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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 22:10

Aubin, ou Albin, vient du nom latin : blanco, qui, étymologiquement, signifie blanc. Il est fêté le 1er mars.

Saint Aubin naquit vers 468 ou 469, à Languidic près de Vannes. Sa famille, d’origine anglo-saxonne, était venue se fixer en Bretagne armoricaine ou Basse Bretagne. Les hagiographes de saint Aubin racontent « que son enfance, prévenue de toutes les grâces du Seigneur, fit présager sa sainteté future ; il ne connut du jeune âge ni la légèreté, ni les défauts, et dès qu’il put marcher, ce fut pour aller à Dieu et Le prier à l’écart, loin du bruit, dans la compagnie des Anges ». Incontestablement Aubin n’était pas fait pour le monde, au grand désespoir de sa noble famille…

Quoiqu'il en fut, Aubin embrassa très tôt la vie religieuse dans le monastère de Tintillant ou Tincillac, ou encore Nantilly, près de Saumur, non loin d'Angers. Ce monastère observait la règle de saint Augustin. Aubin se montra un moine si pieux que, rapidement, il dépassa en vertus, en jeûnes et en oraisons les plus anciens et les plus fervents religieux de son monastère. On admirait surtout son recueillement continuel, même lorsqu'il était obligé de sortir du monastère. Il aurait même bénéficié d'une protection spéciale. Ses hagiographes racontent encore : « Un jour, l’abbé du monastère l’envoya dans un village voisin. Pendant qu’il s’acquittait de sa mission, il tomba, sur la maison où il était venu, une telle quantité de pluie, que le toit s’entr’ouvrit et que toutes les personnes présentes furent trempées : Aubin seul, à l’admiration de tous, fut épargné ; il ne tomba pas sur lui une goutte d’eau ».

Aubin devint l'abbé du monastère en 504, vers l'âge de trente-cinq ans. Il s'attacha alors à faire « revivre parmi ses frères la ferveur des premiers temps et les amena, par sa douceur et son exemple, à une perfection rare, même dans les plus austères couvents ».

Après la mort de leur évêque, Adelphe, les angevins élirent Aubin, par acclamation, comme leur nouvel évêque. Aubin résista d’abord à son élection, mais dut finalement se soumettre ; il fut donc ordonné prêtre en 529 par saint Mélaine de Rennes. Devenu évêque, Aubin conserva ses habitudes de vie monastique, et pratiqua une grande charité auprès de tous les malheureux qu'il approchait : malades, pauvres, prisonniers. Par ailleurs, il lutta avec détermination contre les mœurs violentes et païennes de son temps. On retiendra, en particulier, la lutte acharnée qu’il mena contre les mariages consanguins et incestueux fréquents dans la noblesse franque de l’époque. Il sut ainsi imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l'époque mérovingienne, n'hésitaient pas à épouser leur sœur ou leur fille, sans que les évêques réagissent...

Malgré les menaces de mort dont il fut l’objet afin de le dissuader de poursuivre ce combat, l'évêque Aubin obtint du roi Childebert 1er la réunion des conciles d’Orléans de 538 et de 541 qui condamnèrent ces mariages incestueux et excommunièrent ceux qui les contractaient. Ces conciles d'Orléans prononcèrent aussi la dégradation des prêtres licencieux.

Les documents concernant saint Aubin signalent aussi la tenue du Concile d'Angers en 540. Si les informations sont assez peu claires sur la tenue de deux Conciles à Orléans, nous sommes, par contre, certains qu'Aubin participa au Concile d'Angers, comme interprète : en effet, il connaissait le latin, le roman, et le breton. Il fut, en particulier, l'interprète entre le roi Childebert 1er et saint Tugdual qui fonda le monastère de Tréguier et que l'on pense être l'un des sept fondateurs de la Bretagne.

Aubin mourut à Angers le 1er mars 550, âgé de quatre-vingts ans, de retour d’un voyage à Arles où il était allé rendre visite à saint Césaire qui l’avait soutenu dans sa lutte. Son corps fut d’abord enseveli dans l’église Saint-Pierre d’Angers, puis ses reliques furent transférées dès 556 dans la crypte de la basilique Saint Étienne qui prit alors le nom de Saint-Aubin.

Son biographe, saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers (mort en 605), rapporte que saint Aubin était également doué du don des miracles : il aurait délivré des possédés ; il ressuscita un jeune homme nommé Malabothe : il libéra aussi de prison un innocent.

Saint Aubin est le Patron d'Angers, de Guérande, et de nombreux villages de France dont certains portent son nom. (On a répertorié 110 églises en France portant le vocable de Saint aubin, et 83 communes). Son culte s'est propagé hors de France, en Italie, en Espagne et en Allemagne et jusqu'en Pologne. En Belgique, il est notamment le patron de l'église de Bellevaux près de Malmedy et de Honsfeld : une église lui est également dédiée à Namur.

Aujourd'hui Saint Aubin est toujours invoqué lors des maladies d'enfants. Il est devenu le patron des boulangers et des pâtissiers. Il y a aussi un dicton intéressant que tous les vignerons devraient connaître : « Taille au jour de Saint Aubin, Pour avoir de gros raisins ».

Source : http://nova.evangelisation.free.fr/ Paulette Leblanc

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