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29 août 2021 7 29 /08 /août /2021 08:04

Le roi qui gouvernait alors la Galilée s’appelait Hérode Antipas. Il était le fils du terrible Hérode le Grand qui avait ordonné le massacre des enfants à Bethléem quand Jésus était petit. Le roi Hérode avait entendu parler de Jean-Baptiste, qui prêchait au peuple le repentir de ses fautes. Hérode l’admirait, car il avait le courage de dire aux gens des choses qui ne leur étaient pas agréables.

Mais, quand Jean lui dit que lui, Hérode, avait mal agi : « Il ne t’est pas permis par la loi de divorcer de ta femme pour épouser la femme de ton frère », le roi le prit très mal. Il savait bien que Jean avait raison, mais il ne lui plaisait pas qu’un de ses sujets lui fasse la leçon. Il résolut alors de le faire périr, mais il redoutait la colère du peuple juif, qui croyait que Jean-Baptiste était un prophète de Dieu. La nouvelle femme d’Hérode, Hérodiade, haïssait Jean parce qu’il lui faisait des reproches, et elle imagina un plan pour se débarrasser de lui. Tout d’abord, elle le critiqua sans cesse devant le roi, si bien qu’il finit par se résoudre à emprisonner Jean-Baptiste.

Dans l’obscur donjon, Jean sombra dans le découragement. Il en vint même à

douter que Jésus fût le Fils de Dieu. Jean envoya ses disciples demander à Jésus s’il était vraiment le Messie promis par Dieu.

Il renvoya les messagers auprès de Jean : « Aller raconter à Jean tout ce que vous avez vu et entendu, leur dit-il. Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux guérissent, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Parole est annoncée aux pauvres ».

Jésus savait qu’en apprenant toutes ces guérisons Jean serait convaincu que Jésus était bien le Messie. Il affirma à ceux qui l’entouraient que Jean-Baptiste était le plus grand prophète qui ait jamais existé.

Quelque temps plus tard, Hérodiade imagina son second plan d’action. La reine avait une fille très belle, appelée Salomé, et elle demanda à sa fille de danser devant lui le jour de l’anniversaire du roi.

Le jour de la fête, il y eut un grand festin. Quand les invités furent rassasiés, le spectacle commença. Salomé dansa comme elle ne l’avait jamais fait, et le roi fut ébloui par la prestation de la jeune fille. « Magnifique ! s’exclama-t-il. Tu mérites une récompense. Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai ».

Salomé savait ce qu’elle devait demander, car sa mère, Hérodiade, le lui avait suggéré. « Votre Majesté, je veux la tête de Jean-Baptiste ! » s’écria la jeune fille. Le roi fut effrayé. Il redoutait de faire tuer un homme de Dieu. Mais il ne pouvait manquer à sa parole. Il avait fait une promesse à Salomé devant l’assistance.

Alors, à contrecœur, le roi Hérode ordonna à ses soldats d’aller chercher Jean dans son cachot pour le décapiter. La tête du grand prophète fut apportée sur un plateau et offerte à Salomé. Aussitôt la jeune fille la porta à Hérodiade.

Les amis de Jean enveloppèrent son corps et l’emmenèrent pour l’enterrer décemment. Et ils envoyèrent des messagers à Jésus pour lui annoncer la terrible nouvelle.

Le martyre de saint Jean Baptiste est fêté le 29 août.

 

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1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 17:53

Une semaine après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et ils gravirent la montagne pour prier en paix. Jésus voulait demander à son Père de lui donner la force nécessaire pour affronter les terribles épreuves qu’il allait subir. Il pria longuement, tandis que ses trois disciples l’attendaient, assis un peu plus loin. Comme l’heure avançait et que la chaleur devenait étouffante, ils sombrèrent dans un profond sommeil. Mais, brusquement, quelque chose les réveilla. Pierre, Jacques et Jean se frottèrent les yeux pour être sûrs qu’ils ne rêvaient pas. Là, devant eux, ils virent Jésus qui parlait avec deux hommes, un de chaque côté. Mais c’était un autre Jésus. Son visage et ses vêtements étaient resplendissants. Dans les deux hommes, qui rayonnaient également d’une lumière éclatante, les Apôtres crurent reconnaître Moïse et Élie. Ils s’entretenaient de ce qui allait bientôt arriver à Jésus à Jérusalem. Émerveillés, les Apôtres ne pouvaient détacher leurs yeux des trois hommes baignés de cette lumière surnaturelle.

Puis Élie et Moïse disparurent. Pierre était bouleversé, il voulait que cela dure toujours. « Maître, s’écria-t-il, dressons trois tentes ici, pour toi, pour Moïse et pour Élie ! » Mais Pierre ne se rendait pas compte de ce qu’il disait. A ce moment-là, une grande nuée enveloppa les trois Apôtres. Et, sortant des nuages, la voix de Dieu se fit entendre, qui disait : « Celui-ci est mon Fils, que j’aime et que j’ai choisi. Écoutez-le ». Puis le nuage disparut et, quand les Apôtres regardèrent en direction de Jésus, il était seul et son aspect était habituel. Jésus les rejoignit et ils redescendirent de la montagne. Les Apôtres étaient encore sous le choc, mais Jésus leur dit : « Ne racontez à personne ce que vous avez vu jusqu’à ce que je sois ressuscité des morts ». Pierre, Jacques et Jean se demandaient ce que Jésus voulait dire. Mais ils étaient sûrs d’une chose, c’est qu’ils avaient assisté à un évènement unique, exceptionnel, et que désormais ils devaient garder le secret. Ils avaient juste entrevu la gloire de Dieu, qui n’est pas de ce monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 13:41

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Les Apôtres, les douze disciples choisis par Jésus, l’avaient désormais vu accomplir de nombreuses guérisons et d’innombrables miracles, aussi leur foi en Dieu était-elle très grande. Jésus décida que le moment était venu de les envoyer au loin prier pour le peuple. Alors, il leur donna son pouvoir de prêcher et de guérir les malades, et les Apôtres partirent deux par deux. A leur retour, ils racontèrent à Jésus tout ce qu'ils avaient fait et enseigné. Ils étaient heureux d’avoir répandu la Bonne Parole et opéré tant de guérisons. Comme Jésus devisait avec les Apôtres, une foule nombreuse l’entoura à nouveau pour l’entendre et être touchée par lui. Jésus était encore attristé de la mort de son cousin Jean, et il souhaitait demeurer seul un moment. « Venez, dit-il à ses disciples, trouvons un endroit où nous reposer seuls quelque temps ». 

5-pains-et-2-poissons-1.jpgJésus et ses compagnons partirent en barque sur le lac de Tibériade pour goûter un peu de paix. Mais certains suivirent du regard la direction que prenait leur barque. Et la foule qu’ils avaient voulu fuir courut pour arriver avant eux. C’est une véritable marée humaine qui accueillit Jésus à son arrivée. Quand Jésus et ses disciples accostèrent, ils ne trouvèrent pas la paix qu'ils recherchaient. Des milliers de gens réclamaient à grands cris de voir Jésus. « Maître, renvoie tous ces gens ! protestèrent les disciples. Nous n’avons même plus le temps de nous reposer ! » Mais, à la vue des visages pleins d’espoir des gens qui l’attendaient, Jésus eut pitié et dit : « Comment pourrais-je les laisser ? Ils sont comme des, brebis qui n’ont pas de berger ». Et, malgré sa fatigue, Jésus s’assit et commença à prêcher les foules. Il parla ainsi jusqu'à une heure très avancée. A présent, tous étaient affamés et les disciples dirent à Jésus : « Maître, il est très tard et nous sommes ici à des kilomètres de tout. Renvoie ces gens afin qu’ils aillent dans les villages alentour s’acheter de quoi manger ». « Donnez-leur vous-même à manger », répondit Jésus. Les Apôtres restèrent perplexes. « Il y a là plus de cinq mille personnes, dit Philippe. Il faudrait près d’une année de salaire pour acheter de quoi nourrir tous ces gens ! Tu veux que nous dépensions tout notre argent pour du pain ? » Alors André, un autre disciple, dit : « Ce petit garçon dit que nous pouvons partager son repas.

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Il a cinq pains d’orge et deux petits poissons, mais nous n’irons pas très loin avec ça ! » « Groupez les gens par cinquante et faites-les asseoir », dit Jésus tranquillement. Alors les disciples ordonnèrent à la foule de s’étendre confortablement sur l’herbe.

Les cinq mille pains

Jésus prit alors les pains et les poissons et remercia Dieu. Puis il distribua la nourriture à la foule affamée. Alors se produisit quelque chose d’extraordinaire. Au fur et à mesure que Jésus partageait les pains et les poissons, il y en avait de plus en plus. Et les milliers de personnes qui se trouvaient là eurent de quoi manger à leur faim. Quand ils furent tous rassasiés, Jésus dit aux Apôtres : « Ramassez les restes. Il ne faut rien gaspiller ». Les Apôtres commencèrent donc à les rassembler et ils en remplirent douze paniers. Le peuple était stupéfait de ce qui s'était passé. « Jésus n’est vraiment pas comme les autres, disait-il. Il est sûrement le Messie promis par Dieu, celui que nous attendons ».

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 20:00
Jésus ressuscite la fille de Jaïre

Lorsque Jésus atteignit l’autre rive du lac, une marée humaine l’environna à nouveau. Un homme du nom de Jaïre fendit la foule pour venir à lui. Jaïre était un chef religieux de la synagogue locale, tout le monde le respectait. Jaïre tomba aux pieds de Jésus. « Ma petite fille est en train de mourir. Je t’en prie, viens avec moi, supplia-t-il. Pose les mains sur elle et guéris-là ».

Alors Jésus partit avec Jaïre, et ils se dirigèrent vers sa maison suivis d’une foule nombreuse. On se pressait autour de Jésus et on se bousculait pour être à côté de lui. Tandis qu’ils cheminaient, Jésus s’arrêta soudain. « Qui a touché mon vêtement ? » demanda-t-il ?

Les disciples répondirent, intrigués : « Maître, vois tout ce monde autour de toi. N’importe qui peut t’avoir touché ». Mais Jésus avait senti qu’une force était sortie de lui. Il en était sûr, quelqu’un l’avait touché, voulant être guéri. Or, il y avait parmi la foule une femme tremblant de fièvre. Elle savait que c’était à cause d’elle que Jésus s’était arrêté. Elle était malade depuis longtemps et avait dépensé tout son argent chez les médecins, mais ils n’arrivaient pas à la guérir. Désespérée, elle avait réussi à toucher la tunique de Jésus.

Elle se jeta alors à ses pieds. « Seigneur c’est moi qui t’ai touché. Je me disais qu’il me suffirait de toucher tes vêtements pour être guérie ». Jésus fut émoi par la foi de cette femme. « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal ».

Pendant ce temps, l’angoisse de Jaïre augmentait, il avait hâte que Jésus arrive auprès de sa fille. C’est alors qu’un serviteur arriva porteur d’une terrible nouvelle : « Maître, je suis désolé, ta fille est morte ». Entendant cela, Jésus dit : « Sois sans crainte, Jaïre. Aie confiance et crois en moi ».

Il prit avec lui ses disciple Pierre, Jacques et Jean, et ils se dirigèrent vers la maison de Jaïre. La foule des pleureuses étaient déjà là, se lamentant et poussant de grands cris. « Pourquoi pleurez-vous ? demanda Jésus, cette enfant n’est pas morte, elle dort ». Mais on se moquait de lui. Jésus mit tout le monde dehors, sauf la mère et le père de l’enfant ainsi que les trois disciples. Ils entrèrent dans la chambre de la petite fille. Jésus, la prenant doucement par la main, lui dit : « Fillette, lève-toi ! » Et aussitôt l’enfant se leva et se mit à marcher. Et tous furent saisis d’une grande stupeur : « Votre petite fille a faim, dit Jésus aux parents fous de joie. Donnez-lui à manger ».

 

 

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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 19:58

Jésus parcourait toute la Galilée, prêchant, enseignant et guérissant les malades. Partout sur son passage, les foules s’empressant autour de lui. Il se sentait parfois très fatigué et ressentait le besoin de se retirer dans un lieu solitaire pour prier Dieu. Un jour qu’il avait enseigné et guéri les malades sur la rive d’un grand lac appelé Tibériade, au coucher du soleil, Jésus éprouva soudain

une grande fatigue. Il dit alors à ses disciples : « Montons dans la barque et allons de l’autre côté du lac ». Jésus et ses disciples montèrent dans la petite barque de pêche et laissant la foule, s’éloignèrent de la terre. Jésus s’étendit à l’arrière de la barque sur un coussin. Bercé par le clapotis de l’eau et le doux balancement de la barque, il s’endormit. Comme il dormait, des nuages d’orage s’amoncelèrent et le ciel devint noir. La brise légère fit bientôt place à un vent violent, et la surface de l’eau se transforma en une mer déchaînée.

Des vagues gigantesques déferlaient contre la barque, de sorte que déjà elle se remplissait d’eau. Les disciples tentaient de toutes leurs forces d’écoper mais, malgré leurs efforts, la barque s’enfonçait. Ils comprirent que la situation était grave.

Ils appelèrent Jésus au secours : « Nous allons nous noyer ! » Ceux qui se tenaient près de lui étaient étonnés de voir qu’il restait sourd au fracas des vagues.

Puis ils le secouèrent : « Maître, réveille-toi ! Nous sommes pris dans une terrible tempête et nous allons périr ! » Jésus ouvrit les yeux. Le vent soufflait en rafales et les vagues étaient très hautes. Il se lève dans la barque et regarda les murailles d’eau au-dessus de sa tête, la voile battue et déchirée par le vent furieux. Jésus ne montrait pas le moindre signe de peur. « Silence, calmez-vous ! » ordonna-t-il simplement au vent et aux vagues.

Et, aussi soudainement qu’il s’était levé, le vent tomba. La masse d’eau tourbillonnante devint un lac tranquille et transparent. « Pourquoi avez-vous eu peur ? demanda Jésus à ses disciples. Vous n’avez donc plus confiance en moi ? »

Les disciples restèrent silencieux, se contentant de le fixer avec émerveillement et stupeur. Et ils chuchotaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-là ? Même le vent et la mer lui obéissent ! »

 

 

 

 

 

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6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 18:06

Quelques-uns des chefs religieux juifs redoutaient le pouvoir de Jésus. Ils refusaient de l’entendre parler de Dieu et le chassaient de leurs synagogues. Aussi, c’est dans les campagnes que Jésus s’adressait aux foules qui le suivaient. Un jour que la multitude était particulièrement nombreuse, Jésus et ses disciples gravirent une montagne. Là, ils s’assirent et Jésus se mit à parler de Dieu à ses disciples et à leur enseigner une meilleure façon de vivre.

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Il leur dit :

« Heureux ceux qui reconnaissent combien ils ont besoin de Dieu et le prient chaque jour de les aider, de les rendre forts et de leur pardonner. Le Seigneur bénira ceux qui ont un grand désir de faire le bien et de se détourner du mauvais chemin ».

Jésus poursuivit : « Heureux ceux qui s’efforcent d’être bons et charitables envers les autres. Car Dieu n’aime pas les guerres et les disputes, et bénit ceux qui s’entendent bien et travaillent à apporter la paix dans le monde. Le plus dur est d'aimer Dieu et de lui obéir quand la vie est difficile, que l’on vous maltraite ou que l’on vous persécute parce que vous obéissez aux lois de Dieu. Mais Dieu connaît ceux qui sont sincères avec lui, et grande sera leur récompense dans les cieux ».

« Vous devez être comme le sel et la lumière de la terre », dit encore Jésus. En ces temps-là, on utilisait le sel pour conserver la viande et le poisson. Dieu voulait que son peuple, en menant une vie bonne et saine, soit un exemple et empêche ainsi le mal de régner dans le monde.

« Vous êtes la lumière du monde, dit encore Jésus. Quand vous allumez une lampe, vous ne la cachez pas, vous la mettez sur un lampadaire pour qu’elle éclaire tout autour. Vous aussi, soyez une lumière qui brille dans le monde, afin que chacun puisse voir vos bonnes œuvres et la joie qui rayonne de vous car vous aimez Dieu ».

Les foules étaient suspendues aux lèvres de Jésus. Jamais encore on ne leur avait parlé ainsi de Dieu. Tous connaissaient les Dix Commandements, mais Jésus avait une façon si claire de leur expliquer la Loi. Jésus dit encore : « Vous avez entendu que Dieu a dit de ne pas tuer. Mais Dieu connaît aussi vos pensées. Et, si vous avez des sentiments de haine et de colère dans le cœur, c’est comme si vous commettiez un meurtre ».

Il poursuivit : « De même, avant d’adorer le Seigneur et de prier, réconciliez-vous après une dispute et pardonnez à ceux qui vous ont fait du mal. Même si vous trouvez cela très dur, Dieu veut que règnent l’amour et la bonté parmi son peuple, et non pas la haine et la rancune ».

Certains parmi vous pensent que si quelqu’un le frappe sur une joue, il est juste de le frapper aussi. Eh bien, je vous le dis, Dieu veut que vous acceptiez sans rien dire le mal qu'on vous fait. Ne rendez pas la pareille, mais aimez aussi vos ennemis, essayez d’être bons avec ceux que vous n’aimez pas. Donnez à celui qui demande sans rien réclamer en retour. Souvenez-vous, ce que vous voulez qu’on fasse pour vous, faites-le de même ».

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Les
Béatitudes
selon
Saint
Matthieu
Mt 5, 3-12

Pour lire la suite cliquez ICISource : http://www.kt42.fr/

livre de coloriage pour enfants / Cahier de coloriageBased sur la Bible, Matthieu 5: 3-9.  Créé par www.freekidstories.org;  artwo ...

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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 07:07

visit-00.jpgNazareth dort au soleil. L’été, la chaleur est si forte que dans les premières heures de l’après-midi, chacun se claquemure chez soi, à la recherche d’un peu d’ombre et de fraîcheur. Dans son atelier, la scie de Joseph entame les planches odorantes. Les enfants poussent devant eux moutons et chèvres que l’on mène plus haut, sur les collines.

Rien n’a changé. Et pourtant, pour une fille-enfant tout a changé. Ce qui lui est arrivé (l’annonciation par l’ange Gabriel) elle ne l’a confié à personne, pas même à Joseph. Mais elle y pense à toute heure du jour, à toute heure de la nuit. L’obsession lui pince le cœur, lui serre l’estomac, lui agresse l’esprit.

D’autres que Marie ont été l’objet de ce que l’on appelle parfois des « visions ». Tous ils en sort sortis tenaillés par l’angoisse. Tous ils se sont demandé s’ils n’avaient pas été la proie d’un rêve. Marie n’oublie rien des paroles de l’ange. Une phrase qu’il lui a dite court dans son esprit :

- Voici qu’Elisabeth, ta parente, a conçu, elle, un enfant. Elle qu’on disait incapable d’enfanter, elle aura un fils dans sa vieillesse. Elle en est déjà à son sixième mois.

Il est bien vrai que la cousine Elisabeth n’est jamais parvenue à avoir d’enfant. Et maintenant elle a passé l’âge d’en avoir. Comment serait-elle enceinte ? Un jour, Marie croit. Le lendemain, elle doute. Pourquoi ne pas se rendre chez Elisabeth ? Là, elle saura.

Elisabeth habite en Judée. La Judée est loin, plus de cent kilomètres. Qu’importe ! Marie s’est jetée sur le long chemin. La voici devant sa cousine. Celle-ci est l’épouse d’un certain Zacharie qui s’est consacré à Dieu : la religion juive autorise le mariage des prêtres. A peine se sont-elles saluées qu’Elisabeth tressaille : l’enfant qu’elle porte – c’est donc vrai – vient de bouger dans son ventre. Un flot de paroles vient aux lèvres d’Elisabeth. Elle les sent dictées par une volonté plus forte que la sienne. Tournée vers Marie, elle s’écrie :

- Tu es bénie entre toutes les femmes. Le fruit de tes entrailles est béni !... Heureuse celle qui a cru ! Car elles s’accompliront, les choses que le Seigneur a fait annoncer !

Marie ne doutera plus. Jamais. A la prodigieuse mission qui lui a été assignée, elle se donne. Tout entière. Accablée parfois – comment ne le serait-elle pas ? -, plus souvent priant Dieu d’en être digne. Elle reste plusieurs semaines chez Elisabeth et Zacharie. Puis elle reprend le chemin de Nazareth où l’attend Joseph.

 Source : Alain Decaux raconte Jésus aux enfants

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Source : http://www.images-pascale.eu/portfolio/index.php?cat=magnificat

 

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 07:53

Cinquante jours après la dernière Pâque, pendant laquelle Jésus fut crucifié, les Juifs célèbrent la Pentecôte, la fête de la moisson. Ce jour-là, ils remercient Dieu pour les premières récoltes et commémorent le jour où il donna les Dix Commandements (les tables de la Loi) sur le mont Sinaï. Comme pour la Pâque, des foules de visiteurs affluent alors à Jérusalem. Ce jour-là, les Apôtres étaient tous réunis dans l’attente de la venue du Saint-Esprit. Ils étaient à nouveau douze, car Judas Iscariote avait été remplacé par un homme du nom de Matthias. Tout à coup vint du ciel un bruit semblable à un ouragan, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Des petites flammes apparurent, comme des langues de feu, et il s’en posa une sur la tête de chacun d’eux. Tous furent emplis d’un sentiment merveilleux. Cette même sensation qu’ils éprouvaient quand ils parlaient avec Jésus : une chaleur, une force et une immense joie dans tout le corps. Le Saint-Esprit était venu vivre en eux, et ils surent que Jésus était à nouveau avec eux et qu’il ne partirait jamais. A ce moment précis, les douze Apôtres s’aperçurent qu’ils pouvaient parler des langues inconnues, qu’ils n’avaient jamais entendues auparavant. Ils étaient si débordants de joie et d’amour qu’ils riaient et chantaient, glorifiant Dieu à haute voix.

Quand arrive la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), les apôtres se trouvent réunis tous ensemble. Soudain il vient du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison en est remplie. Les apôtres voient apparaître comme une sorte de feu qui se partage en langues et qui se pose sur chacun d'eux. Alors ils sont tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mettent à parler en d'autres langues selon le don de l'Esprit Saint.

Or, il y avait à Jérusalem des Juifs issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Lorsque les gens entendent le bruit, ils se rassemblent. Ils sont dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entend parler sa propre langue.

Déconcertés, émerveillés, ils disent : « Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d'Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Égypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. »

 Livre des Actes des Apôtres, chapitre 2, versets 1-13

Vous trouverez l'histoire de la Pentecôte dans un petit fichier PDF.

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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 17:02

Luc nous donne la version la plus détaillée de ce qui arriva le jour de l'Ascension.

Jésus amena les disciples hors de Jérusalem, jusqu’à Béthanie. Là il leva les mains et les bénit, et pendant sa bénédiction il les quitta et fut enlevé au ciel.

Un nuage le cacha de la vue des disciples. Pendant qu’ils fixaient encore le ciel du regard, apparurent soudain deux hommes vêtus de blanc à leurs côtés.

« Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? demandèrent-ils. Ce Jésus qui vous a été enlevé pour le ciel viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel ».

Après sa disparition les onze disciples retournèrent à Jérusalem et bénissaient Dieu dans le Temple. Ils se réunissaient souvent pour prier ensemble avec les femmes qui étaient restées fidèles à Jésus. Marie, la mère de Jésus, fit partie du groupe, ainsi que d’autres membres de sa famille et que Luc décrit comme ses frères.

Un jour, environ cent vingt fidèles étaient réunis. Pierre leur annonça qu’il trouvait souhaitable de choisir quelqu’un pour remplacer Judas Iscariote. Il proposa deux personnes : Joseph et Matthias.

Ensuite ils prièrent tous ensemble, demandant à Dieu de leur montrer lequel des deux devait être désigné, puis ils tirèrent au sort et c’est Matthias qui fut choisi.

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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 21:40

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Marc 01Le prénom Marc vient du mot latin marcus signifiant marteau. Il est fêté le 25 avril. Marc l’Evangéliste est le patron de Venise, des éleveurs de bovins et d’ovins, des scribes, des notaires et des vitriers. Il est invoqué par les prisonniers.

Attributs : le lion, parfois ailé (qui orne notamment une colonne de granit érigée à proximité de la basilique bysantine Saint-Marc, à Venise), une plume pour écrire, un rouleau de parchemin ou un livre.

Prénoms apparentés : Marcie, Marcien, Marco (italien), Marcolin, Marcos (espagnol), Marcus (latin), Mark (anglais), Markus (allemand).

Jean, appelé Marc

L’Evangéliste Marc est nommé Jean dans les Actes des Apôtres (Marc est le surnom que lui donnent par la suite les Romains), mais n’est pourtant pas un des douze Apôtres. Il appartient probablement à la tribu hébraïque des Lévites. Sa mère, une riche veuve dénommée Marie (une autre femme que la mère du Christ), accueille les Apôtres dans sa maison de Jérusalem. C’est dans cette demeure, assez grande pour recevoir les premiers chrétiens de la ville sainte, que Marc, dès son plus jeune âge, rencontre sans doute Pierre après que ce dernier s’est évadé de prison, en l’an 43.

Des rapports difficiles avec Paul

Marc accompagne Paul de Tarse et son cousin l’Apôtre Barnabé lors du premier voyage évangélique effectué par ces derniers. Mais, sitôt arrivé en Pamphylie (ancienne région d’Asie Mineure), il refuse d’accompagner les deux hommes dans le nord de la Tauride et retourne à Jérusalem. Les trois hommes sont ensuite de nouveau réunis. Paul refuse alors d’emmener Marc avec lui lors d’une seconde mission et part en Asie Mineure, tandis que Marc et Barnabé s’en vont à Chypre. Marc et Paul se réconcilieront néanmoins plus tard, et seront de nouveau réunis lorsqu’ils seront tous deux emprisonnés à Rome.

L’auteur du plus court et du plus ancien des Evangiles

Après la Crucifixion, Marc devient le disciple préféré et le porte-parole de Pierre qui l’appelle son frère. Marc est le rédacteur de l’Evangile qui porte son nom et est le second des quatre textes de cette nature qui figurent dans le Nouveau Testament. Une tradition veut que ce texte ait été écrit sous la direction de Pierre, entre 60 et 74, mais il est très possible que Marc ait assisté à l’arrestation de Jésus par les soldats ; dans ce cas, il pourrait ne faire qu’un avec le jeune homme qui s’enfuit alors, nu, en laissant son vêtement aux mains des Romains. Cet épisode n’est d’ailleurs relaté que dans l’Evangile selon saint Marc. Le texte de saint Marc est le plus court et le plus ancien des quatre Evangiles. D’un style précis et vif, dénué d’élégance inutile, il a sans doute inspiré ceux qui ont été rédigés par Luc et Matthieu.

Evêque puis martyr à Alexandrie

Selon la légende, Marc est le premier évêque d’Alexandrie, en Egypte. Peu après son arrivée, il fait réparer ses sandales par le cordonnier Anian. Celui-ci se blesse avec son alêne (poinçon pour percer le cuir), mais Marc le guérit de manière miraculeuse. Marc passe pour avoir été martyrisé à Alexandrie sous le règne de l’empereur Néron, vers 74 ou, selon une autre tradition, plus tard, sous le règne de Trajan. Les bourreaux s’emparent de Marc alors qu’il s’apprête à célébrer la messe. Marc est traîné dans la cité à l’aide d’une corde et accablé de coups de massue. Il meurt avant que ses tortionnaires aient pu le lapider. Une pluie divine éteint le bûcher où son corps a été placé et empêche que celui-ci soit consumé par les flammes. Ses restes sont d’abord vénérés à Alexandrie.

Vénéré à Venise

Les reliques de Marc sont ensuite transférées en 829 à Venise et se trouvent aujourd’hui dans la basilique dédiée à ce saint qui porte son nom. Bâti entre 1063 et 1073 et souvent remaniés jusqu’au XVIIème siècle, cet édifice surmonté de coupoles recèle plusieurs représentations du saint : Marc figure notamment en mosaïque au revers du portail principal et en sculpture sur les portails latéraux. L’évangéliste est enterré sous le maître-autel, surmonté d’un baldaquin de marbre vers supporté par des colonnes d’albâtre. A proximité de la basilique, s’élève une célèbre colonne de granit qui supporte un lion ailé, symbole de l’évangéliste.

Marc-02.jpgMarc-03.jpgMarc-04.jpgMarc-05.jpgMarc-06.jpgMarc-07.jpgMarc-08.jpgMarc-11.jpgMarc-12.jpgVenise-01.jpg

 

 

 

 

 

 

Le prénom Jean vient de l’hébreu Yehohanan ou Iohanan (grâce de Dieu). Il est fêté le 27 décembre. Jean l’Évangéliste est le patron des écrivains, des éditeurs, des libraires et des théologiens.Jean-l-evangeliste1.jpg

Attributs : un aigle, une coupe contenant une vipère, un cuve d'huile bouillante, un livre.

Prénoms apparentés : Dzhin, Yohan(s) (yiddish), Giovanni (italien), Hans (allemand), Ivan, Yvan (russe), Jack (anglais), Jacki, Jan (flamand), Janos (hongrois), Jehan (ancien français), Jensen (hollandais), Joao (portugais), Johann (allemand), John, Johnny (anglais), Jouan (occitan), Juan (espagnol), Iban (basque), Sean (irlandais), Yahia (arabe), Yann, Yannick (breton),

Le fils du tonnerre

Jean l’Évangéliste est un pécheur de Galilée comme son père Zébédée et son frère aîné, Jacques. C’est celui-ci qui l’appelle auprès de Jésus. L’un et l’autre des deux frères sont, sans doute en raison de leur caractère fier, surnommés les « fils du tonnerre ». Les deux hommes ne demandent-ils pas un jour à Jésus de faire tomber le feu sur des Samaritains qui ont refusé de leur préparer un logement ? Selon la tradition, Jean est celui des Apôtres que Jésus préfère et aime « comme lui-même ».

Le plus jeune des Apôtres

Jean, qui est le plus jeune des Apôtres, assiste à plusieurs des épisodes qui sont retracés dans les quatre Evangiles. Il est présent lors de la résurrection par Jésus de la belle-mère de Pierre et de celle de la fille de Jaïre ; il assiste également à la Transfiguration du Christ sur le mont Thabor. Au moment de la Cène, Jean pose sa tête sur la poitrine de Jésus, il est là lors de la Crucifixion et réconforte la Vierge. C’est à lui que Jésus la confie. Jean se trouve avec Pierre lorsque les Saintes Femmes leur annoncent que le corps de Jésus n’est plus dans le tombeau où il a été enseveli. Plus jeune que Pierre, il se dépêche et arrive le premier devant le tombeau où il n’ose pourtant pas entrer.

« Pilier de l’Eglise »

Après la Crucifixion, Jean se rend à Ephèse (en Asie Mineure). Avec Pierre, son frère Jacques le Majeur et Jacques le Mineur, il est un des « Piliers de l’Eglise ». Après que son frère Jacques a été décapité sur l’ordre du roi Hérode de Judée vers 44, Jean quitte la Palestine. Il y revient vers 57, alors que Jacques le Mineur est devenu évêque de cette contrée. Ses déplacements ultérieurs sont mal connus. Peut-être demeure-t-il un temps à Ephèse avant d’aller à Rome durant les persécutions de Domitien. Il est jeté dans une cuve emplie d’huile bouillante, mais sort indemne de ce supplice. Par la suite probablement exilé à Patmos, il retourne enfin à Ephèse.

Le rédacteur d’un Évangile et de trois épîtres

Dans cette ville d’Asie Mineur, Jean rédige l’Évangile qui porte son nom, à la demande de l’évêque local qui veut lutter contre les hérésies. Cet ouvrage est notamment caractérisé par sa brièveté, sa concision et sa dimension théologique : il tient pour acquis que les détails concernant la vie et la mort du Christ sont connus, et s’intéresse davantage à la dimension divine du Messie. Par ailleurs, Jean écrit trois épîtres dont la première proclame que « Dieu est amour ».

L’Apocalypse

Mais, malgré certaines parentés dans l’écriture, il n’est pas du tout certain que Jean ait rédigé l’Apocalypse, le dernier livre de l’Ancien Testament. Cet ouvrage, qui raconte la fin du monde décrite par Jésus lors d’une vision qu’aurait eue l’Évangéliste, s’inscrit en fait dans un genre littéraire dont plusieurs traces existent dans l’Ancien Testament. Aux termes de ce texte, Jean monte au Ciel et y rencontre Dieu. Il contemple alors plusieurs apparitions consacrées aux malheurs terrestres, à la lutte contre le principe du Mal et à l’instauration d’un nouvelle Jérusalem, demeure de Dieu et des hommes. Par la richesse de ses images et sa puissance d’évocation, l’Apocalypse a inspiré de nombreux artistes.

La coupe empoisonnée

Un jour, dans la cité d’Ephèse, le prêtre de Diane tend à Jean une coupe empoisonnée avec du venin de serpent ou de dragon. L’Apôtre boit le liquide sans en pâtir. Il meurt paisiblement quelques années plus tard, vers 100. Jean est le seul des apôtres à périr de mort naturelle. Selon la légende, il est, comme la Vierge Marie, enlevé vers le ciel à l’heure de son trépas.

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Saint-Luc-01.jpgLe prénom Luc vient du latin Lucius, nom venant du mot lux (lumière). Il est fêté le 18 octobre. C’est le patron des bouchers, des chirurgiens, de fileurs de verre, des médecins, des peintres et des relieurs.

Attributs : un bœuf ailé portant parfois une écritoire, un évangile, une palette de peintre, une robe de docteur.

Prénoms apparentés : Loukas (grèc), Luca (italien), Lucain, Lucan, Lucas (espagnol et français), Luce, Lucky, Luke (anglais), Lugo (langue d'oc), Lukas (allemand et breton).

L’auteur d’un évangile et des Actes des Apôtres

Luc naît à Antioche, en Turquie, ou plus vraisemblablement, en Grèce. Il est rédacteur des Actes des Apôtres, qui figurent dans le Nouveau Testament et constituent une importante source d’informations concernant les premiers temps du christianisme, ainsi que du troisième des quatre Evangiles. L’ensemble de ces textes font de Luc l’auteur qui a pris la plus large place dans la rédaction des différents textes que comporte la Bible. Elevé dans le paganisme, Luc se convertit à la religion chrétienne, sans doute vers l’an 40, à Antioche. Instruit, connaissant le grec et le latin, il est, parmi les premiers chrétiens, l’un des plus cultivés ; il s’intéresse notamment à l’histoire, à la géographie et au gouvernement des hommes. A cette caractéristique, s’ajoute la grande modestie dont Luc fait preuve tout au long des récits qui concernent la vie et l’œuvre du Christ et de ses Apôtres.

Un des compagnons de Saint Paul de Tarse

Luc apprend la médecine à Tarse, en Asie Mineure. C’est peut-être dans cette ville qu’il rencontre saint Paul. En effet, la tradition fait de l’évangéliste Luc la même personne que le chrétien, lui aussi nommé Luc, qui accompagne, sans doute à partir de l’an 57, Paul de Tarse lors de plusieurs de ses voyages. Luc, dont la tradition fait un célibataire, est aux côtés de Paul lors de la seconde mission effectuée par ce dernier dans la ville de Philippes, en Macédoine. Pendant un temps, il devient l’évêque de cette cité, quoiqu’une autre tradition assure que Luc n’ait jamais été ordonné prêtre. Luc est avec Paul lorsque celui-ci fait naufrage à Malte, en se rendant à Rome.

Un évangile pour les plus cultivés des gentils

Luc rédige l’Evangile qui porte son nom ainsi que les Actes des Apôtres soit, durant la captivité de Paul de Tarse à Rome, soit peu après que celui-ci a été martyrisé, lors des persécutions menées sous le règne de l’empereur Néron. Luc écrit sans doute son évangile pour que le christianisme naissant puisse disposer d’un texte adapté à ses besoins. Un texte qui soit rédigé dans une langue (le grec) plus littéraire que celle utilisée par saint Marc dans son propre évangile, et qui soit davantage accessible aux gentils, c’est-à-dire aux non-juifs et aux non-chrétiens, que l’Evangile de saint Matthieu. D’une manière générale, l’Evangile de saint Luc montre, outre sa douceur et sa bonté, l’intérêt et la compassion dont le Christ témoigne à l’égard de tous ceux qui sont placés aux marges du peuple juif, tout à la fois les femmes, les lépreux, les pauvres et les Samaritains (habitants de la région de Samarie). A tous ces exclus, Luc annonce le message de miséricorde du Christ.

Un martyr improbable

Après la mort de Paul, sans doute vers 66, Luc quitte la Ville éternelle. A partir de cette date, il n’existe plus de sources fiables concernant la vie de ce saint, même si une tradition incertaine fait de cet évangéliste l’évêque de Thèbes, en Grèce. Il est vraisemblable que Luc soit mort, comme l’indiquent certaines sources, à l’âge de 84 ans, en Béotie (région de la Grèce). Mais, selon d’autres traditions, il passe pour avoir été martyrisé, quoique cela soit très improbable, à Patras, en Grèce. Constantinople et Padoue ont revendiqué le privilège de détenir ses reliques.

Le portraitiste de la Vierge

Pétri de considérations témoignant de la bonté de son rédacteur, l’Evangile de saint Luc, rédigé entre les années 70 et 90, comporte de nombreux renseignements concernant la Nativité. Sans doute est-ce le signe que l’Evangéliste a rencontré la Vierge Marie et s’est entretenu avec elle. Il est possible que Luc ait également bénéficié des souvenirs de saint Jean, qu’il a pu rencontrer à Jérusalem. De surcroît, selon la légende, Luc aurait réalisé le portrait de Marie, voire plusieurs icônes de la Vierge. En tant que patron des peintres, saint Luc a été représenté par de nombreux artistes, notamment Le Greco, Mantegna, Le Sodoma, Raphaël, Van der Weyden, Zurbaran.

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Le prénom Matthieu vient d’un mot araméen signifiant « don de Dieu ». Il est fêté le 21 septembre. Il est le patron des agents du fisc, des banquiers, des comptables, des douaniers et des fonctionnaires.

Attributs : un évangile, un rouleau, une épée.

Prénoms apparentés : Maffeo, Maiolo, Matteo (italien), Mateo (espagnol), Mateu (catalan), Mathias, Mathieu, Mattew(s) (anglais), Matthaeus (alsacien et latin), Mattheus (flamand), Maze (breton), Thadée (langues slaves).

Un percepteur devenu apôtre du Christ

Matthieu-01.jpgMatthieu (nommé Lévi dans les Evangiles de Luc et de Marc) est un publicain, un percepteur de taxes et d’impôts (poste lucratif et recherché à l’époque), qui exerce dans la ville de Capharnaüm. Mais le nouveau Testament apporte peu de précisions concernant sa vie et sa personnalité. Il raconte néanmoins que c’est à la demande de Jésus que Matthieu abandonne son métier. L’ancien percepteur est l’auteur du premier des quatre Evangiles. Ce texte, auquel l’Eglise accorde une très grande importance, comporte une quantité de précisions qu’explique peut-être la formation professionnelle de leur auteur.

Le martyre en EthiopieMatthieu-02.jpg

Durant les quinze années suivant la crucifixion, Matthieu prêche l’Evangile aux juifs de Palestine. Après que les Apôtres se sont dispersés, Matthieu par évangéliser l’Ethiopie. Il parvient à l’emporter sur deux magiciens que les habitants de ce pays adorent comme des dieux. Matthieu triomphe également des dragons qui accompagnent les deux hommes. Il ressuscite par ailleurs la fille du roi Hégésippe, ce qui entraîne la conversion de ce dernier. Mais l’Apôtre est mis à mort après qu’il s’est opposé au mariage du roi Hirtiacus avec sa nièce. Selon la tradition retenue, Matthieu est décapité, brûlé vif ou lapidé.

Matthieu-01.jpgMatthieu-02.jpgMatthieu-03.jpgMatthieu-couleur.jpgMatthieu-nb.jpg

 

 

 

Commencement de la première lettre de saint Jean 1, 1-4

« Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons ».

Bien-aimés, ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.

Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous.

Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous.

Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ. Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite…

Si vous voulez lire la suite, cliquez ici

Source : http://www.whynotflores.com/bd.html

 

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 14:16

Deux hommes s’éloignent de Jérusalem. Ils sont venus pour la Pâques et la Pâque est finie. Ils s’entretiennent de leurs espoirs évanouis : ils ont cru en Jésus et voici que Jésus est mort sur la croix... ils cheminent tristement vers le village d’Emmaüs. Un homme les rejoint. Il ralentit sa marche pour voyager de compagnie avec eux : cela se faisait beaucoup en ce temps-là.

Ils s’étonnent :

- Tu es bien le seul étranger venu à Jérusalem qui ignore les choses qui y sont arrivées ces jours-ci !

Le voyageur paraît en effet ne rien savoir. Il souhaite d’être éclairé. Alors les hommes d’Emmaüs lui racontent l’arrestation de Jésus, son procès, sa mort sur la croix. Ils tentent de lui faire comprendre la profondeur de leur déception. Ils avaient tant espéré que ce Jésus délivrerait Israël !

Ils font aussi allusion à ce que l’on raconte : on aurait trouvé vide le tombeau de Jésus. Selon certains il serait ressuscité. Comment y croire ? Personne ne l’a revu vivant.

Le voyageur, si attentif jusque-là, si amical, se rembrunit. Il lance aux pèlerins d’Emmaüs :

- Cœurs sans intelligence !

Il leur reproche d’avoir oublié ce qu’avaient annoncé les prophètes :

- Ne comprenez-vous pas qu’il fallait que le Christ endure ces souffrances pour entre dans sa gloire ?

Impressionnés, ils l’écoutent. On continue ainsi jusqu’à l’étape du soir. A l’auberge, les pèlerins invitent à souper ce voyageur qui parle si bien. « Or, pendant qu’il était à table avec eux, raconte Jean, il prit le pain, prononça une bénédiction, puis le rompit et le leur donna. Alors, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent. »

Ils sont sur le point de se jeter aux pieds de Jésus lorsqu’ils se retrouvent seuls : « Mais lui devint invisible à leurs yeux. »

Aussitôt, les pèlerins rebroussent chemin, courent à Jérusalem, retrouvent les fidèles de Jésus qu’ils connaissent, leur racontent dans tous ses détails la fantastique aventure qu’ils viennent de vivre.

C’est grâce à la relation que l’apôtre Jean en a laissée que nous la connaissons.

 Source : Alain Decaux raconte Jésus aux enfants.

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Source : http://pages.infinit.net/eauvive/papytonioE.htm

 

 

Autres sites :

http://www.croire.com/Enfants/Vivre-Careme-et-Paques/Des-coloriages/Sur-la-route-d-Emmaues

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3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 12:45

Le lendemain, de grand matin, les femmes qui pleuraient Jésus se dirigèrent vers le tombeau. Elles apportaient avec elles des aromates et des parfums pour embaumer le corps de Jésus. En chemin, elles se disaient : « Comment ferons-nous pour pénétrer à l’intérieur. Nous n’aurons pas la force de soulever cette énorme pierre ! » Or, quelle ne fut pas leur surprise, en approchant, de voir que la pierre avait été roulée sur le côté du tombeau et que les gardes avaient disparu. Les femmes cherchèrent dans l’obscurité le corps de Jésus. Mais elles ne virent que les bandelettes de lin, soigneusement pliées à l’endroit où se trouvait le corps. « Il est parti ! s’écria l’une des femmes. Quelqu’un aura dérobé son corps ! » Soudain, un ange leur apparut et une lumière resplendissante illumina la tombe. « N’ayez pas peur, dit l’ange. Je sais bien que vous cherchez Jésus, qui a été crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité d’entre les morts, comme il l’avait promis. Voici l’endroit où on l’avait mis. Vite, allez l’annoncer à ses disciples et dites-leur qu’il vous précède en Galilée. C’est là que vous le verrez ». Toutes tremblantes, les femmes sortirent et s’enfuirent du tombeau. Pleines de joie, elles coururent vite annoncer aux disciples la bonne nouvelle. Quand les femmes dirent ce qu’elles avaient vu et entendu, les disciples ne les crurent pas. Il-est-vivant.jpgEt Pierre et Jean décidèrent d’aller voir par eux-mêmes. En arrivant, Pierre entra dans le tombeau. Tout était comme les femmes l’avaient dit. Le linge funéraire dont on avait enveloppé la tête de Jésus était plié et posé à côté de l’autre linge de lin sur le rebord de pierre. A son tour, Jean regarda à l’intérieur et constata lui aussi que le tombeau était vide. Les deux disciples, ne sachant que penser, quittèrent le jardin et s’en retournèrent chez eux. Mais Marie de Magdala, qui était avec eux, resta derrière. Elle se tenait avec tristesse devant le tombeau vide et se mit à pleurer. C’est alors que Marie entendit une voix d’homme derrière elle : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, Marie lui dit : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu as mis le corps de mon Maître ». Alors, très doucement, Jésus dit : « Marie ». Comme il prononçait son nom, elle reconnut la voix familière, celle qu’elle aimait tant. Marie se retourna prestement et reconnut Jésus. « Maître ! » s'écria-t-elle, folle de joie. « Va trouver mes disciples et dis-leur que je suis ressuscité, lui dit Jésus. Dis-leur que je monte vers mon Père, qui est aussi votre Père, et vers mon Dieu, qui est aussi votre Dieu. Mais qu’auparavant je leur apparaîtrai en Galilée ». Et, en ce glorieux dimanche matin, Marie de Magdala courut vers les onze disciples. « J’ai vu le Seigneur ! cria-t-elle, le cœur bondissant d’allégresse. Il est vivant ! »

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3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 10:35
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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 21:23

 

le-Golgotha.jpgLe Golgotha

Après avoir été flagellé, Jésus fut emmené sous escorte dans la cour du palais. « Ah, tu es roi ? lui disaient-ils. C’est ce que nous allons voir ! » Les soldats dévêtirent Jésus et lui firent passer une robe pourpre. Ils tressèrent une couronne d’épines et la lui mirent sur la tête. Puis, ployant le genou devant lui, ils se moquèrent de lui. « Salut, roi des Juifs ! » criaient-ils. Et ils lui crachaient dessus et le frappaient à la tête avec un roseau. Quand ils se furent bien moqués de lui, les soldats emmenèrent Jésus pour le crucifier. Selon la coutume, celui qui était condamné au supplice de la croix devait porter lui-même sa croix hors de la ville, jusqu’à une colline appelée Golgotha (le Calvaire). Affaibli par les coups, Jésus fut bientôt incapable de porter sa croix. Les gardes avisèrent alors un robuste Africain nommé Simon de Cyrène, qui venait vers eux. « Tu sembles faire l’affaire, lui dirent-ils. Porte la croix de cet homme jusqu’au lieu de l’exécution ». Quand ils arrivèrent au sommet de la colline, les soldats firent étendre Jésus sur la croix, puis ils lui clouèrent les mains et les pieds avec de longues pointes. Alors, soulevant la croix, ils la plantèrent dans le sol. Jésus entra en agonie dans une chaleur étouffante. Au-dessus de sa tête, les Romains avaient écrit : « Jésus, roi des Juifs ».

La crucifixion

la-crucifixion-1.jpgLes gardes s’assirent au pied de la croix avec la tunique de Jésus. « C’est une belle pièce de vêtement, dit l’un. Ne la déchirons pas ». Et ils tirèrent au sort celui qui aurait la tunique. Une foule de pharisiens et d’autres chefs juifs se tenaient tout autour. « Il en a sauvé d’autres et il ne peut se sauver lui-même, se moquaient-ils. Ne disait-il pas qu’il était le Fils de Dieu. Que Dieu vienne à son secours maintenant ! » D’autres criaient : « S’il est le Messie, qu’il descende de la croix ! » Jésus regarda les visages des chefs juifs, chargés de haine, et les soldats qui se moquaient. Il pria Dieu pour eux : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». De chaque côté de lui, on crucifia deux voleurs. L’un d’eux dit à Jésus : « Si tu es le Christ, pourquoi ne te sauves-tu pas, et nous avec ? » Mais l’autre voleur s’écria : « Tais-toi. Nous, nous méritons notre châtiment. Mais lui n’a rien fait de mal ! » Puis il tourna la tête vers Jésus : « Souviens-toi de moi, Seigneur, murmura-t-il, quand tu entreras dans ton royaume ». Jésus fut rempli de compassion pour le voleur repenti. « En vérité, je te le dis, aujourd’hui même tu seras avec moi au Paradis ! » la-crucifixion-2.jpgIl y avait près de la croix de nombreuses femmes qui aimaient Jésus. Apercevant Marie, sa mère, en pleurs et à côté d’elle son disciple Jean, Jésus dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ». Et à Jean : « Prends soin d’elle comme si elle était ta mère ». Quand il fut midi, le soleil se cacha et l’obscurité enveloppa toute la terre. Pendant les trois heures qui suivirent Jésus s’affaiblit de plus en plus, et à un moment il sut qu’il allait mourir. « J’ai soif », murmura-t-il. Les gardes trempèrent une éponge dans le vinaigre et l’approchèrent de ses lèvres. Enfin, à trois heures, Jésus lança un grand cri : « Tout est achevé ! Père, je remets mon esprit entre tes mains ». Et, inclinant la tête, il rendit l’esprit. A cet instant, le rideau du Temple se déchira en deux, du haut en bas, et la terre trembla. Quand les hommes qui montaient la garde virent cela, ils furent saisis de peur et s’écrièrent : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! »

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La mise au tombeau

Jésus fut crucifié un vendredi, la veille du sabbat juif. Pour éviter que les cadavres ne restent exposés ce jour-là, qui était un grand jour, les Juifs demandèrent à Pilate l’autorisation de les enlever. Il y avait parmi les membres du Conseil des Juifs un homme riche dénommé Joseph d’Arimathie, qui était un disciple de Jésus mais en secret. C’était un homme bon, charitable et honnête, qui n’avait pas voté la mort de Jésus à son procès. Il demanda au gouverneur romain l’autorisation de prendre le corps de Jésus pour lui donner une sépulture décente. Pilate donna son accord. Avec un ami du nom de Nicodème, ils lavèrent et baignèrent soigneusement le corps de Jésus. Puis, selon la coutume juive, ils l’entourèrent de bandelettes de lin et lui enveloppèrent la tête d’un linge funéraire. Or il y avait un jardin à l’endroit où Jésus avait été crucifié, et dans ce jardin un tombeau vide où personne encore n’avait été placé. Le sabbat allait commencer, et les deux hommes prirent vite le corps de Jésus et le déposèrent à l’intérieur du tombeau. Ils soulevèrent et roulèrent une énorme pierre ronde devant l’entrée et s’en allèrent. Des femmes qui avaient pris soin de Jésus les observaient à quelque distance. Il y avait parmi elles Marie de Magdala. Elle vit où l’on mettait le corps de Jésus. Puis, comme la nuit tombait, elle quitta avec regret le jardin pour observer le sabbat. Les pharisiens et les prêtres n’étaient pas contents. L’exécution de leur ennemi s’était pourtant déroulée avec succès, mais ils étaient encore très inquiets.

A nouveau, ils se rendirent chez Pilate. « Seigneur, lui dirent-ils, nous nous sommes souvenus que cet imposteur, Jésus, a dit de son vivant qu’il ressusciterait après trois jours ». Le gouverneur romain les regarda avec curiosité. Ils poursuivirent : « Donnez l’ordre que la tombe où il est enseveli soit gardée jusqu’au troisième jour. Sinon ses disciples pourraient venir, dérober le corps et dire au peuple que Jésus est ressuscité d’entre les morts. Ce serait alors un crime encore pire que de dire qu’il était le Messie ! » Pilate réfléchit un instant. Puis il donna des ordres. « Prenez une garde, dit-il. Que toutes les mesures de sécurité soient prises pour veiller sur le tombeau ». Et les chefs juifs repartirent en toute hâte. Ils mirent un sceau sur la pierre obstruant l’entrée de la tombe et postèrent des soldats romains.

 

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 21:22

Jésus est arrêté

Les disciples, encore tout endormis, scrutèrent la nuit. Ils distinguèrent dans l’obscurité des ombres et entendirent des bruits de pas dans le jardin. Puis ils virent briller un éclair d’acier à la clarté de la lune et comprirent que les hommes étaient armés d’épées. Ils se levèrent d’un bond. Les disciples reconnurent Judas. Il marchait vers eux à la tête d’une colonne de soldats et d’officiers de la garde. Judas murmura aux gardes : « Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui, arrêtez-le ! »

Judas s’approcha de Jésus. « Bonsoir, Maître », lui dit-il et il lui donna un baiser. « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de Dieu ? » lui dit Jésus. Les soldats se saisirent de Jésus et l’arrêtèrent. Pierre dégaina son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille droite. « Range ton épée, Pierre, lui dit Jésus. Car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. Crois-tu que je ne pourrais pas appeler mon Père, qui enverrait aussitôt douze légions d’anges à mon secours ? Mais il faut que se réalise la volonté de Dieu ». Et, ayant touché l’oreille du blessé, il la guérit. Jésus se tourna vers les prêtres et les gardes du Temple venus se saisir de lui : « Suis-je donc un brigand en train de conduire une révolte ? Pourquoi toutes ces armes contre moi ? demanda-t-il. Chaque jour, j’étais parmi vous dans la cour du Temple et vous n’avez pas mis la main sur moi. Mais vous avez choisi de faire votre sinistre besogne dans les ténèbres ! » Jésus poursuivit : « Allons, il faut que ceci advienne pour que s’accomplissent ce qu’avaient prédit les prophètes ». Quand les disciples virent que Jésus avait été arrêté, ils l’abandonnèrent et prirent la fuite.

 

 

Le reniement de Pierre

Pierre attendit pour voir où les soldats emmenaient son maître et il les suivit de loin, prudemment. Ils conduisirent Jésus chez le grand prêtre Caïphe. Là, on l’interrogea devant les prêtres et les pharisiens. Pierre pénétra dans la cour de la maison et attendit nerveusement, se mêlant aux gardes rassemblés dans la cour. Assis avec les soldats, il se chauffait près du feu quand une servante s’approcha de lui : « N’es-tu pas un ami de ce Jésus de Nazareth ? » demanda-t-elle en le dévisageant à la lumière du feu. Pierre fut pris de panique. « Non, répondit-il, je ne connais pas cet homme ! » Il s’éloigna du feu et s’approcha du porche. Une autre servante le reconnut et cria : « C’est l’un des siens, il vient de Galilée ! » Mais à nouveau, Pierre nia. « Je n’ai rien à voir avec cet homme », protesta-t-il.

Peu après, Pierre conversait avec quelqu’un quand un homme vint vers lui et dit : « Toi, ici ! Tu es l’un des disciples de cet homme, n’est-ce pas ? Tu as le même accent que lui. Et je vous ai vus dans le jardin des Oliviers près de Gethsémani ». « Je ne sais pas ce que tu dis ! » répondit Pierre. Au même instant, un coq chanta et la lueur froide de l’aube éclaira le ciel. Alors Pierre se souvint des paroles de Jésus : « Avant que le coq chante pour annoncer le jour, tu m’auras renié trois fois ». Pierre leva les yeux. De loin, il pouvait voir le visage de Jésus, son Seigneur et Maître, face à ses accusateurs. Leurs regards se croisèrent, et Pierre éprouva une grande honte. Il aimait tant Jésus. Pourtant il avait été lâche, faible et déloyal. Pierre quitta la cour et pleura amèrement.

 

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Le procès de Jésus

le-grand-pretre.jpgA l’intérieur, le grand prêtre interrogeait Jésus sur ses disciples et son enseignement. Les chefs des Juifs avaient tenté en vain de trouver de faux témoignages contre Jésus. En dernier ressort, Caïphe lui demanda : « Es-tu le Christ, le Fils de Dieu ? » « Oui », répondit Jésus. Le grand prêtre s’écria : « Qu’avons-nous besoin d’autre preuve ? Cet homme a blasphémé ! » Et il se tourna vers les autres qui se trouvaient rassemblés. « Qu’en pensez-vous ? demanda-t-il. Il affirme être le Messie ». Tous furent d’accord pour dire que Jésus méritait la mort. Quelques-uns lui crachèrent au visage. Puis ils lui bandèrent les yeux et le frappèrent. Les gardes le rouèrent de coups. Comme les Juifs étaient gouvernés par les Romains, Jésus devait être jugé selon la loi romaine avant d’être exécuté. Alors, tôt le matin, les chefs des Juifs ligotèrent Jésus et le conduisirent au palais de Ponce Pilate, le gouverneur romain. Quand Judas apprit la condamnation à mort de Jésus, un terrible remords l’envahit. Il rapporta les trente deniers aux pharisiens. « J’ai péché, leur dit-il. J’ai trahi un innocent ». « Que nous importe ! » lui répondirent-ils. « C’est ton affaire ». Judas jeta l’argent dans le Temple. Puis, incapable de supporter sa faute, il se pendit. Pendant ce temps, Jésus était présenté à Pilate. « Il pousse le peuple à la révolte, expliquèrent les pharisiens au gouverneur, et il prétend être roi ». Puis ils lancèrent de fausses accusations contre Jésus, auxquelles il ne répondit pas. Pilate questionna longuement Jésus, mais ne trouva rien à lui reprocher. « Je ne trouve en cet homme aucun motif de condamnation », dit-il alors aux pharisiens. A chaque Pâque, il avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Ponce PilateOr, il y avait dans les cachots un dénommé Barabbas, accusé d’avoir fomenté une révolte et commis un meurtre. Pour satisfaire la foule, Pilate offrit de relâcher un des prisonniers : « Voulez-vous que je relâche le roi des Juifs ? » Entre-temps, les prêtres et les pharisiens avaient excité la foule contre Jésus. « Libère Barabbas ! hurlèrent-ils. Libère Barabbas ! » « Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs ? » demanda Pilate. « Crucifie-le ! criaient-ils, crucifie-le ! » Pilate hésitait avant de faire exécuter un innocent. « Pourquoi ? Qu’a-t-il donc fait de mal ? » Pour toute réponse, ils crièrent plus fort : « Crucifie-le ! » Le gouverneur romain était très ennuyé. Il prit une bassine d’eau et se lava les mains devant tous. « Je suis innocent du sang de cet homme », dit-il. Mais il fit flageller Jésus et le livra pour qu’il soit crucifié.

 

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28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 14:14

Jésus lave les pieds des disciples

A la fête de la Pâque, les Juifs mangent une viande d’agneau spéciale avec des herbes amères et du pain sans levain Ce jour-là, ils célèbrent la libération par Dieu du peuple opprimé en Égypte, et le jour où l’ange de la mort (l’ange exterminateur) passa outre, épargnant leurs maisons. « Où veux-tu que nous préparions le repas de la Pâque ? » demandèrent les disciples à Jésus. Il leur dit comment trouver l’endroit : « Allez en ville. Quand vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau, suivez-le. Il vous mènera à la maison. Là, demandez au propriétaire de vous montrer la pièce où nous prendrons le repas de la Pâque. Il vous montrera alors une grande pièce à l’étage, déjà meublée. C’est là que vous ferez les préparatifs pour le repas ». Les disciples firent comme Jésus avait dit et préparèrent le repas de fête. Ce soir-là, Jésus et les douze Apôtres se réunirent dans la pièce pour prendre ensemble leur dernier repas. Jésus savait que le moment était venu pour lui de quitter cette terre et de retourner vers son Père au Ciel. Il savait aussi que Judas cherchait une occasion de le trahir, et il l’acceptait. Avant de s’en aller, Jésus voulut montrer à ses disciples combien il les aimait. Ils se réjouissaient de manger ensemble. Mais, après leur marche, ils avaient les pieds brûlants et poussiéreux. La nourriture était servie, et Jésus prit une bassine et une serviette. Puis il s’agenouilla et se mit à laver les pieds de tous ses disciples. En ce temps-là, c’est au plus humble des serviteurs qu’incombait la tâche de laver les pieds des autres. 

Les disciples furent très surpris et émus que leur maître fasse cela pour eux. Mais, quand vint le tour de Simon Pierre, il ne put le supporter. « Non, Seigneur ! protesta-t-il. Tu ne me laveras pas les pieds ! » « Pierre, lui dit Jésus, si je ne te lave pas les pieds, tu n’auras pas de place avec moi ». Pierre voulut montrer à Jésus combien il l’aimait. « Alors Seigneur dit-il, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ». Jésus répondit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver les pieds. Toi-même tu es pur, Pierre... mais pas tous ». Jésus se référait à Judas, leur montrant ainsi qu’il savait qu’il y en avait un parmi eux qui n’était pas loyal. Quand il eut fini de leur laver les pieds, Jésus reprit sa place à table. « Comprenez-vous le sens de ce que je viens de faire ? demanda-t-il à ses disciples. Vous m’appelez Maître ou Seigneur, et je le suis vraiment. Et pourtant, moi votre Seigneur je désire faire quelque chose pour vous parce que je vous aime. Suivez mon exemple. N’oubliez jamais que personne n’a plus d’importance qu’un autre. Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

 

 

La Cène

Comme Jésus et ses disciples prenaient leur dernier repas ensemble, Jésus leur dit : « En vérité, je vous le dis, l’un de vous va me trahir ». Profondément scandalisés, les disciples lui demandèrent l’un après l’autre : « Qui, Seigneur ? Serait-ce moi ? » Il leur répondit : « C’est l’un des Douze. Celui qui mange avec moi, celui-là va me livrer. Mais malheur à l’homme par qui le Fils de Dieu est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ». C’est alors, pendant le repas pascal, que Jésus fit quelque chose d’extraordinaire pour que ses disciples se souviennent toujours de lui. Il prit du pain, rendit grâce à Dieu, le coupa en morceaux et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez et mangez-en tous. Ceci est mon corps, qui va être livré pour vous ». Ensuite, Jésus prit une coupe de vin, à nouveau il dit la bénédiction, puis il donna la coupe à ses disciples en disant : « Buvez-en tous. Ceci est mon sang, qui va être versé pour tous en rémission des péchés. Ce sang est le signe de la Nouvelle Alliance faite par Dieu avec tout son peuple ». Les disciples restèrent perplexes, mais firent ce que Jésus demandait. Et, tandis qu’ils mangeaient, 

Jésus trempa un morceau de pain dans la sauce aux herbes et le tendit à Judas, en lui disant : « Ce que tu dois faire, fais-le vite ». Les autres Apôtres ne comprirent pas ce que Jésus disait là. Judas prit le pain et sortit. Alors Jésus dit à ceux qui étaient restés : « Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus. Là où je vais, vous ne pouvez me suivre maintenant, mais vous me suivrez plus tard ». Simon Pierre, bouleversé à la pensée de perdre son maître, s’écria : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerais ma vie pour toi ». Jésus répondit : « Je te le déclare, Pierre, cette nuit, avant que le coq chante pour annoncer le jour, tu m’auras renié trois fois ». « Jamais, Seigneur, je ne te renierai ! dit Pierre. Même s’il me faut mourir avec toi ! » 

« Je vais vers mon Père vous préparer une place, dit Jésus. Un jour, je reviendrai et vous prendrai avec moi. Vous connaissez l’endroit ». Perplexe, Thomas lui demanda : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas. Comment connaîtrions-nous le chemin qui y mène ? » « Je suis le chemin qui mène à Dieu, dit Jésus ». Alors Jésus rassura ses disciples en leur disant que, quand il partirait, ils ne seraient pas seuls. Car Dieu leur enverrait le Saint-Esprit pour les guider et les aider. « Avant de vous quitter, je vais vous donner ma paix. Ce n’est pas une paix comme vous trouverez dans le monde. Gardez courage, n’ayez pas peur. Vous aurez à souffrir dans votre vie, mais, si vous avez confiance en moi, vous recevrez une force et une joie nouvelles ».

 

 

Jésus se prépare à mourir

Puis Jésus partit avec ses disciples sur le mont des Oliviers, dans un lieu appelé Gethsémani. Il y avait là un jardin tranquille où il aimait prier. Judas Iscariote savait que Jésus, après le dîner, s’y rendrait avec ses disciples. Il avait décidé que le jardin des Oliviers était l’endroit idéal pour arrêter Jésus. Il n’y avait pas de foule d’adeptes et donc pas de risque de révolte. Lorsque Jésus arriva à Gethsémani, il ressentit une angoisse profonde. « Restez ici, tandis que je vais prier un peu plus loin », dit-il à ses disciples. Puis, prenant Pierre, Jacques et Jean, il se retira à l’écart dans le jardin. « Mon âme est triste à en mourir, leur dit-il. S’il vous plaît, demeurez ici et veillez avec moi ». Et, un peu plus loin, Jésus tomba face contre terre et pria Dieu. « Père, dit-il, si c’est possible, éloigne de moi ces terribles souffrances qui m’attendent. Tu le peux, puisque tu peux tout. Cependant, que ce soit ta volonté qui soit faite, et non la mienne ». Jésus était tellement angoissé que, pendant qu’il priait, sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang. Quand il revint vers ses trois amis, il les trouva en train de dormir. « Ainsi, vous avez été incapables de veiller même une heure avec moi ? dit-il à Pierre avec tristesse. Restez éveillés et priez, pour ne pas être tentés. L’esprit est fort, mais la chair est faible ». Ensuite, Jésus s’éloigna deux fois encore pour prier. Il demanda à nouveau à son Père de lui épargner la mort pénible qu’il allait endurer. Dieu entendit les prières de son Fils, et il lui envoya un ange pour le réconforter. Quand Jésus revint pour la troisième fois près de ses disciples, il leur dit : « Qu’avez-vous à dormir ? Réveillez-vous maintenant. Le moment est venu pour le Fils de Dieu d’être livré à ses ennemis. Regardez, voici celui qui m’a trahi ! »

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28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 13:25

 

Le dimanche des Rameaux

Béthanie, où Jésus demeurait, n’était pas loin de Jérusalem. Des centaines de pèlerins affluaient de tout le pays vers le Temple pour les fêtes de la Pâque. La rumeur de l’incroyable miracle de Jésus ressuscitant Lazare était parvenue aux oreilles de beaucoup de ces Juifs, qui étaient impatients de voir Jésus de leurs propres yeux. Pendant ce temps, Jésus se préparait lui aussi à entrer à Jérusalem. Il dit à ses disciples : « Allez au village. A l’entrée, vous trouverez un ânon attaché. Personne ne l’a encore monté ». Jésus poursuivit : « Détachez-le et amenez-le-moi. Si l’on vous dit quelque chose, répondez simplement que le Seigneur en a besoin, mais qu’il le renverra bientôt ». Les disciples allèrent donc et trouvèrent le petit âne. Quand les gens surent que c’était pour Jésus, ils furent très contents de le voir partir. Les disciples de Jésus lui amenèrent l’ânon et disposèrent leurs manteaux dessus. Bien que n’étant pas dressé, le jeune animal était très content d’être monté par Jésus. Jésus et ses disciples partirent ainsi à Jérusalem. L’ânon gravissait d’un pas ferme la route escarpée menant à la ville, portant fièrement son précieux fardeau. Comme Jésus se rapprochait de Jérusalem, des foules en liesse sortirent à sa rencontre. Les uns étalaient leurs manteaux sur le chemin, d’autres brandissaient des rameaux et des palmes sur son passage. Tout le monde applaudissait Jésus et l’accueillait. « Hosannah ! criaient-ils. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Il est le roi que nous attendons tous ». Les pharisiens étaient furieux de ce qu’ils voyaient et entendaient. « Voyez comme tous l’adorent ! murmuraient-ils. D’une manière ou d’une autre, nous devons nous débarrasser de ce Jésus ».

Jésus dans le Temple

Quand Jésus arriva à Jérusalem, il alla droit au Temple pour observer ce qui se passait autour. Mais, comme le soir tombait, il ne s’attarda pas et retourna avec les douze Apôtres à Béthanie pour la nuit. Le lendemain matin, ils repartirent pour Jérusalem. Ses disciples remarquèrent que Jésus était tourmenté par quelque chose. Une fois arrivés au Temple, ils comprirent. Dans la cour du Temple, des marchands avaient dressé des tables où ils proposaient leur marchandise à la foule des pèlerins venus célébrer la Pâque. Les visiteurs cherchaient à acheter des animaux ou des oiseaux pour les sacrifices, et les marchands sans scrupules les vendaient à prix d’or même aux plus pauvres. Les collecteurs d’impôts et les changeurs également trompaient les pèlerins juifs, qui étaient venus de loin pour adorer le lieu saint. D’autres marchands utilisaient la cour comme raccourci à travers les rues de la ville : ils la traversaient en tous sens, transportant sur le dos toutes sortes de marchandises. Jésus n’en croyait pas ses yeux. Il était outré. C’était la maison de son Père, un lieu saint, construit spécialement pour la prière et l’adoration. Pourtant, les prêtres du Temple autorisaient tous ces commerces louches à l’intérieur des murs. Dans un accès de fureur contre les marchands, Jésus culbuta toutes les tables. « Dieu dit que sa maison doit être une maison de prière et d’adoration pour toutes les nations s’écria Jésus. Mais, regardez ce que vous en avez fait : un repaire de brigands ! » 

Et il chassa les changeurs et fit rouler par terre les pièces de monnaie. Le peuple était en admiration devant le courage de Jésus, qui n’avait pas peur de dire la vérité et de défier les prêtres et les vendeurs malhonnêtes. Le peuple juif comprenait ce qu’il disait, et il était ravi de son enseignement. Mais quand les grands prêtres et les scribes du Temple entendirent parler de cette sortie de Jésus au Temple, ils furent confortés dans leur idée de s’en débarrasser.

Le complot contre Jésus

Dès lors, les pharisiens et les grands prêtres cherchèrent à tout prix un moyen de se saisir de Jésus par la ruse. Ils voulaient l’arrêter, mais il leur fallait trouver une raison valable vis-à-vis du peuple. Jésus savait qu’ils complotaient et, un jour qu’il enseignait dans le Temple, il dit cette parabole que les pharisiens pouvaient clairement entendre. « Il était une fois un homme qui planta une vigne, dit Jésus à ceux qui l’entouraient. Il y mit tout ce qu’il fallait pour faire du bon vin. Puis il loua sa vigne à des vignerons et partit en voyage ». Quand arriva la saison des vendanges, il envoya un serviteur aux vignerons pour chercher une part de la récolte. Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le battirent et le renvoyèrent les mains vides. Le propriétaire envoya alors un autre serviteur, qui fut traité de même. Puis un troisième serviteur, et cette fois les vignerons le tuèrent. Au bout d’un certain temps, il envoya d’autres serviteurs, plus nombreux, et ils furent battus ou tués comme les autres ». Finalement, le propriétaire de la vigne décida d’envoyer son fils bien-aimé. « Lui, au moins, sera bien traité, se dit-il. Ils le respecteront ». Mais les vignerons, quand ils reconnurent le fils, se mirent à comploter en disant : « C’est son fils et son héritier. Tuons-le, et nous hériterons de la vigne ! » Jésus poursuivit : « Les vignerons se saisirent alors du précieux fils du propriétaire, le tuèrent et le jetèrent hors de la vigne ». Jésus demanda : « A votre avis, que va faire le propriétaire de la vigne ? » Après une pause, il dit : « Il viendra tuer lui-même ces vignerons et il donnera sa vigne à d’autres ». Ses auditeurs comprenaient que la vigne représentait la nation juive, et que le propriétaire était Dieu. Les grands prêtres avaient reçu leur privilège de Dieu. Au fil des siècles, le Seigneur avait envoyé de nombreux prophètes, qu’ils avaient tués ou ignorés. Et maintenant qu’il envoyait son propre fils, les vignerons projetaient de le tuer, aussi. En entendant la parabole, les pharisiens furent pris de colère. « Il faut trouver un moyen d’arrêter ce fauteur de troubles, dirent-ils. Mais impossible pendant la Pâque, il y aura une révolte ».

Tandis que les pharisiens et les grands prêtres complotaient la mort de Jésus, l’un des disciples, Judas Iscariote, leur rendit visite. Judas avait décidé de quitter Jésus. Ce qui l’intéressait, c’était le pouvoir et les richesses, non pas une vie au service des autres et à aider les pauvres. Il avait attendu un Messie qui soit un puissant guerrier et avait espéré faire partie des douze ministres choisis. « Combien me donnerez-vous, demanda Judas aux prêtres, si je vous dis où et quand vous pourrez arrêter Jésus ? » Les pharisiens n’en revenaient pas de leur chance. Jésus trahi par l’un de ses disciples ! « Nous te donnerons trente deniers », proposèrent-ils. Judas prit l’argent, et il attendit dès lors une occasion favorable pour livrer son maître.

 

 

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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 22:42

Annociation-1.jpgAu nord de la Judée, dans une ville de la Galilée appelée Nazareth, vivait un homme du nom de Joseph, un descendant du grand roi David. Joseph était charpentier et travaillait durement pour gagner sa vie. Il était tout heureux, car il était fiancé à une belle et douce jeune fille qui s’appelait Marie. Un jour que Marie était tranquillement assise seule dans sa maison, une lumière éblouissante emplit la pièce et elle entendit une voix. Marie leva les yeux. Devant elle se tenait Gabriel, l’ange du Seigneur. « Sois sans crainte Marie, lui dit l’ange. Dieu est avec toi. Il m’a envoyé t’annoncer une bonne nouvelle. Voilà que tu vas avoir un fils, un enfant hors du commun. Tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera le roi promis par Dieu, celui que tous attendent. Et son règne n’aura pas de fin ». Marie cependant, demanda : « Comment pourrai-je avoir un enfant, ne suis pas encore mariée ? »

« Ton fils naîtra de la puissance de Dieu, répondit l’ange Gabriel. On l’appellera Fils de Dieu. Ta cousine Elisabeth attend un enfant, elle aussi. Or elle pensait qu’elle n’en aurait jamais. Car, vois-tu, rien n’est impossible à Dieu ». « Je ne comprends pas, répondit Marie. Mais je ferai ce que Dieu demande ».

Quand l’ange la quitta, Marie demeura un moment à méditer. Puis elle résolut de rendre une visite à sa cousine Elisabeth, qui était enceinte aussi. A la vue de Marie, Elisabeth fut transportée de joie. Elles tombèrent dans les bras l’un de l’autre et s’embrassèrent, très heureuses.

« Dieu fait des merveilles ! s’exclama Elisabeth. Heureuse sois-tu, Marie, toi qui vas être la mère de mon Seigneur ». Marie, toute à sa joie, resta trois mois chez Elisabeth, puis s’en retourna chez elle.

Mais, quand elle apprit à Joseph qu’elle était enceinte, il fut troublé et ne sut que penser. Il ne parvenait pas à croire à cette histoire que lui racontait Marie. Il semblait si étrange qu’un ange du Seigneur ait pu apparaître à Marie. Joseph prit la décision de ne plus se marier avec Marie, puisqu’elle attendait un enfant. Mais voici que, cette nuit-là, un ange du Seigneur lui apparut en songe : « Ne crains pas, dit-il, d’épouser Marie. Elle n’a rien fait de mal. Dieu l’a choisie pour être la mère de son Fils, le Seigneur promis. Tu l’appelleras Jésus, qui veut dire « Dieu sauve », car c’est lui qui sauvera le peuple de toutes ses fautes. Prends Marie pour femme, tu le dois, et aie soin de Jésus comme s’il s’agissait de ton propre fils ». Le lendemain, Joseph éprouva un grand soulagement. Il comprit que Marie lui avait dit la vérité. Joseph se rendit en hâte auprès d’elle. « Je te demande pardon de n’avoir pas cru en toi, Marie. Nous devons nous marier ».

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20 mars 2021 6 20 /03 /mars /2021 18:45

Vous trouverez le fichier PDF et en PPTX sur la vie de Jésus de l'entrée à Jérusalem jusqu'à la Pentecôte.

Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
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Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte
Des Rameaux à la Pentecôte

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 08:18

La monnaie n’existe en Israël qu’à partir du 7e siècle avant Jésus-Christ. Auparavant, l’achat et la vente se font au moyen du troc. On échange des biens de toutes sortes : chèvres, montons, bijoux, bois, aliments.

Puis pour payer, on utilise progressivement les métaux précieux : or, argent, cuivre, dont on fixe peu à peu le poids et la valeur. C’est ce qui explique que les monnaies portent le même nom que certains poids... Pour lire la suite, cliquez ci-dessous

 

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 16:00

Les vêtements sont fait de laine de mouton ou de poil de chèvre, et pour les riches de lin ou de soie. Jusqu’au 6è siècle avant Jésus-Christ, le coton est inconnu.

Les Hébreux s’habillent d’une longue chemise qui descend jusqu’au genou pour l’homme et jusqu’à la cheville pour la femme... pour lire la suite, cliquez sur le bouton DOCX ou PDF!

 

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 14:59

40 jours seul au désert

 

Jésus a donc vécu 30 années sans rien laisser percer de son secret. Joseph semble-t-il, est mort. En tout cas, désormais, nul ne parlera plus de lui. Marie, elle, se tait toujours. Les yeux fixés sur son fils, elle attend que l’heure soit venue où il se livrera tout entier à la mission que Dieu lui a confiée. Est-ce donc qu’elle a sonné, cette heure ?

Ce que vous devez bien comprendre, c’est que, différent de nous - si totalement différent ! – il est aussi un homme comme nous. Il a faim comme nous, soif comme nous, peur comme nous.

Avant de se jeter dans la merveilleuse et terrifiante aventure qui l’attend, il a besoin de prier Dieu. Parce que prier Dieu, c’est parler avec lui, prendre conseil de lui, trouver soutien en lui.

Dans ce désert, il va rester 40 jours. 40 jours ! Il va jeûner. Comme naguère Jean-Baptiste, il a dû se nourrir parfois de quelque insecte. Il a pu trouver un peu d’eau dans le lit d’un torrent ou le creux d’un rocher. Au bout de 40 jours, il a eu faim.

Le tentateur entre en scène

Cette faim, comment l’apaiser ? Engagé sur le chemin du retour, Jésus sent quelque chose près de lui : une présence, une voix ?

Elle retentit en lui, elle parle :

- Si tu es le fils de Dieu, commande que ces pierres deviennent des pains !

S’il est le Messie, rien ne serait en effet plus aisé pour lui que de changer ces cailloux en baguettes croustillantes. Plus tard, il fera des miracles de ce genre. Avec 5 petits pains, il nourrira une foule affamée. Mais, cette fois, l’étrange présence l’invite à exécuter un miracle dans son seul intérêt : quelle différence ! Il déjoue le piège et sa voix résonne dans le décor pierreux :

- Il est écrit : l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui vient des lèvres de Dieu.

A mesure qu’il descend de la montagne, les formes du paysage se précisent : à l’ouest, dans le lointain, il commence à discerner les approches de Jérusalem.

Son interlocuteur mystérieux ne se démonte pas. Jérusalem, l’unique, c’est une promesse de règne et de pouvoir. Le Messie qu’attendent les Juifs ne doit-il pas être un chef, un roi ?

La voix se fait plus insistante :

- Cette puissance et cette gloire, je te les donnerai, car elles sont entre mes mains. Je les livre à qui je veux. Prosterne-toi devant moi et elles sont à toi.

La réponse claque, méprisante :

- Il est écrit : « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et tu le serviras, lui seul. »

L’autre ne se déconcerte pas.

- Si tu es le fils de Dieu, jette-toi en bas. Les anges te porteront dans leurs mains.

Nouvelle réponse cinglante :

- Il est aussi écrit : « Tu ne tenteras le Seigneur ton Dieu. »

Seul maintenant le silence lui répond. L’autre a renoncé.

Jésus racontera tout cela à ses amis. Ils ne narreront à leur tour. Pour eux, aucun doute : celui qui a voulu tenter Jésus au désert n’était autre que le diable.

Ne l’imaginez pas avec des cornes et des pieds fourchus, ce démon. Vous saurez assez tôt que le mal accompagne tous les hommes et que, dans les moments mêmes où les meilleurs d’entre nous sont résolus à faire le bien, une tentation leur vient souvent de choisir le mal.

Jésus, comme tous les hommes, a connu cette tentation. Il en a triomphé.

Alain Decaux

  1. Pourquoi Jésus a-t-il voulu être tenté ?
  2. D'où viennent nos tentations ?
  3. De quels moyens disposons-nous pour les surmonter ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 21:47

Le temps du Carême a commencé, et je trouve que c'est le bon moment de parler de la nourriture au temps de Jésus.

Le repas

L’alimentation comprend deux repas principaux dans la journée : un à midi et un au coucher du soleil, plus le matin, un petit déjeuner réduit à une tranche de pain avec quelques olives. La nourriture du temps des patriarches nomades est très simple, voire rudimentaire : lentilles, fèves, grains torréfiés, laitages et viandes grillées que l’on mange accroupi autour d’un plat commun.

L'orge et le blé

L'orge et le blé sont les principales céréales avec lesquelles le paysan de la Bible fait son pain. L'orge, moins chère que le blé, est surtout la nourriture des pauvres. La récolte de l'orge a lieu en avril, celle du blé en mai-juin. Elle est parfois très abondante, mais elle est parfois compromise par la sécheresse, les vents brûlants ou les oiseaux. Quand vient le temps de la moisson, c'est la fête. De colline en colline, on entend le chant des moissonneurs. La moisson terminée, le paysan offre à Dieu les premiers produits de sa récolte au cours de la grande fête des moissons.

Le sel

Le sel occupe une place privilégiée dans l’alimentation, mais aussi dans la vie sociale et religieuse d’Israël. Il sert à assaisonner et à conserver les aliments. Le sel à un rôle protecteur, on le mêle au fourrage et on frotte de sel les nouveau-nés. On sale les sacrifices faits à Dieu et on utilise également le sel en signe de durée lorsque l’on conclut des accords, nommés alliances de sel. La mer Morte est une réserve de sel inépuisable.

Animaux purs

Tout animal qui a le sabot fourchu, fendu en deux ongles, et qui rumine, vous pourrez le manger. Les différentes espèces de sauterelles, criquets, grillons et locustes, les animaux aquatiques avec nageoires et écailles, les oiseaux non-cités comme interdits

Animaux impurs

Le chameau, le daman, le lièvre, le porc, l’aigle, le gypaète, l’orfraie, le busard, les différentes espèces de milans, les corbeaux, l’autruche, le chat-huant, la mouette et les différentes espèces d’éperviers, le hibou, le cormoran, la chouette, l’ibis, la hulotte, le vautour blanc, la cigogne et les différentes espèces de héron, la huppe, la chauve-souris, la taupe, la souris, les différentes espèces de lézards, gecko, lézard ocellé, lézard vert, lézard des sables et caméléon. Vous ne mangerez pas de leur chair ni ne toucherez leur cadavre, ils sont impurs.

La vigne

Pour le paysan, la vigne est l’un de ses biens les plus précieux. Il la cultive sur les coteaux ensoleillés et lui prodigue beaucoup de soins. Les vendanges ont lieu en automne. C’est une grande fête. Le raisin est foulé au pressoir creusé dans le rocher, tout près de la vigne. Comme il rend gai, le vin est signe de joie et de fête. La Bible compare souvent Israël à une vigne que Dieu chérit et pour laquelle il ne ménage pas sa peine. Hélas, il est souvent déçu de ne récolter que de mauvais raisins !

L’olivier

L’olivier pousse partout. On le reconnaît à son tronc noueux et à ses feuilles d’un brillant argenté. On récolte ses fruits en automne, on les presse et on en retire une huile savoureuse, utilisée pour de multiples usages : éclairer la maison, cuire les aliments, soigner les blessures et se parfumer. Chargé de fruits, il évoque aussi l’abondance de bonheur donnée par Dieu.

Le figuier

Le figuier est particulièrement apprécié pour son ombre. Avec la famille et les amis, on prend plaisir à s’y reposer pendant les grandes chaleurs de l’été. C’est pourquoi, dans la Bible, il est le symbole de la paix, du bonheur de vivre et de la fraternité. Il pousse même en terrain pierreux pourvu qu’il ait un minimum d’humidité. Ses premiers fruits sont très juteux. On les mange aussi séchés.

Le dattier

Dans la tradition juive, le dattier symbolise la vie. La Bible nous apprend que lorsque les Israélites entrèrent en Terre promise, il y poussait des dattiers. Le miel de dattes était fabriqué en faisant bouillir des dattes dans de l’eau, en les égouttant dans un linge et en faisant doucement réduire le jus obtenu.

L’amandier

L’amandier est un arbre qui fait pousser ses fleurs blanches ou rosacées bien avant les feuilles.  Il est donc le premier arbre printanier à fleurir.  Il revêt sa « robe de mariée » avant tout le monde. Les Hébreux l’appellent chaqed, qui signifie celui qui réveille ou celui qui veille. Dans le livre biblique de Jérémie, la branche d’amandier qu’avait vu le prophète symbolise la vigilance de Dieu sur l’exécution de sa parole - Jérémie 1.11.

Le grenadier

Le grenadier avait, comme l'olivier, la vigne et le figuier une grande importance économique en Palestine : « ... un pays de blé et d'orge, de vignes, de figuiers et de grenadiers, un pays d'huile d'olive et de miel ». La grenade représente un signe de richesse puisqu'elle est citée par Moïse avec le blé, l'orge, l'olivier et les autres produits de la terre de Canaan à la sortie d'Égypte.

La grenade ornait le bord inférieur de la robe du grand prêtre d'Israël (Exode 28, 33) et les deux chapiteaux qui surmontaient les deux colonnes du temps (1 Rois 7, 18). La grenade a toujours été un symbole fort pour la fertilité. Ceci est en rapport avec les très nombreuses graines que contient le fruit.

Vous trouverez ici ce texte illustré en DOCX et PDF.

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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 13:46

La Palestine au temps de Jésus

La Palestine, longue de 200 km, large de 50 à 100 km, connaît un climat sec en été ; la saison de pluies va d'octobre à avril. A l'ouest s'étendent des plaines fertiles. La vallée du Jourdain, très encaissée est presque désertique. De part et d'autre du fleuve s'élèvent deux chaînes de montagnes, de 600 à 1200 m d'altitude.

Les provinces

  • L'Idumée : ancien royaume d'Edom, conquis en 126 avant J-C.
  • La Judée : district de Jérusalem.
  • La Samarie : pays des Samaritains, descendants des juifs et des Assyriens.
  • La Galilée : région-frontière, habitée par les juif et les non-juifs.
  • La Pérée : elle fut conquise au 1er siècle avant J-C.
  • La Décapole : ensemble de 10 villes de populations non juives rattachées au proconsul romain de Syrie.
  • L'Iturée, la Gaulanitide, La Batanéee, la Trachonitide : conquises par Hérode le Grand.
  • Les villes libres de la côte méditerranéenne : Ascalon, Gaza.

 

 

 

 

 

 

Vous trouverez les 10 premiers dessins au temps de Jésus et les 10 autres de nos jours.

Aéroport
Chapelle Nativité
Jardin Oliviers
Jérusalem
Synagogue

 

 

 

 

 

 

Tibériade
Le Jourdain
Puits de Jacob
Temple
Nazareth

 

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