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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 09:40

Luc nous donne la version la plus détaillée de ce qui arriva le jour de l'Ascension.

Jésus amena les disciples hors de Jérusalem, jusqu’à Béthanie. Là il leva les mains et les bénit, et pendant sa bénédiction il les quitta et fut enlevé au ciel.

Un nuage le cacha de la vue des disciples. Pendant qu’ils fixaient encore le ciel du regard, apparurent soudain deux hommes vêtus de blanc à leurs côtés.

« Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? demandèrent-ils. Ce Jésus qui vous a été enlevé pour le ciel viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel ».

Après sa disparition les onze disciples retournèrent à Jérusalem et bénissaient Dieu dans le Temple. Ils se réunissaient souvent pour prier ensemble avec les femmes qui étaient restées fidèles à Jésus. Marie, la mère de Jésus, fit partie du groupe, ainsi que d’autres membres de sa famille et que Luc décrit comme ses frères.

Un jour, environ cent vingt fidèles étaient réunis. Pierre leur annonça qu’il trouvait souhaitable de choisir quelqu’un pour remplacer Judas Iscariote. Il proposa deux personnes : Joseph et Matthias.

Ensuite ils prièrent tous ensemble, demandant à Dieu de leur montrer lequel des deux devait être désigné, puis ils tirèrent au sort et c’est Matthias qui fut choisi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 avril 2022 7 24 /04 /avril /2022 20:20

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Marc 01Le prénom Marc vient du mot latin marcus signifiant marteau. Il est fêté le 25 avril. Marc l’Evangéliste est le patron de Venise, des éleveurs de bovins et d’ovins, des scribes, des notaires et des vitriers. Il est invoqué par les prisonniers.

Attributs : le lion, parfois ailé (qui orne notamment une colonne de granit érigée à proximité de la basilique bysantine Saint-Marc, à Venise), une plume pour écrire, un rouleau de parchemin ou un livre.

Prénoms apparentés : Marcie, Marcien, Marco (italien), Marcolin, Marcos (espagnol), Marcus (latin), Mark (anglais), Markus (allemand).

Jean, appelé Marc

L’Evangéliste Marc est nommé Jean dans les Actes des Apôtres (Marc est le surnom que lui donnent par la suite les Romains), mais n’est pourtant pas un des douze Apôtres. Il appartient probablement à la tribu hébraïque des Lévites. Sa mère, une riche veuve dénommée Marie (une autre femme que la mère du Christ), accueille les Apôtres dans sa maison de Jérusalem. C’est dans cette demeure, assez grande pour recevoir les premiers chrétiens de la ville sainte, que Marc, dès son plus jeune âge, rencontre sans doute Pierre après que ce dernier s’est évadé de prison, en l’an 43.

Des rapports difficiles avec Paul

Marc accompagne Paul de Tarse et son cousin l’Apôtre Barnabé lors du premier voyage évangélique effectué par ces derniers. Mais, sitôt arrivé en Pamphylie (ancienne région d’Asie Mineure), il refuse d’accompagner les deux hommes dans le nord de la Tauride et retourne à Jérusalem. Les trois hommes sont ensuite de nouveau réunis. Paul refuse alors d’emmener Marc avec lui lors d’une seconde mission et part en Asie Mineure, tandis que Marc et Barnabé s’en vont à Chypre. Marc et Paul se réconcilieront néanmoins plus tard, et seront de nouveau réunis lorsqu’ils seront tous deux emprisonnés à Rome.

L’auteur du plus court et du plus ancien des Evangiles

Après la Crucifixion, Marc devient le disciple préféré et le porte-parole de Pierre qui l’appelle son frère. Marc est le rédacteur de l’Evangile qui porte son nom et est le second des quatre textes de cette nature qui figurent dans le Nouveau Testament. Une tradition veut que ce texte ait été écrit sous la direction de Pierre, entre 60 et 74, mais il est très possible que Marc ait assisté à l’arrestation de Jésus par les soldats ; dans ce cas, il pourrait ne faire qu’un avec le jeune homme qui s’enfuit alors, nu, en laissant son vêtement aux mains des Romains. Cet épisode n’est d’ailleurs relaté que dans l’Evangile selon saint Marc. Le texte de saint Marc est le plus court et le plus ancien des quatre Evangiles. D’un style précis et vif, dénué d’élégance inutile, il a sans doute inspiré ceux qui ont été rédigés par Luc et Matthieu.

Evêque puis martyr à Alexandrie

Selon la légende, Marc est le premier évêque d’Alexandrie, en Egypte. Peu après son arrivée, il fait réparer ses sandales par le cordonnier Anian. Celui-ci se blesse avec son alêne (poinçon pour percer le cuir), mais Marc le guérit de manière miraculeuse. Marc passe pour avoir été martyrisé à Alexandrie sous le règne de l’empereur Néron, vers 74 ou, selon une autre tradition, plus tard, sous le règne de Trajan. Les bourreaux s’emparent de Marc alors qu’il s’apprête à célébrer la messe. Marc est traîné dans la cité à l’aide d’une corde et accablé de coups de massue. Il meurt avant que ses tortionnaires aient pu le lapider. Une pluie divine éteint le bûcher où son corps a été placé et empêche que celui-ci soit consumé par les flammes. Ses restes sont d’abord vénérés à Alexandrie.

Vénéré à Venise

Les reliques de Marc sont ensuite transférées en 829 à Venise et se trouvent aujourd’hui dans la basilique dédiée à ce saint qui porte son nom. Bâti entre 1063 et 1073 et souvent remaniés jusqu’au XVIIème siècle, cet édifice surmonté de coupoles recèle plusieurs représentations du saint : Marc figure notamment en mosaïque au revers du portail principal et en sculpture sur les portails latéraux. L’évangéliste est enterré sous le maître-autel, surmonté d’un baldaquin de marbre vers supporté par des colonnes d’albâtre. A proximité de la basilique, s’élève une célèbre colonne de granit qui supporte un lion ailé, symbole de l’évangéliste.

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Saint-Luc-01.jpgLe prénom Luc vient du latin Lucius, nom venant du mot lux (lumière). Il est fêté le 18 octobre. C’est le patron des bouchers, des chirurgiens, de fileurs de verre, des médecins, des peintres et des relieurs.

Attributs : un bœuf ailé portant parfois une écritoire, un évangile, une palette de peintre, une robe de docteur.

Prénoms apparentés : Loukas (grèc), Luca (italien), Lucain, Lucan, Lucas (espagnol et français), Luce, Lucky, Luke (anglais), Lugo (langue d'oc), Lukas (allemand et breton).

L’auteur d’un évangile et des Actes des Apôtres

Luc naît à Antioche, en Turquie, ou plus vraisemblablement, en Grèce. Il est rédacteur des Actes des Apôtres, qui figurent dans le Nouveau Testament et constituent une importante source d’informations concernant les premiers temps du christianisme, ainsi que du troisième des quatre Evangiles. L’ensemble de ces textes font de Luc l’auteur qui a pris la plus large place dans la rédaction des différents textes que comporte la Bible. Elevé dans le paganisme, Luc se convertit à la religion chrétienne, sans doute vers l’an 40, à Antioche. Instruit, connaissant le grec et le latin, il est, parmi les premiers chrétiens, l’un des plus cultivés ; il s’intéresse notamment à l’histoire, à la géographie et au gouvernement des hommes. A cette caractéristique, s’ajoute la grande modestie dont Luc fait preuve tout au long des récits qui concernent la vie et l’œuvre du Christ et de ses Apôtres.

Un des compagnons de Saint Paul de Tarse

Luc apprend la médecine à Tarse, en Asie Mineure. C’est peut-être dans cette ville qu’il rencontre saint Paul. En effet, la tradition fait de l’évangéliste Luc la même personne que le chrétien, lui aussi nommé Luc, qui accompagne, sans doute à partir de l’an 57, Paul de Tarse lors de plusieurs de ses voyages. Luc, dont la tradition fait un célibataire, est aux côtés de Paul lors de la seconde mission effectuée par ce dernier dans la ville de Philippes, en Macédoine. Pendant un temps, il devient l’évêque de cette cité, quoiqu’une autre tradition assure que Luc n’ait jamais été ordonné prêtre. Luc est avec Paul lorsque celui-ci fait naufrage à Malte, en se rendant à Rome.

Un évangile pour les plus cultivés des gentils

Luc rédige l’Evangile qui porte son nom ainsi que les Actes des Apôtres soit, durant la captivité de Paul de Tarse à Rome, soit peu après que celui-ci a été martyrisé, lors des persécutions menées sous le règne de l’empereur Néron. Luc écrit sans doute son évangile pour que le christianisme naissant puisse disposer d’un texte adapté à ses besoins. Un texte qui soit rédigé dans une langue (le grec) plus littéraire que celle utilisée par saint Marc dans son propre évangile, et qui soit davantage accessible aux gentils, c’est-à-dire aux non-juifs et aux non-chrétiens, que l’Evangile de saint Matthieu. D’une manière générale, l’Evangile de saint Luc montre, outre sa douceur et sa bonté, l’intérêt et la compassion dont le Christ témoigne à l’égard de tous ceux qui sont placés aux marges du peuple juif, tout à la fois les femmes, les lépreux, les pauvres et les Samaritains (habitants de la région de Samarie). A tous ces exclus, Luc annonce le message de miséricorde du Christ.

Un martyr improbable

Après la mort de Paul, sans doute vers 66, Luc quitte la Ville éternelle. A partir de cette date, il n’existe plus de sources fiables concernant la vie de ce saint, même si une tradition incertaine fait de cet évangéliste l’évêque de Thèbes, en Grèce. Il est vraisemblable que Luc soit mort, comme l’indiquent certaines sources, à l’âge de 84 ans, en Béotie (région de la Grèce). Mais, selon d’autres traditions, il passe pour avoir été martyrisé, quoique cela soit très improbable, à Patras, en Grèce. Constantinople et Padoue ont revendiqué le privilège de détenir ses reliques.

Le portraitiste de la Vierge

Pétri de considérations témoignant de la bonté de son rédacteur, l’Evangile de saint Luc, rédigé entre les années 70 et 90, comporte de nombreux renseignements concernant la Nativité. Sans doute est-ce le signe que l’Evangéliste a rencontré la Vierge Marie et s’est entretenu avec elle. Il est possible que Luc ait également bénéficié des souvenirs de saint Jean, qu’il a pu rencontrer à Jérusalem. De surcroît, selon la légende, Luc aurait réalisé le portrait de Marie, voire plusieurs icônes de la Vierge. En tant que patron des peintres, saint Luc a été représenté par de nombreux artistes, notamment Le Greco, Mantegna, Le Sodoma, Raphaël, Van der Weyden, Zurbaran.

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Le prénom Matthieu vient d’un mot araméen signifiant « don de Dieu ». Il est fêté le 21 septembre. Il est le patron des agents du fisc, des banquiers, des comptables, des douaniers et des fonctionnaires.

Attributs : un évangile, un rouleau, une épée.

Prénoms apparentés : Maffeo, Maiolo, Matteo (italien), Mateo (espagnol), Mateu (catalan), Mathias, Mathieu, Mattew(s) (anglais), Matthaeus (alsacien et latin), Mattheus (flamand), Maze (breton), Thadée (langues slaves).

Un percepteur devenu apôtre du Christ

Matthieu-01.jpgMatthieu (nommé Lévi dans les Evangiles de Luc et de Marc) est un publicain, un percepteur de taxes et d’impôts (poste lucratif et recherché à l’époque), qui exerce dans la ville de Capharnaüm. Mais le nouveau Testament apporte peu de précisions concernant sa vie et sa personnalité. Il raconte néanmoins que c’est à la demande de Jésus que Matthieu abandonne son métier. L’ancien percepteur est l’auteur du premier des quatre Evangiles. Ce texte, auquel l’Eglise accorde une très grande importance, comporte une quantité de précisions qu’explique peut-être la formation professionnelle de leur auteur.

Le martyre en EthiopieMatthieu-02.jpg

Durant les quinze années suivant la crucifixion, Matthieu prêche l’Evangile aux juifs de Palestine. Après que les Apôtres se sont dispersés, Matthieu par évangéliser l’Ethiopie. Il parvient à l’emporter sur deux magiciens que les habitants de ce pays adorent comme des dieux. Matthieu triomphe également des dragons qui accompagnent les deux hommes. Il ressuscite par ailleurs la fille du roi Hégésippe, ce qui entraîne la conversion de ce dernier. Mais l’Apôtre est mis à mort après qu’il s’est opposé au mariage du roi Hirtiacus avec sa nièce. Selon la tradition retenue, Matthieu est décapité, brûlé vif ou lapidé.

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Le prénom Jean vient de l’hébreu Yehohanan ou Iohanan (grâce de Dieu). Il est fêté le 27 décembre. Jean l’Évangéliste est le patron des écrivains, des éditeurs, des libraires et des théologiens.Jean-l-evangeliste1.jpg

Attributs : un aigle, une coupe contenant une vipère, un cuve d'huile bouillante, un livre.

Prénoms apparentés : Dzhin, Yohan(s) (yiddish), Giovanni (italien), Hans (allemand), Ivan, Yvan (russe), Jack (anglais), Jacki, Jan (flamand), Janos (hongrois), Jehan (ancien français), Jensen (hollandais), Joao (portugais), Johann (allemand), John, Johnny (anglais), Jouan (occitan), Juan (espagnol), Iban (basque), Sean (irlandais), Yahia (arabe), Yann, Yannick (breton),

Le fils du tonnerre

Jean l’Évangéliste est un pécheur de Galilée comme son père Zébédée et son frère aîné, Jacques. C’est celui-ci qui l’appelle auprès de Jésus. L’un et l’autre des deux frères sont, sans doute en raison de leur caractère fier, surnommés les « fils du tonnerre ». Les deux hommes ne demandent-ils pas un jour à Jésus de faire tomber le feu sur des Samaritains qui ont refusé de leur préparer un logement ? Selon la tradition, Jean est celui des Apôtres que Jésus préfère et aime « comme lui-même ».

Le plus jeune des Apôtres

Jean, qui est le plus jeune des Apôtres, assiste à plusieurs des épisodes qui sont retracés dans les quatre Evangiles. Il est présent lors de la résurrection par Jésus de la belle-mère de Pierre et de celle de la fille de Jaïre ; il assiste également à la Transfiguration du Christ sur le mont Thabor. Au moment de la Cène, Jean pose sa tête sur la poitrine de Jésus, il est là lors de la Crucifixion et réconforte la Vierge. C’est à lui que Jésus la confie. Jean se trouve avec Pierre lorsque les Saintes Femmes leur annoncent que le corps de Jésus n’est plus dans le tombeau où il a été enseveli. Plus jeune que Pierre, il se dépêche et arrive le premier devant le tombeau où il n’ose pourtant pas entrer.

« Pilier de l’Eglise »

Après la Crucifixion, Jean se rend à Ephèse (en Asie Mineure). Avec Pierre, son frère Jacques le Majeur et Jacques le Mineur, il est un des « Piliers de l’Eglise ». Après que son frère Jacques a été décapité sur l’ordre du roi Hérode de Judée vers 44, Jean quitte la Palestine. Il y revient vers 57, alors que Jacques le Mineur est devenu évêque de cette contrée. Ses déplacements ultérieurs sont mal connus. Peut-être demeure-t-il un temps à Ephèse avant d’aller à Rome durant les persécutions de Domitien. Il est jeté dans une cuve emplie d’huile bouillante, mais sort indemne de ce supplice. Par la suite probablement exilé à Patmos, il retourne enfin à Ephèse.

Le rédacteur d’un Évangile et de trois épîtres

Dans cette ville d’Asie Mineur, Jean rédige l’Évangile qui porte son nom, à la demande de l’évêque local qui veut lutter contre les hérésies. Cet ouvrage est notamment caractérisé par sa brièveté, sa concision et sa dimension théologique : il tient pour acquis que les détails concernant la vie et la mort du Christ sont connus, et s’intéresse davantage à la dimension divine du Messie. Par ailleurs, Jean écrit trois épîtres dont la première proclame que « Dieu est amour ».

L’Apocalypse

Mais, malgré certaines parentés dans l’écriture, il n’est pas du tout certain que Jean ait rédigé l’Apocalypse, le dernier livre de l’Ancien Testament. Cet ouvrage, qui raconte la fin du monde décrite par Jésus lors d’une vision qu’aurait eue l’Évangéliste, s’inscrit en fait dans un genre littéraire dont plusieurs traces existent dans l’Ancien Testament. Aux termes de ce texte, Jean monte au Ciel et y rencontre Dieu. Il contemple alors plusieurs apparitions consacrées aux malheurs terrestres, à la lutte contre le principe du Mal et à l’instauration d’un nouvelle Jérusalem, demeure de Dieu et des hommes. Par la richesse de ses images et sa puissance d’évocation, l’Apocalypse a inspiré de nombreux artistes.

La coupe empoisonnée

Un jour, dans la cité d’Ephèse, le prêtre de Diane tend à Jean une coupe empoisonnée avec du venin de serpent ou de dragon. L’Apôtre boit le liquide sans en pâtir. Il meurt paisiblement quelques années plus tard, vers 100. Jean est le seul des apôtres à périr de mort naturelle. Selon la légende, il est, comme la Vierge Marie, enlevé vers le ciel à l’heure de son trépas.

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Commencement de la première lettre de saint Jean 1, 1-4

« Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons ».

Bien-aimés, ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.

Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous.

Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous.

Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ. Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite…

Si vous voulez lire la suite, cliquez ici

Source : http://www.whynotflores.com/bd.html

 

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14 avril 2022 4 14 /04 /avril /2022 21:06

Le lendemain, de grand matin, les femmes qui pleuraient Jésus se dirigèrent vers le tombeau. Elles apportaient avec elles des aromates et des parfums pour embaumer le corps de Jésus. En chemin, elles se disaient : « Comment ferons-nous pour pénétrer à l’intérieur. Nous n’aurons pas la force de soulever cette énorme pierre ! » Or, quelle ne fut pas leur surprise, en approchant, de voir que la pierre avait été roulée sur le côté du tombeau et que les gardes avaient disparu. Les femmes cherchèrent dans l’obscurité le corps de Jésus. Mais elles ne virent que les bandelettes de lin, soigneusement pliées à l’endroit où se trouvait le corps. « Il est parti ! s’écria l’une des femmes. Quelqu’un aura dérobé son corps ! » Soudain, un ange leur apparut et une lumière resplendissante illumina la tombe. « N’ayez pas peur, dit l’ange. Je sais bien que vous cherchez Jésus, qui a été crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité d’entre les morts, comme il l’avait promis. Voici l’endroit où on l’avait mis. Vite, allez l’annoncer à ses disciples et dites-leur qu’il vous précède en Galilée. C’est là que vous le verrez ». Toutes tremblantes, les femmes sortirent et s’enfuirent du tombeau. Pleines de joie, elles coururent vite annoncer aux disciples la bonne nouvelle. Quand les femmes dirent ce qu’elles avaient vu et entendu, les disciples ne les crurent pas. Il-est-vivant.jpgEt Pierre et Jean décidèrent d’aller voir par eux-mêmes. En arrivant, Pierre entra dans le tombeau. Tout était comme les femmes l’avaient dit. Le linge funéraire dont on avait enveloppé la tête de Jésus était plié et posé à côté de l’autre linge de lin sur le rebord de pierre. A son tour, Jean regarda à l’intérieur et constata lui aussi que le tombeau était vide. Les deux disciples, ne sachant que penser, quittèrent le jardin et s’en retournèrent chez eux. Mais Marie de Magdala, qui était avec eux, resta derrière. Elle se tenait avec tristesse devant le tombeau vide et se mit à pleurer. C’est alors que Marie entendit une voix d’homme derrière elle : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, Marie lui dit : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu as mis le corps de mon Maître ». Alors, très doucement, Jésus dit : « Marie ». Comme il prononçait son nom, elle reconnut la voix familière, celle qu’elle aimait tant. Marie se retourna prestement et reconnut Jésus. « Maître ! » s'écria-t-elle, folle de joie. « Va trouver mes disciples et dis-leur que je suis ressuscité, lui dit Jésus. Dis-leur que je monte vers mon Père, qui est aussi votre Père, et vers mon Dieu, qui est aussi votre Dieu. Mais qu’auparavant je leur apparaîtrai en Galilée ». Et, en ce glorieux dimanche matin, Marie de Magdala courut vers les onze disciples. « J’ai vu le Seigneur ! cria-t-elle, le cœur bondissant d’allégresse. Il est vivant ! »

Vous trouverez ce texte en PDF.

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14 avril 2022 4 14 /04 /avril /2022 08:38

 

le-Golgotha.jpgLe Golgotha

Après avoir été flagellé, Jésus fut emmené sous escorte dans la cour du palais. « Ah, tu es roi ? lui disaient-ils. C’est ce que nous allons voir ! » Les soldats dévêtirent Jésus et lui firent passer une robe pourpre. Ils tressèrent une couronne d’épines et la lui mirent sur la tête. Puis, ployant le genou devant lui, ils se moquèrent de lui. « Salut, roi des Juifs ! » criaient-ils. Et ils lui crachaient dessus et le frappaient à la tête avec un roseau. Quand ils se furent bien moqués de lui, les soldats emmenèrent Jésus pour le crucifier. Selon la coutume, celui qui était condamné au supplice de la croix devait porter lui-même sa croix hors de la ville, jusqu’à une colline appelée Golgotha (le Calvaire). Affaibli par les coups, Jésus fut bientôt incapable de porter sa croix. Les gardes avisèrent alors un robuste Africain nommé Simon de Cyrène, qui venait vers eux. « Tu sembles faire l’affaire, lui dirent-ils. Porte la croix de cet homme jusqu’au lieu de l’exécution ». Quand ils arrivèrent au sommet de la colline, les soldats firent étendre Jésus sur la croix, puis ils lui clouèrent les mains et les pieds avec de longues pointes. Alors, soulevant la croix, ils la plantèrent dans le sol. Jésus entra en agonie dans une chaleur étouffante. Au-dessus de sa tête, les Romains avaient écrit : « Jésus, roi des Juifs ».

La crucifixion

la-crucifixion-1.jpgLes gardes s’assirent au pied de la croix avec la tunique de Jésus. « C’est une belle pièce de vêtement, dit l’un. Ne la déchirons pas ». Et ils tirèrent au sort celui qui aurait la tunique. Une foule de pharisiens et d’autres chefs juifs se tenaient tout autour. « Il en a sauvé d’autres et il ne peut se sauver lui-même, se moquaient-ils. Ne disait-il pas qu’il était le Fils de Dieu. Que Dieu vienne à son secours maintenant ! » D’autres criaient : « S’il est le Messie, qu’il descende de la croix ! » Jésus regarda les visages des chefs juifs, chargés de haine, et les soldats qui se moquaient. Il pria Dieu pour eux : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». De chaque côté de lui, on crucifia deux voleurs. L’un d’eux dit à Jésus : « Si tu es le Christ, pourquoi ne te sauves-tu pas, et nous avec ? » Mais l’autre voleur s’écria : « Tais-toi. Nous, nous méritons notre châtiment. Mais lui n’a rien fait de mal ! » Puis il tourna la tête vers Jésus : « Souviens-toi de moi, Seigneur, murmura-t-il, quand tu entreras dans ton royaume ». Jésus fut rempli de compassion pour le voleur repenti. « En vérité, je te le dis, aujourd’hui même tu seras avec moi au Paradis ! » la-crucifixion-2.jpgIl y avait près de la croix de nombreuses femmes qui aimaient Jésus. Apercevant Marie, sa mère, en pleurs et à côté d’elle son disciple Jean, Jésus dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ». Et à Jean : « Prends soin d’elle comme si elle était ta mère ». Quand il fut midi, le soleil se cacha et l’obscurité enveloppa toute la terre. Pendant les trois heures qui suivirent Jésus s’affaiblit de plus en plus, et à un moment il sut qu’il allait mourir. « J’ai soif », murmura-t-il. Les gardes trempèrent une éponge dans le vinaigre et l’approchèrent de ses lèvres. Enfin, à trois heures, Jésus lança un grand cri : « Tout est achevé ! Père, je remets mon esprit entre tes mains ». Et, inclinant la tête, il rendit l’esprit. A cet instant, le rideau du Temple se déchira en deux, du haut en bas, et la terre trembla. Quand les hommes qui montaient la garde virent cela, ils furent saisis de peur et s’écrièrent : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! »

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La mise au tombeau

Jésus fut crucifié un vendredi, la veille du sabbat juif. Pour éviter que les cadavres ne restent exposés ce jour-là, qui était un grand jour, les Juifs demandèrent à Pilate l’autorisation de les enlever. Il y avait parmi les membres du Conseil des Juifs un homme riche dénommé Joseph d’Arimathie, qui était un disciple de Jésus mais en secret. C’était un homme bon, charitable et honnête, qui n’avait pas voté la mort de Jésus à son procès. Il demanda au gouverneur romain l’autorisation de prendre le corps de Jésus pour lui donner une sépulture décente. Pilate donna son accord. Avec un ami du nom de Nicodème, ils lavèrent et baignèrent soigneusement le corps de Jésus. Puis, selon la coutume juive, ils l’entourèrent de bandelettes de lin et lui enveloppèrent la tête d’un linge funéraire. Or il y avait un jardin à l’endroit où Jésus avait été crucifié, et dans ce jardin un tombeau vide où personne encore n’avait été placé. Le sabbat allait commencer, et les deux hommes prirent vite le corps de Jésus et le déposèrent à l’intérieur du tombeau. Ils soulevèrent et roulèrent une énorme pierre ronde devant l’entrée et s’en allèrent. Des femmes qui avaient pris soin de Jésus les observaient à quelque distance. Il y avait parmi elles Marie de Magdala. Elle vit où l’on mettait le corps de Jésus. Puis, comme la nuit tombait, elle quitta avec regret le jardin pour observer le sabbat. Les pharisiens et les prêtres n’étaient pas contents. L’exécution de leur ennemi s’était pourtant déroulée avec succès, mais ils étaient encore très inquiets.

A nouveau, ils se rendirent chez Pilate. « Seigneur, lui dirent-ils, nous nous sommes souvenus que cet imposteur, Jésus, a dit de son vivant qu’il ressusciterait après trois jours ». Le gouverneur romain les regarda avec curiosité. Ils poursuivirent : « Donnez l’ordre que la tombe où il est enseveli soit gardée jusqu’au troisième jour. Sinon ses disciples pourraient venir, dérober le corps et dire au peuple que Jésus est ressuscité d’entre les morts. Ce serait alors un crime encore pire que de dire qu’il était le Messie ! » Pilate réfléchit un instant. Puis il donna des ordres. « Prenez une garde, dit-il. Que toutes les mesures de sécurité soient prises pour veiller sur le tombeau ». Et les chefs juifs repartirent en toute hâte. Ils mirent un sceau sur la pierre obstruant l’entrée de la tombe et postèrent des soldats romains.

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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 22:14

Jésus est arrêté

Les disciples, encore tout endormis, scrutèrent la nuit. Ils distinguèrent dans l’obscurité des ombres et entendirent des bruits de pas dans le jardin. Puis ils virent briller un éclair d’acier à la clarté de la lune et comprirent que les hommes étaient armés d’épées. Ils se levèrent d’un bond. Les disciples reconnurent Judas. Il marchait vers eux à la tête d’une colonne de soldats et d’officiers de la garde. Judas murmura aux gardes : « Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui, arrêtez-le ! »

Judas s’approcha de Jésus. « Bonsoir, Maître », lui dit-il et il lui donna un baiser. « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de Dieu ? » lui dit Jésus. Les soldats se saisirent de Jésus et l’arrêtèrent. Pierre dégaina son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille droite. « Range ton épée, Pierre, lui dit Jésus. Car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. Crois-tu que je ne pourrais pas appeler mon Père, qui enverrait aussitôt douze légions d’anges à mon secours ? Mais il faut que se réalise la volonté de Dieu ». Et, ayant touché l’oreille du blessé, il la guérit. Jésus se tourna vers les prêtres et les gardes du Temple venus se saisir de lui : « Suis-je donc un brigand en train de conduire une révolte ? Pourquoi toutes ces armes contre moi ? demanda-t-il. Chaque jour, j’étais parmi vous dans la cour du Temple et vous n’avez pas mis la main sur moi. Mais vous avez choisi de faire votre sinistre besogne dans les ténèbres ! » Jésus poursuivit : « Allons, il faut que ceci advienne pour que s’accomplissent ce qu’avaient prédit les prophètes ». Quand les disciples virent que Jésus avait été arrêté, ils l’abandonnèrent et prirent la fuite.

 

 

Le reniement de Pierre

Pierre attendit pour voir où les soldats emmenaient son maître et il les suivit de loin, prudemment. Ils conduisirent Jésus chez le grand prêtre Caïphe. Là, on l’interrogea devant les prêtres et les pharisiens. Pierre pénétra dans la cour de la maison et attendit nerveusement, se mêlant aux gardes rassemblés dans la cour. Assis avec les soldats, il se chauffait près du feu quand une servante s’approcha de lui : « N’es-tu pas un ami de ce Jésus de Nazareth ? » demanda-t-elle en le dévisageant à la lumière du feu. Pierre fut pris de panique. « Non, répondit-il, je ne connais pas cet homme ! » Il s’éloigna du feu et s’approcha du porche. Une autre servante le reconnut et cria : « C’est l’un des siens, il vient de Galilée ! » Mais à nouveau, Pierre nia. « Je n’ai rien à voir avec cet homme », protesta-t-il.

Peu après, Pierre conversait avec quelqu’un quand un homme vint vers lui et dit : « Toi, ici ! Tu es l’un des disciples de cet homme, n’est-ce pas ? Tu as le même accent que lui. Et je vous ai vus dans le jardin des Oliviers près de Gethsémani ». « Je ne sais pas ce que tu dis ! » répondit Pierre. Au même instant, un coq chanta et la lueur froide de l’aube éclaira le ciel. Alors Pierre se souvint des paroles de Jésus : « Avant que le coq chante pour annoncer le jour, tu m’auras renié trois fois ». Pierre leva les yeux. De loin, il pouvait voir le visage de Jésus, son Seigneur et Maître, face à ses accusateurs. Leurs regards se croisèrent, et Pierre éprouva une grande honte. Il aimait tant Jésus. Pourtant il avait été lâche, faible et déloyal. Pierre quitta la cour et pleura amèrement.

 

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Le procès de Jésus

le-grand-pretre.jpgA l’intérieur, le grand prêtre interrogeait Jésus sur ses disciples et son enseignement. Les chefs des Juifs avaient tenté en vain de trouver de faux témoignages contre Jésus. En dernier ressort, Caïphe lui demanda : « Es-tu le Christ, le Fils de Dieu ? » « Oui », répondit Jésus. Le grand prêtre s’écria : « Qu’avons-nous besoin d’autre preuve ? Cet homme a blasphémé ! » Et il se tourna vers les autres qui se trouvaient rassemblés. « Qu’en pensez-vous ? demanda-t-il. Il affirme être le Messie ». Tous furent d’accord pour dire que Jésus méritait la mort. Quelques-uns lui crachèrent au visage. Puis ils lui bandèrent les yeux et le frappèrent. Les gardes le rouèrent de coups. Comme les Juifs étaient gouvernés par les Romains, Jésus devait être jugé selon la loi romaine avant d’être exécuté. Alors, tôt le matin, les chefs des Juifs ligotèrent Jésus et le conduisirent au palais de Ponce Pilate, le gouverneur romain. Quand Judas apprit la condamnation à mort de Jésus, un terrible remords l’envahit. Il rapporta les trente deniers aux pharisiens. « J’ai péché, leur dit-il. J’ai trahi un innocent ». « Que nous importe ! » lui répondirent-ils. « C’est ton affaire ». Judas jeta l’argent dans le Temple. Puis, incapable de supporter sa faute, il se pendit. Pendant ce temps, Jésus était présenté à Pilate. « Il pousse le peuple à la révolte, expliquèrent les pharisiens au gouverneur, et il prétend être roi ». Puis ils lancèrent de fausses accusations contre Jésus, auxquelles il ne répondit pas. Pilate questionna longuement Jésus, mais ne trouva rien à lui reprocher. « Je ne trouve en cet homme aucun motif de condamnation », dit-il alors aux pharisiens. A chaque Pâque, il avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Ponce PilateOr, il y avait dans les cachots un dénommé Barabbas, accusé d’avoir fomenté une révolte et commis un meurtre. Pour satisfaire la foule, Pilate offrit de relâcher un des prisonniers : « Voulez-vous que je relâche le roi des Juifs ? » Entre-temps, les prêtres et les pharisiens avaient excité la foule contre Jésus. « Libère Barabbas ! hurlèrent-ils. Libère Barabbas ! » « Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs ? » demanda Pilate. « Crucifie-le ! criaient-ils, crucifie-le ! » Pilate hésitait avant de faire exécuter un innocent. « Pourquoi ? Qu’a-t-il donc fait de mal ? » Pour toute réponse, ils crièrent plus fort : « Crucifie-le ! » Le gouverneur romain était très ennuyé. Il prit une bassine d’eau et se lava les mains devant tous. « Je suis innocent du sang de cet homme », dit-il. Mais il fit flageller Jésus et le livra pour qu’il soit crucifié.

 

Ponce-Pilate-et-Jesus-2.jpg

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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 14:51

Jésus lave les pieds des disciples

A la fête de la Pâque, les Juifs mangent une viande d’agneau spéciale avec des herbes amères et du pain sans levain Ce jour-là, ils célèbrent la libération par Dieu du peuple opprimé en Égypte, et le jour où l’ange de la mort (l’ange exterminateur) passa outre, épargnant leurs maisons. « Où veux-tu que nous préparions le repas de la Pâque ? » demandèrent les disciples à Jésus. Il leur dit comment trouver l’endroit : « Allez en ville. Quand vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau, suivez-le. Il vous mènera à la maison. Là, demandez au propriétaire de vous montrer la pièce où nous prendrons le repas de la Pâque. Il vous montrera alors une grande pièce à l’étage, déjà meublée. C’est là que vous ferez les préparatifs pour le repas ». Les disciples firent comme Jésus avait dit et préparèrent le repas de fête. Ce soir-là, Jésus et les douze Apôtres se réunirent dans la pièce pour prendre ensemble leur dernier repas. Jésus savait que le moment était venu pour lui de quitter cette terre et de retourner vers son Père au Ciel. Il savait aussi que Judas cherchait une occasion de le trahir, et il l’acceptait. Avant de s’en aller, Jésus voulut montrer à ses disciples combien il les aimait. Ils se réjouissaient de manger ensemble. Mais, après leur marche, ils avaient les pieds brûlants et poussiéreux. La nourriture était servie, et Jésus prit une bassine et une serviette. Puis il s’agenouilla et se mit à laver les pieds de tous ses disciples. En ce temps-là, c’est au plus humble des serviteurs qu’incombait la tâche de laver les pieds des autres. 

Les disciples furent très surpris et émus que leur maître fasse cela pour eux. Mais, quand vint le tour de Simon Pierre, il ne put le supporter. « Non, Seigneur ! protesta-t-il. Tu ne me laveras pas les pieds ! » « Pierre, lui dit Jésus, si je ne te lave pas les pieds, tu n’auras pas de place avec moi ». Pierre voulut montrer à Jésus combien il l’aimait. « Alors Seigneur dit-il, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ». Jésus répondit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver les pieds. Toi-même tu es pur, Pierre... mais pas tous ». Jésus se référait à Judas, leur montrant ainsi qu’il savait qu’il y en avait un parmi eux qui n’était pas loyal. Quand il eut fini de leur laver les pieds, Jésus reprit sa place à table. « Comprenez-vous le sens de ce que je viens de faire ? demanda-t-il à ses disciples. Vous m’appelez Maître ou Seigneur, et je le suis vraiment. Et pourtant, moi votre Seigneur je désire faire quelque chose pour vous parce que je vous aime. Suivez mon exemple. N’oubliez jamais que personne n’a plus d’importance qu’un autre. Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

 

 

La Cène

Comme Jésus et ses disciples prenaient leur dernier repas ensemble, Jésus leur dit : « En vérité, je vous le dis, l’un de vous va me trahir ». Profondément scandalisés, les disciples lui demandèrent l’un après l’autre : « Qui, Seigneur ? Serait-ce moi ? » Il leur répondit : « C’est l’un des Douze. Celui qui mange avec moi, celui-là va me livrer. Mais malheur à l’homme par qui le Fils de Dieu est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ». C’est alors, pendant le repas pascal, que Jésus fit quelque chose d’extraordinaire pour que ses disciples se souviennent toujours de lui. Il prit du pain, rendit grâce à Dieu, le coupa en morceaux et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez et mangez-en tous. Ceci est mon corps, qui va être livré pour vous ». Ensuite, Jésus prit une coupe de vin, à nouveau il dit la bénédiction, puis il donna la coupe à ses disciples en disant : « Buvez-en tous. Ceci est mon sang, qui va être versé pour tous en rémission des péchés. Ce sang est le signe de la Nouvelle Alliance faite par Dieu avec tout son peuple ». Les disciples restèrent perplexes, mais firent ce que Jésus demandait. Et, tandis qu’ils mangeaient, 

Jésus trempa un morceau de pain dans la sauce aux herbes et le tendit à Judas, en lui disant : « Ce que tu dois faire, fais-le vite ». Les autres Apôtres ne comprirent pas ce que Jésus disait là. Judas prit le pain et sortit. Alors Jésus dit à ceux qui étaient restés : « Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus. Là où je vais, vous ne pouvez me suivre maintenant, mais vous me suivrez plus tard ». Simon Pierre, bouleversé à la pensée de perdre son maître, s’écria : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerais ma vie pour toi ». Jésus répondit : « Je te le déclare, Pierre, cette nuit, avant que le coq chante pour annoncer le jour, tu m’auras renié trois fois ». « Jamais, Seigneur, je ne te renierai ! dit Pierre. Même s’il me faut mourir avec toi ! » 

« Je vais vers mon Père vous préparer une place, dit Jésus. Un jour, je reviendrai et vous prendrai avec moi. Vous connaissez l’endroit ». Perplexe, Thomas lui demanda : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas. Comment connaîtrions-nous le chemin qui y mène ? » « Je suis le chemin qui mène à Dieu, dit Jésus ». Alors Jésus rassura ses disciples en leur disant que, quand il partirait, ils ne seraient pas seuls. Car Dieu leur enverrait le Saint-Esprit pour les guider et les aider. « Avant de vous quitter, je vais vous donner ma paix. Ce n’est pas une paix comme vous trouverez dans le monde. Gardez courage, n’ayez pas peur. Vous aurez à souffrir dans votre vie, mais, si vous avez confiance en moi, vous recevrez une force et une joie nouvelles ».

 

 

Jésus se prépare à mourir

Puis Jésus partit avec ses disciples sur le mont des Oliviers, dans un lieu appelé Gethsémani. Il y avait là un jardin tranquille où il aimait prier. Judas Iscariote savait que Jésus, après le dîner, s’y rendrait avec ses disciples. Il avait décidé que le jardin des Oliviers était l’endroit idéal pour arrêter Jésus. Il n’y avait pas de foule d’adeptes et donc pas de risque de révolte. Lorsque Jésus arriva à Gethsémani, il ressentit une angoisse profonde. « Restez ici, tandis que je vais prier un peu plus loin », dit-il à ses disciples. Puis, prenant Pierre, Jacques et Jean, il se retira à l’écart dans le jardin. « Mon âme est triste à en mourir, leur dit-il. S’il vous plaît, demeurez ici et veillez avec moi ». Et, un peu plus loin, Jésus tomba face contre terre et pria Dieu. « Père, dit-il, si c’est possible, éloigne de moi ces terribles souffrances qui m’attendent. Tu le peux, puisque tu peux tout. Cependant, que ce soit ta volonté qui soit faite, et non la mienne ». Jésus était tellement angoissé que, pendant qu’il priait, sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang. Quand il revint vers ses trois amis, il les trouva en train de dormir. « Ainsi, vous avez été incapables de veiller même une heure avec moi ? dit-il à Pierre avec tristesse. Restez éveillés et priez, pour ne pas être tentés. L’esprit est fort, mais la chair est faible ». Ensuite, Jésus s’éloigna deux fois encore pour prier. Il demanda à nouveau à son Père de lui épargner la mort pénible qu’il allait endurer. Dieu entendit les prières de son Fils, et il lui envoya un ange pour le réconforter. Quand Jésus revint pour la troisième fois près de ses disciples, il leur dit : « Qu’avez-vous à dormir ? Réveillez-vous maintenant. Le moment est venu pour le Fils de Dieu d’être livré à ses ennemis. Regardez, voici celui qui m’a trahi ! »

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3 avril 2022 7 03 /04 /avril /2022 13:00

 

Le dimanche des Rameaux

Béthanie, où Jésus demeurait, n’était pas loin de Jérusalem. Des centaines de pèlerins affluaient de tout le pays vers le Temple pour les fêtes de la Pâque. La rumeur de l’incroyable miracle de Jésus ressuscitant Lazare était parvenue aux oreilles de beaucoup de ces Juifs, qui étaient impatients de voir Jésus de leurs propres yeux. Pendant ce temps, Jésus se préparait lui aussi à entrer à Jérusalem. Il dit à ses disciples : « Allez au village. A l’entrée, vous trouverez un ânon attaché. Personne ne l’a encore monté ». Jésus poursuivit : « Détachez-le et amenez-le-moi. Si l’on vous dit quelque chose, répondez simplement que le Seigneur en a besoin, mais qu’il le renverra bientôt ». Les disciples allèrent donc et trouvèrent le petit âne. Quand les gens surent que c’était pour Jésus, ils furent très contents de le voir partir. Les disciples de Jésus lui amenèrent l’ânon et disposèrent leurs manteaux dessus. Bien que n’étant pas dressé, le jeune animal était très content d’être monté par Jésus. Jésus et ses disciples partirent ainsi à Jérusalem. L’ânon gravissait d’un pas ferme la route escarpée menant à la ville, portant fièrement son précieux fardeau. Comme Jésus se rapprochait de Jérusalem, des foules en liesse sortirent à sa rencontre. Les uns étalaient leurs manteaux sur le chemin, d’autres brandissaient des rameaux et des palmes sur son passage. Tout le monde applaudissait Jésus et l’accueillait. « Hosannah ! criaient-ils. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Il est le roi que nous attendons tous ». Les pharisiens étaient furieux de ce qu’ils voyaient et entendaient. « Voyez comme tous l’adorent ! murmuraient-ils. D’une manière ou d’une autre, nous devons nous débarrasser de ce Jésus ».

Jésus dans le Temple

Quand Jésus arriva à Jérusalem, il alla droit au Temple pour observer ce qui se passait autour. Mais, comme le soir tombait, il ne s’attarda pas et retourna avec les douze Apôtres à Béthanie pour la nuit. Le lendemain matin, ils repartirent pour Jérusalem. Ses disciples remarquèrent que Jésus était tourmenté par quelque chose. Une fois arrivés au Temple, ils comprirent. Dans la cour du Temple, des marchands avaient dressé des tables où ils proposaient leur marchandise à la foule des pèlerins venus célébrer la Pâque. Les visiteurs cherchaient à acheter des animaux ou des oiseaux pour les sacrifices, et les marchands sans scrupules les vendaient à prix d’or même aux plus pauvres. Les collecteurs d’impôts et les changeurs également trompaient les pèlerins juifs, qui étaient venus de loin pour adorer le lieu saint. D’autres marchands utilisaient la cour comme raccourci à travers les rues de la ville : ils la traversaient en tous sens, transportant sur le dos toutes sortes de marchandises. Jésus n’en croyait pas ses yeux. Il était outré. C’était la maison de son Père, un lieu saint, construit spécialement pour la prière et l’adoration. Pourtant, les prêtres du Temple autorisaient tous ces commerces louches à l’intérieur des murs. Dans un accès de fureur contre les marchands, Jésus culbuta toutes les tables. « Dieu dit que sa maison doit être une maison de prière et d’adoration pour toutes les nations s’écria Jésus. Mais, regardez ce que vous en avez fait : un repaire de brigands ! » 

Et il chassa les changeurs et fit rouler par terre les pièces de monnaie. Le peuple était en admiration devant le courage de Jésus, qui n’avait pas peur de dire la vérité et de défier les prêtres et les vendeurs malhonnêtes. Le peuple juif comprenait ce qu’il disait, et il était ravi de son enseignement. Mais quand les grands prêtres et les scribes du Temple entendirent parler de cette sortie de Jésus au Temple, ils furent confortés dans leur idée de s’en débarrasser.

Le complot contre Jésus

Dès lors, les pharisiens et les grands prêtres cherchèrent à tout prix un moyen de se saisir de Jésus par la ruse. Ils voulaient l’arrêter, mais il leur fallait trouver une raison valable vis-à-vis du peuple. Jésus savait qu’ils complotaient et, un jour qu’il enseignait dans le Temple, il dit cette parabole que les pharisiens pouvaient clairement entendre. « Il était une fois un homme qui planta une vigne, dit Jésus à ceux qui l’entouraient. Il y mit tout ce qu’il fallait pour faire du bon vin. Puis il loua sa vigne à des vignerons et partit en voyage ». Quand arriva la saison des vendanges, il envoya un serviteur aux vignerons pour chercher une part de la récolte. Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le battirent et le renvoyèrent les mains vides. Le propriétaire envoya alors un autre serviteur, qui fut traité de même. Puis un troisième serviteur, et cette fois les vignerons le tuèrent. Au bout d’un certain temps, il envoya d’autres serviteurs, plus nombreux, et ils furent battus ou tués comme les autres ». Finalement, le propriétaire de la vigne décida d’envoyer son fils bien-aimé. « Lui, au moins, sera bien traité, se dit-il. Ils le respecteront ». Mais les vignerons, quand ils reconnurent le fils, se mirent à comploter en disant : « C’est son fils et son héritier. Tuons-le, et nous hériterons de la vigne ! » Jésus poursuivit : « Les vignerons se saisirent alors du précieux fils du propriétaire, le tuèrent et le jetèrent hors de la vigne ». Jésus demanda : « A votre avis, que va faire le propriétaire de la vigne ? » Après une pause, il dit : « Il viendra tuer lui-même ces vignerons et il donnera sa vigne à d’autres ». Ses auditeurs comprenaient que la vigne représentait la nation juive, et que le propriétaire était Dieu. Les grands prêtres avaient reçu leur privilège de Dieu. Au fil des siècles, le Seigneur avait envoyé de nombreux prophètes, qu’ils avaient tués ou ignorés. Et maintenant qu’il envoyait son propre fils, les vignerons projetaient de le tuer, aussi. En entendant la parabole, les pharisiens furent pris de colère. « Il faut trouver un moyen d’arrêter ce fauteur de troubles, dirent-ils. Mais impossible pendant la Pâque, il y aura une révolte ».

Tandis que les pharisiens et les grands prêtres complotaient la mort de Jésus, l’un des disciples, Judas Iscariote, leur rendit visite. Judas avait décidé de quitter Jésus. Ce qui l’intéressait, c’était le pouvoir et les richesses, non pas une vie au service des autres et à aider les pauvres. Il avait attendu un Messie qui soit un puissant guerrier et avait espéré faire partie des douze ministres choisis. « Combien me donnerez-vous, demanda Judas aux prêtres, si je vous dis où et quand vous pourrez arrêter Jésus ? » Les pharisiens n’en revenaient pas de leur chance. Jésus trahi par l’un de ses disciples ! « Nous te donnerons trente deniers », proposèrent-ils. Judas prit l’argent, et il attendit dès lors une occasion favorable pour livrer son maître.

 

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30 mars 2022 3 30 /03 /mars /2022 08:16

La fête des Tentes est finie. Peu à peu, la ville se vide. On abat les cabanes, on démonte les tentes, les gens de Jérusalem retrouvent leur demeure. Pour les prêtres, quel étonnement, de voir paraître une nouvelle fois Jésus au Temple ! Quoi ! Il est encore là ? Il n’est pas rentré chez lui ?

Très vite, les gens présents dans l’enceinte sacrée accourent. « Et tout le peuple venait à lui, dit Jean. S’étant assis, il les enseignait ». Soudain, s’élève un grand tumulte. Au-dehors, on discerne des cris, des injures. Voici que des hommes vociférants, la face empourprée de colère, font irruption dans la salle. Ils traînent avec eux, par le col de sa robe, une femme épouvantée, hagarde, plus morte que vive, qu’ils jettent brutalement aux pieds de Jésus. Terrifiée, la foule se tait.

Ces hommes sont des pharisiens. La femme qui sanglote, là, effondrée sur le dallage, est une femme mariée qui s’est laissée aller à écouter les paroles d’amour d’un autre que son époux.

Jésus regarde ces hommes. Jésus regarde cette femme. Il ne dit pas un mot, ne prononce pas une parole. Impressionnant, ce silence, et plus encore l’immobilité en laquelle il s’est figé. Mais rien ne peut apaiser les pharisiens tout à leur haine et sûrs – aussi – qu’ils « tiennent » enfin Jésus. L’un d’eux lui crie au visage :

- Cette femme a été prise en flagrant délit d’adultère. Dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ?

La foule retient son souffle. Il n’est pas un seul de ceux qui se trouvent là qui n’ait compris combien le piège que l’on tend à Jésus se révèle redoutable. Va-t-il recommander de faire grâce à la femme, lui qui répète sans cesse que tout coupable peut-être pardonné ? C’est ce à quoi s’attendent les pharisiens. Mais, dans ce cas, il va se mettre en contradiction avec la Loi de Moïse : un crime !

Vous savez ce qu’était le supplice de la lapidation ? On entourait le ou la coupable, chacun se saisissait d’une pierre, la lançait. On visait de préférence à la tête. Tout dépendait de l’adresse des participants. Il arrivait, sous les coups, que la malheureuse ou le malheureux mette longtemps à mourir avant qu’une pierre – enfin – lui écrase le crâne.

Jésus, toujours assis, s’est incliné vers le dallage. Il semble indifférent à tout. Même, le voici qui trace sur le sol avec un doigt une inscription que nul ne peut lire.

Voilà qui ne fait pas l’affaire des pharisiens. Ils élèvent la voix, exigent que Jésus réponde :

- Alors, que dis-tu ?

Lentement, il se redresse. La foule, haletante, attend. Il dit seulement :

- Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre !

La femme a levé la tête et l’enveloppe d’un regard stupéfait. Lui se penche de nouveau vers le sol et se remet à écrire.

Quel homme, même pharisien, aurait osé se croire sans péché ? Le plus vieux de ceux qui ont amené la femme s’en va le premier en baissant la tête. Un à un, les autres l’imitent. La foule elle-même se sent de trop et se retire.

Il ne reste plus, dans la salle du Temple, que Jésus et la femme adultère, prostrée à ses pieds.

Jésus s’est levé.

- Femme, dit-il, où sont ceux qui t’accusaient ? En est-il un seul qui t’ait condamnée ?

Peut-être l’esquisse d’un sourire est-elle apparue sur ce visage baigné de larmes :

- Personne, Seigneur.

Alors, Jésus :

- Moi non plus je ne te condamne pas.

Il passe près d’elle. Dans les yeux de la femme se lit une reconnaissance éperdue. Aussi la certitude qu’elle ne retombera pas dans ses fautes.

- Va, ajoute Jésus. Et ne pèche plus.

Un geste d’adieu. Il s’éloigne.

Source : Alain Decaux raconte Jésus aux enfants

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 mars 2022 6 05 /03 /mars /2022 20:40

Une semaine après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et ils gravirent la montagne pour prier en paix. Jésus voulait demander à son Père de lui donner la force nécessaire pour affronter les terribles épreuves qu’il allait subir. Il pria longuement, tandis que ses trois disciples l’attendaient, assis un peu plus loin. Comme l’heure avançait et que la chaleur devenait étouffante, ils sombrèrent dans un profond sommeil. Mais, brusquement, quelque chose les réveilla. Pierre, Jacques et Jean se frottèrent les yeux pour être sûrs qu’ils ne rêvaient pas. Là, devant eux, ils virent Jésus qui parlait avec deux hommes, un de chaque côté. Mais c’était un autre Jésus. Son visage et ses vêtements étaient resplendissants. Dans les deux hommes, qui rayonnaient également d’une lumière éclatante, les Apôtres crurent reconnaître Moïse et Élie. Ils s’entretenaient de ce qui allait bientôt arriver à Jésus à Jérusalem. Émerveillés, les Apôtres ne pouvaient détacher leurs yeux des trois hommes baignés de cette lumière surnaturelle.

Puis Élie et Moïse disparurent. Pierre était bouleversé, il voulait que cela dure toujours. « Maître, s’écria-t-il, dressons trois tentes ici, pour toi, pour Moïse et pour Élie ! » Mais Pierre ne se rendait pas compte de ce qu’il disait. A ce moment-là, une grande nuée enveloppa les trois Apôtres. Et, sortant des nuages, la voix de Dieu se fit entendre, qui disait : « Celui-ci est mon Fils, que j’aime et que j’ai choisi. Écoutez-le ». Puis le nuage disparut et, quand les Apôtres regardèrent en direction de Jésus, il était seul et son aspect était habituel. Jésus les rejoignit et ils redescendirent de la montagne. Les Apôtres étaient encore sous le choc, mais Jésus leur dit : « Ne racontez à personne ce que vous avez vu jusqu’à ce que je sois ressuscité des morts ». Pierre, Jacques et Jean se demandaient ce que Jésus voulait dire. Mais ils étaient sûrs d’une chose, c’est qu’ils avaient assisté à un évènement unique, exceptionnel, et que désormais ils devaient garder le secret. Ils avaient juste entrevu la gloire de Dieu, qui n’est pas de ce monde.

La Transfiguration en BD - PDF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 14:33

40 jours seul au désert

 

Jésus a donc vécu 30 années sans rien laisser percer de son secret. Joseph semble-t-il, est mort. En tout cas, désormais, nul ne parlera plus de lui. Marie, elle, se tait toujours. Les yeux fixés sur son fils, elle attend que l’heure soit venue où il se livrera tout entier à la mission que Dieu lui a confiée. Est-ce donc qu’elle a sonné, cette heure ?

Ce que vous devez bien comprendre, c’est que, différent de nous - si totalement différent ! – il est aussi un homme comme nous. Il a faim comme nous, soif comme nous, peur comme nous.

Avant de se jeter dans la merveilleuse et terrifiante aventure qui l’attend, il a besoin de prier Dieu. Parce que prier Dieu, c’est parler avec lui, prendre conseil de lui, trouver soutien en lui.

Dans ce désert, il va rester 40 jours. 40 jours ! Il va jeûner. Comme naguère Jean-Baptiste, il a dû se nourrir parfois de quelque insecte. Il a pu trouver un peu d’eau dans le lit d’un torrent ou le creux d’un rocher. Au bout de 40 jours, il a eu faim.

Le tentateur entre en scène

Cette faim, comment l’apaiser ? Engagé sur le chemin du retour, Jésus sent quelque chose près de lui : une présence, une voix ?

Elle retentit en lui, elle parle :

- Si tu es le fils de Dieu, commande que ces pierres deviennent des pains !

S’il est le Messie, rien ne serait en effet plus aisé pour lui que de changer ces cailloux en baguettes croustillantes. Plus tard, il fera des miracles de ce genre. Avec 5 petits pains, il nourrira une foule affamée. Mais, cette fois, l’étrange présence l’invite à exécuter un miracle dans son seul intérêt : quelle différence ! Il déjoue le piège et sa voix résonne dans le décor pierreux :

- Il est écrit : l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui vient des lèvres de Dieu.

A mesure qu’il descend de la montagne, les formes du paysage se précisent : à l’ouest, dans le lointain, il commence à discerner les approches de Jérusalem.

Son interlocuteur mystérieux ne se démonte pas. Jérusalem, l’unique, c’est une promesse de règne et de pouvoir. Le Messie qu’attendent les Juifs ne doit-il pas être un chef, un roi ?

La voix se fait plus insistante :

- Cette puissance et cette gloire, je te les donnerai, car elles sont entre mes mains. Je les livre à qui je veux. Prosterne-toi devant moi et elles sont à toi.

La réponse claque, méprisante :

- Il est écrit : « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et tu le serviras, lui seul. »

L’autre ne se déconcerte pas.

- Si tu es le fils de Dieu, jette-toi en bas. Les anges te porteront dans leurs mains.

Nouvelle réponse cinglante :

- Il est aussi écrit : « Tu ne tenteras le Seigneur ton Dieu. »

Seul maintenant le silence lui répond. L’autre a renoncé.

Jésus racontera tout cela à ses amis. Ils ne narreront à leur tour. Pour eux, aucun doute : celui qui a voulu tenter Jésus au désert n’était autre que le diable.

Ne l’imaginez pas avec des cornes et des pieds fourchus, ce démon. Vous saurez assez tôt que le mal accompagne tous les hommes et que, dans les moments mêmes où les meilleurs d’entre nous sont résolus à faire le bien, une tentation leur vient souvent de choisir le mal.

Jésus, comme tous les hommes, a connu cette tentation. Il en a triomphé.

Alain Decaux

  1. Pourquoi Jésus a-t-il voulu être tenté ?
  2. D'où viennent nos tentations ?
  3. De quels moyens disposons-nous pour les surmonter ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Appuie sur le démon pour avoir la lecture en PDF

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 19:26

Bonjour à tous. Je n'oublie pas les plus jeunes durant ce temps de Carême et je viens de concevoir un petit cahier de coloriage avec un passage d'évangile du Mercredi des Cendres au Dimanche de Pâques. J'espère qu'il vous plaira.

Année C

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Année B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 février 2022 7 13 /02 /février /2022 16:03

Jésus désigna soixante-douze autres disciples au sein de la foule qui le suivait et les envoya, deux par deux, dans chaque ville et village pour annoncer à tous son arrivée.

Il leur déclara : - Grande est la tâche qui vous attend, mais ceux disposés à l’accomplir sont nombreux. Priez Dieu le Père pour qu’il change le cœur des gens et que beaucoup choisissent de consacrer leur existence tout entière au Seigneur. Voici, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni besace, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. En quelque demeure où vous serez accueillis, dites avant d’entrer : - Que la paix soit sur cette maison.

Et s’il se trouve là un enfant de paix, votre bénédiction reposera sur lui ; sinon, elle vous reviendra. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce qu’on vous offrira, car l’ouvrier mérite son salaire.

En quelque ville que vous entriez et où l’on vous recevra, mangez ce qui vous sera présenté, guérissez les malades et annoncez le royaume de Dieu. Mais en quelque ville que vous soyez entrés et où l’on ne vous recevra pas, sortez sur les places et secouez de vos pieds la poussière de cette cité.

Quiconque vous écoute m’écoute, et quiconque vous rejette me rejette, moi et celui qui m’a envoyé dans le monde.

Quelque temps plus tard, les soixante-douze disciples dépêchés par Jésus revinrent avec joie, s’exclamant : - Seigneur nous avons accompli de grands miracles en ton nom et soumis même les démons. Entendant leurs paroles à la fois joyeuses et empreintes de surprise, Jésus dit alors : - Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi sans que rien de mal ne vous arrive. Rien ne pourra vous nuire, mais ne vous réjouissez pas pour autant des miracles que vous accomplissez et soyez, au contraire, remplis de joie de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux.

Sur ces mots, Jésus se retira pour prier ainsi : - Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées en revanche aux enfants, aux simples de cœur. Telle est ta volonté et tout m’a été remis par toi. Tu me connais bien, et moi qui te connais, je peux faire en sorte que les disciples, eux aussi, te connaissent et annoncent ton royaume. Personne ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.

Puis, se retournant vers les disciples, il leur lança : - Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez. Beaucoup de prophètes sont venus avant vous, mais aucun d’entre eux n’a pu connaître et voir les choses que je fais pour vous tous.

 

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8 février 2022 2 08 /02 /février /2022 21:22

Quelques-uns des chefs religieux juifs redoutaient le pouvoir de Jésus. Ils refusaient de l’entendre parler de Dieu et le chassaient de leurs synagogues. Aussi, c’est dans les campagnes que Jésus s’adressait aux foules qui le suivaient. Un jour que la multitude était particulièrement nombreuse, Jésus et ses disciples gravirent une montagne. Là, ils s’assirent et Jésus se mit à parler de Dieu à ses disciples et à leur enseigner une meilleure façon de vivre.

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Il leur dit :

« Heureux ceux qui reconnaissent combien ils ont besoin de Dieu et le prient chaque jour de les aider, de les rendre forts et de leur pardonner. Le Seigneur bénira ceux qui ont un grand désir de faire le bien et de se détourner du mauvais chemin ».

Jésus poursuivit : « Heureux ceux qui s’efforcent d’être bons et charitables envers les autres. Car Dieu n’aime pas les guerres et les disputes, et bénit ceux qui s’entendent bien et travaillent à apporter la paix dans le monde. Le plus dur est d'aimer Dieu et de lui obéir quand la vie est difficile, que l’on vous maltraite ou que l’on vous persécute parce que vous obéissez aux lois de Dieu. Mais Dieu connaît ceux qui sont sincères avec lui, et grande sera leur récompense dans les cieux ».

« Vous devez être comme le sel et la lumière de la terre », dit encore Jésus. En ces temps-là, on utilisait le sel pour conserver la viande et le poisson. Dieu voulait que son peuple, en menant une vie bonne et saine, soit un exemple et empêche ainsi le mal de régner dans le monde.

« Vous êtes la lumière du monde, dit encore Jésus. Quand vous allumez une lampe, vous ne la cachez pas, vous la mettez sur un lampadaire pour qu’elle éclaire tout autour. Vous aussi, soyez une lumière qui brille dans le monde, afin que chacun puisse voir vos bonnes œuvres et la joie qui rayonne de vous car vous aimez Dieu ».

Les foules étaient suspendues aux lèvres de Jésus. Jamais encore on ne leur avait parlé ainsi de Dieu. Tous connaissaient les Dix Commandements, mais Jésus avait une façon si claire de leur expliquer la Loi. Jésus dit encore : « Vous avez entendu que Dieu a dit de ne pas tuer. Mais Dieu connaît aussi vos pensées. Et, si vous avez des sentiments de haine et de colère dans le cœur, c’est comme si vous commettiez un meurtre ».

Il poursuivit : « De même, avant d’adorer le Seigneur et de prier, réconciliez-vous après une dispute et pardonnez à ceux qui vous ont fait du mal. Même si vous trouvez cela très dur, Dieu veut que règnent l’amour et la bonté parmi son peuple, et non pas la haine et la rancune ».

Certains parmi vous pensent que si quelqu’un le frappe sur une joue, il est juste de le frapper aussi. Eh bien, je vous le dis, Dieu veut que vous acceptiez sans rien dire le mal qu'on vous fait. Ne rendez pas la pareille, mais aimez aussi vos ennemis, essayez d’être bons avec ceux que vous n’aimez pas. Donnez à celui qui demande sans rien réclamer en retour. Souvenez-vous, ce que vous voulez qu’on fasse pour vous, faites-le de même ».

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Les
Béatitudes
selon
Saint
Matthieu
Mt 5, 3-12

Pour lire la suite cliquez ICISource : http://www.kt42.fr/

livre de coloriage pour enfants / Cahier de coloriageBased sur la Bible, Matthieu 5: 3-9.  Créé par www.freekidstories.org;  artwo ...

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24 janvier 2022 1 24 /01 /janvier /2022 17:57

Après la mort d’Étienne, ceux qui croyaient en Jésus furent chassés et persécutés. Quelques-uns furent emprisonnés, mais beaucoup s’enfuirent. Le chef de l’opposition était Saul, l’homme qui avait assisté à la lapidation d’Étienne. Saul était un jeune homme instruit, qui connaissait le grec et le latin. Ses parents étaient juifs, mais il était né à Tarse, une cité de la province romaine. Il était donc citoyen romain, et dans sa ville on le connaissait sous son nom romain de Paul. Saul n’était pas seulement intelligent, c’était aussi un pharisien fervent ; c’était l’un des meilleurs professeurs de Jérusalem qui lui avait enseigné la religion juive. Il était convaincu que les adeptes de Jésus se trompaient et qu’ils devaient être exterminés. Il cherchait partout de nouveaux croyants pour les arrêter. Un jour, Saul faisait route avec sa garde armée vers la ville de Damas, où se trouvaient des adeptes qu’il avait ordre d’arrêter. Au bout d’une semaine de voyage, il put enfin apercevoir de loin la ville. Il avançait sur la route torride et poussiéreuse quand soudain une lumière aveuglante l’enveloppa de sa clarté. Saul tomba à terre, foudroyé. Il entendit alors une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Et lui, tremblant de frayeur à la vue de cette lumière venue du ciel, demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » « Je suis Jésus que tu persécutes, répondit la voix. Mais relève-toi, entre dans la ville et, là, on te dira ce que tu dois faire ». Quand Saul se releva, il était devenu aveugle. Ses soldats s’étaient arrêtés, muets de stupeur. Ils avaient bien entendu une voix, mais n’avaient rien vu. Alors, très lentement, la garde armée conduisit son maître jusqu’à la ville. Là, ils demeurèrent dans une maison située dans la rue Droite. Trois jours durant, Saul resta sans voir, refusant de manger et de boire. Il y avait à Damas un disciple de Jésus du nom d’Ananie. Le Seigneur l’appela dans une vision et lui dit d’aller dans la rue Droite, où se trouvait un dénommé Saul de Tarse. la-conversion-de-Saul-2.jpg« J’ai dit à Saul que tu irais prier pour lui, pour qu’il recouvre la vue », dit Jésus à Ananie. Ananie répondit, perplexe : « Mais, Seigneur, j’ai entendu parler de Saul. C’est lui qui emprisonne tous ceux qui croient en toi ». Mais Jésus rassura Ananie : « J’ai choisi cet homme pour qu’il soit mon serviteur. Il sera un grand apôtre et portera ma parole dans de nombreuses nations du monde. Maintenant, va ». Ananie trouva la maison et entra. Il imposa les mains sur Saul et lui dit : « Saul, mon frère, le Seigneur, ce Jésus qui t’est apparu sur le chemin, m’envoie pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit ». Et, aussitôt, Saul recouvra la vue. Ananie le baptisa sur-le-champ. Saul s’assit alors et prit un bon repas.

La-conversion-de-Saul-01.jpgLa-conversion-de-Saul-02.jpgLa-conversion-de-Saul-03.jpgPaul-01-copie-1.jpgPaul-02.jpgrome_paul4.gif

 

La-conversion-en-images-01.jpgLa-conversion-en-images-02.jpgLa-conversion-en-images-03.jpgLa-conversion-en-images-04.jpgLa-conversion-en-images-05.jpgLa-conversion-en-images-06.jpgLa-conversion-en-images-07.jpg

Pour ouvrir le fichier sur la conversion de Saul en PDF, cliquez ICI.

Lecture du livre des Actes des Apôtres 9, 1-22

En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem. Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté. Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? » Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire ». Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.

Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur ». Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue ». Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem. Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom ». Mais le Seigneur lui dit : « Va ! car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël. Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom ».

Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint ». Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé. Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent.

Il passa quelques jours à Damas avec les disciples et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu. Tous ceux qui écoutaient étaient stupéfaits et disaient : « N’est-ce pas lui qui, à Jérusalem, s’acharnait contre ceux qui invoquent ce nom-là, et n’est-il pas venu ici afin de les ramener enchaînés chez les grands prêtres ? » Mais Saul, avec une force de plus en plus grande, réfutait les Juifs qui habitaient Damas, en démontrant que Jésus est le Christ.

Psaume 116

R/: Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile.

Ou bien : Alléluia !

  • Louez le Seigneur, tous les peuples : fêtez-le, tous les pays !
  • Son amour envers nous s’est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité du Seigneur !

Alléluia. Alléluia. C’est moi qui vous ai choisis du milieu du monde, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, dit le Seigneur. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16, 15-18

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien ». — Acclamons la Parole de Dieu.

Prière

Quel est ce voyageur que le Seigneur guette sur le chemin et qu’il terrasse par sa lumière ? Quel est ce violent qu’entre tous le Seigneur a choisi pour faire connaître à jamais la force de sa Parole ?

R/ : Victoire du Christ en son Apôtre !

Contre Jésus, il allait à Damas, pour Jésus, il sillonnera le monde. Dans la justice de la loi, il mettait son orgueil, la grâce de l’Esprit fera toute sa fierté.

Connaître Jésus et Jésus crucifié : rien d’autre désormais ne compte pour lui. Il partagera les épreuves de son Seigneur pour communier aussi à la gloire de sa résurrection.

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20 janvier 2022 4 20 /01 /janvier /2022 21:41

Quand Jésus quitta le désert, après avoir vaincu le Diable, il retourna en Galilée où Jean-Baptiste l’avait précédé, lui préparant la voie. L’heure était venue pour Jésus d’entreprendre sa mission, et il se mit en quête de compagnons qui l’aideraient.

Cheminant le long du lac de Tibériade, il vit des pêcheurs qui jetaient à l’eau leurs filets. Ils s’appelaient André et Simon Pierre : « Venez, suivez-moi ! leur dit Jésus. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ! » Et eux, laissant aussitôt leurs filets, le suivirent.

Un peu plus loin, Jésus aperçut d’autres pêcheurs qui nettoyaient et raccommodaient leurs filets. C’étaient Jacques et son frère Jean. Jésus les appela : « Venez avec moi ! » Sans hésiter, les deux frères abandonnèrent ce qu’ils faisaient à leur père et à ses employés et suivirent Jésus.

Ensuite Jésus rassembla d’autres adeptes, jusqu’à ce qu’il y en eût douze en tout. Il les appela ses disciples. Plus tard, lorsque les foules ne cessaient de grossir, les douze disciples de Jésus furent appelés Apôtres, c’est-à-dire « messagers ». Car ils avaient pour mission de parcourir le monde en annonçant le royaume de Dieu.

 

Pierre de Bethsaïde : Simon, pêcheur, a été renommé ainsi par Jésus qui lui confie une mission particulière : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ». Il est mort crucifié la tête en bas à sa demande car il se sentait indigne de mourir comme Christ.

 

André de Bethsaïde, frère de Pierre : pêcheur lui-aussi. Il est mort crucifié après avoir évangélisé autour de la Mer Noire. Les témoins racontent qu’André aurait déclaré en voyant la croix : « J’ai longtemps désiré et anticipé cette heure. La croix a été consacrée par le corps du Christ pendu à la croix ». Il a continué à prêcher à ses tortionnaires pendant 2 jours avant de mourir.

 

Jacques le Majeur, fils de Zébédée : pêcheur sur le lac de Tibériade. Il a évangélisé l’Espagne. Il est le premier apôtre à mourir en martyr, décapité à Jérusalem.

 

Jean l’Évangéliste, frère de Jacques le Majeur : pêcheur sur le lac de Tibériade, « le disciple que Jésus aimait ». Les deux fils de Zébédée, Jacques et Jean furent surnommés par Jésus « Boanergès ». L'explication de ce terme que donne le texte évangélique, « fils du tonnerre ». Jean est le seul à être mort de vieillesse. Il a pourtant connu le martyre par immersion dans un bain d’huile bouillante à Rome. Condamné aux mines à Patmos, où il rédigea l’Apocalypse. Il est mort de vieillesse dans l’actuelle Turquie.

 

Philippe de Bethsaïde : probablement pêcheur. Il a évangélisé l’Asie-Mineure. Il est mort lapidé et crucifié la tête en bas en Phrygie.

 

Matthieu : collecteur d’impôts. Il a évangélisé l’Éthiopie. Il est mort, tué par l’épée.

 

Barthélemy : compagnon de Philippe, probablement pêcheur. Il a évangélisé l’Arabie et la Mésopotamie. Il a été flagellé, écorché vif, crucifié puis décapité.

 

Thomas (ou Didyme, c’est-à-dire le Jumeau) : pêcheur. Il a évangélisé l’Inde et formé une première communauté chrétienne à laquelle appartenait des personnes de la famille royale. Il y est mort, transpercé par une lance.

 

Jacques le Mineur, fils d'Alpée, cousin de Jésus : probablement cultivateur. Il a été jeté du promontoire sud-est du Temple, haut de 30 mètres, il a survécu et a été battu à mort avec des bâtons par ses ennemis. Satan avait conduit Jésus sur ce même promontoire pour le tenter.

 

​​​​​Jude (ou Thaddée), frère de Jacques le Mineur et demi-frère de Simon le Zélote. Il a évangélisé la Perse, la Mésopotamie et d’autres pays arabes. Il aurait subi le martyre en Perse.

 

Simon le Zélote, demi-frère de Jacques le Mineur et de Jude : religieux essénien. Il a évangélisé la Perse, l’Égypte et les berbères. Il a été découpé à la scie.

 

Judas, celui dont l’Évangile dit qu’il livra Jésus : trésorier des apôtres, qui sera remplacé par Mathias : cultivateur ou pêcheur en Galilée. Selon les textes du Nouveau Testament, il y a deux versions différentes de la mort de Judas suicide de Judas ou accident. D’après l’Évangile de Mathieu 27/3-10, la mort de Judas viendrait de son remord. La mort de Judas serait un suicide. Il se serait pendu après avoir rendu les 30 deniers d’argent aux grands prêtres qui les lui avaient donnés. Ceux-ci, avec cet argent, achetèrent un champ. - Les Actes des apôtres 1/16-19 présente autrement la mort de Judas qui serait un accident : Pierre raconte que le traitre, ayant acquis un champ avec le salaire de son iniquité est tombé la tête en avant. Il s’est rompu par le milieu du corps et toutes ses entrailles se sont répandues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : https://www.infochretienne.com/, Alain Decaux et https://cybercure.fr/

 

 

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13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 15:53

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Peu de temps après avoir appelé ses disciples à le suivre, Jésus fut invité avec ses amis à Cana en Galilée. La mère de Jésus, Marie, était conviée aussi. Il y avait beaucoup d’invités au festin de noces, et les hôtes offrirent tout ce qu’ils avaient de meilleur. Les serviteurs s’empressaient auprès des invités, leur offrant à satiété une nourriture fastueuse et de délicieux vins. Mais, dans les cuisines, il y eut une véritable panique. L’un des serviteurs s’aperçut que le vin manquait. Ils ne savaient que faire. Car, en ce temps-là, on ne pouvait aller dans les magasins acheter d'autres provisions. Et, ne pas recevoir dignement ses invités, c’était un déshonneur pour la famille. La mère de Jésus entendit ces murmures. Étant une grande amie de la famille, elle désirait l’aider d’une manière quelconque.

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Marie dit à voix basse à Jésus : « Ils n’ont plus de vin ! » Jésus comprit que sa mère lui suggérait de se servir de son pouvoir pour faire en sorte que la journée ne soit pas gâchée. Mais il savait aussi que c’est à Dieu d’abord qu’il devait obéir, pas à sa mère. « En quoi cela te concerne-t-il ? lui demanda-t-il. Ce n’est pas encore le mom ent d’agir. Je dois attendre l’heure de Dieu ». Marie écouta son Fils, mais elle dit aux serviteurs : « Faites tout ce que mon fils vous dira ». Elle en était certaine, Dieu autoriserait Jésus à aider leurs amis. Jésus regarda autour de lui. Or il y avait là six énormes jarres de pierre, qui contenaient chacune au début du repas une centaine de litres d’eau. Elles étaient maintenant vides car les invités avaient utilisé l’eau pour se laver les mains avant le repas. En ce temps-là, leur religion prescrivait aux Juifs de se laver les mains plusieurs fois au cours de la cérémonie, aussi une énorme quantité d’eau était-elle nécessaire pour une fête comme celle-ci. « Remplissez d’eau ces jarres », ordonna Jésus à l’un des serviteurs. Celui-ci s’empressa d’obéir. « Maintenant, dit Jésus, puisez-en un peu et portez-la aux convives ». Les serviteurs en remplirent des cruches et les portèrent aux invités. Le premier qui en goûta se tourna vers le marié : « Dieu, quel vin délicieux ! s’exclama-t-il. Généralement, tout le monde sert d’abord le bon vin et ensuite l’ordinaire. Mais toi, tu as gardé le meilleur pour la fin ! » Personne ne savait d’où venait ce vin, sauf les serviteurs et les disciples. Et ils étaient émerveillés de ce qu’ils avaient vu. Ce fut le premier miracle de Jésus. Pour cela, les disciples en étaient maintenant certains : leur maître n’était pas comme les autres, et ils crurent en lui.

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 23:45

fuite-en-Egypte-01.jpgLa nuit où Dieu avertit les Mages, il s’adressa aussi en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ! Prends l’Enfant et sa mère. Fuyez, partez en Egypte et restez-y pour le moment. Car Hérode recherche l’Enfant pour le faire périr ».

Alors, en pleine nuit, Joseph se leva et réveilla Marie. Puis ils partirent en hâte, à la faveur de l’obscurité.

Pendant ce temps, Hérode attendait avec impatience le retour à Jérusalem des Mages, qui devaient le renseigner sur l’endroit exact où se trouvait l’enfant-roi. Les mois passèrent, et Hérode compris que les Mages s’étaient joués de lui. Il entra dans une violente colère. Bien qu’il fût déjà un vieillard, Hérode était déterminé à éliminer tout rival menaçant son pouvoir. Il lui fallait trouver un moyen de se débarrasser de l’enfant-roi.

Près de deux ans avaient passé depuis le jour où les sages l’avaient informé qu’ils avaient vu l’étoile. Il n’y avait donc qu’un seul moyen d’éliminer son ennemi avec certitude.

Fou de rage, le roi Hérode donna un ordre terrible. « Allez dans Bethléem et ses environs, ordonna-t-il à ses soldats. Tuez tous les petits garçons de moins de deux ans ! »

Les soldats obéirent, et il y eut de terribles épreuves et souffrances dans le pays. Bien entendu, Hérode ignorait que l’enfant qu’il recherchait se trouvait désormais en Egypte, en lieu sûr. Peu après ce cruel épisode, le roi mourut. Une nouvelle fois, un ange apparut en songe à Joseph.

« Lève-toi, lui dit-il. Prends l’Enfant et sa mère et retournez en terre d’Israël. Car ils sont morts ceux qui en voulaient à la vie de l’Enfant ».

Joseph, Marie et Jésus rentrèrent au pays d’Israël. Mais parvenus non loin de Bethléem, ils apprirent que le fils d’Hérode, plus cruel encore que son père, gouvernait le royaume au sud d’Israël. Joseph pensa qu’ils seraient plus en sécurité dans le nord du pays.

C’est pourquoi, au lien d’aller à Bethléem, Marie et Joseph se dirigèrent dans les régions de Galilée. Ils s’établirent à nouveau à Nazareth, où ils vécurent heureux avec Jésus.

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 23:33

Visite-des-mages-a-Herode.jpgLes Mages rendent visite au roi Hérode

Très loin de là, dans les terres d’Orient, d’autres personnes attendaient aussi la naissance d’un nouveau roi. C’était des sages, qu’on appelait des Mages. Ils étudiaient les étoiles et cherchaient dans le ciel des signes annonçant un événement exceptionnel. Une nuit, une étoile brilla dans le ciel. « Regardez ! s'écria un des Mages. Il y a une nouvelle étoile. Elle resplendit d’un éclat plus vif que toutes les autres. Je me demande ce que cela signifie ». Les astrologues regardèrent dans leurs rouleaux pour voir si l’étoile scintillante était le signe d’un évènement exceptionnel. « Peut-être cette étoile signifie-t-elle la naissance d’un grand roi, dit un sage. Peut-être le roi promis, celui que tout le monde attend. Laissons-nous guider jusqu’à lui par l'étoile ». Les Mages se mirent en route vers le pays où, semblait-il, brillait l’étoile. Ils apportaient de riches présents pour les offrir au nouveau roi. Las après un long voyage, les astrologues atteignirent le pays d’Israël. « C’est à Jérusalem que nous devons aller, suggéra l'un d’eux. Le palais du roi se trouve dans cette ville ». Ils se rendirent donc au palais à la recherche de l’enfant-roi. Là, ils trouvèrent le roi Hérode dans son palais. C’était un homme ambitieux et jaloux, qui régnait sur la terre d’Israël par ordre du puissant empereur romain. Les mages expliquèrent au roi Hérode pourquoi ils étaient là. Quand Hérode entendit parler d’un nouveau roi, il fut secrètement troublé et aussi furieux. Il ne voulait pas être supplanté. Mais il n’en laissa rien paraître devant les Mages. Au contraire, il s’empressa autour d’eux, car il voulait savoir où se trouvait le nouveau roi afin de le faire périr. Par une ancienne prophétie, Hérode savait qu’un roi différent des autres naîtrait dans la ville de Bethléem. « Allez, recherchez l’enfant, dit-il aux Mages. Allez à Bethléem et, quand vous l’aurez trouvé, revenez me le dire. Je dois moi aussi lui offrir des présents ».

 

les-mages.jpgLes Mages à Bethléem

Les Mages suivirent ainsi jusqu’à Bethléem l’étoile qui brillait au-dessus de leurs têtes. Leur voyage avait duré de longs mois et, lorsqu’ils arrivèrent, Marie et Joseph avaient quitté l’étable où était né Jésus. Ils vivaient à présent dans une petite maison en attendant de retourner dans la leur.

Cette nuit-là, les astrologues cherchèrent l’enfant dans toute la ville. Et voici que l’étoile sembla s’immobiliser juste au-dessus d’une maison. Les Mages frappèrent doucement à la porte et entrèrent. Une maison pauvre et simple – rien à voir avec le riche palais qu’ils avaient visité. Ils y trouvèrent Joseph et Marie, qui berçait l’Enfant Jésus dans ses bras.

A la vue de l’Enfant, les sages tombèrent à genoux et l’adorèrent. « Enfin ! s’écrièrent-ils, nous avons trouvé le Messie, l’enfant-roi promis ». Ils offrirent au nouveau-né leurs riches cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Puis, laissant la Sainte Famille en paix, ils se reposèrent un moment avant de reprendre leur long voyage de retour vers l’Orient.

Cette nuit-là, pendant leur sommeil, Dieu les avertit de ne pas retourner chez Hérode. Le lendemain, les astrologues prirent donc une autre route pour regagner leur pays d’Orient, le cœur plein d’allégresse car ils avaient vu le Sauveur.

Les Rois Mages


Am sechsten Januar feiern Christen den Dreikönigstag. Es ist der Tag an dem die Heiligen Drei Könige nach Bethlehem kamen, um dem neugeborenen Jesuskind zu huldigen und ihm ihre Geschenke darbrachten. So überliefert es das Matthäus-Evangelium.

Es wird geschildert, dass die drei Weisen aus dem Morgenlande von einem Stern geleitet nach Bethlehem gelangten. Zwölf Sternenkundige hatten abwechselnd auf dem Berg Vaus gewacht und die Ankunft des lange vorausgesagten Sternes erwartet.

Als er erschien, erfuhren die Heiligen Drei Könige davon und reisten, jeder aus einer anderen Richtung von diesem Stern geleitet, nach Bethlehem. Ihre drei Karawanen mit Kamelen, Elefanten und Dromedaren und Pferden trafen an einer Stelle zusammen und sie begrüßten einander voller Freude und mit Ehrerbietung. Zusammen fanden sie schließlich zu dem Ort, wo Maria und Josef mit dem Kinde waren. Sie fühlten sich so eingenommen von dem Strahlen, das von der Heiligen Familie ausging, dass sie zunächst vergaßen ihre Geschenke zu überreichen.

Auf ihrem Weg hatten sie König Herodes getroffen, dem berichtet worden war, dass hohe Herren aus fernen Ländern gekommen waren, um einem neuen König zu huldigen. Herodes ließ sie zu sich rufen und bat sie, ihm auf ihrem Rückweg zu berichten, wo sich der neue König aufhielt, denn er wollte keinen König neben sich dulden. Doch in der Nacht ihrer Abreise erschien den drei Königen ein Engel, der sie warnte, Herodes nichts zu verraten. So zogen sie auf anderem Wege in ihre Heimat zurück und erreichten nach zwei Jahren wieder den Berg Vaus, wo sie eine Kapelle errichten ließen.

Farben und Gaben der Heiligen Drei Könige

Die Heiligen Drei Könige, die man auch die Weisen aus dem Morgenlande nennt, sind Kaspar, Melchior und Balthasar. Sie sollen aus Persien, Chaldäa und Indien gekommen sein. Ihre Gewänder werden auf alten Gemälden jeweils in besonderen Farben dargestellt. Auch die Gaben, die sie bringen, sind jeweils einem König zugeordnet und haben eine Bedeutung.

Kaspar, der schwarze König, war der König von Tharis und der Insel Egryskulla und kleidete sich grün und trug die Myrrhe.

Melchior, der König von Nubien und Arabien, trug rote Kleider und brachte das kostbare Gold.

Balthasar, der König von Godolien, war ganz in Blau gewandet und verschenkte den wertvollen Weihrauch.

Myrrhe, Gold und Weihrauch als Symbole

Die Gaben, die die Könige mitbringen, haben symbolischen Charakter.

Die Myrrhe wurde seit jeher zum Einbalsamieren von Leichen verwendet und daher verwundert es kaum, dass auch in Jesu’ Leichentücher Myrrhe eingebunden wurde. Die Myrrhe steht für die Verbindung der Menschenseele mit dem Ewigen, dem Unsterblichen, also für die Überwindung der irdischen Todeskräfte.

Gold steht für die Einsicht der Menschen in das Göttlich Geistige, also für die Weisheits- und Erkenntniskräfte des Menschen.

Weihrauch wurde schon in vorchristlicher Zeit zu Opferzwecken verwendet und galt da als Symbol des Gebetes, mit dem man sich mit der göttlichen Welt verbindet. Weihrauch steht als Symbol für Opferdienst und menschliche Tugend.

Der sechste Januar ist außerdem der Tag, an dem Jesus, als er dreißig Jahre alt war, von Johannes dem Täufer im Jordanfluss getauft wurde.

Source : http://www.spielundzukunft.de/

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28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 08:41

Jérusalem grouille littéralement de policiers. Vous saurez un jour que toute tyrannie ne se soutient que par les services d’une police vigilante et implacable. Comment les évènements surprenants qui se sont passés depuis quelques jours auraient-ils échappé aux policiers d’Hérode ?

Les bergers de Bethléem ont raconté ce qui s’était passé pendant la nuit de Noël. Les propos tenus au Temple par Siméon et Anne sont aussitôt venus aux oreilles des espions toujours présents dans ce lieu saint. L’histoire des mages n’a pu manquer de susciter beaucoup de questions. D’autant plus que ceux-ci, prudents, se sont bien gardés de repasser par Jérusalem.

Tout cela a donné lieu à des rapports : c’est la règle en matière de police. Et maintenant, dans son palais, Hérode lit et relit ces rapports. Ce que ses serviteurs découvrent sur son visage, c’est une profonde interrogation : et si ce nouveau-né dont on lui rebat les oreilles avait réellement été envoyé pour régner sur les Juifs ?

Son front se plisse, ses mains tremblent. Peu à peu, l’inquiétude fait place à l’angoisse. Une terrible question lui traverse l’esprit : « Si cela est vrai, qu’adviendra-t-il de mon trône quand l’enfant sera devenu grand ? »

Hérode n’est pas un homme qui hésite. Jamais. Il a fait mettre à mort plusieurs de ses proches parents parce qu’il voyait en eux de possibles rivaux.

Donc, cet enfant doit mourir. Mais où le trouver ?

Après la présentation au Temple, Marie et Joseph s’en sont allés avec Jésus. Nul ne sait où. Fou de colère, Hérode lance cet ordre abominable :

- Allez tuer les enfants de sexe mâle qui sont dans Bethléem et dans les environs ! Tous ceux qui ont deux ans et moins de deux ans !

Les gardes d’Hérode sont à l’image de leur maître : ils n’hésitent pas plus que lui. Ils sautent à cheval, galopent vers Bethléem. Là, ils s’engouffrent dans chaque rue, se jettent dans chaque maison. Chaque fois qu’ils découvrent un bébé dont l’âge correspond à celui qu’a fixé Hérode, ils l’égorgent sans pitié. Pas un seul ne se laisse attendrir par les supplications des parents, par les cris de terreur des enfants.

Bethléem n’est pas en ce temps une bien grande agglomération. En tenant compte du nombre de ses habitants et de la proportion d’enfants en bas âge que l’on pouvait logiquement y trouver, les historiens ont estimé qu’environ vingt-cinq petits garçons ont dû périr de la sorte. Comme ces pauvres enfants n’étaient évidemment coupables de rien, on a appelé ce tragique épisode : le « massacre des Innocents ».

Source : Alain Decaux raconte Jésus aux enfants.

 

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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 07:13

Un jour que Jésus était sur les routes, des gens lui amenèrent un sourd qui, de surcroît, parlait difficilement : « Seigneur, je t’en prie, supplièrent-ils, impose les mains sur notre ami et guéris-le ».

Jésus, prenant l’homme avec lui, le conduisit à l’écart de la foule et lui dit ce qu’il allait faire. Il mit doucement ses doigts sur les oreilles de l’homme et, avec sa salive, lui toucha la langue. En ce temps-là, on croyait que la salive pouvait guérir. Alors Jésus fit comprendre au sourd qu’il allait le guérir.

Puis il leva les yeux au ciel et pria.

« Ephphatha ! » dit-il avec un profond soupir, ce qui signifie « ouvrez-vous ». À l’instant même, l’homme distingua les bruits autour de lui. Et, ouvrant la bouche pour marmonner quelques mots, il s’aperçut qu’il pouvait parler aussi. Chacun put comprendre distinctement ce qu’il disait.

Ceux qui étaient témoins de la scène étaient émerveillés : « Jésus fait bien toutes choses ! murmuraient-ils. Il fait même entendre les sourds et parler les muets ! »

 

 

 

 

Jésus et les disciples retournèrent ensuite à Bethsaïde. Là, on présenta à Jésus un aveugle. Le prenant par la main, Jésus l’emmena à l’écart du village dans un endroit tranquille. Cette fois encore, c’est avec sa salive que Jésus allait le guérir.

 

Jésus mouilla les yeux de l’homme et posa très délicatement ses mains sur ses paupières. « Vois-tu quelque chose ? » lui demanda-t-il. L’homme regarda autour de lui. Au lieu de terrible obscurité, il distinguait de la lumière, des couleurs et des formes.

Et il dit : « J’aperçois des gens, mais on dirait des arbres qui marchent ».

Jésus toucha à nouveau les yeux de l’homme, qui s’écria : « À présent, tout est clair. Je vois parfaitement ! »

Et Jésus lui dit : « Retourne dans ta famille ». Jésus continua de voyager avec ses disciples. Ils restèrent quelque temps dans la ville de Jéricho, prêchant et guérissant. Comme ils sortaient de la ville, Jésus entendit une voix qui l’appelait : « Jésus, fils de David ! Aie pitié de moi ! » C’était Bartimée, un mendiant aveugle qui ne vivait que de l’aumône qu’on déposait dans sa sébile. Il avait entendu les foules parler de Jésus et de son pouvoir, et il aspirait à être guéri. Quelques-uns voulurent le faire taire, mais lui criait de plus belle.

« Fils de David, aie pitié de moi ! »

Jésus s’arrêta et dit : « Appelez-le ». On alla chercher Bartimée : « Allez, viens. Courage ! Jésus t’appelle ». Et le malheureux, jetant son manteau à terre, se leva d’un bond et, aidé par quelques-uns, vint à Jésus.

« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » lui demanda Jésus. L’aveugle répondit : « Seigneur, je veux voir ! » Alors Jésus lui dit : « Tu verras. Ta foi en moi t’a sauvé. Maintenant, retourne chez toi ».

Et aussitôt il recouvra la vue. Mais il ne rentra pas chez lui. À présent qu’il voyait, Bartimée voulait suivre Jésus partout.

 

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29 août 2021 7 29 /08 /août /2021 08:04

Le roi qui gouvernait alors la Galilée s’appelait Hérode Antipas. Il était le fils du terrible Hérode le Grand qui avait ordonné le massacre des enfants à Bethléem quand Jésus était petit. Le roi Hérode avait entendu parler de Jean-Baptiste, qui prêchait au peuple le repentir de ses fautes. Hérode l’admirait, car il avait le courage de dire aux gens des choses qui ne leur étaient pas agréables.

Mais, quand Jean lui dit que lui, Hérode, avait mal agi : « Il ne t’est pas permis par la loi de divorcer de ta femme pour épouser la femme de ton frère », le roi le prit très mal. Il savait bien que Jean avait raison, mais il ne lui plaisait pas qu’un de ses sujets lui fasse la leçon. Il résolut alors de le faire périr, mais il redoutait la colère du peuple juif, qui croyait que Jean-Baptiste était un prophète de Dieu. La nouvelle femme d’Hérode, Hérodiade, haïssait Jean parce qu’il lui faisait des reproches, et elle imagina un plan pour se débarrasser de lui. Tout d’abord, elle le critiqua sans cesse devant le roi, si bien qu’il finit par se résoudre à emprisonner Jean-Baptiste.

Dans l’obscur donjon, Jean sombra dans le découragement. Il en vint même à

douter que Jésus fût le Fils de Dieu. Jean envoya ses disciples demander à Jésus s’il était vraiment le Messie promis par Dieu.

Il renvoya les messagers auprès de Jean : « Aller raconter à Jean tout ce que vous avez vu et entendu, leur dit-il. Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux guérissent, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Parole est annoncée aux pauvres ».

Jésus savait qu’en apprenant toutes ces guérisons Jean serait convaincu que Jésus était bien le Messie. Il affirma à ceux qui l’entouraient que Jean-Baptiste était le plus grand prophète qui ait jamais existé.

Quelque temps plus tard, Hérodiade imagina son second plan d’action. La reine avait une fille très belle, appelée Salomé, et elle demanda à sa fille de danser devant lui le jour de l’anniversaire du roi.

Le jour de la fête, il y eut un grand festin. Quand les invités furent rassasiés, le spectacle commença. Salomé dansa comme elle ne l’avait jamais fait, et le roi fut ébloui par la prestation de la jeune fille. « Magnifique ! s’exclama-t-il. Tu mérites une récompense. Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai ».

Salomé savait ce qu’elle devait demander, car sa mère, Hérodiade, le lui avait suggéré. « Votre Majesté, je veux la tête de Jean-Baptiste ! » s’écria la jeune fille. Le roi fut effrayé. Il redoutait de faire tuer un homme de Dieu. Mais il ne pouvait manquer à sa parole. Il avait fait une promesse à Salomé devant l’assistance.

Alors, à contrecœur, le roi Hérode ordonna à ses soldats d’aller chercher Jean dans son cachot pour le décapiter. La tête du grand prophète fut apportée sur un plateau et offerte à Salomé. Aussitôt la jeune fille la porta à Hérodiade.

Les amis de Jean enveloppèrent son corps et l’emmenèrent pour l’enterrer décemment. Et ils envoyèrent des messagers à Jésus pour lui annoncer la terrible nouvelle.

Le martyre de saint Jean Baptiste est fêté le 29 août.

 

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 13:41

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Les Apôtres, les douze disciples choisis par Jésus, l’avaient désormais vu accomplir de nombreuses guérisons et d’innombrables miracles, aussi leur foi en Dieu était-elle très grande. Jésus décida que le moment était venu de les envoyer au loin prier pour le peuple. Alors, il leur donna son pouvoir de prêcher et de guérir les malades, et les Apôtres partirent deux par deux. A leur retour, ils racontèrent à Jésus tout ce qu'ils avaient fait et enseigné. Ils étaient heureux d’avoir répandu la Bonne Parole et opéré tant de guérisons. Comme Jésus devisait avec les Apôtres, une foule nombreuse l’entoura à nouveau pour l’entendre et être touchée par lui. Jésus était encore attristé de la mort de son cousin Jean, et il souhaitait demeurer seul un moment. « Venez, dit-il à ses disciples, trouvons un endroit où nous reposer seuls quelque temps ». 

5-pains-et-2-poissons-1.jpgJésus et ses compagnons partirent en barque sur le lac de Tibériade pour goûter un peu de paix. Mais certains suivirent du regard la direction que prenait leur barque. Et la foule qu’ils avaient voulu fuir courut pour arriver avant eux. C’est une véritable marée humaine qui accueillit Jésus à son arrivée. Quand Jésus et ses disciples accostèrent, ils ne trouvèrent pas la paix qu'ils recherchaient. Des milliers de gens réclamaient à grands cris de voir Jésus. « Maître, renvoie tous ces gens ! protestèrent les disciples. Nous n’avons même plus le temps de nous reposer ! » Mais, à la vue des visages pleins d’espoir des gens qui l’attendaient, Jésus eut pitié et dit : « Comment pourrais-je les laisser ? Ils sont comme des, brebis qui n’ont pas de berger ». Et, malgré sa fatigue, Jésus s’assit et commença à prêcher les foules. Il parla ainsi jusqu'à une heure très avancée. A présent, tous étaient affamés et les disciples dirent à Jésus : « Maître, il est très tard et nous sommes ici à des kilomètres de tout. Renvoie ces gens afin qu’ils aillent dans les villages alentour s’acheter de quoi manger ». « Donnez-leur vous-même à manger », répondit Jésus. Les Apôtres restèrent perplexes. « Il y a là plus de cinq mille personnes, dit Philippe. Il faudrait près d’une année de salaire pour acheter de quoi nourrir tous ces gens ! Tu veux que nous dépensions tout notre argent pour du pain ? » Alors André, un autre disciple, dit : « Ce petit garçon dit que nous pouvons partager son repas.

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Il a cinq pains d’orge et deux petits poissons, mais nous n’irons pas très loin avec ça ! » « Groupez les gens par cinquante et faites-les asseoir », dit Jésus tranquillement. Alors les disciples ordonnèrent à la foule de s’étendre confortablement sur l’herbe.

Les cinq mille pains

Jésus prit alors les pains et les poissons et remercia Dieu. Puis il distribua la nourriture à la foule affamée. Alors se produisit quelque chose d’extraordinaire. Au fur et à mesure que Jésus partageait les pains et les poissons, il y en avait de plus en plus. Et les milliers de personnes qui se trouvaient là eurent de quoi manger à leur faim. Quand ils furent tous rassasiés, Jésus dit aux Apôtres : « Ramassez les restes. Il ne faut rien gaspiller ». Les Apôtres commencèrent donc à les rassembler et ils en remplirent douze paniers. Le peuple était stupéfait de ce qui s'était passé. « Jésus n’est vraiment pas comme les autres, disait-il. Il est sûrement le Messie promis par Dieu, celui que nous attendons ».

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 20:00
Jésus ressuscite la fille de Jaïre

Lorsque Jésus atteignit l’autre rive du lac, une marée humaine l’environna à nouveau. Un homme du nom de Jaïre fendit la foule pour venir à lui. Jaïre était un chef religieux de la synagogue locale, tout le monde le respectait. Jaïre tomba aux pieds de Jésus. « Ma petite fille est en train de mourir. Je t’en prie, viens avec moi, supplia-t-il. Pose les mains sur elle et guéris-là ».

Alors Jésus partit avec Jaïre, et ils se dirigèrent vers sa maison suivis d’une foule nombreuse. On se pressait autour de Jésus et on se bousculait pour être à côté de lui. Tandis qu’ils cheminaient, Jésus s’arrêta soudain. « Qui a touché mon vêtement ? » demanda-t-il ?

Les disciples répondirent, intrigués : « Maître, vois tout ce monde autour de toi. N’importe qui peut t’avoir touché ». Mais Jésus avait senti qu’une force était sortie de lui. Il en était sûr, quelqu’un l’avait touché, voulant être guéri. Or, il y avait parmi la foule une femme tremblant de fièvre. Elle savait que c’était à cause d’elle que Jésus s’était arrêté. Elle était malade depuis longtemps et avait dépensé tout son argent chez les médecins, mais ils n’arrivaient pas à la guérir. Désespérée, elle avait réussi à toucher la tunique de Jésus.

Elle se jeta alors à ses pieds. « Seigneur c’est moi qui t’ai touché. Je me disais qu’il me suffirait de toucher tes vêtements pour être guérie ». Jésus fut émoi par la foi de cette femme. « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal ».

Pendant ce temps, l’angoisse de Jaïre augmentait, il avait hâte que Jésus arrive auprès de sa fille. C’est alors qu’un serviteur arriva porteur d’une terrible nouvelle : « Maître, je suis désolé, ta fille est morte ». Entendant cela, Jésus dit : « Sois sans crainte, Jaïre. Aie confiance et crois en moi ».

Il prit avec lui ses disciple Pierre, Jacques et Jean, et ils se dirigèrent vers la maison de Jaïre. La foule des pleureuses étaient déjà là, se lamentant et poussant de grands cris. « Pourquoi pleurez-vous ? demanda Jésus, cette enfant n’est pas morte, elle dort ». Mais on se moquait de lui. Jésus mit tout le monde dehors, sauf la mère et le père de l’enfant ainsi que les trois disciples. Ils entrèrent dans la chambre de la petite fille. Jésus, la prenant doucement par la main, lui dit : « Fillette, lève-toi ! » Et aussitôt l’enfant se leva et se mit à marcher. Et tous furent saisis d’une grande stupeur : « Votre petite fille a faim, dit Jésus aux parents fous de joie. Donnez-lui à manger ».

 

 

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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 19:58

Jésus parcourait toute la Galilée, prêchant, enseignant et guérissant les malades. Partout sur son passage, les foules s’empressant autour de lui. Il se sentait parfois très fatigué et ressentait le besoin de se retirer dans un lieu solitaire pour prier Dieu. Un jour qu’il avait enseigné et guéri les malades sur la rive d’un grand lac appelé Tibériade, au coucher du soleil, Jésus éprouva soudain

une grande fatigue. Il dit alors à ses disciples : « Montons dans la barque et allons de l’autre côté du lac ». Jésus et ses disciples montèrent dans la petite barque de pêche et laissant la foule, s’éloignèrent de la terre. Jésus s’étendit à l’arrière de la barque sur un coussin. Bercé par le clapotis de l’eau et le doux balancement de la barque, il s’endormit. Comme il dormait, des nuages d’orage s’amoncelèrent et le ciel devint noir. La brise légère fit bientôt place à un vent violent, et la surface de l’eau se transforma en une mer déchaînée.

Des vagues gigantesques déferlaient contre la barque, de sorte que déjà elle se remplissait d’eau. Les disciples tentaient de toutes leurs forces d’écoper mais, malgré leurs efforts, la barque s’enfonçait. Ils comprirent que la situation était grave.

Ils appelèrent Jésus au secours : « Nous allons nous noyer ! » Ceux qui se tenaient près de lui étaient étonnés de voir qu’il restait sourd au fracas des vagues.

Puis ils le secouèrent : « Maître, réveille-toi ! Nous sommes pris dans une terrible tempête et nous allons périr ! » Jésus ouvrit les yeux. Le vent soufflait en rafales et les vagues étaient très hautes. Il se lève dans la barque et regarda les murailles d’eau au-dessus de sa tête, la voile battue et déchirée par le vent furieux. Jésus ne montrait pas le moindre signe de peur. « Silence, calmez-vous ! » ordonna-t-il simplement au vent et aux vagues.

Et, aussi soudainement qu’il s’était levé, le vent tomba. La masse d’eau tourbillonnante devint un lac tranquille et transparent. « Pourquoi avez-vous eu peur ? demanda Jésus à ses disciples. Vous n’avez donc plus confiance en moi ? »

Les disciples restèrent silencieux, se contentant de le fixer avec émerveillement et stupeur. Et ils chuchotaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-là ? Même le vent et la mer lui obéissent ! »

 

 

 

 

 

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