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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 05:32

1er Mai : Saint Joseph, patron des travailleurs

Nous fêtons aujourd'hui, 1er mai, saint Joseph comme artisan et travailleur manuel. Charpentier de son métier, il coopéra par le travail de ses mains à l'œuvre créatrice et rédemptrice, tout en gagnant le pain de la Sainte Famille et, avec Marie, en éveillant à la vie des hommes l'Enfant que Dieu lui avait confié.

Pie XII a institué en 1955 la fête de saint Joseph artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année.

La phrase « tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église » rappelle, en même temps que la présence de saint Joseph (Patron de l’Église universelle), la protection du Ciel envers l’Église.

Le charpentier de Nazareth travailla pour subvenir aux besoins de Marie et de Jésus et initia le Fils de Dieu aux travaux des hommes. C’est pour cela qu’il est le modèle et le protecteur des travailleurs chrétiens qui le vénèrent en ce jour où, dans de nombreux pays du monde, on célèbre la fête du travail.

Source : http://nominis.cef.fr/

 

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Etymologie : le prénom Joseph vient d’un mot hébreu qui signifie « Dieu ajoute ».

Fête : Joseph de Nazareth est fêté le 19 mars et le 1er mai, de surcroît fête du travail en France. C’est le patron de la Belgique, du Canada, du Mexique, du Pérou, du Vietnam et de l’Eglise Universelle. Il est aussi le patron des charpentiers, des mourants, des menuisiers, des ouvriers, des pères, des travailleurs et des voyageurs. Il est invoqué contre l’injustice sociale, contre le doute et par les personnes qui sont à la recherche d’un logis.

Un descendant du roi David

Joseph est un descendant du roi David (sa famille est de Bethléem), mais il est pauvre et doit exercer la profession de charpentier pour faire vivre sa famille. Qualifié « d’homme juste » par la Bible, Joseph est troublé lorsqu’il apprend que Marie est enceinte, car il sait que l’enfant qui doit naître n’est pas de lui. Il veut rompre ses fiançailles et se séparer de Marie tout en protégeant celle-ci du scandale. Mais un ange lui apparaît en rêve, et lui apprend que la jeune femme a conservé sa pureté. Rassuré par ce message, Joseph accepte de se marier avec Marie. De nouveau, un ange lui apparaît pour le convaincre de gagner momentanément l’Egypte lors du massacre des Innocents. Le roi de Judée Hérode fait massacrer tous les nouveau-nés mâles car il redoute que l’un d’eux le dépouille plus tard de son trône.

L’éducation de Jésus

Joseph assiste à la naissance de Jésus et se trouve dans la crèche lors de la visite des rois mages venus d’Orient. Quoiqu’il ne soit pas le véritable père de Jésus, il n’en dispense pas moins des principes d’enseignement et d’éducation à l’enfant. Il meurt sans doute avant que le Christ ne commence son ministère public, car le Nouveau Testament ne fait plus mention de Joseph après que Jésus est demeuré, à l’âge de douze ans, durant plusieurs jours dans le Temple (une légende fait néanmoins mourir Joseph à l’âge de cent onze ans).

Un culte tardif

Le culte de Joseph ne se répand, d’abord en Orient, qu’au Vè siècle, à la suite de la rédaction d’un texte apocryphe, le Protévangile de Jacques qui fait de lui un vieillard. Sa vénération se répand en Occident grâce à Thérèse d’Avila et aux jésuites. Son nom ne figure dans le calendrier romain qu’à partir du XVè siècle. En fait, Joseph souffre du rôle en retrait qui lui est donné dans le Nouveau Testament. La tradition lui donne une personnalité effacée et, en tout cas, moins riche que celle de son épouse, quoique Joseph témoigne de sa soumission à la volonté divine, d’une grande constance au milieu des épreuves traversées et d’une indéniable ardeur au travail.

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16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 08:49

Le prénom Patrick est la forme celte du mot latin patricius qui signifie : noble. Il est fêté le 17 mars, il est le patron de l’Irlande et du Nigeria.

Un chrétien réduit en esclavage

Patrick (ou Patrice) naît au pays de Galles ou en Ecosse, voire en Gaule, aux alentours de 389. Son père, Calpurnius, un Anglo-Romain, est diacre et fonctionnaire, et son grand-père un prêtre chrétien. A l’âge de seize ans, Patrick est fait prisonnier par des pirates irlandais, avec une centaine d’autres jeunes gens. Il est alors réduit à l’esclavage, a la tête rasée et reçoit, pour symboliser sa nouvelle condition, une tunique en peau de mouton et une paire de sandales. Dès lors, il sert son maître, Milchu, avec loyauté. Il garde des troupeaux de porcs durant six ans, sur les pentes du mont Slemish (comté d’Antrim).

La fuite et la liberté retrouvée

Patrick ne cesse de prier afin de trouver un réconfort spirituel dans la religion. Après avoir fait deux songes prémonitoires, Patrick prépare sa fuite. Il décide de gagner la côte sud-est de l’Irlande et parcourt trois cents kilomètres à pied. Sur le rivage, un bateau est prêt à partir. Patrick réussit à convaincre les marins païens de le secourir. Après avoir retrouvé ses parents, Patrick gagne le continent.

L’évangélisateur de l’Irlande

Patrick demeure un temps en Gaule où il reçoit, avant et après un voyage en Grande-Bretagne, une formation religieuse. Il devient le disciple de Germain l’Auxerrois. Vers 432, il est nommé par le pape Célestin 1er, évêque missionnaire d’Irlande. De retour en Irlande, Patrick voyage sans cesse, évangélise les populations (notamment Milchu), crée des églises et des couvents (il encourage l’essor de la vie monastique) et favorise le développement de l’enseignement, notamment du latin. Il établit, vers 454, le siège de son ministère dans la localité d’Armagh qui devient le principal foyer du christianisme irlandais. De peur que les Irlandais oublient, lors de son absence, ses enseignements, il renonce à retourner voir ses parents en Grande-Bretagne et ses amis en Gaule.

Le patron de l’Irlande

A la fin de sa vie, Patrick rédige un texte, intitule « Ma confession avant que je meure », dans lequel il rapporte les principaux faits qui ont marqué sa vie. Cette œuvre fait preuve d’une très grande humilité ainsi qu’en témoignent ses premiers mots : « Moi, Patrick, le pécheur, le plus ignorant et le dernier des fidèles, méprisable aux yeux de beaucoup... » Patrick meurt vers 461. Sans doute peu instruit mais persévérant et soumis à la volonté divine, Patrick acquiert une immense popularité auprès des Irlandais. Pendant longtemps, ceux-ci estiment que Patrick les juge lorsqu’ils se présentent à la porte du paradis. Patrick, qui passe pour avoir débarrassé l’Irlande des serpents qui l’infestaient, est particulièrement vénéré le jour de sa fête, en Irlande ou à New York.

Saint Patrick

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14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 20:48

Louise est la forme féminine du prénom Louis. Elle est fêtée le 15 mars, elle est patronne des œuvres charitables.

Une vocation religieuse d’abord contrariée

Louise naît à Paris en 1591 et est élevée chez les dominicains, à la demande de son père qui est conseiller au parlement de Paris. Bien qu’elle souhaite devenir religieuse, son confesseur lui conseille de se marier. Veuve en 1625, Louise, qui ne cessera néanmoins pas de s’occuper de son fils, se consacre alors aux démunis et aux malades. Elle réunit autour d’elle un groupe de femmes qui partagent la même vocation. Ce sont, en grande partie, des paysannes illettrées, qui deviennent néanmoins maîtresses d’école, infirmières, gardes-malades, et organisent des actions caritatives.

La création des sœurs de la Charité

En 1638, Louise s’emploie ensuite, conseillée par Vincent de Paul, à transformer cette association en une véritable communauté religieuse, la congrégation des sœurs de la Charité. A l’époque, celles-ci présentent la particularité de ne pas vivre cloîtrées et d’être vêtues d’un simple habit de paysanne, robe grise et collet blanc, ce qui leur permet d’aller et venir sans être remarquées. Louise demeure la supérieure de cet ordre (qui essaime en province et jusqu’en Pologne) jusqu’à sa disparition, en 1660. Son corps repose à Paris, dans la maison mère de sa congrégation, rue du Bac. Elle est canonisée en 1934.

Louise de Marillac
Louise de Marillac

 

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 18:15

Un peu d’histoire avec Sophie Olive, Présidente de l’Association de sainte Colette et de l’Abbaye de Corbie et Dominique Petit, Trésorier de l’Association.

Charpentier de la puissante abbaye royale bénédictine Saint Pierre de Corbie, Robert Boëllet et sa femme Marguerite désespèrent d’avoir des enfants. Malgré leur âge avancé, ils font le pèlerinage à Saint Nicolas de Port et leur démarche est exaucée par la naissance d’une fille, le 13 janvier 1381, dans leur maison sise rue de la chaussée aux blés à Corbie. Ils lui donnent le prénom de Nicolette, en souvenir de Nicolas. Elle sera connue sous le diminutif de Colette.

Orpheline encore jeune, elle souhaitera se donner à Dieu comme religieuse. Mais ses essais dans plusieurs couvents ne sont pas concluants, et, sur la suggestion du Père Pinet, franciscain du couvent d’Hesdin proche, le 17 septembre 1402, elle entre en « reclusage » dans une logette adossée à l’église Saint Étienne, l’une des églises du monastère de Corbie dont il subsiste une bonne part.

Là, pendant quatre années, elle vit une vie spirituelle forte, soutenue par une ardente dévotion eucharistique et des expériences mystiques. De nombreuses personnes viennent solliciter ses conseils et ses prières et elle acquière une grande renommée. Cependant, elle pressent que sa vocation n’est pas le reclusage et qu’elle doit œuvrer pour la réforme des Clarisses vers une plus grande pauvreté et une vie moins mondaine.

Elle quitte son reclusage le 2 août 1406 et part de Corbie, pour entamer une longue vie faite de fondations et de réforme de monastères, 17 au total, de Castres à Gand. Elle essaie, fin 1406, de fonder un monastère à Corbie, mais ne peut le faire en raison de l’hostilité locale.

Toute sa vie elle espère fonder dans sa ville natale. Peu avant sa mort, de passage à Amiens dans le monastère récemment créé, elle connaît un ultime espoir car le pape Eugène IV a accordé le 19 octobre 1445 à Philippe de Saveuse l’autorisation nécessaire. Mais même l’appui du roi ne suffit pas à venir à bout des résistances, surtout celle des bénédictins.

Tant sont grands ses mérites, sa vie de prière, ses visions mystiques, les guérisons et les miracles qu’elle a accomplis, qu’elle est béatifiée dès le 17ème siècle, puis canonisée en 1807. Sa dévotion se développe alors à Corbie et subsiste jusqu’à ce jour.

Et dans cette petite cité on trouve une chapelle édifiée sur l’emplacement de sa maison natale, une stèle à l’endroit de sa réclusion, un autel qui lui est consacré à l’abbatiale, plusieurs œuvres d’art (sculptures, peintures), des reliques. Une statue monumentale domine la ville et plusieurs lieux (rue, point de vue) portent son nom.

Elle est fêtée le 6 mars. Elle fut béatifiée en 1625 et fut canonisée par le pape Pie VII le 24 mai 1807.

Source : https://www.amiens.catholique.fr/

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 18:41

 

 

😊 Ca y est les documents pour le Carême sont en ligne !💥 De quoi vivre un CAREME avec saint Joseph dans la joie ! En...

Publiée par Service Diocésain de Catéchèse Rennes sur Vendredi 5 février 2021
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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 18:08

Cyrille est dérivé du prénom grec Kyrillos qui signifie Maître. Il est fêté le 18 mars.

Cyrille est né vers 315 à Jérusalem, il est ordonné prêtre par saint Maxime. En 347, il publie les célèbres Catéchèses baptismales, leçons destinées à préparer le baptême des catéchumènes.

La première année de son épiscopat fut marquée par l’apparition de la Croix glorieuse : « En ces jours mêmes de la sainte Pentecôte (7 mai 351), aux nones de mai, vers la troisième heure, une croix lumineuse gigantesque apparut dans le ciel, au-dessus du saint Golgotha, s'étendant jusqu'à la montagne des Oliviers. Elle ne fut pas seulement aperçue par une ou deux personnes mais se montra, fort nettement, à la population entière de la cité. Elle ne disparut pas rapidement comme on pourrait le supposer, à la façon d'un rêve fugace. Elle demeura visible pendant plusieurs heures, estompant par son éclat, les rayons du soleil. Assurément, elle aurait été éclipsée et dissimulée par eux, si elle n'avait offert aux spectateurs un éclat plus puissant que celui du soleil. Ainsi, tous les habitants de Jérusalem se précipitèrent brusquement dans la sainte église, saisis d'une crainte mêlée de joie au spectacle de cette vision céleste. Ils se jetèrent tous dans notre église, non seulement les chrétiens mais les païens étrangers, de passage à Jérusalem. Tous, d'une seule voix, firent monter des louanges sonores vers le Christ Jésus, notre Seigneur, le Fils unique engendré de Dieu, auteur de ces merveilles. »

Nommé évêque de la Ville sainte, il est banni pour avoir distribué les biens de l’Église aux pauvres

Revenu à Jérusalem, il est ensuite obligé de se défendre d’être un partisan de l’hérésie arienne (le prêtre Arius nie le dogme de la Sainte Trinité). Il doit donc proclamer son adhésion au dogme de l’homoousia, la consubstantialité (dogme qui établit l’unité et l’identité entre les trois personnes de la Trinité : le Père, le Fils et l’Esprit-Saint).

Cyrille meurt vers 387, après avoir été témoin de l’échec de la tentative de l’empereur Julien l’Apostat qui a voulu rétablir les cultes païens. Il est docteur de l’Église depuis 1882.

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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 09:35

L'apôtre de Vienne

Clément-Marie Hofbauer est né le 26 décembre 1751 à Tasswitz en Moravie et dut le jour à de très pieux et simples parents. Son père, un boucher était tchèque, sa mère était allemande. Après la mort prématurée de son père, la mère conduisit Clément-Marie devant un crucifix et lui dit : "Le Sauveur est maintenant ton père ! Prends soin de marcher sur le chemin qui Lui agrée !»

Apprenti boulanger, serviteur de couvent et étudiant, il s'efforçait sans cesse de se rapprocher de son grand but : être prêtre. Au cours d'un pèlerinage à Rome, il fit la connaissance des Rédemptoristes et entra dans cet Ordre.

En 1785, le Saint fut ordonné prêtre, et après deux ans d'études supplémentaires, comme il était impossible sous le régime du joséphisme de fonder un couvent à Vienne, il alla à Varsovie, où il s'occupa très activement de l'Église nationale allemande de Saint-Benno de 1787 à 1808, surtout comme confesseur allemand. Dans cette église, on prêchait une sorte de Mission perpétuelle.

Tous les jours on y prêchait deux fois en allemand et deux fois en polonais. Il considérait l'incertitude religieuse, si largement répandue, comme l'obstacle le plus redoutable au renouvellement intérieur. C'est pourquoi il était infatigable quand il s'agissait de prêcher la parole de Dieu.

Des collaborateurs s'empressaient de venir à lui, et avec eux, il put fonder de nouveaux établissements de son Ordre et multiplier son activité missionnaire. Hofbauer, le propagateur de l'Ordre du Très Saint Rédempteur de ce côté des Alpes, est vénéré par l'Ordre comme son second fondateur.

De nombreuses guerres avaient amené à Varsovie la pauvreté et la misère de la population. Le Saint déploya une grande activité charitable, fonda un orphelinat, une école populaire pour 350 enfants pauvres, un lycée.

Sur l'ordre du gouvernement de Paris, il fut conduit avec ses compagnons à la forteresse de Küstrin, en 1808, et transféré à Vienne après quatre semaines de détention. Là, ce n'étaient pas seulement des gens du peuple qui assiégeaient son confessionnal -- car ils le vénéraient comme le père des pauvres -- mais des fonctionnaires influents et des hommes d'État du Congrès de Vienne, des savants connus et des artistes.

C'est avant tout l'influence de Hofbauer qui fit échouer au Congrès le projet d'une église nationale allemande détachée de Rome, proposée par Wessenberg, et qui fit rapporter la législation du joséphisme. Le Saint mourut à Vienne le 15 mars 1820.

W. Schamoni, Le Vrai Visage des Saints, Desclée de Brouwer, p. 259

Source : https://livres-mystiques.com/

Pour découvrir l'église de Notre-Dame du Rivage, cliquez ICI.

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 21:30
Sainte Mathilde de Germanie, Reine

Épouse d'Henri Ier, roi de Francie orientale (Germanie), Mathilde formait avec Henri un couple très uni, priant ensemble. Ils eurent cinq enfants.

Henri Ier et Mathilde de Germanie, par Konrad Astfalck, 1896

Devenue veuve en 936, elle chercha à réconcilier les deux ainés de ses enfants qui se disputaient la couronne de leur père. Ne pouvant être écoutée, elle se retira dans un monastère de Westphalie, jusqu'à ce que ses fils, honteux de leurs actes, la rappellent.

L'aîné Othon alla se faire sacrer Empereur d'Allemagne à Rome, et Mathilde profita de sa régence pour fonder nombre d'églises, hôpitaux, et quatre monastères bénédictins, dont celui de Quedlinbourg où elle mourut et fut enterrée.

Mathilde est vénérée par l'Église catholique romaine, son culte étant surtout répandu en Saxe et Bavière. Elle est fêtée le 14 mars. Elle est la patronne des familles nombreuses et est invoquée pour venir en aide aux parents en conflit avec leurs enfants.

Les détails de sa vie proviennent majoritairement de Rerum Gestarum Saxonicarum (Histoire des Saxons) du moine chroniqueur Widukind de Corvey et de deux hagiographies (la vita antiquior and vita posterior) écrites respectivement en 974 and et 1003.

Source : http://christroi.over-blog.com/

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 08:26

Il est né à Villa de El Paisnal (El Salvador) le 5 juillet 1928. Il est entré au séminaire diocésain en 1941 mais, quatre ans plus tard, a demandé à être admis à la Compagnie de Jésus. Il a fait son noviciat à Caracas (Venezuela) et a prononcé ses vœux religieux le 24 septembre 1947. Après des études en Equateur, où il obtient son baccalauréat en 1950, le Serviteur de Dieu est envoyé au Panama pour un an en tant que professeur. En 1953, il est envoyé en Espagne pour poursuivre ses études de philosophie et de théologie à Oña, où il est ordonné prêtre le 30 juillet 1959. De 1962 à 1964, il étudie à l'Institut Lumen Vitae de Bruxelles. À son retour dans son pays natal, il a été nommé préfet et professeur de théologie pastorale au séminaire "San José de la Montaña", une tâche qu'il a accomplie avec efficacité et créativité. Il a favorisé l'envoi de séminaristes dans les paroisses pour l'apostolat parmi le peuple, une expérience qu'il a également vécue personnellement. En 1972, il est nommé curé de la paroisse d'Aguilares. Ici le Serviteur de Dieu se consacre totalement aux âmes qui lui sont confiées, avec une attention particulière aux pauvres et aux marginalisés, n'hésitant pas à condamner les actions répressives dirigées contre eux par les militaires et l'oligarchie au pouvoir. Avec ses initiatives en lien avec le Concile Vatican II et la deuxième Conférence de l'épiscopat latino-américain de Medellín (1968), il a suscité la participation active des fidèles à la vie paroissiale, notamment avec les cursillos, dans le domaine des célébrations liturgiques et de la promotion sociale. À Apopa, le 13 février 1977, le Serviteur de Dieu a prononcé une homélie dans laquelle il a pris publiquement la défense du Père Mario Bernal, S.I., tout juste expulsé du pays pour son engagement social. Ce fait a mis en péril sa situation déjà précaire à l'égard du régime. Le 12 mars 1977, le Serviteur de Dieu s'est rendu à San José (El Paisnal) pour présider une célébration eucharistique pendant la neuvaine de préparation à la fête patronale de Saint Joseph. Sur le chemin du retour à Aguilares, il était accompagné en voiture d'un catéchiste, le serviteur de Dieu Manuel Solórzano, du jeune serviteur de Dieu Nelson Rutilio Lemus et de trois enfants. À mi-chemin, leur voiture a été mitraillée par des hommes armés et les trois serviteurs de Dieu sont morts instantanément. Au milieu de cela, les enfants ont été sauvés. Sant’Óscar Arnulfo Romero, archevêque de San Salvador, a été profondément ébranlé par l’assassinat du Serviteur de Dieu et a personnellement présidé la messe de funérailles dans l’église cathédrale de San Salvador. P. Rutilio avait 49 ans. Manuel Solorzano Solórzano. Né en 1905 à Suchitoto (El Salvador), il a épousé Eleuteria Antonia Guillén, avec qui il a eu dix enfants. Il a déménagé pour travailler dans la ville d'Aguilares, où il a collaboré à la vente de semences et de bétail. Il était très actif dans la vie paroissiale, en particulier dans l'évangélisation. Il a été tué avec P. Rutilio et le jeune Nelson Rutilio Lemus. Il avait 72 ans. Nelson Rutilio Lemus. Né à El Paisnal (El Salvador) le 10 novembre 1960, il a souvent suivi le pasteur dans des activités pastorales. Il s'est rendu à El Paisnal pour assister à la messe présidée par le père Rutilio Grande, avec qui il a souffert le martyre le 12 mars 1977. Il avait 16 ans. Il est fêté le 12 mars.

Vous trouverez ce texte en PDF ici

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 14:02

Fêté le 8 mars. Saint patron des malades et du personnel soignant.

Jean de Dieu, de son vrai nom Joao Ciudad, est né en 1495 à Montémor o Novo au Portugal. À l’âge de huit ans, il quitte brusquement sa famille pour suivre un mystérieux gyrovague et commence une vie errante. Les raisons de ce départ restent un mystère. Il arrive assez rapidement en Espagne, à Oropesa (Tolède) où il est accueilli dans la famille de Francisco Cid, dénommé « el Mayoral ». La famille du Mayoral fait de l’élevage, et jusqu’à l’âge de 20 ans Jean se consacre au métier de berger. Il est apprécié de tous.

À la recherche d’aventures, il décide ensuite de s’enrôler dans les troupes que lève Charles Quint pour combattre François 1er. Après cette expérience militaire, il redevient berger mais très vite, nous le retrouvons aux portes de Vienne en Autriche avec l’armée impériale qui entend stopper l’invasion des Turcs de Soliman le Magnifique. Avec sa compagnie, il ira même jusqu’aux Pays-Bas.

Quittant définitivement l’armée, il se met au service d’une noble famille espagnole condamnée à l’exil à Ceuta, sur la côte marocaine. De retour en Espagne après un passage sur sa terre natale, il erre sur les routes d’Andalousie, s’installe à Grenade et se fait marchand ambulant de livres de piété et de chevalerie.

Un jour de 1539, il écoute une prédication du célèbre Jean d’Avila que l’on surnomme l’Apôtre de l’Andalousie. Et c’est la conversion. Bouleversé par ce qu’il vient d’entendre, il parcourt les rues de la ville en criant « Miséricorde ! Miséricorde ! », il arrache ses vêtements, se roule dans la boue. Les enfants le poursuivent en criant « el loco ! el loco ! », « le fou ! le fou ! ». Il est alors enfermé à l’hôpital Royal de Grenade. Il connaît le sort des malades mentaux de l’époque : jeûne, coups fouets, jets d’eau glacée… pour chasser le mal. C’est à ce moment que naît sa vocation. Il décide de passer le reste de sa vie à secourir ceux qu’il a côtoyés à l’hôpital Royal : paralytiques, vagabonds, prostituées, et surtout malades mentaux.

Il fonde une première « maison de Dieu » qui s’avère très vite trop petite, il en fonde donc une deuxième plus grande. Pour subvenir aux besoins de sa « maison de Dieu », il quête chaque jour en criant : « Frères, faites-vous du bien à vous-mêmes en donnant aux pauvres ! » Très vite, les habitants de Grenade le surnomment Jean de Dieu. Cinq compagnons, gagnés par son exemple, le rejoignent.

Il meurt le 8 mars 1550, laissant derrière lui une renommée de sainteté qui traverse les frontières. Ses compagnons vont très vite se réunir pour fonder l’Ordre Hospitalier des frères de Saint Jean de Dieu, grâce au pape saint Pie V qui, le 1er janvier 1572, approuve la congrégation et lui donne la règle de saint Augustin, et au pape Sixte V qui, le 1er octobre 1586, l’élève au rang d’Ordre religieux.

Six lettres manuscrites de saint Jean de Dieu ont été conservées précieusement (cf ci-dessous). Parmi les nombreuses citations, on peut y lire notamment « Dieu avant tout et par-dessus tout ce qui est au monde ! », « Je suis endetté et captif pour Jésus-Christ seul ! », ou encore, « Mettez votre confiance en Jésus-Christ seul ! »

Jean de Dieu est canonisé en 1690, déclaré patron des malades et des hôpitaux en 1886 et protecteur des infirmiers et infirmières en 1930.

Aujourd’hui, l’Ordre hospitalier est présent sur les cinq continents, les frères y ont fondé des hôpitaux, des maisons de santé, des centres de réhabilitation, des accueils de nuit, des écoles de formation…

Source : https://www.saintjeandedieu.fr/saint-jean-de-dieu/

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 16:08

Agnès, était la fille du roi de Bohême Ottocar 1er, de la dynastie des Premysl. Elle naquit à Prague en 1211 dans une famille qui comptait déjà de nombreux saints. Quand elle eut atteint l'âge de trois ans, Agnès fut confiée au monastère cistercien de Trebnica près de Breslau où vivait sa tante sainte Edwige qui lui enseigna ses premières prières, lesquelles s'imprimèrent profondément dans son cœur. À huit ans on l'envoya chez les religieuses prémontrées de Doxane. Tout aurait pu bien se passer pour elle… Hélas ! L'Empereur Frédéric II, devenu veuf avait décidé d'épouser cette fillette de neuf ans qui avait déjà été fiancée deux fois… Agnès fut donc amenée à la cour de Vienne.

L'Empereur Frédéric Il voulait hâter le temps des fiançailles et du mariage. La petite Agnès, qui avait voué depuis longtemps sa virginité entre les mains de la Vierge Marie, alerta le Pape Grégoire IX, lequel fit intervenir son légat, et le projet tourna court. Agnès, qui avait déjà refusé trois mariages, avait entendu parler de Claire et de François d'Assise et elle voulait suivre leur exemple.

Petites précisions : À l'âge de huit ans, Agnès avait d'abord été fiancée à Henri, fils de l'empereur du saint empire romain, Frédéric II. Henry n'avait que dix ans et il venait d'être couronné roi des romains… Selon la coutume Agnès devait passer la suite de son enfance à la cour de son futur mari afin qu'elle puisse apprendre la langue et la culture de son nouveau pays, et pour qu'une amitié puisse naître entre eux. Mais l'Empereur Frederick, également roi de Sicile avait sa court à Palerme, tandis que son fils Henry, roi de Germanie, devait rester dans le palais de l'Archevêque Engelbert de Cologne. On décida donc d'envoyer Agnès à la cour du duc Léopold VI de Babenberg, d'Autriche. Mais Léopold, désirait marier le jeune Henry à sa propre fille Margaret. Ces manœuvres politiques durèrent six ans. Le père d'Agnès, Otakar chercha à marier Agnès à Henry III d'Angleterre, mais l'Empereur mit son veto car il désirait épouser Agnès. C'est alors que le pape intervint.

Revenons à Agnès. Elle avait eu l'occasion de connaître, grâce aux Frères mineurs qui étaient arrivés à Prague, l'expérience spirituelle de Claire d'Assise. Après l'intervention de Grégoire IX, Agnès renonça à ses richesses et aux honneurs de son rang et voulut suivre l'exemple de la pauvreté franciscaine : avec ses biens personnels, suivant l'exemple de sa cousine, Sainte Élizabeth de Thuringe, “consolatrice des indigents”, elle fonda à Prague l'hôpital de Saint François et un monastère pour les “Sœurs pauvres” ou “Damianites” où elle entra elle-même le jour de la Pentecôte 1234. Elle fut rapidement en relation avec sainte Claire d'Assise qui lui envoya cinq religieuses pour que la vie religieuse de ce couvent soit selon l'esprit des Pauvres Dames d'Assise. En effet, Agnès désirait aussi vivre la totale pauvreté suivant l'exemple du Christ pauvre. Sainte Claire envoya à Agnès une lettre chaleureuse dans laquelle elle la louait d'avoir préféré les épousailles avec le Christ à tous les honneurs du monde. “C'est ainsi que naquit entre les deux femmes l'une des plus belles amitiés qui fût jamais.” Agnès devint abbesse de son monastère vers 1237 ou 1238; elle le restera jusqu'à sa mort. Grâce à l'exemple d'Agnès, d'autres couvents de clarisses furent fondés dans son pays natal. De plus, Agnès fonda également à Prague un hôpital et une confraternité annexe pour le soin des malades, les “Porte-Croix de l'Étoile rouge".

Claire d'Assise écrivit plusieurs autres lettres à Agnès de Prague, pour l'exhorter à poursuivre l'itinéraire entrepris. Ces lettres reflètent l'affection et la sollicitude de la pauvre dame d'Assise pour Agnès, en même temps qu'elles sont un trésor de la spiritualité franciscaine. En voici un exemple :

Lettre de Sainte Claire d'Assise à sainte Agnès de Prague

... Ô bienheureuse pauvreté, qui prodigue des richesses éternelles à ceux qui l'aiment et la pratiquent ! Ô sainte pauvreté, en échange de laquelle Dieu offre et promet formellement le royaume des cieux, la gloire éternelle et la vie bienheureuse ! Ô chère pauvreté, que le Seigneur Jésus-Christ a daigné préférer à toute autre chose, lui qui, de toute éternité, régnait sur le ciel et sur la terre, lui qui a parlé et tout a été fait! Les renards, disait-il, ont une tanière, et les oiseaux du ciel leur nid, mais le Fils de l'Homme, c'est-à-dire le Christ, n'a pas trouvé où reposer sa tête ; et quand il a laissé reposer sa tête, ce fut pour jamais, et il rendit l'esprit. Puisqu'un si grand et si glorieux Seigneur a voulu descendre dans le sein de la Vierge, puisqu'il a voulu apparaître au monde méprisé, nécessiteux et pauvre, afin que les hommes, indigents, nécessiteux et affamés de nourriture céleste, devinssent riches grâce à lui en prenant possession du royaume des cieux, exultez donc de joie, soyez épanouie d'un intense bonheur et d'allégresse spirituelle: en préférant le mépris aux honneurs de monde, et la pauvreté aux richesses matérielles, en ne confiant pas vos trésors à la terre mais au ciel, où ni la rouille ne les ronge, ni la moisissure ne les attaque, ni les voleurs ne s'en emparent, vous avez une ample récompense assurée dans le ciel, et vous avez bien mérité d'être appelée sœur, épouse et mère du Fils du Père très haut et de la Vierge glorieuse...

Sainte Agnès mourut à Prague, le 2 (ou 6) mars 1282 après 40 années de vie religieuse. Elle fut béatifiée en 1874 et canonisée à Rome, le 12 novembre 1989. Le jour de cette canonisation, le pape Jean-Paul II déclara :

"La Bienheureuse Agnès de Bohême, même si elle a vécu à une époque très éloignée de la nôtre, reste aujourd'hui encore un exemple très lumineux de foi chrétienne et de charité héroïque, qui invite à la réflexion et à l'imitation." Le pape dit encore : "Agnès de Bohême, que nous avons la joie d'invoquer comme sainte aujourd'hui, même si elle a vécu plusieurs siècles avant nous, a joué un rôle notoire dans le développement civil et culturel de son pays et demeure notre contemporaine par sa foi chrétienne et sa charité: elle est un exemple de courage et d'aide spirituelle pour les jeunes qui se consacrent généreusement à la vie religieuse; elle est un idéal de sainteté pour tous ceux qui suivent le Christ ; elle est une incitation à la charité, pratiquée dans un dévouement total envers tous, dépassant toute barrière de race, de peuple et de mentalité; elle est la protectrice céleste de notre difficile itinéraire quotidien. Nous pouvons donc nous adresser à elle avec confiance et espérance."

Source : http://nova.evangelisation.free.fr/ Paulette Leblanc

 

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 22:10

Aubin, ou Albin, vient du nom latin : blanco, qui, étymologiquement, signifie blanc. Il est fêté le 1er mars.

Saint Aubin naquit vers 468 ou 469, à Languidic près de Vannes. Sa famille, d’origine anglo-saxonne, était venue se fixer en Bretagne armoricaine ou Basse Bretagne. Les hagiographes de saint Aubin racontent « que son enfance, prévenue de toutes les grâces du Seigneur, fit présager sa sainteté future ; il ne connut du jeune âge ni la légèreté, ni les défauts, et dès qu’il put marcher, ce fut pour aller à Dieu et Le prier à l’écart, loin du bruit, dans la compagnie des Anges ». Incontestablement Aubin n’était pas fait pour le monde, au grand désespoir de sa noble famille…

Quoiqu'il en fut, Aubin embrassa très tôt la vie religieuse dans le monastère de Tintillant ou Tincillac, ou encore Nantilly, près de Saumur, non loin d'Angers. Ce monastère observait la règle de saint Augustin. Aubin se montra un moine si pieux que, rapidement, il dépassa en vertus, en jeûnes et en oraisons les plus anciens et les plus fervents religieux de son monastère. On admirait surtout son recueillement continuel, même lorsqu'il était obligé de sortir du monastère. Il aurait même bénéficié d'une protection spéciale. Ses hagiographes racontent encore : « Un jour, l’abbé du monastère l’envoya dans un village voisin. Pendant qu’il s’acquittait de sa mission, il tomba, sur la maison où il était venu, une telle quantité de pluie, que le toit s’entr’ouvrit et que toutes les personnes présentes furent trempées : Aubin seul, à l’admiration de tous, fut épargné ; il ne tomba pas sur lui une goutte d’eau ».

Aubin devint l'abbé du monastère en 504, vers l'âge de trente-cinq ans. Il s'attacha alors à faire « revivre parmi ses frères la ferveur des premiers temps et les amena, par sa douceur et son exemple, à une perfection rare, même dans les plus austères couvents ».

Après la mort de leur évêque, Adelphe, les angevins élirent Aubin, par acclamation, comme leur nouvel évêque. Aubin résista d’abord à son élection, mais dut finalement se soumettre ; il fut donc ordonné prêtre en 529 par saint Mélaine de Rennes. Devenu évêque, Aubin conserva ses habitudes de vie monastique, et pratiqua une grande charité auprès de tous les malheureux qu'il approchait : malades, pauvres, prisonniers. Par ailleurs, il lutta avec détermination contre les mœurs violentes et païennes de son temps. On retiendra, en particulier, la lutte acharnée qu’il mena contre les mariages consanguins et incestueux fréquents dans la noblesse franque de l’époque. Il sut ainsi imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l'époque mérovingienne, n'hésitaient pas à épouser leur sœur ou leur fille, sans que les évêques réagissent...

Malgré les menaces de mort dont il fut l’objet afin de le dissuader de poursuivre ce combat, l'évêque Aubin obtint du roi Childebert 1er la réunion des conciles d’Orléans de 538 et de 541 qui condamnèrent ces mariages incestueux et excommunièrent ceux qui les contractaient. Ces conciles d'Orléans prononcèrent aussi la dégradation des prêtres licencieux.

Les documents concernant saint Aubin signalent aussi la tenue du Concile d'Angers en 540. Si les informations sont assez peu claires sur la tenue de deux Conciles à Orléans, nous sommes, par contre, certains qu'Aubin participa au Concile d'Angers, comme interprète : en effet, il connaissait le latin, le roman, et le breton. Il fut, en particulier, l'interprète entre le roi Childebert 1er et saint Tugdual qui fonda le monastère de Tréguier et que l'on pense être l'un des sept fondateurs de la Bretagne.

Aubin mourut à Angers le 1er mars 550, âgé de quatre-vingts ans, de retour d’un voyage à Arles où il était allé rendre visite à saint Césaire qui l’avait soutenu dans sa lutte. Son corps fut d’abord enseveli dans l’église Saint-Pierre d’Angers, puis ses reliques furent transférées dès 556 dans la crypte de la basilique Saint Étienne qui prit alors le nom de Saint-Aubin.

Son biographe, saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers (mort en 605), rapporte que saint Aubin était également doué du don des miracles : il aurait délivré des possédés ; il ressuscita un jeune homme nommé Malabothe : il libéra aussi de prison un innocent.

Saint Aubin est le Patron d'Angers, de Guérande, et de nombreux villages de France dont certains portent son nom. (On a répertorié 110 églises en France portant le vocable de Saint aubin, et 83 communes). Son culte s'est propagé hors de France, en Italie, en Espagne et en Allemagne et jusqu'en Pologne. En Belgique, il est notamment le patron de l'église de Bellevaux près de Malmedy et de Honsfeld : une église lui est également dédiée à Namur.

Aujourd'hui Saint Aubin est toujours invoqué lors des maladies d'enfants. Il est devenu le patron des boulangers et des pâtissiers. Il y a aussi un dicton intéressant que tous les vignerons devraient connaître : « Taille au jour de Saint Aubin, Pour avoir de gros raisins ».

Source : http://nova.evangelisation.free.fr/ Paulette Leblanc

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 10:15

Le prénom Françoise a pour racine le mot France. Françoise Romaine, est fêtée le 9 mars, elle est la patronne des automobilistes et des veuves.

Prénoms apparentés : Fanchon, Fantine, France, Francesca (italien), Franceline, Francette, Francine, Soizic (breton). Diminutif : Paquita (espagnol).

Une existence au service des pauvres

Françoise voit le jour dans une riche famille du quartier du Trastevere, un quartier de Rome, en 1384. Bien qu’elle soit tentée par la vie religieuse, elle se marie à l’âge de treize ans, suivant la volonté de ses parents, à Lorenzo Ponziani. Sans cesser de se vouer à ses tâches de maîtresse de maison, elle se consacre alors, en compagnie de sa belle-sœur Vanozza, à secourir les pauvres, particulièrement éprouvés par les épidémies de peste et les troubles civils qui affectent la Ville Eternelle. Elle accepte avec courage la disparition, en 1401, de son fils Evangelist et de sa fille Agnès, deux ans plus tard. Lorsque, en 1408, son mari s’enfuit à l’approche des troupes napolitaines, Françoise doit administrer seule les biens familiaux et veiller à leur protection, sans abandonner ses activités charitables. Elle prodigue des soins à son mari lorsque celui-ci revient, malade, en 1414.

Les oblates de Marie

De nombreuses dames romaines partagent le projet de Françoise qui est de mettre en œuvre une vie de charité non pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de la société. En 1425, Françoise fonde la communauté des oblates de Marie, religieuses laïques qui ne prononcent pas de vœux et qui se soumettent à la règle de saint Benoît ; cette communauté sera, par la suite, appelée ordre des oblates de Tor de’Specchi.

Les conseils de l’ange

Durant les quarante ans que dure son mariage, Françoise passe pour ne s’être jamais querellée avec son époux. Lorsque celui-ci disparaît, en 1436, elle entre dans la congrégation qu’elle a instituée en en devient la supérieure. Elle y demeure jusqu’à sa mort, en 1440, et la maison de la famille Ponziani devient, dès lors, un lieu de pèlerinage. Elle est canonisée en 1608 par Paul V. Pendant les vingt-trois dernières années de sa vie, Françoise aurait été conseillée par un archange visible d’elle seule.

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 09:00

La béatification de l’évêque Meszlenyi, martyr du régime communiste en 1951, a donné lieu à de nombreux articles qui, comme souvent, étaient plus ou moins la reproduction d’une brève dépêche d’agence. Le martyr de Mgr Meszlenyi devient ainsi presque une chose abstraite. Les sources disponibles permettent pourtant de saisir de plus près la réalité et la totale injustice de la persécution communiste.

Zoltan Lajos Meszlenyi était né le 2 janvier 1892 à Hatvan, dans une famille profondément chrétienne. Entré au séminaire d’Esztergom, il a ensuite été envoyé à Rome pour poursuivre ses études ecclésiastiques. Il étudie à l’Université pontificale grégorienne, où il obtiendra un diplôme en droit canon et sera reçu docteur en philosophie et en théologie. Au cours de ses études romaines, il est ordonné prêtre le 28 octobre 1915.

À son retour en Hongrie, en 1917, ses capacités intellectuelles et sa vaste connaissance des langues étrangères (outre le grec et le latin, il maîtrisait l’anglais, l’allemand, l’italien et le français), permirent qu’il fût affecté au bureau central de l’archevêché d’Esztergom. L’évêque, Mgr Janos Csernoch, qui portait aussi le titre de Primat de Hongrie, avait été nommé en 1912 ; il resta en fonction jusqu’en 1927. Son successeur, Jusztinian Seredi, Primat de Hongrie de 1927 à 1945, conserva d’abord Meszlenyi dans ses fonctions puis, en 1937, il en fit un de ses évêques auxiliaires.

Consacré évêque le 28 octobre 1937, Mgr Meszlenyi se trouva associé à la charge pastorale du plus grand diocèse de Hongrie qui comptait alors 800.000 catholiques, 167 paroisses, 520 prêtres diocésains, 671 religieux prêtres et près de 3.000 religieux et religieuses.

Après les épreuves de la guerre, la pression du PCH (Parti Communiste Hongrois) puis sa progressive prise de pouvoir, soutenu par l’armée soviétique d’occupation, allaient jeter l’Église hongroise dans des décennies de tourments et de persécutions.

Les « ténèbres du mal »

En octobre 1945, Mgr Joseph Mindszenty succéda au cardinal Seredi comme archevêque d’Esztergom et Primat de Hongrie. Il exposa son programme en termes simples : « Rome et ma Patrie seront les deux étoiles qui guideront ».

Depuis quelques mois déjà, l’offensive politique contre l’Église avait commencé. Sous le prétexte de « nationaliser » les grandes propriétés foncières et de les redistribuer, un décret gouvernemental, en date du 15 mars 1945, avait confisqué la plus grande partie des terres appartenant à l’Église. « Ce décret, ont expliqué Paul Bozsoky et Laszlo Lukacs, allait avoir de grosses conséquences sur l’activité extérieure et sociale de l’Église. Privés de leurs ressources habituelles, certaines institutions : monastères, hôpitaux, orphelinats, foyers de personnes âgées, collèges et lycées se trouvaient en péril ».

Parallèlement, la « nationalisation » des maisons d’éditions et des imprimeries, le rationnement du papier et la censure sévère qui dépendait du ministère de l’Intérieur (« citadelle des communistes »), allaient entraver les moyens d’expression et d’apostolat de l’Église.

On ne rapportera pas ici toutes les étapes de la persécution contre l’Église et tous les actes publics de la résistance spirituelle du cardinal Mindszenty. Finalement, le 26 décembre 1948 il fut arrêté. Après un procès bâclé et inique, les 3-5 février 1949, il fut condamné à la prison à vie pour atteinte à la sécurité de l’État, espionnage et trafic de devises.

L’heure de Mgr Meszlenyi avait sonné. En 1950, malgré l’opposition du gouvernement, les chanoines de la cathédrale d’Esztergom l’élirent comme vicaire capitulaire, chargé d’assurer le gouvernement du diocèse en l’absence de l’évêque légitime en prison.

Comme l’a dit Mgr Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des saints : « Mgr Meszlenyi, quoique mesurant les risques, accepta sa nomination avec promptitude et disponibilité. La répression du régime ne se fit pas attendre ».

Dix jours après sa nomination, il fut arrêté. Il subit interrogatoires, tortures, isolement à la prison de Recsk, puis, sans même avoir eu un simulacre de procès, il fut envoyé au camp de concentration de Kistarcsa, près de Budapest. Il y mourut le 4 mars 1951.

« Confronté au dilemme fidélité ou trahison », selon l’expression de Mgr Amato, Mgr Meszlenyi « confirma avec force sa fidélité à l’Évangile ». Ses persécuteurs communistes, depuis le plus haut niveau de l’État jusqu’à ses gardiens, étaient animés de l’odium fidei, « la haine envers Dieu et envers l’Église. Les ténèbres du mal qui n’acceptent pas la lumière du bien ». L’expression est, encore de Mgr Amato. Il est fêté le 4 mars.

Source : http://yveschiron.blogspot.fr

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 17:13

Si l’on affirme traditionnellement que saint Guénolé est le fondateur de l’abbaye de Landévennec en 485, d’un point de vue historique son nom n’apparaît pour la première fois, sous la forme Win-Walloë, que dans le cartulaire de Landévennec où Gurdisten, vers 860, raconte sa vie dans un récit amplement hagiographique. Il est cependant possible de remonter un peu plus haut dans le temps si l’on admet que l’origine toponymique de Landévennec dérive de ce prénom. Le nom « Landévennec » viendrait de Lan-towinnoc dérivant de lan-to-winwalloë, signifiant le lan (enclos monastique) du bienheureux Walloë, c’est-à-dire, le Lan de saint Guénolé. Comme la lettre de Louis le Pieux attestant sa rencontre avec l’abbé de Landévennec en 818 parle du « monasterio Landeuinnoch » on tiendrait là un témoignage du tout début du IXe siècle attestant qu’un monastère portant le nom de saint Guénolé est déjà solidement implanté en ce lieu.

Les fouilles archéologiques, effectuées sur le site de l’ancienne abbaye, confirment cette ancienneté puisqu’elles attestent qu’au tournant des Ve et VIe siècle il y a bien déjà là une présence monastique.

Quant à la masse de création littéraire qui voit le jour au milieu du IXe siècle, toute consacrée à saint Guénolé, elle témoigne elle aussi d’une longue tradition le concernant. Ainsi, par exemple, une homélie pour la fête de la translation des reliques « de la petite église dans la grande », à l’occasion d’une solennité publique « avec grand concours de peuple » indique que depuis longtemps déjà un pèlerinage auprès de saint Guénolé existe.

Tous ces éléments rendent plausible l’arrivée de saint Guénolé sur le site qui portera son nom, à la fin du Ve siècle.

Là s’arrêtent les indices historiquement vérifiables. On peut toutefois en savoir un peu plus sur Guénolé en lisant le récit hagiographique de sa vie raconté par Gurdisten, abbé de Landévennec vers l’an 860. Ce texte ne prétend pas à la vérité historique, mais il constitue cependant une mine d’information qui prise avec précaution apportent un éclairage précieux sur les débuts du monastère et de son fondateur.

Selon ce récit, Guénolé serait issu d’une famille de migrants originaires du pays de Galles d’où son père Fragan et sa mère Gwenn seraient partis pour s’installer en Armorique (à Ploufragan en Côtes d’Armor). Enfant, Guénolé, - dont les autres frères et sœur sont Jacut, Guéthénoc et Clervie -, aurait été confié pour son éducation monastique à un moine celte nommé Budoc sur l’île Lavret. De là, il serait parti, accompagné de onze compagnons, fonder son propre monastère. Marchant vers l’ouest, il se serait d’abord installé, conformément à la tradition celtique, sur une île dans l’actuelle rade de Brest, l’île de Tibidy. Mais bientôt, de cet endroit battu par les vents d’ouest, la petite communauté aurait visé le versant opposé bien abrité et exposé au soleil levant. La traversée se serait faite, raconte l’hagiographe, en marchant « à pied sec par le lit asséché de la mer », en écho évidemment à l’histoire de Moïse, donnant ainsi au site choisi une valeur de terre promise.

C’est, en tous les cas, bien en ce lieu qui porte son nom que le souvenir de saint Guénolé, entretenu par ses disciples, s’est perpétué. La beauté du site choisi, à l’embouchure de l’Aulne, et la douceur de son climat nous laissent en outre supposer qu’il savait, avec le psalmiste, louer Dieu pour la splendeur de la création.

La fête de saint Guénolé se célèbre le 3 mars comme l’atteste déjà au IXe siècle l’évangéliaire aujourd’hui conservé à New-York. Quant au Pardon de saint Guénolé, il a lieu chaque premier mai (en souvenir de la translation de ses reliques - 28 avril-).

Le culte de saint Guénolé s’est répandu au gré de l’histoire et des possessions de l’abbaye en de nombreuses églises et chapelles qui portent son nom. On en dénombre plus d’une trentaine essentiellement en Bretagne mais aussi dans la région de Montreuil-sur-Mer et dans le Cornwall (Sud de l’Angleterre) où son culte bien vivant est à l’origine des relations œcuméniques entretenues depuis les années 1980 entre le diocèse anglican de Truro et l’abbaye ainsi que le diocèse de Quimper et Léon.

Source : http://abbaye-landevennec.fr

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 16:18
Le Père Auffray, grand biographe de Don Bosco, écrit : « Au milieu de ses camarades, Dominique était le pacificateur, qui se jette au cœur d’une querelle pour la faire tomber avec quelques mots calmants. Il était la providence des nouveaux, des isolés, des timides, qui traînent, mélancoliques, en pensant à leurs mères. Il était l’ange gardien des durs, des mal notés, essayant des les approcher, de s’en faire aimer pour les amener à une meilleure vie. Il était le bon camarade qui, non seulement ne refuse aucun service, mais court au devant des désirs, des besoins, comme quand il se privait de récréation pour apprendre à lire à un jeune défavorisé. Il était l’âme des récréations, sachant très bien l’importance éducatrice que leur donnait Don Bosco. Et l’amour spontané qu’il portait à ses camarades, poussait plus loin jusqu’aux racines profondes de leurs âmes, qu’il conviait fréquemment à la prière, à la visite au Saint-Sacrement, et au sacrement de l’amitié qui pardonne ».

C’est en raison de tout cela que Dominique goûte aux joies de l’amitié profonde notamment avec Camille Gavio et Jean Massaglia. Ensemble, ils s’entraînent à devenir saint et vivent dans la plus grande disponibilité à la volonté de Dieu.

Durant toute sa vie, Dominique a une seule préoccupation : rayonner la lumière du Christ et de Notre-Dame. C’est la plus belle preuve d’amitié qui existe… Au milieu de ses compagnons, il est celui qui parle du Christ, celui que tous écoutent et regardent avec admiration. La joie chrétienne rayonne en lui. Il suffit de le regarder sourire, de l’observer à la chapelle, en classe et dans la cours de récréation pour découvrir que Jésus est la Lumière, la Vie et la Joie.

Pour entraîner les meilleurs de ses camarades sur le chemin de la vertu, il fonde la « Compagnie de l’Immaculée Conception ». Sous la bannière de la Vierge Marie, ce groupe de choc transforme rapidement tout l’Institut. Ce fait de la vie de Dominique nous rappelle que la victoire sourit à ceux qui ont la volonté de réussir, à ceux qui s’en remettent totalement à Notre-Dame. Peu importe le nombre !

Dominique, apôtre de Jésus-Hostie

Toute la vie de saint Dominique Savio est centrée sur Jésus-Hostie. C’est dans la Messe et la Communion qu’il puise son grand esprit de sacrifice, sa joie, son dévouement envers ses compagnons. Après sa communion, son action de grâces est interminable et si fervente : il oublie tout le reste pour se donner tout entier à Jésus présent en lui.

Pendant la journée, Dominique rend souvent visite à Jésus-Hostie. C’est un vrai bonheur pour lui de passer une heure en adoration devant le Saint-Sacrement. Au moins une fois par jour, il fait sa visite et invite quelques-uns de ses amis à l’accompagner. Pendant ce temps, il aime particulièrement réciter le chapelet du Sacré-Cœur, destiné à réparer les injures que Jésus reçoit dans son sacrement de la part des hérétiques, des infidèles et des mauvais chrétiens. Dominique prend part à toutes les cérémonies en l’honneur du Très Saint-Sacrement. S’il lui arrive de rencontrer un prêtre qui porte le saint Viatique (c’est la dernière communion que reçoit le mourant), il se met à genoux, et si possible l’accompagne jusqu’à la fin de la cérémonie.

 

Un jour, Dominique rencontre le saint Viatique par temps de pluie. Ne voyant pas d’autre endroit sec, il s’agenouille dans la boue. Un de ses compagnons lui en fait la remarque et lui dit : « Il n’est pas nécessaire de salir ainsi ses vêtements. Dieu ne demande pas cela ».

Dominique lui répond simplement : « Genoux et pantalons appartiennent à Dieu et doivent être employés à son service et à sa gloire. Quand je passe près de lui, je suis près à me jeter dans la boue pour lui faire honneur. Je me précipiterais même dans une fournaise afin de participer à ce foyer de charité qui le porte à se donner à nous avec tant d’amour ».

La grande découverte de Dominique : SAINTETE = JOIE !

Un sermon inoubliable

De la chaire de vérité de l’église Saint François de Sales, Don Bosco fait un jour à son groupe d’étudiant un sermon sur la sainteté. Son plan tient en trois points. Dieu veut que vous deveniez des saints, il est facile d’y parvenir, une immense récompense est réservé à qui y réussit. Les étudiants sont très attentifs. Cependant, un garçon vient d’être littéralement bouleversé, c’est Dominique Savio. On admire ici la foi et l’audace surnaturelle de Don Bosco. Ce prêtre éducateur vise haut : comme saint Paul, il n’hésite pas à parler de sainteté à ses garçons, de sainteté exigeante dans la simplicité du devoir de chaque jour. La découverte consciente de cet appel secoue Dominique tout entier : Dieu le veut ! Un immense horizon vient soudain de s’éclairer soudain, dont son regard passionné d’adolescent ne pourrait plus se détacher. « Le Seigneur veut donc que je devienne un saint, moi, Dominique Savio, avec ma vie de petit étudiant chez Don Bosco ! » Qu’entend-il par « devenir un saint » ? Non pas évidemment être canonisé un jour. Il le traduit lui-même ainsi : « Me donner TOUT ENTIER au Seigneur ». C’est donc un appel à un don plus total encore, à un continuel dépassement dans l’amour. Logique, il conclut : « Je puis et je dois être un saint ! » Dominique ajoute enfin : « Je sens le besoin absolu d’être un saint et je le veux absolument ». Il a compris que la sainteté, en même temps qu’un don, est une conquête. Il y mettra le prix.

Avec l’aide de Don Bosco...

Dans son élan premier, Dominique s’engage sur une mauvaise piste. Il lui semble qu’il ne peut donner à Dieu un amour sans limite qu’en reproduisant ces gestes dont on parle habituellement dans la vie des saints. Il fait de rudes pénitences corporelles, prolonge sans répit ses heures de prières et de méditation. En même temps, un air préoccupé, un silence étrange ont remplacé le sourire et la vivacité habituels. Alors Don Bosco intervient avec trois consignes précises : du calme ; sourire et vivacité doivent reparaître et se maintenir ; enfin fidélité à l’ordinaire du devoir d’état, dont un point important est la présence active à toutes les récréations. Remis sur le bon chemin, Dominique épanouit sa volonté de sainteté. Le don total : c’est désormais son mot d’ordre, dans la droite ligne de sa phrase célèbre « Mourir plutôt que de pécher ». Il en voit toute l’exigence inscrite dans son prénom : Dominique : « qui est tout au Seigneur ». Il y découvre le sens même du reste de sa vie et de sa joie : « Si je ne me fais pas saint, je ne fais rien... Je serai triste tant que je ne serai pas saint ! ».

Une sainteté entraînante...

L’élan nouveau de Dominique va augmenter sa joie, se voir sur son visage. Il est le plus joyeux des garçons de l’oratoire. Le voilà maintenant qui pourchasse la tristesse au front de ses compagnons. Quel est donc ce nouveau qui dans un coin là-bas traîne sa solitude. C’est Camille Gavio, un gars disposé à suivre le programme de vie de Dominique. Celui-ci le lui expose en une formule rayonnante : « ICI NOUS FAISONS CONSISTER LA SAINTETE A NOUS MAINTENIR TRES JOYEUX ». Notre mot d’ordre  est : « Servez le Seigneur dans la joie ». Cette belle aventure de la sainteté t’est proposée.

Dès aujourd’hui, prends la décision de marcher résolument à la suite du Christ en prenant saint Dominique Savio pour modèle. Prie-le souvent. Demande-lui de te communiquer sa joie et d’avoir l’horreur du péché. Fort de son soutien, ton école sera ton champ d’action, ton terrain de manœuvre. Tu seras véritablement un apôtre si tu fais très bien chaque jour ton devoir d’état, si tu participes activement aux jeux (loyauté, bonne humeur...), si tu offres à Dieu chacune de tes actions. Chaque soir, pendant ton examen de conscience, pose-toi la question suivante : « Ai-je rayonné la joie du Christ autour de moi » ?

Chevalier de l’Immaculée

C’est toujours la Vierge Marie qui conduit à Jésus : il n’y a pas de chemin plus lumineux ! Parmi les enseignements que nous apporte Dominique, il y a celui du rôle de Marie dans la montée spirituelle d’un jeune chrétien. « La vie de Dominique, écrit Don Bosco, fut un exercice continu de dévotion envers la Madone ». Il est surtout fasciné par deux traits du visage de Notre-Dame : la Vierge Immaculée et la Mère des douleurs. Ces deux aspects, longuement contemplés, ont marqués la vie spirituelle de Dominique. Ils ont creusé en lui la soif de la sainteté, l’horreur du péché et un esprit de sacrifice poussé jusqu’à l’héroïsme. Dominique Arrive chez Don Bosco quelques semaines avant la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception. Cette fête est une des sommets de sa vie. « Au soir du 8 décembre, écrit Don Bosco, Dominique sa rend à la chapelle à l’autel de Marie. Avec l’approbation de son confesseur, il renouvelle les promesses de sa première communion, redisant sans se lasser : Marie, je vous donne mon cœur, faites-moi mourir plutôt que de me laisser commettre un seul péché ».

Après sa consécration, 

Dominique marche résolument vers la sainteté. Avec la Vierge Immaculée, il lutte et triomphe. Avec elle, il engage le combat victorieux de la pureté qui auréole sa vie d’un grand éclat. Grâce aux paroles et au zèle de Don Bosco, Dominique découvre le prix des âmes. Au milieu de ses compagnons, il constate la triste réalité du péché. Chaque jour, il revit avec Jésus à la Messe le sacrifice de la croix. De plus en plus, Dominique médite sur la Passion de Notre Seigneur. Il médite aussi sur les souffrances de la Vierge marie au pied de la croix. Elle accepte tout avec son Divin Fils pour le salut du monde. Une aspiration de plus en plus pressante se fait dans l’âme de Dominique : ressembler à Jésus sur la croix, donner toute sa vie pour le salut du monde, pour la conversion des pécheurs, pour le salut de ses compagnons. Il veut aussi consoler Jésus et Marie. Ainsi, Don Bosco le voit pleurer devant un crucifix et au pied de Notre-Dame des douleurs. Dominique comprend que les âmes s’achètent surtout par la souffrance. Il se lance alors avec beaucoup d’ardeur dans la voie du sacrifice, cherchant des mortifications de plus en plus rudes.

Au soir de sa courte vie, la Vierge Immaculée, la Vierge des douleurs vient elle-même chercher son jeune protégé. « Que c’est beau, ce que je vois… » s’exclame Dominique avant de mourir.

Mourir joyeux à 15 ans

Don Bosco a beau faire : régime d’étude au ralenti, repos, suralimentation, consultations médicales…, il ne peut enrayer le mal. Dominique est sans illusion, il sait qu’il va mourir. En janvier et février 1857, les signes de faiblesses se multiplient et les médecins ordonnent le repos complet au grand air du pays natal. Don Bosco écrit donc à Mondonio pour qu’on vienne chercher le jeune malade le dimanche 1er mars.

Une dure séparation

Au matin de ce jour, Dominique met en ordre ses affaires spirituelles par une confession et une communion radieuse. Il range ensuite pour toujours ses cahiers et voit ses camarades un par un pour un dernier sourire. Ensuite, il préside une réunion spéciale des Compagnons de l’Immaculée et donne les conseils ultimes… Il reste Don Bosco… Quel déchirement pour ces deux cœurs qui s’aiment d’une tendresse si forte et si surnaturelle. Dominique souhaite mourir à l’Oratoire. En effet, pour passer dans les bras de Dieu, qu’y a-t-il de mieux que les bras de Don Bosco ?

Dominique demande ensuite au grand éducateur comment sanctifier ses dernières souffrances et sa mort, et s’il peut du ciel être présent encore à l’Oratoire :

- Du Paradis, pourrai-je voir mes camarades et mes parents ? - Bien sûr, tu les verras ! Et tout ce qui se passera ici. Et milles autres choses infiniment plus belles ! - Pourrai-je venir leur rendre visite ? - Mais oui, si cela tourne à la plus grande gloire de Dieu !

A Mondonio, tout va bien pendant quatre jours. Puis Dominique doit se coucher. Le jeudi ou le vendredi, le médecin prescrit dix saignées (ce remède consiste à faire couler le sang dans l’espoir d’éliminer le mal).

- Papa, dit Dominique, j’ai surtout besoin du médecin du ciel. On appelle donc le curé pour la confession et la communion. Seul Dominique sait que ce sont les dernières. Fort du secours de Dieu, sa joie éclate : « Jésus, Marie, vous êtes mes amis. Je ne crains rien. Quand on a Jésus pour ami et compagnons, on n’a peur de rien, pas même de la mort ! Vous le direz à tous ».

Au matin du lundi suivant, le 9 mars, le Docteur Cafasso vient faire sa dernière saignée : « Cette fois, prononce t-il d’un air entendu, nous y sommes ! Le mal est vaincu. Il faut maintenant penser à la convalescence ». Dominique se met alors à rire et réplique : « Le monde est vaincu ! Il met reste à paraître dignement devant Dieu ! »

Le monde est vaincu : quel mot ! Celui même de Jésus entrant dans sa Passion. Comme son Maître, Dominique chante la victoire de la vie et de l’amour sur la mort.

Il demande ensuite l’extrême-onction qu’on lui apporte pour ne pas le contrarier. Dans la soirée, après un long moment d’assoupissement, Dominique se réveille et dit soudain : « Papa, c’est le moment ! Lis-moi les litanies de la Bonne Mort ! » Bouleversé, le père s’exécute. Mais pour Maman Brigitte, c’est trop d’émotion : elle sort pleurer dans l’escalier.

Les prières finies, Dominique semble de nouveau s’endormir. Il ouvre ensuite ses grands yeux clairs et sa voix joyeuse retentit dans la chambre :

- Adieu cher papa, adieu ! Oh ! Comme c’est beau ce que je vois !

Et sans un mouvement, il s’endort pour entrer dans la joie de son Maître. Il a 14 ans et 11 mois. Le lendemain, monsieur Savio écrit à Don Bosco : « Mon petit Dominique, ce lis tout blanc, ce Louis de Gonzague, est mort… ». Sait-il que le 9 mars est l’anniversaire de la naissance de saint Louis de Gonzague (9 mars 1668) ? Comme son prédécesseur et modèle, Dominique entre au paradis vêtu de la robe intacte de son baptême.

Quatre miracles de Dominique

Pour sa béatification, il guérit deux enfants

Le 22 mars 1927, 

Au village de Siano, près de Naples, le Albano Sabatino, âgé de sept ans est mourant. Le médecin diagnostique une septicémie avec début de méningite. Après son départ, une relique de Dominique est placée sous l’oreiller du jeune garçon. Aussitôt, Albano se calme et semble plongé dans un profond sommeil. Il se réveille dans la matinée en pleine connaissance et demande ses jouets. Le médecin constate la stupéfiante nouvelle. Enquête et radios aboutissent au même résultat : Albano est guéri.

Le 1er mars 1936, la jeune Consuelo Adelantado joue au ballon chez les Sœurs de Don Bosco à Barcelone. Soudain, elle glisse et tombe lourdement sur le côté gauche. Le médecin constate plusieurs fractures et déclare l’opération dangereuse. Dans la nuit du 22 mars, la jeune fille se confie à Dominique. Le vendredi suivant son bras est complètement guéri.

Pour sa canonisation, il guérit deux mamans

Maria Parcelli, mère de six enfants consulte un médecin et un chirurgien le 23 mars 1950. Troubles cardiaques avec hémorragie interne déclarent les docteurs. Une intervention chirurgicale s’impose. La famille jugeant le cas désespéré s’y oppose et appelle un prêtre. Le médecin traitant, qui a lu la veille une Vie de Dominique, propose aux assistants de lui demander un miracle pour que les six enfants gardent leur mère. Le lendemain, la malade est guérie. Une visite à l’hôpital confirme le prodige.

Dans le sud de l’Italie, à Lecce, en 1950, Antoinette Nicelli, a des douleurs à la mâchoire supérieure. Un traitement à la pénicilline la calme momentanément mais le mal reparaît sous forme de sinusite aiguë. Tous les traitements sont inefficaces. Le 8 mars 1950, le mari de la malade lui apporte un journal illustré. Antoinette l’ouvre et voit une image de Dominique dont la fête est le lendemain. Elle lui demande aussitôt de ne pas faire de ses quatre enfants des orphelins. Le lendemain, elle est guérie.

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 08:46

Sainte Cunégonde naquit vers la fin du Xe siècle et fut élevée, par ses nobles parents, dans les sentiments d’une tendre piété. Mariée à saint Henri II, roi de Bavière et plus tard empereur, elle avait résolu avec ce prince, avant la célébration du mariage, de vivre dans une continence parfaite. Les deux époux tinrent leur promesse et n’eurent pour but de leur union que de se porter mutuellement à la perfection.

Sainte Cunégonde se montra la mère des pauvres, et comme elle s’était interdit les amusements de la cour, elle trouvait de quoi soulager les malheureux, ériger des évêchés, fonder des monastères et orner les églises.

L'Impératrice sainte Cunégonde à la droite de l'Empereur saint Henri II son époux. Elle était fille du Comte Sigefroi de Luxemboug. Le couple impérial fut canonisé au cours du XIIe siècle.

Dieu permit, pour éprouver sa patience, qu’elle fût indignement calomniée et que la calomnie, partie de haut, pénétrât jusque dans le peuple, qui n’avait qu’une voix pour flétrir la prétendue hypocrisie de la reine.

Saint Henri, connaissant la vertu de son épouse, repoussa d’abord ces rapports avec indignation ; mais la perfidie des ennemis de sainte Cunégonde finit par le convaincre et il en vint à mépriser sa sainte épouse et à ne lui plus parler.

Un jour, la reine eut le courage de l’aborder et de lui protester de sa parfaite innocence ; elle fut même la première à proposer de s’en remettre au jugement de Dieu, comme on le tolérait encore à cette époque demi-barbare : « Faites chauffer à blanc, lui dit-elle, douze socs de charrue ; pieds nus, je marcherai sur ces fers ardents, me confiant en la bonté de mon Dieu, qui connaît le fond de mon cœur ».

Le jour venu, les douze socs, chauffés à blanc, furent placés dans la basilique, au milieu d’une foule nombreuse accourue pour être témoin de cet étrange spectacle. La reine allait s’avancer sur ce pavé brûlant, quand saint Henri lui dit : « Je crois à votre innocence ; je vous en prie, ne persistez pas dans votre projet ».

Sainte Cunégonde voulait la preuve complète : « Plus ce feu est terrible, plus mon innocence éclatera » dit-elle. Levant donc les yeux au Ciel, elle s’avança pieds nus sur les fers rouges, en disant : « Seigneur mon Dieu, protégez votre humble servante ! »

Quand elle fut arrivée au douzième, elle y resta debout comme sur un trône d’honneur. La multitude, frémissante, se précipitait pour vénérer la sainte et courageuse reine, et, de son côté, saint Henri se jeta aux pieds de sainte Cunégonde en la suppliant de lui conserver son amour et en jurant de travailler à réparer son erreur jusqu’au dernier jour de sa vie. « Ô roi, mon seigneur, dit la reine, c’est Dieu seul qu’il vous faut aimer, et non pas moi ; mon respect et mon affection pour vous sont sans bornes, il en a toujours été ainsi depuis que j’eus l’honneur de devenir votre épouse, et il en sera de même jusqu’au dernier soupir ».

Après la mort de son royal mari, elle entra dans un couvent, où elle prit le voile et vécut dans la plus parfaite humilité jusqu’en 1040, Benoît IX étant pape, Henri III empereur du saint empire romain germanique et Henri Ier roi de France.

Sa fête est le 3 mars.

Source : http://www.cassicia.com/

Dicton : "A la sainte Cunégonde, la terre redevient féconde".
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 14:17

Bénédiction d'une croix 01Vendredi 15 juillet à 17h, l’Abbé Pierre Cousty a béni la grande Croix en bois du Village de Vergonzac qui venait d’être érigée par les bons soins de Mr Bernard Larbre et de quelques villageois. 30 personnes environ s’étaient rassemblées pour cette petite cérémonie qui fut très fervente et très conviviale.

Nous nous demandons peut-être pourquoi la croix est-elle un objet de vénération de la part des chrétiens alors qu’au temps des Romains elle était l’instrument de supplice d’une atroce cruauté ? C’est parce qu’en mourant sur ce bois, Jésus nous a donné la preuve du plus grand amour. « Par sa mort, il a détruit notre mort et par sa Résurrection, il nous a rendu la vie », la vraie vie, celle qui ne finit pas.

Ainsi la croix est-elle devenue Glorieuse.

C’est ce mystère de la Croix Glorieuse que l’Eglise fête le 14 septembre.

Bénédiction d'une croix 02

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