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18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 07:03

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Saint-Luc-01.jpgLe prénom Luc vient du latin Lucius, nom venant du mot lux (lumière). Il est fêté le 18 octobre. C’est le patron des bouchers, des chirurgiens, de fileurs de verre, des médecins, des peintres et des relieurs.

Attributs : un bœuf ailé portant parfois une écritoire, un évangile, une palette de peintre, une robe de docteur.

Prénoms apparentés : Loukas (grèc), Luca (italien), Lucain, Lucan, Lucas (espagnol et français), Luce, Lucky, Luke (anglais), Lugo (langue d'oc), Lukas (allemand et breton).

L’auteur d’un évangile et des Actes des Apôtres

Luc naît à Antioche, en Turquie, ou plus vraisemblablement, en Grèce. Il est rédacteur des Actes des Apôtres, qui figurent dans le Nouveau Testament et constituent une importante source d’informations concernant les premiers temps du christianisme, ainsi que du troisième des quatre Evangiles. L’ensemble de ces textes font de Luc l’auteur qui a pris la plus large place dans la rédaction des différents textes que comporte la Bible. Elevé dans le paganisme, Luc se convertit à la religion chrétienne, sans doute vers l’an 40, à Antioche. Instruit, connaissant le grec et le latin, il est, parmi les premiers chrétiens, l’un des plus cultivés ; il s’intéresse notamment à l’histoire, à la géographie et au gouvernement des hommes. A cette caractéristique, s’ajoute la grande modestie dont Luc fait preuve tout au long des récits qui concernent la vie et l’œuvre du Christ et de ses Apôtres.

Un des compagnons de Saint Paul de Tarse

Luc apprend la médecine à Tarse, en Asie Mineure. C’est peut-être dans cette ville qu’il rencontre saint Paul. En effet, la tradition fait de l’évangéliste Luc la même personne que le chrétien, lui aussi nommé Luc, qui accompagne, sans doute à partir de l’an 57, Paul de Tarse lors de plusieurs de ses voyages. Luc, dont la tradition fait un célibataire, est aux côtés de Paul lors de la seconde mission effectuée par ce dernier dans la ville de Philippes, en Macédoine. Pendant un temps, il devient l’évêque de cette cité, quoiqu’une autre tradition assure que Luc n’ait jamais été ordonné prêtre. Luc est avec Paul lorsque celui-ci fait naufrage à Malte, en se rendant à Rome.

Un évangile pour les plus cultivés des gentils

Luc rédige l’Evangile qui porte son nom ainsi que les Actes des Apôtres soit, durant la captivité de Paul de Tarse à Rome, soit peu après que celui-ci a été martyrisé, lors des persécutions menées sous le règne de l’empereur Néron. Luc écrit sans doute son évangile pour que le christianisme naissant puisse disposer d’un texte adapté à ses besoins. Un texte qui soit rédigé dans une langue (le grec) plus littéraire que celle utilisée par saint Marc dans son propre évangile, et qui soit davantage accessible aux gentils, c’est-à-dire aux non-juifs et aux non-chrétiens, que l’Evangile de saint Matthieu. D’une manière générale, l’Evangile de saint Luc montre, outre sa douceur et sa bonté, l’intérêt et la compassion dont le Christ témoigne à l’égard de tous ceux qui sont placés aux marges du peuple juif, tout à la fois les femmes, les lépreux, les pauvres et les Samaritains (habitants de la région de Samarie). A tous ces exclus, Luc annonce le message de miséricorde du Christ.

Un martyr improbable

Après la mort de Paul, sans doute vers 66, Luc quitte la Ville éternelle. A partir de cette date, il n’existe plus de sources fiables concernant la vie de ce saint, même si une tradition incertaine fait de cet évangéliste l’évêque de Thèbes, en Grèce. Il est vraisemblable que Luc soit mort, comme l’indiquent certaines sources, à l’âge de 84 ans, en Béotie (région de la Grèce). Mais, selon d’autres traditions, il passe pour avoir été martyrisé, quoique cela soit très improbable, à Patras, en Grèce. Constantinople et Padoue ont revendiqué le privilège de détenir ses reliques.

Le portraitiste de la Vierge

Pétri de considérations témoignant de la bonté de son rédacteur, l’Evangile de saint Luc, rédigé entre les années 70 et 90, comporte de nombreux renseignements concernant la Nativité. Sans doute est-ce le signe que l’Evangéliste a rencontré la Vierge Marie et s’est entretenu avec elle. Il est possible que Luc ait également bénéficié des souvenirs de saint Jean, qu’il a pu rencontrer à Jérusalem. De surcroît, selon la légende, Luc aurait réalisé le portrait de Marie, voire plusieurs icônes de la Vierge. En tant que patron des peintres, saint Luc a été représenté par de nombreux artistes, notamment Le Greco, Mantegna, Le Sodoma, Raphaël, Van der Weyden, Zurbaran.

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Marc 01Le prénom Marc vient du mot latin marcus signifiant marteau. Il est fêté le 25 avril. Marc l’Evangéliste est le patron de Venise, des éleveurs de bovins et d’ovins, des scribes, des notaires et des vitriers. Il est invoqué par les prisonniers.

Attributs : le lion, parfois ailé (qui orne notamment une colonne de granit érigée à proximité de la basilique bysantine Saint-Marc, à Venise), une plume pour écrire, un rouleau de parchemin ou un livre.

Prénoms apparentés : Marcie, Marcien, Marco (italien), Marcolin, Marcos (espagnol), Marcus (latin), Mark (anglais), Markus (allemand).

Jean, appelé Marc

L’Evangéliste Marc est nommé Jean dans les Actes des Apôtres (Marc est le surnom que lui donnent par la suite les Romains), mais n’est pourtant pas un des douze Apôtres. Il appartient probablement à la tribu hébraïque des Lévites. Sa mère, une riche veuve dénommée Marie (une autre femme que la mère du Christ), accueille les Apôtres dans sa maison de Jérusalem. C’est dans cette demeure, assez grande pour recevoir les premiers chrétiens de la ville sainte, que Marc, dès son plus jeune âge, rencontre sans doute Pierre après que ce dernier s’est évadé de prison, en l’an 43.

Des rapports difficiles avec Paul

Marc accompagne Paul de Tarse et son cousin l’Apôtre Barnabé lors du premier voyage évangélique effectué par ces derniers. Mais, sitôt arrivé en Pamphylie (ancienne région d’Asie Mineure), il refuse d’accompagner les deux hommes dans le nord de la Tauride et retourne à Jérusalem. Les trois hommes sont ensuite de nouveau réunis. Paul refuse alors d’emmener Marc avec lui lors d’une seconde mission et part en Asie Mineure, tandis que Marc et Barnabé s’en vont à Chypre. Marc et Paul se réconcilieront néanmoins plus tard, et seront de nouveau réunis lorsqu’ils seront tous deux emprisonnés à Rome.

L’auteur du plus court et du plus ancien des Evangiles

Après la Crucifixion, Marc devient le disciple préféré et le porte-parole de Pierre qui l’appelle son frère. Marc est le rédacteur de l’Evangile qui porte son nom et est le second des quatre textes de cette nature qui figurent dans le Nouveau Testament. Une tradition veut que ce texte ait été écrit sous la direction de Pierre, entre 60 et 74, mais il est très possible que Marc ait assisté à l’arrestation de Jésus par les soldats ; dans ce cas, il pourrait ne faire qu’un avec le jeune homme qui s’enfuit alors, nu, en laissant son vêtement aux mains des Romains. Cet épisode n’est d’ailleurs relaté que dans l’Evangile selon saint Marc. Le texte de saint Marc est le plus court et le plus ancien des quatre Evangiles. D’un style précis et vif, dénué d’élégance inutile, il a sans doute inspiré ceux qui ont été rédigés par Luc et Matthieu.

Evêque puis martyr à Alexandrie

Selon la légende, Marc est le premier évêque d’Alexandrie, en Egypte. Peu après son arrivée, il fait réparer ses sandales par le cordonnier Anian. Celui-ci se blesse avec son alêne (poinçon pour percer le cuir), mais Marc le guérit de manière miraculeuse. Marc passe pour avoir été martyrisé à Alexandrie sous le règne de l’empereur Néron, vers 74 ou, selon une autre tradition, plus tard, sous le règne de Trajan. Les bourreaux s’emparent de Marc alors qu’il s’apprête à célébrer la messe. Marc est traîné dans la cité à l’aide d’une corde et accablé de coups de massue. Il meurt avant que ses tortionnaires aient pu le lapider. Une pluie divine éteint le bûcher où son corps a été placé et empêche que celui-ci soit consumé par les flammes. Ses restes sont d’abord vénérés à Alexandrie.

Vénéré à Venise

Les reliques de Marc sont ensuite transférées en 829 à Venise et se trouvent aujourd’hui dans la basilique dédiée à ce saint qui porte son nom. Bâti entre 1063 et 1073 et souvent remaniés jusqu’au XVIIème siècle, cet édifice surmonté de coupoles recèle plusieurs représentations du saint : Marc figure notamment en mosaïque au revers du portail principal et en sculpture sur les portails latéraux. L’évangéliste est enterré sous le maître-autel, surmonté d’un baldaquin de marbre vers supporté par des colonnes d’albâtre. A proximité de la basilique, s’élève une célèbre colonne de granit qui supporte un lion ailé, symbole de l’évangéliste.

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Le prénom Matthieu vient d’un mot araméen signifiant « don de Dieu ». Il est fêté le 21 septembre. Il est le patron des agents du fisc, des banquiers, des comptables, des douaniers et des fonctionnaires.

Attributs : un évangile, un rouleau, une épée.

Prénoms apparentés : Maffeo, Maiolo, Matteo (italien), Mateo (espagnol), Mateu (catalan), Mathias, Mathieu, Mattew(s) (anglais), Matthaeus (alsacien et latin), Mattheus (flamand), Maze (breton), Thadée (langues slaves).

Un percepteur devenu apôtre du Christ

Matthieu-01.jpgMatthieu (nommé Lévi dans les Evangiles de Luc et de Marc) est un publicain, un percepteur de taxes et d’impôts (poste lucratif et recherché à l’époque), qui exerce dans la ville de Capharnaüm. Mais le nouveau Testament apporte peu de précisions concernant sa vie et sa personnalité. Il raconte néanmoins que c’est à la demande de Jésus que Matthieu abandonne son métier. L’ancien percepteur est l’auteur du premier des quatre Evangiles. Ce texte, auquel l’Eglise accorde une très grande importance, comporte une quantité de précisions qu’explique peut-être la formation professionnelle de leur auteur.

Le martyre en EthiopieMatthieu-02.jpg

Durant les quinze années suivant la crucifixion, Matthieu prêche l’Evangile aux juifs de Palestine. Après que les Apôtres se sont dispersés, Matthieu par évangéliser l’Ethiopie. Il parvient à l’emporter sur deux magiciens que les habitants de ce pays adorent comme des dieux. Matthieu triomphe également des dragons qui accompagnent les deux hommes. Il ressuscite par ailleurs la fille du roi Hégésippe, ce qui entraîne la conversion de ce dernier. Mais l’Apôtre est mis à mort après qu’il s’est opposé au mariage du roi Hirtiacus avec sa nièce. Selon la tradition retenue, Matthieu est décapité, brûlé vif ou lapidé.

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Le prénom Jean vient de l’hébreu Yehohanan ou Iohanan (grâce de Dieu). Il est fêté le 27 décembre. Jean l’Évangéliste est le patron des écrivains, des éditeurs, des libraires et des théologiens.Jean-l-evangeliste1.jpg

Attributs : un aigle, une coupe contenant une vipère, un cuve d'huile bouillante, un livre.

Prénoms apparentés : Dzhin, Yohan(s) (yiddish), Giovanni (italien), Hans (allemand), Ivan, Yvan (russe), Jack (anglais), Jacki, Jan (flamand), Janos (hongrois), Jehan (ancien français), Jensen (hollandais), Joao (portugais), Johann (allemand), John, Johnny (anglais), Jouan (occitan), Juan (espagnol), Iban (basque), Sean (irlandais), Yahia (arabe), Yann, Yannick (breton),

Le fils du tonnerre

Jean l’Évangéliste est un pécheur de Galilée comme son père Zébédée et son frère aîné, Jacques. C’est celui-ci qui l’appelle auprès de Jésus. L’un et l’autre des deux frères sont, sans doute en raison de leur caractère fier, surnommés les « fils du tonnerre ». Les deux hommes ne demandent-ils pas un jour à Jésus de faire tomber le feu sur des Samaritains qui ont refusé de leur préparer un logement ? Selon la tradition, Jean est celui des Apôtres que Jésus préfère et aime « comme lui-même ».

Le plus jeune des Apôtres

Jean, qui est le plus jeune des Apôtres, assiste à plusieurs des épisodes qui sont retracés dans les quatre Evangiles. Il est présent lors de la résurrection par Jésus de la belle-mère de Pierre et de celle de la fille de Jaïre ; il assiste également à la Transfiguration du Christ sur le mont Thabor. Au moment de la Cène, Jean pose sa tête sur la poitrine de Jésus, il est là lors de la Crucifixion et réconforte la Vierge. C’est à lui que Jésus la confie. Jean se trouve avec Pierre lorsque les Saintes Femmes leur annoncent que le corps de Jésus n’est plus dans le tombeau où il a été enseveli. Plus jeune que Pierre, il se dépêche et arrive le premier devant le tombeau où il n’ose pourtant pas entrer.

« Pilier de l’Eglise »

Après la Crucifixion, Jean se rend à Ephèse (en Asie Mineure). Avec Pierre, son frère Jacques le Majeur et Jacques le Mineur, il est un des « Piliers de l’Eglise ». Après que son frère Jacques a été décapité sur l’ordre du roi Hérode de Judée vers 44, Jean quitte la Palestine. Il y revient vers 57, alors que Jacques le Mineur est devenu évêque de cette contrée. Ses déplacements ultérieurs sont mal connus. Peut-être demeure-t-il un temps à Ephèse avant d’aller à Rome durant les persécutions de Domitien. Il est jeté dans une cuve emplie d’huile bouillante, mais sort indemne de ce supplice. Par la suite probablement exilé à Patmos, il retourne enfin à Ephèse.

Le rédacteur d’un Évangile et de trois épîtres

Dans cette ville d’Asie Mineur, Jean rédige l’Évangile qui porte son nom, à la demande de l’évêque local qui veut lutter contre les hérésies. Cet ouvrage est notamment caractérisé par sa brièveté, sa concision et sa dimension théologique : il tient pour acquis que les détails concernant la vie et la mort du Christ sont connus, et s’intéresse davantage à la dimension divine du Messie. Par ailleurs, Jean écrit trois épîtres dont la première proclame que « Dieu est amour ».

L’Apocalypse

Mais, malgré certaines parentés dans l’écriture, il n’est pas du tout certain que Jean ait rédigé l’Apocalypse, le dernier livre de l’Ancien Testament. Cet ouvrage, qui raconte la fin du monde décrite par Jésus lors d’une vision qu’aurait eue l’Évangéliste, s’inscrit en fait dans un genre littéraire dont plusieurs traces existent dans l’Ancien Testament. Aux termes de ce texte, Jean monte au Ciel et y rencontre Dieu. Il contemple alors plusieurs apparitions consacrées aux malheurs terrestres, à la lutte contre le principe du Mal et à l’instauration d’un nouvelle Jérusalem, demeure de Dieu et des hommes. Par la richesse de ses images et sa puissance d’évocation, l’Apocalypse a inspiré de nombreux artistes.

La coupe empoisonnée

Un jour, dans la cité d’Ephèse, le prêtre de Diane tend à Jean une coupe empoisonnée avec du venin de serpent ou de dragon. L’Apôtre boit le liquide sans en pâtir. Il meurt paisiblement quelques années plus tard, vers 100. Jean est le seul des apôtres à périr de mort naturelle. Selon la légende, il est, comme la Vierge Marie, enlevé vers le ciel à l’heure de son trépas.

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Commencement de la première lettre de saint Jean 1, 1-4

« Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons ».

Bien-aimés, ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.

Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous.

Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous.

Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ. Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite…

Si vous voulez lire la suite, cliquez ici

Source : http://www.whynotflores.com/bd.html

 

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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 16:36

Le prénom Jérôme vient d’un nom grec Hierônymos, qui signifie celui dont le nom est sacré. Jérôme est fêté le 30 septembre. C’est le patron des bibliothécaires, des exégètes et des traducteurs. Pourquoi Jérôme est-il avec un lion ? Il aurait retiré un jour une épine de la patte du fauve.

Prénoms apparentés : Gérôme, Geronomi (italien), Hieronymus (latin), Jeoren (flamand), Jeronimo (espagnol), Yérom (breton), Yeronimus (ancien français).

Attributs : la Bible, un chapeau de cardinal, un lion.

L’expérience du désert

Jérôme naît vers 341 en Dalmatie (aujourd’hui en Croatie). Il reçoit de son père un enseignement chrétien. Il étudie, à Rome, la rhétorique et la littérature. En 366, il est baptisé par le pape Libère, puis voyage en Italie et en Gaule. En 370, il rejoint une communauté religieuse, menée par l’évêque Valérien, avant de partir au Proche-Orient en 374. Durant cinq ans, il demeure seul, dans le désert de Syrie, étudie l’hébreu, mène une vie très austère, connaît la maladie et est soumis à des tentations. En 378, il retourne à Antioche où il est ordonné prêtre contre son gré ? Jérôme ne célébrera jamais la messe. Il commence alors à rédiger des textes analysant la Bible et poursuit ce travail à Constantinople.

Le traducteur « officiel » de la Bible

En 382, Jérôme retourne à Rome et devient un des proches collaborateurs du pape Damase 1er. Il entame, grâce à ses connaissances en grec et en hébreu, la révision des traductions en latin nombreuses et disparates, de l’essentiel de la Bible afin de mettre au point une nouvelle version faisant autorité et fidèle au sens originel. Cet ouvrage, auquel Jérôme consacre en tout vingt-deux années de sa vie est, depuis le XIIIè siècle, dénommé la Vulgate (du latin vulgatus, répandu) que l’Eglise adoptera plus tard. Jérôme écrit par ailleurs des commentaires sur les Ecritures, et notamment l’Evangile de Matthieu, des œuvres polémiques, des lettres. Dans le même temps, il encourage l’ascétisme qui commence à se répandre dans la haute société romaine et condamne l’usage du maquillage pour les femmes.

Les dernières années, passées à Bethléem

A la mort du pape, Jérôme est contraint de quitter Rome, son intransigeance en matière théologique lui ayant valu de nombreuses inimitiés. Avec quelques compagnons dont Paul de Tarse, il s’installe à Bethléem et, avec ces derniers, fonde plusieurs établissements : un monastère de femmes et un couvent d’hommes où il se retire, ainsi qu’un asile pour les voyageurs et une école pour les enfants. Jérôme meurt en 420. Son corps est enterré dans l’église de la Nativité, bâtie, selon la tradition, sur le lieu de naissance de Jésus, avant d’être transporté à Rome, dans la Basilique de Sainte-Marie-Majeure. Canonisé, il est un des docteurs de l’Eglise.

 

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 20:21

Gabriel signifie en hébreu « force de Dieu », homme de Dieu ou homme à qui Dieu fait confiance. Il est fêté le 29 septembre. C’est le patron des diplomates, de la radiodiffusion et des télécommunications.

L’Esprit céleste ambassadeur de Dieu

Gabriel est un archange mentionné dans l’Ancien et le Nouveau Testament. C’est le seul esprit céleste de cette nature dont le nom et l’existence soient connus, avec Raphaël et Michel. Aux termes de l’Evangile selon saint Luc, l’archange Gabriel vient annoncer à Zacharie que son épouse, Elisabeth, quoique étant âgée, va enfanter un fils, le futur Jean-Baptiste. Selon le même livre, Gabriel est envoyé par Dieu à Marie, parente d’Elisabeth, qui demeure à Nazareth. Il annonce à la jeune femme qu’elle aussi va mettre au monde un fils. Marie s’étonne : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? » Gabriel lui répond qu’elle va recevoir la visite de l’Esprit-Saint et devra nommer son enfant le « Fils du Très-Haut ». Depuis le tout début du Moyen-âge, cette scène de l’Annonciation est fixée au 25 mars, soit neuf mois avant la Nativité.

Le protecteur des églises

Selon la légende, Gabriel remplit également une fonction de gardien. A l’image de l’archange Michel, il est aussi chargé de veiller à la porte des églises. Dans les nombreuses peintures ou mosaïques illustrant l’Annonciation, Gabriel est le plus souvent doté d’ailes et représenté sous l’apparence d’un jeune homme tenant souvent un bâton de messager. Dans nombre de représentations, l’archange est situé à gauche de la Vierge, celle-ci tenant un livre ouvert ainsi qu’un lys, et la tête parfois surmonté de la colombe du Saint-Esprit.

Le prénom Michel vient de l’hébreu mikaël (à l’image de Dieu). Il est fêté le 29 septembre. Il est patron de la France, de la ville de Bruxelles, des armuriers, des banquiers, des boulangers, des combattants, des escrimeurs, des malades, des marchands de gaufres, des parachutistes, des pâtissiers, des personnes en danger de mort, des radiologues et des tonneliers, ainsi que des cimetières. Il est invoqué contre les tempêtes en pleine mer et contre les tentations.

Un culte d’origine juive

Le culte rendu par les catholiques et les orthodoxes à l’archange Michel trouve son origine dans la religion juive : aux termes de l’Ancien Testament, Michel est le protecteur du peuple d’Israël, le prince du Ciel et le chef de l’armée céleste. Mais l’Archange peut être rapproché de plusieurs dieux païens, comme l’Anubis des anciens Egyptiens, le Wotan des mythologies nordiques, l’Hermès des anciens Grecs ou le Mercure des Romains.

Le protecteur de l’Eglise

D’après le Nouveau Testament, Michel est celui qui, lors de l’Apocalypse vient à bout du « grand dragon, le serpent ancien, appelé diable et Satan » et de ses mauvais anges, afin de les expulser du paradis. Ce qui confère à Michel une dimension guerrière : celui-ci est le plus souvent représenté en tenue de chevalier ou de guerrier, portant une épée et revêtu d’une cuirasse. La tradition chrétienne a fait de Michel le protecteur de l’Eglise. C’est également celui qui conduit les morts et procède, le jour du Jugement dernier, à la pesée des âmes. Son rôle rappelle ainsi celui de Charon chez les anciens Grecs.

Un culte très populaire

Le culte de Michel se développe, en Occident, à partir du Vè et VIè siècles, d’abord en Italie, puis en France et en Allemagne. La plupart des innombrables édifices religieux qui lui sont dédiés sont bâtis sur des hauteurs, en raison de la nature céleste du saint. Le plus fameux de ces bâtiment est l’abbaye romane du Mont-Saint-Michel, située sur le mont du même nom, non loin de la côte, à la limite de la Bretagne et de la Normandie.

Une vénération royale

A partir du XIVè siècle, les rois de France témoignent d’une dévotion particulière à l’égard de saint Michel. En 1469, Louis XI crée l’Ordre de l’aimable compagnie de Monsieur Saint-Michel dont, après lui, tous les rois seront les chefs et les souverains grands maîtres. Durant la Contre-Réforme, Michel est une des principales figures utilisée par le catholicisme pour combattre le protestantisme.

Le nom de Raphaël signifie en hébreu « Dieu guérit ». On le voit à l’œuvre dans le Livre de Tobie, conduisant le jeune Tobie dans sa mission, guérissant son père aveugle, puis se révélant à eux : « Je suis Raphaël, un des sept messagers de Dieu qui se tiennent à ses côtés dans l’éblouissement de sa présence ». Le récit a pour objet de révéler la Providence à l’œuvre dans la vie des hommes, et la manière dont elle répond à leur prière. Raphaël fut longtemps invoqué pour la santé du corps et de l’âme et la protection des voyageurs.

 

 

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 07:09

Nous allons nous plonger dans un passé très lointain. Le portrait est consacré à un Tchèque très célèbre, connu de tous les habitants du pays mais aussi à l’étranger. Il s’agit du martyr et saint patron de la Bohême, Venceslas Ier, mieux connu sous le nom de saint Venceslas. La statue de ce grand personnage de l’histoire tchèque dressé sur son cheval, œuvre de Josef Vaclav Myslbek, domine la place Venceslas à Prague.

D’après les écrits historiques, Venceslas Ier, fils aîné de la princesse Drahomira II et du prince Vratislav Ier, est né en 907 ou 908. Le lieu de sa naissance n’a pas été déterminé avec certitude. Il semble qu’il ait été baptisé par un prêtre slave, disciple de l’apôtre Méthode. Sur l’initiative de sa grand-mère, la princesse Ludmila, le petit Venceslas commence à étudier les écrits slaves. Plus tard, son père, le prince Vratislav, l’envoie à l’école de l’église Saint-Pierre à Budec pour que son fils apprenne également le latin. Venceslas est un enfant extrêmement doué. Très vite, il sait lire, écrire et maîtrise non seulement le latin mais également le grec. Il est à noter que jusqu’à la fin du XIIIe siècle, les princes et les rois de Bohême étaient pratiquement tous illettrés. Un souverain instruit était donc plutôt rare.

Le père de Venceslas meurt accidentellement alors que ce dernier n’a que treize ans. Le jeune Venceslas est alors rappelé de Budec au Château de Prague en tant que prince héritier. Mais c’est sa mère, la princesse Drahomira, qui prend le pouvoir. L’éducation de ses enfants est confiée à sa belle-mère, la princesse Ludmila. Cela ne plait guère à Drahomira qui se sent offensée et couve en son cœur un sentiment de haine à l’encontre de sa belle-mère. Femme raisonnable, Ludmila décide de son propre grès de renoncer à la tutelle de ses petits-enfants et se réfugie au château de Tetin. Malheureusement, cela ne la protègera guère de l’esprit vindicatif de se belle-fille Drahomira qui la fait étrangler, probablement en septembre 921, par ses sbires Gomon et Tunna pendant son temps de prière.

Au printemps 922, le duc Arnulf de Bavière envahit le pays. Venceslas atteint sa quatorzième année, l’âge de la majorité à l’époque. Deux ans plus tard, le sceptre est placé entre ses mains et Venceslas prend le pouvoir. Drahomira et ses principaux partisans sont chassés de la cour et du pays. Quelque temps plus tard, Venceslas rappelle toutefois sa mère, qu’il honore au plus haut point à la cour. La Bohême est à nouveau menacée, cette fois-ci par Henri Ier l’Oiseleur. La situation est très grave. Venceslas était un souverain qui empruntait la voie d’une politique modérée et préférait la paix à la guerre et au carnage. Il signe avec Henri Ier l’Oiseleur un pacte de non- agression et promet de lui verser une redevance de 129 bœufs et 500 talents d’argent par an pour assurer la paix de son pays. Ce geste est très mal pris par certains nobles et surtout par son frère Boleslav Ier.

Les mérites de saint Venceslas dans l’essor de la Bohême sont considérables. Il a, entre autres, modifié le système judiciaire et réduit le recours à la peine capitale et à la torture. Il a fondé la troisième église au Château de Prague. Pour consacrer l’église à Saint-Guy, à l’époque patron des Saxons, il a demandé l’autorisation à l’évêque Tuton de Ratisbonne. Il s’agit bien de l’actuelle cathédrale Saint-Guy qui est la première construction en pierre au Château de Prague réalisée par les moines de France et de Bavière. Il a également fait construire des églises dans tous les châteaux du pays. Venceslas était un bon chrétien et un homme très instruit. Au cours de sa courte vie vertueuse il a apporté de l’aide aux pauvres, orphelins, prêtres, pèlerins et aux veuves.

Le frère de Venceslas, Boleslav Ier, brûle d’envie de prendre le pouvoir. La conspiration contre Venceslas culmine. Boleslav opte pour la ruse. Il invite son frère Venceslas à la fête des patrons de l’église de la ville de Stara Boleslav, située près de Prague. A l’entrée de l’église Venceslas est agressé par son propre frère et ses compagnons. Le coup porté est mortel et Venceslas s’affaisse devant la porte d’entrée de l’église. Le jour de son décès Venceslas n’était probablement âgé que de 28 ans.

Saint Venceslas Ier – duc de Bohême est considéré comme le prédécesseur des martyrs tchèques et il est le symbole de l’Etat tchèque. Une partie de sa dépouille mortelle repose au Château de Prague dans la cathédrale Saint-Guy et son crâne est exposé à l’occasion d’événements solennels. Au XIVe siècle, l’empereur germanique Charles IV, roi de Germanie et de Bohême, fils de Jean de Luxembourg, a décrété que la couronne des rois de Bohême, ladite couronne de Saint Venceslas, qu’il a symboliquement dédiée à ce saint tchèque, devait reposer, en dehors des cérémonies de couronnement, sur le crâne de saint Venceslas. Il est fêté le 28 septembre.

 

Saint Venceslas duc de La Bohême, notre prince,

Prie pour nous, Dieu et le Saint Esprit, Kyrie eleison.

Toi, héritier de la Bohême, n’oublie pas ton peuple.

Saint Venceslas, ne nous laisse pas périr, ni les générations futures, Kyrie eleison. 

Nous demandons ton aide, aie pitié de nous, réconforte les tristes gens,

Saint Venceslas chasse le mal, Kyrie eleison.

C’était les paroles du choral de saint Venceslas.

Source : http://www.radio.cz/fr/rubrique/celebres/saint-venceslas-duc-de-boheme

 

Les miracles

Saint Venceslas, duc de Bohème, eut pour père un prince très chrétien et pour mère Drahomise, femme païenne, qui nourrissait au fond de son cœur, une haine implacable à l’encontre des serviteurs de Jésus-Christ.

Ludmille, la grand-mère paternelle, s’apercevant de l’impiété de sa bru, décida de se charger de l’éducation de l’enfant qu’elle fit venir auprès d’elle, à qui elle donna les premières notions de piété.

Toute la Bohème se réjouissait dans l'espérance de l’avoir un jour pour duc. Cependant son père mourut, le laissant encore jeune avec Boleslas, son cadet, et sa mère ambitieuse et cruelle, prit la régence.

Elle fit fermer les églises, défendit aux prêtres de prêcher au peuple les mystères de la foi, remplaça les magistrats de Prague par des païens qui firent éprouver aux chrétiens toutes sortes d’outrages.

Ludmille, outrée de douleur de voir cette furieuse princesse exercer de si grandes cruautés contre les fidèles, exhorta Venceslas, son petit-fils, à prendre au plus tôt la direction de l’Etat. Le saint duc gouverna avec sagesse et bonté, empreint d’une admirable dévotion si peu commune aux têtes couronnées.

Un jour que son armée était prête à s’affronter avec l’ennemi, il proposa, pour éviter le sang, un combat singulier au duc rival. Le signal de la lutte fut donné. Il commença par faire un signe de croix, avançant vers son adversaire qui fondit sur lui pour le percer d’un coup de lance ; mais, au moment de lever le bras, il aperçut près du saint deux anges qui lui fournissaient les armes pour, se défendre. Il entendit une voix qui lui disait : « Ne le frappe pas ! » Ces merveilles l’épouvantèrent tellement que, descendant immédiatement de cheval, il se jeta aux pieds de Venceslas et lui demanda pardon. Ainsi la paix fut rétablie.

Mais celui-ci, par sa conduite irréprochable, excitait la jalousie de sa mère et de son frère. La cruelle princesse fit d’abord tuer Ludmille dont le corps, trois ans après, était en parfaite conservation et exhalait un divin parfum.

La grand-mère chrétienne disparue, restait à faire disparaitre son petit-fils. L’odieuse princesse invita Venceslas pour assister à des réjouissances offertes par son frère. Après s’être confessé et avoir communié, notre saint se doutant d’un traquenard, se rendit à l’invitation. C’est pendant qu’il était en prière à la chapelle qu’une main criminelle s’abattit sur lui, le tuant sur le coup. Son sang jaillit contre la muraille où l’on dit qu'on le voit encore. Sa mort fut suivie d’une horrible persécution contre les chrétiens. Mais sa mère ne demeura pas longtemps sans recevoir le châtiment mérité : un jour ou elle passait devant des cadavres qu’elle avait privés de sépulture, la terre s’ouvrit et elle fut engloutie toute vivante avec sa voiture et tous ceux qui l’accompagnaient. Mais il y eut un rescapé : c’était le cocher. Ce brave homme, ayant vu un prêtre qui passait avec le Saint Sacrement, était descendu du carrosse pour se mettre à genoux devant son Sauveur.

Même après la mort du pieux duc, son frère ne pouvait souffrir le récit des prodiges que Dieu opérait à son tombeau. Il envoya chercher secrètement son corps pour le porter à Prague, dans l’église saint Vitus, poussé par le noir dessein de faire attribuer ses miracles a l’intercession de la sainte.

Mais, en voulant obscurcir la gloire de son frère, il servit à l’augmenter : Les chevaux qui trainaient le chariot contenant la relique, au lieu d’emprunter les ponts des deux rivières en crue, passèrent par-dessus l'eau qui ne mouilla que leurs sabots. Etant arrivés à Prague, ils s’arrêtèrent devant la prison ou, malgré les efforts du cocher, ils refusèrent obstinément d’avancer jusqu’à ce qu’on en fit sortir les prisonniers, tous chrétiens.

Quand le corps arriva dans la cathédrale, toute la ville vint le voir. Le cercueil ayant été ouvert, on trouva le saint aussi frais que le jour de son enterrement, trois ans auparavant, sans la moindre trace de blessure. Il lui manquait seulement une oreille que sa sœur avait trouvée à la porte de l’église où il avait été assassiné. Elle l’avait gardée très soigneusement, comme une relique mais, se jugeant indigne de la conserver pour elle seule, elle l’apporta. O prodige ! A peine l’avait-elle remise à sa place qu’elle se colla d’elle-même à la tête, comme si elle n’en avait jamais été séparée.

 

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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 07:37

Le prénom Vincent vient d’un mot latin qui signifie « victorieux ». Il est fêté le 27 septembre. C’est le patron de Madagascar, des hôpitaux, des œuvres charitables et des prisonniers. Il est invoqué pour retrouver des objets égarés et pour obtenir un réconfort spirituel.

Prénoms apparentés : Vicente (espagnol), Vicenzo (italien), Vintsent (yiddish), Vinzenz (allemand).

Une captivité controversée

Vincent de Paul naît dans une famille de modestes paysans gascons, en 1581, dans un village qui porte aujourd’hui son nom. Après des études notamment effectuées chez les franciscains, il devient prêtre en 1600. Selon une tradition incertaine, Vincent est capturé, après s’être embarqué à Marseille, par des pirates barbaresques qui le vendent comme esclave à Tunis. Il demeure prisonnier pendant deux ans avant de parvenir à s’enfuir et de rejoindre Avignon. En revanche, il est certain que Vincent poursuit ses études à Rome, en 1608. Deux ans plus tard, il devient l’un des aumôniers de la cour de la reine Marguerite de Valois, première épouse de Henri IV, à Paris.

« Monsieur Vincent », les paysans et les galériens

Mais Vincent abandonne bientôt cette vie confortable. Devenu curé de Clichy en 1612, il s’intéresse aux déshérités et aux malades. En 1617, il a la révélation de ce que doit être son existence : secourir les malheureux. Il se livre, dès lors, à des exercices de mortifications. En 1618, il prend soin des prisonniers détenus à la Conciergerie, à Paris, et condamnés aux galères ; en 1619, il est nommé par Louis XIII aumônier royal des galères. Afin de porter l’Evangile dans les campagnes, « Monsieur Vincent » comme l’appellent les paysans fonde, en 1625, la Société des prêtres de la mission. Cette communauté acquiert très vite une grande célébrité dans toute la France.

Les lazaristes et les sœurs de la Charité

Dès 1632, Vincent, obtient du pape Urbain VIII l’autorisation nécessaire pour établir de manière définitive de la Société des prêtres de la mission. L’année suivante, il s’installe, avec ses compagnons, dans l’église Saint-Lazare, à Paris. Les membres de sa communauté sont dès lors surnommés lazaristes. En 1634, il crée également, avec Louise de Marillac, la congrégation des sœurs de la Charité, un ordre de religieuses non cloîtrées qui ont pour vocation de s’occuper des indigents et des personnes souffrantes. Après avoir subi les assauts d’une maladie grave, Vincent rédige, en 1635, la règle des lazaristes, inspirée par les préceptes de l’Espagnol Ignace de Loyola, le fondateur de la Compagnie de Jésus. Les maîtres mots de ces commandements sont, outre la simplicité, l’obéissance, la chasteté, la pauvreté et le dévouement envers les déshérités.

Un modèle d’altruisme

Toute sa vie, Vincent crée des orphelinats et des hôpitaux, secourt les victimes des guerres et s’emploie à racheter les esclaves chrétiens détenus en Afrique du Nord. Il fonde des séminaires pour améliorer l’instruction du clergé, et envoie des missionnaires outre-mer (Afrique, Irlande, Pologne, Madagascar, etc.). Il s’oppose aux jansénistes mais s’intéresse au sort des protestants. La reine Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII, en fait son conseiller. Après s’être, toute sa vie, employé à soulager les souffrances d’autrui, Vincent de Paul meurt en 1660. Il est canonisé en 1733. Ses reliques sont respectées durant la Révolution, en raison du souvenir laissé par les qualités de ce grand humaniste. Elles sont transférées en 1830 dans la maison mère des lazaristes, rue de Sèvres, à Paris. La Société de Saint-Vincent de Paul, qui regroupe des laïcs, est instituée en 1833. Cinquante ans plus tard, Léon XIII proclame Vincent de Paul patron de toutes les œuvres charitables. 

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St Vincent de Paul - Sur les chemins de l'évangile par DerickWhitcomb

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26 septembre 2021 7 26 /09 /septembre /2021 07:08

Saints Côme et Damien étaient deux frères, venus d’Arabie en Cilicie. On croit qu’ils étaient frères jumeaux. Leur profession de médecin leur fournit l’occasion d’exercer un véritable apostolat ; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir. La grâce divine vint relever leur science par le don des guérisons miraculeuses : de toutes parts, on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables. Le résultat ne trompait jamais leur foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jour sans qu’ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée.

Auprès d’eux, les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris. Leur puissance s’étendait même au-delà de ce monde visible, et, à leur voix, les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure charité, ne recevant jamais aucune rétribution.

A cette gloire devait se joindre celle du martyre. Un jour on les accusa de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Le préfet leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n’en pouvaient plus de fatigue ; les deux martyrs bénissaient le Seigneur. À la vue d’une foule immense, ils furent précipités du haut d’un rocher dans les flots ; mais un Ange plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage. Les deux martyrs furent jetés dans une fournaise ardente ; mais ils s’y promenèrent comme sur des fleurs. Après beaucoup d’autres supplices, le préfet leur fit trancher la tête. Ils sont fêtés le 26 septembre.

 

 

 

 

 

 

 

lanteuil

Eglise de saint Côme et saint Damien de Lanteuil

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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 07:42

Le jubilé des 600 ans de la naissance de Nicolas de Flüe offre l’occasion de renouveler la vision...

l. La naissance

Un enfant est-il aimable et vertueux ? Tout le monde en félicite ses parents. Est-il vicieux ? On s'en prend à ses parents. Rien d'étonnant, dit-on : « le bon arbre porte de bons fruits, le mauvais arbre de mauvais fruits ». Cette parole de l'Evangile est profondément vraie et, à part de rares exceptions, on peut bien répéter le vieil adage : « Tel père, tel fils ». Aussi, heureux l'enfant qui jouit en naissant, de l'amour d'une sainte mère et de l'exemple vertueux d'un bon père. Nicolas de Flue eut ce grand bonheur. La famille de Flue, au hameau de Flueli, dans la paroisse de Sachseln (Obwald), s'appelait originairement Leoponti. Ce nom semble désigner une ascendance italienne. Le langage populaire changea ce nom en celui de « von Flüe », dérivé de Flueli ou localité située sur un terrain ou rocher escarpé, ce qui était le cas de la propriété que possédaient les ancêtres de Nicolas. Le père de notre saint s'appelait Henri de Flue et sa mère Hermanna Robrecht. Ces époux vivaient simplement, partageant leur temps entre la prière et le travail. D'anciens documents font mention du père de Nicolas, comme de l'un des citoyens les plus distingués et les plus riches de Sachseln. Et cependant il n'avait rien de l'orgueil et de la dureté hautaine qui accompagnent parfois la richesse. Ses mœurs étaient simples et son cœur grand ouvert à la charité. Pauvres et indigents trouvaient toujours porte et main ouvertes à la ferme hospitalière des de Flue. C'est dans le sein de cette famille si chrétienne que le petit Nicolas vit le jour, le 21 mars 1417, en la fête de saint Benoît.

2. Le baptême

Les registres paroissiaux de Sachseln attestent que, dès son berceau, l'enfant fut prévenu de bénédictions célestes. Avant sa naissance déjà, il vit, dit-on, au ciel une grande étoile, qui éclairait toute la terre : image d'une âme appelée à éclairer toute la terre par sa sainteté. L'église venait de vivre des jours bien sombres. Déchirée par les hérésies de Jean Wiclef et de Jean Huss, elle avait souffert beaucoup aussi du grand schisme d'Occident. Pour calmer les esprits et panser les blessures, il faut, dans des circonstances semblables, des hommes de paix comme devait l'être l'enfant qui naquit le 21 mars 1417. Ses pieux parents s'empressèrent de le faire renaître à la vie de la grâce et de la foi chrétienne. L'église paroissiale de Sachseln étant fermée à la suite d'un meurtre et le curé étant mort, le nouveau-né fut baptisé dans une église voisine, celle de Kerns et reçut le nom de Nicolas. Aux fonts baptismaux, il eut, selon une tradition, connaissance de tous ceux qui assistaient à la cérémonie, du prêtre, des parrains et marraines, et d'autres personnes ... Dès le commencement, la vie de Nicolas de Flue nous apparaît donc merveilleuse. Mais sans nous attarder à ces prévenances de la grâce divine, voyons plutôt ce qu'il fit par sa propre volonté, aidée du secours de Dieu.

3. L'enfance et la jeunesse

« Que va devenir cet enfant sur qui la main de Dieu s'étend dès le berceau ? » Auprès de parents comme ceux qu'il a, il ne peut devenir qu'une fleur incomparable dans le jardin du Seigneur. Nicolas fut le plus charmant enfant qu'on pût voir, fidèle à observer les avis et les exemples de ses parents. La paresse et les caprices lui étaient inconnus. Jamais on ne remarqua en lui rien de puéril. N'eût été son âge encore bien tendre, on l'eût pris pour un homme fait, tant il y avait de virilité dans son caractère. Alors que ses compagnons d'enfance ne rêvaient que friandises, Nicolas jeûnait deux fois par semaine, et plus tard même quatre fois. Son abstinence était bien plus rigoureuse encore pendant le carême. II ne faisait alors usage d'aucun aliment cuit ou chaud, se contentant une fois le jour de poires sèches ou d'un peu de pain sec. Grave leçon pour nos enfants et nos jeunes gens ! Ne croyons pas que le bonheur pour eux consiste à faire tous leurs caprices. Il y a longtemps déjà que le prophète Jérémie a dit : « Heureux l'homme qui a porté le joug dès sa jeunesse ! » Tous les vices sont en germe dans le cœur de l'enfant, et ce n'est que par l'esprit de sacrifice qu'on les étouffe. Puisse en cela Nicolas de Flue servir d'exemple à la jeunesse ! Se priver de friandises, jeûner un peu le vendredi, s'abstenir de tabac, par exemple, durant le carême, et pratiquer, en un mot, la mortification chrétienne par amour pour le divin Crucifié, voilà qui virilise et aguerrit la volonté et assure la maîtrise sur les passions. C'est par un long apprentissage du maniement de son arme que le jeune soldat devient habile : c'est par l'entraînement, les exercices et les tournois que les gymnastes, les vélocemen, les lutteurs et tous les sportsmen se préparent à cueillir des lauriers. « Et cependant à tous ceux-là n'emporteront, comme dit saint Paul, qu'une couronne périssable ». Que ne doit donc pas faire le chrétien qui lutte pour la couronne immortelle du ciel ? Ah ! Je comprends bien maintenant le jeune Nicolas ! Il cultive son âme et lutte pour la couronne céleste. Ses occupations se résument en deux mots : prière et travail. Car si Dieu donne sa grâce aux petits sans leur concours, à l'homme fait il ne l'accorde qu'à la prière. Ici encore, Nicolas est un modèle. A l'âge où d'autres recherchent l'oisiveté et les amusements frivoles, lui cherche les lieux écartés et solitaires pour se livrer à la prière, qu'il chérissait de tout son cœur. Qui l'eût vu en ces moments, eût été frappé de sa ferveur. Son maintien extérieur à l'église, comme à la maison durant la prière en famille, trahissait les élans enflammés de son âme. Cependant sa dévotion fervente et son amour de la solitude ne lui faisaient négliger aucun des devoirs de l'obéissance et du travail. Seulement, pendant que ses bras étaient à l'œuvre, son esprit s'élançait vers Dieu. Il réalisait ainsi l'avertissement du Maître : « Il faut toujours prier ». Que d'hommes, hélas ! Ne sont que de pures machines au travail ! Le matin, c'est la mise en marche, et le soir l'arrêt du moteur ! Aucune pensée élevée, aucune intention surnaturelle ; et dès lors aucun mérite, ni aucune récompense ! Leur vie n'est qu'une vaine agitation ; ils font de grands pas, mais sur une fausse route et ils n'arriveront pas à destination. Que n'imitent-ils Nicolas de Flue, en sanctifiant leur travail par la prière et en se recueillant le soir au pied du crucifix de famille ! « Je vous rends grâces, mon Dieu, pour tous les bienfaits que j'ai reçus durant ce jour ; et si je vous ai offensé, je vous en demande pardon ! » Belle et sainte vie du jeune homme qui marque toutes ses actions du sceau de l'éternité ! Nicolas fut grandement récompensé de Dieu pour sa profonde piété. Il connut cette paix et ce bonheur intérieurs qu'ignorent les mondains. Passant un jour par la vallée pittoresque du Melchtal, non loin de sa maison paternelle, il aperçut sur une hauteur une tour élancée, qui montrait le ciel comme un indicateur ; longtemps, il la contempla et son âme fut saisie d'un indicible attrait pour la solitude. Inutile d'ajouter que le jeune Nicolas était un modèle de respect et d'obéissance envers ses parents. Aussi chacun l'estimait et l'aimait, car il se montrait doux et affable envers tout le monde. Les saints ne sont pas des « repoussoirs » ; la religion, au contraire, éclaire les visages d'un rayon lumineux, tandis que le péché et le vice dégradent corps et âme.

4. La vocation

Au sortir de l'école primaire, l'adolescent se pose la question : que vais-je faire ? Pour Nicolas de Flue, il n'y eut pas d'émancipation de l'école, car dans ces villages de l'Obwald il n'y avait pas encore en ce temps-là d'école populaire. Les enfants recevaient de leurs parents l'instruction nécessaire. Le soir, lorsque la nuit avait ramené les laboureurs à la maison, après le repas de famille, voisins et amis se groupaient dans la chambre de ménage pour parler politique et discuter des intérêts du pays. Ce fut sans doute à cette école que le jeune Nicolas apprit à chérir sa patrie et qu'il sentit naître en lui cet ardent amour de la paix qui devait faire de lui plus tard le pacificateur de la Suisse.

Mais auparavant Dieu devait le conduire par d'autres voies ; il était appelé à fonder un foyer. On aurait pu croire qu'un homme aussi dévot et aussi mortifié allait devenir religieux ou même prêtre. Et bien ! Non ; la Providence voulait faire de Nicolas le modèle du père de famille chrétien. L'état de mariage exige une vraie vocation et les alliances bénies de Dieu se concluent dans le ciel. C'est donc du ciel, par la prière, qu'il faut demander conseil et lumière pour contracter un mariage heureux.

Beaucoup oublient cette vérité. A peine émancipés de l'école, ils s'abouchent avec la première jeune fille qu'ils rencontrent, jouent avec le feu et perdent leur âme. La punition ne se fait pas attendre ... et voilà deux malheureux de plus. Ce n'est pas ainsi qu'agira Nicolas, le brave et honnête jeune homme. Tout d'abord, il consultera le bon Dieu dans la prière ; puis il fera son choix. Mais ce ne sera pas dans les soirées et les fêtes mondaines qu'il ira chercher sa compagne : de la religion, un bon caractère et la pureté des mœurs, voilà ce qu'il veut. Il demandera donc conseil à ses parents et commencera sa fréquentation, chose sérieuse et sacrée devant Dieu.

Parmi les jeunes filles de son village, il en est une qui brille par sa modestie et sa piété ; elle se nomme Dorothée Wyzling ; c'est elle que choisit Nicolas. Rien de léger, rien de déréglé dans leurs fréquentations, car le souvenir de la présence de Dieu les pénètre tous deux. Comme aux noces de Cana, Jésus et la Sainte Vierge sont là pour les bénir. Ainsi se prépare le mariage des saints en la compagnie des amis du ciel. Malheur à ceux qui se marient sans vocation, ou en état de péché mortel !

5. Le père de famille

« Le mariage est un grand sacrement », a dit l'apôtre saint Paul. Des sept sacrements de l'Eglise, trois seulement se donnent à l'autel, au foyer même du sanctuaire : l'eucharistie, l'ordre et le mariage. Tous les trois donnent la vie de l'âme. De plus, par le mariage les époux reçoivent une parcelle de la puissance créatrice de Dieu pour transmettre la vie corporelle. Nicolas était profondément pénétré de la sainteté et de la grandeur de ce sacrement. Aussi le plaisir des sens ou un amour déréglé ne vint jamais flétrir les cœurs si purs de ces deux époux : ni l'un ni l'autre n'ont jamais porté la moindre atteinte à la sainteté de leur union. Jamais mariage ne fut plus heureux ; c'était à qui surpasserait l'autre en amour, en pureté, en vertu. Nicolas ne perdit donc rien dans le mariage de la charité qu'il avait pour son Dieu ; au contraire, son nouvel état semblait avoir acquis au Christ deux cœurs pour l'aimer. « Nicolas eut même bientôt plusieurs autres cœurs pour l'aider à aimer Dieu », car de nombreux enfants naquirent de son mariage cinq garçons et cinq filles. Deux moururent en bas âge ; ce furent deux petits anges, protecteurs de la famille près du trône de Dieu. Telle est la pensée consolante des parents qui pleurent ces petits êtres ; les louanges que ceux-ci adressent à Dieu dans le ciel sont comptées comme mérites pour leur père et mère. Qu'on juge dès lors de la somme de mérites, de louanges, d'adoration et de prières qui entourent le trône de Dieu, et descendent, par l'intermédiaire de ces petits anges, sur les générations qui se suivent au cours des siècles ! Aujourd'hui encore la famille du bienheureux Nicolas de Flue se survit et compte des représentants dans les ordres, dans la magistrature, parmi les travailleurs de la terre. Dans les saints Livres, le juste est comparé au palmier planté au bord des eaux et dont la frondaison magnifique s'étend su loin. De vrai, le bienheureux Nicolas de Flue est ce palmier toujours vert et florissant dans les jardins du paradis. Voilà comment Dieu bénit les familles nombreuses.

Oui, dira-t-on peut-être, mais la famille de Flue était riche et le pain ne risquait pas de manquer un jour au foyer domestique. C'est vrai, mais pour l'ouvrier, pour l'humble travailleur, la Providence est bonne et Celui qui nourrit des petits oiseaux du ciel ne laisse pas mourir de faim les enfants dans les berceaux. A famille nombreuse, bénédictions nombreuses. Malheur par contre, trois fois malheur, à qui exploite le pauvre chargé d'enfants en lui donnant un salaire dérisoire ! Malheur au propriétaire qui lui refuse un gîte dans sa maison sous le prétexte sacrilège qu'il a trop d'enfants ! Marie et Joseph, eux aussi, frappèrent à cent portes diverses à leur arrivée à Bethléem ; il n'y avait pas de place pour eux ; ils étaient trop pauvres. Mais l'étable de Bethléem est devenue le sanctuaire le plus sacré de la terre. C'est là qu'est né le Sauveur du monde.

Nicolas fut guidé visiblement par la main de Dieu dans l'éducation de ses enfants. « Il a élevé des enfants semblables à lui par leur vie, leurs mœurs et leurs vertus », nous disent ses historiens. Travail et prière, telle était la consigne. Avec cela, beaucoup de bonté, de douceur, de support mutuel. Les loisirs que laissait le travail des champs étaient partagés entre d'honnêtes délassements et des entretiens édifiants. Le père n'abandonna rien de ses pratiques de piété et de mortification. Il donna toujours à sa famille l'exemple de la plus haute perfection. Jean, son fils aîné, nous assure que son père se levait chaque nuit pour prier ; que ses travaux à la campagne commençaient et finissaient par l'oraison. Voici quelques-unes de ses prières favorites : « O Seigneur, enlevez tout ce qui m'éloigne de vous ! - O Seigneur, faites-moi don de ce qui mène à vous ! - O Seigneur, enlevez-moi à moi-même et donnez-moi tout à fait à vous ! »

Une vie aussi sainte que celle de Nicolas ne devait pas faire le compte du démon, ce grand ennemi des âmes. Aussi, nombreux furent les assauts et les tentations qu'eut à subir cet homme de Dieu. Toujours il en triompha par la prière. Encore ici, une leçon pour nous. Les saints ont été tentés comme nous le sommes. Saint Paul s'en plaignait au bon Dieu. « Ma grâce te suffit », lui fut-il répondu. Un jour que l'un des enfants de Nicolas accourait vers son père en disant que le démon voulait le dévorer, il lui répondit tranquillement : « N'aie pas peur, mon enfant ; le démon ne peut qu'aboyer, il ne peut pas mordre. Si son désir de nous nuire est grand, son pouvoir est petit ». Ces paroles ne nous rappellent-elles pas celles de saint Jean Chrysostome : « Le démon est un chien enragé, mais il est enchaîné ? » Ne nous en approchons pas, et laissons-le aboyer !

6. Le soldat

Le meilleur chrétien est aussi le meilleur citoyen et le meilleur soldat. Nicolas de Flue fut appelé sous les armes. Il fut soldat dans le sens chrétien du mot. A lui peuvent s'appliquer les paroles de saint Paul, parlant des combats spirituels : « Combats comme un bois soldat de Jésus-Christ ! » A ce moment-là, la Suisse offrait le triste spectacle de discordes et de dissensions profondes. Fascinés par l'or étranger, nos aïeux, volontiers, s'en allaient au dehors prendre du service. Plus d'une fois, il leur arriva ainsi de combattre entre frères. Or, la guerre excite dans l'homme les instincts cruels et les passions brutales. Trois fois, le jeune Nicolas fut appelé sous les armes : une première fois, en 1436, dans la guerre de Zurich contre les petits cantons ; une seconde fois, en 1443, dans la guerre contre Zurich, alliée de l'Autriche ; et enfin, une troisième fois, en 1460, dans la guerre de Thurgovie. De pareilles dissensions, entre enfants d'un même pays, sont particulièrement odieuses et éveillent dans le cœur du jeune soldat des sentiments douloureux. Nicolas fit son devoir par obéissance, et le fit bravement, tantôt comme porte-enseigne, tantôt à la tête d'une compagnie de cent hommes. Sous l'habit militaire, il eut garde de souiller le vêtement précieux de la grâce sanctifiante. Il se battit comme il priait, avec une ardeur qui tenait de d'enthousiasme, d'une main tenant son épée, de l'autre son chapelet ; à cette époque, chacun portait un chapelet à la ceinture. Pendant que ses compagnons d'armes passaient les moments de trêve en amusements inutiles ou dangereux, Nicolas se retirait dans une église ou quelque endroit solitaire ; là il passait de longues heures à prier, à méditer sur les grandes vérités de la religion, et la retraite entretenait à souhait l'intime paix de son âme.

Brave au combat, Nicolas se montrait bon et compatissant envers les vaincus et il ne manqua jamais l'occasion de recommander aux siens la modération dans la victoire. Dans la guerre contre l'Autriche, lors de la prise de Diessenhofen, un grand nombre de soldats autrichiens s'étaient réfugiés dans le couvent des Dominicaines du Val de Sainte-Catherine (Katharinenthal). Les Suisses tinrent conseil et décidèrent de mettre le feu au couvent pour obliger les Autrichiens à prendre la fuite. En cette circonstance, Nicolas se distingua par sa fermeté et par sa douceur. Il alla trouver les chefs et plaida avec force la cause de la communauté menacée, leur représentant l'impossibilité où se trouvaient les ennemis de s'y maintenir encore longtemps, et leur présageant que de ce couvent sortiraient un jour d'illustres modèles de vertu. Ses prières et ses supplications ébranlent la résolution des chefs. Il court alors sur le théâtre de l'incendie déjà commencé et, au péril de sa vie, il s'oppose aux ravages du feu, arrache les torches des mains des soldats et sauve d'une ruine imminente cette maison de Dieu qui, plus tard, maintint sa haute réputation de sainteté et conserva longtemps avec reconnaissance le religieux souvenir de son sauveur. En 1873, après une longue existence, le célèbre couvent fut occupé par le gouvernement de Thurgovie, qui en fit un asile de vieillards. Puissent les prières du bienheureux ermite du Ranft obtenir un jour la restauration de ce monastère !

Quelle belle leçon donne ici à nos jeunes soldats ce noble guerrier ! Plein de bravoure, épris d'un ardent amour pour son pays, il ne connut aucune bassesse et respecta toujours les faibles. Chez lui, d'amour de la patrie était accompagné de l'amour de Dieu et du prochain. Certains jeunes gens, hélas ! se croient tout permis quand ils ont revêtu l'uniforme du soldat ! Plus de messe le dimanche, plus de retenue dans les paroles, les chansons et les gestes ; une conduite et des propos à faire rougir leur mère. Comme il leur sied mal, à ceux-là, de marcher derrière la blanche croix qui orne notre drapeau !

7. Le magistrat

Un homme d'une telle sagesse et d'une si grande équité ne pouvait rester ignoré en temps de paix. Ses concitoyens lui donnèrent bien vite leur confiance et prirent conseil de lui dans les affaires délicates. Nicolas n'ambitionna aucune charge publique ; il désirait mener une vie cachée en Dieu et se consacrer à sa famille. Toutefois, pour répondre aux vœux du peuple, il accepta la charge de juge et de conseiller cantonal. Dans l'exercice de ses fonctions, il ne rechercha que le plus grand bien du peuple et l'honneur de Dieu ; comme juge, il s'inspira de la plus stricte justice, qu'il savait tempérer par une bonté toute paternelle. Quand survenait quelque différend entre deux habitants du village, il les appelait chez lui et jugeait séance tenante. A celui qui succombait, il donnait ordinairement quelques beaux fruits de son jardin comme consolation. Le curé Henri Imgrund, son ami et son directeur de conscience, a révélé après sa mort ce qu'il lui avait dit un jour au sujet de sa carrière de magistrat : « J'ai reçu de Dieu en partage un esprit droit ; j'ai été souvent consulté dans les affaires de ma patrie ; j'ai aussi prononcé beaucoup de sentences ; mais, grâce à Dieu, je ne me souviens pas d'avoir agi en quelque chose contre ma conscience. Je n'ai jamais fait acception de personnes et je ne me suis jamais écarté des voies de la justice ». Heureux ceux qui peuvent se rendre ce témoignage après un sérieux examen de conscience ! Et que l'on n'aille pas croire que c'est là, chez Nicolas, de l'outrecuidance. Il confesse bien humblement « qu'il a reçu de Dieu cet esprit droit ». La haute dignité de Landamann lui fut offert par ses concitoyens à plusieurs reprises ; mais Il craignit cette grande responsabilité et la refusa toujours. Les honneurs publics ne purent jamais le distraire du travail de sa sanctification personnelle et du soin de sa famille. Bel exemple pour les hommes politiques qui seraient portés à négliger leurs devoirs de chrétiens et de pères de famille !

S'il faut en croire le récit d'anciens biographes, un incident judiciaire aurait déterminé Nicolas à se démettre de ses fonctions publiques. Dans une cause qui avait été portée devant les juges, ceux-ci firent preuve d'une telle partialité que, malgré l'intervention énergique de Nicolas, une sentence manifestement injuste fut prononcée. Le saint homme se souvint alors des jugements de Dieu, par qui tous les procès de la terre seront révisés en toute justice et en toute équité. Sa décision fut aussitôt prise : il renonça à ses fonctions de juge.

8. Une vocation divine

Dieu possède sur nous un droit absolu, et il nous conduit à notre destinée par les sentiers qu'il lui plaît. Nicolas, époux et père de famille, sentait que Dieu lui avait réservé quelque chose de plus grand que les honneurs de la terre. Dès sa plus tendre jeunesse, il avait ressenti un attrait particulier pour la solitude, et à mesure qu'il avança dans la vie, il médita de plus en plus ce genre de vie plus parfait, vers lequel Dieu semblait lui frayer le chemin. Un jour qu'il faisait paître son troupeau dans un vallon, il se mit à prier ; son esprit, ravi en extase, eut plusieurs visions. Il vit sortir de sa bouche un lis éclatant de beauté et répandant une suave odeur. Cette fleur s'éleva jusqu'au ciel. Tandis qu'il prenait plaisir au parfum et à la beauté de la fleur, son troupeau vint à lui en bondissant, avec, au milieu, un cheval superbe, qui, s'approchant, lui tira le lis de la bouche. Nicolas reconnut par-là que son trésor était dans le ciel, mais que les biens et les joies célestes lui seraient enlevés, si son cœur restait attaché aux choses de la terre. Il entendit une autre fois, au milieu d'un pâturage désert, un harmonieux concert de voix, lorsque tout à coup parut un vénérable vieillard, chantant, qui lui demanda l'aumône, puis disparut après l'avoir refusée en remerciant. Nicolas étendit ses bras vers Dieu et, soupirant, il s'écria : « Tu ne veux donc pas mon bien, tu me veux moi-même ! »

Une autre fois, il aperçut un superbe palais avec une fontaine, d'où coulaient le vin, l'huile et le miel. Il fut invité à boire, ce qu'il fit avec un indicible plaisir. D'autres aussi reçurent la même invitation ; mais comme dans l'Evangile, ils s'excusèrent prétextant leurs affaires ou leur négoce. Cette vision le fit réfléchir ; il vit alors venir à lui trois hommes d'un extérieur pareil et vénérable et dont les manières et les discours ne respiraient que la vertu. L'un d'eux commença ainsi à l’interroger : « Dis-nous, Nicolas, veux-tu te remettre corps et âme en notre pouvoir ? Je ne me donne à personne d'autre, répondit-il, qu'au Dieu tout-puissant, que j'ai longtemps désiré servir de mon âme et de mon corps ». A ces mots, les étrangers se tournèrent l'un vers l'autre en souriant, et le premier reprit : « Puisque tu t'es donné tout entier à Dieu et que tu t'es engagé à lui pour jamais, je te promets que, dans la soixante-dixième année de ton âge, tu seras délivré de toutes les peines de ce monde. Reste donc ferme dans ta résolution et tu porteras dans le ciel une bannière victorieuse au milieu de la milice divine, si tu as porté avec patience la croix que nous te laissons ». L'homme de Dieu était à se demander comment il pourrait vaincre les difficultés qui s'opposaient à la réalisation de son dessein, lorsque, dans le courant de l'été, il entendit une voix d'en-haut lui dire : « Nicolas, tu cherches avec anxiété comment tu pourrais te donner exclusivement au bon Dieu. Par tes seules forces, tu ne le peux pas ; tourne-toi vers Dieu, car rien ne lui est plus agréable qu'une résignation volontaire. Quitte tout ce qui t'est cher, et tu verras que Dieu aura soin de toi. ». Dès lors, sa résolution est prise ; il quittera le monde pour s'ensevelir dans la solitude. Mais il est père de famille ; il aime ses enfants et ceux-ci lui sont très attachés ; il est époux et les liens du mariage sont indissolubles. Ce n'est donc pas sans une grande crainte qu'il communique son pieux projet à son épouse. Celle-ci verse d'abord d'abondantes larmes et demande quelques jours pour réfléchir à ce qu'elle vient d'apprendre. Reconnaissant alors la volonté de Dieu, elle fait, avec l'héroïsme d'une femme vraiment chrétienne et pour l'amour de Jésus-Christ, le sacrifice qu'on demande d'elle ; elle donne son consentement avec une sainte résignation. Pour les grands sacrifices, Dieu donne de grandes grâces.

Néanmoins la séparation fut cruelle. Nicolas régla ses affaires. Libre alors de tous ses liens, le 16 octobre 1467, il réunit les siens et leur fit ses adieux. Il se présenta devant eux la tête et les pieds nus, revêtu d'une longue robe de pèlerin, le bâton et le chapelet à la main. II les exhorta à vivre toujours dans la crainte de Dieu, dans l'amour et la concorde. Il leur demanda pardon et leur promit, en retour du grand sacrifice qu'ils acceptaient, les plus abondantes bénédictions célestes et un éternel revoir auprès de Dieu. La petite assemblée pleurait. Nicolas embrassa son épouse, ses enfants, son vieux père septuagénaire et quitta sa maison dans laquelle il ne devait plus jamais rentrer. « Quiconque, dit le Sauveur, met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas digne du royaume des cieux ».

9. A la recherche d'un ermitage

Où dois-je aller ? Telle est la question que se pose Nicolas, comme autrefois saint joseph partant pour l'Egypte. A qui fait son devoir, Dieu ne fait jamais défaut. Nicolas se mit paisiblement en route ; il ne voulait pas rester dans son pays, craignant de devenir un sujet d'étonnement, de scandale même pour ses compatriotes. Il prit donc la direction du jura et de l'Alsace, et arriva ainsi aux limites de la Confédération, sur les hauteurs du Hauenstein, d'où il aperçut la ville de Liestal. Il s'en détourna, car cette ville lui apparut comme en flammes. Dans une localité voisine, il rencontra un paysan auquel il fit part de sa résolution, en le priant de lui indiquer un lieu retiré où il pût la mettre à exécution. Cet homme de bien trouva le projet bon et louable, mais lui conseilla de rentrer dans sa patrie, pour ce motif que des Confédérés n'étaient pas toujours bien accueillis partout ; on pourrait, ajouta-t-il, le voir de mauvais œil à Bâle ou ailleurs, et troubler sa retraite ; il y avait du reste assez de déserts en Suisse, pour y servir Dieu en paix. Le frère Nicolas remercia le bon paysan et reprit le même soir le chemin de son pays. Il passa la nuit dans un champ, en plein air, et pria Dieu de l'éclairer sur le but de son pèlerinage. S'étant endormi, il entrevit une vive clarté partant du Hauenstein et se dirigeant vers les montagnes de l'Unterwald ; il lui semblait qu'une secrète impulsion le ramenait vers sa patrie. Cette clarté surnaturelle pénétra tout son intérieur, et le fit souffrir comme s'il avait senti le tranchant d'un glaive dans ses entrailles. Depuis ce jour jusqu'à sa mort, il ne prit plus aucune nourriture.

Le lendemain, Nicolas se remit en route, guidé par la clarté surnaturelle qui lui était apparue en songe, et se dirigea vers la vallée qu'il avait vue pendant son sommeil et où il avait une propriété, près de Klysteralp. II s'y arrêta et y séjourna quelques jours, priant et méditant les choses divines, ayant pour lit quelques branches de houx, et pour coussin un fragment de rocher. Mais voici que des chasseurs découvrirent la demeure de l'ermite. Ils en parlèrent à son frère, Pierre de Flue, qui vint le supplier de rentrer dans sa maison, où on lui aménagerait une petite cellule afin qu'il pût suivre l'appel de Dieu. Pour n'avoir pas d'air de tenter la Providence, Nicolas fit appeler secrètement un prêtre vénérable, Oswald Isner, curé de Kerns, de qui il prit conseil. Lorsque le prêtre vit sa mine de santé conservée malgré ces grandes fatigues et l'abstention de toute nourriture, il comprit que le doigt de Dieu était là et lui conseilla de persister ; dans cette épreuve aussi longtemps qu'il pourrait la supporter sans danger de mort.

A quelque temps de là, Dieu indiqua à nouveau à l'ermite, par un rayon de lumière surnaturelle, un refuge moins accessible aux hommes, dans une gorge obscure appelée le Ranft. Ce fut-là que Nicolas se construisit une hutte de branchages qu'il entoura d'épais taillis.

Mais le lieu de sa nouvelle retraite ne tarda pas à être connu dans la contrée. On en parla ; les uns prirent la chose au sérieux ; d'autres parlèrent d'illusion ; quelques-uns émirent des doutes sur les intentions de Nicolas ; en un mot, chacun y alla de sa petite remarque... Peu à peu, le doute se changea en admiration pour le saint homme de Dieu. Celui-ci ne demeura qu'une année dans sa cabane faite de broussailles. Une assemblée générale du canton décida de lui bâtir une habitation avec une chapelle. Cet ermitage subsiste encore ; petite et étroite, la chambre ne mesure que six pieds de hauteur ; avec sa haute stature, Nicolas ne pouvait pas s'y tenir debout. Trois fenêtres y étaient aménagées : l'une donnant sur l'autel de la chapelle ; la seconde recevant la lumière du jour, et la troisième permettant à l'ermite de s'entretenir avec les visiteurs.

C'est là, dans cette solitude paisible du Ranft, à un quart d'heure de sa maison, que le solitaire passa les vingt dernières années de sa vie, jeûnant et priant, n'ayant pour lit qu'une planche nue et pour oreiller une pierre du torrent. L'endroit qu'il aimait par-dessus tout, c'était la petite chapelle, son paradis sur terre. Elle fut consacrée et dotée par l'évêque de Constance. Des princes et des rois se plurent ensuite à l'enrichir de fondations, afin d'y établir une chapellenie pour que le pieux ermite pût entendre la sainte messe chaque jour. L'archiduc d'Autriche lui-même, Sigismond, fit un don généreux au sanctuaire. En reconnaissance Nicolas lui accorda ses prières, et, la même année, la paix fut conclue entre l'Autriche et la Suisse. En l'année 1470, le pape Paul II accorda une indulgence plénière aux visiteurs de la chapelle. Le premier chapelain fut Pierre Bachtaler, témoin et admirateur de la sainteté de l'Ermite du Ranft.

10. Dans la solitude

Le monde, surtout notre monde moderne, ne sait pas comprendre ce que Dieu réserve à ceux qui l'aiment. Il est trop attiré par les music-halls et les dancings, par les matchs, les records, par les spéculations et les coups de bourse : autant de vains fantômes qui ne laissent dans les âmes que le vide et la faim ! Lorsque Nicolas eut accompli le grand sacrifice qui le détachait de tous les biens de la terre, il sentit naître dans son cœur une « paix ineffable que le monde ne peut pas donner ».

Quel fut donc son genre de vie dans la solitude ? Après un court repos sur la dure planche qui lui servait de lit, peu après minuit, il quittait son oreiller de pierre et commençait sa prière et son oraison qui se continuaient durant toute la journée. Son âme si pure, toute illuminée des grâces d'en-haut, pénétrait bien avant dans les mystères de la foi et jusque dans les profondeurs de la sainte Trinité, mystère dont il eut une révélation particulière. Son cœur s'attendrissait jusqu'aux larmes à la contemplation des plaies du divin Crucifié. A lui qui savait à peine lire, la croix, comme un livre ouvert, enseignait la pratique de la vertu et de la perfection. Il compatissait aux souffrances du divin Sauveur et de sa très sainte Mère ; il se livrait à la mortification, à la prière et au jeûne pour les pauvres pécheurs. Son oraison était un acte perpétuel d'amour, d'amour confiant et pur, une sorte d'extase. Rien d'étonnant dès lors que saint Pierre Canisius ait recueilli ses colloques pour en faire profiter tous les fidèles.

« Regardez et faites comme le modèle ! » ami lecteur. « Mais je n'ai pas le temps ! » Pour tout, vous avez du temps. Faites comme cette pieuse mère de famille, dont les fils et les filles occupent maintenant des places honorables dans le monde et dans le cloître, et qui, jusqu'à l'âge de huitante ans, se leva chaque matin à 4 heures pour faire une heure de méditation ; et durant la journée, elle accompagnait son travail d'un cantique à la Sainte Vierge. Et ce jeune ouvrier boulanger, qui vécut quelque temps en Suisse, saint Clément Hofbauer, l'apôtre de Vienne, lui aussi se levait à 2 heures du matin et chantait sa prière en pétrissant son pain. Dès avant le lever du jour, Nicolas n'avait de pensée que pour Dieu et pour son âme. Avant la fondation de la chapellenie, il faisait chaque jour une heure de marche pour assister à la sainte messe dans l'église paroissiale de Kerns ou de Sachseln. Il n'y a rien de plus grand ici-bas que le sacrifice de la messe. Y assister, unir nos prières, nos souffrances et nos peines à celles de la divine victime doit être notre plus grand bonheur sur la terre.

L'après-midi, le pieux ermite recevait la foule des visiteurs qui voulaient s'entretenir avec lui. La renommée de sa sainteté s'était répandue au loin. Les biographes racontent que les pèlerins se rendant à Einsiedeln passaient aussi au Ranft pour y chercher conseil et réconfort. On vit venir dans cette mystérieuse retraite des évêques et autres personnages illustres, de savants théologiens, tout comme des gens du peuple, pour confier leurs peines au Frère Nicolas, se recommander à ses prières et s'inspirer de ses conseils. Il se montrait plein de bonté envers chacun ; « de sa bouche coulaient des paroles plus douces que le miel ». Mais aussi, sa vie austère et mortifiée, comme celle de Jean-Baptiste, prêchait éloquemment la pénitence. Avec une noble franchise et une sainte indépendance, il rappelait à tous, même aux prêtres et aux magistrats, leurs devoirs. A cette époque, de graves désordres sévissaient dans la société, et même dans l'Eglise. Nicolas qui s'était toujours montré très respectueux envers les prêtres et les magistrats, recommandait à ses visiteurs le respect et l'obéissance envers l'autorité religieuse et civile. Lorsqu'il avait à parler de certains prêtres indignes, il disait : « La plante qui reçoit l'eau du rocher ne s'enquiert pas si l'eau coule par un tuyau de plomb ou d'argent. De même, vous recevez des bons comme des mauvais prêtres la même grâce de Dieu, pourvu que vous y soyez convenablement préparés ». Remarque profondément vraie : en matière de foi, on ne doit pas confondre la personne avec le ministère qu'elle remplit. Malheur, sans doute, aux prêtres indignes. Le sacrilège de judas mérite le châtiment de judas ! Ce que Nicolas disait aux soldats, nous l'avons vu dans la guerre de Thurgovie, lorsque les Suisses menaçaient d'incendier le couvent des Dominicaines du Val-Sainte-Catherine. En un mot à tous il parlait avec franchise et charité. Seuls, les vulgaires curieux ou les visiteurs mal intentionnés, (ce que le pieux ermite connaissait par inspiration divine) ne recevaient pas audience ; il ne voulait pas perdre son temps en de vains et inutiles entretiens. Ses paroles n'avaient pas d'autre but que d'apporter lumière et conseil dans les âmes. Au moment de prendre congé il disait toujours : « Que le nom de jésus soit votre salut ! » Telle doit être aussi la raison et le sens de tous nos entretiens : Jésus, qui nous demandera compte un jour de toute parole oiseuse.

Jamais l'ermite ne quitta son étroite cellule pour se récréer ou se distraire : seuls, l'amour de Dieu et du prochain, ou bien les intérêts de son âme pouvaient le tirer de la solitude. On le voyait, aux jours de grandes solennités, à Lucerne, à Einsiedeln, à la chapelle de Notre-Dame à Sarnen, ou à l'église de Saint-Nicolas, son patron, sur l'autre rive de la Melchaa. Quelle impression ne devait pas faire sur la foule cet étrange pèlerin, à la haute stature, au front émacié, portant les traces de ses dures mortifications ! Pourtant, il voyageait de préférence la nuit, afin de ne pas attirer sur lui les regards des hommes, et c'est encore la nuit qu'il regagnait sa retraite. Un homme qui menait une vie aussi sainte ne pouvait manquer d'exciter la rage du démon. Une seule fois, celui-ci réussit à tromper le Frère Nicolas qui revenait de la messe en récitant son chapelet. Passant devant sa maison, à Flueli, il entendit un tel vacarme dans la chambre de famille qu'il crut que ses enfants se disputaient. Il s'approcha des fenêtres et voulut recommander la paix ; mais il s'aperçut alors que la chambre était déserte et que ses enfants n'étaient pas même à la maison. Ce fut la seule fois qu'il s'approcha de son ancienne demeure, qu'il avait quittée sur l'appel de Dieu.

Plus un homme est avancé dans la vertu, plus il s'attire la haine du démon, ce grand jaloux à qui le ciel est à jamais fermé. Par tous les moyens, il cherche à détourner l'homme de sa destinée, depuis nos premiers parents jusqu'au dernier mortel à la fin des temps ; il n’a pas même épargné le Christ au désert. Le Ranft fut donc aussi pour Nicolas un champ de bataille. Le tentateur lui apparut sous les formes les plus diverses, tantôt proférant des insultes et des menaces, tantôt cherchant à le séduire. Mais l'homme de Dieu sut toujours le démasquer, et c'est parfois avec une ironie cinglante qu'il l'apostropha. « Tu dois être là depuis fort longtemps, lui dit-il un jour, puisque tu sais donner de si bons conseils. Comment se fait-il donc que tu n'aies pas su te diriger toi-même et que tu aies échangé le ciel contre l'enfer ? » Si un Nicolas de Flue a dû subir de tels assauts, et si le démon s'est promis « de cribler les apôtres eux-mêmes comme on crible le froment », nous ne devons pas nous étonner d'être tentés, nous qui sommes si imprudents et qui nous exposons si souvent à l'esprit du mal. Une seule chose nous rassure, c'est la parole que Jésus adressa à l'apôtre saint Paul : « Ma grâce te suffit ».

11. Nicolas et l'Eucharistie

Selon la remarque d'un auteur spirituel, c'est la puissance de Dieu « qui porte les saints et leur fait faire des couvres qui sont au-dessus des forces de la nature ». Saint Paul l'affirme : « je puis tout, dit-il, en Celui qui me fortifie », c'est-à-dire le Christ dans la sainte Eucharistie. Tel fut aussi pour Nicolas de Flue le principe surnaturel de sa sanctification ; on peut dire que l'Eucharistie fut l'âme de sa vie. Dans les premiers siècles de l'Eglise, alors que sévissaient les sanglantes persécutions, c'est dans la messe et la communion que les chrétiens allaient puiser la force du martyre. Plus tard, ce zèle empressé des fidèles pour recevoir la sainte Eucharistie se refroidit malheureusement. Beaucoup se tenaient à l'écart et les bons eux-mêmes ne communiaient que rarement, se conformant à une coutume, contre laquelle S.S. Pie X allait réagir si heureusement. Cette coutume nous fait comprendre pourquoi Nicolas de Flue ne s'approchait qu'une fois par mois de la sainte table ; et pourtant son amour pour la sainte Eucharistie était si grand qu'il en faisait le soutien même de sa vie. Déjà comme enfant, Nicolas avait demandé au bon Dieu de pouvoir vivre sans manger, pour se séparer d'autant mieux du monde. Pour les témoins de sa vie d'anachorète, c'était un spectacle profondément édifiant que de le voir assister au sacrifice de la messe ou s'approcher de la sainte table. Son maintien extérieur révélait sa foi profonde au Saint Sacrement de l'autel. A cette foi vive, répondaient un respect, une dévotion et un amour admirables. Pour sûr, le Dieu de l'Eucharistie ne pouvait trouver un tabernacle qui lui fût plus agréable que le cœur brûlant d'amour du Frère Nicolas. Mais aussi, quel prodige de la divine bonté envers lui ! Vingt années durant, il ne prit pas d'autre nourriture que la sainte communion.

L'Eucharistie est la nourriture de notre âme et l'aliment de la vie surnaturelle en nous. Nicolas le savait, et il en avait fait l'expérience dès sa jeunesse. Le divin Sauveur l'a dit expressément : « Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez son sang vous n'aurez pas la vie en vous. Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang un breuvage. Je suis le pain vivant descendu du ciel ; quiconque mangera de ce pain vivra éternellement ». Voilà pourquoi l'Eucharistie fut- toujours le foyer ardent où vint s'alimenter la vie spirituelle du saint ermite du Ranft ; toutes ses pensées, tous ses désirs et toutes ses actions gravitaient autour de ce foyer d'amour. Quel exemple pour nous tous !

Comprend-elle, notre jeunesse, le bonheur qu'elle a d'appartenir à ce vingtième siècle qui a été appelé avec raison le siècle de la communion fréquente ? Le saint Pontife Pie X a convié à la sainte table les petits enfants, au cœur innocent et pur ; il a exhorté à la communion fréquente les jeunes gens et les jeunes filles ; à l'âge où les passions s'éveillent, c'est le moyen le plus efficace de conserver sa vertu. De nos jours plus que jamais tant de dangers conspirent à perdre la jeunesse. « Malheur à celui qui est seul ! » comme dit l'Esprit-Saint. Que le jeune homme et la jeune fille restent donc toujours unis à leur Sauveur. Et lorsqu'il s'agit de choisir un état de vie, c'est jésus, « la voie, la vérité et la vie », qu'il faut consulter ; lorsque surtout les fréquentations commencent en vue du mariage, alors particulièrement la communion fréquente est de rigueur, si on veut que Jésus et Marie bénissent le mariage, comme à Cana.

Aux noces de Cana, le divin Sauveur a changé l'eau en vin, non pas seulement pour tirer d'embarras de jeunes époux, mais aussi pour leur donner un profond enseignement. Par ce miracle, jésus a voulu inspirer aux époux chrétiens la confiance en la divine Providence et leur donner le courage de remplir toujours leur devoir. Lorsque les soins des enfants et les soucis du pain quotidien assombrissent le front des parents, que ceux-ci invitent le Sauveur à venir s'asseoir au foyer de famille et leurs inquiétudes se dissiperont. N'est-ce pas Lui qui nous dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et qui êtes chargés et je vous soulagerai ? » Ainsi l'avait compris Nicolas de Flue ; avec son épouse et ses enfants, il resta toujours comme un sarment vigoureux et plein de vie, parce que greffé sur le cep qui est Jésus-Christ.

Puissent les paroles et les exemples des saints nous engager à communier souvent redisons aussi la belle prière que l'Eglise adresse à Dieu, à la messe du Bienheureux Nicolas de Flue : « O Dieu, qui avez nourri miraculeusement le bienheureux Nicolas de Flue du Pain des Anges, accordez-nous, par l'intercession de ce grand saint, de recevoir dignement ici-bas le Corps et le Sang de Notre-Seigneur, afin que nous méritions de jouir éternellement de sa vue au ciel. » Si nous n'avons pas le bonheur de recevoir chaque jour sacramentellement le Pain des Anges, faisons du moins la communion spirituelle en nous unissant de près ou même de loin au saint Sacrifice de la messe.

12. Le Sauveur de la patrie

Après les guerres, les chefs d'Etat et les diplomates se réunissent pour discuter de la paix et en fixer les conditions. Mais au grand jour du jugement dernier, il apparaîtra que les vrais négociateurs de la paix des peuples à travers l'histoire ne furent pas les seuls hommes politiques, mais bien plutôt les âmes qui prièrent et qui, comme Moïse, combattirent avec l'arme de la prière. Tel fut Nicolas de Flue, le grand apôtre de la paix.

Après avoir héroïquement résisté à toute la puissance de Charles le Téméraire et de ses alliés sur les champs de bataille de Grandson, de Morat et de Nancy, les Suisses, jusqu'alors si pleins de foi et de prudence, allaient malheureusement se diviser au milieu des joies enivrantes de la victoire. Pendant et après les guerres de Bourgogne, nos ancêtres avaient pris le goût des richesses, de la conquête et de la vie facile ; l'antique simplicité avait disparu. Les bonnes mœurs avaient grandement souffert un peu partout. Dans l'espace de trois mois, 1500 criminels avaient été condamnés par les tribunaux, et une bande de plusieurs milliers d'aventuriers semaient la terreur dans le pays. Des temps aussi tristes avaient besoin d'un Nicolas de Flue, l'homme de la prière ; ils avaient besoin d'un saint qui par ses mortifications et ses exemples de vertu fût une leçon pour tous, une prédication continuelle qui forçât à la réflexion et au retour sur soi-même.

Le Frère Nicolas faisait de « l'action catholique » dans le plus noble sens du mot. Maintes fois, il reçut dans son ermitage les premiers magistrats du pays qui venaient à lui pour obtenir des avis ou des conseils. Il leur répondait avec une noble franchise : « Confédérés, gardez-vous de la désunion ; bannissez tout esprit de parti ; c'est la perte d'un Etat. Ne cherchez pas à étendre vos frontières et à faire de nouvelles conquêtes. Méfiez-vous de l'esprit de lucre, et ne vous laissez pas aveugler par l'or étranger. Pas de guerre sans nécessité. Si l'on vous attaque, levez-vous pour vous défendre et pour sauver votre patrie et votre liberté ». Profession de foi d'un vrai patriote !

Après les guerres de Bourgogne, la Suisse, alors à l'apogée de sa renommée guerrière, se trouva tout à coup à deux doigts de sa perte. Le partage du butin et la question de l'admission de Fribourg et de Soleure dans la Confédération faillirent rompre l'ancienne amitié et jeter les confédérés dans la guerre civile. La diète fédérale était réunie à Stans, mais l'accord ne pouvait s'établir entre les députés. La diète allait donc se dissoudre et l'on ferait appel aux armes. Alarmé de la situation, le curé de Stans, Henri Imgrund, se rend en toute hâte à la cellule du saint ermite, et le supplie, au nom de Dieu, de sauver la patrie.

Nous pouvons nous représenter sans peine combien le Frère Nicolas dut souffrir en apprenant que la discorde des Confédérés allait s'aggravant. Combien ces querelles et ces disputes durent être douloureuses pour lui et avec quelle ardeur il dut implorer de la grâce divine le salut de la patrie ! Et le salut vint d'une manière inattendue ; le message du Ranft, apporté par le curé Imgrund, fut comme une illumination d'en haut et rétablit le calme et la paix ; le Convenant de Stans fut arrêté le 22 décembre 1481. Par un vote unanime, Fribourg et Soleure furent reçus au nombre des cantons confédérés.

De toutes parts, le Bienheureux reçut des remerciements. Récemment encore, en 1917, le Conseil fédéral, en ordonnant la sonnerie des cloches dans toute la Suisse, fit reconnaître en Nicolas de Flue, l'homme de la prière, comme le sauveur de la patrie. Son portrait a une place d'honneur au palais fédéral à Berne. Au commencement de la première guerre mondiale, l'Abbé d'Einsiedeln fit le vœu solennel de placer un ex-voto dans la Sainte Chapelle de son église en l'honneur du Bienheureux, si la Suisse était épargnée. La Suisse fut épargnée et la pieuse promesse accomplie. Après Dieu et la Sainte Vierge, c'est bien au saint ermite du Ranft que notre patrie doit l'insigne faveur d'avoir conservé la paix pendant les deux dernières guerres si meurtrières.

Ce grand ami de la paix aurait encore voulu préserver sa chère patrie d'un autre malheur. Avec un esprit vraiment prophétique, il entrevit ce qu'il en serait de l'avenir de la religion en Suisse : la confusion des esprits en matière de foi et la révolution religieuse du XVIe siècle. « Mes chers enfants, disait-il, ne vous laissez pas tromper par la nouveauté et par les artifices des hommes, ne vous laissez pas agiter comme le roseau par la violence du vent ». Le gouvernement de Berne lui-même, qui bientôt allait abandonner la foi des aïeux, avait envoyé au Bienheureux, après la diète de Stans, une adresse de remerciement ; et même après le schisme, les hauts magistrats de Berne disaient : « Nous tenons le Frère Nicolas en si haute estime que, pour nous, il n'y a pas le moindre doute qu'on doive le compter au nombre des saints ».

Que le saint pacificateur de la Suisse soit aussi le gardien de notre foi et qu'il ramène bientôt nos frères séparés au bercail de l'Eglise du Christ !

13. Mort du Bienheureux

Dieu avait prédit à Nicolas « qu'arrivé à l'âge de soixante-dix ans, il serait délivré de toutes peines et introduit dans le ciel ». Riche en bonnes œuvres devant Dieu et devant les hommes, Frère Nicolas approchaient maintenant de sa soixante-dixième année. Au printemps de 1487, le 21 mars, jour anniversaire de sa naissance, après huit jours d'une cruelle maladie, en proie à d'horribles douleurs qu'il supportait avec une patience surhumaine, Nicolas sentit sa fin s'approcher. Il demanda avec la plus grande piété le Pain céleste de l'Eucharistie. Le curé de Stans lui apporta le saint Viatique. A la vue de son Dieu, Nicolas tendit ses bras à demi glacés, communia avec une indicible ferveur et s'abîma dans une muette action de grâces. Il prit ensuite la main de sa femme et de ses enfants, qu'il plaça sur son cœur ; celle du curé de Stans, qu'il approcha de ses lèvres ; puis il s'affaissa, regarda le ciel et mourut.

A la nouvelle de cette mort, une douleur profonde et un deuil général se répandirent dans la Suisse : on eût dit des enfants qui venaient de perdre un père chéri. Le lendemain, tous les prêtres des environs se réunirent pour célébrer les funérailles du défunt. Plusieurs milliers de villageois accompagnèrent en grande pompe le corps, au milieu des chants et des prières, à l'église de Sachseln, où il fut enseveli dans le tombeau de ses aïeux. Tous les cantons organisèrent pour le Père et le Pacificateur de la Patrie de solennels services funèbres. Sigismond, archiduc d'Autriche, se distingua entre tous. Il fit aussi célébrer un Requiem le plus solennel possible, accompagné -de cent messes pour les défunts.

« Son tombeau sera glorieux », avait dit le prophète en parlant du Christ. On pourrait aussi dire cette parole de la tombe de Nicolas de Flue à Sachseln. Le 21 mars 1518, Benoît de Montferrand, évêque de Lausanne, fit placer les restes mortels du Frère Nicolas dans un sépulcre de marbre, entouré d'une grille de fer.

Quand on procéda à l'exhumation, un doux parfum s'exhala de ces restes vénérés. En 1600, l'église paroissiale de Sachseln fut agrandie et remplacée, en 1672, par l'église actuelle. Les restes vénérés du saint ermite y sont conservés aujourd'hui dans un gisant ou statue-reliquaire en argent placé sur l'autel principal. C'est là qu'ils attendent le jour triomphant de la résurrection.

14. Le jugement de Dieu

L'apôtre saint Paul dit, dans une de ses lettres : « Peu m'importe que les hommes me louent ou qu'ils me blâment ; c'est Dieu qui me jugera ». Le jugement de Dieu sur le saint ermite du Ranft se manifeste par celui de l'Eglise ; le voici : Nicolas de Flue est dans la gloire et la béatitude du ciel. Les hommes s'expriment avec des mots ; Dieu parle par la voix du miracle. De son vivant déjà le Frère Nicolas a été glorifié par des miracles. Le plus grand, c'est son jeûne absolu. Vingt années durant, l'Ermite ne prit aucune nourriture ni aucune boisson, hormis la sainte Hostie qu'il recevait environ tous les mois. Le fait fut constaté par l'évêque de Constance, et aussi par les magistrats d'Obwald qui firent surveiller militairement, pendant un mois, la demeure du solitaire. Parlant de ce miracle, un historien a pu écrire : « Rien n'est mieux prouvé que ce fait ; on refuse de le croire uniquement parce qu'il est catholique ! »

Un second miracle du saint ermite c'est celui par lequel il éteignit l'incendie de la ville de Sarnen. Du haut du rocher de Flueli, d'où il voyait la ville en feu, il étendit sa main vers Sarnen et, par le signe puissant de la croix, il ordonna à l'élément dévasteur de s'apaiser. A cet endroit s'élève maintenant la petite chapelle de Flueli, où chaque année les habitants de Sarnen se rendent en procession pour remercier Dieu de ce miracle.

Les livres et registres paroissiaux de Sachseln relatent, en outre, nombre de faveurs et de guérisons obtenues par la puissante intercession du Frère Nicolas. Ajoutons à cela le don de prophétie et les visions (comme celle de la Sainte Trinité) dont fut favorisé le saint ermite et nous pourrons conclure : Oui, Dieu l'a glorifié par le miracle.

L'Eglise, elle aussi a parlé. La renommée de sainteté de Nicolas s'était répandue jusque dans des contrées très éloignées ; de toutes parts on accourut à son tombeau. En l'année 1672, le Souverain Pontife, après un examen minutieux de tous les actes du procès d'information, décernait au Serviteur de Dieu, Nicolas de Flue, le titre de Bienheureux. Depuis ce jour, on lui rendit un culte public. Chaque année, les catholiques de la Suisse se rendent en grand nombre à Sachseln pour implorer son secours et lui confier leurs besoins. Ces cinq siècles de confiance et de vénération viennent d'être récompensés de nouveau par la protection manifeste du bienheureux au cours de l'un et l'autre conflit mondial.

15. Et maintenant ?

Là-haut, dans le ciel de gloire, le bienheureux Nicolas de Flue jouit auprès de Dieu d'un bonheur incomparable. Ici-bas, le peuple suisse n'a qu'un désir depuis longtemps : que le patron et le pacificateur de la patrie soit couronné de l'auréole du « Saint ». A plusieurs reprises ce vœu de tous a été exprimé publiquement et solennellement, par exemple, en 1869 par l'Episcopat suisse, en 1929 et en 1935, lors des congrès de Lucerne et de Fribourg. La dévotion envers le saint ermite du Ranft s'est développée beaucoup depuis une vingtaine d'années, grâce aux exhortations des Evêques, et aux efforts de la « Ligue Nicolas de Flue » fondée en 1927, et aussi en raison des événements des deux dernières guerres. Les faveurs obtenues par l'intercession du bienheureux Nicolas de Flue se sont multipliées. Le procès de canonisation a été ouvert à Rome par ordre du Souverain Pontife. Mgr Krieg, postulateur principal de la cause et les vice-postulateurs pour la Suisse, M. le chapelain Durrer de Sachseln et M. le doyen Victor Schwaller ont été chargés de recueillir et de présenter à la S. Congrégation des Rites les renseignements nécessaires. Pour la canonisation d'un bienheureux déclaré tel par voie extraordinaire, comme ce fut le cas en 1669 pour Nicolas de Flue, trois miracles sont requis. S.S. Pie XII a daigné déclarer que deux miracles suffisaient pour cette cause. C'est ainsi que la guérison de Mlle Ida Jecker, en juin 1937, et celle de Mlle Berthe Schürmann, en mai 1939, guérisons dûment certifiées et examinées par plusieurs médecins, ont été reconnues pour miraculeuses et acceptées comme telles par le Pape dans une dernière séance de la S. Congrégation des Rites, le 4 juin 1944. La cérémonie solennelle de la canonisation, nécessaire pour que le nouveau saint puisse être fêté liturgiquement, aura lieu en l'an de grâce prochain 1947. En attendant tout catholique invoque dans l'intime de son cœur saint Nicolas de Flue, et tous les Suisses continueront à honorer en lui le Père de la Patrie. Il est fêté le 25 septembre.

Source : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/nicolas/nicolas.htm

Le 5.11.2016 par Maurice Page

Nicolas de Flue est un saint paradoxal. Il s’est rendu proche des autres en s’éloignant, en se mettant à l’écart. Tel est le message retenu par Mgr Charles Moredod, le 5 novembre 2016, à St-Maurice.

Pour la 20e édition des Rencontres Nicolas et Dorothée de Flue et à la veille des célébrations du 6ecentenaire de la naissance de l’ermite du Ranft, il était de circonstance de se pencher sur l’actualité du saint patron de la Suisse. L’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg n’a pas cherché à gommer l’étrangeté de la vocation de Nicolas qui interpellait déjà le bon sens de ses contemporains. Sa brusque rupture avec le monde en abandonnant femme et enfants pour se faire ermite, son jeûne absolu hormis l’eucharistie durant près de vingt ans, font de lui un être hors normes. Il montre en tout cas “qu’être chrétien n’est pas être vaguement gentil avec tout le monde”. Cette radicalité de Bruder Klaus inquiète même les meilleurs esprits de son époque. “Avec l’humilité et la foi, je ne peux pas faire fausse route”, répondait l’ermite à ses amis qui l’interrogeaient.

“Dieu le sait”

Le jeûne absolu de Nicolas qui pendant vingt n’eut aucune autre nourriture que l’eucharistie, solidement attesté historiquement, n’est qu’une question secondaire, note Mgr Morerod en reprenant le commentaire du cardinal Journet. Ce qui est décisif n’est pas ce phénomène extraordinaire, mais Sa Sainteté, sa droiture absolue et son équilibre mental. Nicolas n’en a jamais tiré la moindre gloire. À ceux qui le questionnaient à ce sujet, il se contentait de répondre laconiquement : “Dieu le sait.”

Dieu est la paix

Dans une Confédération helvétique de la fin du 15e siècle où les tensions étaient vives, les conseils de l’ermite du Ranft ont permis d’assurer la paix. Ses recommandations sont assez simples : pas de politique vénale, faire passer l’honneur avant la politique, ne pas s’allier à des voisins qui risqueraient de vous entraîner dans un conflit. Pour Frère Nicolas, selon sa formule restée célèbre, “la paix est toujours en Dieu, car Dieu est la paix”.

Un starets des montagnes suisses

Les partisans de la Réforme, qui surviendra en Suisse une trentaine d’années après sa mort, ne manqueront pas de se référer à lui, souligne Mgr Morerod. Il est un laïc, il conteste l’ordre établi, il vit dans une simplicité extrême, il est comme ‘possédé’ de Dieu. Ces caractéristiques le rapprochent de l’idéal protestant. Il est aussi, et peut-être surtout, un saint du lieu qui montre que la perle de l’Évangile peut être possédée par quelqu’un ‘de chez nous’ ou pour reprendre la formule du cardinal Journet, Bruder Klaus est “un starets des montagnes de la vieille Suisse germanique”.

Une prière du Catéchisme

La prière de Nicolas de Flue, “Mon Seigneur et mon Dieu…” est un magnifique résumé de la vie chrétienne, note Mgr Morerod. Citée par le Catéchisme de l’Église catholique, elle s’apparente beaucoup à la prière d’abandon d’un autre chercheur d’absolu, l’ermite du Sahara, Charles de Foucauld. Il s’agit au centre d’être avec Dieu et d’enlever le reste.

Un saint contemporain

Comment un saint qui a vécu il y a 600 ans peut-il avoir quelque chose à dire à notre monde contemporain ? Le président de la Conférence des évêques suisses a trouvé des réponses dans les enseignements des papes. Le premier élément relevé est le prix du silence, comme le rappelle le pape François. C’est en méditant la Parole de Dieu qu’on se rend capable de miséricorde, qui ne consiste pas à s’agiter dans les tous les sens, même en faveur des plus démunis.

Le sens du bien commun est aussi un autre enseignement de Frère Nicolas. Dans une société où l’homme est devenu sa propre référence, son cœur est vide, explique le pape François dans son encyclique Laudato si. Pour le remplir, l’homme doit acheter, posséder, consommer avec ‘voracité’ quitte à en priver les autres.

La paix intérieure est aussi une des caractéristiques de l’ermite du Ranft. Il la trouve bien sûr en Dieu mais aussi dans la contemplation de la nature. C’est la capacité d’admiration de la création qui mène à la profondeur de la vie et qui rend possible sa préservation, relève le pape François.

Frère Nicolas manifeste que l’essentiel est intérieur. Benoît XVI dans Spe Salvi rappelle que le bien-être moral d’une société ne peut pas être garanti par les structures, même bonnes. On ne peut pas mettre hors-jeu la liberté de l’homme. L’essentiel pour bien agir extérieurement est ce qui est à l’intérieur.

Enfin Nicolas de Flue est un saint paradoxal. Il se rend proche en se mettant à l’écart. “Si on veut être utile au monde, il faut d’abord être proche de Dieu”, conclut Mgr Morerod. (cath.ch-apic/mp

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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 21:45

Le prénom Gilles vient peut-être du latin aegidius, qui provient lui-même du nom grec Égée (le père de Thésée). Selon une autre étymologie, ce prénom vient du grec algis (protection). La fête de Gilles l’Auxiliaire est célébrée le 1er septembre. Ce saint est le patron des estropiés, des forgerons et des mendiants.

Prénoms apparentés : Aegidius (allemand),  Egide (normard), Egidio (italien), Gil, Giles (anglais) Gilio (italien), Gill, Gille.

Source de l'image : http://www.frateindovino.eu/

Gilles, le roi et la biche

La vie de Gilles l’Auxiliaire repose pour l’essentiel sur une légende. Gilles naît à Athènes au VIIè siècle. Là, il réalise son premier miracle : il guérit un malade en lui donnant son propre manteau. Très généreux, Gilles redoute l’admiration que sa conduite suscite et préfère s’enfuir. Il se rend à Rome puis se retire dans un ermitage situé dans la forêt, entre Nîmes et Arles. Chaque jour, il se nourrit du lait d’une biche apprivoisée. Un jour, le roi Womba (ou Flavius) part chasser avec plusieurs de ses compagnons. Il tire sur l’animal qui s’est réfugié dans des taillis touffus. Gilles protège la biche de sa main, mais est blessé par la flèche. Le roi demande pardon à l’ermite.

Les portes miraculeuses

Gilles persuade le roi de fonder, non loin de là, un monastère bénédictin (dont il devient le premier abbé) en un lieu aujourd’hui nommé Saint-Gilles-du-Gard. Cette localité est alors situé sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne, et constitue, jusqu’au XIIIè siècle, le principal port d’embarquement pour la Terre Sainte. Un jour, le pape offre à Gilles deux superbes portes en bois. Celui-ci se rend sur la côte italienne, jette les deux panneaux de bois dans la mer. Par miracle, les deux portes sont rejetées par les flots sur la côte française, non loin de Saint-Gilles.

L’ange et le parchemin

Gilles devient par ailleurs le conseiller des rois et des papes. Selon une légende, le maire du palais des rois Francs, (Charles Martel ou son petit-fils, l’empereur Charlemagne) lui demande de dire une messe afin d’effacer une faute grave qu’il a commise (il a désiré sa propre sœur). Lors de la cérémonie, un ange descend des cieux et apporte un parchemin sur lequel est rapporté le méfait. La créature céleste place le document sur l’autel. Au fur et à mesure que Gilles célèbre le culte, les lettres travées sur le document s’effacent par miracle. Le monarque est amené au repentir et obtient le pardon du saint.

Un culte né en Provence

Né en Provence après la mort de Gilles (qui expire vers 710 au monastère de Saint-Gilles-du-Gard), le culte dévolu à ce saint se répand très vite dans toute l’Europe, acquiert une vogue considérable, et attire les fidèles venus adorer les reliques. Très vénéré au Moyen-âge, Gilles est d’autant plus populaire que celui qui se confesse à lui est assuré d’être pardonné. Mais le culte rendu à ce saint indispose alors une partie des catholiques et les chrétiens qui, plus tard, embrasseront la Réforme. Le jour de la fête de Gilles, une foire est, aujourd’hui encore, organisée à Oxford en Angleterre.

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 20:38
Dimanche 18 juillet à 21h05, C8 diffusera le film “Mère Teresa”, inédit en clair à la télévision, réalisé par Fabrizio Costa.

L'histoire en quelques lignes...

En Inde à la fin des années 40, la guerre civile fait rage entre les hindous et les musulmans, et particulièrement à Calcutta où règnent la misère et le désespoir. Mais au cœur de cette pauvreté se dresse une religieuse : Mère Teresa.

Dans les années 60, elle défiera les structures de l’Église pour fonder sa propre congrégation des Missionnaires de la Charité, afin d’aider les plus pauvres et de répandre son message d’amour et de charité...

Mère Teresa (1910-1997), canonisée par le Pape François le 4 septembre 2016, a été couronnée du prix Nobel de la Paix en 1979.

Avec : Olivia Hussey, Sebastiano Somma, Ingrid Rubio.

Source : https://www.coulisses-tv.fr/

Mère Teresa, nommée Anjezë Gonxhe Bojaxhiu, est née en 1910 en Macédoine de parents albanais. Dès son plus jeune âge, elle a décidé de consacrer sa vie au service religieux. Après la mort de son père, elle s'est rapprochée de sa mère, qui a donné l'exemple en faisant preuve de compassion et de charité envers les autres. À 18 ans, elle rejoint un couvent en Irlande où elle prend le nom de Thérèse en l'honneur de sainte Thérèse de Lisieux, patronne des missionnaires.

Après sa période de noviciat - une période de temps consacrée à la préparation à la vie de religieuse - Teresa s'est rendue à Calcutta, en Inde, où elle enseignait aux enfants de familles très pauvres. Elle a appris le bengali et l'hindou et est devenue directrice de l'école dirigée par son couvent. Suivant la coutume, elle a pris le titre de « mère » après avoir prononcé ses derniers vœux.

« L’amour est un fruit toujours de saison ». Mère Teresa a voulu, au cours de sa vie, faire de sa devise une réalité.

Les démunis, les enfants, les plus faibles, les femmes qui vont avorter, la fondatrice des « missionnaires de la charité » n’a voulu en oublier aucun. Pour cela, elle crée le mouroir de Nirmal Hriday (cœur pur, en bengalais), afin que ceux « qui ont vécu comme des bêtes meurent comme des hommes ». La « Sainte de Calcutta » mène une « croisade de l’amour », et va voir tous les laissés-pour-compte des bidonvilles. La charité est le message essentiel qu’elle portera. Mère supérieure, elle explique aux novices : « Donne tes mains pour servir et ton cœur pour aimer ».

En 1957, cinq lépreux viennent la voir en lui disant qu’ils ont perdu leur travail à cause de leur maladie. Voulant créer un centre d’accueil pour lépreux, les sœurs de la charité sont accueillies par des jets de pierre. Mère Teresa, ayant connu les persécutions dans sa jeunesse en Albanie, décide d’envoyer des ambulances directement aux malades. La confiance en Dieu et l’amour de l’autre sont au cœur de sa mission, elle écrit dans une de ses prières : « Le bien que tu fais aujourd’hui, les gens l’auront souvent oublié demain, fais le bien quand même… ».

Pendant plus de 40 ans, Mère Teresa ira sans cesse vers les rejetés. En novembre 1955, voyant un enfant dévoré dans la rue, elle décide de fonder l’orphelinat de Nirmala Sishu Bavan. Religieuse, au service des plus humbles, elle ira jusqu’à déclarer, en recevant le prix Nobel de la paix à Oslo en 1979 : « Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu’est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? ». L’avortement lui apparaît comme un crime, « si vous ne voulez pas l’enfant à naître, donnez-le-moi, je le veux », dit-elle.

Installant une maison de charité à Rome, Mère Teresa dénonce le matérialisme de l’Occident. « Nous avons tous l’air pressé. Nous courons comme des fous après les progrès matériels ou les richesses. Nous n’avons plus le temps de bien vivre les uns avec les autres : les enfants n’ont plus de temps pour les parents, ni les parents pour les enfants, ni pour eux-mêmes ». Interrogée sur la manière d’imiter son action, elle répond : « Vous voulez changer le monde, rentrez chez vous et aimez votre famille ».

« Moi seule ne peut changer le monde, mais je peux jeter une pierre dans l’eau, pour créer de nombreuses vagues ». La sœur au Sari bleu et blanc a jeté la pierre tellement loin qu’à sa mort 610 missions sont ouvertes dans 123 pays.

Source : https://radionotredame.net/

Voici deux livres pour enfants :

 

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 07:35

Saint Hermann Contract ou Hermann de Reichenau ou encore Hermannus Contractus, né le 18 juillet 1013 et décédé le 24 septembre 1054, était un moine, écolâtre, savant et hymnographe de l'abbaye de Reichenau où il passa sa vie entière. Il aurait composé l’Alma Redemptoris Mater, le Salve Regina et peut-être l’Ave Regina. Il développa sa propre notation de musique, traita d'astronomie et de chronométrage et écrivit une chronique excellente et de grande précision. Il est honoré comme saint par l'Église catholique romaine et liturgiquement commémoré le 25 septembre.

Fils du comte d'Altshausen et paralysé depuis son enfance Hermann était surnommé le Contrefait ou, en latin, Contractus. On doit à son élève Berthold une courte Vita d'Hermann de Reichenau.

Hermann était le fils du comte Wolverad II von Altshausen, appartenant à une famille noble de Souabe, les comtes Altshausen. Il souffrait depuis sa naissance d'une paralysie spastique générale, et pour cette raison n'apprit jamais à marcher et avait beaucoup de peine à parler d'une façon compréhensible et à lire ; ses infirmités lui valurent le surnom de contractus. À l'âge de sept ans, en septembre 1020, il vint au monastère de Reichenau, sur le lac de Constance. C’est là qu’il prononça ses vœux monastiques, en 1043, et qu’il passa probablement toute sa vie, exerçant les fonctions d'écolâtre, or, comme sa volonté de fer surmontait tous les obstacles, il ne fallut pas longtemps pour que ses réalisations brillantes fissent de lui une lumière qui resplendissait dans les branches les plus diverses du savoir, comprenant, outre la théologie, les mathématiques, l'astronomie, la musique, le latin, le grec et les langues arabes; les étudiants affluaient vers lui de partout, attirés non seulement par la renommée de son savoir, mais aussi par ses vertus monastiques et sa personnalité attachante.

Relique de saint Hermann Contract à Altshausen.

C'est sans doute à lui qu'on doit la répartition des heures en minutes (probablement pour ses observations astronomiques). Il joua de son temps un rôle fondamental dans la transmission des connaissances mathématiques et astronomiques qui jusque-là venaient exclusivement des Arabes ; c'est ainsi qu'il inventa le terme astronomique « Almicantarat » pour désigner un cercle parallèle à l'horizon sur la sphère céleste. Il inventa un astrolabe, une machine à calculer, divers instruments de musique. Sur le plan artistique, il se distinguait comme compositeur et poète. Vers l'âge de 30 ans, il prononça ses vœux monastiques. Il mourut en 1054 et fut inhumé dans la tombe de famille à Altshausen.

On disait de lui qu'il était « la merveille du siècle », tandis que lui prétendait : « Je suis le rebut des pauvres du Christ qui marche à la traîne des philosophes, plus lent d'esprit qu'un ânon. ».

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hermann_Contract

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 17:44

Un peu d’histoire : À peu près un siècle après la défaite de Lépante (1571), les Turcs tentèrent de passer en Europe occidentale par voie de terre en 1683. Mahomet IV avait remis l’étendard de Mahomet à Kara Mustapha au début de 1683, en lui faisant jurer de le défendre au prix de sa vie si nécessaire. Le grand Vizir était fort de 300.000 hommes et se promettait de prendre Belgrade, Buda, Vienne, de déboucher en Italie et d’arriver à Rome, à l’autel de st Pierre. En août 1683, un Capucin italien et grand mystique, le bienheureux Marco d’Aviano, béatifié par Jean-Paul II, était nommé grand aumônier de toutes les armées chrétiennes. La petite histoire voit en lui l’inventeur du « capuccino », mais la grande histoire retient qu’il redonna courage à Vienne et réussit à convaincre le roi de Pologne de venir secourir la ville avec ses 40.000 hommes. La ville était assiégée depuis le 14 juillet et sa reddition était une question d’heures. Le rapport de force n’était pas en faveur des troupes chrétiennes, mais Vienne se confiait à l’intercession de la Vierge et l’image de la Vierge était sur tous les étendards. Sur le Kahlenberg qui domine la ville au nord, le P. Marco célébra la messe, servie par le roi Sobieski devant l’armée disposée en demi-cercle. Le Capucin prédit une victoire inouïe. Et au lieu de terminer en disant les paroles liturgiques : « Ite missa est », il cria : « Ioannes vinces ! » « Jan vaincra » ! Les troupes conduites par le roi de Pologne Jean III Sobieski et le duc Charles de Lorraine attaquèrent les Ottomans à l’aube du 11 septembre. Un soleil splendide éclairait les deux armées dont dépendait le sort de l’Europe. Les cloches de la ville sonnaient depuis le matin. Les femmes et les enfants priaient dans les églises, implorant l’aide de la Vierge Marie. Et le soir, l’étendard du grand vizir était tombé aux mains de Sobieski. Le lendemain, il fit son entrée dans la ville en liesse, et vint assister à la messe et au Te Deum en l’église de la Vierge de Lorette à laquelle il attribuait la victoire. Le pape Innocent XI aussi attribuait cette victoire à l’intercession de la Vierge. C’est en ex-voto qu’il institua alors la fête en l’honneur du Saint Nom de Marie. La fête fut étendue à toute l’Église le 25 novembre 1683, et la Nativité de Marie fut fixée au dimanche suivant. C’est le pape st Pie X qui a fixé la date au 12 septembre, jour anniversaire de célébration de la victoire. La fête du Saint-Nom de Marie, disparue du calendrier romain en 1970 été rétablie par Jean-Paul II, dans la 3° édition de l’actuel Missel.

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 16:59

Saint Euphrosynos était d'origine paysanne et simple d'esprit. Il se retira dans un monastère, où il devint serviteur et aide à la cuisine dans les tâches les plus ingrates. Il était la risée de tous, mais supportait les moqueries avec une constance et une douceur inébranlables. Une nuit, un des prêtres du monastère alors qu'il dormait, fit un rêve : il était transporté en songe au Paradis, dans un jardin plein d'ineffables délices. Au centre de ce jardin, se trouvait Euphrosynos, qui goûtait à ces biens et se réjouissait avec les Anges. Le Prêtre s'approcha de lui, et lui demanda où ils se trouvaient. Euphrosynos répondit : "C'est ici la demeure des élus de Dieu que tu désires voir depuis tant d'années. Moi je suis ici par la bonté de Dieu, qui a bien voulu me pardonner mes péchés".

Le Prêtre demanda à Euphrosynos s'il pouvait prendre avec lui quelques-uns des fruits de ce jardin. Euphrosynos prit alors trois pommes, et les plaça dans le manteau du Prêtre. À ce moment, celui-ci fut réveillé par la sonnerie qui appelait à l'Office du matin. Comme il se secouait, il fut stupéfait de découvrir dans son manteau les trois pommes qui dégageaient une suave odeur. À l'église, il vit Euphrosynos à sa place habituelle et se dirigea vers lui, le suppliant de lui dire où il était la nuit précédente. Sur les instances du pieux Prêtre, l'humble Euphrosynos finit par dire : "Oui, Père, j'étais dans ce jardin, où tu as vu les biens que Dieu réserve à ses élus. C'est ainsi que le Seigneur a voulu te révéler ce mystère par l'entremise de moi, l'indigne". Le Prêtre s'empressa de révéler à tous ce dont il avait été témoin et de leur montrer les pommes en guise de preuve. Quant au bienheureux Euphrosynos, craignant plus que toute la louange des hommes, il s'enfuit secrètement du monastère. (D’après http://monastere-orthodoxe.chez-alice.fr) Il est fêté le 11 septembre.

Source : http://religion-orthodoxe.eu/

 

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 17:36

Le prénom Pierre vient du latin petra qui signifie pierre, rocher. Il est fêté le 9 septembre. Il est le patron des missions.

Prénoms apparentés : Pedro (espagnol), Pedrone Perrick, Pezron (breton), Peer, Peeter (flamand), Perich (catalan), Perone (espagnol d'amérique latine), Peter (allemand et anglais), Petz (alsacien), Petrus (ancien français), Peyre, Pieyre (occitan), Pietro (italien), Piette, Piotr (russe).

Il est naît à Verdù en Catalogne. Après avoir étudié chez les Jésuites, il part annoncer l'Évangile en Amérique en 1610. Il est ordonné prêtre à Carthagène en Colombie, en 1615. Pierre se consacre dès lors à soulager les souffrances des esclaves noirs qu’il s’emploie également à convertir. Pendant quarante ans, il baptise plusieurs centaines de milliers de ces hommes captifs et se heurte souvent aux esclavagistes, mais s’intéresse également aux voyageurs, aux prisonniers et aux malades. Pierre, à qui des miracles sont attribués, meurt lors d’une épidémie de peste qui s’abat sur Carthagène en 1654. Il est béatifié le 16 juillet 1850 par le pape Pie IX, puis canonisé le 8 janvier 1888 par le pape Léon XIII.

Lettre de saint Pierre Claver

Annoncer l'Évangile aux pauvres, guérir les cours blessés ; annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres.

Hier, 30 mai 1627, jour de la Sainte Trinité, débarquèrent d'un énorme navire un très grand nombre de Noirs enlevés des bords de l'Afrique. Nous sommes accourus portant dans deux corbeilles des oranges, des citrons, des gâteaux et je ne sais quoi d'autre encore. Nous sommes entrés dans leurs cases. Nous avions l'impression de pénétrer dans une nouvelle Guinée ! Il nous fallut faire notre chemin à travers les groupes pour arriver jusqu'aux malades. Le nombre de ceux-ci était considérable ; ils étaient étendus sur un sol humide et boueux, bien qu'on eût pensé, pour limiter l'humidité, à dresser un remblai en y mêlant des morceaux de tuiles et de briques ; tel était le lit sur lequel ils gisaient, lit d'autant plus incommode qu'ils étaient nus, sans la protection d'aucun vêtement.

Aussi, après avoir enlevé notre manteau, avons-nous pris tout ce qu'il fallait pour assembler des planches ; nous en avons recouvert un endroit où nous avons ensuite transporté les malades en passant à travers la foule. Puis nous les avons répartis en deux groupes : mon compagnon s'occupa de l'un d'eux avec l'aide d'un interprète, et moi-même du second. Il y avait là deux Noirs, plus morts que vivants et déjà froids, dont il était difficile de trouver le pouls. Nous avons mis des braises sur des tuiles et avons placé celles-ci au centre, près des moribonds ; puis nous avons jeté sur ce feu des parfums contenus dans deux bourses que nous avons entièrement vidées. Après quoi, avec nos manteaux (ils n'avaient en effet rien de ce genre et c'est en vain que nous en avions demandé à leurs maîtres), nous leur avons donné la possibilité de se réchauffer : ils parurent, grâce à cela, retrouver chaleur et respiration ; il fallait voir avec quelle joie dans les yeux ils nous regardaient ! C'est ainsi que nous nous sommes adressés à eux, non par des paroles, mais avec nos mains et notre aide ; et comme ils étaient persuadés qu'on les avait amenés ici pour les manger, tout autre discours aurait été complètement inutile. Nous nous sommes assis ou mis à genoux auprès d'eux, nous avons lavé avec du vin leur figure et leur corps, faisant tout pour les égayer et leur montrant tout ce qui peut mettre en joie le cœur des malades.

Plus tard, nous nous sommes mis à leur expliquer le catéchisme du baptême, leur disant quels étaient les effets admirables du baptême aussi bien pour le corps que pour l'âme. Quand ils nous parurent, à travers leurs réponses à nos questions, avoir suffisamment compris tout ceci, nous sommes passés à un enseignement plus approfondi, c'est-à-dire à leur parler d'un seul Dieu qui donne récompenses et châtiments selon ce que chacun mérite, etc. Nous leur avons demandé de dire leur contrition et de manifester combien ils détestaient les péchés qu'ils avaient commis. Lorsque, enfin, ils nous ont paru suffisamment prêts, nous leur avons expliqué les mystères de la Trinité, de l'Incarnation et de la Passion ; nous leur avons montré une image du Christ, fixé sur une croix où l'on voyait, des blessures du Christ, couler des ruisseaux de sang sur les fonts baptismaux ; nous leur avons fait dire avec nous, dans leur langue, un acte de contrition.

(Lettre du 31 mai 1627 à son Supérieur ; texte original espagnol dans A. Valtierra, s.j. : San Pedro Claver , 1964, pp. 140-141).

Source de la lettre : http://www.jesuites.com

 

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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 20:38

Confie-toi en ma protection maternelle, je ne t’abandonnerai jamais. Ainsi parle la Sainte Vierge lorsqu’elle apparaît pour la première fois au bienheureux Alain de La Roche.

Alain vient du mot latin "alanus", nom d'un peuple nomade indo-européen originaire de Scythie, les Alani, qui envahirent en 407 la Germanie et la Gaule.

Prénoms apparentés : Alan, Allan, Allen, Ailean, Alano.

Marie avant tout

Toute sa vie, le bienheureux breton Alain de La Roche a voulu mettre Marie au cœur de sa vie. Né le 8 Septembre 1428, à Sizun, il est le cadet d’une famille de petite noblesse. Rentrant au couvent dominicain de Dinan, il avouera plus tard dans ses écrits que les débuts de sa vie religieuse ne correspondaient pas à ce qu’il attendait. Alain de La Roche souhaita alors rechercher les mystères de la vie spirituelle mystique, il partit d’abord pour Paris, puis pour les Flandres et l’Allemagne et enfin pour les Pays-Bas méridionaux.

Dès qu’il entreprenait quelque chose, cela finissait invariablement par un Ave Maria. Si bien, qu’il finit par créer la confrérie du Rosaire, un ordre qui remettait le Rosaire au centre de la vie de prière. En 1473, la Vierge Maire lui apparaît pour la première fois et lui demande de créer ces confréries. Il s’y appliquera tout le long de sa vie parcourant les Flandres, la Saxe et la France. La Sainte Vierge lui serait apparu plusieurs fois afin d’écarter les fléaux qui allait menacer l’Église (Luther arrivera quelques années plus tard), et pour lui faire prêcher le Rosaire. Le bienheureux Alain de La Roche mourut le jour qu’il avait choisi, celui de sa naissance et la nativité de Marie, le 8 Septembre 1475 à Zwolle en Hollande. Il fût béatifié par voix populaire. Ce procédé exista jusqu’au XIIIème siècle, mais perdura dans quelques endroits de la Chrétienté. Le principe est simple, c’est la réputation de sainteté qui fait le Saint, ainsi le peuple voit qu’être Saint est accessible. Il est fêté le 9 septembre.

Source : https://radionotredame.net/

 

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 14:36

Dès sa naissance, la Vierge immaculée est la plus sainte des créatures ; l’Église nous invite à fêter aujourd’hui 8 septembre dans la joie l’anniversaire de notre Mère. La liturgie nous rappelle que la petite fille qui vient de naître est déjà, dans le plan de Dieu, la Mère du Sauveur. Réunie autour du berceau de Marie, l’Église voit d’avance en elle la Mère du Dieu Rédempteur et la félicite de la glorieuse mission qui va l’associer au salut du monde. La fête de la nativité de Marie est l’occasion surtout pour les catholiques de se mettre en présence de celle qui a eu le courage de dire oui, sans conditions, à Dieu.

 

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 14:17

Madelberte était la plus jeune des filles de saint Mauger, surnommé Vincent, et de sainte Vaudru. Elle se retira avec sa tante, sainte Aldegonde, à Maubeuge, quand celle-ci y alla fonder un monastère. C’est là que, toute petite encore, elle acheva de se former sous la direction d’une maîtresse si sage, et déjà si expérimentée dans les voies du salut. Les vertus naissantes, que la jeune enfant avait pratiquées jusque-là dans sa famille, prirent alors un nouveau développement aussi inspirait-elle à toutes ses compagnes une sorte de respect et de religieuse vénération. « Elle préparait et ornait sa lampe », dit l’auteur de sa vie, « afin que, quand l’époux des âmes viendrait frapper à la porte, il ne fût point obligé d’attendre et qu’elle entrât avec lui dans la gloire du ciel ». – « Car », disait aussi la vierge Aldegonde à sa nièce, quand Dieu découvre des âmes remplies de son amour et embrasées du désir de lui plaire, il les attire doucement à lui par les attraits de sa grâce, afin qu’elles croissent toujours de plus en plus dans la ferveur, qu’elles tendent avec une continuelle ardeur vers les liens célestes, et que, méprisant les vaines délices du siècle, elles marchent d’un pas ferme et inébranlable dans la voie qui conduit au ciel ».

La jeune et pieuse Madelberte se montrait docile à ces sages instructions, et elles lui inspiraient toujours une ardeur plus vive pour le bien. À peine entrée dans le monastère de Maubeuge, elle se distinguait déjà par sa parfaite régularité, sa douceur, sa bonté et son esprit d’obéissance. Ce fut surtout par une vigilance continuelle sur elle-même qu’elle surmonta les saillies ordinaires de l’enfance et de la jeunesse, et qu’elle montra toujours dans sa conduite une aimable et modeste gravité.

Sa charité pour les pauvres et les malheureux se révélait aussi très souvent par les actes les plus touchants. Elle ne savait rien leur refuser, et elle se faisait un bonheur de pouvoir procurer quelque adoucissement à leurs peines ou à leurs privations. Ce sentiment s’était déjà beaucoup développé dans son cœur au sein de sa famille, en présence de ses parents qui lui donnaient, les premiers, l’exemple de la compassion pour les indigents et les affligés, mais il semblait augmenter encore à mesure que l’âge donnait à Madelberte une plus exacte intelligence des besoins du pauvre. Ces œuvres si saintes et si méritoires de la vénérable vierge avaient déjà répandu un vif éclat, mais elles brillèrent surtout aux yeux de tous, quand, à la mort de sa sœur sainte Aldétrude, ou Adeltrude, elle fut chargée de la direction du monastère. Elle devint véritablement alors le modèle comme la supérieure de ses compagnes, qui pouvaient reconnaître dans toute sa conduite les exemples des vertus qui conduisent à la perfection de leur saint état. Sans cesse recueillie en la présence de Dieu, Madelberte se laissa diriger en toutes choses par ses inspirations et ses volontés. Sa prière était pour ainsi dire continuelle, et ses mortifications aussi grandes que multipliées. Une douce gaîté brillait dans les traits de son visage sur lequel respiraient l’innocence, la douceur et la bonté. Lorsque l’esprit de ténèbres cherchait à la troubler par ses attaques, elle recourait avec confiance à Jésus Christ, et répandant des larmes en sa présence, elle s’écriait avec le Prophète : « Ô mon Dieu, dirigez mes pas dans la voie de vos commandements, afin que je ne sois pas ébranlée. Je vous offrirai de tout mon cœur un sacrifice de louanges, et je bénirai sans cesse votre saint nom ». Lorsqu’elle s’occupait de bonnes œuvres, Dieu permettait quelquefois aussi que le démon cherchât à l’inquiéter par de vaines terreurs, mais toujours elle savait repousser ses attaques et découvrir les embûches qu’il lui tendait. Ces luttes et ces victoires augmentèrent encore les mérites de la sainte abbesse, la rendirent plus expérimentée dans la direction des âmes, et lui donnèrent la connaissance parfaite des moyens d’avancer dans la vie spirituelle.

Sainte Madelberte gouverna sa communauté l’espace de neuf ans, et mourut vers l’an 705 dans les plus admirables sentiments de piété. On représente sainte Madelberte, en groupe, avec saint Vincent de Soignies, son père ; sainte Vaudru, sa mère ; sainte Adeltrude, sa sœur, et ses deux frères saint Landry, évoque de Meaux, et saint Deutlin.

Culte et Reliques

Son corps, déposé avec honneur dans l’église du monastère y devint aussitôt un objet de vénération pour les habitants de la contrée, qui avaient une grande confiance dans la puissance de ses prières. Quelques guérisons extraordinaires servirent encore à accroitre cette dévotion des fidèles envers leur nouvelle patronne. Les auteurs en rappellent une entre autres, qui arriva peu de temps après la mort de la Sainte, et qui fit grand bruit dans tout te pays.

Un homme très religieux, des environs de Maubeuge, était devenu complètement sourd de l’oreille droite. Cette infirmité l’affligeait beaucoup, et il demandait souvent à Dieu qu’il daignât le guérir. Une nuit, pendant son sommeil, il crut entendre une voix qui lui disait : « Levez-vous allez au monastère de Maubeuge, dans l’église de Saint-Pierre, où repose le corps de la vierge Madelberte vous serez guéri auprès de son tombeau ». Le matin venu, cet homme se hâta d’exécuter l’ordre qui lui avait été donné, et se rendit au monastère, où l’on venait de commencer le saint sacrifice. Là il se prosterne avec piété, et continue dévotement les prières de la liturgie. Tout à coup, au moment où le prêtre chantait l’évangile, il commence à éprouver une transpiration extraordinaire. Son visage pâlit, ses membres tremblent et une humeur aqueuse s’échappe de son oreille malade. Au même instant il se sent guéri de son infirmité, qui ne reparut plus dans la suite.

Les reliques de sainte Madelberte restèrent à Maubeuge jusqu’en 722. À cette époque elles furent transportées à Liège par saint Hubert, le premier évêque de ce siège qui continuait celui de Maestricht. On les plaça dans l’église, cathédrale, après les avoir renfermées dans une chasse, où se trouvaient aussi celles de saint Théodard, l’un des prédécesseurs de saint Hubert. Elles étaient encore très bien conservées en l’année 1489, époque à laquelle on les visita.

Elle est fêtée le 7 septembre.

Source : https://www.paroissedelimogne.fr/

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 21:53

Rosalie est née en 1130, au sein d'une noble famille sicilienne et descendante de la famille de Charlemagne. Jeune fille très pieuse, elle se retira à l'âge de 14 ans, dans une grotte du mont Pellegrino où elle passa les dernières années de sa vie, buvant l'eau d'une source et se nourrissant de ce que la nature lui offrait alentour. Elle mourut en 1160.

La Sainte Vierge lui était apparue et lui avait conseillé de se retirer du monde. Rosalie quitta le palais de son père sans avertir personne, n'emportant qu'un crucifix et des instruments de pénitence. Deux anges la conduisirent sur une montagne voisine de la ville. Dans une grotte inconnue, recouverte de neige pendant plusieurs mois, Rosalie passa plusieurs années, partageant son temps entre l’oraison, la prière et la pénitence. Des racines crues faisaient sa nourriture ; l’eau du rocher lui servait de boisson. Souvent elle recevait la visite des anges, et le Sauveur lui-même venait parfois s’entretenir avec elle. On voit encore dans cette grotte une petite fontaine qu’elle creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on voit aussi une sorte d’autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait son repas, un siège taillé dans le roc et une vigne très ancienne, qu’on croit avoir été plantée par elle.

Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les anges avertirent Rosalie qu’elle serait bientôt découverte, si elle ne changeait de demeure ; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d’objets qu’elle avait avec elle et suivit ses guides célestes ; ils la conduisirent sur le mont Pellegrino, où ils lui indiquèrent une grotte obscure et humide qui lui servit de retraite pendant les dix-huit dernières années de sa vie.

En 1624, la peste se déclara à Palerme, et sainte Rosalie apparut d’abord à une femme malade, puis à un chasseur auquel elle indiqua où se trouvaient ses reliques. Elle lui ordonna de transporter ses restes à Palerme et d’organiser une grande procession en les transportant dans les rues.

Le chasseur gravit la montagne, et retrouva les restes de la sainte là où elle le lui avait dit. Il fit ce qu’elle lui avait recommandé et, dès la fin de la procession, la peste cessa. Après ce miracle, sainte Rosalie fut vénérée comme la sainte patronne de Palerme et un sanctuaire fut érigé à l’endroit où ses reliques avaient été retrouvées.

Chaque année, les Palermitains consacrent trois journées du 13 au 15 juillet, à remercier la sainte de leur avoir évité un danger par une grande fête (Festino). Une statue de Rosalie est portée sur un char depuis le palais des Normands le long des rues le soir du 14 juillet, jour de la fête populaire et civile. Ensuite le soir du 15 juillet une procession religieuse avec la châsse de la sainte (gardée dans la cathédrale de Palerme) descend le corso Vittorio Emmanuele précédée des bannières des multiples sociétés pieuses. Mais le 4 septembre, jour de sa fête, la tradition veut que les fidèles montent pieds nus depuis la ville jusqu'au mont Pellegrino.

Source : https://www.etoilenotredame.org/page/sainte-rosalie

 

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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 18:07

Le prénom Grégoire vient du mot grec egrègoreô qui signifie : je veille, ou je suis éveillé. Fêté le 3 septembre, Grégoire le Grand est le patron des chanteurs, des enseignants, des étudiants et des maçons. Il est invoqué contre la peste et la goutte.

Attributs de Grégoire le Grand : une colombe, une croix, une tiare pontificale.

Prénoms apparentés : Gregoor (scandinave), Gregorio (italien), Gregory (anglais & russe) Gringoire (vieux français).

Préfet, moine puis abbé

Grégoire naît à Rome vers 540. Il est, dans sa jeunesse, préfet de la Ville éternelle. Mais, en 573, il vend ou donne ce qu’il possède et fonde plusieurs monastères, à Rome et en Sicile. L’année suivante, il se démet de ses fonctions et gagne le couvent de Saint-André, un des établissements qu’il a créés. Il se soumet à une règle de vie très dure, ce qui altère sa santé. Le pape Pélage II l’envoie un temps à Constantinople pour le représenter. En 586, Grégoire revient à Rome et devient abbé de Saint-André.

L’évangélisateur des Anglo-Saxons

Selon la tradition, Grégoire aperçoit un jour de jeunes esclaves blonds sur le forum romain. Il s’écrie alors : « Ce sont des Angles, mais il faut en faire des anges ». La légende fait de lui l’évangélisateur des Anglo-Saxons, ce qui est sans doute faux. Grégoire est ensuite obligé de quitter Rome lors d’une épidémie de peste. Devenu pape, il enverra des moines du roi de Kent qui se convertira en 601.

Le premier moine devenu pape

En 590, Grégoire est élu pape (il prend le nom de Grégoire 1er), ce qui fait de lui le premier moine à succéder à saint Pierre. Durant son ministère, Rome est soumise à de multiples maux : épidémies, famine, inondations, invasion des Lombards. Grégoire s’emploie à combattre la corruption et l’incompétence du clergé ainsi que l’esclavage. Il parvient à ramener sous l’autorité de Rome les Goths d’Espagne, chrétiens qui ont, un temps, embrassé la cause de l’hérétique Arius qui nie le dogme de la Sainte Trinité. D’une manière générale, il revendique, notamment face à l’Empire byzantin, le libre exercice par la papauté de pouvoirs spirituels mais aussi temporels. A partir de Grégoire 1er, chaque pape est surnommé le « serviteur des serviteurs de Dieu ». Grâce à ses nombreux écrits et lettres, Grégoire le Grand est un des docteurs de l’Eglise. Il rédige une partie des prières qui sont, aujourd’hui encore, prononcées par les catholiques. Son nom demeure attaché au chant grégorien, bien que cette forme d’expression ne soit apparue qu’au cours du VIIIe siècle. Grégoire le Grand meurt en 604.

 

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1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 15:05

Princesse suédoise et dominicaine

Ingrid, de la famille seigneuriale des Elofsdotter de Skänninge en Suède, naît vers 1220 dans la province d’Östergötland (Götland oriental). De noble famille (elle était petite-fille du roi Knut de Suède), Ingrid reçut une éducation princière, hautement chrétienne.

Ses parents lui firent faire un riche mariage, alors qu'elle était très jeune encore ; mais toute cette splendeur ne l’éblouit pas. Elle continua de vivre dans le monde sans être du monde. Restée veuve très vite, elle édifia sur ses terres de Skänninge, avec l’aide de généreux bienfaiteurs (notamment son frère Jean Elofson, chevalier teutonique), le premier monastère dominicain de Suède. Elle entreprit, avec d’autres demoiselles, un pèlerinage à Jérusalem, Rome et St Jacques de Compostelle. Revenue dans sa patrie, un unique désir la dominait : se consacrer pour toujours à une vie de prière et de pénitence. Le démon chercha à ternir sa renommée, allant même jusqu’à attenter contre sa vie, mais cela ne servit à rien, car la pèlerine fut accueillie avec beaucoup de vénération et de bienveillance lors de son retour.

Elle put enfin accomplir son plus ardent désir : elle entra au monastère et prononça ses vœux le 15 août 1281 en présence du roi Magnus Ladulas, avec l'aide et le soutien de Pietro de Dacia, provincial de l'Ordre des frères prêcheurs, et l'autorisation de l'évêque de Linköping Elle fut prieure jusqu’à sa mort, survenue le 2 septembre 1282, entourée d'une réputation de grandes vertus chrétiennes.

La renommée de sa sainteté et l’accomplissement de prodiges ont vite contribué à son culte parmi les peuples voisins. Elle fut béatifiée en 1499. Ne parvenant pas à une canonisation formelle, l’église locale procéda néanmoins, le 29 juillet 1507, à la translation solennelle des reliques, avec l’autorisation du pape, en présence du roi et d’une immense foule, ainsi que tous les évêques de Suède, et bien entendu tous les Dominicains de la région. Jusqu’à la Renaissance, son culte fut très important en Suède. On la représente en dominicaine avec la croix. Elle est fêtée le 9 octobre en Suède et en France le 2 septembre.

Source : https://levangileauquotidien.org/

 

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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 07:09

Saint-Padre-Pio-00.jpgDans le sud de l’Italie, où se trouve le petit village perché de Pietrelcina, la terre n’a pour richesse que les taillis, des figuiers et de vieux oliviers s’accrochant depuis des siècles au sol caillouteux où pousse un peu de blé. C’est là qu’habitent les Forgione. Le 25 mai 1887, un huitième enfant leur est né. Il est baptisé Francesco en l’honneur de François d’Assise. Chez les Forgione, le Bon Dieu est un ami toujours présent. On lui confie tous ses soucis. Si jamais on l’oubliait un moment, les cloches de l’angélus viennent rappeler sa présence. Ainsi Francesco sait que tout se reçoit de Dieu. Un jour, le petit bonhomme de cinq ans garde les moutons avec d’autres enfants de son âge. Comme il en a l’habitude, il récite le chapelet : Ave Maria… Francesco sent une présence : il regarde, son ange gardien prie avec lui ! Les autres ne voient rien. Le monde invisible lui est aussi familier que le visible et le démon ne cessera de lui apparaître ou le tenter.

A l’âge de 12 ans, Francesco fait sa première communion et reçoit la confirmation. Sa foi et sa connaissance de Dieu grandissent de manière étonnante. Est-ce parce que tous les jours il sert la messe avec une attention extraordinaire ? Ou parce que son imagination débordante trouve toutes sortes de sacrifices à offrir en secret à Jésus ? Un soir que sa maman le croit au lit, elle le découvre dormant par terre avec une grosse pierre en guise d’oreiller.

A l’âge de 15 ans, une vision lui fait clairement comprendre qu’il a pour mission de combattre l’esprit du mal. Ses armes seront le jeûne et la prière. Répondant à cet appel, il entre au noviciat des Capucins à Morcone. Francesco prend le nom de Frère Pio, un  novice exemplaire. L’année suivante il devient moine, et après avoir suivi les quatre ans d’études nécessaires, il prononce à 20 ans ses vœux solennels. A 23 ans, le 10 août 1910, le jeune moine est ordonné prêtre. Il célèbre sa première messe dans son village natal. En effet, depuis plus d’un an, il est tombé malade et ses supérieurs l’ont envoyé se reposer dans sa famille.

A Pietrelcina, Padre Pio aide le curé, mais doit surtout lutter contre la maladie. Grâce aux lettres échangées avec son directeur spirituel et le provincial des Capucins, on sait qu’il soigne son mal par une vie austère et de longs temps de prière. Ses supérieurs lui confient la conduite spirituelle de plusieurs personnes. En 1911, il retourne au couvent de Venafro, mais à la mi-octobre, de terribles attaques diaboliques font redoubler sa maladie. Il revient vite à Pietrelcina. Il est si malade que le Saint-Siège l’autorise à résider hors du couvent pour se soigner. « Ces démons ne cessent de me frapper et de me faire tomber de mon lit ; ils parviennent même à m’enlever ma chemise pour me rouer de coups. Ils ne me font plus peur, à présent. Parfois Jésus, dans son amour, me relève et m’allonge sur mon lit ». écrit-il en 1913. Padre Pio a 29 ans quand il quitte Pietrelcina pour Foggia dont le mauvais climat l’oblige à partir se reposer au couvent de San Giovanni Rotondo situé sur les hauteurs. Il n’en bougera plus jusqu’à sa mort en 1968 !

C’est là qu’à 31 ans, il reçoit une grâce inouïe : dans sa chair se gravent la plaie du côté de Jésus, puis les stigmates (la blessure des clous dans ses mains et ses pieds). C’est pour lui une épreuve terrible. Dans sa lettre à son directeur spirituel où il relate ce qui vient de lui arriver il écrit : « Jésus si bon, me fera-t-il la grâce de soulager la confusion que j’éprouve pour ces signes extérieurs ? Je ne cesserai de le supplier de retirer de moi… non le tourment, non la souffrance… mais ces signes extérieurs qui me causent une confusion et une humiliation quasi insupportables.

Malgré sa discrétion absolue, la nouvelle se répand. Ces stigmates suscitent la curiosité d’une légion de médecins, de journalistes, de spécialistes et aussi de gens simples qui veulent rencontrer le saint moine qui a reçu de Dieu la grâce de lire dans les âmes. Il confesse sans relâche et vit intensément la sainte Messe, que tous en sont bouleversés et transformés. Sa popularité est incroyable : en 1921 le faux bruit de son transfert pour un autre couvent, met tout Pietrelcina en émoi. Le pape Benoît XV déclare même qu’il est « un de ces hommes que Dieu envoie pour convertir les foules ».

Hélas, cette bienveillance ecclésiastique ne tarde pas à se transformer en réticences puis en sanctions. Tout part de mensonges d’un prélat dont l’autorité médicale est reconnue. Une enquête est ouverte sur l’origine de ses stigmates. Le 31 mai 1923, les supérieurs du Padre lui interdisent de célébrer la messe en public, interdiction vite assouplie pour contenir les protestations de la foule. Le plus grave arrive en 1931 : le Saint Office de Rome lui retire le droit de confesser. Il est mis au secret. Nul ne peut lui parler ou lui écrire, pas même son directeur spirituel. Il a seulement le droit de célébrer sa messe en privé. Le Padre vit alors une terrible solitude. Pendant deux ans, dans l’obéissance absolue, il accepte tout avec confiance et humilité. Il passe des heures en prière à la chapelle, et de longs moments à la bibliothèque.

Sa vie est si exemplaire et si sereine que sa sainteté saute aux yeux. A partir de juillet 1933, il peut à nouveau célébrer sa messe en public, et reprend bientôt les confessions. L’église de San Giovanni Rotondo est pleine à craquer. Combien de guérisons intérieures, de nettoyages à fond des âmes le Padre a-t-il suscité ? Pendant la guerre de 1939-45, l’afflux de pèlerins grandit au point qu’il faudrait agrandir l’église. Padre Pio rêve d’un hôpital où l’on soignerait les âmes en même temps que les corps, la « Maison du soulagement de la souffrance ». En 1947 sa construction commence. La charité y fera des miracles.

Padre Pio crée aussi des groupes de prière qui, dans la foi et l’amour, puisent leurs forces dans l’Eucharistie. Sa santé devient de plus en plus mauvaise. Parfois, il ne peut même pas célébrer la messe. En janvier 1968, il ne peut plus marcher. Le 22 septembre, Padre Pio célèbre sa dernière messe et, le lendemain matin, après avoir reçu l’onction des malades, il entre au ciel, Ses stigmates ont disparu !

De son vivant, Padre Pio a obtenu du Seigneur la guérison de bien des malades et accompli des miracles de conversion. Parfois un doux parfum émanait de lui. Il avait aussi le don de se trouver à deux endroits en même temps pour secourir ceux qui l’appelaient. Aujourd’hui, Padre Pio a de nombreux enfants spirituels sur lesquels il continue de veiller. Homme de l’espérance et de la confiance totale en Dieu, il a communiqué ces vertus à tous ceux qui l’ont approché. Ainsi s’est accomplie sa mission sur terre : sauver des âmes. Et au ciel, il continue.

Padre Pio est fêté le 23 septembre.

Source : Transmettre

Saint-Padre-Pio-couleur.jpgSaint-Padre-Pio-a-colorier.jpgSaint-Padre-Pio-01.jpgSaint-Padre-Pio-02.jpgSaint-Padre-Pio-03.jpgSaint-Padre-Pio.jpg

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 07:25

Notburga 1

La petite Notburga est née en 1265 à Rattenberg en Autriche et décéda le 13 septembre 1313 au château de Rottenburg à Buch in Tirol. Elle est l'une des saintes les plus connues d’Autriche et est vénérée comme patronne des servantes et des paysans.

Selon la légende, Notburga fut la fille d'un chapelier de Rattenberg. (À cette époque, Rattenberg appartenaient à la Bavière). Elle fut engagée comme servante chez Heinrich I von Rottenburg au château Rottenburg (entre Rattenberg et Schwaz). Les châtelains de Rottenburg étaient à cette époque les intendants des comtes du Tyrol. Notburga s’occupait déjà en ces temps de disette des pauvres, des handicapés et des malades. Ainsi elle distribuait aux nécessiteux, avec la tolérance de ses patrons, les restes des mets cuisinés au château.

Quand Heinrich I meurt, son fils Heinrich II von Rottenburg hérite du château et des terres. Son épouse Ottilia, regarde d'un mauvais œil les bonnes œuvres de son employée et ne tarde pas à interdire la distribution de nourriture. Notburga obéit mais régulièrement jeûne afin de distribuer la part qu'elle ne mange pas aux indigents. Ce comportement déplait encore plus à Ottilia qui convainc son mari d’observer le manège de Notburga.

Un jour, Notburga porte de la nourriture dans son tablier aux pauvres et dans la main une cruche de vin. Son patron l'arrête dans la cour du château et veut bien sûr connaître le contenu du tablier. Selon la légende, Notburga aura répondu : «Des cendres et du vinaigre pour la lessive». Comme Heinrich II ne la croyait pas, il demanda à voir... et dans le tablier il n’y avait que des cendres et dans la cruche que du vinaigre.

Son patron pourtant la renvoya sur le champ et Notburga dut quitter Rottenburg avec perte et fracas. Mais elle retrouva vite un emploi comme servante chez des paysans dans la commune d’Eben am Achensee. Elle s’occupait du bétail et aidait aux champs. Cependant, Notburga étant très croyante, elle avait imploré le droit de s’arrêter de travailler à la première sonnerie du soir pour prier.

Un après-midi, le temps menaçait de tourner à l’orage. Un paysan demanda que personne n'arrête son labeur car toutes les céréales devaient être engrangées avant la tempête. À la première sonnerie, Notburga s’arrêta comme toujours d’œuvrer aux champs. Le paysan ne voulait pourtant pas laisser aller Notburga. Selon la légende, Notburga leva sa faucille vers le ciel et pendant un instant un rayon de soleil crevant les nuages se refléta sur la lame. Le paysan effrayé laissa partir Notburga.

Toujours d’après la légende, la femme d’Heinrich, Ottilia, ne trouva aucun repos après le départ de Notburga... même pas dans la mort. De plus, une guerre sanglante entre frères éclata au château. Au cours d’une dispute entre Heinrich et son frère Siegfried, le château fort brula. Heinrich II se souvint devant les ruines de son château de sa servante Notburga. Il alla la chercher et lui demanda de revenir au château. En mémoire de son épouse, Heinrich créa le «banquet des pauvres» ou chaque année plus de 500 indigents s’attablaient. Notburga réussit vite à recréer la paix entre les deux frères Heinrich et Siegfried.

Notburga resta au château jusqu'à la fin de sa vie. Et, Heinrich II et sa deuxième femme acceptèrent que les pauvres frappent à la porte du château.

Avant sa mort, Notburga émit le souhait, qu'on mette son corps sur une charrette tirée par deux bœufs et que lorsqu’ils s’arrêteraient de marcher ils désigneraient ainsi l'endroit où elle devait être enterrée. Selon la légende, les bœufs auraient marché jusqu’à Eben am Achensee et se seraient arrêtés devant l’église.

Notburga 2

Notburga est l’une des saintes les plus vénérées dans l’est de la Styrie, au Tyrol et en Slovénie. Après sa mort, elle fut inhumée devant l'autel de l’église Rupertikirche à Eben. Très tôt, un pèlerinage s’organisa pour se recueillir sur sa tombe ainsi l'église fut agrandie en 1434 et en 1508. Le 22 aout 1718, ses restes furent exhumés. Et en 1735, tout son squelette fut établi en relique pour l’église d’Eben par l'évêque de Brixen. Ce squelette ne se trouve pas, comme habituellement, dans une chapelle mais debout dans le retable de l’église.

La sainte patronne du peuple fut béatifiée par le pape Pie IX. À Eben am Achensee chaque année, exactement le 13 septembre, il existe une procession dédiée à Sainte Notburga et en 2004, un musée a même été inauguré retraçant la vie de Notburga.

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 17:55

Trés belle procession et entrée dans la Basilique vaticane et moment de prière.
 

La dépouille de Padre Pio dans son caisson transparent, est exposée le 24 avril 2008, dans son village de San Giovanni Rotondo, dans la région des Pouilles (sud de l'Italie)

Pour la première fois, la dépouille du Padre Pio, le célèbre capucin aux stigmates, a quitté la région italienne des Pouilles pour Rome où elle pourra être vénérée jusqu’au 11 février. À l’occasion du Jubilé de la miséricorde, le Pape François a souhaité une exposition exceptionnelle dans la basilique Saint-Pierre de la dépouille de ce célèbre saint mort en 1968 et canonisé en 2002 par Jean-Paul II.

Arrivée à Rome ce mercredi 3 février 2016, les reliques seront d’abord exposées dans la basilique Saint-Laurent-hors-les-murs confiée à la communauté des frères mineurs capucins. Cette basilique abritera également les reliques de saint Léopold Mandic, un capucin d’origine croate. Dans l’après-midi du 5 février les reliques des deux saints seront transférées dans la basilique Saint-Pierre. Cet événement a été organisé à la demande personnelle du Saint-Père pour souligner l’importance du sacrement de la réconciliation et du ministère de confesseur. Padre Pio de Pietrelcina et Léopold Mandic sont en effet connus comme deux confesseurs infatigables.

Saint Padre Pio connaît une popularité immense en Italie, son effigie se retrouve chez de nombreux foyers ou placardée dans les magasins. 

Parallèlement, une exposition sur le Padre Pio, a été inaugurée ce mercredi 5 février à Rome, dans un ancien hôtel particulier de l’avenue de la Conciliazione, près de la basilique Saint-Pierre. L’exposition qui restera ouverte au public jusqu’au 10 février présente des souvenirs personnels du saint : son berceau ; le reliquaire réalisé pour sa béatification ; un gant en laine ; les pièces de tissus qu’il utilisait pour nettoyer ses plaies ; une chemise de nuit qui atteste la véridicité du phénomène mystique de la flagellation ou encore des lettres écrites de sa propre main.

Source : Radio Vatican

Je vous conseille une trés belle Bd sur Padre Pio :
 

À la demande du Pape, les reliques des saints Léopold Mandic et de saint Padre Pio de Pietrelcina, deux saints qui ont passé leur vie au service de la miséricorde de Dieu, seront exceptionnellement à Rome du 3 au 11 février 2016.

Afficher l'image d'origineLe père Léopold Mandic (1866-1942) canonisé par Jean Paul II le 16 décembre 1983 a passé une grande partie de sa vie dans le diocèse de Padoue où se trouvent ses reliques. D’origine croate, ce père capucin a dédié toute sa vie à la confession. « Pendant environ trente ans, il a passé entre dix et quinze heures dans le secret de sa cellule, devenue un confessionnal pour des milliers de personnes qui ont trouvé dans leur relation avec lui, un signe privilégié du pardon et de miséricorde » a expliqué Mgr Fisichella.

Certains de ses confrères disaient à son sujet qu’il était « sot et trop indulgent, qu’il absolvait tous sans discernement ». Sa réponse simple et humble laissait cependant sans parole : « Si le Crucifié devait me reprocher mon indulgence je lui répondrais : Ce mauvais exemple Seigneur, c’est vous qui me l’avez donné. Moi je ne suis pas encore assez fou pour mourir pour les âmes ».

Padre Pio (1887-1968) canonisé par Jean Paul II le 16 juin 2002 est beaucoup plus connue de par le monde. Le frère capucin passa sa vie entière à San Giovanni Rotondo. De son vivant certaines personnes, à Rome, le firent souffrir, mais sa sainteté eut le dessus. « Dans le silence de l’obéissance il devint lui aussi un témoin privilégié de la miséricorde en consacrant toute sa vie à la célébration du sacrement de pénitence », a poursuivi le prélat.

50 000 membres des groupes de prière de Padre Pio attendus à Rome

La venue de ces reliques à Rome le 3 février 2016, à la demande du Pape, permettra à des milliers de pèlerins de manifester leur dévotion aux deux saints et trouver la consolation dans leur intercession.

Installées dans deux églises romaines (Saint-Laurent-hors-les-murs et San Salvador in Lauro), les urnes de verre dans lesquelles se trouvent les corps des deux saints seront portées en procession jusque la basilique Saint-Pierre le 5 février. Ce jour-là, 50 000 membres des groupes de prière de Padre Pio participeront à une audience spéciale avec le Pape. Elles seront placées dans la nef centrale de la basilique, face à l’autel de la Confession. Dans l’agenda officiel du Pape, il n’est pas prévu que François aille se recueillir de manière privée sur ces reliques. Elles seront toutefois à quelques mètres de lui lorsqu’il célèbrera la Messe du Mercredi des Cendres, le 10 février 2016.

Source : Radio Vatican

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 20:34

A l'occasion de la Journée Missionnaire Mondiale, je vous invite à découvrir comme je viens de le faire la vie du Père Jacques-Désiré Laval.

Difficile de dire combien de pèlerins sont venus à Sainte Croix dans la nuit du 8 au 9 septembre 2015 pour rendre hommage au Père Jacques-Désiré Laval. De l’église à sa tombe et jusque dans les rues environnantes, les lieux étaient noirs de monde. Encore plus nombreux que d’habitude, les Mauriciens se sont déplacés pour leur bienfaiteur.

En 1803, Jacques Désiré Laval est né dans une famille de paysans le village de Croth, dans la vallée de l’Eure, en Normandie. Il se fait médecin, bien qu’ayant pensé à être prêtre. A Saint-André de l’Eure il est bon médecin faisant souvent preuve d’une grande charité. Élégant cavalier, il aime le confort et le luxe. Cependant ce bonheur ne le comble pas!… Des personnes l’aident à regarder sa vie… Il se tourne ardemment vers le Seigneur, et va bientôt annoncer son entrée au séminaire Saint Sulpice à Paris. En 1835, il est ordonné prêtre et nommé curé de Pinterville. Il prie beaucoup, partage tout ce qu’il possède avec les pauvres. Mais le Seigneur lui réserve un champ d’action bien plus vaste : en 1841 il part pour l’île Maurice où Monseigneur Collier lui demande de se consacrer entièrement aux africains sortis récemment de l’esclavage. Il intègre la Congrégation du Saint-Esprit. Il y trouve 75000 noirs fétichistes que les colons traitent à peu près comme des bêtes. Pendant six ans il accomplit un travail considérable, restant ouvert à tous malgré les calomnies et les persécutions de la part des colons blancs. Epuisé par tant de labeurs, il fermera les yeux à ce monde le 9 septembre 1864 à 9 800 kms de son pays natal pour les ouvrir dans l'Eternité.

En avril 1979 à Rome, Jacques-Désiré Laval est déclaré « Bienheureux » par le Saint Père Jean-Paul II. Il est fêté le 9 septembre.

Le père Laval a touché le cœur de tous les Mauriciens indistinctement, par son charisme auprès des plus démunis. Chaque année, un pèlerinage en son honneur rassemble des chrétiens, des musulmans et des hindous dont la plupart sont Mauriciens. Ils marchent en procession vers son tombeau avec ferveur et reconnaissance ….

Et chaque dimanche et jours fériés des Mauriciens de toutes les cultures et religions défilent devant le tombeau de leur bienfaiteur pour lui rendre grâce et le remercier de tout ce qu’il a apporté à notre île.

« Per Laval beni nou fami. » C’est le thème du pèlerinage au tombeau du Bienheureux Père Laval. 151 ans après sa mort, l’apôtre de l’île Maurice continue à susciter l’engouement de tous les Mauriciens qui croient en son intercession pour des guérisons. « La famille » était le thème du pèlerinage de cette année. Voici une prière proposée par les jeunes d’une paroisse de la banlieue de Port Louis (Ile Maurice).

« Seigneur Jésus tu as voulu grandir dans une famille humaine.

Tu as donné ta vie pour sauver nos familles et tu les as bénies.

Père Laval aide nos familles à respecter et encourager la vocation de chacun.

Aide aussi nos familles à accueillir, à célébrer et à annoncer l’Evangile.

Père Laval, bénis nos familles. »

Texte préparé par un groupe de jeunes.

Source : http://spiritains-jeunes.fr/pelerinage-au-tombeau-du-bienheureux-jacques-desire-laval-apotre-de-lile-maurice/

A voir : http://www.opm-france.org/enfants-et-jeunes/

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 21:57

Nicolas Leclercq (ou Le Clercq) naît à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le 14 novembre 1745. Son père, négociant dans cette ville marchande, et sa mère, constituent pour Nicolas et ses frères et sœurs un foyer « à la solide foi chrétienne » selon le Frère Alain Houry, actuel archiviste des Lassaliens en France. Le 23 mars 1767, alors qu’il n’a pas encore 22 ans, Nicolas rejoint le noviciat des Frères des Écoles chrétiennes à Saint-Yon dans la banlieue de Rouen. Le jour de l’Ascension suivant, il reçoit la robe noire et le rabat blanc propre à cet Institut fondé moins d’un siècle plus tôt par saint Jean-Baptiste de La Salle.

Selon la pédagogie novatrice du saint fondateur, Nicolas, désormais Frère Salomon, prendra en charge l’instruction des élèves. Pour le Frère Alain Houry, « il s’est engagé auprès des jeunes parce qu’il était préoccupé par leur salut, c’est-à-dire pour faire en sorte que leur vie prenne un sens nouveau et plénier ». En 1770, il est envoyé à Maréville, près de Nancy. Pendant plus de dix ans, il se consacre aux pensionnaires et aux novices de cette « grosse institution ». Les lettres qu’il écrit alors à ses proches témoignent d’une vive humilité. Le combat intérieur contre « les sécheresses dans la prière, les dégoûts sont peu de progrès dans le bien » (lettre à sa sœur Rosalie du 19 juin 1777), montre une âme cherchant toujours à s’améliorer. Il est envoyé en 1782 au scolasticat supérieur de Melun comme professeur : il fait le voyage avec le Frère Agathon, supérieur de la congrégation, qui le laisse quelques jours à Boulogne revoir sa famille.

Tué au couvent des Carmes

Au chapitre général de 1787, il est choisi comme secrétaire : il reçoit ce changement avec sa disponibilité et son humilité habituelles : « Priez Dieu seulement qu’Il m’accorde de faire mon emploi, quel qu’il soit, pour son amour, qu’Il détruise mon orgueil et qu’Il me donne l’humilité, en un mot que je devienne un saint. Oh ! Que j’en suis éloigné ! », écrit-il à Rosalie (17 juillet 1788).

En 1790, alors que la Révolution française est engagée, il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé. À Paris, il poursuit sa mission dans la clandestinité. Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la tension monte dans la capitale. De nombreux suspects sont arrêtés. Le Frère Salomon est emprisonné au couvent des Carmes le 15 août. Deux semaines plus tard, le 2 septembre, le couvent est investi par des sans-culottes exaltés. C’est le carnage. Parmi les cent quatre-vingt-onze personnes massacrées et reconnues mortes pour leur foi ce jour-là, le Frère Salomon sera béatifié par Pie XI le 17 octobre 1926. Ce dimanche 16 octobre, le pape François achèvera donc le travail entamé par Pie XI pour le mettre à l’honneur des autels.

Source : http://www.famillechretienne.fr/

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