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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 21:52

Saint Pierre Dumoulin Borie est fêté le 24 novembre

Ce qui suit est le texte d’une causerie, illustrée de diapositives, donnée le 22 août 2003 au Foyer Rural Pierre DEMARTY de Beynat, sous l’égide de l’Association « Les Amis de Beynat ». Cette circonstance explique, et peut-être justifie, une familiarité de ton que n’aurait pas un travail plus littéraire. Olivier RUYSSEN

Vous trouverez le texte intégral ICI.

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 16:09

Elle passe pour être née à Alexandrie vers 290, mais elle n’a sans doute jamais existé, si ce n’est dans l’univers des légendes. Selon la tradition, convertie à l’âge de dix-huit ans, elle tient tête à cinquante philosophes païens chargés de démontrer la fausseté de sa foi. L’empereur Maxence propose alors à Catherine de l’épouser. Celle-ci refuse, et se déclare « la fiancée du Christ ». La jeune fille convertit ensuite la femme et les gardes de l’empereur. Ce dernier fait exécuter ces nouveaux chrétiens et ordonne que Catherine soit attachée à une roue dotée de pointes de fer. Cet instrument terrible faisait trembler tous les assistants ; mais, dès le premier mouvement, il fut miraculeusement détruit, sans que la vierge en reçût la moindre plaie. Les éclats volèrent de tous côtés avec tant de force qu’ils blessèrent ou tuèrent plusieurs personnes ; les autres spectateurs, reconnaissant en cela la main du Tout-Puissant, proclamèrent que le Dieu des chrétiens était grand. L’empereur refusa de s’amender et de se rendre aux supplications de sa femme qui, touchée par la grâce, venait lui demander de libérer la sainte. Pour toute réponse, il ordonna qu’on décapite la jeune fille. Celle-ci demanda quelques instants à son bourreau pour faire une dernière prière. Puis elle lui dit calmement : « Me voilà appelée par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Or sus, fais à ton gré ce que tu dois faire et exécute l’ordre que tu as reçu du tyran ». À cet instant, le Seigneur voulut qu’un dernier miracle témoigne des hautes vertus de la sainte : il ne coula pas de sang de sa tête ni de son cou ; il en sortit du lait, pour témoignage de son innocence virginale. Son corps est, par miracle, transporté jusqu’au mont Sinaï où l’empereur Justinien édifie un couvent baptisé sainte Catherine depuis le VIIIè ou e IXè siècle. Le culte de Catherine se répand très vite et acquiert une extrême importance. Sainte Catherine est la patronne des « vieilles filles » et des philosophes.

La tradition de Sainte Catherine remonte au Moyen âge. À l'époque, les filles de 25 ans qui n'étaient pas encore mariées revêtaient des tenues et des chapeaux extravagants et se rendaient en cortège devant une statue de Sainte Catherine pour la parer de fleurs, rubans, chapeaux ... Elles coiffaient Sainte Catherine dans l'espoir de trouver un mari ! Elles allaient au bal et celles qui voulaient trouver un mari se mettaient un chapeau complètement fou sur la tête. Elles y accrochaient des objets jaunes et verts pour se faire remarquer.

Elle fut vénérée dès le moyen âge dans de nombreuses églises, ou des jeunes filles non mariées venaient le jour de sa fête, honorer sa statue et renouveler sa coiffure. C'est de là qu'est venue la tradition encore très répandue "de coiffer Sainte Catherine" pour les jeunes filles qui atteignent 25 ans sans être mariées. Dans l'industrie textile, où Sainte Catherine a été adoptée comme patronne des fileuses, la Sainte Catherine est fêtée par un bal des catherinettes.

Dans le nord de la France les jeunes filles s'envoient ce jour-là des cartes de la Sainte Catherine pleines de souhaits et de doux espoirs.

Dictons :

  • Quand Sainte-Catherine au ciel fait la moue, il faut patauger longtemps dans la boue.
  • À la Sainte-Catherine, tout arbre prend racine.
  • Pour Sainte-Catherine, tout bois prend racine.
  • À la Sainte-Catherine, pour tout l'hiver fait ta farine.
  • Pour Sainte-Catherine, le porc couine.
  • À la Sainte-Catherine, les sardines tournent l'échine, à la Sainte-Blaise elles reparaissent.
  • Sainte-Catherine toute fille veut la fêter, mais point ne veut la coiffer.
  • À la Sainte-Catherine, l'hiver s'achemine ; s'il fait froid, hiver tout droit.
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 13:29

Cecile-01.jpgLe prénom Cécile vient du mot latin caecus qui signifie aveugle. Fêtée le 22 novembre, Cécile est la patronne des chanteurs, des luthiers, des musiciens et des poètes.

Une riche Romaine peut-être martyrisée sous Alexandre Sévère

Nul ne sait si Cécile a vécu au IIe, au IIIe ou au IV siècle, et sa vie est très probablement légendaire. Selon la tradition, la jeune fille a été martyrisée lors des persécutions ordonnées sous l’empereur Alexandre Sévère (les chrétiens refusent de vénérer les dieux et l’empereur, ce qui est, de fait, une pratique contestataire que le pouvoir impérial ne peut tolérer). Selon la tradition, Cécile appartient à une très noble famille de Rome. Fort jeune, elle fait vœu de chasteté afin d’honorer Dieu. Mais elle est contrainte de se marier. Le jour de la cérémonie, elle se tient à l’écart et chante pour honorer Dieu, et devient ainsi la patronne de la musique.

Le miracle de l’ange

Cécile 02Pendant leur nuit de noces, elle demande à son  époux  Valérien de lui permettre de respecter son vœu et le menace d’être victime de la colère divine en cas de refus. Le jeune homme accepte de suivre la volonté de son épouse s’il lui est permis de voir l’ange dont Cécile déclare être accompagnée. À la demande de son épouse, Valérien sort alors de la maison, va trouver un vieillard nommé Urbain, en obtient des habits blancs et revient dans la chambre nuptiale. Là, il voit l’ange qui porte deux couronnes de roses et de lys ; l’être céleste lui offre la première et donne la seconde à Cécile. Valérien embrasse alors la religion chrétienne, de même que son frère Tiburce, venu peu après rendre visite aux deux époux.

Une agonie longue de trois jours

Les trois Romains se consacrent à des activités charitables. Valérien et son frère sont découverts alors qu’ils portent en terre le corps de chrétiens martyrisés. Ils sont arrêtés, jugés, condamnés et mis à mort après avoir refusé de se livrer à des sacrifices en l’honneur des divinités païennes. À son tour, Cécile veut enterrer le corps de son époux et de son beau-frère. Menée devant le préfet Almachius, elle refuse d’abjurer sa foi. Elle est condamnée à être plongée dans une cuve d’eau bouillante de sa propre salle de bains. Mais Cécile sort indemne de l’épreuve grâce à une nuée miraculeuse venue du ciel. À la demande d’Almachius, un soldat tente de la décapiter, mais il doit s’y reprendre à plusieurs reprises, et Cécile met trois jours à mourir ; durant son agonie, elle ne cesse de chanter la gloire de Dieu, distribue ses biens aux pauvres et fait transformer sa demeure en église.

Cecile-03.jpg

Un corps préservé de la corruption

La légende de Cécile se propage à partir du Vème siècle, et son culte devient alors un des plus populaires de tout le christianisme. Sa dépouille est cachée lors d’une invasion lombarde, puis inhumée plus tard à l’intérieur des limites de la Ville éternelle. Au Moyen-âge, six églises revendiquent l’honneur de posséder la tête de la sainte. Vers 1599, son corps est mis au jour dans le cimetière Saint-Calixte, à Rome : il est intact, mais se désagrège au contact de l’air. Le sculpteur Maderna modèle peu après une statue fameuse qui montre la sainte allongée et tournant la tête, placée dans l’église Sainte-Cécile, dans le quartier du Trastevere, à Rome. La vénération dont Cécile fait l’objet est très forte en Italie et en Allemagne. En France, la cathédrale fortifiée d’Albi, édifiée au XIVème siècle en briques roses, lui est dédiée.

L’histoire vraie

En fait, la légende de Cécile est sans doute fondée sur la vie réelle, celle-ci, d’une veuve de la famille romaine des Ceciliani, apparenté à des Cecilii. Au IIIème siècle, celle-ci lègue à l’Eglise un terrain sur lequel le pape Calixte 1er fait bâtir deux édifices religieux à l’emplacement de la tombe de cette femme pieuse. Une de ces églises est dédiée au pape, l’autre à la défunte. L’imagination des habitants de Rome a inventé, à partir de la tombe, des deux églises et de la proximité de bains publics, l’histoire de la jeune fille martyrisée et plongée dans une cuve d’eau portée à ébullition.

 

Lebensdaten:

Geboren um 200 in Rom, dort gestorben am 22. November 230.

Vita:

Cäcilia gehörte dem gleichnamigen römischen Adelsgeschlecht an. Ihre Eltern wollten sie, sobald sie das heiratsfähige Alter erreicht hatte, mit einem adligen jungen Mann namens Valerianus vermählen. Sie wussten nicht, dass ihre Tochter sich schon als Kind heimlich mit Jesus Christus verlobt und ewige Keuschheit geschworen hatte. Diesen Treueschwur hatte das junge Mädchen stets als Geheimnis bewahrt, weil die Christen zu jener Zeit im römischen Reich streng verfolgt wurden.

Als der Tag der Hochzeit gekommen war, trug Cäcilia unter ihrem prachtvollen Kleid ein grobes, schmerzendes Unterhemd, um so ihren inneren Widerstand auszudrücken. Allerdings fügte sie sich im Vertrauen auf Gott dem Willen ihrer Eltern und schloss den Bund der Ehe mit Valerianus. Dieser wollte bald darauf die Ehe mit Cäcilia vollziehen. Sie jedoch verweigerte sich ihm und erläuterte, sie sei eine Gott geweihte Jungfrau und habe ewige Keuschheit gelobt. Der Engel des Herrn stünde ihr als Beschützer zur Seite.

Valerianus verlangte darauf, diesen Engel zu sehen. Cäcilia entgegnete, er könne dies nur, wenn er sich zuvor vom Papst taufen lasse. Und in der Tat ließ sich ihr Gemahl bald darauf taufen. Als er nach dem Empfang des Sakraments nach Hause zurückkehrte, erschien neben Cäcilia ein Engel, der ihr Blumen überreichte. Von diesem Anblick berührt, wurde Valerianus ein überzeugter Christ, der auch seinen Bruder Tiburtius zum Glauben bekehrte. Doch schon bald wurden die Brüder, die sich gemeinsam mit Cäcilia rührend um die verfolgten Christen in der Stadt kümmerten, selbst von den Häschern des Kaisers verhaftet und enthauptet.

Der Präfekt Almachius drang auf der Suche nach dem Besitz der beiden Ermordeten in das Haus des Valerianus ein. Dort versperrte Cäcilia ihm den Weg und bekannte sich unerschrocken zum Christentum. Erbost ordnete Almachius an, man solle die Frau in ihrem eigenen Kochgeschirr zu Tode sieden. Doch das kochende Wasser konnte Cäcilia nichts anhaben. Daraufhin befahl der Präfekt die Enthauptung der Christin. Der Henker hieb drei Mal mit dem Schwert zu, dennoch überlebte Cäcilia weitere drei Tage schwer verletzt in ihrem Haus. In dieser Zeit vermachte sie alle ihre Besitztümer ihrer Dienerschaft und der Christengemeinde und hauchte schließlich im Vertrauen auf Gott ihren Lebensatem aus.

Brauchtum:

Zahlreiche Kirchenchöre nennen sich nach der römischen Märtyrerin. Diese Tradition geht auf die Märtyrerakten Cäcilias zurück, in denen es über ihre Hochzeit heißt, während die Musik spielte, habe sie in ihrem Herzen allein zu Gott gesungen.

Namensbedeutung:

"Cäcilia" ist lateinisch und heißt "aus dem Geschlecht der Cäcilier". Der Urvater dieser Familie scheint blind (lat.: caecus) gewesen zu sein. 

Namensableitungen:

Cilly, Zilly.

Darstellung:

In römischer Jungfrauenkleidung mit ihrem Verlobten und einem Engel, mit Schwert und Wunde am Hals, mit Orgel oder Musikinstrumenten.

Patron:

Cäcilia ist Patronin der Kirchenmusik, der Organisten, Orgel- und Instrumentenbauer, Sänger, Musiker und Dichter.

Source : http://kirchensite.de/

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 18:33

Le prénom Hugues vient du germain « hûg » qui signifie : intelligent.

Il naît vers 1135 à Avalon, près de Grenoble. Élevé dans un couvent, Hugues d’Avalon (ou de Lincoln) effectue ensuite des séjours des différents monastères. En 1175, il devient procureur des moines de la Grande Chartreuse, secourt les pauvres et les voyageurs. Puis, à l’invitation du roi Henri II d’Angleterre, il devient le prieur de la nouvelle chartreuse de Witham, dans le Somerset. Sous l’autorité de Hugues, l’établissement se développe et attire de nombreux moines. En 1186, Hugues est nommé évêque de Lincoln. Mais il ne cesse de s’opposer au roi et à son successeur, Richard 1er Cœur de Lion : un jour, il refuse de lever l’impôt dont ce dernier a besoin pour aller guerroyer. À plusieurs reprises, Hugues prend la défense de juifs qui sont victimes de persécutions racistes en 1190-1191. En 1199, il revient en France, se rend à Cluny, à Cîteaux et à la Grande Chartreuse. Il meurt à Londres, à son retour en Angleterre, en 1200. Il est canonisé par le pape Honorius III en 1220, et sa tombe devient un centre de pèlerinage. Il est fêté le 17 novembre.

 

La Prière de saint Hugues d'Avalon

« Je suis bien coupable, mais tu es le Dieu de toute miséricorde. Je me remets entre tes mains et je te conjure d'être jusqu'à la fin mon refuge et mon secours. Amen ».

Reconstruite en 1895 par les Chartreux sur les ruines d’une tour de guet du Château d’Avallon où naquit Hugues d’Avallon, évêque de Lincoln. Cette tour de 33 mètres de hauteur est accessible jusqu’au sommet. La terrasse supérieure possède une table d’orientation offrant un large panorama sur le Grésivaudan, la Chartreuse, Belledonne, et la Combe de Savoie.

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 14:13

Le prénom Grégoire vient du mot grec egrègoreô qui signifie : je veille, ou je suis éveillé.

Prénoms apparentés : Gregoor (scandinave), Gregorio (italien), Gregory (anglais & russe) Gringoire (vieux français).

Il naît vers 213, à Néocésarée, dans le Pont, au sein d’une riche famille païenne. Il délaisse le droit pour se consacrer à la théologie qu’il étudie avec Origène. Élu évêque de sa ville natale, il accomplit de nombreux miracles (il déplace une montagne, détourne une rivière, etc.). De nouveaux disciples viennent à lui chaque jour. Lors des persécutions organisées sous l’empereur Decius, Grégoire se réfugie dans le désert. Sorti indemne de cette épreuve, il est confronté à la peste et à l’invasion des Goths qui s’abattent sur la cité. Grégoire disparaît vers 270. Son corps est transporté en Calabre, et son culte gagne d’abord la Sicile puis l’Italie du Sud. Il est fêté le 17 novembre.

La Prière de Saint Grégoire le Thaumaturge

« Ô très Sainte Vierge, votre louange surpasse toute louange, car en vous Dieu a pris chair et Il est né homme.

Toute la nature, dans les cieux, sur la terre ou au fond des enfers, vous rend son légitime hommage.

Du faîte de votre royaume spirituel, vous resplendissez des pleins feux de votre lumière.

Là, le Père incréé est glorifié, dont la puissance vous a couverte de son ombre : le Fils est adoré, que vous avez engendré dans la chair ; le Saint-Esprit est célébré, qui, en votre sein, a préparé la naissance du grand Roi.

Par vous, ô comblée de grâce, la Trinité sainte et consubstantielle se manifeste dans le monde.

Daignez avec vous nous faire participer à votre grâce parfaite, en Jésus-Christ notre Seigneur, avec qui gloire soit au Père et au Saint-Esprit, aujourd'hui et toujours, dans les siècles des siècles. Amen ».

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 19:09

Le prénom Marguerite vient d'un mot grec, margaritès qui signifie perle.

Prénoms apparentés : Magalie (provençal), Marc'harid (breton), Margaret (anglais), Margarida (portugais), Margarita (espagnol), Margherita (italien), Margrethe (langues scandinaves), Marjorie.

Diminutifs : Greta, Gretchen, Grete (allemand), Guite, Maggi (alsacien), Maggy, Margot, Marine, Marina, Marinette, Meg, Peggy (anglais), Perlette.

Elle est naît vers 1045 en Hongrie où sa famille est exilée. En 1057, elle retourne en Angleterre, mais quitte de nouveau ce pays après l’invasion normande de 1066. Elle s’établit en Écosse dont elle épouse le roi, Malcolm III, en 1070. La nouvelle reine, très pieuse, s’intéresse aux livres et aux arts, fonde des hôpitaux, des églises, des couvents, dont l’abbaye de Dunfermline où reposeront certains monarques écossais. Marguerite contribue de manière décisive à accroître le rayonnement en Europe de l’Écosse et le développement dans ce pays, de la culture médiévale. Après avoir mis huit enfants au monde, elle meurt le 16 novembre 1093 à Édimbourg après avoir appris la nouvelle de la mort de son mari et de son fils aîné dans une bataille. Elle est canonisée en 1250. Ses reliques sont transférées à Rome durant la Réforme. Marguerite est déclarée patronne de l’Écosse en 1673. Elle est fêtée le 16 novembre.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 09:07

Vous trouverez à cette adresse des lanternes à faire pour la saint Martin.

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Martin-et-le-manteau.jpgLe prénom Martin a pour racine le nom de Mars, le dieu romain de la Guerre.

Il est fêté le 11 novembre, Martin de Tours est avec saint Denis et saint Louis un des patrons de la France, des cavaliers, des drapiers, des fatassins, des fourreurs, des hôteliers, des mendiants, des militaires, des piétons, des soldats et des tailleurs.

Le don à un mendiant de la moitié de son manteau

Martin voit le jour à Sabaria, en Pannonie (la Hongrie d’aujourd’hui), vers 316. Ses parents sont des païens, son père un tribun militaire. Martin est élevé à Pavie (Italie) et devient soldat. Un jour, à Amiens, Martin rencontre, près de l’une des portes de la cité, un mendiant nu qui souffre du froid. Dans un geste qui est demeuré fameux, le militaire déchire son manteau et en donne une des moitiés au malheureux (selon une tradition tardive, il ne peut faire don de l’autre moitié qui appartient à l’armée romaine). La nuit suivante, le Christ apparaît en songe à Martin, portant la moitie du manteau qu’il a offert au pauvre. Martin se convertit alors au christianisme. Deux ans plus tard, il est autorisé à quitter l’armée.

Le premier monastère en pays franc

Martin retourne en Pannonie et convertit notamment sa mère. En Illyrie et à Milan, il combat l’hérésie d’Arius. Après avoir con nu l’exil, il fonde, à Ligugé (dans le Poitou) le premier monastère chrétien établi dans ce pays. En 372, Martin est, contre son gré (selon une tradition, une oie caquetante indique l’endroit ou il a voulu se cacher), proclamé évêque de Tours par le peuple cette ville, et bien que les nobles de la cité critiquent « ses vêtements malpropres et sa chevelure en désordre » et sa basse extraction. Malgré sa nouvelle charge, Martin n’en continue pas moins de mener une vie austère, et demeure dans une cellule, près de la cathédrale, puis dans l’abbaye de Marmoutier, qui devient l’un des plus fameux monastères de tout l’Occident. Par ailleurs, il s’emploie à évangéliser les populations, à bâtir plusieurs autres couvents et à détruire les édifices païens et les arbres sacrés. En outre, Martin participe aux débats théologiques que connaît alors l’Eglise.

Un faiseur de miracles

Plusieurs miracles sont attribués à Martin. Par trois fois, il ressuscite un homme mort. Il guérit par ailleurs une femme souffrant d’hémorragies, un lépreux en l’embrassant, ainsi qu’un paralytique en lui versant de l’huile dans la bouche. Un jour, des soldats reprochent à Martin d’effrayer les mulets attelés à leur fourgon. Ils le battent jusqu’à lui faire perdre  conscience. Les mulets refusent de se remettre en marche avant que les militaires n’aient demandé à Martin, après l’avoir reconnu, de leur pardonner. Un jour, Martin ne parvient pas à démolir un temple païen ; deux anges apparaissent alors qu’il prie : il peut enfin démolir l’édifice. Une autre fois, Martin ordonne à des paysans d’abattre un pin consacré aux divinités païennes. Les villageois acceptent, à condition que Martin se laisse attacher du côté où l’arbre doit tomber. Martin se signe. Et l’arbre, au lieu de l’écraser, tombe de l’autre côté.

Un culte d’une importance exceptionnelle

Martin disparaît en 397 (il est le 1er saint non martyr). Son tombeau, à Tours, devient aussitôt un centre de pèlerinage d’une extrême importance. La chape du saint fait l’objet d’une très grande vénération. Les Mérovingiens et les Carolingiens ont fait de Martin un des saints protecteurs de leurs dynasties et du royaume. La Saint-Martin était autrefois une des principales dates qui rythmaient le calendrier des paysans. Aujourd’hui, en France, plus de 500 communes et quelque 4000 paroisses portent le nom de Saint-Martin. Le nom de ce saint est le patronyme le plus répandu dans l’Hexagone. 

Les dictons de la saint-Martin :

Saint-Martin, Saint-Tourmentin.
Le temps du jour de Saint-Martin, est de l'hiver le temps commun.
Si le vent du sud souffle pour la Saint-Martin, l'hiver ne sera pas coquin.
Quand Saint-Martin amène le vent d'autan, cela dure six mois par an.
À la Saint-Martin tire ton vin, Saint-Martin le met en chemin.
À la Saint-Martin bois le vin, et laisse l'eau au moulin.
Et s'il trouve quelque encombrée, vous l'aurez à la Saint-André.
À la Saint-Martin l'hiver est en chemin, manchons aux bras et gants aux mains.

Fete_de_la_Saint_Martin_en_Europe.pdf

Vous trouverez l'homélie ici.

Saint Martin 00Saint-Martin-01.jpgSaint-Martin-02.jpgSaint-Martin-03.jpgSaint-Martin-04.jpgSt-Martin-01.jpgSt-Martin-02.jpgSt-Martin-03.jpgSt-Martin-04.jpgSt-Martin-05.jpgSt-Martin-06.jpgSt-Martin-07.jpgSt-Martin-08.jpgSt-Martin-09.jpgSt-Martin-10.jpgSt-Martin-12.jpgSt-Martin-13.jpgSt-Martin-14.jpgSt-Martin-15.jpgSt-Martin-16.jpgSt-Martin-17.jpgSt-Martin-18.jpgSt-Martin-couleur.jpgSt-Martin-nb.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Der Mantel

Einmal, mitten im Winter, reitet Martin mit ein paar anderen Soldaten in die Stadt zurück. Es ist sehr kalt. Martin ist froh um seinen warmen Mantel. In der Nähe des Stadttors sieht er plötzlich eine dunkle Gestalt am Tor sitzen. Der Mann hat nur dünne zerrissene Kleider an. Er muss schon lange in der Kälte gesessen haben. „Komm schon!“, rufen seine Kameraden. „Wir wollen nicht warten, was geht dich der Bettler an? “ Aber Martin ist anders. Er hat Mitleid mit dem Bettler. Aber was kann er tun? Der Mantel, den er trägt, gehört zur Hälfte der römischen Armee – er kann ihn nicht einfach hergeben. „Kommst du?!“, rufen ihn die anderen. Da nimmt Martin kurzerhand sein Schwert und teilt seinen Mantel in zwei Teile. Den einen Teil des Mantels gibt er dem Bettler. Mit der anderen Hälfte wärmt er sich selbst. Nun braucht keiner von ihnen zu frieren. Seine Kameraden haben ihn beobachtet: „Wie siehst du denn jetzt aus? Willst du wirklich so unter die Leute gehen?!“ Aber Martin ist das egal. Er reitet mit den anderen in die Stadt hinein. Nachts, als er in seiner Herberge schläft, träumt Martin von Jesus: „Danke!“, sagt Jesus zu ihm.

Gegen den Krieg

Die Römer führen Krieg gegen die Germanen. Auf den Schlachtfeldern sterben viele Männer und noch ist kein Ende des Krieges in Sicht. Der römische Kaiser braucht noch mehr Soldaten. Damit sich besonders viele freiwillig melden, verspricht er ihnen Extra-Geld als Belohnung. Der Kaiser bietet auch Martin Geld an, damit er für ihn in den Krieg zieht. Aber Martin sagt: „Ich will das Geld nicht, mein Kaiser. Ich will gar nicht in den Krieg ziehen! Ich bin Christ – und als Christ will ich nicht mit Waffen kämpfen und Menschen töten. “Der Kaiser versteht das überhaupt nicht: Du Drückeberger!“, schreit er ihn an. „Du bist wohl zu feige?! Außerdem bist du Soldat und musst tun, was ich dir befehle!“ Da hat der Kaiser leider Recht. Martin seufzt. Er überlegt einen Moment, dann sagt er: „Gut, ich werde in den Krieg ziehen, weil du es befiehlst. Aber ich werde keine Waffe anfassen. Und ganz gewiss werde ich niemanden töten!“ Der Kaiser sieht ihn fassungslos an. So etwas Verrücktes hat er noch nie gehört. Am nächsten Tag geschieht ein Wunder. Ein Bote der Germanen erreicht den Kaiser: Sie ergeben sich freiwillig. Der Krieg ist zu Ende. Und Martin braucht nicht zu kämpfen.

Im Gänsestall

Martin lebt in einem Kloster in Frankreich. Endlich kann er ganz nach seinem Glauben leben. Bei den Mönchen und den Leuten in der Umgebung ist er sehr beliebt, weil er immer ein offenes Ohr für ihre Sorgen hat und sich um Kranke und Arme kümmert. Eines Tages sieht er von seinem Klosterfenster aus einen fremden Reiter im Innenhof. Das ist ein Bote aus Tours, einer großen Bischofsstadt in der Nähe. „Wo ist Martin? Ich muss ihn sprechen! Wir brauchen einen neuen Bischof in Tours. Und wir sind uns alle einig: Die Wahl ist auf Martin gefallen!“ Die Mönche im Hof freuen sich für Martin. Aber wo steckt er bloß? Martin hört, wie sie ihn suchen. Bischof werden – bei der Vorstellung wird er ganz blass. Er sieht sich schon in prunkvollen Gewändern im Bischofspalast. Die Leute würden sich vor ihm verbeugen – ja, sich vielleicht sogar vor ihm fürchten? Nein, Martin ist gar nicht begeistert. Lieber will er weiter als einfacher Mönch mit den anderen zusammen leben. Schnell rennt er hinaus ins Freie.  Die Tür zum Gänsestall steht offen. Er tritt ins Dunkle des Stalls und zieht die Tür hinter sich zu. Hier werden sie ihn nicht finden, denkt er. Er hört, wie die anderen ihn suchen: „Martin! Wo bist du? Wir haben eine tolle Nachricht für dich!“ Martin lächelt – er weiß, dass sie ihn nicht verstehen würden. Wer würde schon so ein mächtiges Amt ablehnen? Doch plötzlich schnattern die Gänse so laut, dass die Männer draußen aufmerksam werden. Die Türe wird aufgerissen und das Licht fällt auf Martin: „Da bist du ja!“ Jetzt kann Martin nicht entwischen. Er stellt sich der neuen Aufgabe. Er nimmt die Wahlan und wird Bischof von Tours. Aber er bleibt sich treu: Er versucht, den Reichtum und die Macht für Gutes einzusetzen. Aus ihm wird ein richtig guter Bischof.

Source : http://www.kirche-entdecken.de/

 

 

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La Nouvelle République sur les pas de saint Martin.

L'histoire de Martin de Tours, homme de foi avant d'être saint, est étroitement associée à Tours et au Val de Loire. Dans cet ouvrage de la collection « Les Patrimoines », on suit cet infatigable voyageur et évangélisateur à travers l'Europe, mais c'est à Tours et plus particulièrement à Marmoutier que Martin prend toute sa dimension spirituelle. Après sa mort à Candes, son rayonnement va toucher puissants et pauvres à travers l'Occident. Il devient l'une des figures majeures de l'histoire chrétienne. Une grande basilique, construite sur son tombeau à Tours, devient l'un des lieux principaux de pèlerinage durant des siècles, avant qu'un nouvel édifice, de dimensions plus modestes, soit bâti au XIXe siècle.

Cet ouvrage montre l'immense héritage laissé par le « treizième apôtre » : des milliers d'églises lui sont dédiées à travers le monde ; légendes et coutumes martiniennes ont traversé l'histoire et restent vivaces, notamment en Europe du Nord et dans le monde viticole. Symbole de pauvreté et d'humilité, le partage du manteau par saint Martin est universellement connu. Il se retrouve aujourd'hui dans un projet humaniste autour d'itinéraires pédestres qui convergent vers Tours et allient citoyenneté et respect de la nature. « Martin de Tours, un saint européen ». Éditions Nouvelle République.

Boutique en ligne : http://nrco.lanouvellerepublique.fr/dossiers/

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 13:19

Charles-de-Borromee.jpgLe prénom Charles vient du mot germain karl, qui signifie lion ou mâle. Il est fêté le 4 novembre.

Neveu du pape

Charles Boromée naît en 1538 dans une famille noble des abords du lac Majeur, en Italie du Nord. Il étudie à l’abbaye bénédictine d’Arona, puis à Paris et à Milan. Après avoir obtenu un doctorat en droit civil et un doctorat en droit canon (le droit ecclésiastique), il est nommé administrateur de Milan et cardinal (il n’est cependant pas prêtre) par son oncle, le pape Pie IV, ce qui lui confère de nombreux revenus et privilèges. A plusieurs reprises, Charles envisage, avant d’en être dissuadé, de renoncer à sa charge pour se faire moine.

Un acteur de la Contre-Réforme

Dans le même temps, il participe aux travaux du concile de Trente. Organisé de 1545 à 1563, dans le cadre de la Contre-Réforme, celui-ci s’attache à définir les dogmes sur lesquels porte la contestation développée par la jeune religion protestante et à renforcer la discipline au sein de l’Eglise catholique. Ce qui va entraîner la reconquête spirituelle, par la papauté, de la Bavière, de la Pologne, la Rhénanie et la Silésie. Charles prend notamment une large part à la rédaction du Catéchisme romain.

Evêque de Milan pendant plus de 20 ans

Charles Borromée est, en 1563, ordonné prêtre et nommé évêque de Milan, mais il obtient de remettre son départ, en raison de sa participation aux travaux du concile. Trois ans plus tard, il gagne son diocèse où il s’emploie à mettre en œuvre les réformes du concile. Charles distribue des secours aux pauvres, particulièrement éprouvés lors de la famine qui sévit en 1570 et lors de la peste qui survient en 1576, ne s’accordant que de courtes nuits et des repas frugaux. Il redéfinit l’organisation et les activités du clergé et fonde des collèges et de nombreux séminaires. Il ne cesse de parcourir son diocèse, prêche et administre les sacrements, visite les plus petits villages.

L’intérêt porté aux laïcs

Il invente, à l’intention des laïcs, les cours d’instruction religieuse dispensés le dimanche. Charles fonde une nouvelle congrégation, les oblats (laïcs qui ne prononcent pas de vœux) de saint Ambroise. Toutes ces réformes menées au nom de principes moraux lui valent de solides inimitiés (ses ennemis envisagent même de l’assassiner). Il ne rédige aucun grand texte spirituel, mais s’intéresse à l’architecture, à la philosophie – il fonde à Rome l’académie des Nuits vaticanes – et à la musique. Il joue, lui-même de la viole. Après avoir mené une existence exemplaire et simple, sans fastes et consacrée à la charité, Charles Borromée, épuisé, meurt en 1584. Il est enterré dans la cathédrale de Milan et sera canonisé en 1610.

Karl Borromäus wurde am 2. Oktober 1538 auf der Burg Arona am Lago Maggiore, dem Familiensitz der gräflichen Borromei, geboren. Schon im Kindesalter war er für den Klerikerstand bestimmt worden. Nach der Priester- und Bischofsweihe ging er 1565 nach Mailand, um seine Erzdiözese persönlich zu leiten. Er setzte sich besonders für innerkirchliche Disziplin und die religiöse Unterweisung von Kindern ein. Aus eigenen Mitteln gründete er zahlreiche Schulen, Waisenhäuser, Spitäler, Seminare zur Priesterausbildung und neue Ordensgemeinschaften im Mailänder Erzbistum. Am großartigsten bewährte sich Karl im Jahre 1576 zur Zeit der großen Pestepidemie in Mailand. Er traf entsprechende hygienische Anordnungen, richtete neue Spitäler ein, rief Priester zum Krankendienst, ging persönlich in die Häuser der Kranken und spendete die Sakramente. Karl Borromäus hatte sich gesundheitlich völlig überfordert und starb am 3. November 1584 im Alter von 46 Jahren.

Source : http://www.bildungszentrum-borromaeum.at

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:54

eveque.jpgHubert est particulièrement vénéré en Europe du Nord. Il est fêté le 3 novembre. Il est le patron des chasseurs et le protecteur des chiens de chasse. Il est invoqué contre la peur de l’eau, les morsures de serpents et la rage.

Un évêque, évangélisateur des Ardennes

Hubert naît au milieu du VIIème siècle. Mais les documents historiques ne font état de lui que vers 705, lors de sa nomination à la tête de l’évêché de Tongres et de Maastricht. Par la suite, Hubert établit le siège de son ministère à Liège. De cette cité, il s’attache à annoncer l’Evangile dans la région des Ardennes. Hubert meurt en 727. A la fin du Moyen Âge, la vie de ce prêtre s’enrichit de faits légendaires, inspirés de la vie d’Eustache, général imaginaire du temps de l’empereur Trajan. Le plus célèbre de ces épisodes fabuleux concerne la rencontre d’Hubert avec un cerf miraculeux.cerf.jpg

 Le miracle du cerf

Aux termes de cette légende, Hubert est fils du duc d’Aquitaine et passe le plus clair de son temps à chasser. Un Vendredi saint, il rencontre un cerf doté d’une très haute taille et dont les bois supportent un crucifix dont émane une grande clarté. Aveuglé, Hubert tombe de son cheval. Une voix lui demande alors : « Jusqu’à quand la passion de la chasse te fera-t-elle oublier ton salut ? » Touché par la grâce, Hubert décide de changer le sens de sa vie. Après être demeuré un temps dans la forêt des Ardennes, il occupe le siège épiscopal de Maastricht laissé par saint Lambert et accomplit dès lors de nombreux miracles.

 

 

Die Geschichte des heiligen Hubertus

Über die Herkunft des heiligen Hubertus ranken sich verschiedenen Geschichten. Er soll um 655 als erster Sohn des Herzogs Bertrand von Toulouse in Aquitanien geboren worden und ein Vorfahre der französischen Könige gewesen sein. Nach einigen Kämpfen und Schlachten heiratete er die Grafentochter Floribana von Löwen und zeugte mit ihr einen Sohn. Leider starb seine Gattin bei der Geburt dieses Kindes und Hubertus war darüber sehr verzweifelt. Um seinen Schmerz zu betäuben und Zerstreuung zu finden, ging er ständig auf die Jagd.

In einer anderen Version der Geschichte zog sich Hubertus sogar gänzlich für einige Jahre als Einsiedler in die Ardennen zurück. Als er an einem Feiertag - Karfreitag oder Weihnachten - wieder auf die Jagd ging und einem kapitalen Hirsch auf den Fersen war, geschah plötzlich das Wunder. Der Hirsch drehte sich um und Hubertus sah ein leuchtendes goldenes Kreuz zwischen den Geweihstangen. Dabei soll eine Stimme ihn vor zu viel weltlichen Ausschweifungen gewarnt haben. Das war genug Warnung für den französischen Adligen. Er schwor allen weltlichen Vergnügungen ab und lies sich flugs zum Priester weihen.

Dann wird seine Geschichte wieder belegbar. Hubertus wirkte erst in den Ardennen und in Brabant als Missionar und wurde später Bischof von Tongern-Maastricht. 722 verlegte er seinen Bischofssitz nach Lüttich. Er soll während dieser Zeit viel Gutes getan haben. 727 starb Hubertus und wurde Berichten zufolge am 3. November 743 heiliggesprochen. Seine Gebeine wurden nach Andage (Andain) überführt. Es setzte eine starke Pilgerbewegung aus ganz Europa in das Örtchen ein, das seinen Namen bald in Saint-Hubert änderte. Seit der französischen Revolution sind seine Gebeine verschwunden, zahlreiche Kirchen erheben jedoch den Anspruch, Teile von ihnen zu besitzen.

Der heilige Hubertus war übrigens ein sehr vielseitiger Heiliger. Seine Patronate sind die Ardennen und das Bistum Lüttich. Er ist besonders den Jägern, Förstern und Schützen zugetan, aber auch den Metzgern, Kürschnern, Optikern, Metallarbeitern sowie den Mathematikern und den Herstellern ihrer Apparate. Er beschützt die Jagdhunde und bewahrt vor Tollwut und Schlangenbiss. Den Wasserscheuen hilft er bei der Überwindung ihrer Angst.

Hannebacher Kapelle

Der heilige Hubertus ist besonders in der Gegend um Lüttich in zahlreichen Kirchen und Kapellen abgebildet. Um Hubertus ringen sich auch zahlreiche Bräuche: Das geweihte Hubertusbrot soll gegen den Angriff tollwütiger Hunde schützen. Der Hubertusschlüssel ist eine Art Nagel, dessen Kopf ein stilisiertes Jagdhorn trägt und tollwutkranken Tieren als Heilmittel in die Bisswunde gedrückt wird. Bis ins 20. Jahrhundert wurde der Hubertusschlüssel in Deutschland noch angewandt.

Source : http://www.hemmersbacher-schuetzenbruderschaft.de

Grand Saint Hubert,

Toi qui as répondu à l'appel de Dieu, te demandant de quitter une vie de plaisirs,

apprends-nous, comme tu l'as été, à être à l'écoute du projet que Dieu a pour nous ;

donne-nous le courage de renoncer à tout ce qui nous détourne de Lui.

Toi qui, te retirant du monde dans la forêt ardennaise,

as fait pénitence durant de nombreuses années,

apprends-nous à persévérer et à être fidèles à nos promesses.

Toi qui as été consacré évêque, succédant à Saint Lambert,

et qui évangélisas l'immense diocèse de Liège,

te dépensant sans compter à une époque où le paganisme était encore très vivace.

Toi, l'Apôtre de l'Ardenne, jette un regard de bonté sur tes enfants,

éloigne de notre vie, de notre cœur, toutes formes de rage.

Garde-nous un esprit sain dans un corps sain

afin que nous puissions devenir, à ton exemple et par ton soutien,

des semeurs d'Evangile et des témoins infatigables

de l'Espérance révélée en Jésus, le Christ. Amen

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 07:54

La bienheureuse Elisabeth de la Trinité (1880-1906)  (photo domaine public)

« Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible, comme si déjà mon âme était dans l’éternité… Ô mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à vous comme une proie… » Cette prière d’Élisabeth de la Trinité, connue dans le monde entier, est comme un résumé de sa vie profonde.

Son enfance

Élisabeth Catez naquit le 18 juillet 1880 au Camp d’Avor, près de Bourges, dans une famille très croyante. Son père, officier, mourut subitement quelques années plus tard et Madame Catez eut à s’occuper seule de l’éducation de ses deux filles. Élisabeth, l’aînée, « vive, ardente, passionnée… volontaire », dont le trait dominant était la sensibilité, apprit peu à peu à se vaincre par amour. « Elle était très vive, avec des colères, de vraies colères, très diable » raconte sa sœur Guite. Mais il y a une autre facette : un attrait pour tout ce qui est grand et beau, un cœur généreux, et déjà une ouverture à Jésus pour lequel elle veut vaincre, par amour, son « terrible caractère ». Ses dons artistiques furent tôt découverts et, à treize ans, elle remporte le premier prix de piano au Conservatoire de Dijon.

L’appel de Dieu

Un an plus tard, après une communion, Élisabeth perçoit l’appel du Seigneur au Carmel et y répond spontanément par le vœu de virginité perpétuelle. Mais Madame Catez veut éprouver sa vocation et lui impose d’attendre sa majorité. La jeune fille souffre en silence et prend part très simplement à la vie mondaine. Qui s’en douterait ? Sa mère est grande voyageuse, on a beaucoup d’amis, les filles sont souvent invitées : excursions, danse, tennis, piano, voilà Élisabeth « toujours en tête de la bande ». Tout la passionne : la mer, la montagne, l’amitié, mais aussi la paroisse, la visite des malades, le catéchisme et le patronage pour les enfants, et plus que tout, à travers tout, la prière. « Même au milieu du monde, écrit la jeune laïque, on peut écouter Dieu dans le silence d’un cœur qui ne veut être qu’à lui ». Mais en réalité elle dira : « Quand j’assiste à ces réunions, à ces fêtes, ma consolation est de me recueillir et de jouir de votre présence ». Se sentant « habitée », Élisabeth demande des explications au père Vallée, dominicain, qui lui révèle alors le mystère de l’inhabitation de la Trinité dans l’âme. Ce fut une lumière décisive dont elle vivra jusqu’à sa mort. Déjà, Élisabeth reçoit des grâces élevées et se reconnaît dans les descriptions que Thérèse de Jésus donne du ravissement.

L’entrée au Carmel

Le 2 août 1901, Élisabeth entre au Carmel de Dijon, où son extraordinaire recueillement frappe les moniales dès le premier soir. Elle s’adapte sans aucune difficulté : « … tout est délicieux au Carmel, on trouve le bon Dieu à la lessive comme à l’oraison. Il n’y a que lui partout ». Inondée de grâces les premiers mois, Élisabeth entre, après sa prise d’habit, dans l’obscurité et la sécheresse profondément acceptées. La lumière ne reviendra que le jour de sa profession.

Traits spirituels

Vers l’été 1905, un texte de l’épître aux Éphésiens s’illumine intensément pour la jeune moniale : « C’est en lui (le Christ) que nous avons été prédestinés pour être à la louange de sa gloire ceux qui d’avance ont espéré dans le Christ ». Elle y découvre l’orientation profonde de sa vocation personnelle, son « nom nouveau » : Louange de gloire, Laudem gloriae. « Une louange de gloire est une âme de silence, qui se tient comme une lyre sous la touche mystérieuse de l’Esprit Saint… qui fixe Dieu dans la foi et la simplicité ». Il semble que la vie spirituelle de sœur Élisabeth se soit très tôt unifiée dans sa seule passion : le Christ, la Trinité. « Chaque minute nous est donnée pour nous enraciner plus en Dieu… Pour réaliser ce plan, voici le secret : s’oublier, se quitter, ne pas tenir compte de soi, regarder au Maître, ne regarder qu’à lui ». Cela ne l’empêchera pas d’aimer les autres, tous les autres, de son « grand cœur débordant d’amour ».

La dernière année

Les premiers symptômes de la maladie d’Addison, incurable à l’époque, s’étant manifestés durant le carême 1906, Élisabeth est transférée à l’infirmerie. De plus en plus, elle va s’enfoncer en Dieu. « Avant de mourir, je rêve d’être transformée en Jésus crucifié et cela me donne tant de force dans la souffrance ». L’ardent souffle apostolique qui avait traversé toute sa vie ne fait que s’accroître : « Ô Amour… épuise toute ma substance pour ta gloire ; qu’elle se distille goutte à goutte pour ton Église ! ». « Je comprends que la douleur est la révélation de l’Amour ». À l’Ascension, elle entend, prononcés au plus profond d’elle-même, ces mots : « Si quelqu’un m’aime… mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure ». En même temps, les trois Personnes de la Sainte Trinité se révèlent à la malade en son centre le plus secret et cette présence ne s’effacera plus. Impitoyablement, la maladie poursuit son œuvre. Les derniers mots intelligibles de la mourante sont comme un chant : « Je vais à la lumière, à l’amour, à la vie… » Le 9 novembre, Élisabeth va se perdre définitivement au sein de la Trinité Bienheureuse.

Prophète de Dieu pour notre temps

Son œuvre écrite comprend 342 lettres, un journal, 17 notes intimes, 122 poèmes et 4 traités spirituels. Dans ses écrits, Élisabeth nous livre un message simple et profond, très actuel. Pourquoi aller chercher si loin une expérience du divin, quand le Dieu tout Amour est présent au plus profond de nos cœurs ? On ne l’atteint pas par des techniques de concentration. Élisabeth nous livre son secret, beaucoup plus simple : « nous oublier », cesser de discuter avec le « moi » égocentrique, pour regarder vers Celui qui nous cherche et nous introduit dans la vie intime des Trois. Le quotidien, avec ses joies et ses peines, en est illuminé. La souffrance et la mort elles-mêmes se changent en chemin de Vie. Élisabeth a promis de nous aider : « Au Ciel, ma mission sera d’attirer les âmes en les aidant à sortir d’elles pour adhérer à Dieu par un mouvement tout simple et tout amoureux, et de les garder en ce grand silence du dedans qui permet à Dieu de s’imprimer en elles et de les transformer en lui-même ». Ses Lettres débordent de la certitude de cet amour offert à tous et qui n’attend que notre foi éveillée et engagée. Elle partage à ses amis, laïcs pour la plupart, la merveilleuse découverte : tous appelés, tous aimés, tous enfants de Dieu par le Baptême, tous invités à la table de l’Eucharistie, tous peuvent se livrer à l’Amour... Élisabeth tourne sans cesse nos cœurs vers le Dieu Vivant : Père, Fils et Esprit, Mystère ouvert aux petites créatures que nous sommes. « La Trinité, voilà notre demeure, écrit-elle, notre “chez nous”, la maison paternelle d’où nous ne devons jamais sortir ». En novembre 1904, elle compose sa célèbre prière : « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore », où elle s’offre totalement au Feu consumant de l’Esprit d’amour : « Je me livre à vous comme une proie ». Tout son désir est d’être identifiée à Jésus, d’être pour lui une « humanité de surcroît, en laquelle il renouvelle tout son Mystère ».

Le sceau de l’Église

Le 25 novembre 1984 Jean Paul Il proclamait Bienheureuse cette jeune carmélite de France. Il la présentait comme « une nouvelle lumière qui brille pour nous, un nouveau guide sûr et certain ». « Voici une jeune chrétienne au cœur extrêmement ardent, qui peut parler aux jeunes et à tous les chercheurs d’absolu ». Son secret ? « Je vous le confie, c’est cette intimité avec Dieu au-dedans, qui a été le beau soleil irradiant ma vie ».

Le 16 octobre 2016, Élisabeth sera canonisée place Saint Pierre à Rome par le Pape François.

Source : http://www.lecarmel.org/saints/bienheureux-et-bienheureuses/elisabeth-de-la-trinite~~.html?showall=1

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 11:11

Saint AndréLe prénom André vient du grec anthrôpos (homme) et du latin andreas (viril). Il est fêté le 30 novembre. Il est le patron de l’Achaïe, de l’Ecosse, de la Russie, de la Turquie, des pêcheurs et des vieilles filles. André est invoqué contre la goutte et les maux de gorge.

Attributs : une croix en sautoir (en X), dite croix de Saint-André; une filet de pêcheur.

Prénoms apparantés : Andréa (italien), Andrés (allemand), Andres (espagnol), Andrew (anglais), Andric, Andry.

« Le premier appelé »

Selon les Evangiles, André naît au bord du lac de Tibériade, en Galilée (province de l’ancienne Palestine), aux alentours du début du l’ère chrétienne. Il appartient à une famille de pêcheurs et lance ses filets en compagnie de son frère Simon (le futur Pierre). André est d’abord le disciple de Jean Baptiste. Mais lorsque celui-ci désigne Jésus en le nommant « Agneau de Dieu », André attache dès lors ses pas à ceux du Christ dont il devient l’ami. Il est, pour cette raison, surnommé Prôtoklétos (« le premier appelé » en grec). A la demande de Jésus (« Venez, suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes »), il abandonne sa famille et ses biens. Avec son frère, André devient ainsi l’un des douze Apôtres. Le Nouveau Testament fait était de la présence d’André lors de la multiplication des pains et de la Pentecôte.

André est crucifié sur une croix qui depuis porte son nom

La vie d’André est, après la Crucifixion, assez mal connue. Considéré comme le premier missionnaire, il passe, sans doute à tort, pour être le fondateur de l’Eglise de Byzance et l’évangélisateur de l’Asie Mineure, de la Grèce et de l’Ukraine. Par ailleurs, certains miracles lui sont attribués : il chasse de la ville de Nicée des chiens habités par des témoins et sauve du feu un jeune chrétien à Patras (Achaïe, ancienne région de Grèce) vers l’an 60. D’après une tradition qui ne remonte qu’au XIVè siècle, il est mis à mort sur une croix en forme de X (ce type de croix porte depuis le nom de croix de Saint-André). Avant de mourir, l’Apôtre prêche, durant deux ou trois jours, à l’intention des personnes venues assister à son supplice.

Un culte à l’origine encourage par ByzanceCroix-de-Saint-Andre.jpg

Le culte rendu à André est, à l’origine, encourage par l’Eglise de Byzance qui souhaite jouir de la même autorité auprès des fidèles que l’Eglise de Rome, forte du patronage de Pierre et de Paul. Par ailleurs, André est particulièrement vénéré en Ecosse où nombre d’églises sont placées sous le vocable de ce saint. En effet, selon une légende, le gardien des reliques d’André transporte, au IVè siècle, une partie de celles-ci depuis Patras jusqu’à la localité écossaise aujourd’hui baptisée Saint-Andrews on Fife. Du reste, depuis le Xè siècle, la croix de Saint-André est un des éléments qui figurent sur le drapeau du Royaume-Uni.

Photos du Père Bernhard Hesse

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 09:17
2016 : Année de saint Martin de Tours

L’année 2016 va être riche en évènements :

  • Le Jubilé de la Miséricorde
  • L’année saint Martin de Tours, pour les 1700 ans de la naissance de ce modèle universel de charité. Un exemple pour tout croyant.

​Pour trouver de plus amples renseignements : le site officiel de saint Martin 316-2016.

Les abords de la collégiale de saint Martin à Brive à voir ici et .

2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
2016 : Année de saint Martin de Tours
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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 16:36

leonard.jpgLéonard « fort comme un lion »

On sait peu de chose de Léonard, dont les biographes ont retracé l’histoire des siècles après sa mort : ermite au VIe siècle, il aurait été parent du roi Clovis (et peut-être son filleul). Un temps compagnon de Remi, l’évêque de Reims, il aurait renoncé à tous ses biens pour se consacrer aux déshérités et se serait retiré dans la solitude près de Limoges, la ville de Saint-Martial. Reparti évangéliser l’Aquitaine dans un généreux élan de prosélytisme, il fera plus tard édifier en Limousin le monastère de Noblat, sur le site de la petite commune qui porte désormais son nom. Guérisseur patenté, il aurait surtout converti, après les avoir libérés de nombreux condamnés. Patron des prisonniers, Léonard, dont le nom signifie « fort comme le lion » était aussi invoqué par les croisés, dans le sillage, sans doute, du plus célèbre d’entre eux, l’ancien roi captif, Richard Cœur de Lion. Celui-ci serait ainsi venu en action de grâces à Noblat.

saint-leonard-de-noblat.jpg

Aujourd’hui, les solennités de Saint Léonard se déroulent le dimanche qui suit le 6 novembre. Le pèlerinage se prolonge, les années d’ostensions limousines, d’une cérémonie pittoresque, la « Quintaine », sorte de tournoi médiéval au cours duquel des cavaliers armés du quillou (une espèce de massue), prennent d’assaut un donjon de bois (la quintaine), symbole de captivité. En France, le protecteur du Limousin est vénéré en soixante-sept lieux : treizesites lui sont dédiés en Belgique, et près d’une dizaine en Suisse et aux Pays-Bas. Fêté le 6 novembre.

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 18:03

Vincenzo Grossi est né le 9 mars 1845, à Pizzighettone, il était l’avant dernier d’une fratrie de sept enfants. Il reçut le baptême le jour même de sa naissance. Éduqué très chrétiennement par sa mère qui fut sa première catéchiste, il manifesta, dès l'enfance, un zèle et une joie toute spéciale à aider sa paroisse. De son père il hérita le sérieux et l’amour du travail bien fait.

Ayant manifesté son désir de devenir prêtre, il fut freiné par son père, non seulement pour des raisons familiales, mais aussi pour tester la vocation de son fils. Ce ne fut qu’à l’âge de 19 ans que Vincenzo put réaliser son désir de se consacrer tout entier à Dieu.

En 1866 il entra au Séminaire de Crémone et après des études sérieuses, couronnées de succès, il fut ordonné prêtre du diocèse de Lodi à 24 ans, et célébra sa première Messe dans la cathédrale de Crémone le 22 mai 1869.

La messe sera toujours au centre de sa vie : il y puisera la lumière et la force pour lui-même et pour son apostolat. Il dira même aux sœurs de son institut : « le prêtre doit exprimer [pendant la Messe], vivre et faire vivre la vie admirable de Jésus dans le ciel et continuer ici-bas la vie qu’Il aurait menée pour accomplir la volonté du Père ».

Après son ordination, il fut tout d’abord nommé vicaire auxiliaire dans une paroisse du diocèse, puis, en 1873 il nommé curé de Ragona. Ses dons de pasteur excellèrent pour l'éducation des enfants et des adolescents.

Après avoir perdu son père, sa mère est venue s’installer dans la cure et aidait, par ses aumônes secrètes, à payer les dettes de la paroisse de son fils.

Plus tard, le 28 décembre 1882, sous les instances de son évêque il prit en charge la paroisse de Vicobellignani, où il resta 34 ans. Cette paroisse était en déclin, à cause de l’action des protestants qui avaient mené là un apostolat très actif.

Pour le convaincre, son évêque, monseigneur Bonomelli, lui écrivit pour lui dire que « cette paroisse et en général toute la région, avait besoin de pasteurs pleins de zèle, désintéressés, exemplaires, d’une grande charité, d’une grande prudence et instruits : ces dons je les décèle en vous et je suis certain de ne pas me tromper… j’espère qu’en une dizaine d’années vous ressusciterai cette paroisse et ferez disparaître l’erreur ». L’évêque se révéla être un prophète, car, avec la prière intense et un généreux dévouement, le bienheureux Vincenzo transforma le pays en une véritable communauté spirituelle. Il était un pasteur zélé, le leader de son troupeau par la parole et l'exemple. Don Vincenzo n'était pas un homme à livres, mais plutôt un homme qui approfondissait tout avec sagesse et méthode ; mis il devait souvent lire et écrire. En effet il préparait avec grand soin ses sermons — sermons que tous pouvaient comprendre — et plus tard il rédigea aussi les leçons pour ses religieuses. Sa prédication était le fruit de la prière et la méditation régulière.

Sa Messe quotidienne était précédée d’une longue préparation. La célébration était simple ; ordonnée, profondément exemplaire dans les paroles et les gestes. Son âme était alors toute tournée vers le Seigneur.

En 1885, il fonda la première communauté des Filles de l'Oratoire pour aider les jeunes filles. Il a écrivit les règles à genoux devant le tabernacle.

À ses religieuses il demanda de ne vivre que dans la sainteté et dans la joie. Il leur choisit saint Philippe Néri comme patron. Il décéda le 7 novembre 1917 à l'âge de 72 ans en disant : « la voie est ouverte, il me faut y aller ».

Le 1er novembre 1975, le Pape Paul VI le béatifia à Rome et le donna aux prêtres comme un exemple à suivre. Ses reliques reposent dans la Maison-Mère, à Lodi.

Le 18 octobre 2015, le Pape François le canonisa en même temps que les époux Martin (parents de la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus) et de la religieuse espagnole, supérieure générale de la Compagnie de la Croix, Marie de l’Immaculée de la Croix. Il est fêté le 7 novembre.

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 20:50

Saint-Clement-2.jpgLe prénom Clément vient du latin clemens (doux, indulgent). Il est fêté le 23 novembre.

Le troisième successeur de Pierre

Après Lin et Clet, Clément est le troisième successeur de saint Pierre à la tête de l’Eglise de Rome, et devient donc le quatrième pape. La légende en fait un esclave affranchi ayant appartenu à l’empereur Trajan. A cette époque, les chrétiens sont persécutés, parce qu’ils remettent en cause le culte rendu aux dieux et à l’empereur. Clément est condamné à se rendre en exil en Crimée. Selon la tradition, ses prêches sont si convaincants que cette région se dote de plusieurs dizaines d’églises. L’empereur, très mécontent, ordonne que Clément soit attaché à une ancre et jeté dans les flots ; sept cents ans plus tard, les évangélisateurs des Slaves, Cyrille et Méthode, découvrent dans les flots les restes du pape martyrisé. Ses reliques sont transférées à Rome en 868. Personnage historique, Clément n’a, en fait, probablement pas été martyrisé.

L’épître aux CorinthiensSaint Clément 1

Vers l’an 101, Clément rédige une lettre, l’épître aux Corinthiens, pour rappeler à l’ordre, au nom de la primauté de l’Eglise de Rome, l’Eglise de Corinthe qui tente de rejeter son autorité. Cette lettre, qui contient par ailleurs des informations sur la mise à mort de Pierre et de Paul, constitue le plus ancien témoignage d’une intervention de l’évêque de Rome dans les affaires d’une autre Eglise chrétienne, ce qui préfigure l’autorité spirituelle que vont peu à peu conquérir les évêques de Rome.

Lebensdaten:

Geboren im 1. Jahrhundert in Rom, gestorben 101, möglicherweise in Rom oder auf der Krim.

Vita:

Der junge Römer Clemens kam zum christlichen Glauben, als er einer Predigt des Apostels Barnabas in seiner Heimatstadt lauschte. Er erkannte, dass die Verkündigung der Frohen Botschaft seine Aufgabe sein sollte, und ließ sich von Barnabas unterweisen und taufen. Dieser führte ihn bald zu Petrus, der schnell die Klugheit und den Glauben des jungen Mannes erkannte. Petrus selbst soll Clemens zu seinem Nachfolger bestimmt haben. Als er jedoch gestorben war, lehnte Clemens das Amt des Papstes zunächst ab, weil er sich dafür noch nicht reif genug fühlte. Erst um 90 herum wurde er als Nachfolger von Linus und Anakletus der vierte Bischof von Rom.

Der Legende nach wurde er bald darauf auf Anweisung des Kaisers aus Rom vertrieben und musste in den Marmorsteinbrüchen auf der Krim arbeiten. Dort gab es zu wenig Wasser, so dass die Zwangsarbeiter ständig zu verdursten drohten. Clemens sah, dass ein Lamm an einer bestimmten Stelle mit den Hufen scharrte, grub ein wenig mit den Händen an diesem Punkt, und es sprudelte alsbald eine Quelle frischen Wassers. Die Arbeiter, die dies gesehen hatten, tranken konnten damit nicht nur ihren Durst stillen, sondern ließen sich nach diesem Wunder auch bereitwillig von Clemens taufen.

Als diese Kunde Rom erreichte, sandte der wutentbrannte Kaiser sofort einen Boten mit einem Todesurteil für den Gottesmann zurück auf die Halbinsel. Clemens wurde mit einem Anker um den Hals ins Schwarze Meer gestürzt. Auch die anderen Arbeiter wurden hingerichtet.

Namensbedeutung:

"Clemens" ist lateinisch und heißt "der Sanftmütige".

Darstellung:

Als Papst mit Anker, Brunnen und Lamm.

Patron:

Der Seeleute, Hutmacher, Steinmetze, Marmorarbeiter, bei Sturm, Gewitter, gegen Wassergefahren und Kinderkrankheiten.

Source: http://kirchensite.de/

 

 


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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 14:21

Le prénom Élisabeth vient de l’hébreu Elsheba qui signifie « serment de Dieu ». Élisabeth de Hongrie est fêtée le 17 novembre. Elle est patronne des boulangers, des mendiants et des organisations caritatives, et est invoquée contre les maux de dents.

Elisabeth.jpgUn mariage politique et d’amour

Élisabeth, qui naît en 1207, est la fille du roi de Hongrie André II. À l’âge de 14 ans, elle épouse le futur saint Louis IV de Thuringe. Malgré les vexations imposées par la belle-mère de la jeune princesse, le mariage est heureux, et le couple, qui vit au château de Wartbourg près d’Eisenach, a 3 enfants. Élisabeth multiplie les exercices de mortification, accorde son attention aux pauvres, aux malades, aux orphelins, et crée de nombreux établissements charitables.

Le veuvage, l’injustice et la misère

Ce bonheur prend fin lorsque Louis IV meurt de la peste pendant la croisade, en 1227. Âgée de 20 ans, Élisabeth est chassée par son beau-frère qui l’accuse de ne pas savoir administrer les biens familiaux et de consacrer trop d’argent à ses œuvres de charité. Elle est obligée de séjourner un temps dans une porcherie. Élisabeth parvient à établir ses enfants, puis embrasse la règle de saint François d’Assise, sans pour autant entrer au couvent. Elle bâtit un hôpital où elle travaille avec acharnement à secourir les plus pauvres.

Mauvais traitements

Mais Élisabeth, qui refuse de retourner en Hongrie, est soumise aux traitements humiliants et dégradants que lui fait subir son directeur de conscience, Conrad de Marbourg. Ce dernier la force à se séparer de ses deux fidèles amies, lui impose une règle de vie très stricte et la bat. Élisabeth revient pourtant à la cour lorsque les compagnons de son époux rentrent de Terre Sainte. Très affaiblie, elle meurt à l’âge de 24 ans, en 1231. Elle est canonisée dès 1235 par Grégoire IX. Son tombeau, établi à Marbourg, devient, jusqu’à la Réforme, un lieu de pèlerinage. Sa malheureuse existence a inspiré de nombreux artistes.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:41

catherine-laboure.jpg

 

 

 

 

 

Vous trouverez la vie de Ste Catherine Labouré sur le site : http://www.steloi.com/spip.php?article1249

 

 

 

 

 

 

Katharina wurde am 2. Mai 1806 in Fain les Moutiers, einem kleinen Dorf in Burgund, 60 km von Dijon entfernt, als achtes von zehn Kindern geboren. Nach dem Tod ihrer Mutter übernimmt sie im Alter von 12 Jahren die Leitung des Bauernhofes. Der Ruf des Herrn zeigt sich nach und nach, und 1830 kommt sie mit 24 Jahren ins Seminar der Vinzentinerinnen, 140 Rue du Bac in Paris. Hier erlebt die junge Schwester, insgeheim, eine erstaunliche geistige Erfahrung. Die Jungfrau Maria, die Katharina seit ihrer Kindheit als ihre Mutter auserwählt hat, zeigt sich ihr.

Die erste Vision:

Um halb 12 Uhr in der Nacht auf den 19. Juli, dem Festtag des hl. Vinzenz, wird die Schwester wach. Sie hört dreimal ihren Namen rufen und sieht ihr Bett in einem hellen Schein. Als sie ihren Vorhang zurückschiebt, gewahrt sie einen überirdisch schönen Knaben, der sie auffordert, mit ihm in die Kapelle zu gehen: "Die Mutter Gottes wartet auf dich!" - Auf ihren ängstlichen Gedanken, man könnte ihr Aufstehen und Fortgehen merken, antwortet der Knabe, den sie als ihren Schutzengel erkennt: "Es wird dich niemand hören; komm!" Nun zieht sie sich eilends an und folgt dem Kinde über Stiegen und Gänge. Und überall ist es hell und alle Türen öffnen sich. Auch in der Kapelle brennen die Lichter. An der Kommunionbank kniet Schwester Katharina nieder und wartet. In ihr demütiges und schweigendes Warten rauscht ein Seidenkleid und der Himmelsknabe sagt: "Die heilige Jungfrau! Sie ist da."

Maria hat auf dem Stuhl, den der geistliche Direktor bei den Konferenzen an die Schwestern einnimt, Platz genommen. Ihr Kleid ist weiß und gelb und ihre Erscheinung von himmlischer Anmut und Liebenswürdigkeit. Schwester Katharina kniet sich hin und legt ihre Hände in den Schoß der Mutter. Von dem vertraulichen Zwiegespräch zwischen Mutter und Kind ist uns wenig erhalten. Es waren Dinge, die nur die Heilige selbst angingen, über ihre Seelenführung und ihre Tröstungen im Verkehr mit dem göttlichen Heiland. Maria kündet ihr noch eine große Aufgabe an, die sie ihr mitteilen wird. Die Heilige weiß nicht, wie lange sie bei der Mutter war. Unbeschreibliches Entzücken erlebte sie wie niemals zuvor oder später in ihrem Leben. Als der Engel sie zurückbegleitet hatte, schlug die Uhr die zweite Morgenstunde.

Die zweite Vision:

Vier Monate später, am 27. November 1830, einige Zeit nach der Abendbetrachtung, vernimmt Schwester Kaharina wieder das ihr bereits bekannte Rauschen des Seidenkleides der Gottesmutter. In der Höhe des Altarbildes sieht sie die Gesalt der Himmelskönigin, die sie ihrem Beichtvater, dem Missionspriester Aladel, ungefähr so beschreibt: Maria stand aufrecht, ihr Kleid war von rosenfarbenem Weiß wie der strahlende Morgen. Es hatte weite Ärmel. Ein weißer Schleier bedeckte das Haupt und fiel bis zu ihren Füßen nieder. Ihre Füße ruhten auf einer weißen Halbkugel, um die sich eine grünlich-weiße Schlange wand. In den Händen hielt Maria eine goldene Kugel, um sie Gott darzubringen, das Symbol der Welt. Immer wieder schaute sie die Erdkugel an und erhob dann ihre Augen zum Himmel. Danach senkt die Hl. Jungfrau die Hände, und Strahlen gehen von nun mit Edelsteinen besetzten Händen aus. "Diese Strahlen sind das Sinnbild der Gnaden, die ich allen schenken werde, die mich darum bitten", sagt Maria. Dann bildet sich um die Muttergottes ein ovaler Rahmen mit der Inschrift: "0 Maria, ohne Sünde empfangen, bitte für uns, die wir zu dir unsere Zuflucht nehmen."

Gleichzeitig vernimmt Katharina eine Stimme: "Lass nach diesem Muster eine Medaille prägen. Große Gnaden werden die erfahren, die sie tragen. Die Gnaden werden überreich sein für jene, die Vertrauen haben." Das Bild wendet sich nun und Schwester Katharina erkennt die Gestaltung der Rückseite der Medaille: Ein "M", von einem Kreuz überragt, das auf einem Querbalken ruht. Darunter das Herz Jesu von einer Dornenkrone umgeben und das Herz Mariens, von einem Schwert durchbohrt. Ein Kranz von zwölf Sternen umrahmt das ganze Bild. Schwester Katharina teilt das von ihr erlebte Geschehen ihrem Beichtvater und der Schwester Oberin mit. Diese schenken ihr zunächst keinen Glauben. Doch sie bleibt beharrlich. Die Muttergottes erscheint ihr vor Weihnachten desselben Jahres ein drittes und letztes Mal. Sie wiederholt den Auftrag, die Medaille prägen zu lassen. 

Während des nächsten Jahrs hat dieser apparition fünf Mal stattgefunden und jedes Mal mit den gleichen Anweisungen: "haben eine Medaille, die auf diesem Modell, und allen denjenigen gestreikt wird, die es tragen, werden empfangen große Anmut, besonders wenn abgetragen um den Hals". Schwester Catherine hat viele Erniedrigung, aber sie persevered ausgedauert.

Der Bischof von Paris genehmigt zwei Jahre später im Jahre 1832 die Herstellung der Medaille. Der ursprüngliche Name der Medaille ist daß von Makelloser Empfängnis Mary; nur, nachdem 7 Jahre der Name war, der zum " Übernatürlicher Medaille geändert worden ist". Die Medaille verbreitet sich auffallend schnell über Frankreich hinaus durch ganz Europa und die verschiedenen Kontinente. Millionen Menschen tragen dieses Medaillon, das soviel Segen spendet. Bald spricht das Volk nur noch von der "Wundertätigen Medaille". Von unerwarteten Heilungen, Schutz in körperlichen und seelischen Gefahren, auffallenden Bekehrungen und wundersamen Fügungen im Zusammenhang mit dieser Medaille wird bis in unsere Tage hinein berichtet. Alle Welt spricht von der Wundertätigen Medaille und den Gebetserhörungen; man spricht von der Seherin in der Rue du Bac, nur die schlichte Schwester im Altersheim schweigt. Erst nach ihrem Tode, am 31. Dezember 1876, eröffnen die Obern der Versammlung der Barmherzigen Schwestern ihr großes Geheimnis.

Am 28. Mai 1933 wurde Catherine Labouré selig gesprochen und am 27. Juli 1947 nahm sie Papst Pius XII. in die Schar der Heiligen auf. Die Lazaristen und die Barmherzigen Schwestern feiern ihr Fest am 28. November.

Source : http://www.marypages.com/

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 16:03

L’ARCHITECTURE :

L’église Saint-Pierre-ès-liens de Beynat date du début du XIIIe siècle. De cette époque, l’édifice conserve un portail en arc brisé, aux moulurations très simples. De part et d’autre du portail, les contreforts étagés témoignent également de cette première phase de construction, mais la partie haute du clocher a subi plusieurs remaniements. Endomm

agée une première fois en 1861 par un orage de grêle, elle est rebâtie et dotée d’une élégante flèche. Mais en 1931, cette flèche est détruite par la foudre. Elle est alors remplacée par le simple toit à deux pentes visible de nos jours.

L'INTÉRIEUR :

À l'intérieur, seule la chapelle baptismale est encore d'origine médiévale. On peut remarquer sur son arc d'entrée de petits éléments de sculpture (têtes humaines, fleurs de lys...).Au cours des périodes suivantes, les riches familles et les confréries de dévotion de la paroisse firent édifier quatre autres chapelles, de part et d'autre de la nef. Elles étaient dédiées à Notre-Dame-du-Rosaire, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Roch et Saint-Blaise. Dans les années 1840, ces chapelles sont remplacées par les deux bas-côtés actuels. La tribune, soutenue par trois arcs en plein cintre, date également de cette époque. Les voûtes, d'abord rebâties en bois au XIXe siècle, ont été remplacées, au cours des années 1930, par des plafonds en béton, cintrés dans la nef, horizontaux dans les bas-côtés. En effet, les anciens lattis de bois avaient été partiellement incendiés en 1931, par la foudre qui détruisit également le clocher.

LE MOBILIER ET LA PEINTURE :

Le maître autel :Maitre-autrel.jpg

Le "retable" a été reconstitué dans les années 1930, suite aux modifications de l'architecture.

Il est principalement composé d'un tabernacle baroque, en bois sculpté, peint et doré (fin XVIIe - début XVIIIe siècle). Sur la porte est représenté le Christ en Bon Pasteur, tandis que les panneaux latéraux figurent des scènes de la Passion :

- le Christ aux outrages (ici la flagellation),

- Ecce Homo (présentation du Christ à la foule).

Cet ensemble est surmonté d'une niche qui servait autrefois à exposer le Saint-Sacrement. Elle a la forme d'une couronne de fleurs et de fruits, surmontée d'une couronne royale. De part et d'autre de la niche d'exposition, ont été disposés deux panneaux sculptés offrant deux représentations du patron des lieux : "Saint Pierre pontife" et "Saint Pierre aux liens ".

Saint Augustin et Sainte Ursule : Accrochés sur les murs latéraux du chœur, deux panneaux en bois sculpté (fin XVIIe siècle) se font face. Ils représentent Saint Augustin et Sainte Ursule et pourraient provenir d'un couvent d'Ursulines fermé à la Révolution ou au XIXe siècle.

L'autel " face au peuple " : Il se compose des panneaux qui formaient autrefois les ambons de l'église, réalisés vers 1938. Ils sont l'œuvre du sculpteur d'origine italienne Victor FELTRIN (1909-1993), habitant alors dans la commune de Beynat. Cet artiste de formation classique, évoluera après-guerre vers l'abstraction, notamment au contact de ZADKINE.

Les panneaux de l'église de Beynat témoignent de sa période "classique". Ils représentent notamment la Vierge de Pitié, Saint Pierre aux liens, ou encore Saint Jacques. Un sixième panneau, figurant la Cène, orne désormais un pupitre.

Deux toiles (fin XVIIe siècle), complètent l'ameublement du chœur. Elles représentent :

- la rencontre avec sainte Véronique

- un saint franciscain en prière (Saint Jean de Dieu ?)

Ces deux œuvres sont de même facture et pourraient provenir du même atelier, peut-être celui des ROCHE, peintres à Tulle sous le règne de Louis XIV.

LE BAS-CÔTÉ NORD :

Le retable de la Vierge : Il s'agit d'une boiserie datant des années 1840, mais réemployant çà et là quelques vestiges du mobilier ancien de l'église (chapiteaux corinthiens, décors de feuillage...). Remarquer également le tabernacle doré, en forme d'urne funéraire.

Saint Jean-Baptiste : Cette statue processionnelle du XVIIIe siècle, en bois peint et doré, appartenait à la confrérie de saint Jean-Baptiste qui possédait une chapelle particulière dans l'église.

La Vierge aux donateurs : Donnée à l'église de Beynat par l'empereur Napoléon III, en 1861, afin d'orner le maître-autel, cette toile représente la Vierge et l'enfant Jésus recevant l'hommage d'un couple de donateurs. Cette copie de l'œuvre de VAN DYCK a été réalisée par le peintre Félix-Nicolas FRILLIÉ (1821-1863), qui exposa au Salon de l'Académie des Beaux-arts de 1841 à 1859.

LE BAS-CÔTÉ SUD :

Le retable de Saint Pierre Dumoulin BORIE : Comme le retable de la Vierge, il date des années 1840 et réemploie divers éléments de sculpture baroque. Il était alors dédié au Sacré-Cœur de Jésus, puis en 1938, à l'occasion du centenaire de la mort de Pierre Dumoulin BORIE, il fut attribué à ce missionnaire né dans la paroisse en 1808, martyrisé au Tonkin en 1838. Sa statue surmonte un imposant reliquaire contenant la cangue (ou carcan) qui servit à l'entraver pendant sa captivité. L'autel et le tabernacle ont été réalisés vers 1938 dans un esprit néobaroque.

Le Christ au Jardin des Oliviers : Attribuée par l'État à l'église de Beynat en 1877, cette toile datée de 1873 est l'œuvre de Charles-Henri MICHEL (1817-1905). Ce peintre de sujets religieux entra à l'école des Beaux-arts en 1843 et exposa au Salon dès 1846. Ce tableau, qui porte du Salon le n° 1059, représente donc le Christ lors de la longue veille précédant son arrestation, au jardin de Gethsémani. Jésus, défaillant, tend ses bras vers la lumière divine, tandis qu'un ange surgit de l'obscurité pour le soutenir. Cette œuvre, empreinte de romantisme, témoigne des recherches menées par les artistes du XIXe siècle afin de créer un art religieux authentique.

Saint Jean-Baptiste au Désert : Issue d'un atelier local, cette toile du XVIIIe siècle provient, selon une tradition orale, de la chapelle la commanderie Maltaise de Puy-de-Noix (Beynat), détruite au XIXe siècle.

LES OBJETS D'ART :

Dans les deux vitrines installées, avec le concours du Conseil général, du Crédit agricole et de la Mairie de Beynat, dans la chapelle baptismale, on peut observer, de gauche à droite :

Saint Mathurin : ce saint guérisseur est le patron secondaire de la paroisse. Une chapelle avait été bâtie en son honneur au village d'Espagnagol, en 1648. La statuette placée à droite proviendrait de cet édifice disparu. La seconde se trouvait dans l'église de Beynat. Elles sont de même facture et de même dimension, mais présentent quelques variantes dans l'habit de prêtre que porte traditionnellement Saint Mathurin.

Reliquaires de Saint Généreux et Saint Valentin : La châsse placée à droite renferme, en plus des restes des deux saints, un linge ayant touché la rouille des chaînes de Saint Pierre. Le tout aurait été ramené des catacombes de Rome en 1795. La châsse de gauche est une copie récente de la première : par souci de symétrie, on y avait placé la monstrance exposée à présent dans la seconde vitrine.

Saint Louis, Sainte Elisabeth de Hongrie,

Sainte Angèle de Merici, Saint Jean de Dieu.

(Début 19è siècle sur bois peint, doré et argenté).

L'origine de ce groupe homogène de quatre statuettes est encore incertaine. Toutefois, on s'accorde à penser qu'il pourrait provenir du couvent des Ursulines de Brive, refondé en 1807 et détruit dans l'entre-deux-guerres. On retrouve d'ailleurs ici la fondatrice de l'ordre, Sainte Angèle, vêtue en religieuse et tenant un crucifix fleuri, accompagnée de trois autres saints "franciscains" : Saint Louis portant la couronne d'épines ; Sainte Élisabeth tenant des fleurs dans son manteau ; Saint Jean de Dieu, avec le crucifix qu'il présentait à ses malades.

Ornement sacerdotal : (fin XIXe siècle sur tissu brodé, fils de couleur, d'or et d'argent) Cet ensemble complet de vêtements et de linges liturgiques assortis se compose de cinq éléments :

- sur le cintre : une chasuble et une étole

- sur la console : un voile de calice, une bourse de corporal et un manipule.

Calice : (début XIXe siècle sur argent). Ce calice porte le poinçon de Jean-Charles CAHIER, un des plus grands noms de l'orfèvrerie française de la première moitié du XIXe siècle (il a notamment signé les vases liturgiques du sacre de Napoléon 1er). D'une exécution très fine, ce calice porte un décor de feuillage gravé sur le pied et le nœud. Quant à la coupe, elle est agrémentée d'un décor végétal sculpté enserrant trois médaillons qui figurent le Christ, la Vierge et saint Jean l'évangéliste, représentés en buste.

La-Vierge-a-l-Enfant.jpgVierge à l’enfant : (XVIIIe siècle sur bois peint et doré)

La Vierge et l'enfant sont portés par une nuée d'angelots. L'aspect glorieux de la Vierge est renforcé par la couronne en métal doré qui fait d'elle la reine des cieux (Regina cœli), et par le vêtement richement orné, au drapé très animé. Son manteau possède un fermoir en forme d'écu portant les armes de l'ordre carmélitain : cela signifie-t-il que ce groupe provient d'un couvent de carmes ou de carmélites ? D'une manière générale, cette œuvre ne semble pas sortir d'un atelier limousin : son style évoque davantage l'art baroque des foyers méditerranéens, italiens ou espagnols. Il est possible en effet, comme le veut une certaine tradition, qu'elle ait été rapportée d'Espagne par un des nombreux beynatois partis faire fortune à Cadix au XVIIIe siècle...

Réserves aux saintes huiles : (fin XVIIIe siècle sur étain)

Conservées dans un coffret de bois, ces réserves contenaient les huiles consacrées. Les inscriptions latines indiquent leur utilisation :

- OLEUM SANCTUM : huile des catéchumènes (baptêmes)

- OLEUM INFIRMORUM : huile des malades (extrême onction)

- SANCTUM CHRISMA : saint Chrême (consécration des autels, bénédiction des cloches...).

Reliquaire de Saint Clair et Saint Savinien : (XVIIe ou XVIIIe siècle sur bois doré) Ce reliquaire se présente sous la forme d'une monstrance circulaire, agrémentée de volutes. Un orifice pratiqué à la base permettait d'y ajuster une hampe afin de pouvoir l'exposer à la vénération des fidèles. Un certificat ou "authentique", donné par l'évêque de Tulle en 1835, est visible par la lunette centrale.

Reliquaire de Saint Pierre Dumoulin BORIE : (XIXe ou XXe siècle sur cuivre) Cette monstrance compte parmi les trois reliquaires du saint beynatois conservés dans l'église Saint-Pierre, avec la cangue et la châsse disposées sur le retable qui lui est consacré (bas-côté sud).

LES VITRAUX :

Le cycle de Saint Pierre Dumoulin BORIE : Réalisées en 1937 par Charles BORIE (le Puy), les six verrières retracent le parcours atypique de ce missionnaire né à Beynat, décapité au Tonkin en 1838, et canonisé par Jean-Paul II en 1988. (Le cheminement se fait du bas-côté sud au bas-côté nord, en passant par le chœur)

Les vitraux contemporains : Ils sont l'œuvre de Paul COGNASSE (1981). Ces vitraux non figuratifs ornent la fenêtre de la chapelle baptismale et celle donnant dans l'escalier de la tribune.

Une manifestation inhabituelle a eu lieu le 1er mars 2014 en l'église de Beynat : l'accrochage dans le chœur d'un tableau de Philippe Lasserre représentant sainte Marie-Madeleine, œuvre mêlant avec bonheur la modernité à la tradition de l'icône orientale.

En présence de l'auteur du tableau, le public a pu entendre une conférence sur la représentation de Marie-Madeleine dans l'histoire de l'art. Puis Chantal Sobienack a retracé l'aventure étonnante d'une statuette espagnole de la Vierge offerte au XVIIIème siècle à l'église de Beynat, où elle est conservée, par un Beynatois exilé à Cadix.

Avant de bénir l'œuvre de Philippe Lasserre, le Père Bonaventure avait rappelé quels liens étroits l'Eglise entretenait depuis les temps les plus anciens avec l'art, cette expression du génie humain légitimée par le mystère de l'Incarnation.

Visiteurs, l'église de Beynat vous attend !

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