Il devint Abbé de Guéret.

Pardoux mourut à près de quatre-vingts ans, un dimanche, le 6 Octobre 737. Le saint fut inhumé dans l’église de saint Aubin de Guéret voisine de son monastère. Elle fut rebaptisée peu après église de saint Pardoux. Son corps et ses reliques restèrent en ce lieu de nombreuses années. Une partie de ces reliques furent transférées en l’église de Sarlat d’où elles furent enlevées par un prêtre et livrées à un seigneur nommé Guy-des-Tours qui les fit placer dans l’église d’Arnac en 1028.

De la chasse ancienne probablement exécutée au XIIe siècle, seul un panneau fut sauvé dont il existerait une lithographie. Une autre lithographie découverte dans le document de M. Couturier de la Prugne montre l’archange Michel qui apparait au saint lui montrant une échelle, en lui disant qu’au sommet l’attend le seigneur. L’artiste s’est efforcé de suivre fidèlement la description de cette scène donnée dans le manuscrit du VIIIe siècle. Il existe également une troisième lithographie représentant un buste de saint Pardoux datant de 1510 sur lequel on peut lire: Sancte Pardulfe: Ora pro nobis (Saint-Pardoux: Priez pour nous).

Le manuscrit du Xe siècle dont l’auteur est inconnu provient de l’abbaye de Saint-Martial de Limoges qui fut au XIIe siècle l'un des plus beaux et des plus vastes édifices romans Français. L'abbaye fut détruite sous la Révolution et de la majestueuse bâtisse bien connue grâce à des représentations du XVIIIe siècle, il ne subsiste que la crypte, où se trouvent encore les deux sarcophages de Martial et de ses compagnons Alpinien et Austriclinien [7]. Le biographe qui écrivit ce texte fut très vraisemblablement un contemporain de saint Pardoux [1]. Ce texte est suivi de l’office de saint Pardoux démontrant que son culte était déjà avéré dès le début du Xe siècle. Ceci pourrait indiquer une date approximative de l’origine du nom de notre commune entre le IXe et le Xe siècle.

Terminer cette histoire sur la vie du saint patron de notre paroisse serait l'occasion de proposer un nom pour les habitants de la commune.  les Pardulfiens ou les Pardulfusiens que l'on pourrait aussi écrire: Pardulphiens ou Pardulphusiens?

Saint Pardoux donna son nom à 19 localités de la région, dont 5 appartiennent au Bas-Limousin.

Source : http://www.saintpardouxlacroisille.net/stp28c_012.htm

 

 

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 16:43

Simon-le-Zelote.jpg.jpgLe prénom Simon vient du croisement du germain Sigmund (de Sig, victoire, et Mund, protection) et de l’hébreu shama, qui signifie obéir. Il est fêté le 28 octobre.

Un des Douze Apôtres

Simon l’apôtre est également surnommé le Cananéen (originaire de la ville de Cana) ou le Zélote en raison de son appartenance supposée à une secte juive rigoriste. Il passe pour assister au miracle que Jésus accomplit lors des noces de Cana en changeant l’eau en vin, et attache ensuite ses pas au Fils de Dieu.

Martyrisé en Perse

Après la Pentecôte, Simon n’est plus mentionné dans le Nouveau Testament. Selon la tradition, il se rend en Egypte pour évangéliser les populations. Une autre légende mentionne un voyage en Perse ; en compagnie de l’apôtre Judes Thadée. Simon s’entretient avec des prêtres païens et des mages, puis renverse leurs idoles. Il est alors martyrisé (égorgé ou attaché sur une roue et découpé à l’aide d’une scie de bûcheron).

Berufung

"... rief die zu sich, die er selbst wollte... Er bestellte folgende zwölf : ...Simon, den Kananäer..." (Mk 3,13f).

Charakter

"Simon der Zelote war der Kluge" Kühnheit und Verwegenheit war eine Eigenart der galiläischen Gebirgler. Simon gehörte zu den Zeloten, den "Eiferern", welche das Joch der römischen Besatzung mit einem Partisanenkrieg abzuschütteln trachteten.

Bibelstellen

Der gute Simon ist der unbekannteste aller zwölf Apostel. In der HI. Schrift ist nur sein Name vermerkt (Apostellisten).

Missionstätigkeit

Über sein apostolisches Wirken ist nichts bekannt (es ist wahrscheinlich, dass er nach dem Tode des Apostels Jakobus 62 n.Chr. als Bischof v. Jerusalem sein Nachfolger wurde).

Martyrium

Nach der Überlieferung ist sein Leib zersägt worden. (Im Jahre 107 in Jerusalem)

Patron

Färber, Gerber, Holzschläger (Säge!), Lederarbeiter, Maurer, Weber.

Reliquien

Rom: Petersdom: im Josefsaltar und Köln u. Kloster Hersfeld b. Fulda

Fest : 28. Oktober

saint-jude.jpgLe prénom Jude vient de l'hébreu "Yehudah" qui signifie : « qui rend gloire à Yahvé ». Saint Jude est l’un des douze Apôtres choisis par Jésus lui-même parmi ses disciples. Selon saint Mathieu et saint Marc, Yehudah ou Jude, frère de Jacques le Mineur, était un proche parent de Jésus. Pour ne pas le confondre avec l’autre Yehudah, Judas Iscariote, Mathieu et Marc l’ont nommé Jude Thaddée, nom qui signifie courageux en araméen et abondant, doux, miséricordieux, bon, bienfaisant en syriaque. Après la Pentecôte il prêcha en Palestine, en Arabie, en Arménie, en Mésopotamie. En compagnie de l’Apôtre Simon, il évangélisa la Perse, où il fut martyrisé et tué à coup de massue. Saint Jude est souvent représenté tenant une massue dans sa main. Ce n’est pas un bâton de marche, mais l’instrument de son supplice. Il est reconnu comme étant le saint de l'espoir, puisque c'était un être bon. C'est le patron des causes désespérées, comme Sainte Rita de Cascia. Il est le saint patron des causes perdues, celui qui continue quand plus rien ne retient, à part l'espoir et la foi d'aller au bout de ces espoirs... Il est conjointement honoré avec Saint Simon le 28 octobre.

Berufung

"Er rief seine zwölf Jünger zu sich und gab ihnen Macht, die unreinen Geister auszutreiben, sowie jede Krankheit und jedes Gebrechen zu heilen. Die Namen der zwölf Apostel sind folgende: ....Thaddäus..." (Mt 10,1f)

Charakter

"Judas des Alphäus, Bruder des Jakobus (d.J.), war der immer Vornehme und Getreue." Auch er gehörte wahrscheinlich zu den Zeloten und träumte vom irdischen Messsiasreich.

Bibelstellen

Im Evangelium wird von ihm nur ein Satz aufbewahrt (Jh 14,22). Beim Abschiedsmahl sagte Jesus, dass er sich wohl den Aposteln, aber nicht der Welt offenbaren wolle. Da fragte Judas des Alphäus: "Herr, was ist geschehen, dass du dich uns offenbaren willst, nicht aber der Welt?" Er wollte sagen: Wenn du ein Weltreich aufrichten willst, musst du dich doch der ganzen Welt zeigen. Judas Thaddäus war bereit, mit seiner Kühnheit an der Aufrichtung eines solchen Reiches mitzuwirken. Er schrieb den kurzen, mit himmlischer Weisheit angefüllten Judasbrief.

Missionstätigkeit

Zuerst predigte er, wie man aus seinem Brief schliessen kann, in Palästina, später wohl in den angrenzenden Ländern Arabien, Syrien und Mesopotamien, zusammen mit seinem Verwandten (Bruder?) Simon.

Martyrium

Mit Simon soll Judas Thaddäus gemartert, enthauptet und in Babylon beigesetzt worden sein. (Im Jahre 79 in Suanir Persien)

Patron

In schweren Anliegen und aussichtslosen Lagen

Reliquien

Rom: Petersdom : im Josefsaltar und Kloster Hersfeld bei Fulda

Fest : 28. Oktober

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 08:22

Capistran 01Né en 1385 dans les Abruzzes en Italie. Jean étudie le droit, ce qui lui permet de commencer une carrière juridique. Gouverneur et capitaine de Pérouse, il se marie. Mais la mort de sa femme bien-aimée casse ses projets alors qu’il a 29 ans. Il se convertit d’une vie qui avait connu quelques scandales. Il parcourt alors Pérouse, monté à rebours sur un âne, coiffé d’une mitre en carton où se lisaient ses plus gros péchés. Il peut alors entrer chez les franciscains de Pérouse. Il parcourt l’Italie et fait brûler en public peintures indécentes, parures féminines et cartes à jouer. Ses qualités de juriste et son grand souci d’une vie religieuse plus rigoureuse lui valent de rédiger les nouvelles Constitutions de la branche « observante » de l’Ordre franciscain. Il rédige aussi, pour ses frères prêtres, le « Miroir des clercs » qui aura un grand succès. Formé à la prédication par saint Bernardin de Sienne, il devient un grand prédicateur populaire qui prêche la dévotion au nom de Jésus. Fin diplomate, il est employé par plusieurs papes pour des missions délicates, en particulier pour la conversion des milieux hussites en Bavière, en Saxe, en Silésie et en Pologne. La grande affaire de sa vie sera la prédication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anéanti l’empire des chrétiens d’Orient sous le regard indifférent des chrétiens d’Occident. En 1456, il va soutenir les troupes qui défendent Belgrade contre les Turcs musulmans. Les chrétiens sont victorieux, mais la peste éprouve leurs rangs. Jean de Capistran mourra de la peste noire sur les bords du Danube quelque temps après. Il est canonisé en 1690.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 12:42

Monastère invisibleOn entend souvent parler du "Monastère Invisible" dans divers articles dont celui du Diocèse de Tulle. Mais voilà qu'un nouveau Monastère invisible surgit : il s'agit de celui de Jean-Paul II. Allez sur ce site : lemonastèreinvisible.com

L’entrée dans la vie éternelle du grand pape Jean-Paul II a donné naissance à nombre d’œuvres qui portent son nom et se réclament de lui. Parmi elles : le Monastère invisible de Jean-Paul II. Ce mouvement spirituel rassemble des petits, des faibles et des souffrants, qui s’offrent comme des hosties pour l’Église et le monde. Au lendemain du décret proclamant Jean-Paul II vénérable, nous avons rencontré son fondateur, Martial Codou, diacre permanent du diocèse de Fréjus Toulon.

Comment est né le Monastère invisible de Jean-Paul II ?

Au soir des funérailles de Jean-Paul II, j’étais devant le Saint Sacrement, le cœur à la fois triste et joyeux. Tout à coup, j’ai vu le visage du défunt pape, magnifique et tout souriant, sortir du cœur de l’Hostie pour entrer dans le mien. J’ai été saisi par sa présence aimante de père. S’est alors déployé sous mes yeux l’image précise et détaillée de ce monastère mystique de communion des saints, destiné à porter l’Église et l’humanité. J’ai gardé cette image dans mon cœur et dans la prière pendant un certain temps, demandant au Seigneur la grâce d’être libéré ou conforté. De confortation en confortation, je suis allé trouver mon évêque, Mgr Rey. Ma visite a été pour lui un clin d’œil : il avait déjà eu une intuition de cet ordre quand il était curé de la Trinité, à Paris. Il a tout de suite donné sa bénédiction.

Au-delà de son nom et des circonstances de sa naissance, quel est le lien existant entre Jean-Paul II et ce monastère ? 

Ce dernier est entièrement enraciné dans la spiritualité et les écrits de Jean-Paul II, qui était très proche des souffrants malades, prisonniers ou persécutés… Tout au long de son pontificat, il n’a cessé de s’adresser à eux en leur disant : le monde a besoin de vous ! Il croyait passionnément en la valeur salvifique de la souffrance offerte en union avec le Christ. À la fin de sa vie, quand on lui conseillait de démissionner, il disait : Jésus est-il descendu de sa croix ? Du haut du ciel, il continue sa mission à travers ce monastère dont il est l’initiateur et le patron. Il le fait avec Marie, dont on ne peut le dissocier. Elle occupe une place centrale dans le monastère : tout passe par elle.

Quel est son lien avec les familles ?

Les membres du monastère offrent leur souffrance pour la famille au sens large du terme : l’Église – la grande famille des baptisés – et les familles, églises domestiques. Son champ d’action est donc vaste : offrande pour les vocations, le pape, les paroisses, mais aussi les familles éprouvées par le deuil, la maladie, la division, la séparation… Nous recevons beaucoup d’intentions de familles en difficulté : nous les confions à nos membres qui offrent pour eux. Enfants malades, prisonniers, personnes âgées en fin de vie : ces « serruriers de l’invisible », qui s’appuient sur la foi, l’espérance et la charité, sont de puissants intercesseurs. Au service de la grande famille humaine.

Élisabeth de Baudouin

 ACTE D'ABANDON A LA MISERICORDE

Seigneur, voilà plus de 65 ans que Tu m'as fait le don inestimable de la vie, et depuis ma naissance, Tu n'as cessé de me combler de tes grâces et de ton amour infini. Au cours de toutes ces années se sont entremêlés de grandes joies, des épreuves, des succès, des échecs, des revers de santé, des deuils, comme cela arrive à tout le monde. Avec ta grâce et ton secours, j'ai pu triompher de ces obstacles et avancer vers Toi. Aujourd’hui, je me sens riche de mon expérience et de la grande consolation d'avoir été l'objet de ton amour. Mon âme te chante sa reconnaissance. Mais je rencontre quotidiennement dans mon entourage des personnes âgées que Tu éprouves fortement : elles sont paralysées, handicapées, impotentes et souvent n'ont plus la force de Te prier, d'autres ont perdu l'usage de leurs facultés mentales et ne peuvent plus T'atteindre à travers leur monde irréel. Je vois agir ces gens et je me dis : « Si c'était moi ? » Alors, Seigneur, aujourd'hui même, tandis que je jouis de la possession de toutes mes facultés motrices et mentales, je T'offre à l'avance mon acceptation à ta sainte volonté, et dès maintenant je veux que si l'une ou l'autre de ces épreuves m'arrivait, elle puisse servir à ta gloire et au salut des âmes. Dès maintenant aussi, je Te demande de soutenir de ta grâce les personnes qui auraient la tâche ingrate de me venir en aide. Si, un jour, la maladie devait envahir mon cerveau et anéantir ma lucidité, déjà, Seigneur, ma soumission est devant Toi et se poursuivra en une silencieuse adoration. Si, un jour, un état d'inconscience prolongée devait me terrasser, je veux que chacune de ces heures que j'aurai à vivre soit une suite ininterrompue d'actions de grâce et que mon dernier soupir soit aussi un soupir d'amour. Mon âme, guidée à cet instant par la main de Marie, se présentera devant Toi pour chanter tes louanges éternellement. Jean-Paul II.

Les Annales d'Ars - n° 269

 

Le Monastère invisible de Jean-Paul II

Le Monastère invisible de Jean-Paul II est un vaste mouvement qui réunit les plus faibles. D'une part, tous les petits enfants, les saints innocents et martyrs ; de l'autre, toutes les personnes immobilisées ou isolées, notamment à cause de la maladie, du handicap ou du grand âge (dans les hôpitaux, les prisons ou les maisons de retraite). Ces personnes, par leurs prières d'offrandes, constituent comme des piliers qui permettent au monde de grandir vers Dieu et de ne pas basculer vers la perdition. « Ne souffrez pas pour rien, c'est trop triste » (Marthe Robin). Ce monastère est un véritable appel pour tous ceux qui acceptent d'offrir dans l'amour leurs souffrances physiques, morales et spirituelles, œuvrant ainsi en union avec le Christ au salut du monde. Un mouvement qui prend de l'ampleur Le Monastère invisible est une grande communauté qui, dans l'Esprit de communion des saints, s'offre quotidiennement pour les familles. Un appel pour tous les plus faibles « C'est lorsque je suis faible qu'alors je suis fort » saint Paul, apôtre. « Ta faiblesse, une force et un trésor pour l'Église » Jean-Paul II. « Le Monastère invisible nous conduit à la joie. Il est beaucoup question de la souffrance dans ce livre. Mais c'est la joie et l'Amour qui ont le dernier mot » Mgr Dominique Rey.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 09:49
J-P-II-01.jpg « Jean-Paul II est le Pape de Marie. C’est Elle qui l’a spécialement choisi », disait  Marthe Robin.

On sait que ce grand Pape vivait dans son intimité, qu’il ne prenait jamais la parole sans faire mention de Marie, sans l’évoquer ou la prier. C’était là un des aspects les plus frappants de sa spiritualité, le secret en quelque sorte, de ascension à la Sainteté.

On peut affirmer sans exagérer que :

● S’il a toujours imprégné ses pensées, ses paroles et ses ctes d’une prière ardente et incessante,

● S’il a témoigné d’une foi puissante, inébranlable et entraînante et d’un amour sans limites envers le prochain,

● S’il a été héroïque dans l’acceptation et l’offrande à Dieu de ses lourdes épreuves, il le doit pour une large part à sa dévotion mariale, à cette consécration totale de lui-même à Marie dans laquelle il s’était engagé dès sa jeunesse selon l’esprit du « Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge » de saint Louis Marie Grignon de Montfort : une spiritualité toute centrée sur le Christ, mais vécue en union avec cette Mère de la Divine Grâce qui est une incomparable pourvoyeuse de Sainteté.

Saint Jean-Paul II avait choisi 2 mots pour exprimer son entière donation à Jésus par Marie, TOTUS TUUS : « Je suis tout à Toi ».

Qu’il nous inspire le désir de l’imiter ! Qu’il nous apprenne son secret !

Père Pierre Cousty

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Saints mois d'octobre
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 18:09

Marguerite-Alacoque-01.jpgLes premières années

Marguerite Alacoque naît le 22 juillet 1647, à Vérosvres, gros village bourguignon de six cents habitants. Elle est la cinquième d'une famille de sept enfants, dont un n'a malheureusement pas vécu, née d'un père notaire royal. Charge importante à l'époque, qui confère à son père une certaine position sociale, alors que tous sont fermiers dans la famille. L'enfant est rapidement baptisée, le 25 juillet. Sa petite enfance semble heureuse, même si la petite Marguerite perd une sœur cadette. Ses parents l'envoient donc quelques temps chez sa marraine, au château de Corcheval. Nul doute que ce soit là un divin dessein car la petite y entend précocement parler de vie religieuse, la fille de sa marraine étant visitandine, et y découvre tout aussi précocement l'Amour du Bon Dieu et la Présence Réelle. Elle y apprend aussi ses premières bribes de catéchisme. En 1655, l'enfant subit ses premières souffrances familiales, son père décédant. Et elle perd presque aussitôt sa marraine qui, veuve, part se remarier bien loin… Mais ce n'est que le début de profondes souffrances. En effet, Madame Alacoque est dépassée par les évènements, parfois humiliants comme des procès ou des saisies, et la petite Marguerite voit s'installer chez elle la belle-famille, qui peu à peu s'érige en tyran. Marguerite est alors envoyée au pensionnat dans un couvent, ce qui n'est pas sans la réjouir car depuis son passage à Corcheval, elle garde au fond d'elle le désir secret, et certes précoce, de se consacrer toute entière à Dieu. Ainsi la petite étonne par sa ferveur et sa piété. Elle n'a pas dix ans qu'elle fait sa première communion, déjà toute prise par l'Amour de Dieu. Mais quelques mois plus tard, l'enfant, gravement malade, est obligée de retourner dans sa famille, gravement malade. Elle reste alitée près de quatre ans, couverte de plaies, souffrant avec patience, et s'abandonnant à Dieu. « Les os me perçaient la peau de tous côtés », écrit-elle plus tard. Alors, à treize ans, elle promet à la Sainte Vierge de lui consacrer sa vie si elle retrouve la santé. Et la voilà rapidement guérie ! Toute sa vie Marguerite gardera une piété mariale très forte, et la Sainte Vierge lui apparaîtra même.

L'adolescence

La santé étant revenue, Marguerite reprend goût à la vie, et c'est une jeune fille pleine d'entrain. Elle prend aussi goût au monde, d'autant plus que sa mère et ses quatre frères sont aux petits soins à l'égard de celle dont ils ont craint si longtemps pour la vie ! Ainsi Marguerite est partagée entre le désir d'une vie divertissante et celui d'une vie pieuse, toute à Dieu… Ses parents paternels sont là pour l'aider, bien malgré eux, à s'orienter : face à la tyrannie familiale à l'encontre de sa mère et de ses frères, Marguerite grandit en foi et charité, s'unissant avec patience et courage au Christ souffrant : elle les appelle même « les meilleurs amis de mon âme ». Une année, en décembre, sa mère tombe malade : sa tête enfle, un abcès se forme. Un médecin de village la dit perdue, et se contente d'une saignée. Au jour de l'an, comme à son habitude, Marguerite se réfugie entre les bras du Bon Dieu et de la Sainte Vierge, leur demandant ce qu'il faut faire. A son retour, elle voit l'abcès de sa mère crevé, laissant une plaie purulente, tant et si bien que nul ne veut l'approcher. Marguerite y voit un signe de Dieu : domptant sa nature délicate, elle soigne avec dévouement sa mère qui, miraculeusement pourrait-on dire, guérit en peu de jours. Mais la jeune fille n'est pas au bout de ses peines : elle a environ seize ans lorsque meurt son frère aîné. Deux ans plus tard décède le second… Marguerite a alors dix-huit ans. C'est une jeune fille qui aime s'amuser, joyeuse, presque insouciante. Et elle n'est pas sans charme : elle est considérée comme un « bon parti », ce qui n'est pas pour déplaire à sa mère qui voit dans un mariage le moyen d'aller habiter chez sa fille et ainsi fuir sa belle-famille. Pourtant, Marguerite n'a pas oublié son désir de vie religieuse, et pendant six ans elle sera hésitante, partagée entre son amour du monde et l'Amour de Dieu, tantôt croyant ne pas pouvoir supporter la vie religieuse, notamment l'obéissance, tantôt se rappelant sa promesse à la Sainte Vierge, le Seigneur lui-même le lui rappelant parfois d'ailleurs… Se voyant incapable de discerner par elle-même, Marguerite prend le parti de se donner plus encore aux autres : elle se dévoue aux malades, fait le catéchisme aux enfants, mais aussi accepte courageusement et volontairement de souffrir la tyrannie familiale…

Vers la Visitation Sainte-Marie

Elle a vingt ans lorsqu'elle se décide à parler de son désir de vie religieuse. Elle déclenche alors un ouragan de protestations ; même le curé du village tente de l'en dissuader, ce qui n'est pas sans perturber Marguerite ! Cependant, le Bon Dieu est là pour l'éclairer : à vingt-deux ans, Marguerite fait sa confirmation, et choisit dès lors de joindre le nom de Marie à son nom de baptême. Et un prêtre venu prêcher lors d'un jubilé sermonne vertement la famille qui s'oppose à cette vocation… Aussi Marguerite, maintenant Marguerite-Marie, persiste dans son choix. Voyant que Marguerite est résolue, sa famille veut alors choisir elle-même un couvent, selon les connaissances ou la parenté qui s'y trouve. C'est peine perdue : Marguerite est attirée par la Visitation Sainte-Marie, trouvant en ce nom l'expression de sa promesse passée. Marguerite-Marie choisit la Visitation de Paray-le-Monial. Et elle sait de suite qu'elle a fait le bon choix car à peine a-t-elle franchi l'enceinte du monastère qu'elle entend au fond d'elle le Seigneur lui disant : « c'est ici où je te veux ». Elle demande donc à y entrer, et ce n'est pas sans joie qu'elle s'y prépare ! Nous sommes alors en 1671. Marguerite entre au noviciat, et s'ouvre tout bonnement à sa maîtresse de sa vie spirituelle. La maîtresse des novices, ainsi que la supérieure, voient bien que le Seigneur agit tout spécialement en elle, mais craignent que l'élan ne soit un peu poussé. On fait alors comprendre à Marguerite-Marie que de tels élans ne sont pas dans l'esprit de l'Ordre, et qu'il vaut mieux rejoindre les sentiers battus ! La croyant trop profonde et recueillie pour être vraie, presque trop bonne visitandine avant l'heure pourrait-on dire, on s'applique à l'humilier, à l'éprouver, afin de tester son caractère. Mais Marguerite-Marie ne se trouble point pour autant, et fait sans rechigner tout ce qu'on lui demande. Sa persévérance étonne, choque même ; on pense qu'elle « joue à la sainte » pour se faire admirer. Raison de plus pour plus encore l'humilier et la faire travailler. On doute même qu'elle puisse faire profession, lui signifiant que la « singularité » n'est pas de bon ton. Et de fait, sa profession est retardée de deux mois pour l'éprouver un peu plus ! Pourtant, Marguerite-Marie fait profession le 6 novembre 1672. Elle épouse dès ce moment-là le Christ souffrant, le Christ en agonie.

Les trois « grandes apparitions »

Jusque-là, Marguerite-Marie a bien souvent entendu la voix du Seigneur au fond d'elle. Mais le 27 décembre 1673, le Christ lui apparaît physiquement, lui révélant son divin Cœur rayonnant comme un soleil, portant la trace du coup de lance, la couronne d'épines. Une croix le domine. Il lui adresse alors ce premier message : « Mon divin Cœur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen ». Le Christ alors unit le cœur de Marguerite-Marie au Sien, et de cet instant Marguerite-Marie gardera toujours une douleur au côté. La mission laissée à la sainte n'est pas petite : faire connaître aux hommes l'Amour débordant de Dieu… C'est la première des trois « grandes apparitions », même si Marguerite-Marie en aura beaucoup d'autres. La deuxième grande apparition a lieu l'année suivante, un premier vendredi du mois. Le Christ lui apparaît de nouveau manifestant son divin Cœur, « tout rayonnant de gloire avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils ». Le Christ alors se plaint que les hommes soient si loin de son Amour, et le lui rendent si peu. Il lui dit alors : « Tu communieras […] tous les premiers vendredis de chaque mois. Et, toutes les nuits du jeudi au vendredi je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j'ai bien voulu sentir au jardin des Olives […] Et, pour m'accompagner […] tu te lèveras entre onze heures et minuit pour te prosterner pendant une heure avec moi ». De plus, le Christ lui rappelle alors l'importance de l'obéissance, car Satan « n’a point de pouvoir sur les obéissants ». Durant l'octave du Saint Sacrement, en 1675, c'est la troisième grande apparition, et sans nul doute la plus connue. De nouveau, le Christ lui révèle son divin Cœur, et lui laisse ces paroles : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris […] Mais ce qui m'est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi ». Il lui demande alors que soit instaurée la fête du Sacré Cœur, un culte public ! Marguerite-Marie, petite visitandine dans une petite ville, voit alors évidemment mal par quel moyen elle pourrait y répondre !

Des années difficiles

D'autant plus qu'elle est peu aidée : Sœur Marguerite-Marie voit plusieurs conseillers spirituels qui tous la prennent pour une illuminée et voit l'œuvre du Malin. Et elle est discrète, si bien que ses sœurs ignorent tout de ces Révélations, et sont agacées, voire la méprisent tout simplement. C'est une terrible souffrance pour elle que cette incompréhension, mais c'est aussi un moyen de sanctification. Toutefois, en mars 1675, un nouveau directeur spirituel vient à elle, le Père Claude la Colombière, un jeune jésuite. Pendant un an et demi, il sera là pour la soutenir sur les chemins du Seigneur. Heureusement qu'un tel homme est là pour la porter, car la vie de Sœur Marguerite-Marie n'est pas sans combats, et des moments de doute suivent ses élans de ferveur. On comprend aisément que le Christ veut faire partager à la sainte toutes ses souffrances d'ici-bas, afin qu'elle puisse aussi partager tout son Amour. Et Marguerite-Marie le saisit très bien : « Il n'y a point de souffrance à ceux qui aiment ardemment, parce que tout ce qu'il y a de plus amer est changé en amour ». Et là encore, c'est un chemin de sanctification. En novembre 1677, le Seigneur lui fait faire un pas de plus, qui lui demande courage. Devant la communauté réunie, Sœur Marguerite-Marie déclare de la part du Seigneur qu'Il est très mécontent du manque de charité qui règne dans le monastère, et qu'Il en demande réparation ! Evidemment, on imagine les réactions : certes quelques sœurs se retirent silencieusement, sincèrement touchées, mais d'autres entourent la sainte, la brutalisant vertement par des paroles blessantes, la disant possédée… C'est une rude épreuve, mais elle accepte la divine Volonté. On imagine que les mois qui suivent ne sont pas de tout repos, et les tensions violentes. Mais Sœur Marguerite-Marie fait comme à son habitude tout ce qu'on lui demande, accomplissant à merveille son devoir d'état. Tout ce qu'elle fait, elle le fait néanmoins accompagnée par le Seigneur, et rien ne semble pouvoir la sortir d'une perpétuelle prière. Elle passe par tous les emplois, hormis ceux de portière et de supérieure. En 1684, lors de sa retraite annuelle en solitude, Marguerite-Marie épouse une nouvelle fois le Christ, de façon sensible. « Il épousa mon âme en l'excès de sa charité », commentera-t-elle brièvement plus tard.

Vers le culte du Sacré-Cœur

En 1685 et 1686, elle devient maîtresse des novices. Elle peut commencer à y faire connaître le Sacré Cœur, et quelle joie pour elle lorsque lors, de la sainte Marguerite 1685, elle trouve un petit oratoire improvisé par les novices sur lequel trône une image du Sacré Cœur dessiné à la plume ! Marguerite convie alors la communauté à se joindre à elles, mais sans succès. Bien au contraire, une nouvelle fois, une partie des sœurs se ligue contre elle, jugeant inopportun cette prétention à introduire un nouveau culte. Et Marguerite-Marie n'est pas au bout de ses peines. Ayant rendu au monde une jeune fille dont elle pense la vocation forcée, elle s'attire les foudres du père qui, homme influent, lui tresse une réputation de folle et d'incompétente. Mais la maîtresse des novices ne fléchit pas, et dans l'humiliation grandit encore spirituellement. Une autre épreuve s'abat alors sur elle. Le Père la Colombière est décédé trois ans auparavant. Or voici que quelques jésuites décident de publier un ouvrage reprenant ses écrits, La Retraite Spirituelle. Or, à la lecture du livre au réfectoire, les sœurs entendent avec surprise le récit de la grande apparition, quoique Marguerite-Marie ne soit pas nommément citée. La réputation de Sœur Marguerite-Marie commence à aller bien au-delà des murs du monastère. Et on l'a pousse à écrire sa vie, et ses rencontres intimes avec le Seigneur. Mais elle ne veut pas s'exposer, et n'aime jamais ce qu'elle a écrit. Il faut que le Seigneur lui-même lui demande de ne plus refuser d'écrire, et que son confesseur le Père Rollin lui donne l'ordre de commencer son autobiographie. S'apercevant qu'elle déchire à chaque relecture ce qu'elle écrit, il faut même lui interdire de se relire ! Toujours est-il que c'est un témoignage vivant, et une profonde marque de sa spiritualité. Le 21 juin 1686, le monastère décide unanimement de fêter le Sacré Cœur, à l'initiative d'une des sœurs pourtant les plus opposées à l'origine. Marguerite-Marie alors sait qu'elle atteint son but : « Je mourrai maintenant contente, puisque le Sacré-Cœur de mon Sauveur commence à être connu ». De fait, le culte se développe ; des démarches sont même entreprises à Rome pour sa reconnaissance. En 1689, Marguerite-Marie reçoit un dernier message du Seigneur : elle doit faire savoir au roi, Louis XIV, qu'il doit se consacrer au Sacré Cœur, ainsi que tous les grands du royaume, et Lui construire un lieu de culte. Le message arriva-t-il au destinataire ? Nul ne sait, mais toujours est-il qu'il n'y eut point de suites. En octobre 1690, elle annonce à ses sœurs, incrédules, que le Seigneur veut la rappeler à Lui, et en effet, sœur Marguerite-Marie rend saintement son âme à Dieu le 17 octobre de la même année.

Source : http://moulins.visitation.free.fr/marie.htm

Voir le Fichier : Plaquette_Sacre_Coeur.pdf

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