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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 21:33
A la découverte d'Aubazine
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A la découverte d'AubazineA la découverte d'Aubazine

Chers visiteurs, soyez les bienvenus à Aubazine.


Pendant de longues et belles années, l'abbé Pierre Cousty fut le curé d'Aubazine. Il disait ceci : "Je suis heureux de vous accueillir au cœur de cette charmante cité, au riche patrimoine, dont on ne peut vraiment parler sans évoquer au préalable la figure prestigieuse du Grand Homme de Dieu qui lui donna naissance au XXIIè en construisant sur les lieux où nous sommes tout en ensemble de bâtiments monastiques, en particulier cette splendide abbatiale : il s'agit de saint Etienne d'Aubazine.

Ce saint qui fut longtemps l'objet d'une grande vénération dans notre région, mais qui est un peu oublié aujourd'hui naquit en 1085, à 70km d'ici, au village de Vielzo sur les confins du Limousin et de l'Auvergne. C'est donc un saint bien de chez nous. Il est fêté le 8 mars.

Les principales étapes de sa vie nous sont bien connues : élevé dans une famille chrétienne, ordonné prêtre après avoir fait de solides études et reçu une excellente formation cléricale, Etienne exerça pour commencer un ministère de prédication qui fut des plus fructueux, mais comme il avait une âme assoiffée de Dieu, éprise d’absolu, il résolut de se consacrer totalement au Seigneur en menant une vie érémitique.

Il fit part de son projet à son meilleur ami Pierre, prêtre comme lui, qui voulut l'accompagner dans cette grande aventure spirituelle. Ayant quitté le pays natal pour se mettre en quête d’un endroit propice à l’installation de leur ermitage, Etienne et Pierre pénétrèrent, après avoir longuement marché, dans l’immense forêt qui recouvrait alors les pays d’alentours. Les coteaux qui se trouvent à 2 Km d'ici, au nord-est du bourg actuel, parurent leur convenir. Ils y construisirent aussitôt de très modestes cabanes et ils vécurent là quelques temps, dans la solitude la plus complète, s’adonnant à la prière, à la méditation, au travail manuel et à des pénitences particulièrement rigoureuses... Etienne qui avait atteint en un court laps de temps un très haut niveau de sainteté, rayonna si bien sa foi et son ardent amour de Dieu qu'il ne tarda pas à voir affluer vers lui de nombreux disciples, hommes et femmes, tous désireux de se mettre à son service. Comprenant que Dieu l'appelait à être le guide spirituel de toutes ces âmes, il renonça à sa chère solitude et chercha dans le voisinage deux sites appropriés : l'un à l'implantation d'une communauté d'hommes, ce fut l'endroit où nous sommes qu'il nomma Aubazine ; l'autre à l'implantation d'une communauté de femmes : ce fut le Coiroux à 700 mètres plus loin. En 1142, l'une et l'autre communautés étaient officiellement installées par l'Evêque de Limoges, et Etienne malgré ses réticences, devenait leur Abbé. Un monastère double avait donc pris le relais de l'ermitage primitif abandonné. Et c'est ainsi que naquit la Cité d'Aubazine.

Les deux communautés monastiques s'organisèrent et furent très florissantes sous la sage direction de leur fondateur. Vint le moment cependant où saint Etienne soucieux d'assurer l'avenir de sa jeune congrégation se préoccupa de la faire entrer dans un ordre monastique, animé d'un idéal comparable, mais déjà solidement éprouvé et bénéficiant de toutes les reconnaissances officielles. On lui conseilla vivement de s'adresser à l'Ordre de Cîteaux, lequel, accepta l'affiliation en 1147. Désormais cistercienne l'Abbaye d'Aubazine aller devoir se plier aux usages et coutumes de l'ordre qui l'avait accueillie.

Les livres liturgiques furent recomposés et le monastère reconstruit.

De l'église qui fut construite entre 1156 et 1176, il reste la majeure partie. Le chœur et le transept sont intacts, mais la nef n'a conservé que trois travées sur les neuf qui la constituaient à l'origine, les six autres (qui prolongeaient l'église actuelle de 36 mètres) ont été détruites au milieu du 18è siècle, car elle menaçaient, et les quelques moines qui vivaient alors à l'Abbaye n'avaient pas les moyens de les sauver.

Édifiée selon les règles de l'architecture romane, cistercienne et limousine à la fois, elle est remarquable par sa pureté et sa sobriété.

Les chapiteaux, par exemple sont nus, sauf ce que vous voyez à l'entrée du chœur, dont l'ornementation, d'ailleurs, est tout à fait discrète.

La nef est triple.

Le vaisseau central est voûté, en berceau légèrement brisé. De magnifiques stalles du 18è siècle ont été disposées dans cette nef centrale et dans le chœur. Les têtes sculptées qui ornent leur miséricorde sont d'une très riche variété d'expression.

Le bas-côté, qui est à votre gauche, a conservé ses vitraux en grisaille.

Au bas du grand escalier se trouve une armoire du 12è - 13è siècle ; elle compte parmi les meubles les plus anciens réservés au culte que l'on connaisse en France.

Le chœur que vous contemplez de votre place est typiquement cistercien : modeste et simple, éclairé par 3 vitraux en grisaille, il accueillait autrefois 2 autels. Le maître-autel actuel en bois doré, est du 18è siècle, il est surmonté d'une statue représentant la Très Sainte Vierge dans le Mystère de l'Assomption.

Sous l'autel, il y a un "Christ au tombeau" en bois peint.

J'attire maintenant votre attention sur le transept : il est particulièrement remarquable avec ses six chapelles carrées, voutées en arc brisé ayant gardé leurs autels de pierre et leurs fontaines du 12è siècle.

La coupole très élégante de la croisée.

L'escalier qui, du dortoir, descend dans le croisillon-nord. Jadis, il permettait aux moines de venir célébrer directement l'office de nuit dans l'Eglise.

Dans le croisillon-sud, l'admirable tombeau de pierre sculptée, édifié sur la sépulture de Saint-Etienne au 13è siècle, 120 après sa mort.

Je vous signale les principales caractéristiques de ce tombeau.

Ce chef-d’œuvre de l'art ogival est essentiellement constitué par une série d'arcades à jour, supportant une toiture à deux pentes. A l'intérieur de cette étonnante construction on voit la statue de Saint-Etienne, revêtu de ses vêtements sacerdotaux, couché dans l'attitude du sommeil.

Les deux tympans triangulaires dessinés aux extrémités du tombeau par la double inclinaison du toit sont décorés par une riche végétation. Une délicate guirlande de feuillage d'alisier court le long des remparts et sur la crête du toit. L'ardente dévotion de l'Ordre de Cîteaux envers Marie est merveilleusement évoquée par les hauts reliefs qui sont disposés sur les pentes du toit. Par deux fois, en effet, la Vierge qui porte l'Enfant Jésus y apparaît comme la Protectrice de la famille monastique, d'abord en cette vie mortelle, puis au seuil de l'éternité. Sur la pente nord, en effet, est figurée la vie terrestre de l'Ordre cistercien. Sa résurrection et son accueil dans le Ciel sont représentés sur l'autre pente. L'ordre tout entier distribué hiérarchiquement s'avance conduit par Saint-Etienne, vers Notre-Dame pour implorer sa miséricorde. D'abord les Abbés, ensuite les Novices, puis les Religieux, les Religieuses, les Frères convers, viendront enfin les habitants qui vivent dans le rayonnement de l'Abbaye. Ce tombeau de Saint-Etienne représente donc, à lui seul, une petite merveille. Voilà pour ce qui concerne la description intérieure de l'Abbatiale. Extérieurement, l'édifice est aussi sobre qu'à l'intérieur. Vous observez surtout son clocher. Grâce à une construction architecturale en gradins assez sophistiquée, il propose une solution particulièrement originale et heureuse du passage du plan carré au plan octogonal. Chers visiteurs, je vous disais en commençant que le patrimoine d'Aubazine est particulièrement riche, j'ai nettement conscience de ne vous avoir présenté qu'une partie (sans doute la plus importante). J'espère que la possibilité vous sera offerte un jour de découvrir le monastère édifié au temps d'Etienne".

……………Afficher l'image d'origineMr le Curé Pierre Cousty

A découvrir également :

Le Canal des Moines aménagé au flanc de la montagne pour alimenter en eau le monastère.

Les vestiges importants du monastère féminin du Coiroux.

 

 

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commentaires

Vincent PATIER 31/03/2014 17:17

Aubazine est un très beau village de notre belle Corrèze que je connais très bien ainsi que son très respectable curée.

Bravo pour votre blog que je consulte très souvent.

A bientôt chez vous. Vous pouvez , et je vous engage à le faire, vous inscrire sur le site ci-nommé plus haut.

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