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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 14:18

Ce prénom est composé de Jean (de l’hébreu Yehohanan ou Iohanan, « grâce de Dieu ») et baptiste (du latin baptisterium qui signifie piscine). Fêté le 24 juin (jour de sa naissance), Jean Baptiste est le patron du Canada francophone, des villes de Florence, Gênes et Turin, des autoroutes, des couteliers, des maréchaux-ferrants, des pèlerins en Terre Sainte, des ordres hospitaliers, des rémouleurs, des tailleurs et des tonneliers.

jean-baptiste-01.jpgLe parent de Jésus

Jean est, par sa mère Elisabeth, un proche parent de Jésus. Cette femme et son mari Zacharie sont tous deux âgés lors de la naissance de leur fils. Cet événement constitue du reste un fait miraculeux, annoncé par un ange venu voir Zacharie au Temple. Le nom de Jean est donné à ce saint par sa mère, lors de la cérémonie de la circoncision, alors que les voisins et les parents venus pour la circonstance veulent donner au nouveau-né le prénom de son père, Zacharie.

Le dernier des Prophètes

Jean est, pour les chrétiens, le dernier des Prophètes qui annoncent la venue du Messie, c’est-à-dire d’un envoyé de Dieu. Parce qu’il vient au monde quelque temps avant Jésus et prépare son arrivée, il est parfois surnommé le Précurseur. Dès qu’il atteint l’âge adulte, Jean va vivre dans le désert de Judée, aux abords du fleuve Jourdain. Il mène à cette époque une vie d’ascète : il est vêtu d’une simple tunique de peau, ceinte d’une bande de cuir, et se nourrit de sauterelles et de miel sauvage. Jean dénonce le péché et exhorte au repentir. Il compte saint Pierre et saint André au nombre de ses disciples.

Le baptiste

Sans doute vers l’an 27, Jean commence à baptiser les personnes qui viennent depuis les localités voisines jusqu’à lui, au bord du Jourdain. Il acquiert dès lors son surnom de Baptiste. Lors de ce baptême, Jean Baptiste demande aux fidèles d’accomplir une confession publique de leurs péchés et de s’immerger dans les eaux du fleuve. Jusque-là, le baptême représente un acte rituel, surtout accompli par certains moines juifs. Jean le confère une seule fois à chacun, de manière collective, et lui donne une signification nouvelle : il s’agit de se préparer à l’arrivée imminente du Messie : « Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. »

« Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte les péchés du monde »

Vers l’an 30, Jésus se présente à Jean Baptiste pour recevoir le baptême ; celui-ci comprend que celui-là est le Messie attendu. Il s’oppose à cette demande et déclare : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et tu viens à moi ! » Devant l’instance de Jésus, Jean lui donne le baptême. Selon le Nouveau Testament, dès que Jésus sort du Jourdain, l’Esprit de Dieu descend sur lui sous l’apparence d’une colombe et une voix venue des cieux déclare : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » Lorsque Jésus s’éloigne quelque temps, Jean continue sa mission. Quarante jours plus tard, Jésus revient, et Jean déclare : « Regardez, voici l’Agneau de Dieu, qui ôte les péchés du monde. »

De la prison au martyre

Quelques semaines plus tard, Jean Baptiste est emprisonné au bord de la mer Morte, après qu’il a dénoncé les rapports incestueux qui unissent le roi Hérode Antipas et Hérodiade, sa belle-sœur. Peu après, la fille de cette princesse, Salomé, exécute devant le roi une danse apprise à Rome. Charmé par la grâce de la jeune fille, Hérode lui promet de lui donner ce qu’elle voudra. Sur les conseils de sa mère, Saloméjean-baptiste-02.jpg demande que la tête de Jean Baptiste lui soit apportée. Le roi, malgré ses réticences, ne peut refuse d’honorer sa promesse, et le Précurseur est décapité. Sa tête ensanglantée est apportée par Salomé à sa mère, ce qui symbolise la victoire de la volupté sur la sagesse. La dépouille de Jean est peut-être enterrée en Samarie, mais sa tombe présumée est détruite par l’empereur Julien l’Apostat au IVème siècle. De nombreux baptistères sont consacrés à ce saint.

Evangile selon St Luc, chapitre 1, 57-66

Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père. Mais sa mère déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il devait être manifesté à Israël.

Prière d'introduction : Mon Dieu, je veux Te rencontrer au moyen de cette prière. Je veux croire davantage en Toi et T’aimer plus profondément et de tout mon cœur. Réjouis mon cœur par la douceur de Ta présence et unis ma volonté à la tienne.

Demande : Seigneur, que je sache Te mettre à la première place comme l’ont fait Élisabeth et Zacharie.

Points de réflexion :

1. Élisabeth et Zacharie sont de vrais témoignages de parents chrétiens. Face à toutes sortes de pressions (sociale, familiale) ils savent que cet enfant vient de Dieu et qu’il ne leur appartient pas. Ils le montrent en lui donnant le nom voulu par Dieu. Donner un nom, dans la culture d’Israël, signifie que l’on est maître de ce que l’on nomme ou qu’on se l’approprie. En donnant à Jean le nom que Dieu veut pour lui, ils reconnaissent que cet enfant appartient à Dieu et ils reconnaissent la primauté de Dieu sur cette nouvelle vie. Ce ne sont pas les parents qui donnent la vocation, c’est Dieu. Elisabeth et Zacharie reconnaissent que leur fils a une vocation qui vient de Dieu et ils se soumettent à la volonté de Dieu pour leur fils. Ils ne sont là que pour l’accompagner et pour l’aider à découvrir et à répondre à cette vocation. Ils font preuve d’une grande humilité et d’un grand détachement, qui sont d’autant plus grands que c’est leur fils unique. Et ils sont capables d’agir ainsi, car depuis le début ils sont conscients que ce fils est un cadeau qui vient de Dieu. C’est le cas de tous les enfants, mais la naissance miraculeuse de Jean Baptise le confirme et le prouve davantage. C’est avec gratitude qu’ils vivent leur rôle de parents.

2. Dans le cas de Jean Baptise il est clair que Dieu lui réservait une belle et grande mission, qui s’annonçait déjà dès sa conception et son enfance. De la même manière Dieu crée avec amour chacun d’entre nous et nous réserve une belle et une grande mission. Face a Jean Baptise les gens s’étonnent et se demandent « Que deviendra donc cet enfant ? »,mais c’est devant chaque nouveau né et devant nous même, que nous devrions avoir cette attitude de respect, d’admiration et d’étonnement, car chaque homme est un mystère, un nouvel être qui a une relation unique avec Dieu et qui a une place irremplaçable dans le plan de salut de Dieu pour tous les hommes. Comme Jean Baptiste qui va au désert et permet ainsi à Dieu de toucher son cœur et de faire de lui un grand prophète, nous devons faire silence dans notre cœur et apprendre à écouter la voix de Dieu qui nous révèle notre vocation. Ce verset nous montre que c’est un processus qui prend du temps : « L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il demeura dans le désert jusqu’au jour où il se présenta, devant Israël. ». La découverte de notre vocation, son assimilation et sa consolidation sont les fruits d’une longue période d’écoute de l’Esprit Saint qui nous éduque peu à peu. L’Esprit Saint ne violente pas la nature, au contraire, il l’accompagne dans le silence et dans le quotidien. C’est curieux de voir la similitude entre la jeunesse de Jean Baptise et celle de Jésus. Dieu a voulu que tous les deux passent par une longue période de formation. Nous ne devons pas nous désespérer de la lenteur à laquelle vont les choses. C’est normal, le rythme humain est un rythme lent et Dieu l’a voulu ainsi, nous rebeller et nous impatienter c’est ne pas suivre le temps de Dieu. Dieu sait ce qu’Il fait et quand Il le fait.

Dialogue avec le Christ : Jésus, il y a beaucoup de choses qui je ne comprends pas, qui me dépassent, mais Tu sais que je veux répondre à Ton amour, que je veux être chaque jour davantage plus docile à ce que Tu veux faire en moi et à ce que Tu veux faire avec moi, pour le salut des hommes. Envoie-moi Ton Esprit, touche mon cœur et transforme ma vie. Que je sois chaque jour davantage Ton apôtre !

Résolution : Accepter avec patience une contrariété d’aujourd’hui et l’offrir à Dieu par amour.

 

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Un hommage tout particulier à mon ami et chef Pierre Cousty :

Le 24 juin, durant quelques années l'abbé Pierre Cousty célébrait en la paroisse du Pescher la Nativité de saint Jean-Baptiste. Je vous propose un résumé en images et peut-être une découverte de l'église du Pescher.

 

 

 

 

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 07:41
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue

Un aristocrate portugais naufragé en Italie

Ferdinand naît au Portugal, au sein d’une famille noble, en 1195. Il fréquente l’école de la cathédrale de Lisbonne. Puis il se rend à Coimbra, célèbre ville universitaire, où il étudie les textes bibliques. Là, il rencontre des moines franciscains dont il apprendra plus tard qu’ils ont été martyrisés au Maroc. Ferdinand devient prêtre en1220, puis quitte l’ordre de Saint-Augustin pour rejoindre celui de Saint François d’Assise (il adopte alors le nom d’Antoine, en l’honneur de saint Antoine le Grand). Mais il tombe malade lors d’un voyage au Maroc. Sur le chemin du retour, son navire est dérouté par une violente tempête et échoue sur les côtes de la Sicile. Antoine va, dès lors, voyager sans cesse, du nord de la France au sud de l’Italie. Il ne retournera jamais au Portugal.

Un prédicateur fameux et apprécié

Après être allé à Assise assister à une réunion des moines franciscains au cours de laquelle il rencontre sans doute François d’Assise, Antoine gagne, près de la ville de Forli, en Emilie, l’ermitage qui lui a été assigné. Des tâches domestiques lui sont confiées, mais ses talents de prêcheur incitent les franciscains à lui demander de prononcer ses homélies dans toute l’Italie. Partout , les foules affluent et les églises se révèlent trop petites pour accueillir les milliers de croyants venus en procession écouter les prédications d’Antoine, qui dénonce sans cesse l’hérésie, la cupidité, la tyrannie et le péché en faisant preuve d’un grand sens de la mesure, de beaucoup de mémoire et d’une grande maîtrise des Saintes Ecritures. Après avoir occupé des fonctions officielles, Antoine, surnommé l’ « Arche d’Alliance », se consacre de nouveau au prêche et demeure dès lors dans la région de Padoue.

Le saint invoqué pour retrouver des objets perdus

En 1231, après avoir prêché pour le carême à Padoue, Antoine tombe malade et a la prémonition de son trépas. Placé sur une charrette, le « Marteau des hérétiques » meurt en chantant la gloire de Dieu, dans un monastère de clarisses, à l’âge de 36 ans. Antoine est, après sa mort, l’objet d’une vénération que n’explique pas une vie dénuée de hauts faits. Il est canonisé en 1232 par Grégoire IX, et déclaré docteur de l’Eglise par Pie XII en 1946. Selon la tradition, plusieurs prodiges se produisent, sur son intervention, avant et après la mort d’Antoine, surnommé le « Faiseur de miracles » (il remet en place la jambe qu’un homme s’est coupé par pénitence, contraint la mule d’un juif à s’agenouiller devant le pain et le vin de l’Eucharistie...). Antoine de Padoue est particulièrement invoqué par les personnes qui ont perdu un objet. Cette croyance a peut-être pour origine la tradition qui rapporte que, un jour, un novice, terrorisé par une apparition, rend à Antoine le psautier qu’il lui a dérobé auparavant. Antoine joue de manière générale, un rôle d’intercesseur. Il devient, à partir du XVIIème siècle, un des saints préférés des classes populaires. Depuis le XIXème siècle, l’aumône distribuée par l’Eglise aux pauvres est appelée le « pain de saint Antoine ».

Connaissez-vous la belle histoire de "Saint Antoine et la mule de Zacharie" ? Non ! Alors cliquez ici. Bonne lecture à tous !

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 13:22

Paul l’Apôtre

Le prénom Paul dérive du mot latin paulus qui signifie petit.

paul.JPGUn juif de Turquie, né citoyen romain et de culture grecque.

Saül de Tarse naquit vers l’an 3, dans une famille juive de Cilicie (aujourd’hui région de la Turquie). Comme son père, qui appartient probablement à la bonne société, il est citoyen romain. Saül est élevé dans la culture grecque, mais à l’âge de 14 ans, il étudie, à Jérusalem, la théologie hébraïque auprès du célèbre rabbin Gamaliel. Sa langue maternelle est l’araméen, et il apprend l’hébreu.

La conversion, sur le chemin de Damas

Saül passe pour avoir persécuté les premiers chrétiens, dans le souci de défendre la loi et la relig14-Paul.jpgion juives. La tradition le fait assister au martyre de saint Etienne, à Jérusalem. La vie de Saül change de sens, un jour, sur le chemin de Damas. Le jeune homme, qui a alors passé 25 ans, est aveuglé par un éclair formidable qui le jette au bas de sa monture. Le Christ lui apparaît et lui demande : « Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ? » A la suite de ce prodige, Saül se convertit à la religion chrétienne et, dès qu’il a recouvré la vue, reçoit le baptême et prend le nom de Paul. Dès lors, il devient l’acteur essentiel du rayonnement du christianisme naissant.

Le fondateur de l’Eglise universelle.

Damas-mur-panier200.jpgPaul se retire ensuite du monde durant 3 ans, puis retourne à Damas (dont il s’enfuit, caché dans un panier descendu le long de la muraille) avant de se rendre à Jérusalem pour rencontrer Pierre et les Apôtres. D’abord, les compagnons de Jésus se méfient, critiquent son manque de tolérance, puis l’acceptent parmi eux. Paul part ensuite évangéliser Chypre, la Grèce et l’Asie Mineure avec l’Apôtre Luc et Barnabé. Durant 25 ans, Paul prêche chez les païens, et contribue ainsi à séparer, de manière définitive, le christianisme de la religion juive. Il est considéré comme le fondateur de l’Eglise universelle. Il est, après Jésus, la principale figure de l’histoire du christianisme, même s’il n’a jamais fait l’objet d’un culte très répandu. Les Epîtres qu’il rédige en prison sont les plus anciens documents chrétiens connus. Par sa connaissance des cultures grecques et juive, Paul, l’Apôtre des Gentils, est à l’origine de l’épanouissement du christianisme dans l’empire romain.

Le martyre en compagnie de Pierre.

En butte à l’hostilité des juifs, Paul se rend à Rome pour y être jugé par l’empereur. Là, il retrouve Pierre. Les deux hommes sont martyrisés dans le cadre des persécutions menées sous le règne de l’empereur Néron (en l’an 66). Pierre est crucifié, à l’image d’un esclave. Mais Paul, parce qu’il est citoyen romain, est décapité à l’épée. Selon la tradition, sa tête coupée, rebondit 3 fois sur le sol et fait jaillir 3 fontaines. Son corps est enterré dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs.

Dans ce fichier vous trouverez l'histoire de saint Paul : Voir le Fichier : Saint_Paul.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : http://www.catechese-reims.cef.fr/

 

 

Pierre l’Apôtre

Le prénom Pierre vient du latin petra qui signifie pierre, rocher.

Saint-Peter.jpgSimon, nommé Pierre par Jésus, le premier des apôtres

Simon, fils de Jonas, est un pécheur du lac de Génésareth. D’après l’Evangile, c’est son frère André qui le présente à Jésus. Plus tard, celui-ci donne à Simon le nom de Céphas, ce qui signifie en araméen « pierre » et déclare : « Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon église ». Pierre est celui des apôtres qui est le plus mentionné dans les 4 Evangiles. Il occupe, de surcroît, le rang principal et semble être le porte-parole des Douze auprès de Jésus. Pierre est témoin de la plupart des miracles accomplis par le Messie ; il est présent pendant la Transfiguration, lors de la résurrection de la fille de Jaïre, et sur le mont des Oliviers, la nuit qui précède l’arrestation de Jésus.

Le reniement de Pierre coq-1.gif

La veille de son arrestation, Jésus avertit Pierre que celui-ci va le renier par 3 fois, avant la fin de la nuit, avant de se repentir. Pierre proteste de sa fidélité. Mais, dès que le Christ est arrêté par les soldats, son disciple, effrayé, le renie, 3 fois de suite, dans la cour de la maison du prêtre Caïphe. Aussitôt, selon la Bible, le coq se met à chanter.

Le chef de l’Eglise

saint_Pierre.jpgPour l’Eglise catholique, les paroles de Jésus annonçant que Pierre constitue la première pierre de son Eglise établissent la suprématie que doit détenir le pape en tant qu’Evêque de Rome, successeur de saint Pierre dans cette fonction. Après la Crucifixion, la Résurrection et l’Ascension, Pierre est en effet considéré comme le chef de la communauté chrétienne de Jérusalem, et va annoncer l’Evangile aux non-juifs. Lors de la Pentecôte, il en convertit un grand nombre et guérit un boiteux. Vers 43, il est emprisonné par le roi Hérode Agrippa, mais un ange vient le délivrer. Il est probable que Pierre soit ensuite allé prêcher en Samarie et à Antioche.

La basilique Saint-Pierre, à Rome.

Saint Pierre passe pour avoir été martyrisé à Rome sous le règne de Néron, vers 64 (selon la tradition, il est crucifié la tête en bas). En 324, l’empereur Constantin décide de bâtir une première basilique à l’emplacement de la tombe de l’apôtre. Au 15èmesiècle, la papauté décide de reconstruire l’édifice. Le plan, conçu par l’architecte Bramante puis par d’autres architectes, est ensuite remanié par Michel-Ange ; Le Bernin est chargé de la décoration du nouveau bâtiment dont Maderna élève la façade. Cette basilique, qui est aujourd’hui le plus grand édifice chrétien dans le monde, recèle de nombreuses œuvres d’art, dont une statue en bronze de saint Pierre, façonnée au 13ème siècle.

 

Pierre-et-Paul-01.jpgPierre et Paul 02Pierre et Paul 03Pierre-et-Paul-04.jpgPierre-et-Paul-05.jpgPierre-et-Paul-06.jpg

 

 

 

 

Pierre-et-Paul-07.jpgPierre-et-Paul-08.jpgPierre-et-Paul-09.jpgPierre-et-Paul-10.jpgPaul-1.jpgPaul-3.jpgPierre-01.gifPierre-02.gifPierre-03.gifPaul-01.jpgPetrus-Paulus-01.jpgPetrus-Paulus-07.jpgPierre-03.jpgPierre-02.jpgPierre-01.jpgPierre-04.jpgSaint-Pierre-couleur.jpgSaint-Pierre-a-colorier.jpg

Source : http://www.ktmariagoretti.com/pages/archives/l-histoire-de-pierre.html

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 12:42
Traditions des feux de la saint Jean

On dit souvent aujourd’hui que les traditionnels feux de la Saint-Jean marquaient autrefois le début de l’été. Mais d'où vient réellement cette tradition ?

Le 21 ou le 24 juin ?

On dit souvent aujourd’hui que les traditionnels feux de la Saint-Jean marquaient autrefois le début de l’été. En fait, ils avaient lieu dans la nuit du 23 au 24 juin ou du 24 au 25 juin selon les lieux, le 24 juin étant le jour de la Saint-Jean, donc en léger décalage avec le solstice d’été. S’ils ont toujours été peu fréquents dans le Maine, la Bourgogne, la Franche-Comté, la Champagne et les Ardennes, ces feux de joie étaient réalisés chaque été dans la plupart des communes du reste de la France. Ils se sont maintenus jusqu’à la Première Guerre mondiale, parfois jusqu’à la Seconde, qui leur a donné un coup d’arrêt définitif.

Un grand feu à voir de loin !

Dans certaines régions, chaque ferme faisait son petit feu. Mais la règle générale était la réalisation d’un grand feu de joie commun qui devait se voir le plus loin possible. Dans les plus humbles villages, la veille ou le jour de la Saint-Jean, tous les gens de la commune apportaient le soir venu, à l’endroit désigné, des fagots de brindilles, des branches mortes, des combustibles divers que l’on empilait en tas, dans la gaieté générale. Parfois, on entassait tous ces matériaux autour d’un grand arbre coupé et fiché là depuis quelques semaines. Le sommet en était alors souvent décoré de fleurs en bouquet, en couronne ou en croix.

Qui allumait le feu ?

L’Eglise a toujours eu un regard mitigé sur ces feux qui datent de la nuit des temps. Tantôt elle s’en sert pour organiser des processions et christianiser cette fête populaire à travers le culte de Jean le Baptiste, tantôt elle tente d’interdire les feux de la Saint-Jean comme “entachés de superstitions”. Dans certains lieux, c’était donc le curé qui allumait le bûcher. Dans d’autres en revanche, c’était celui qui l’avait construit, ou bien le maire, le syndic, la personne la plus âgée du village, une jeune fille (les familles se battaient parfois pour que leur fille ait cet honneur), ou bien encore les derniers mariés de la commune…

Que faisait-on autour du feu ?

Des danses bien sûr, car cette fête était d’abord l’occasion pour la jeunesse du pays, garçons et filles, de se retrouver et de se plaire… Mais tourner autour du bûcher avait un sens quasi magique, variable selon les régions. Dans l’Oise, les mamans tournaient trois fois autour avec leur nouveau-né dans les bras pour lui porter chance. En Bresse, quatorze fois “pour être assuré de ne jamais avoir mal aux reins”. Dans la Creuse, on en faisait le tour neuf fois si on voulait trouver femme ou mari. “Aussitôt que les flammes pétillaient, tous les assistants, jeunes et vieux, se prenaient par la main et se mettaient à danser des rondes autour de la jônée. Les jeunes filles surtout se livraient à cet exercice avec beaucoup d’entrain, car elles savaient qu’en dansant ainsi neuf fois autour des feux de la Saint-Jean, elles se marieraient infailliblement dans l’année.

Les rites magiques autour des feux de Saint-Jean

Des superstitions et croyances magiques étaient liées à ces feux de joie. Dans la Creuse et le Poitou par exemple, on jetait des pierres dans le brasier pour les récupérer ensuite et de les placer dans les champs de raves : plus grosses étaient les pierres, plus grosses seraient les raves ! En Touraine, en Limousin ou dans le Haut-Poitou, on y jetait des pierres marquées d’une croix pour que “la bonne Vierge vienne s’asseoir sur la plus jolie des ces pierres, de sorte que le lendemain on y voit de ses beaux cheveux d’or”. A Metz, on faisait brûler des bouquets d’armoise pour éviter les maux de reins des moissons. Pour obtenir le même résultat, on pouvait dans certaines régions se faire balancer au-dessus du feu. Dans les Charentes, balancer son petit enfant au-dessus du feu neuf fois, c’était lui assurer une croissance rapide. En Gironde, celui qui voulait avoir de l’argent toute l’année devait tourner autour du feu de la Saint-Jean en y jetant une pièce, qu’il lui fallait retrouver dans les cendres une fois le feu éteint et conserver précieusement. En Bretagne, pays où les morts sont toujours plus présents qu’ailleurs, des sièges étaient posés autour du feu pour que les ombres des défunts viennent s’y placer, écouter les chants et contempler les danses.

Le saut par-dessus le brasier

Sauter par-dessus le feu de la Saint-Jean était aussi un rite très fréquent. On disait tantôt que le saut permettrait de se marier dans l’année, tantôt qu’il préservait des furoncles ou des sortilèges, tantôt encore qu’il portait bonheur ou qu’il “donnait force aux os et préservait des rhumatismes”… Les vieillards qui ne pouvaient plus sauter par-dessus le feu se contentaient d’enjamber une braise ! On faisait aussi sauter ou plutôt passer les troupeaux à travers le brasier presque éteint ou bien on menait les bêtes à travers la fumée ou les cendres du feu de la Saint-Jean pour les protéger des épidémies le reste de l’année.

Et après ?

Une fois le feu éteint, chacun rentrait chez soi avec un tison. La tradition populaire affirme qu’on pouvait le saisir sans risque car “le feu de Saint-Jean ne brûle pas”. Enfermé dans une armoire ou placé près du lit des parents, conservé jusqu’à la Saint-Jean prochaine, il devait préserver la maison de l’incendie, de la foudre et de certaines maladies. On pouvait aussi en placer un morceau dans son champ pour protéger ses récoltes de la grêle, parfois aussi (disait-on) des chenilles et des limaçons. On utilisait jusqu’aux cendres de ce feu de joie, cendres auxquelles on attribuait des vertus bienfaisantes. Quant à l’origine de ces feux de Saint-Jean elle-même, elle reste aussi inconnue que les propriétés magiques de ses cendres puisque, selon le grand folkloriste français Arnold Van Gennep, il ne peut s’agir ni d’une résurgence celtique, ni d’un culte romain ou germanique christianisé… Le mystère demeure.

Source : http://www.notrefamille.com/ Texte : Marie-Odile Mergnac

Feuerwehr - Feuer löschen

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:08

Saint Médard est né vers 456 à Salency en Vermandois d’une famille franque de Picardie. Il étudie à Vermand et à Tournai. 
Remarqué par Alomer, l’évêque de Vermand, ce dernier l’élève au sacerdoce en 489. Médard devient évêque de Noyon en 530. 
C’est dans cette ville qu’il accueille la reine Sainte Radegonde et la consacre à Dieu dans des vœux perpétuels.

Anecdotes

- Patron des cultivateurs.
- Il était aussi invoqué contre le mal de dents 
- Même si aujourd’hui beaucoup de localités se placent sous sa protection, Saint Médard nous est surtout connu grâce aux dictons populaires :« Quand Saint Médard ouvre les yeux, écoute voir s’il pleut »

« S’il pleut à la saint Médard, il pleuvra 40 jours, sauf si Barnabé (fêté le 11 juin) lui coupe le nez ».

Il est à noter qu’avant l’adoption du calendrier grégorien, la Saint Médard tombait le 20 juin. Or le 20 juin est la veille du solstice d’été ; on entre alors dans une époque où les perturbations atmosphériques se traduisent par des orages ou des pluies. Ce qui explique les dictons populaires liant Médard à la pluie. 
En avançant sa fête au 8 juin, on dut ajouter Saint Barnabé puis enfin Saint Gervais dont la fête tombe à peu près le même jour que la Saint Médard du temps du calendrier julien, pour retrouver la véracité du dicton, ce qui va donner :
« Si Médard et Barnabé, comme toujours, s ’entendaient pour te jouer des tours,
Tu auras encore Saint Gervais, que le beau temps va ramener » 
Réclamé comme évêque par les chrétiens de Tournai en 532, il assume la charge des deux diocèses et évangélise les Flamands.
Il meurt le 8 juin 560 et est inhumé à Crouy près de Soissons, là où est fondée plus tard l’abbaye qui porte son nom.

Prière :

Seigneur notre Dieu,
Par la vie et la prière de nos pères dans la foi,
Tu nous encourages à être
De vrais témoins de l’Evangile ;
Que l’exemple de saint Médard,
Qui inspira jadis les peuples de Noyon et de Tournai,
Continue à stimuler l’Eglise d’aujourd’hui.

 

1- Son enfance

Et si sa charité grandit avec l’âge, il est aussi de bon conseil

Saint Médard voit le jour vers 456-458 à Salency à « une lieue de Noyon ». Nectaire, son père est le seigneur de Salency et sa mère Protagie de famille gallo-romaine. Nectaire s’est, peu avant la naissance de son fils et sous l’influence de sa femme, converti au christianisme. L’enfant est donc tout naturellement élevé dans l’amour de Dieu et du prochain. Très tôt celui-ci, d’ailleurs, se fait connaître par la sainteté de sa vie ; on raconte qu’un jour il a donné son habit, pourtant fait des propres mains de sa mère, à un pauvre aveugle ; qu’un autre jour, il a donné un des chevaux appartenant à son père, à un voyageur dont le sien était mort. Et si sa charité grandit avec l’âge, il est aussi de bon conseil ; les villageois n’hésitent pas à venir le consulter. Venance Fortunat, poète et protégé de la reine Radegonde, relate avec force détails qu’il régla avec sagesse et discernement un litige entre deux voisins concernant le bornage de deux champs. Après avoir fréquenté l’école du village, il part dans les écoles littéraires de Vermand et de Tournai.

2- An 489 : il est ordonné prêtre

Remarqué par Alomar, l’évêque de Vermand, ce dernier l’élève au sacerdoce. Médard devient alors le puissant et infatigable auxiliaire de l’évêque. Dans son zèle pour le salut des pécheurs, il en arrache un grand nombre à l’ignorance et au péché. Tous les traits qu’on rapporte à son sujet sont des actes de bonté. Il donne de larges aumônes à tous les indigents, y compris les paresseux. Il ne se décide jamais à punir les chapardeurs qui viennent voler le miel de ses ruches, les œufs de ses poules ou les fruits de son verger. Cependant, il n’oublie pas ses chers amis salenciens. Il les dote d’ailleurs d’une belle et touchante institution connue sous le nom de fête de la Rosière.

3- La fête de la Rosière

L’usage depuis l’antiquité était de couronner la jeune fille la plus vertueuse, la plus pieuse, la plus modeste et qui avait en outre une conduite irréprochable tant pour elle que pour sa famille. Si l’on en croit la tradition, la sœur de Médard aurait été couronnée la première à ce pieux concours de vertu. Un tableau les représente tous deux. Ce tableau provient du retable situé dans la chapelle de St Médard où se faisait le couronnement de la rosière. Elle avait été élevée par les seigneurs de Salency sur le lieu même où, selon la tradition, le saint était né. La dernière reconstruction était de 1351. En 1850 il n’en restait qu’une fenêtre ogive bouchée, dans le chœur. Mais l’édifice fut remis à neuf vers 1826. Et Louis Graves dans son Précis de statistique du canton de Noyon de 1837 précise «on y voit un autel à colonnes torses, et un tableau représentant saint Médard couronnant, comme rosière, sa propre sœur ». L’église de Salency et la chapelle Saint Médard ayant été détruites pendant la guerre de 14-18, le tableau se trouve maintenant dans une salle de la mairie. On possède une description de cette fête grâce à une lettre insérée dans l’année littéraire de 1766 : le 8 juin jour de la St Médard ou le dimanche le plus rapproché de ce jour la rosière vêtue de blanc, frisée, poudrée, les cheveux flottants en boucles sur ses épaules, accompagnée de sa famille et de 12 filles aussi vêtues de blanc, avec un large ruban bleu en baudrier, se rend au château de Salency au son des instruments. Le seigneur et tout un cortège, la mènent à la paroisse, où elle entend les Vêpres sur un prie-Dieu placée au milieu du chœur. Les Vêpres finies, le clergé sort avec le peuple pour aller à la chapelle de St Médard. C’est là que le curé bénit la couronne et pose la couronne sur la tête de la Rosière qui est à genoux.

On ne saurait croire combien cet établissement a suscité à Salency l’émulation des mœurs ni de la sagesse.

Quoique les habitants de ce village soit au nombre d’environ cinq cents, on assure qu’il n’y a pas un seul exemple de crime commis par un naturel du lieu, pas même d’un vice grossier, encore moins d’une faiblesse de la part du sexe. Il est à noter que c’est surtout à partir du milieu du VIIIème siècle que les dotations commencèrent à récompenser les jeunes filles pauvres et vertueuses. Les heureuses élues recevaient alors une couronne de roses et une somme d’argent. Dans maints endroits, la tradition s’est conservée jusqu’à nos jours ; de nombreux villages fêtent encore aujourd’hui leur « rosière ». En 1773 à l’occasion du transfert des reliques du saint de Dijon à Salency on redécouvre cette fête. En 1774 Guétry va même écrire un opéra-comique intitulé : la rosière de Salency et en 1777 Tarjet va publier une « Histoire de la Rosière de Salency ».

4- An 532 : il est évêque de Noyon

Après la mort d’Alomer il est appelé à gouverner l’église de Vermand. Médard refuse, prétextant son grand âge puis finit par céder devant l’insistance du roi Clotaire I, du peuple et surtout du saint Pontife Rémi. Il est donc sacré évêque de Vermand en l’an 530 par saint Rémi. Deux ans plus tard devant la crainte des barbares « et après la ruine de cette ville par les Huns sous la conduite d’Attila » précise Graves, il transfère sa résidence à Noyon (Noviomagus). Les habitants le suivent tant pour suivre leur saint que pour échapper aux tribus barbares. Médard va fonder et affermir l’Eglise de Noyon. Il érige cette ville en un évêché uni à Tournai en 581. Les deux villes ne se sépareront qu’en 1146. Au siècle suivant Saint-Eloi poursuivra l’œuvre commencée par saint Médard.

5- La reine Radegonde 518 – 587

Sainte Radegonde reçoit le voile des mains de St Médard puis fonde la grande abbaye de Ste Croix à Poitiers.

Radegonde est la fille du roi paÏen de Thuringe : Berthaire ou Berthier. L’assassinat de son père est vengé par le roi franc Clotaire 1er fils de Clovis premier roi chrétien à rallier à sa cause les évêques et les nobles. Clotaire fait baptiser la jeune Radegonde alors âgée de 10 ans par saint Médard, se charge de son éducation et enfin l’épouse, contre son gré, en 538. Très pieuse, elle consacre son temps à la prière ou à soigner les malades au dispensaire, au grand désarroi du roi, son époux, qui s’écrira un jour : «c’est une nonne que j’ai épousée ». En 555, après le meurtre de son frère commandité par son mari, elle reçoit le voile des mains de St Médard puis fonde la grande abbaye de Ste Croix à Poitiers où elle passe les 30 dernières années de sa vie. Protectrice des écrivains, des poètes, comme Venance Fortunat qui deviendra plus tard évêque de Poitiers et rédacteur de la biographie de Radegonde, elle fait de son monastère un centre culturel et religieux suivant la règle de saint Césaire d’Arles.

6- Diocèse de Tournai

Il a beaucoup de problème avec le diocèse de Tournai car les invasions ont ramené les superstitions païennes. Il va pourtant convertir avec patience beaucoup de païens.

Tournai était au temps des Romains une cité importante, mais au VIème siècle elle passe sous la domination des Francs Saliens et devient le berceau de la dynastie mérovingienne. Clovis qui y naît en 465 en fait le siège d’un évêché. De même, Childéric roi des Francs, avait choisi Tournai comme lieu de résidence. Les rois de France ont toujours considéré Tournai comme le berceau de leur monarchie et la ville porte le lys royal dans ses armes.

Eleuthère, l’évêque de Tournai avait été élevé en compagnie de saint Médard. Aussi, lorsqu’il meurt des suites de blessures faites par des hérétiques, Médard est tout naturellement désigné pour gouverner ce diocèse ; ce qu’il fait pendant 15 ans après l’avoir rattaché à celui de Noyon. Il a beaucoup de problème avec le diocèse de Tournai car les invasions ont ramené les superstitions païennes. Il va pourtant convertir avec patience beaucoup de païens. On aime aussi à raconter qu’un jour les idolâtres le conduiront de force sur les lieux du supplice pour le sacrifier à leurs dieux.

7- Sa mort

Sa mort, le 8 juin 560, est un sujet de deuil non seulement pour ses diocésains mais pour tous les Français habitués à vénérer en lui un protecteur et un père. Comme Noyon et Tournai se disputent sa dépouille, Clotaire vient la réclamer. Il porte lui-même le corps du saint et fait solennellement déposer ses restes à Soissons, sa capitale.

L’enterrement est somptueux : le cercueil est recouvert de riches étoffes ; et tout éclatant d’or et de pierreries, le cortège entonne les psaumes. Saint-Bandy évêque de Soissons préside cette funèbre cérémonie. Il est inhumé en un lieu appelé Crouy à deux cents pas environ de la ville de Soissons. Le roi y fait construire un petit oratoire en attendant d’y élever une basilique et un monastère mais il décède avant. Son fils Sigebert chargé de le faire s’en acquittera avec fidélité. Dès 563 Crouy devient un lieu de culte. Des églises s’élèvent dans toute la France en son honneur. On l’invoque même en Angleterre.

St Médard prend rang de saint protecteur de la royauté française au temps de Charles VII (1427-1462), tout comme Radegonde particulièrement honorée elle aussi par ce souverain.

8- L'abbaye bénédictine

Construite à Soissons sous le nom de St Médard elle est rapidement célèbre. En 752 le roi Pépin y est couronné par saint Boniface archevêque de Mayence. Elle connaît bien des vicissitudes : les Normands la pillent en 884 ; en 901 les Hongrois la détruisent complètement. Relevée, elle est endommagée par les Anglais au XVème siècle puis par les Calvinistes au XVIème siècle. Elle connaît bien des vicissitudes : les Normands la pillent en 884 ; en 901 les Hongrois la détruisent complètement. Relevée, elle est endommagée par les Anglais au XVème siècle puis par les Calvinistes au XVIème siècle. Les reliques du Saint disparaissent, brûlées, mais la cathédrale de Noyon avait gardé quelques morceaux du corps.

En 1852 Mgr Joseph-Armand Gignoux évêque de Noyon, Beauvais et Senlis les enferment dans une magnifique châsse due à la libéralité d’un pieux noyonnais M. Michaux-Hannonet.

Cette châsse de St Médard se trouve actuellement dans la chapelle de St Médard à Noyon. La crypte de St Médard de Soissons qui date de la première moitié du IXème siècle, est une galerie perpendiculaire à l’axe de l’église ; simplement couverte de voûtes d’arêtes, elle ne comporte aucun ornement. Aujourd’hui l’abbaye est une école avec internat et un institut pour aveugle.

Source : http://oise.catholique.fr

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 21:03

Connaissiez-vous cette belle histoire sur la présence réelle de Jésus ?

Saint-Antoine-et-la-mule-03.jpgUn jour, saint Antoine de Padoue (1195-1231) fait un sermon sur la présence réelle de Jésus dans l’eucharistie. Un juif nommé Zacharie le Gaillard l’interrompt en s’écriant :

-« Je n’y crois pas ! Je voudrais voir ! »

Saint Antoine de Padoue le regarde alors calmement et lui demande la chose suivante :

-« Si ta mule se prosterne devant l’eucharistie, croiras-tu ? »

Zacharie lui répond :

-« Pour sûr ! »

Avec malice, il ajoute même ceci :

-« Pendant deux jours, je ne donnerai rien à manger à ma mule. Le troisième, je l’amènerai ici sur le champ de foire. On mettra d’un côté de l’avoine fraîche, et de l’autre tu lui présenteras l’hostie. Si elle refuse son avoine et s’agenouille devant l’hostie, je croirai ». Saint Antoine lui répond alors :

-« Marché conclu. Toutefois, que l’on sache ceci : si la mule ne s’agenouille pas, ce sera à cause de mes péchés ».

Ce défi surprenant fait très vite le tour de la ville, et dès lors qu’ils sont mis au courant, les gens attendent avec beaucoup d’impatience de voir ce qui va se passer.

Le jour en question, tous les magasins de la ville sont fermés et les rues sont désertes. Tout le monde s’est donné rendez-vous au champ de foire. Zacharie apparaît alors, tirant sa mule qui a jeûné. Un valet prépare l'avoine et, tout à coup, une procession venue de l’Eglise s’avance vers Zacharie. Saint Antoine marche à l’arrière en portant le Saint Sacrement. Lorsque le célèbre saint arrive à la hauteur de Zacharie, ce dernier place sa mule exactement entre l’avoine et l’hostie, et la lâche. On n’entend pas une mouche voler. Tous les regards sont braqués sur l’animal. Que va-t-il se passer ? Que va faire la mule ? Et bien figurez-vous que la bête n’hésite pas. Sans même regarder l’avoine, elle s’avance vers l’hostie, s’arrête à distance respectueuse, s’agenouille devant l’ostensoir et s’immobilise dans une sorte d’adoration, ses grands yeux noirs fixés sur l’hostie ! Zacharie tombe alors à genoux auprès d’elle et se frappe à grands coups de poitrine tandis que la foule, avec une très grande ferveur, entonne le Magnificat. Avouez que cette histoire est assez extraordinaire, non ?

-A celles et ceux qui pensent que ce récit a été « inventé », je signale qu’à l’église Saint Pierre le Guillard (à Bourges), on peut voir un bloc de pierre et un tableau du XIVème siècle qui conservent l’image d'une mule agenouillée (ce qui nous laisse fortement penser que cette histoire s’est passée en France). Bien entendu, la foi compte beaucoup, dans ce domaine, et on ne peut forcer personne à croire. Toutefois, on peut se dire aussi que si une simple mule a été capable de « sentir » la présence de Dieu dans le Saint Sacrement, alors les êtres humains doivent être capables d'en faire autant !

Source : http://marie-oasis.eklablog.com/saint-antoine-de-padoue-et-la-mule-de-zacharie-a92496377

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