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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 07:13

Le prénom Martial tient ses origines du terme latin "martialis" qui a pour sens relatif à Mars. Mars étant le dieu de la guerre dans la mythologie romaine. Il est le patron du Diocèse de Limoges. Il est fêté le 30 juin.

Limoges, cité de saint Martial

La gigantesque abbaye Saint-Martial, dont la crypte reste le seul vestige, s’élevait au Moyen-Âge en plein cœur de Limoges. Dédiée au premier évêque de la ville, évangélisateur, au IIIe siècle, du Limousin, de l’Aquitaine et du Poitou, elle fut aussi célèbre en son temps que Saint-Martin de Tours ou Saint-Sernin de Toulouse. L’organisation du monastère, foyer intense d’art et de culture au XIIe siècle, avait été conçue autour de la vénération à saint Martial pour faciliter la progression des fidèles vers son tombeau ; cela n’évitant pas toujours, pour autant, les tragiques embouteillages les jours de grande affluence, comme lors de ce Carême dramatique où cinquante pèlerins périrent étouffés.

La crypte, sainte nécropole

Encore visible dans la crypte qui recèle de véritables trésors archéologiques et atteste l’origine préchrétienne du sanctuaire, fondé à l’emplacement d’un ancien temple romain, le sarcophage de saint Martial long de deux mètres quatre-vingts, est placé à côté de celui de ses deux compagnons et serviteurs, Alpinien et Austriclinien. À quelques mètres de là, on peut également voir la pierre tombale de saint Valérie, autre gardienne de Limoges, Vierge martyre, fiancée contre son gré au duc Etienne, proconsul de la Province des Lémovices. On raconte qu’après avoir été décapitée sur ordre de son prétendant, irrité par ses refus, la suppliciée serait venue porter sa tête au pied de l’autel où Martial avait coutume d’officier. Aussi fut-elle ensevelie non loin de son maître spirituel. Le duc Etienne, ébloui par ce miracle, se convertit aussitôt et la rejoignit peu de temps après, en sa dernière demeure. Dans la crypte, nécropole, dès le Ive siècle, les très nombreux sarcophages empilés au fil des âges attestent d’ailleurs la volonté des fidèles de se faire enterrer au plus près de leurs saints protecteurs.

Un sanctuaire à onze niveaux

Dès 1848, avènement du monastère, trois églises s’élevaient déjà dans les alentours immédiats du tombeau du saint, auquel on accédait en un dédale de onze degrés successifs : Saint-Pierre, Saint-Benoît et la grande basilique de pèlerinage Saint-Sauveur, où les reliques de saint Martial furent placées dans un reliquaire d’or lors d’une translation solennelle en 994. La tradition raconte que, lorsque ces reliques quittèrent leur place originelle, inondations et calamités retombèrent sur la région. Les moines comprirent alors que le saint désirait retourner dans son sépulcre locus semper amicus. Volées par le prince de Galles, Henri le Jeune Plantagenêt en 1133, puis restituées aux Limousins, les saintes reliques furent transportées, avec celles de saint Loup (le dix-septième évêque de Limoges), en l’église Saint-Michel-des-Lions, le 17 novembre 1790, quand l’abbaye Saint-Martial fut rasée.

Saint-Michel-des-Lions, l’église reliquaire

C’est en ce sanctuaire, gardé par deux majestueux lions de pierre, qu’un nouveau monument fut édifié en 1889 pour abriter les quelques ossements sauvés de la destruction en 1793 ; seuls le crâne et la mâchoire inférieure du saint échappèrent à la dispersion. Au centre du triple autel sculpté consacré à Valérie, Martial et saint Loup, une châsse de quatre cent cinquante kilos protégée par une grille abrite aujourd’hui ce précieux trésor. Lors des prochaines cérémonies septennales, la coupe reliquaire en argent doré surmontée d’un petit buste de saint Martial sera, conformément à la tradition, retirée de la châsse, ouverte par l’évêque pour procéder à la reconnaissance du chef, et présentée aux fidèles chaque dimanche, jusqu’à la fin des ostensions.

Vie et miracles de saint Martial

Dépêché de Rome en Gaule avec saint Denis, saint Martial aurait, selon la légende, consacré lui-même la pierre druidique sur laquelle saint Amadour officiait. Extraites du manuscrit latin De la vie et des miracles de saint Martial, deux histoires célèbres, bien connues des Limousins, ont également conforté sa popularité : la première fait état de la résurrection d’un enfant de cinq ans, mort noyé dans la Vienne, à Aixe, et revenu à la vie pendant les cérémonies d’ostensions ; la seconde évoque la guérison du fils d’un bourgeois du Château (vieux quartier de Limoges), victime d’une hémorragie et déclaré perdu par les médecins : le garçonnet s’étant enfoncé un dé dans le nez, sa nourrice l’aurait fait jaillir en posant simplement la main sur son appendice après avoir invoqué saint Martial.

Source : Extrait du « Grand livre des Guérisseurs, Saints et Lieux Sacrés.

Pour de plus amples renseignements, cliquez ICI.

 

 

 

 

 

 

Ne manquez pas l'Abbaye retrouvée en PDF en cliquant sur l'image.

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 20:33

Pierre l’Apôtre

Le prénom Pierre vient du latin petra qui signifie pierre, rocher.

Il est fêté le 29 juin. Pierre l'apôtre est le patron des maçons,des pêcheurs, des poissonniers et des serruriers. Il est invoqué par qui veut jouir d'une longue vie.

Attributs : une barque, un filet de pêcheur, une tiare pontificale, des poissons, des chaînes, des clefs, une croix renversée (de son martyre).

Prénoms apparentés : Pedro, Perone (espagnol), Pedrone, Perrick, Pezron (breton), Peer, Peeter (flamand), Perich (catalan), Peter (allemand et anglais), Petz (alsacien), Petrus (ancien français), Peyre, Pieyre (occitan), Pietro (italien), Piette, Piotr (russe).

Simon, nommé Pierre par Jésus, le premier des apôtres

Simon, fils de Jonas, est un pécheur du lac de Génésareth. D’après l’Évangile, c’est son frère André qui le présente à Jésus. Plus tard, celui-ci donne à Simon le nom de Céphas, ce qui signifie en araméen « pierre » et déclare : « Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon église ». Pierre est celui des apôtres qui est le plus mentionné dans les 4 Évangiles. Il occupe, de surcroît, le rang principal et semble être le porte-parole des Douze auprès de Jésus. Pierre est témoin de la plupart des miracles accomplis par le Messie ; il est présent pendant la Transfiguration, lors de la résurrection de la fille de Jaïre, et sur le mont des Oliviers, la nuit qui précède l’arrestation de Jésus.

Le reniement de Pierre 

La veille de son arrestation, Jésus avertit Pierre que celui-ci va le renier par 3 fois, avant la fin de la nuit, avant de se repentir. Pierre proteste de sa fidélité. Mais, dès que le Christ est arrêté par les soldats, son disciple, effrayé, le renie, 3 fois de suite, dans la cour de la maison du prêtre Caïphe. Aussitôt, selon la Bible, le coq se met à chanter.

Le chef de l’Église

Pour l’Église catholique, les paroles de Jésus annonçant que Pierre constitue la première pierre de son Eglise établissent la suprématie que doit détenir le pape en tant qu’Évêque de Rome, successeur de saint Pierre dans cette fonction. Après la Crucifixion, la Résurrection et l’Ascension, Pierre est en effet considéré comme le chef de la communauté chrétienne de Jérusalem, et va annoncer l’Évangile aux non-juifs. Lors de la Pentecôte, il en convertit un grand nombre et guérit un boiteux. Vers 43, il est emprisonné par le roi Hérode Agrippa, mais un ange vient le délivrer. Il est probable que Pierre soit ensuite allé prêcher en Samarie et à Antioche.

La basilique Saint-Pierre, à Rome.

Saint Pierre passe pour avoir été martyrisé à Rome sous le règne de Néron, vers 64 (selon la tradition, il est crucifié la tête en bas). En 324, l’empereur Constantin décide de bâtir une première basilique à l’emplacement de la tombe de l’apôtre. Au 15èmesiècle, la papauté décide de reconstruire l’édifice. Le plan, conçu par l’architecte Bramante puis par d’autres architectes, est ensuite remanié par Michel-Ange ; Le Bernin est chargé de la décoration du nouveau bâtiment dont Maderna élève la façade. Cette basilique, qui est aujourd’hui le plus grand édifice chrétien dans le monde, recèle de nombreuses œuvres d’art, dont une statue en bronze de saint Pierre, façonnée au 13ème siècle.

 

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Source : http://www.ktmariagoretti.com/pages/archives/l-histoire-de-pierre.html

 

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Paul l’Apôtre

Le prénom Paul dérive du mot latin paulus qui signifie petit.

Il est fêté le 29 juin. Paul l'apôtre est le patron des bourreliers, des cordiers, des fabricants de tentes, des missionnaires et des vanniers. Il est invoqué contre les morsures de serpents venimeux.

Attributs : un livre, une épée, trois sources ou trois fontaines.

Prénoms apparentés : Pablo (espagnol), Paolo (italien), Paulien, Paulille, Paulin, Paulus (latin), Pauwels (flamand), Pohl (alsacien), Pol (breton).

Un juif de Turquie, né citoyen romain et de culture grecque.

Saül de Tarse naquit vers l’an 3, dans une famille juive de Cilicie (aujourd’hui région de la Turquie). Comme son père, qui appartient probablement à la bonne société, il est citoyen romain. Saül est élevé dans la culture grecque, mais à l’âge de 14 ans, il étudie, à Jérusalem, la théologie hébraïque auprès du célèbre rabbin Gamaliel. Sa langue maternelle est l’araméen, et il apprend l’hébreu.

La conversion, sur le chemin de Damas

Saül passe pour avoir persécuté les premiers chrétiens, dans le souci de défendre la loi et la religion juives. La tradition le fait assister au martyre de saint Etienne, à Jérusalem. La vie de Saül change de sens, un jour, sur le chemin de Damas. Le jeune homme, qui a alors passé 25 ans, est aveuglé par un éclair formidable qui le jette au bas de sa monture. Le Christ lui apparaît et lui demande : « Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ? » A la suite de ce prodige, Saül se convertit à la religion chrétienne et, dès qu’il a recouvré la vue, reçoit le baptême et prend le nom de Paul. Dès lors, il devient l’acteur essentiel du rayonnement du christianisme naissant.

Le fondateur de l’Église universelle.

Paul se retire ensuite du monde durant 3 ans, puis retourne à Damas (dont il s’enfuit, caché dans un panier descendu le long de la muraille) avant de se rendre à Jérusalem pour rencontrer Pierre et les Apôtres. D’abord, les compagnons de Jésus se méfient, critiquent son manque de tolérance, puis l’acceptent parmi eux. Paul part ensuite évangéliser Chypre, la Grèce et l’Asie Mineure avec l’Apôtre Luc et Barnabé. Durant 25 ans, Paul prêche chez les païens, et contribue ainsi à séparer, de manière définitive, le christianisme de la religion juive. Il est considéré comme le fondateur de l’Eglise universelle. Il est, après Jésus, la principale figure de l’histoire du christianisme, même s’il n’a jamais fait l’objet d’un culte très répandu. Les Épîtres qu’il rédige en prison sont les plus anciens documents chrétiens connus. Par sa connaissance des cultures grecques et juive, Paul, l’Apôtre des Gentils, est à l’origine de l’épanouissement du christianisme dans l’empire romain.

Le martyre en compagnie de Pierre.

En butte à l’hostilité des juifs, Paul se rend à Rome pour y être jugé par l’empereur. Là, il retrouve Pierre. Les deux hommes sont martyrisés dans le cadre des persécutions menées sous le règne de l’empereur Néron (en l’an 66). Pierre est crucifié, à l’image d’un esclave. Mais Paul, parce qu’il est citoyen romain, est décapité à l’épée. Selon la tradition, sa tête coupée, rebondit 3 fois sur le sol et fait jaillir 3 fontaines. Son corps est enterré dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs.

Dans ce fichier vous trouverez l'histoire de saint Paul : Voir le Fichier : Saint_Paul.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : http://www.catechese-reims.cef.fr/

 

 

Aujourd'hui c'est la fête de saint Pierre, mais plus simplement de Pierre, mon Ami, Prêtre et Chef décédé trop tôt et dont nous gardons un souvenir inoubliable.

Alors en ce jour de fête, réjouissons-nous, soyons dans l'allégresse et prions tous ensemble avec notre Ami Pierre Cousty cette belle prière :

"Tournons-nous aussi avec une immense confiance vers celle qui est la Patronne principale des missions, Marie la Reine des Apôtres. N’oublions pas que par sa présence au pied de la Croix et sa prière au Cénacle, elle a collaboré activement au commencement de la mission ecclésiale. Demandons-lui d’aider et de soutenir les chrétiens pour qu’ils soient toujours plus capables d’amour véritable afin que dans un monde qui spirituellement meurt de soif, ils deviennent source d’eau vive. Amen."

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 07:57

Ce prénom est composé de Jean (de l’hébreu Yehohanan ou Iohanan, « grâce de Dieu ») et baptiste (du latin baptisterium qui signifie piscine). Fêté le 24 juin (jour de sa naissance), Jean Baptiste est le patron du Canada francophone, des villes de Florence, Gênes et Turin, des autoroutes, des couteliers, des maréchaux-ferrants, des pèlerins en Terre Sainte, des ordres hospitaliers, des rémouleurs, des tailleurs et des tonneliers.

Le parent de Jésus

Jean est, par sa mère Elisabeth, un proche parent de Jésus. Cette femme et son mari Zacharie sont tous deux âgés lors de la naissance de leur fils. Cet événement constitue du reste un fait miraculeux, annoncé par un ange venu voir Zacharie au Temple. Le nom de Jean est donné à ce saint par sa mère, lors de la cérémonie de la circoncision, alors que les voisins et les parents venus pour la circonstance veulent donner au nouveau-né le prénom de son père, Zacharie.

Le dernier des Prophètes

Jean est, pour les chrétiens, le dernier des Prophètes qui annoncent la venue du Messie, c’est-à-dire d’un envoyé de Dieu. Parce qu’il vient au monde quelque temps avant Jésus et prépare son arrivée, il est parfois surnommé le Précurseur. Dès qu’il atteint l’âge adulte, Jean va vivre dans le désert de Judée, aux abords du fleuve Jourdain. Il mène à cette époque une vie d’ascète : il est vêtu d’une simple tunique de peau, ceinte d’une bande de cuir, et se nourrit de sauterelles et de miel sauvage. Jean dénonce le péché et exhorte au repentir. Il compte saint Pierre et saint André au nombre de ses disciples.

Le baptiste

Sans doute vers l’an 27, Jean commence à baptiser les personnes qui viennent depuis les localités voisines jusqu’à lui, au bord du Jourdain. Il acquiert dès lors son surnom de Baptiste. Lors de ce baptême, Jean Baptiste demande aux fidèles d’accomplir une confession publique de leurs péchés et de s’immerger dans les eaux du fleuve. Jusque-là, le baptême représente un acte rituel, surtout accompli par certains moines juifs. Jean le confère une seule fois à chacun, de manière collective, et lui donne une signification nouvelle : il s’agit de se préparer à l’arrivée imminente du Messie : « Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. »

« Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte les péchés du monde »

Vers l’an 30, Jésus se présente à Jean Baptiste pour recevoir le baptême ; celui-ci comprend que celui-là est le Messie attendu. Il s’oppose à cette demande et déclare : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et tu viens à moi ! » Devant l’instance de Jésus, Jean lui donne le baptême. Selon le Nouveau Testament, dès que Jésus sort du Jourdain, l’Esprit de Dieu descend sur lui sous l’apparence d’une colombe et une voix venue des cieux déclare : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » Lorsque Jésus s’éloigne quelque temps, Jean continue sa mission. Quarante jours plus tard, Jésus revient, et Jean déclare : « Regardez, voici l’Agneau de Dieu, qui ôte les péchés du monde. »

De la prison au martyre

Quelques semaines plus tard, Jean Baptiste est emprisonné au bord de la mer Morte, après qu’il a dénoncé les rapports incestueux qui unissent le roi Hérode Antipas et Hérodiade, sa belle-sœur. Peu après, la fille de cette princesse, Salomé, exécute devant le roi une danse apprise à Rome. Charmé par la grâce de la jeune fille, Hérode lui promet de lui donner ce qu’elle voudra. Sur les conseils de sa mère, Salomédemande que la tête de Jean Baptiste lui soit apportée. Le roi, malgré ses réticences, ne peut refuse d’honorer sa promesse, et le Précurseur est décapité. Sa tête ensanglantée est apportée par Salomé à sa mère, ce qui symbolise la victoire de la volupté sur la sagesse. La dépouille de Jean est peut-être enterrée en Samarie, mais sa tombe présumée est détruite par l’empereur Julien l’Apostat au IVème siècle. De nombreux baptistères sont consacrés à ce saint.

Evangile selon St Luc, chapitre 1, 57-66

Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père. Mais sa mère déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il devait être manifesté à Israël.

Prière d'introduction : Mon Dieu, je veux Te rencontrer au moyen de cette prière. Je veux croire davantage en Toi et T’aimer plus profondément et de tout mon cœur. Réjouis mon cœur par la douceur de Ta présence et unis ma volonté à la tienne.

Demande : Seigneur, que je sache Te mettre à la première place comme l’ont fait Élisabeth et Zacharie.

Points de réflexion :

1. Élisabeth et Zacharie sont de vrais témoignages de parents chrétiens. Face à toutes sortes de pressions (sociale, familiale) ils savent que cet enfant vient de Dieu et qu’il ne leur appartient pas. Ils le montrent en lui donnant le nom voulu par Dieu. Donner un nom, dans la culture d’Israël, signifie que l’on est maître de ce que l’on nomme ou qu’on se l’approprie. En donnant à Jean le nom que Dieu veut pour lui, ils reconnaissent que cet enfant appartient à Dieu et ils reconnaissent la primauté de Dieu sur cette nouvelle vie. Ce ne sont pas les parents qui donnent la vocation, c’est Dieu. Elisabeth et Zacharie reconnaissent que leur fils a une vocation qui vient de Dieu et ils se soumettent à la volonté de Dieu pour leur fils. Ils ne sont là que pour l’accompagner et pour l’aider à découvrir et à répondre à cette vocation. Ils font preuve d’une grande humilité et d’un grand détachement, qui sont d’autant plus grands que c’est leur fils unique. Et ils sont capables d’agir ainsi, car depuis le début ils sont conscients que ce fils est un cadeau qui vient de Dieu. C’est le cas de tous les enfants, mais la naissance miraculeuse de Jean Baptise le confirme et le prouve davantage. C’est avec gratitude qu’ils vivent leur rôle de parents.

2. Dans le cas de Jean Baptise il est clair que Dieu lui réservait une belle et grande mission, qui s’annonçait déjà dès sa conception et son enfance. De la même manière Dieu crée avec amour chacun d’entre nous et nous réserve une belle et une grande mission. Face a Jean Baptise les gens s’étonnent et se demandent « Que deviendra donc cet enfant ? »,mais c’est devant chaque nouveau né et devant nous même, que nous devrions avoir cette attitude de respect, d’admiration et d’étonnement, car chaque homme est un mystère, un nouvel être qui a une relation unique avec Dieu et qui a une place irremplaçable dans le plan de salut de Dieu pour tous les hommes. Comme Jean Baptiste qui va au désert et permet ainsi à Dieu de toucher son cœur et de faire de lui un grand prophète, nous devons faire silence dans notre cœur et apprendre à écouter la voix de Dieu qui nous révèle notre vocation. Ce verset nous montre que c’est un processus qui prend du temps : « L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il demeura dans le désert jusqu’au jour où il se présenta, devant Israël. ». La découverte de notre vocation, son assimilation et sa consolidation sont les fruits d’une longue période d’écoute de l’Esprit Saint qui nous éduque peu à peu. L’Esprit Saint ne violente pas la nature, au contraire, il l’accompagne dans le silence et dans le quotidien. C’est curieux de voir la similitude entre la jeunesse de Jean Baptise et celle de Jésus. Dieu a voulu que tous les deux passent par une longue période de formation. Nous ne devons pas nous désespérer de la lenteur à laquelle vont les choses. C’est normal, le rythme humain est un rythme lent et Dieu l’a voulu ainsi, nous rebeller et nous impatienter c’est ne pas suivre le temps de Dieu. Dieu sait ce qu’Il fait et quand Il le fait.

Dialogue avec le Christ : Jésus, il y a beaucoup de choses qui je ne comprends pas, qui me dépassent, mais Tu sais que je veux répondre à Ton amour, que je veux être chaque jour davantage plus docile à ce que Tu veux faire en moi et à ce que Tu veux faire avec moi, pour le salut des hommes. Envoie-moi Ton Esprit, touche mon cœur et transforme ma vie. Que je sois chaque jour davantage Ton apôtre !

Résolution : Accepter avec patience une contrariété d’aujourd’hui et l’offrir à Dieu par amour.

 

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Un hommage tout particulier à mon ami et chef Pierre Cousty :

Le 24 juin, durant quelques années l'abbé Pierre Cousty célébrait en la paroisse du Pescher la Nativité de saint Jean-Baptiste. Je vous propose un résumé en images et peut-être une découverte de l'église du Pescher.

 

 

 

 

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Source : Points de repère

Aplanissez la route

Itinéraire

Points de repère Guide annuel 2012/2013 - Itinéraire «Aplanissez la route» - 1/3

L'histoire de Jean-Baptiste

Instructions :

Pour raconter un récit biblique, le conteur doit d'abord faire une étude exégétique du texte1. Puis il note les grandes lignes du récit, qu'il personnalise en intégrant des éléments de type sensoriels ou descriptifs.

Caroline Henning vous propose une trame qui reprend fidèlement le récit évangélique de Luc, complété par les évangiles de Matthieu et Marc, pour la dernière partie. Cette histoire de Jean-Baptiste se divise en 5.

Pour chaque tableau, nous vous donnerons les références bibliques que vous pourrez parfois citer textuellement, ainsi que quelques idées d'éléments à personnaliser.

Dernier conseil : un conte ne doit pas excéder 10 minutes.

*****

Introduction

Vous avez entendu parler de Jean Baptiste. Je vais essayer de vous conter son histoire en m'inspirant des évangiles.

Luc 1,5-7. Zacharie et Élisabeth, les parents de Jean-Baptiste, sont très vieux et n'espèrent plus avoir d'enfant. C'était en Judée, à l'époque du roi Hérode.

Au Temple

_ Luc 1,8-25. Zacharie, fait partie du clan de Lévi, c'est à dire les prêtres qui servent au Temple de Jérusalem. Un jour, alors qu'il est dans le Sanctuaire pour offrir à Dieu la prière au nom de tout le peuple, un messager de Dieu, du nom de Gabriel, lui apparaît. La « spécialité » de cet ange est de signaler la venue du Messie, tant attendu par le peuple juif. Il vient lui annoncer que sa femme Élisabeth va bientôt lui donner un fils. « Tu le nommeras Jean. Tu seras dans la joie et l'allégresse » Jean (Yohanan en hébreu) signifie «Le Seigneur fait grâce» Cela paraît impossible à Zacharie car sa femme et lui-même sont trop avancés en âge. Gabriel lui dit que son enfant aura une grande mission : il sera prophète. Zacharie est très étonné et il continue à poser des questions. L'ange essaye de le rassurer «Je suis Gabriel ; je me tiens en présence de Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer cette bonne nouvelle». Puisque Zacharie a manqué de foi, le messager de Dieu lui dit qu'il devra attendre la naissance dans le silence. Comme il est resté longtemps dans le Sanctuaire, dehors les gens qui l'attendent, sont un peu effrayés : Zacharie est resté beaucoup plus longtemps que d’ordinaire, dans le Sanctuaire. Et quand il en ressort, il ne peut plus parler. L'assemblée comprend qu'une révélation importante a eu lieu, d'autant plus que cela s'est passé à l'intérieur du sanctuaire, lieu sacré par excellence !

_ Luc 1, 57-79. Puis arrive le temps de la naissance. Huit jours après, est organisée la cérémonie de la circoncision. Les voisins et les parents sont rassemblés dans le temple, autour du couple et du bébé. Zacharie n'a pas parlé depuis le jour où le messager de Dieu est venu lui dire qu'un enfant allait naître. Face au mutisme du père de l'enfant, on demande alors à sa mère quel sera son nom. D'habitude, on donne au garçon le nom de son père. Là Élisabeth dit : «il s'appelle Jean». Le fait qu'Élisabeth aie donné ce prénom sans se concerter avec son époux est un signe explicite de l'intervention de Dieu. Alors tout le monde se tourne vers Zacharie pour savoir ce qu'il en pense. Il écrit sur une ardoise : «son nom est Jean». Et à l'instant même, il retrouve la parole. En donnant le nom révélé par Dieu, il prouve qu'il reconnaît enfin la vérité du message transmis par Gabriel. Il se met alors à louer Dieu et à chanter sa joie. C'est une hymne de bénédiction suivie d'un psaume prophétique qui manifeste le rôle déterminant que Dieu confie à Jean : «et toi, petit enfant, on t'appellera prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour lui préparer le chemin, pour révéler à son peuple qu'il est sauvé, que ses péchés sont pardonnés.»

Au désert

Luc 1, 80 ; 3, 2-6. Devenu adulte, Jean quitte sa maison pour accomplir la mission que Gabriel, le messager de Dieu, a annoncée à son père. Il part donc et il va vers le Jourdain, ce lieu si important pour le peuple d’Israël car, c'est le passage entre le désert et la terre promise quand les hébreux ont été libérés de l'esclavage. Il est entre le désert où il prie Dieu, vit une vie toute simple, et le Jourdain où tout le monde vient pour lui demander ce qu'il faut faire pour être fidèle à Dieu.

Au bord du Jourdain

_ Luc 3, 7-18 ; 21-22. Les gens qui sont prêts à changer de vie pour suivre Dieu, écoutent les conseils de Jean-Baptiste et demandent qu'il les baptise dans le Jourdain. C’est pour cela qu’on commence à l’appeler «Jean Baptiste». Pour chacun, en fonction de sa vie, il a une parole d'encouragement pour changer de vie et retrouver le chemin de Dieu. «Mais la voix de Jean crie parfois dans le désert des cœurs et à travers la sécheresse et la tiédeur de ceux qui n'attendent plus grand-chose».2

_ Matthieu 3, 13-17. Un jour, son cousin Jésus s’avance vers lui pour qu’il le baptise. Jean Baptiste pressent que Jésus est le Sauveur que tout le monde attend. Il vient de dire à la foule : «Il vient celui qui est plus grand que moi». C'est pourquoi Jean-Baptiste ne se sent pas digne de baptiser Jésus : «C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi» lui dit-il «et c'est toi qui viens à moi !». Mais Jésus lui répond : «Pour le moment, laisse-moi faire !» Parce que c'est conforme à la volonté de Dieu. Alors Jean Baptiste le baptise. Et là il entend une voix venue du ciel qui dit «Celui-ci est mon Fils bien aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour». Ainsi, Dieu confirme publiquement la parole de Jésus. Même s'il ne comprend pas tout, Jean Baptiste conseille de suivre Jésus, que Dieu envoie pour sauver du péché. Maintenant qu'il est là, Jean Baptiste doit lui laisser la place.

En prison

_ Luc 3, 19-20. Marc 6, 17-20. Matthieu 7, 18-35. Jean Baptiste continue à dire comment faire pour suivre le chemin de Dieu, et il n'a pas peur de reprocher au roi Hérode son mauvais comportement. Celui-ci le met en prison. Jean Baptiste a encore des disciples qui viennent régulièrement le voir, et ils lui racontent ce que dit et fait Jésus. Jean Baptiste est surpris par l'attitude de Jésus, car il espérait qu'il chasse sévèrement tous ceux qui ne sont pas fidèles à Dieu. Mais Jésus ne juge pas, il pardonne et guérit les malades. Ainsi la mission de Jésus dépasse celle de Jean-Baptiste. Quand on demande à Jésus s'il est vraiment le Messie, celui que le Peuple attend, Jésus répond oui, en confirmant ce que Jean-Baptiste a annoncé : «Moi je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient celui qui est plus puissant que moi». Le Messie est celui qui guérit, qui relève.

Exécution de Jean-Baptiste

_ Marc 6, 21-29. Jean-Baptiste est en prison parce qu'il a reproché au roi d'avoir pris la femme de son frère, qui se nomme Hérodiade. Elle commence à trouver que ce prophète est très embarrassant et cherche à le mettre à mort. Un jour Hérodiade, donne un banquet. Sa fille Salomé se met à danser avec beaucoup de grâce. Hérode et tous ses convives sont séduits. Sous le charme, il fait des promesses à Salomé : «Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai.» C'est alors que, sur les conseils de sa mère, elle demande au roi qu'il lui donne la tête de Jean-Baptiste, sur un plateau. Ainsi meurt Jean-Baptiste, martyrisé comme le sera Jésus plus tard. Pour l'évangéliste Marc, c'est une préfiguration de la passion du Christ. Jean Baptiste a été un chercheur de Dieu durant toute sa vie. Puissions-nous, comme lui, nous laisser guider avec confiance, sur des chemins que nous ne connaissons pas.

1 Nous vous recommandons l'ouvrage collectif dirigé par Philippe Gruson : « Les Evangiles, textes et commentaires », Editions Bayard, 2001.

2 «Son nom était Jean, Jean le Baptiste», Christophe Raimbault, www.pointsderepere.com/formateurs

 

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 07:25

Aujourd'hui nous fêtons de Saint Louis de Gonzague, patron de la jeunesse étudiante. Voici des photos de son lieu de naissance Castiglione avec la relique de sa tête (les photos proviennent du Père Bernhard Hesse).

Louis, le premier de leurs huit enfants, naquit au château de Castiglione, près de Mantoue, le 9 mars 1568 ; la naissance s'était présentée dans des conditions si difficiles qu’il fut ondoyé immédiatement ; le baptême solennel eut lieu le 20 avril 1568.

Louis fut, dès le berceau, le modèle du calme le plus aimable. Il lui arriva plus tard de disparaître : on le retrouvait dans quelque coin. C'est un saint rayonnant de pureté qu'il nous est donné de fêter. Promis aux plus hautes destinées car il était fils de la haute aristocratie italienne, il fut d'abord page à la cour de Florence. Il avait 9 ans. Dans cette atmosphère fastueuse et corrompue des cours italiennes de la Renaissance, il répond aux dépravations qui l'entourent par un vœu de chasteté.

Il rencontre saint Charles Borromée qui lui donne sa première communion.

Envoyé à la cour de Madrid pour parfaire son expérience princière, il revient décidé à devenir jésuite. Il a 17 ans. Son père s'y oppose farouchement, mais doit se plier à la volonté inébranlable de son fils.

Novice à Rome, saint Louis y sera l'élève de saint Robert Bellarmin. Il multiplie les austérités au point d'avoir un mal de tête lancinant. Il étudie intensément. Sa vie spirituelle est alors douloureuse et tourmentée.

A 22 ans, il reçoit la révélation que sa vie sera brève. Cette révélation transforme sa vie spirituelle qui sera désormais plus dépouillée, plus sereine, plus abandonnée à Dieu.

En 1591, la peste ravage Rome. Louis se dévoue auprès des malades et meurt, pestiféré à son tour, à 23 ans, dans l'allégresse en s’écriant : "Quel bonheur !" 

Son corps fut enseveli dans la crypte de l'Annonciade. Sept ans plus tard, à cause d'une inondation du Tibre, on enleva le cercueil et on fit une distribution de reliques ; les autres furent mises dans une chapelle de la même église, déplacées plusieurs fois, puis déposées dans la nouvelle église de Saint-Ignace, chef-d’œuvre de l’art baroque, construite à la place de l'Annonciade.

La béatification eut lieu sous le Pontificat de Paul V, verbalement le 21 mai 1605, avec confirmation écrite le 19 octobre de la même année. La canonisation fut décrétée par Benoît XIII, le 26 avril 1726, et proclamée solennellement le 31 décembre suivant. Le 21 juin 1925, saint Louis de Gonzague a été déclaré par Pie XI « Patron céleste de toute la Jeunesse chrétienne ». Il est fêté le 21 juin.

Source : https://nominis.cef.fr

Vie de saint Louis de Gonzague
Vie de saint Louis de Gonzague
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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 07:03

Julienne, de l'illustre famille de Falconiéri, vint au monde à Florence, l'an 1270, de parents très avancés en âge. Elle fut initiée dès son berceau à la piété et à la vertu, si bien que saint Alexis Falconiéri, de l'Ordre des Servites, disait à la mère ravie : "Ce n'est pas une fille, c'est un Ange que Dieu vous a donné ; Il la destine à de grandes choses."

Les journées de la sainte enfant se passaient presque entières en pieux exercices. Sa mère, y trouvant de l'excès, la grondait : "Julienne, disait-elle, si tu n'apprends pas ce que doit savoir une maîtresse de maison, je ne pourrais pas te trouver un mari. -- Ne craignez rien, ma mère, répondait finalement Julienne ; quand le temps sera venu, la Sainte Vierge y pourvoira." Le temps venu, Julienne refusa de se marier, et offrit à Dieu sa virginité.

Elle entra dans l'Ordre récemment fondé des Tertiaires Servites, où elle fit, sous la conduite de saint Philippe Bénizi, les plus grands progrès dans la vertu. À trente-six ans, elle était élue supérieure générale, malgré les réclamations de son humilité. Dès les commencements de sa vie religieuse, sa vie était très austère.

Elle consacrait le lundi au soulagement des âmes du purgatoire, et accompagnait ses prières de rudes pénitences et de cruelles flagellations. Le mercredi et le vendredi, elle gardait un jeûne absolu, ne prenant d'autre nourriture que la Sainte Eucharistie. Le samedi, elle jeûnait au pain et à l'eau en l'honneur de la très Sainte Vierge, et elle passait cette journée dans la compagnie de Marie, au pied de la Croix. Le vendredi, son âme était absorbée, souvent jusqu'à l'extase, dans la méditation de la passion du Sauveur.

Après sa mort, ses religieuses furent saisies d'émotion, en trouvant sur elle une ceinture de fer incrustée dans les chairs. Son divin Époux ne lui ménagea ni les tentations, ni les peines intérieures : "Seigneur, disait-elle un jour dans ses angoisses, que je souffre, s'il le faut, tous les tourments de l'enfer pendant toute l’éternité ; mais, de grâce, ne permettez pas que je Vous offense !»

Le plus beau triomphe de Julienne, ce fut sa mort. Gémissant de ne pouvoir communier, elle supplie qu'au moins on lui montre la Sainte Hostie, et, quand on lui a procuré ce bonheur, son audace d'amour va plus loin, elle prie qu'on place le corporal avec l'Hostie sur sa poitrine ; mais à peine son vœu est-il exaucé, que l'Hostie disparaît et que Julienne, transportée d'amour, rend le dernier soupir en disant : "Mon doux Jésus !»

Julienne fut canonisée le 16 juin 1737 par le pape Clément XII. Elle est fêtée le 19 juin.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Source : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/sainte_julienne_de_falconieri.html

 

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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 07:06

Le prénom Hervé, qui vient des racines celtiques haer (fort) et ber (ardent) signifie dont « fort au combat ». Il est fêté le 17 juin, c’est le patron des bardes.

Prénoms apparentés : Harvey (anglais), Hervéa, Herveig, Houarnev (breton).

Aveugle de naissance

D’après la légende, Hervé vit au VIe siècle. Un jour, son père, le barde Hyvarnion, las de chanter les héros et de célébrer leurs exploits, décide de quitter la cour du roi des Francs, le mérovingien Childebert (un des fils de Clovis) pour regagner sa Bretagne natale. Sur la route, un ange lui apparaît pendant son sommeil. La créature céleste ordonne au chaste barde d’épouser la pure et belle Rivanone. Peu de temps après, Hyvarnion rencontre la jeune femme. De leur union, un fils vient au monde : Hervé. L’enfant naît aveugle, mais il accomplit des miracles dès son plus jeune âge.

Le saint, l’âne et le loup

Voué par le destin à ne contempler que son monde intérieur, Hervé se retire de la société et choisit de vivre dans la solitude. Il est, sans doute, le fondateur du monastère de Plouvien dont il devient l’abbé et qu’il installe plus tard à Lan-Houarneau, localité où il serait mort. Un jour que saint Hervé laboure un champ avec son âne, un loup survient et dévore l’animal de trait. Selon la légende, Hervé ordonne à la bête féroce de prendre la place de l’âme qu’il vient de manger. Obéissant au saint, le loup vient, simplement, se mettre devant la charrue et achève de tracer ses sillons. Hervé est souvent représenté en compagnie d’un jeune homme, son guide Guiharan. Il jouit d’une très grande popularité en Bretagne.

Cantique du Paradis composé par Saint Hervé.

Jésus, qui vit aux cieux et règne près de Dieu, j’attends ton paradis car tu me l'as promis.

J'irai vers ta clarté, ô Christ ressuscité, je crois que ton regard ne peut me décevoir.

Plus d'ombre, plus de pleurs ni larmes, ni douleurs, Jésus, car près de toi tout n'est que paix, que joie !

Qu'à l'heure de ma mort ta voix me dise encore : Ami, dès aujourd'hui viens dans mon Paradis.

Jésus, comme il est grand le plaisir de l’âme quand elle est dans la Grâce de Dieu et dans Son Amour.

Je trouve court le temps et les souffrances misérables en pensant, jour et nuit, à la Gloire du Paradis.

Quand je regarde aux Cieux vers mon vrai pays, j’aimerais y voler comme une colombe blanche.

J’attends avec joie l’heure dernière, j’ai hâte de voir Jésus, mon vrai Époux.

Aussitôt que seront brisées mes chaînes, je m’élèverai dans l’air comme une alouette.

Je passerai la lune pour monter à la gloire ; au-delà du soleil, des étoiles, je serai porté.

Quand je serai loin de la terre, vallée pleine de peines, alors je jetterai un regard   à mon pays, la Bretagne.

Je lui dirai "Adieu, mon pays, adieu, monde douloureux, avec tes biens trompeurs. Adieu à jamais, pauvreté et angoisse, adieu péchés, afflictions et maladies."

Après l’instant de la mort, avec joie, je chanterai : "ma chaîne est brisée, je suis libre à jamais."

Les portes du Paradis, ouvertes pour m’attendre ; les Saints et les Saintes, venus m’accueillir.

Je pourrai, pour de bon, voir Dieu le Père, avec Son Fils Éternel et l’Esprit-Saint.

Qu’il sera beau d’entendre Jésus disant : "Viens, mon bon serviteur, rencontrer Dieu ton Père."

Là, il sera beau de Contempler la Vierge Bénie, avec douze étoiles formant Sa Couronne.

Je verrai en plus, avec chacun, une harpe, Anges et Archanges, tous louant Dieu.

Les heureux Apôtres, avec les disciples de Jésus, et tous les Martyrs, Honneur des chrétiens.

Source du cantique : http://reflexionchretienne.e-monsite.com

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 06:37

Son nom est devenu un prénom. Jean-François Régis est l’apôtre très populaire du Velay, du Vivarais et du Forez (Massif central). Il a parcouru leurs campagnes durant cinq ans. Il mourut à 43 ans à La Louvesc, le 31 décembre 1640, épuisé par sa longue marche pour atteindre ce petit village et porter à ses habitants la force de sa parole. Il a aussi fondé des œuvres humanitaires : la soupe pour les pauvres de Montpellier, la défense des filles du trottoir et des dentellières du Puy-en-Velay. Suivons-le depuis les vignobles de l’Aude jusqu’aux neiges de La Louvesc, où une basilique, lieu de pèlerinage pour toute la région, est maintenant élevée en son honneur. Il est fêté le 16 juin.

Biographie

Jean-François Régis naquit à Fontcouverte, entre Narbonne et Carcassonne, le 31 janvier 1597. Il est le 2ème de 4 garçons. Études au Collège des Pères jésuites à Béziers ; élève sérieux, mais camarade gai et joyeux. Il aimait la prière et la prière à Marie.

A 19 ans, il décide de se faire jésuite et prêtre. Il entre au noviciat à Toulouse. Durant sa formation et sa vie d’apôtre, il va connaître les villes de : Auch, Cahors, Billom, Tournon, Le Puy, Montpellier, Aubenas. Il ira prêcher à Sommières et aux Boutières, près du Mézenc, à Privas et au Cheylard. C’est la mission dans la montagne, dans les campagnes, souvent à travers les tempêtes de neige. Prédication et confessions : de plus en plus de gens veulent voir et entendre le Saint Père, et trouver la paix en se confessant à lui. Lui si vif, impressionnant par sa taille, on le trouve bon et doux ! Il veut aller en mission au Canada ! « Votre Canada, ce sera le Vivarais ! » lui répond le Supérieur Général.

https://786364.smushcdn.com/1590024/wp-content/uploads/2013/01/vitrail-Evangelise-jpeg-210x300.jpg?lossy=1&strip=1&webp=1A 40 ans, il est au Puy en Velay. Et c’est la misère du peuple : la famine, le chômage, la prostitution. Il organise la soupe populaire appelée l’œuvre du Bouillon, une maison d’accueil pour les jeunes filles qu’il arrachait à la prostitution et se démenait pour que l’interdiction de fabriquer la dentelle soit levée. Pendant ce temps, ses catéchismes et ses prédications attiraient de plus en plus de personnes. Et tout cela provoquait de la part de certains : insultes, calomnies et persécutions…Après le Vivarais, son influence s’étendait maintenant sur le Velay. Montregard, Montfaucon, Raucoules voient également Régis.

Voilà qu’au milieu de ces missions, Régis semble comprendre qu’il va bientôt mourir : il prend trois jours pour s’y préparer et part avec son compagnon le frère Bideau, pour La Louvesc, prêcher la mission de Noël. Mais Régis est malade, miné par la fièvre. Cependant, il continue à prêcher et à confesser. Le 31 décembre 1640, un peu avant minuit, il dit à son compagnon : « Ah, mon frère, je vois Notre Seigneur et Notre Dame qui m’ouvrent le Paradis » et il ajoute une prière : « Seigneur, je remets mon âme entre tes mains ».

Il avait 43 ans : Ainsi s’en est allé cet homme de prière, de paix, de réconciliation, un homme d’un grand respect pour les petits et les pauvres. Depuis le 2 janvier 1641, jour de ses obsèques, la foule n’a cessé de se rendre à La Louvesc. Plus tard, Sainte Thérèse Couderc, née en 1805, cherchera à accueillir et à former les femmes et les jeunes filles venues à La Louvesc. Elle les aidera aussi à apprendre à prier. Et bientôt, grâce à elle, naît la congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Cénacle. Elle mourra en 1885 et sera canonisée en 1970.

Il y a bientôt dix ans, lorsque l’on a voulu donner un nom à la nouvelle paroisse constituée par les deux cantons de Satillieu et de Saint-Félicien, il fut vite décidé que cette paroisse porterait le nom de Saint Jean-François Régis, d’Ay et Daronne, pour mieux signifier ses deux principales vallées.

Source : https://www.jesuites.com/saint-jean-francois-regis-sj-16-juin/

 

Pour découvrir cette Bd, cliquez sur l'image ci-dessous.

 

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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 07:14

Figure de sainteté au Brésil

Albertina Berkenbrock est née le 11 Avril 1919 à Saint Louis dans l'état de Santa Caterina. Elle est baptisée le 25 Mai de la même année. Elle reçoit le sacrement de la Confirmation le 9 Mars 1925 et fait sa Première Communion le 16 Août 1928.

Albertina grandit fans une famille priante. Elle aide ses parents tant pour les tâches domestiques que pour les travaux des champs. Dès son plus jeune âge, elle apprend à prier avec une grande dévotion et se montre persévérante dans la pratique de la Foi. Elle parle de sa Première Communion comme le plus beau jour de sa vie et a une dévotion particulière envers la Sainte Vierge et à Saint Louis de Gonzague, modèle de pureté et patron de sa ville.

À l'école, elle est un modèle pour ses camarades et cause l'admiration des adultes. Ses enseignants soulignent surtout sa spiritualité et son attitude morale, supérieurs à un enfant de son âge. Elle connaît son catéchisme et garde les commandements de Dieu.

À la maison, elle ne montre aucun esprit de revanche quand ses frères la chahutent. Avec son esprit droit et habité des plus hautes vertus surnaturelles, même les jeux avec les enfants de son âge reflètent son sens religieux élevé. Elle joue de bon cœur avec les enfants plus pauvres et n'hésitent pas à partager son pain avec eux.

À la ferme, elle est très aimée des enfants de l'un des employés de son père, celui-là même qui sera son futur assassin Maneco Palhoca. Albertina offre souvent de la nourriture tant à ses enfants qu'à Maneco.

Un jour, à l'âge de 12 ans, alors qu'elle est à la recherche d'une bête égarée, elle croise Maneco transportant des fèves dans sa voiture. Elle lui demande s'il a croisé la bête perdue, et celui-ci lui indique une fausse direction, pour la mener vers un endroit discret pour pouvoir abuser d'elle. Ne se doutant de rien, Albertina s'engage dans la direction indiquée et arrive dans lieu désert. Entendant un bruit, elle se retourne pensant trouver le veau recherché, et se retrouve pétrifiée face à Maneco. Ce dernier la prévient de ses viles intentions, mais celle-ci refuse fermement, et défend avec force sa vertu. Même mise à terre, elle se défend de son mieux pour se préserver. Furieux d'avoir été moralement vaincue par une jeune fille, Maneco l'attrape par les cheveux et lui tranche la gorge avec son couteau. Il essaie ensuite de dissimuler son crime, disant qu'il a découvert son corps et accuse un autre homme du meurtre, qui proteste de son innocence en vain. Mais certaines personnes commencent à le soupçonner à cause d’une coïncidence troublante. En effet, à chaque fois qu'il s'approche de la pièce où repose le corps de la jeune fille, du sang se met à couler de la blessure au cou de la jeune fille. Deux jours après le drame, le Préfet d'Imarui s'en va quérir l'homme injustement accusé. S'emparant d'un crucifix, il arrive dans la chambre d'Albertina et place le crucifix sur la poitrine de la jeune fille. Il ordonne alors à l'homme présumé coupable d'étendre sa main sur le crucifix et de jurer de son innocence. On dit qu'à partir de ce moment précis, la blessure au cou d'Albertina cessa de couler. Maneco essaie de prendre la fuite mais est arrêté. Il confesse son crime ainsi que deux autres meurtres. Il est condamné pour une peine de prison à vie. En prison, il dit aux autres prisonniers qu'il a tué la jeune fille à cause de sa résistance héroïque à ses avances. Ce témoignage est fondamental pour déterminer qu'Albertina est Martyre. Sa réaction a été très claire : elle a préféré mourir plutôt que succomber aux avances de son assassin.

Dès le jour de sa mort, la jeune fille est proclamée Martyr par le peuple, chacun connaissant sa vie chrétienne exemplaire, sa bonne conduite, sa piété et sa charité. Très rapidement, le peuple commença à demander des grâces par l'intercession d'Albertina. Elle est enterrée dans le cimetière de São Luis, mais sa renommée et les faveurs obtenues grâce à son intercession étant telles, que son corps fut placée dans l'église paroissiale de São Luis. Elle a été béatifiée le 20 octobre 2007 à Santa Catarina.

Source : http://adveniat-regnum-tuum.blogspot.com/2009/11/figure-de-saintete-au-bresil.html

 

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 18:09
Le 15 juin, nous fêtons Saint Bernard de Menthon,
patron des troupes de montagne.
Et par Saint Bernard, vive les Troupes de montagne !

Saint Bernard de Menthon naquit au début du 11e siècle, vraisemblablement dans le Val d’Aoste. Devenu chanoine et archidiacre d’Aoste, il exerça un fécond ministère de prédicateur dans tout ce diocèse. Il fonda vers 1050 l’hospice du Mont-Joux (aujourd’hui du Grand Saint Bernard). On lui attribue aussi la fondation de l’hospice du Petit Saint-Bernard. Il mourut à Novare en 1081. Son culte se répandit en Italie du nord, en Valais et en Savoie. Pie XI l’a établi protecteur céleste des montagnards et des alpinistes. Depuis le 25 mars 1993 il veille sur les troupes de montagne de l’armée française.

Quelle signification donner à ce patronage aujourd’hui ?

En premier lieu il convient de rappeler que les Troupes de montagne en France sont constituées des unités de la 27e brigade d’infanterie de montagne et de toutes les autres capacités nécessaires au combat dans ce milieu spécifique. Ainsi le 511e RT (Régiment du Train), le 7e RMAT (Régiment du Matériel), le 7e CMA (Centre médical des Armées), le RMED (Régiment médical) et les GSBdD (Groupement de soutien des bases de défense) des bases de défense alpines appartiennent à cette famille. D’autres unités à spécificité montagne des forces spéciales, parachutistes ou du renseignement élargissent enfin les contours de cette grande famille.

Saint Bernard est le saint patron idéal pour ces troupes. Il a œuvré toute sa vie en montagne et a développé une œuvre pérenne pour lutter contre les brigands qui infestaient les cols et secourir les voyageurs de toutes origines en leur accordant protection, gite et couvert. La fameuse solidarité montagnarde appelée aussi « esprit de cordée » trouve en cet homme à l’âme grande, au physique robuste et à l’énergie inépuisable un parfait modèle à suivre qui fédère toute la famille des soldats montagnards.

Les Troupes de montagne qui affrontent au quotidien un milieu particulièrement dangereux savent se tourner vers ce saint patron pour les protéger face à l’adversité et parfois l’implorer pour qu’il accueille dans son refuge céleste ceux trop tôt partis.

Général Hervé de Courrèges, Père des Troupes de montagne, juin 2021

Source : https://dioceseauxarmees.fr/

 

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 07:47

Connaissiez-vous cette belle histoire sur la présence réelle de Jésus ?

http://zevitorartes.blogspot.com/2014/

Un jour, saint Antoine de Padoue (1195-1231) fait un sermon sur la présence réelle de Jésus dans l’eucharistie. Un juif nommé Zacharie le Gaillard l’interrompt en s’écriant :

-« Je n’y crois pas ! Je voudrais voir ! »

Saint Antoine de Padoue le regarde alors calmement et lui demande la chose suivante :

-« Si ta mule se prosterne devant l’eucharistie, croiras-tu ? »

Zacharie lui répond :

-« Pour sûr ! »

Avec malice, il ajoute même ceci :

-« Pendant deux jours, je ne donnerai rien à manger à ma mule. Le troisième, je l’amènerai ici sur le champ de foire. On mettra d’un côté de l’avoine fraîche, et de l’autre tu lui présenteras l’hostie. Si elle refuse son avoine et s’agenouille devant l’hostie, je croirai ». Saint Antoine lui répond alors :

-« Marché conclu. Toutefois, que l’on sache ceci : si la mule ne s’agenouille pas, ce sera à cause de mes péchés ».

Ce défi surprenant fait très vite le tour de la ville, et dès lors qu’ils sont mis au courant, les gens attendent avec beaucoup d’impatience de voir ce qui va se passer.

Le jour en question, tous les magasins de la ville sont fermés et les rues sont désertes. Tout le monde s’est donné rendez-vous au champ de foire. Zacharie apparaît alors, tirant sa mule qui a jeûné. Un valet prépare l'avoine et, tout à coup, une procession venue de l’Eglise s’avance vers Zacharie. Saint Antoine marche à l’arrière en portant le Saint Sacrement. Lorsque le célèbre saint arrive à la hauteur de Zacharie, ce dernier place sa mule exactement entre l’avoine et l’hostie, et la lâche. On n’entend pas une mouche voler. Tous les regards sont braqués sur l’animal. Que va-t-il se passer ? Que va faire la mule ? Et bien figurez-vous que la bête n’hésite pas. Sans même regarder l’avoine, elle s’avance vers l’hostie, s’arrête à distance respectueuse, s’agenouille devant l’ostensoir et s’immobilise dans une sorte d’adoration, ses grands yeux noirs fixés sur l’hostie ! Zacharie tombe alors à genoux auprès d’elle et se frappe à grands coups de poitrine tandis que la foule, avec une très grande ferveur, entonne le Magnificat. Avouez que cette histoire est assez extraordinaire, non ?

-A celles et ceux qui pensent que ce récit a été « inventé », je signale qu’à l’église Saint Pierre le Guillard (à Bourges), on peut voir un bloc de pierre et un tableau du XIVème siècle qui conservent l’image d'une mule agenouillée (ce qui nous laisse fortement penser que cette histoire s’est passée en France). Bien entendu, la foi compte beaucoup, dans ce domaine, et on ne peut forcer personne à croire. Toutefois, on peut se dire aussi que si une simple mule a été capable de « sentir » la présence de Dieu dans le Saint Sacrement, alors les êtres humains doivent être capables d'en faire autant !

Source : http://marie-oasis.eklablog.com/saint-antoine-de-padoue-et-la-mule-de-zacharie-a92496377

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 07:46
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue
Vie & coloriages de st Antoine de Padoue

Le prénom Antoine provient du nom latin Antonius, qui signifie ce lui qui fait face à ses adversaires ou à ses tentations.

Fêté le 13 juin, Antoine de Padoue est le patron du Portugal (son pays natal), des éleveurs de porcs, des faïenciers, des illettrés, des marins, des naufragés, des pauvres, des récoltes et des animaux.

Il a la réputation de soulager les malades et d'aider à retrouver les objets perdus.

Un aristocrate portugais naufragé en Italie

Ferdinand naît au Portugal, au sein d’une famille noble, en 1195. Il fréquente l’école de la cathédrale de Lisbonne. Puis il se rend à Coimbra, célèbre ville universitaire, où il étudie les textes bibliques. Là, il rencontre des moines franciscains dont il apprendra plus tard qu’ils ont été martyrisés au Maroc. Ferdinand devient prêtre en 1220, puis quitte l’ordre de Saint-Augustin pour rejoindre celui de Saint François d’Assise (il adopte alors le nom d’Antoine, en l’honneur de saint Antoine le Grand). Mais il tombe malade lors d’un voyage au Maroc. Sur le chemin du retour, son navire est dérouté par une violente tempête et échoue sur les côtes de la Sicile. Antoine va, dès lors, voyager sans cesse, du nord de la France au sud de l’Italie. Il ne retournera jamais au Portugal.

Un prédicateur fameux et apprécié

Après être allé à Assise assister à une réunion des moines franciscains au cours de laquelle il rencontre sans doute François d’Assise, Antoine gagne, près de la ville de Forli, en Emilie, l’ermitage qui lui a été assigné. Des tâches domestiques lui sont confiées, mais ses talents de prêcheur incitent les franciscains à lui demander de prononcer ses homélies dans toute l’Italie. Partout , les foules affluent et les églises se révèlent trop petites pour accueillir les milliers de croyants venus en procession écouter les prédications d’Antoine, qui dénonce sans cesse l’hérésie, la cupidité, la tyrannie et le péché en faisant preuve d’un grand sens de la mesure, de beaucoup de mémoire et d’une grande maîtrise des Saintes Écritures. Après avoir occupé des fonctions officielles, Antoine, surnommé l’ « Arche d’Alliance », se consacre de nouveau au prêche et demeure dès lors dans la région de Padoue.

Le saint invoqué pour retrouver des objets perdus

En 1231, après avoir prêché pour le carême à Padoue, Antoine tombe malade et a la prémonition de son trépas. Placé sur une charrette, le « Marteau des hérétiques » meurt en chantant la gloire de Dieu, dans un monastère de clarisses, à l’âge de 36 ans. Antoine est, après sa mort, l’objet d’une vénération que n’explique pas une vie dénuée de hauts faits. Il est canonisé en 1232 par Grégoire IX, et déclaré docteur de l’Eglise par Pie XII en 1946. Selon la tradition, plusieurs prodiges se produisent, sur son intervention, avant et après la mort d’Antoine, surnommé le « Faiseur de miracles » (il remet en place la jambe qu’un homme s’est coupé par pénitence, contraint la mule d’un juif à s’agenouiller devant le pain et le vin de l’Eucharistie...). Antoine de Padoue est particulièrement invoqué par les personnes qui ont perdu un objet. Cette croyance a peut-être pour origine la tradition qui rapporte que, un jour, un novice, terrorisé par une apparition, rend à Antoine le psautier qu’il lui a dérobé auparavant. Antoine joue de manière générale, un rôle d’intercesseur. Il devient, à partir du XVIIème siècle, un des saints préférés des classes populaires. Depuis le XIXème siècle, l’aumône distribuée par l’Eglise aux pauvres est appelée le « pain de saint Antoine ».

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 06:48

Le mot français Barnabé vient du grec Βαρνάβας (Barnabas), qui lui-même transcrit un nom araméen. Il est le patron de Chypre, Antioche et de la paix. Invoqué contre la grêle. Il est fêté le 11 juin.

Saint Barnabé, juif natif de Chypre, se converti au christianisme en changeant radicalement sa vie. C'était l'un des 72 disciples de Jésus. Son nom était Giuseppe (Joseph en français) et fut appelé Barnabé, c'est-à-dire " Fils de la consolation " ou " Fils de la prédication " par les apôtres. Il vendit sa terre et ses biens et offrit le produit aux apôtres. Il est devenu lui-même grand prédicateur et missionnaire. Il accueillit Paul juste converti et l'a présenté aux camarades, en se faisant garant de sa conversion à Damas. Avec Paul, il a eu le premier voyage d'évangélisation en Asie et d'autres voyages apostoliques. À Jérusalem, nous défendirent tous les deux l'admission des gentils sans avoir besoin de circoncision. Il était un homme doux, il vivait du travail de ses propres mains et invitait tout le monde à persévérer dans la foi. De retour à Chypre, il a été arrêté, lapidé et brûlé vivant. Il était très attaché à Matteo (Matthieu). Il guérissait avec l'imposition de l'Évangile. Quand son corps a été retrouvé, sur sa poitrine, il avait soutenu le manuscrit de l'Évangile de Matthieu.

Source : Frate Indovino

 

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6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 14:50
Gilbert en l'église St Magnus à Bad Schussenried

Le prénom Gilbert provient du germanique -berht qui signifie "brillant".

Prénoms apparentés : Gilberto, Guilbert, Golbert, Gualbert, Guy-Albert, Gert, Gerd, Gildo

Il avait pris part à la deuxième croisade (1147-1149). À son retour, il se fait religieux prémontré à Neuffontaines dans l'Allier en fondant lui-même un monastère. Il en construisit un deuxième à Aubeterre pour sa femme sainte Péronelle, et sa fille, la bienheureuse Poncie. Sainte Péronelle en fut la première abbesse et la bienheureuse Poncie lui succéda.

Gilbert, chevalier, appartenait à la haute noblesse d'Auvergne. Sur les conseils d'Ornifiers, abbé prémontré de Dilo, il s'engagea dans la deuxième croisade (1147-1149) prêchée par saint Bernard à Vézelay, et conduite par le roi de France Louis VII. La croisade se transforma en désastre militaire. Rescapé de cette périlleuse entreprise, Gilbert résolut, de concert avec son épouse Pétronille et sa fille Poncia, de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse. Il donna une partie de son immense fortune aux pauvres et construisit un monastère de moniales dans lequel entrèrent sa femme et sa fille. Après avoir lui-même pris l'habit prémontré à Dilo, Gilbert construisit l'abbaye de Neuffontaines et en devint le premier abbé en 1150. Fidèle au charisme de saint Norbert, il construisit un hôpital qui devint rapidement célèbre par les miracles que Gilbert y accomplissait.

Pénitent et charitable, il attira une foule de malades et de pécheurs, désireux de soulager leurs maux physiques et spirituels. On lui amenait de tous côtés des enfants gravement malades. Il leur imposait les mains et les rendait guéris à leurs parents. Épuisé par la pénitence et le labeur, il mourut le 5 juin 1152. Selon ses vœux, on l'enterra dans le cimetière des pauvres de l'abbaye. Comme saint Gilbert bénéficiait d'une grande dévotion populaire et à la suite de nombreux miracles, Jean Lepaige, procureur de l'Ordre, encouragea la recherche des restes mortels du fondateur. Les ossements furent retrouvés le 26 octobre 1645. La fête de saint Gilbert rappelle la date de cette translation. En 1791, pendant le tumulte de la Révolution française, les reliques furent transférées dans l'église Saint-Didier, pour les mettre à l'abri. On ne les a jamais retrouvées. Gilbert devint le saint patron du Bourbonnais. Le pape Benoît XIII reconnut son culte le 22 janvier 1728. Il est fêté le 7 juin.

Source : https://nominis.cef.fr

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 20:17

On dit souvent aujourd’hui que les traditionnels feux de la Saint-Jean marquaient autrefois le début de l’été. Mais d'où vient réellement cette tradition ?

Le 21 ou le 24 juin ?

On dit souvent aujourd’hui que les traditionnels feux de la Saint-Jean marquaient autrefois le début de l’été. En fait, ils avaient lieu dans la nuit du 23 au 24 juin ou du 24 au 25 juin selon les lieux, le 24 juin étant le jour de la Saint-Jean, donc en léger décalage avec le solstice d’été. S’ils ont toujours été peu fréquents dans le Maine, la Bourgogne, la Franche-Comté, la Champagne et les Ardennes, ces feux de joie étaient réalisés chaque été dans la plupart des communes du reste de la France. Ils se sont maintenus jusqu’à la Première Guerre mondiale, parfois jusqu’à la Seconde, qui leur a donné un coup d’arrêt définitif.

Un grand feu à voir de loin !

Dans certaines régions, chaque ferme faisait son petit feu. Mais la règle générale était la réalisation d’un grand feu de joie commun qui devait se voir le plus loin possible. Dans les plus humbles villages, la veille ou le jour de la Saint-Jean, tous les gens de la commune apportaient le soir venu, à l’endroit désigné, des fagots de brindilles, des branches mortes, des combustibles divers que l’on empilait en tas, dans la gaieté générale. Parfois, on entassait tous ces matériaux autour d’un grand arbre coupé et fiché là depuis quelques semaines. Le sommet en était alors souvent décoré de fleurs en bouquet, en couronne ou en croix.

Qui allumait le feu ?

L’Eglise a toujours eu un regard mitigé sur ces feux qui datent de la nuit des temps. Tantôt elle s’en sert pour organiser des processions et christianiser cette fête populaire à travers le culte de Jean le Baptiste, tantôt elle tente d’interdire les feux de la Saint-Jean comme “entachés de superstitions”. Dans certains lieux, c’était donc le curé qui allumait le bûcher. Dans d’autres en revanche, c’était celui qui l’avait construit, ou bien le maire, le syndic, la personne la plus âgée du village, une jeune fille (les familles se battaient parfois pour que leur fille ait cet honneur), ou bien encore les derniers mariés de la commune…

Que faisait-on autour du feu ?

Des danses bien sûr, car cette fête était d’abord l’occasion pour la jeunesse du pays, garçons et filles, de se retrouver et de se plaire… Mais tourner autour du bûcher avait un sens quasi magique, variable selon les régions. Dans l’Oise, les mamans tournaient trois fois autour avec leur nouveau-né dans les bras pour lui porter chance. En Bresse, quatorze fois “pour être assuré de ne jamais avoir mal aux reins”. Dans la Creuse, on en faisait le tour neuf fois si on voulait trouver femme ou mari. “Aussitôt que les flammes pétillaient, tous les assistants, jeunes et vieux, se prenaient par la main et se mettaient à danser des rondes autour de la jônée. Les jeunes filles surtout se livraient à cet exercice avec beaucoup d’entrain, car elles savaient qu’en dansant ainsi neuf fois autour des feux de la Saint-Jean, elles se marieraient infailliblement dans l’année.

Les rites magiques autour des feux de Saint-Jean

Des superstitions et croyances magiques étaient liées à ces feux de joie. Dans la Creuse et le Poitou par exemple, on jetait des pierres dans le brasier pour les récupérer ensuite et de les placer dans les champs de raves : plus grosses étaient les pierres, plus grosses seraient les raves ! En Touraine, en Limousin ou dans le Haut-Poitou, on y jetait des pierres marquées d’une croix pour que “la bonne Vierge vienne s’asseoir sur la plus jolie des ces pierres, de sorte que le lendemain on y voit de ses beaux cheveux d’or”. A Metz, on faisait brûler des bouquets d’armoise pour éviter les maux de reins des moissons. Pour obtenir le même résultat, on pouvait dans certaines régions se faire balancer au-dessus du feu. Dans les Charentes, balancer son petit enfant au-dessus du feu neuf fois, c’était lui assurer une croissance rapide. En Gironde, celui qui voulait avoir de l’argent toute l’année devait tourner autour du feu de la Saint-Jean en y jetant une pièce, qu’il lui fallait retrouver dans les cendres une fois le feu éteint et conserver précieusement. En Bretagne, pays où les morts sont toujours plus présents qu’ailleurs, des sièges étaient posés autour du feu pour que les ombres des défunts viennent s’y placer, écouter les chants et contempler les danses.

Le saut par-dessus le brasier

Sauter par-dessus le feu de la Saint-Jean était aussi un rite très fréquent. On disait tantôt que le saut permettrait de se marier dans l’année, tantôt qu’il préservait des furoncles ou des sortilèges, tantôt encore qu’il portait bonheur ou qu’il “donnait force aux os et préservait des rhumatismes”… Les vieillards qui ne pouvaient plus sauter par-dessus le feu se contentaient d’enjamber une braise ! On faisait aussi sauter ou plutôt passer les troupeaux à travers le brasier presque éteint ou bien on menait les bêtes à travers la fumée ou les cendres du feu de la Saint-Jean pour les protéger des épidémies le reste de l’année.

Et après ?

Une fois le feu éteint, chacun rentrait chez soi avec un tison. La tradition populaire affirme qu’on pouvait le saisir sans risque car “le feu de Saint-Jean ne brûle pas”. Enfermé dans une armoire ou placé près du lit des parents, conservé jusqu’à la Saint-Jean prochaine, il devait préserver la maison de l’incendie, de la foudre et de certaines maladies. On pouvait aussi en placer un morceau dans son champ pour protéger ses récoltes de la grêle, parfois aussi (disait-on) des chenilles et des limaçons. On utilisait jusqu’aux cendres de ce feu de joie, cendres auxquelles on attribuait des vertus bienfaisantes. Quant à l’origine de ces feux de Saint-Jean elle-même, elle reste aussi inconnue que les propriétés magiques de ses cendres puisque, selon le grand folkloriste français Arnold Van Gennep, il ne peut s’agir ni d’une résurgence celtique, ni d’un culte romain ou germanique christianisé… Le mystère demeure.

Source : http://www.notrefamille.com/ Texte : Marie-Odile Mergnac

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 19:55

Le prénom Thomas vient d’un mot hébreu qui signifie jumeau. Patron des Avocats et des Responsables de gouvernement et hommes politiques, il est fêté le 22 juin.

Thomas More, (1478-1535), fut père de famille aimant, éducateur d’avant-garde, avocat, juge, écrivain, diplomate, homme d’État et homme de prière…

« Je meurs, bon serviteur du roi, et de Dieu premièrement ». Pourquoi ces quelques mots, prononcés par Thomas More, devant le peuple de Londres qui assistait à sa décapitation, le 6 juillet 1535, résonnent-ils toujours, aujourd’hui, cinq cents ans plus tard ?

Car cet humaniste de la Renaissance, engagé dans la cité, a été confronté à des problèmes analogues à ceux de notre temps, à une époque pleine de similitudes avec la nôtre. Chancelier du roi d’Angleterre Henry VIII, Thomas More refusa, au nom de sa conscience et de sa fidélité à l’Église, d’approuver les choix totalitaires de ce dernier. Il sera condamné à mort pour haute trahison.

Par sa vie, achevée avec le martyre, et sa pensée, Thomas More, avec son humour inaltérable, peut aider l’homme du XXIe siècle à se remettre en question et à se reconstruire.

Jacques Mulliez, spécialiste de Thomas More.

Prière de Thomas More

« Donne-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer. Donne-moi la santé du corps avec le sens de la garder au mieux, donne-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais sache redresser la situation. Donne-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir. Ne permets pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle « moi ». Seigneur, donne-moi l’humour pour que je tire quelque bonheur de cette vie et en fasse profiter les autres ».

Thomas More en quelques dates

7 février 1478 : naissance de Thomas More à Londres. Son père est un homme de loi.

1492 : Intègre l’université d’Oxford.

1499 : Inscrit au barreau des avocats et enseigne le droit.

1503 : fait une retraite à la chartreuse de Londres.

1504 : Membre du Parlement.

1505 : Épouse Jane Colt. Ils auront trois filles et un fils.

1510 : Élu juge par les habitants de Londres.

1511 : Mort de sa femme, il se remarie avec Alice Middleton, veuve, mère de deux enfants.

1515 : Effectue des missions diplomatiques et commerciales aux Pays-Bas où il rédige l’Utopie.

1523 : Réfute les théories protestantes de Martin Luther.

1529 : Nommé chancelier du royaume par Henri VIII, il est très proche du roi.

1531 : Refuse de reconnaitre l’acte de Suprématie qui permet au roi de prendre la tête de l’Église d’Angleterre et donc de s’accorder le droit de divorcer, pour épouser Anne Boleyn.

1532 : Démissionne de sa charge.

1533 : Refuse d’assister au couronnement d’Anne Boleyn comme reine d’Angleterre.

1535 : Accusé de haute trahison, il est emprisonné et décapité le 6 juillet 1535, à Londres.

1886 : béatifié par le pape Léon XIII.

1935 : canonisé par le pape Pie XI.

2000 : le pape Jean-Paul II le déclare saint patron des hommes politiques.

L'humour de Thomas More

« On me reproche de mêler boutades, facéties et joyeux propos aux sujets les plus graves. J’estime qu’on peut dire la vérité en riant. Sans doute aussi convient-il mieux au laïc que je suis, de transmettre sa pensée sur un mode allègre et enjoué, plutôt que sur le mode sérieux et solennel, à la façon des prédicateurs ». Saint Thomas More était connu pour son sens de l’humour, qui était l’expression d’une joie profonde alimentée par sa foi.

Alors qu’il montait à l’échafaud, il dit : « Aidez-moi à monter : pour descendre, je m’en tirerais bien tout seul ».

Puis il demanda au bourreau de bien viser car il avait le cou un peu court, et la tête sur le billot, il trouva encore l’esprit de préserver la barbe qui lui était poussée pendant sa captivité à la tour de Londres : « celle-ci n’est pas à couper ; elle n’a pas commis de trahison ».

Le pape François, au cours lors d’un discours à la curie en 2014, a évoqué l’humour du saint : « Ne perdons donc pas cet esprit joyeux, qui sait manier l’humour, et même l’autodérision, qui font de nous des personnes aimables même dans les situations difficiles. Comme une bonne dose d’humour sain nous fait du bien ! Réciter souvent la prière de saint Thomas More nous fera le plus grand bien ».

Source : www.lepelerin.com – Sabine Harreau

 

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 19:54

Raoul est un prénom français d'origine germanique qui est issu, soit de Radulf, il est composé des éléments rad « conseil » et wolf « loup ». Raoul est fêté le 21 juin

Fils du vicomte de Turenne, il est élevé dans un monastère, puis devient abbé, peut-être au diocèse de Bourges. Issu d’une des grandes familles féodales du royaume puis appelé à de hautes fonctions ecclésiastiques, sa vie est bien documentée. Sur les terres familiales des marches septentrionales du Quercy, il fonde tout d’abord le prieuré de Végennes puis l’abbaye Saint-Pierre de Beaulieu pour laquelle il obtient l’installation d’un petit noyau de moines de Solignac. Devenu archevêque de Bourges en 843, sa participation à de nombreux conciles (Meaux, Mâcon, les deux conciles de Toul) est attestée par les sources. Il compte parmi les personnalités influentes de son époque : en témoignent notamment son rôle de juge dans le conflit qui oppose Charles le Chauve à l’archevêque de Sens, ou encore ses relations étroites avec l’archevêque Hincmar de Reims, qui lui confie la garde des biens de l’abbaye Saint-Rémi située dans le diocèse de Limoges. Il meurt le 21 juin 866. Saint Raoul est connu pour ses « capitula ecclesiastica » qui organisent la vie pastorale du diocèse et en fixent les règles canoniques. Ce sont également des manuels de pastorale à destination des prêtres les obligeant à soigner la qualité de la prédication : « nul prêtre ne pourra s’excuser de ne pas posséder la langue qui lui permet d’édifier les fidèles » (capitula XXVI) ! Il recommande la communion quotidienne (capitula XV, 28). Raoul interdit l’usure du grain et du vin au moment de la récolte afin de les vendre plus cher ensuite pour en tirer un bénéfice honteux car c’est manquer à la justice, à l’équité et à la charité (capitula XV, 35).

Source : l’Église en Corrèze

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 16:23

Elle est fêtée le 15 juin. Le prénom Germaine vient du germain gari, « lance », et mundo, « protection » ; ou encore du latin germanus (germen), « issu de la même race, du même sang » ; ou encore germanicus, « e germain ».

Germaine Cousin de Pibrac, cette sainte qui a vécu 22 ans, il y a quatre siècles, en Haute-Garonne est patronne de notre paroisse. L’histoire a peu de choses à nous dire de sa vie. Ses origines familiales sont imprécises. Née en 1579, à Pibrac, handicapée d’une main et atteinte de tuberculose, elle est inapte à certains travaux agricoles, ce qui la diminue aux yeux de la communauté villageoise.

Germaine, orpheline de mère était pauvre, mal aimée et rejetée. Sa belle-mère la considérait comme sa servante et en fit une gardienne de troupeaux. Elle était très pieuse et faisait preuve d’une grande dévotion envers Marie. Elle aimait participer à la messe matinale, était bonne pour les pauvres et savait parler de Dieu aux enfants des fermes voisines.

Rien ne peut la détourner de la rencontre avec Dieu : ni les intempéries, ni les mises en garde ou menaces. Elle s’efforce d’aimer sa belle-mère et, quand injuriée ou battue, elle n’y parvient pas, elle ne cultive aucune animosité à son égard.

1er miracle : Le miracle de la quenouille (dans la fresque, au-dessus, à droite)

Pour aller à l’église, Germaine est obligée de laisser ses moutons sans surveillance alors que les loups sont nombreux dans la forêt voisine. Elle plante alors sa quenouille et aussitôt les moutons viennent se ranger autour pour ne plus s’en éloigner tant que dure l’absence de leur maîtresse tandis que les loups sont de leur côté tenus à distance par une force invisible.

2ème miracle : Le miracle de la traversée du Courbet (à droite dans la fresque)

Pour aller tous les jours à la messe, Germaine doit traverser le petit ruisseau appelé Courbet mais, un jour, grossi par d’abondantes pluies, le ruisseau est devenu un torrent fougueux. Germaine risque pourtant ce dangereux passage, les eaux s’ouvrent devant la bergère et elle traverse à pieds secs à l’aller et au retour.

3ème miracle : Le miracle des fleurs (à gauche dans la fresque)

Germaine qu’elle partage régulièrement du pain noir avec les pauvres. Un jour, sa belle-mère vient la persécuter comme à son habitude, lui demandant ce qu’elle transporte dans son tablier. À la place du pain noir, elle voit des roses en sortir miraculeusement en plein hiver.

Épuisée par son mal, les privations, les duretés, le manque d’affection, elle meurt en 1601, seule et sans bruit, sous l’escalier de la bergerie. Enterrée dans l’église de Pibrac, devant l’autel de Notre-Dame, on retrouve son corps intact, 40 ans après, à l’occasion de l’inhumation d’un membre de la famille Cousin (miracle représenté au milieu de la fresque).

L’Église a béatifié Germaine Cousin en 1854 et l’a déclarée sainte en 1867, reconnaissant qu’elle a su aimer Dieu et ceux qui vivaient auprès d’elle. Orpheline, malade, pauvre, maltraitée par ses proches, elle est la sainte de tous ceux qui souffrent et que la vie malmène d’une manière ou d’une autre.

Depuis quatre siècles, le Seigneur n’a cessé d’accorder sa grâce à ceux qui invoquent la petite bergère de Pibrac.

Sainte Germaine nous apprend que les anonymes, les humbles de cœur, les méprisés ont une place particulière dans le Cœur de Dieu. C’est une invitation à changer notre regard. Elle nous appelle à grandir dans la foi, à reconnaître que le don de l’Esprit est offert à tout homme à condition d’être désencombré de lui-même, qu’il y a des richesses insoupçonnées à découvrir en tout être ; ne passons-nous pas souvent à côté de l’essentiel ?

Puisse Sainte Germaine nous aider à entrer davantage dans les vues de Dieu pour mieux répondre à notre vocation de chrétien et vivre de l’Évangile, tout simplement.

Dieu a un projet pour chacun de nous. Comme Sainte Germaine, nous ne sommes pas choisis comme des héros, des êtres d’exception que nous montre la société d’aujourd’hui. C’est dans la simplicité, l’anonymat et le dépouillement qu’elle a répondu « oui » au Seigneur. À nous de trouver dans notre propre vie l’appel que Dieu nous fait.

Source : http://www.catholiques-val-de-bievre.org/Petite-histoire-de-Sainte-Germaine.html

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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 18:07

Saint Guy, appelé aussi Vit ou Vite, était d’une illustre famille de Sicile, au sein de laquelle le christianisme n’était pas encore parvenu. Son gouverneur, Modeste, sa nourrice, Crescence, étaient Chrétiens et le baptisèrent à l’insu de ses parents.

Tout jeune encore, il accomplissait près des infidèles des œuvres merveilleuses, rendait la vue aux aveugles, guérissait les malades, et gagnait de nombreuses âmes à Jésus-Christ.

Au temps de la persécution de Dioclétien, saint Guy fut dénoncé ; ni les larmes de son père ni les menaces du juge ne purent ébranler sa constance : « Si je désobéis à mon empereur et à mon père, dit-il, c’est pour obéir à Dieu, le premier Maître et le premier Père ; je souffrirai tout plutôt que d’adorer les démons. »

Les fouets étaient déjà levés pour frapper son corps ; mais les bras des bourreaux sont tout à coup paralysés, et le jeune martyr les guérit au Nom de Jésus-Christ. Le juge, frappé de ce prodige rendit saint Guy à son père, qui prit tous les moyens les plus capables de l’amollir et de le corrompre ; mais le saint enfant avait toujours les yeux baignés de larmes et le regard levé au Ciel.

Un jour, son père le surprit dans sa chambre au moment où elle était remplie d’une lumière céleste et embaumée d’un délicieux parfum ; mais, par un juste châtiment, il devint aussitôt aveugle et dut s’humilier devant son fils pour être guéri. Les yeux seuls furent ouverts, le cœur demeura endurci.

Sainte Crescence et saint Modeste, guidés par un Ange, tirèrent saint Guy des mains de ses persécuteurs et s’enfuirent avec lui en Italie ; mais ils n’y trouvèrent pas la tranquillité qu’ils y cherchaient, car saint Guy fut bientôt reconnu comme Chrétien aux nombreux miracles qu’il opérait. Dioclétien le fit venir à Rome pour guérir son fils, possédé du démon. L’enfant approcha du possédé, lui mit la main sur la tête et commanda au démon de sortir, au Nom de Jésus-Christ, et le démon s’enfuit avec un bruit horrible.

La récompense du jeune martyr fut de voir renouveler ses supplices ; nos saints Guy, Modeste et Crescence sont jetés en prison et traités avec la dernière rigueur ; mais ils sont consolés par la visite des Anges et de Jésus-Christ Lui-même.

Jetés dans un four où l’on avait mis de la poix enflammée, ils n’en ressentent aucun mal ; un lion est lancé sur eux dans l’amphithéâtre, il vient leur lécher les pieds ; on les attache au chevalet pour leur rompre les membres, la foudre éclate dans un ciel serein et renverse les temples des idoles.

Enfin les martyrs, par leurs prières, obtiennent de Dieu la fin de leurs combats ; ils meurent bientôt de leurs blessures, et leur âme, empourprée par le martyre, s’envole au Ciel, le 15 juin 303, saint Marcellin étant pape, Dioclétien et Maximien empereurs. Il est fêté le 12 juin.

Source : http://www.cassicia.com

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 19:54

Diane d'Andalo 1201-1236, moniale dominicaine, fondatrice d'un couvent de Dominicaines en Italie est une Bienheureuse de l'Église catholique fêtée le 10 juin ou localement le 9 juin.

Sa vie : En 1218, les Frères prêcheurs s'établissaient à Bologne. L'année suivante, ils avaient obtenu de l'Évêque, par l'entremise du cardinal Ugolin, l'église de Saint Nicolas des Vignes malgré l'opposition de la famille d'Andalo, riche famille de Bologne, propriétaire des terrains.

Née à Bologne dans la famille des Carbonesi, Diane était la sœur de Loderingo d'Andalo. Elle vivait une existence mondaine et futile lorsque, sous l'influence du Bienheureux Reginald, qui fut son directeur spirituel, elle décida d'entrer en religion, malgré les vifs reproches de sa famille, totalement en désaccord avec sa volonté, (elle fut même blessée dans un affrontement qui visait à l'arracher au couvent). Un chroniqueur contemporain disait d'elle : « Attirée par l'Esprit-Saint, elle avait commencé à mépriser les pompes et les vanités du monde, et à rechercher de plus en plus les entretiens spirituels des Frères Prêcheurs ».

En 1221, Diane, qui connaissait et rêverait déjà profondément Saint Dominique, lui demanda de l'aider à fonder une maison de moniales, sur le modèle de Notre-Dame de Prouille, qu'il avait déjà fondé. Celui-ci réfléchit et pria longuement avant de déclarer à sa communauté : « Mes frères, il nous faut bâtir à tout prix un monastère de Sœurs, lors même que nous devrions interrompre la construction de notre propre couvent ». Comme il devait quitter Bologne dans les jours suivants, il confia cette charge à quatre Pères dominicains : frère Paul de Hongrie, frère Guala depuis évêque de Brescia, frère Ventura de Vérone, et frère Rodolphe de Faenza.

Malgré de nombreuses difficultés, luttant contre les réticences toujours violentes de sa famille, mais avec l'appui de Jourdain de Saxe, Diane fonda, le 13 mai 1223, le couvent des Dominicaines de Sainte Agnès à Bologne. Elle en fut la supérieure jusqu'à sa mort, le 10 juin 1236. Par sa proximité avec le Christ et son enseignement, elle attira à elle de nombreux chrétiens soucieux d'une vie spirituelle accomplie.

Béatification : Diane a été béatifiée par le pape Léon XIII le 8 août 1888. Selon d'autres sources, sa béatification serait intervenue le même jour que celle de ses compagnes en religion, Cécilia et Amata, le 24 décembre 1891.

Source : https://fr.wikipedia.org/

 

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 17:32

1 - Son enfance

Et si sa charité grandit avec l’âge, il est aussi de bon conseil

Saint Médard voit le jour vers 456-458 à Salency à « une lieue de Noyon ». Nectaire, son père est le seigneur de Salency et sa mère Protagie de famille gallo-romaine. Nectaire s’est, peu avant la naissance de son fils et sous l’influence de sa femme, converti au christianisme. L’enfant est donc tout naturellement élevé dans l’amour de Dieu et du prochain. Très tôt celui-ci, d’ailleurs, se fait connaître par la sainteté de sa vie ; on raconte qu’un jour il a donné son habit, pourtant fait des propres mains de sa mère, à un pauvre aveugle ; qu’un autre jour, il a donné un des chevaux appartenant à son père, à un voyageur dont le sien était mort. Et si sa charité grandit avec l’âge, il est aussi de bon conseil ; les villageois n’hésitent pas à venir le consulter. Venance Fortunat, poète et protégé de la reine Radegonde, relate avec force détails qu’il régla avec sagesse et discernement un litige entre deux voisins concernant le bornage de deux champs. Après avoir fréquenté l’école du village, il part dans les écoles littéraires de Vermand et de Tournai.

2 - An 489 : il est ordonné prêtre

Remarqué par Alomar, l’évêque de Vermand, ce dernier l’élève au sacerdoce. Médard devient alors le puissant et infatigable auxiliaire de l’évêque. Dans son zèle pour le salut des pécheurs, il en arrache un grand nombre à l’ignorance et au péché. Tous les traits qu’on rapporte à son sujet sont des actes de bonté. Il donne de larges aumônes à tous les indigents, y compris les paresseux. Il ne se décide jamais à punir les chapardeurs qui viennent voler le miel de ses ruches, les œufs de ses poules ou les fruits de son verger. Cependant, il n’oublie pas ses chers amis salenciens. Il les dote d’ailleurs d’une belle et touchante institution connue sous le nom de fête de la Rosière.

3 - La fête de la Rosière

L’usage depuis l’antiquité était de couronner la jeune fille la plus vertueuse, la plus pieuse, la plus modeste et qui avait en outre une conduite irréprochable tant pour elle que pour sa famille. Si l’on en croit la tradition, la sœur de Médard aurait été couronnée la première à ce pieux concours de vertu. Un tableau les représente tous deux. Ce tableau provient du retable situé dans la chapelle de St Médard où se faisait le couronnement de la rosière. Elle avait été élevée par les seigneurs de Salency sur le lieu même où, selon la tradition, le saint était né. La dernière reconstruction était de 1351. En 1850 il n’en restait qu’une fenêtre ogive bouchée, dans le chœur. Mais l’édifice fut remis à neuf vers 1826. Et Louis Graves dans son Précis de statistique du canton de Noyon de 1837 précise «on y voit un autel à colonnes torses, et un tableau représentant saint Médard couronnant, comme rosière, sa propre sœur ». L’église de Salency et la chapelle Saint Médard ayant été détruites pendant la guerre de 14-18, le tableau se trouve maintenant dans une salle de la mairie. On possède une description de cette fête grâce à une lettre insérée dans l’année littéraire de 1766 : le 8 juin jour de la St Médard ou le dimanche le plus rapproché de ce jour la rosière vêtue de blanc, frisée, poudrée, les cheveux flottants en boucles sur ses épaules, accompagnée de sa famille et de 12 filles aussi vêtues de blanc, avec un large ruban bleu en baudrier, se rend au château de Salency au son des instruments. Le seigneur et tout un cortège, la mènent à la paroisse, où elle entend les Vêpres sur un prie-Dieu placée au milieu du chœur. Les Vêpres finies, le clergé sort avec le peuple pour aller à la chapelle de St Médard. C’est là que le curé bénit la couronne et pose la couronne sur la tête de la Rosière qui est à genoux.

On ne saurait croire combien cet établissement a suscité à Salency l’émulation des mœurs ni de la sagesse.

Quoique les habitants de ce village soit au nombre d’environ cinq cents, on assure qu’il n’y a pas un seul exemple de crime commis par un naturel du lieu, pas même d’un vice grossier, encore moins d’une faiblesse de la part du sexe. Il est à noter que c’est surtout à partir du milieu du VIIIème siècle que les dotations commencèrent à récompenser les jeunes filles pauvres et vertueuses. Les heureuses élues recevaient alors une couronne de roses et une somme d’argent. Dans maints endroits, la tradition s’est conservée jusqu’à nos jours ; de nombreux villages fêtent encore aujourd’hui leur « rosière ». En 1773 à l’occasion du transfert des reliques du saint de Dijon à Salency on redécouvre cette fête. En 1774 Guétry va même écrire un opéra-comique intitulé : la rosière de Salency et en 1777 Tarjet va publier une « Histoire de la Rosière de Salency ».

4 - An 532 : il est évêque de Noyon

Après la mort d’Alomer il est appelé à gouverner l’église de Vermand. Médard refuse, prétextant son grand âge puis finit par céder devant l’insistance du roi Clotaire I, du peuple et surtout du saint Pontife Rémi. Il est donc sacré évêque de Vermand en l’an 530 par saint Rémi. Deux ans plus tard devant la crainte des barbares « et après la ruine de cette ville par les Huns sous la conduite d’Attila » précise Graves, il transfère sa résidence à Noyon (Noviomagus). Les habitants le suivent tant pour suivre leur saint que pour échapper aux tribus barbares. Médard va fonder et affermir l’Eglise de Noyon. Il érige cette ville en un évêché uni à Tournai en 581. Les deux villes ne se sépareront qu’en 1146. Au siècle suivant Saint-Eloi poursuivra l’œuvre commencée par saint Médard.

5 - La reine Radegonde 518 – 587

Sainte Radegonde reçoit le voile des mains de St Médard puis fonde la grande abbaye de Ste Croix à Poitiers.

Radegonde est la fille du roi païen de Thuringe : Berthaire ou Berthier. L’assassinat de son père est vengé par le roi franc Clotaire 1er fils de Clovis premier roi chrétien à rallier à sa cause les évêques et les nobles. Clotaire fait baptiser la jeune Radegonde alors âgée de 10 ans par saint Médard, se charge de son éducation et enfin l’épouse, contre son gré, en 538. Très pieuse, elle consacre son temps à la prière ou à soigner les malades au dispensaire, au grand désarroi du roi, son époux, qui s’écrira un jour : «c’est une nonne que j’ai épousée ». En 555, après le meurtre de son frère commandité par son mari, elle reçoit le voile des mains de St Médard puis fonde la grande abbaye de Ste Croix à Poitiers où elle passe les 30 dernières années de sa vie. Protectrice des écrivains, des poètes, comme Venance Fortunat qui deviendra plus tard évêque de Poitiers et rédacteur de la biographie de Radegonde, elle fait de son monastère un centre culturel et religieux suivant la règle de saint Césaire d’Arles.

6 - Diocèse de Tournai

Il a beaucoup de problème avec le diocèse de Tournai car les invasions ont ramené les superstitions païennes. Il va pourtant convertir avec patience beaucoup de païens.

Tournai était au temps des Romains une cité importante, mais au VIème siècle elle passe sous la domination des Francs Saliens et devient le berceau de la dynastie mérovingienne. Clovis qui y naît en 465 en fait le siège d’un évêché. De même, Childéric roi des Francs, avait choisi Tournai comme lieu de résidence. Les rois de France ont toujours considéré Tournai comme le berceau de leur monarchie et la ville porte le lys royal dans ses armes.

Eleuthère, l’évêque de Tournai avait été élevé en compagnie de saint Médard. Aussi, lorsqu’il meurt des suites de blessures faites par des hérétiques, Médard est tout naturellement désigné pour gouverner ce diocèse ; ce qu’il fait pendant 15 ans après l’avoir rattaché à celui de Noyon. Il a beaucoup de problème avec le diocèse de Tournai car les invasions ont ramené les superstitions païennes. Il va pourtant convertir avec patience beaucoup de païens. On aime aussi à raconter qu’un jour les idolâtres le conduiront de force sur les lieux du supplice pour le sacrifier à leurs dieux.

7 - Sa mort

Sa mort, le 8 juin 560, est un sujet de deuil non seulement pour ses diocésains mais pour tous les Français habitués à vénérer en lui un protecteur et un père. Comme Noyon et Tournai se disputent sa dépouille, Clotaire vient la réclamer. Il porte lui-même le corps du saint et fait solennellement déposer ses restes à Soissons, sa capitale.

L’enterrement est somptueux : le cercueil est recouvert de riches étoffes ; et tout éclatant d’or et de pierreries, le cortège entonne les psaumes. Saint-Bandy évêque de Soissons préside cette funèbre cérémonie. Il est inhumé en un lieu appelé Crouy à deux cents pas environ de la ville de Soissons. Le roi y fait construire un petit oratoire en attendant d’y élever une basilique et un monastère mais il décède avant. Son fils Sigebert chargé de le faire s’en acquittera avec fidélité. Dès 563 Crouy devient un lieu de culte. Des églises s’élèvent dans toute la France en son honneur. On l’invoque même en Angleterre.

St Médard prend rang de saint protecteur de la royauté française au temps de Charles VII (1427-1462), tout comme Radegonde particulièrement honorée elle aussi par ce souverain.

8- L'abbaye bénédictine

Construite à Soissons sous le nom de St Médard elle est rapidement célèbre. En 752 le roi Pépin y est couronné par saint Boniface archevêque de Mayence. Elle connaît bien des vicissitudes : les Normands la pillent en 884 ; en 901 les Hongrois la détruisent complètement. Relevée, elle est endommagée par les Anglais au XVème siècle puis par les Calvinistes au XVIème siècle. Elle connaît bien des vicissitudes : les Normands la pillent en 884 ; en 901 les Hongrois la détruisent complètement. Relevée, elle est endommagée par les Anglais au XVème siècle puis par les Calvinistes au XVIème siècle. Les reliques du Saint disparaissent, brûlées, mais la cathédrale de Noyon avait gardé quelques morceaux du corps.

En 1852 Mgr Joseph-Armand Gignoux évêque de Noyon, Beauvais et Senlis les enferment dans une magnifique châsse due à la libéralité d’un pieux noyonnais M. Michaux-Hannonet.

Cette châsse de St Médard se trouve actuellement dans la chapelle de St Médard à Noyon. La crypte de St Médard de Soissons qui date de la première moitié du IXème siècle, est une galerie perpendiculaire à l’axe de l’église ; simplement couverte de voûtes d’arêtes, elle ne comporte aucun ornement. Aujourd’hui l’abbaye est une école avec internat et un institut pour aveugle.

Source : http://oise.catholique.fr

Saint Médard est né vers 456 à Salency en Vermandois d’une famille franque de Picardie. Il étudie à Vermand et à Tournai. 
Remarqué par Alomer, l’évêque de Vermand, ce dernier l’élève au sacerdoce en 489. Médard devient évêque de Noyon en 530. 
C’est dans cette ville qu’il accueille la reine Sainte Radegonde et la consacre à Dieu dans des vœux perpétuels.

Anecdotes

- Patron des cultivateurs.
- Il était aussi invoqué contre le mal de dents 
- Même si aujourd’hui beaucoup de localités se placent sous sa protection, Saint Médard nous est surtout connu grâce aux dictons populaires : « Quand Saint Médard ouvre les yeux, écoute voir s’il pleut »

« S’il pleut à la saint Médard, il pleuvra 40 jours, sauf si Barnabé (fêté le 11 juin) lui coupe le nez ».

Il est à noter qu’avant l’adoption du calendrier grégorien, la Saint Médard tombait le 20 juin. Or le 20 juin est la veille du solstice d’été ; on entre alors dans une époque où les perturbations atmosphériques se traduisent par des orages ou des pluies. Ce qui explique les dictons populaires liant Médard à la pluie. 
En avançant sa fête au 8 juin, on dut ajouter Saint Barnabé puis enfin Saint Gervais dont la fête tombe à peu près le même jour que la Saint Médard du temps du calendrier julien, pour retrouver la véracité du dicton, ce qui va donner :
« Si Médard et Barnabé, comme toujours, s ’entendaient pour te jouer des tours,
Tu auras encore Saint Gervais, que le beau temps va ramener » 
Réclamé comme évêque par les chrétiens de Tournai en 532, il assume la charge des deux diocèses et évangélise les Flamands.
Il meurt le 8 juin 560 et est inhumé à Crouy près de Soissons, là où est fondée plus tard l’abbaye qui porte son nom.

Prière :

Seigneur notre Dieu,

Par la vie et la prière de nos pères dans la foi,

Tu nous encourages à être

De vrais témoins de l’Évangile ;

Que l’exemple de saint Médard,

Qui inspira jadis les peuples de Noyon et de Tournai,

Continue à stimuler l’Église d’aujourd’hui.

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 21:28

Origine : le prénom Boniface vient du latin bonifacius, « celui qui a bonne face », ou encore bonus, « bon », et fatum, « destinée ». Il est fêté le 5 juin.

Prénoms apparentés : Bonifacio, Banfa, Benicio, Benziane, Benaissa

Boniface, appelé d’abord Winfrid, naquit en Angleterre, vers l’an 680, saint Agathon étant pape, Constantin IV empereur d’Orient et Thierry III roi de France.

Après une mission prêchée dans sa ville natale, il demanda à suivre les moines dans leur couvent. Son père refusa d’accéder à ce qu’il appelait le caprice d’un enfant de sept ans ; mais une maladie grave que Dieu lui envoya pour le punir le décida enfin à laisser partir cet enfant de bénédiction.

Devenu professeur après de brillantes études, Winfrid, par sa science et son éloquence, acquiert une réputation dont il est effrayé ; alors, refusant tous les honneurs, il tourne toute l’ambition de son zèle vers les contrées encore païennes de la Germanie, et n’a qu’un désir : devenir apôtre de l’Allemagne.

En 718, il va s’agenouiller aux pieds du Pape saint Grégoire II et reçoit de lui tous les pouvoirs apostoliques. Après avoir traversé, en exerçant sa charité pour les âmes, la Lombardie, la Bavière et la Thuringe, il va se joindre à saint Willibrord, apôtre des Frisons, mais il s’enfuit dès qu’il s’aperçoit que celui-ci veut lui conférer l’épiscopat. Winfrid évangélise alors la Thuringe, dont les sauvages forêts se couvrent bientôt de monastères et se peuplent de saints. La moisson est trop abondante, il lui faut des auxiliaires ; le Pape l’appelle à Rome, le sacre Évêque et change son nom en celui de Boniface.

L’apôtre, secondé par de vaillants missionnaires, travaille avec plus d’ardeur que jamais à étendre le règne de l’Évangile. Ses saintes audaces sont bénies du Ciel. Un jour, il fait abattre un arbre de superstition, qui servait d’idole à un peuple aveugle, et quand la foule en fureur va se jeter sur lui, un prodige vient soudain la calmer : l’arbre énorme se plie sous une main invisible et vient tomber en quatre tronçons aux pieds du Saint. Le Christ avait vaincu ; des milliers de païens demandèrent le Baptême. Saint Boniface était de nouveau débordé par l’immensité de ses succès ; il fait un appel à sa patrie, et bientôt de nombreux missionnaires viennent se joindre à lui.

Saint Boniface évêque et martyr. Son corps fut déposé dans la célèbre abbaye de Fulda, qu’il avait fondée. Au fond, la cathédrale actuelle de Fulda.

Source : http://www.cassicia.com

Boniface est né avec le nom de Winfried en l'an 672 (ou 673) dans l'Essex, en Angleterre. Il fréquente les écoles monastiques d'Exeter et de Nursling et décide finalement de suivre l'exemple de ses professeurs et d'entrer au monastère bénédictin de Nursling. Winfried se consacre avant tout à la science : il a écrit des interprétations de la Bible et a rédigé de nombreux poèmes.

Mais il a ressenti le besoin de parler de Dieu aux gens. À l'âge de 41 ans, il est allé en Frise pour proclamer sa foi. Le voyage se termine de manière frustrante pour Winfried et ses compagnons : les Frisons sont en guerre, et les rapports du Dieu miséricordieux et du pardon des péchés tombent dans l'oreille d'un sourd. Déçu, Winfried retourne d'abord en Angleterre.

"Boniface" est un nom latin qui signifie "celui qui promet la bonne fortune".

Le pape Grégoire II l'a non seulement envoyé officiellement en Germanie en juin 719, mais lui a également donné un nouveau nom : Boniface, d'après un martyr dont la fête a été célébrée à Rome.

Dans la période suivante, Boniface a travaillé avec succès en Thuringe et en Hesse - plus tard également en Westphalie, en Bavière et au Wurtemberg. Il a également accompagné St Willibrord lors d'un voyage en Frise, où cette fois-ci, ils ont pu obtenir un succès un peu plus important.

En 722, Boniface est ordonné évêque. Peu de temps après, selon la légende, il a visité le village de Geismar près de Fritzlar. Il y avait un vieux chêne, qui était dédié au dieu germanique de la guerre Thor. Sans plus tarder, Boniface a tiré une hache et coupé l'arbre. Les habitants attendaient avec crainte la réaction du "Dieu Tonnerre", mais en vain : rien ne s'est passé. Du bois du chêne, Boniface a fait construire une chapelle, qui a été consacrée à l'apôtre Pierre. Cet événement s'est rapidement répandu dans tout le pays, et beaucoup ont été baptisés.

Boniface est représenté comme un évêque abattant un arbre avec une hache ou une hachette, un missel ou une épée.

De nombreuses fondations de monastères remontent à lui, dont son monastère préféré, Fulda. De nombreux diocèses doivent également leur existence à Saint Boniface, dont les diocèses de Passau, Ratisbonne, Eichstätt et Erfurt, qui existent encore aujourd'hui. En 738, il devient légat papal pour la Germanie.

Bien qu'il ait occupé la fonction d'évêque pendant des années, le missionnaire Boniface n'avait pas, au départ, de siège épiscopal permanent. Cela changea en 746 : après l'échec d'une première tentative pour devenir évêque de Cologne, il devint maintenant évêque de Mayence.

À l'âge de presque 80 ans, il est parti pour la dernière fois sur la côte de la mer du Nord pour y apporter la Bonne Nouvelle aux païens. Il connaît un grand succès, de nombreux Frisons sont baptisés.

Boniface est le saint patron du diocèse de Fulda, des brasseurs, des limiers, des tailleurs et de la Thuringe.

Selon la tradition, il a été tué en 754 lors d'une attaque des combattants frisons. Le corps du saint a d'abord été transféré à Utrecht, puis dans sa ville épiscopale de Mayence, avant qu'il ne trouve son dernier repos dans le monastère de Fulda, qu'il aimait tant.

Lorsque les membres de la conférence épiscopale allemande se réunissent chaque année pour leur assemblée plénière d'automne sur la tombe de Saint-Boniface à Fulda, ils honorent également l'évêque qui est entré dans l'histoire comme "l'apôtre des Allemands".

Thomas Mollen

Source : https://www.kirche-und-leben.de/

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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 17:24

Fils de don Ferrante Caracciolo, seigneur de Villa Santa Maria et Isabella Barattucci,

Ascanio reçoit une éducation conforme à son rang noble ; dès l'enfance, il montre une certaine inclination religieuse.

À vingt-deux ans, il est frappé par une maladie qui lui défigure le visage : il promet d'embrasser l'état ecclésiastique si le mal disparaît. Sa guérison obtenue, il s'installe à Naples pour accomplir son vœu : il reprend ses études et se consacre notamment à la lecture des écrits théologiques de saint Thomas d'Aquin.

Ordonné prêtre, Ascanio Caracciolo célèbre sa première messe en 1587 : il se consacre particulièrement aux soins des pauvres et des malades, et s'agrège à la compagnie des Bianchi (des Blancs, à cause de la couleur de leur habit), une confrérie dédiée aux soins des personnes en prison et condamnées à mort.

En 1588, Jean-Augustin Adorno et Fabrice Caracciolo, parent de François, ont le projet de former une nouvelle congrégation religieuse. Ils choisissent d'écrire à une personne nommée aussi Ascanio Caracciolo pour l'inviter à les rejoindre ; par mégarde, la lettre de l'homonyme est remise à Ascanio qui se rend auprès des compagnons, la méprise est expliquée et Ascanio est admis dans le nombre des futurs fondateurs de l'institut.

Pour approfondir le projet, ils se retirent à l'ermitage des Camaldules près de Naples où ils préparent la règle de la future congrégation. En plus des trois vœux de religion, ils en ajoutent un quatrième, celui de ne rechercher aucune dignité sauf demande expresse du pape. Ils décident ensuite d'aller à Rome pour faire approuver leur institut et le pape Sixte V leur donne son accord.

Le 9 avril 1589, Ascanio Caracciolo fait sa profession solennelle dans la chapelle de la compagnie des Bianchi et prend le nom religieux de François. Jean-Augustin Adorno, qui a été jusque-là le supérieur de l'institut, meurt en 1591 et l'on choisit François Caracciolo pour le remplacer. Il reçoit le premier le titre de supérieur général. François Caracciolo donne une impulsion majeure à la diffusion de ses religieux en Italie et à l'étranger (en 1594, il fonde des communautés en Espagne). Il obtient en 1607 de ne plus exercer de fonction dans la congrégation. L'année suivante, il se rend à Agnone pour établir une nouvelle fondation, c'est là qu'il meurt le 4 juin 1608. Après avoir été inhumée en l'église Santa Maria Maggiore alla Pietrasanta, sa dépouille repose depuis le XIXe siècle en l'église Santa Maria di Monteverginella de Naples.

Il est béatifié en 1769 par Clément XIV et canonisé en 1807 par Pie VII, sa fête est le 4 juin. Ses restes sont transportés à l'église Santa Maria di Monteverginella qui est donnée aux clercs réguliers mineurs (1823). En 1838, il est choisi comme saint patron de Naples.

Pour de + amples renseignements : https://www.monteverginella.it/

Source : https://fr.wikipedia.org/

 

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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 16:17

Etymologie : Le prénom Clotilde vient du germain « holde » ou « hilde » qui veut dire : fille glorieuse. Elle est fêtée le 4 juin.

Pénoms apparentés : Clothilde, Clotilda.

Une princesse chrétienne mariée à un roi païen

Clotilde naît à Lyon vers 475. Elle est la fille du roi des Burgondes, Chilpéric, et de la reine Carétène. La jeune fille, très belle, est élevée dans la religion catholique. Durant sa jeunesse, Clotilde fait preuve de piété et s’intéresse aux œuvres caritatives. En 492, elle épouse le chef des Francs, le païen Clovis. La reine, qui s’efforce peu à peu de convertir son époux, fait baptiser leurs deux premiers enfants. Lors de la bataille de Tolbiac qui l’oppose aux Alamans, Clovis promet d’embrasser la foi de sa femme si la divinité que celle-ci honore lui donne la victoire en 496. Le roi des Francs remporte le combat.

 

 

La conversion de Clovis et des chefs francs

Le baptême de Clovis a lieu à une date inconnue (496, 498, voire à une date ultérieure). La cérémonie se déroule à Reims et est célébrée par l’évêque Remi. Des membres de la famille royale et des chefs de l’armée franque imitent le roi. Lorsque Clovis disparaît, Clotilde connaît de dures épreuves. Elle est confrontée à la mort de son fils Clodomir et à l’assassinat de deux des fils de ce dernier par ses oncles. Après être parvenue à sauver la vie de son petit-fils Clodoald (saint Cloud), qui se réfugie dans un ermitage, la reine se retire au monastère Saint-Martin de Tours, où elle meurt en 545, après avoir consacré ses derniers mois à la prière. Une basilique qui lui dédiée est bâtie à Paris au XIXe siècle.

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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 12:50

Ces Saints habitaient une contrée au milieu de l'Afrique, appelée Ouganda. Personne n'y avait jamais prononcé le nom de Dieu et le démon y régnait par l'esclavage, la sorcellerie et le cannibalisme. Deux Pères Blancs, le P. Lourdel et le P. Livinhac débarquèrent un jour chez ces pauvres indigènes. Ils se présentèrent aussitôt au roi Mutesa qui les accueillit pacifiquement et leur accorda droit de cité.

Les dévoués missionnaires se faisaient tout à tous en rendant tous les services possibles. Sept mois à peine après l'ouverture du catéchuménat, ils désignaient quelques sujets dignes d'être préparés au baptême. Le roi Mutesa s'intéressait à ce que prêchaient les Pères, mais leur prédication alluma bientôt la colère des sorciers jaloux et des Arabes qui pratiquaient le commerce des Noirs.

Pressentant la persécution, les Pères Lourdel et Livinhac baptisèrent les indigènes déjà préparés et se retirèrent au sud du lac Victoria avec quelques jeunes Noirs qu'ils avaient rachetés. Comme la variole décimait la population de cette contrée, les missionnaires baptisèrent un grand nombre d'enfants près de mourir.

Après trois ans d'exil, le roi Mutesa vint à mourir. Son fils Mwanga, favorable à la nouvelle religion, rappela les Pères Blancs au pays. Le 12 juillet 1885, la population ougandaise qui n'avait rien oublié des multiples bienfaits des missionnaires, accueillait triomphalement les Pères Lourdel et Livinhac. Les Noirs qu'ils avaient baptisés avant de partir, en avaient baptisé d’autres ; l'apostolat s'avérait florissant. Le ministre du nouveau roi prit ombrage du succès des chrétiens, surtout du chef des pages, Joseph Mukasa, qui combattait leur immoralité.

Ami et confident du roi, supérieurement doué, Joseph aurait pu devenir le second personnage du royaume, mais sa seule ambition était de réaliser en lui et autour de lui, les enseignements du Christ. Le ministre persuada le jeune roi que les chrétiens voulaient s'emparer de son trône ; les sorciers insistaient pour que les prétendus conspirateurs soient promptement punis de mort. Mwanga céda à ces fausses accusations et fit brûler Joseph Mukasa, le 15 novembre 1885.

« Quand j'aurai tué celui-là, dit le tyran, tous les autres auront peur et abandonneront la religion des Pères ». Contrairement à ces prévisions, les conversions ne cessèrent de se multiplier. La nuit qui suivit le martyre de Joseph, douze catéchumènes sollicitèrent la grâce du baptême. Cent cinq autres catéchumènes furent baptisés dans la semaine qui suivit la mort de Joseph, parmi lesquels figuraient onze des futurs martyrs.

Le 25 mai 1886, six mois après l'odieux meurtre de Joseph, le roi revenant de chasse fit appeler un de ses pages, nommé Denis, âgé de quatorze ans. En l'interrogeant, Mwanga apprit qu'il étudiait le catéchisme avec Muwafu, un jeune baptisé. Transporté de rage, il l'égorgea avec sa lance empoisonnée. Les bourreaux l'achevèrent le lendemain matin, 26 mai, jour où le despote déclara officiellement la persécution ouverte contre les chrétiens.

Le même jour, Mwanga fit mutiler et torturer le jeune Honorat, mit la cangue au cou à un néophyte appelé Jacques qui avait essayé autrefois de le convertir à la religion chrétienne. Ensuite, il fit assembler tous les pages chrétiens et ordonna qu'on les amena pour être brûlés vifs sur le bûcher de Namugongo. Jacques périt sur ce bûcher en compagnie des autres martyrs, le 3 juin 1886, fête de l'Ascension.

« On avait lié ensemble les jeunes de 18 à 25 ans, écrira le Père Lourdel ; les enfants étaient également liés, et si étroitement serrés les uns près des autres qu'ils ne pouvaient marcher sans se heurter un peu. Je vis le petit Kizito rire de cette bousculade comme s'il eût été en train de jouer avec ses compagnons ». Ils sont en tout quinze catholiques. Trois seront graciés à la dernière minute. On compte officiellement vingt-deux martyrs catholiques canonisés dont le martyre s'échelonne de l'année 1885 à 1887.

Le groupe des condamnés marchait vers le lieu de leur supplice, lorsqu'ils rencontrèrent un Noir nommé Pontien. « Tu sais prier ? » questionna le bourreau ; sur la réponse affirmative de Pontien, le bourreau lui trancha la tête d'un coup de lance. C'était le 26 mai 1886. Le soir venu, on immobilisa les martyrs dans une cangue et on ramena de force à la maison, le fils du bourreau, au nombre des victimes. Après une longue marche exténuante, doublée de mauvais traitements, les captifs arrivèrent, le 27 mai, à Namugongo. Les bourreaux, au nombre d'une centaine, répartirent les prisonniers entre eux.

Les cruels exécuteurs travailleront jusqu'au 3 juin afin de rassembler tout le bois nécessaire au bûcher. Les prisonniers doivent donc attendre six longues journées de privations et de souffrances, nuits de froid et d'insomnie, mais plus encore d'ardentes prières, avant que la mort ne vienne couronner leur héroïque combat. Le martèlement frénétique des tam-tams qui se fit entendre toute la nuit du 2 juin indiqua aux martyrs qui languissaient, garrottés dans des huttes, que l'immense brasier de leur suprême holocauste s'allumerait très bientôt.

Charles Lwanga, magnifique athlète d'une vigueur peu commune, à qui le roi avait confié un groupe de pages auxquels il avait enseigné le catéchisme en cachette, fut séparé de ses compagnons afin d'être brûlé à part, d'une manière particulièrement atroce. Le bourreau alluma les branchages de manière à ne brûler d'abord que les pieds de sa victime. « Tu me brûles, dit Charles, mais c'est comme si tu versais de l'eau pour me laver ! » Lorsque les flammes attaquèrent la région du cœur, avant d'expirer, Charles murmura : « Mon Dieu ! Mon Dieu ! »

Comme le groupe des martyrs avançait vers le bûcher, un cri de triomphe retentit : Nwaga, le fils du chef des bourreaux, avait réussi à s'enfuir de la maison pour voler au martyre ! Il bondissait de joie en se retrouvant dans la compagnie de ses amis. On l'assomma d'abord d'un coup de massue, puis il fut roulé avec les autres dans des claies de roseaux pour devenir dans un instant la proie des flammes.

Après leur avoir brûlé les pieds, ils reçurent la promesse d'une prompte délivrance s'ils renonçaient à la prière. Mais ces héros ne craignaient pas la mort de leur corps et devant leur refus catégorique d'apostasier, on commença à incendier le bûcher. Par-dessus le crépitement du brasier et les clameurs des bourreaux sanguinaires, la prière des saints martyrs s'éleva calme, ardente et sereine : « Notre Père qui êtes aux cieux... » On sut qu'ils étaient morts lorsqu'ils cessèrent de prier.

Le dernier des martyrs s'appelait Jean-Marie. Longtemps obligé de se cacher, las de sa vie vagabonde, il désirait ardemment mourir pour sa foi. Malgré les conseils de ses amis qui essayaient de le dissuader de ce projet, Jean-Marie résolut d'aller voir le roi Mwanga. Nul ne le revit plus jamais, car le 27 janvier 1887, Mwanga le fit décapiter et jeter dans un étang.

La dévotion populaire aux martyrs de l'Ouganda prit un essor universel, après que saint Pie X les proclama Vénérables, le 16 août 1912. Leur béatification eut lieu le 6 juin 1920 et ils reçurent les honneurs de la canonisation, le 18 octobre 1964. Tiré de Marteau de Langle de Cary, 1959, tome II, p. 305-308 -- Vivante Afrique, No 234 - Bimestriel - Sept - Oct. - 1964. Ils sont fêtés le 3 juin.

Source : http://christroi.over-blog.com

Prière Litanique aux Saints Martyrs d'Ouganda

 

  • O Jésus, notre Seigneur et Rédempteur, à travers votre passion et la mort nous Vous adorons et vous louons par Votre douloureuse passion et Votre mort.
  • Sainte Marie, Mère et Reine des Martyrs, obtenez-nous la sanctification par l'offrande de nos souffrances.
  • Saints Martyrs, disciples du Christ souffrant, obtenez-nous la grâce de vous imiter.
  • Saint Joseph Balikuddembe, premier martyr de l'Ouganda, qui a inspiré et encouragé Nephyte, obtenez-nous l'esprit de vérité et de justice.
  • Saint Charles Lwanga, patron de la jeunesse et de l'Action catholique, obtenez-nous une foi ferme et zélée.
  • Saint Matthias Mulumba, idéal chef et disciple du Christ doux et humble de cœur, obtenez-nous une douceur chrétienne.
  • Saint Denis Sebuggwawo, rempli zèle pour la foi chrétienne et renommé pour votre modestie, obtenez-nous la grâce de rester modestes.
  • Saint André Kaggwa, modèle des catéchistes et des enseignants, obtenez-nous, un grand amour pour l'enseignement du Christ.
  • Saint Kizito, enfant resplendissant de la pureté et de joie chrétienne, obtenez-nous le don de la joie des enfants de Dieu.
  • Saint Gyaviira, brillant modèle du pardon, obtenez-nous la grâce de pardonner à ceux qui nous blessent et nous offensent.
  • Saint Mukasa, fervent catéchumène qui avez reçu le baptême de sang, obtenez-nous de toujours persévérer dans la Foi jusqu'à la mort.
  • Saint Adolphe Ludigo, remarquable par votre service envers le Seigneur et par votre esprit de service aux autres, obtenez-nous l'amour du service désintéressé.
  • Saint Anatole Kiriggwajjo, humble serviteur préférant une vie pieuse aux honneurs terrestres, obtenez-nous de préférer l'amour de la piété aux choses terrestres.
  • Saint Ambroise Kibuuka, jeune homme plein de joie et d'amour du prochain, obtenez-nous la grâce d'une charité fraternelle.
  • Saint Achille Kiwanuka, qui pour l'amour du Christ avez détesté les vaines pratiques superstitieuses, obtenez-nous une sainte haine de ces pratiques.
  • Saint Jean Muzeeyi, conseiller sage et prudent, réputé pour la pratique des œuvres de miséricorde, d'obtenir pour nous l'amour des œuvres de miséricorde.
  • Bienheureux Jildo Irwa et le bienheureux Daudi Okello qui avez donné vos vies pour la propagation de la foi catholique, obtenez-nous un zèle ardent pour la propagation de la foi catholique.
  • Saint Pontaianus Ngondwe, soldat fidèle, désirant la couronne du martyre, obtenez nous la grâce d'être toujours fidèle à notre devoir.
  • Saint Athanase Bazzekuketta, fidèle gardien du trésor royal, obtenez-nous l'esprit de responsabilité.
  • Saint Mbaaga, qui a préféré la mort aux persuasions de vos parents ; obtenez-nous de suivre généreusement la grâce divine.
  • Saint Gonzague Gonza, rempli de sympathie pour les prisonniers, et tous ceux qui sont en difficulté, obtenez-nous un esprit miséricordieux.
  • Saint Noé Mawaggali, humble travailleur et amoureux de la pauvreté évangélique, obtenez-nous un grand amour de la pauvreté évangélique.
  • Saint Luc Baanabakintu, qui a ardemment souhaité imiter le Christ souffrant le martyre, obtenez-nous l'amour pour notre patrie.
  • Saint Bruno Serunkuuma, le soldat qui a donné un exemple de repentir et de tempérance, obtenez-nous une vie de repentir et tempérance.
  • Saint Mugagga, jeune homme reconnu pour votre chasteté héroïque, obtenez-nous la persévérance dans la chasteté.
  • Saint Martyrs, fermes et courageux dans la fidélité à la véritable Église du Christ, aidez-nous à être toujours fidèles à la véritable Église du Christ.

Prions : O Seigneur Jésus-Christ, qui a merveilleusement renforcé les Saint Martyrs de l'Ouganda, Charles Lwanga, Matthias Mulumba, les Bienheureux Jildo Irwa et Daudi Okello et tous leurs compagnons, et qui nous les avez donné comme exemples de foi et de courage, de chasteté, de charité et de fidélité ; faites, nous vous en supplions, que, par leur intercession, les même vertus croissent en nous, pour que nous méritions ainsi de devenir propagateurs de la vraie foi. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et pour les siècles et les siècles. Amen.

Source : http://imagessaintes.canalblog.com

Basilique des Martyrs de l'Ouganda

 

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