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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:08

Saint Médard est né vers 456 à Salency en Vermandois d’une famille franque de Picardie. Il étudie à Vermand et à Tournai. 
Remarqué par Alomer, l’évêque de Vermand, ce dernier l’élève au sacerdoce en 489. Médard devient évêque de Noyon en 530. 
C’est dans cette ville qu’il accueille la reine Sainte Radegonde et la consacre à Dieu dans des vœux perpétuels.

Anecdotes

- Patron des cultivateurs.
- Il était aussi invoqué contre le mal de dents 
- Même si aujourd’hui beaucoup de localités se placent sous sa protection, Saint Médard nous est surtout connu grâce aux dictons populaires :« Quand Saint Médard ouvre les yeux, écoute voir s’il pleut »

« S’il pleut à la saint Médard, il pleuvra 40 jours, sauf si Barnabé (fêté le 11 juin) lui coupe le nez ».

Il est à noter qu’avant l’adoption du calendrier grégorien, la Saint Médard tombait le 20 juin. Or le 20 juin est la veille du solstice d’été ; on entre alors dans une époque où les perturbations atmosphériques se traduisent par des orages ou des pluies. Ce qui explique les dictons populaires liant Médard à la pluie. 
En avançant sa fête au 8 juin, on dut ajouter Saint Barnabé puis enfin Saint Gervais dont la fête tombe à peu près le même jour que la Saint Médard du temps du calendrier julien, pour retrouver la véracité du dicton, ce qui va donner :
« Si Médard et Barnabé, comme toujours, s ’entendaient pour te jouer des tours,
Tu auras encore Saint Gervais, que le beau temps va ramener » 
Réclamé comme évêque par les chrétiens de Tournai en 532, il assume la charge des deux diocèses et évangélise les Flamands.
Il meurt le 8 juin 560 et est inhumé à Crouy près de Soissons, là où est fondée plus tard l’abbaye qui porte son nom.

Prière :

Seigneur notre Dieu,
Par la vie et la prière de nos pères dans la foi,
Tu nous encourages à être
De vrais témoins de l’Evangile ;
Que l’exemple de saint Médard,
Qui inspira jadis les peuples de Noyon et de Tournai,
Continue à stimuler l’Eglise d’aujourd’hui.

 

1- Son enfance

Et si sa charité grandit avec l’âge, il est aussi de bon conseil

Saint Médard voit le jour vers 456-458 à Salency à « une lieue de Noyon ». Nectaire, son père est le seigneur de Salency et sa mère Protagie de famille gallo-romaine. Nectaire s’est, peu avant la naissance de son fils et sous l’influence de sa femme, converti au christianisme. L’enfant est donc tout naturellement élevé dans l’amour de Dieu et du prochain. Très tôt celui-ci, d’ailleurs, se fait connaître par la sainteté de sa vie ; on raconte qu’un jour il a donné son habit, pourtant fait des propres mains de sa mère, à un pauvre aveugle ; qu’un autre jour, il a donné un des chevaux appartenant à son père, à un voyageur dont le sien était mort. Et si sa charité grandit avec l’âge, il est aussi de bon conseil ; les villageois n’hésitent pas à venir le consulter. Venance Fortunat, poète et protégé de la reine Radegonde, relate avec force détails qu’il régla avec sagesse et discernement un litige entre deux voisins concernant le bornage de deux champs. Après avoir fréquenté l’école du village, il part dans les écoles littéraires de Vermand et de Tournai.

2- An 489 : il est ordonné prêtre

Remarqué par Alomar, l’évêque de Vermand, ce dernier l’élève au sacerdoce. Médard devient alors le puissant et infatigable auxiliaire de l’évêque. Dans son zèle pour le salut des pécheurs, il en arrache un grand nombre à l’ignorance et au péché. Tous les traits qu’on rapporte à son sujet sont des actes de bonté. Il donne de larges aumônes à tous les indigents, y compris les paresseux. Il ne se décide jamais à punir les chapardeurs qui viennent voler le miel de ses ruches, les œufs de ses poules ou les fruits de son verger. Cependant, il n’oublie pas ses chers amis salenciens. Il les dote d’ailleurs d’une belle et touchante institution connue sous le nom de fête de la Rosière.

3- La fête de la Rosière

L’usage depuis l’antiquité était de couronner la jeune fille la plus vertueuse, la plus pieuse, la plus modeste et qui avait en outre une conduite irréprochable tant pour elle que pour sa famille. Si l’on en croit la tradition, la sœur de Médard aurait été couronnée la première à ce pieux concours de vertu. Un tableau les représente tous deux. Ce tableau provient du retable situé dans la chapelle de St Médard où se faisait le couronnement de la rosière. Elle avait été élevée par les seigneurs de Salency sur le lieu même où, selon la tradition, le saint était né. La dernière reconstruction était de 1351. En 1850 il n’en restait qu’une fenêtre ogive bouchée, dans le chœur. Mais l’édifice fut remis à neuf vers 1826. Et Louis Graves dans son Précis de statistique du canton de Noyon de 1837 précise «on y voit un autel à colonnes torses, et un tableau représentant saint Médard couronnant, comme rosière, sa propre sœur ». L’église de Salency et la chapelle Saint Médard ayant été détruites pendant la guerre de 14-18, le tableau se trouve maintenant dans une salle de la mairie. On possède une description de cette fête grâce à une lettre insérée dans l’année littéraire de 1766 : le 8 juin jour de la St Médard ou le dimanche le plus rapproché de ce jour la rosière vêtue de blanc, frisée, poudrée, les cheveux flottants en boucles sur ses épaules, accompagnée de sa famille et de 12 filles aussi vêtues de blanc, avec un large ruban bleu en baudrier, se rend au château de Salency au son des instruments. Le seigneur et tout un cortège, la mènent à la paroisse, où elle entend les Vêpres sur un prie-Dieu placée au milieu du chœur. Les Vêpres finies, le clergé sort avec le peuple pour aller à la chapelle de St Médard. C’est là que le curé bénit la couronne et pose la couronne sur la tête de la Rosière qui est à genoux.

On ne saurait croire combien cet établissement a suscité à Salency l’émulation des mœurs ni de la sagesse.

Quoique les habitants de ce village soit au nombre d’environ cinq cents, on assure qu’il n’y a pas un seul exemple de crime commis par un naturel du lieu, pas même d’un vice grossier, encore moins d’une faiblesse de la part du sexe. Il est à noter que c’est surtout à partir du milieu du VIIIème siècle que les dotations commencèrent à récompenser les jeunes filles pauvres et vertueuses. Les heureuses élues recevaient alors une couronne de roses et une somme d’argent. Dans maints endroits, la tradition s’est conservée jusqu’à nos jours ; de nombreux villages fêtent encore aujourd’hui leur « rosière ». En 1773 à l’occasion du transfert des reliques du saint de Dijon à Salency on redécouvre cette fête. En 1774 Guétry va même écrire un opéra-comique intitulé : la rosière de Salency et en 1777 Tarjet va publier une « Histoire de la Rosière de Salency ».

4- An 532 : il est évêque de Noyon

Après la mort d’Alomer il est appelé à gouverner l’église de Vermand. Médard refuse, prétextant son grand âge puis finit par céder devant l’insistance du roi Clotaire I, du peuple et surtout du saint Pontife Rémi. Il est donc sacré évêque de Vermand en l’an 530 par saint Rémi. Deux ans plus tard devant la crainte des barbares « et après la ruine de cette ville par les Huns sous la conduite d’Attila » précise Graves, il transfère sa résidence à Noyon (Noviomagus). Les habitants le suivent tant pour suivre leur saint que pour échapper aux tribus barbares. Médard va fonder et affermir l’Eglise de Noyon. Il érige cette ville en un évêché uni à Tournai en 581. Les deux villes ne se sépareront qu’en 1146. Au siècle suivant Saint-Eloi poursuivra l’œuvre commencée par saint Médard.

5- La reine Radegonde 518 – 587

Sainte Radegonde reçoit le voile des mains de St Médard puis fonde la grande abbaye de Ste Croix à Poitiers.

Radegonde est la fille du roi paÏen de Thuringe : Berthaire ou Berthier. L’assassinat de son père est vengé par le roi franc Clotaire 1er fils de Clovis premier roi chrétien à rallier à sa cause les évêques et les nobles. Clotaire fait baptiser la jeune Radegonde alors âgée de 10 ans par saint Médard, se charge de son éducation et enfin l’épouse, contre son gré, en 538. Très pieuse, elle consacre son temps à la prière ou à soigner les malades au dispensaire, au grand désarroi du roi, son époux, qui s’écrira un jour : «c’est une nonne que j’ai épousée ». En 555, après le meurtre de son frère commandité par son mari, elle reçoit le voile des mains de St Médard puis fonde la grande abbaye de Ste Croix à Poitiers où elle passe les 30 dernières années de sa vie. Protectrice des écrivains, des poètes, comme Venance Fortunat qui deviendra plus tard évêque de Poitiers et rédacteur de la biographie de Radegonde, elle fait de son monastère un centre culturel et religieux suivant la règle de saint Césaire d’Arles.

6- Diocèse de Tournai

Il a beaucoup de problème avec le diocèse de Tournai car les invasions ont ramené les superstitions païennes. Il va pourtant convertir avec patience beaucoup de païens.

Tournai était au temps des Romains une cité importante, mais au VIème siècle elle passe sous la domination des Francs Saliens et devient le berceau de la dynastie mérovingienne. Clovis qui y naît en 465 en fait le siège d’un évêché. De même, Childéric roi des Francs, avait choisi Tournai comme lieu de résidence. Les rois de France ont toujours considéré Tournai comme le berceau de leur monarchie et la ville porte le lys royal dans ses armes.

Eleuthère, l’évêque de Tournai avait été élevé en compagnie de saint Médard. Aussi, lorsqu’il meurt des suites de blessures faites par des hérétiques, Médard est tout naturellement désigné pour gouverner ce diocèse ; ce qu’il fait pendant 15 ans après l’avoir rattaché à celui de Noyon. Il a beaucoup de problème avec le diocèse de Tournai car les invasions ont ramené les superstitions païennes. Il va pourtant convertir avec patience beaucoup de païens. On aime aussi à raconter qu’un jour les idolâtres le conduiront de force sur les lieux du supplice pour le sacrifier à leurs dieux.

7- Sa mort

Sa mort, le 8 juin 560, est un sujet de deuil non seulement pour ses diocésains mais pour tous les Français habitués à vénérer en lui un protecteur et un père. Comme Noyon et Tournai se disputent sa dépouille, Clotaire vient la réclamer. Il porte lui-même le corps du saint et fait solennellement déposer ses restes à Soissons, sa capitale.

L’enterrement est somptueux : le cercueil est recouvert de riches étoffes ; et tout éclatant d’or et de pierreries, le cortège entonne les psaumes. Saint-Bandy évêque de Soissons préside cette funèbre cérémonie. Il est inhumé en un lieu appelé Crouy à deux cents pas environ de la ville de Soissons. Le roi y fait construire un petit oratoire en attendant d’y élever une basilique et un monastère mais il décède avant. Son fils Sigebert chargé de le faire s’en acquittera avec fidélité. Dès 563 Crouy devient un lieu de culte. Des églises s’élèvent dans toute la France en son honneur. On l’invoque même en Angleterre.

St Médard prend rang de saint protecteur de la royauté française au temps de Charles VII (1427-1462), tout comme Radegonde particulièrement honorée elle aussi par ce souverain.

8- L'abbaye bénédictine

Construite à Soissons sous le nom de St Médard elle est rapidement célèbre. En 752 le roi Pépin y est couronné par saint Boniface archevêque de Mayence. Elle connaît bien des vicissitudes : les Normands la pillent en 884 ; en 901 les Hongrois la détruisent complètement. Relevée, elle est endommagée par les Anglais au XVème siècle puis par les Calvinistes au XVIème siècle. Elle connaît bien des vicissitudes : les Normands la pillent en 884 ; en 901 les Hongrois la détruisent complètement. Relevée, elle est endommagée par les Anglais au XVème siècle puis par les Calvinistes au XVIème siècle. Les reliques du Saint disparaissent, brûlées, mais la cathédrale de Noyon avait gardé quelques morceaux du corps.

En 1852 Mgr Joseph-Armand Gignoux évêque de Noyon, Beauvais et Senlis les enferment dans une magnifique châsse due à la libéralité d’un pieux noyonnais M. Michaux-Hannonet.

Cette châsse de St Médard se trouve actuellement dans la chapelle de St Médard à Noyon. La crypte de St Médard de Soissons qui date de la première moitié du IXème siècle, est une galerie perpendiculaire à l’axe de l’église ; simplement couverte de voûtes d’arêtes, elle ne comporte aucun ornement. Aujourd’hui l’abbaye est une école avec internat et un institut pour aveugle.

Source : http://oise.catholique.fr

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