Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 19:24
Homélie des obsèques du Père Jacques Hamel

Les obsèques du P. Jacques Hamel, assassiné le 26 juillet dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, ont eu lieu mardi 2 août à la cathédrale de Rouen. Retrouvez ici le texte intégral de l’homélie prononcée par Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, lors de la cérémonie.

Homélie :

« Chers amis, le prêtre Jacques Hamel n’a plus à craindre Dieu. Il se présente à lui avec ses œuvres justes. Bien sûr, nous ne sommes pas juges du cœur de notre frère. Mais tant de témoignages ne peuvent tromper ! Le Père Jacques Hamel avait un cœur simple. Il était le même en famille, avec ses frères et sœurs, avec ses neveux et nièces, au milieu de sa ville avec ses voisins, dans sa communauté chrétienne avec les fidèles.

58 ans de sacerdoce ! Cinquante-huit ans au service de Jésus comme prêtre, c’est-à-dire serviteur de sa Parole, de son eucharistie,… de son eucharistie, et de sa charité. Je me sens tout petit. De Jésus, Saint Pierre dit que « Là où il passait, il faisait le bien ». Jacques, tu as été un fidèle disciple de Jésus. Là où tu es passé, tu as fait le bien.

À Pâques dernier, Jacques, tu écrivais pour tes paroissiens : « Christ est ressuscité, c’est un mystère, comme un secret, une confidence que Dieu nous donne à partager ». Peut-être ce mystère, ce secret, cette confidence au sujet du Christ ressuscité, trouve-t-elle sa racine dans l’expérience de la mort côtoyée en Algérie dont ta famille nous rappelle le souvenir. Peut-être ce mystère, ce secret, cette confidence est-elle en train de gagner des cœurs dans notre assemblée : oui, Christ est ressuscité. La mort n’a pas le dernier mot.

Pour toi, Jacques, la résurrection de Jésus n’est pas une leçon de catéchisme, c’est une réalité, une réalité pour notre cœur, pour le secret du cœur, une réalité en même temps, à partager aux autres, comme une confidence. Et Dieu sait si, devant la réalité de ta mort aussi brutale qu’injuste et horrible, il faut puiser dans le fond de nos cœurs pour trouver la lumière.

Frères et sœurs, soyons vrais avec nous-mêmes. Vous connaissez l’histoire de Jésus qu’aucun historien ne peut qualifier de fable. Pierre dit l’essentiel : Jésus de Nazareth, homme juste et bon, « guérissait ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui… puis Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester… »

Frères et sœurs, soyons simples et vrais avec nous-mêmes. C’est dans notre cœur, dans le secret de notre cœur que nous avons à dire « oui » ou « non » à Jésus, « oui » ou « non » à son chemin de vérité et de paix ; « oui » ou « non » à la victoire de l’amour sur la haine, « oui » ou « non » à sa résurrection.

La mort de Jacques Hamel me convoque à un oui franc, non pas, non plus un oui tiède. Un « oui » pour la vie, comme le « oui » de Jacques à son ordination. Est-ce possible ? À chacun de répondre. Dieu ne nous force pas… Dieu est patient… Dieu est miséricordieux. Même quand, moi Dominique, j’ai dit non à l’amour… même quand j’ai dit à Dieu, « je verrai plus tard », même quand je l’ai oublié, Dieu m’attend car il est infini miséricorde. Mais aujourd’hui, le monde peut-il attendre encore la chaîne de l’amour qui remplacera la chaîne de la haine ? Faudra-t-il d’autres tueries pour nous convertir à l’amour, et à la justice qui construit l’amour ? La justice et l’amour entre les personnes et les peuples, de quelque côté de la Méditerranée ils se situent. Trop de morts au Moyen-Orient, trop de morts en Afrique, trop de morts en Amérique ! Trop de morts violentes, cela suffit ! Le mal est un mystère. Il atteint des sommets d’horreur qui nous font sortir de l’humain. N’est-ce pas ce que tu as voulu dire, Jacques, par tes derniers mots ? Tombé à terre à la suite de premiers coups de couteau, tu essaies de repousser ton assaillant avec tes pieds, et tu dis : « Va-t’en, Satan » ; tu répètes : « Va-t’en, Satan ». Tu exprimais alors ta foi en l’homme créé bon, que le diable agrippe. « Jésus guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable » dit l’Évangile.

Il ne s’agit pas d’excuser les assassins, ceux qui pactisent avec le diable, il s’agit d’affirmer avec Jésus que tout homme, toute femme, toute personne humaine peut changer son cœur avec sa grâce. Nous recevons ainsi la parole de Jésus qui peut sembler au-delà de nos forces aujourd’hui : « Eh bien ! Moi, je vous le dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent ».

Vous que la violence diabolique tourmente, vous que la folie meurtrière démoniaque entraîne à tuer, laissez votre cœur, que Dieu a façonné pour l’amour, prendre le dessus ; souvenons-nous de notre maman qui nous a donné la vie ; priez Dieu de vous libérer de l’emprise du démon. Nous prions pour vous, nous prions Jésus « qui guérissait ceux qui étaient sous le pouvoir du mal ».

Roselyne, Chantal, Gérald et vos familles, le chemin est dur. Permettez que je vous dise mon admiration et celle de beaucoup d’anonymes pour votre dignité. Votre frère, votre oncle était un appui. Il continue de l’être. Il ne m’appartient pas de déclarer « martyr » le Père Jacques. Mais comment ne pas reconnaître la fécondité du sacrifice qu’il a vécu, en union avec le sacrifice de Jésus qu’il célébrait fidèlement dans l’Eucharistie ? Les paroles et les gestes nombreux de nos amis musulmans, leur visite sont un pas considérable.

Je me tourne aussi vers vous, communauté catholique. Nous sommes blessés, atterrés mais pas anéantis. Je me tourne vers vous les baptisés de notre Église catholique, surtout si vous ne venez pas souvent à l’église, si vous en avez oublié le chemin. Avec Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France, à mes côtés, je vous lance un appel aussi simple, comme un premier pas, aussi simple que la vie du Père Jacques Hamel.

En hommage au Père Hamel, nous vous invitons à visiter une église dans les jours qui viennent, pour dire votre refus de voir souiller un lieu saint, pour affirmer que la violence ne prendra pas le dessus dans votre cœur, pour en demander la grâce à Dieu ; nous vous invitons à déposer une bougie dans cette église, signe de résurrection, à vous y recueillir, à ouvrir votre cœur dans ce qu’il a de plus profond ; si vous le pouvez à prier, à supplier. Le 15 août serait un jour propice. La Vierge Marie vous y accueillera avec tendresse. Souvenons-nous de notre maman.

Dieu, ne reste pas insensible à la détresse de tes enfants qui se tournent vers toi !

Dieu, poursuis dans nos cœurs ce que ton Fils Jésus a commencé !

Dieu, merci pour ton fils Jacques : console sa famille et fais lever parmi nous, parmi les jeunes des JMJ, de nouveaux prophètes de ton amour ! Amen ! »

Dominique Lebrun, archevêque de Rouen.

Source : http://www.la-croix.com/

Repost 0
4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 13:17

Dans le dernier livre de la Bible, écrit par saint Jean, et qui porte le nom d'Apocalypse (ce qui veut dire la Révélation), on trouve, concernant les défunts ces paroles étonnantes (qui sont en quelque sorte le résumé des Béatitudes).

« Bienheureux ceux qui meurent dans le Seigneur, qu’ils se reposent de leurs peines car leurs actes les suivent ».

En disant cela le disciple bien-aimé de Jésus n'a pas l'intention de béatifier la mort elle-même, cette mort physique qui est et qui restera le grand mal de la terre. Il s’agit, pour lui de déclarer bienheureuse la personne qui a quitté ce monde en remettant son âme à Dieu, une âme qui s'est efforcée de sanctifier c'est-à-dire de rendre semblable au Christ au cours de son existence terrestre. Et c'est bien le cas de notre frère N..., comme je l'ai souligné en commençant.

Pour saint Jean « mourir dans le Seigneur » c'est mourir dans la foi et l’espérance chrétiennes. C’est mourir avec cette certitude qu'on va entrer pour toujours dans cette vie parfaite du Paradis, où n’existent plus les douleurs, les pleurs et la tristesse, cette vie infiniment bienheureuse de Dieu, où toutes les aspirations au bien et au beau, à la vérité, à la justice, à l’amour et à la joie que nous portons au plus intime de notre cœur seront comblées merveilleusement.

Mourir dans le Seigneur, frères et sœurs, suppose donc qu'on s'est efforcé tout au long de son existence de « vivre dans le Seigneur » en cultivant une grande intimité avec Lui par une prière fervente, fréquente et persévérante, par la réception des sacrements et par l'obéissance aux commandements et à la loi évangélique, que Jésus a résumé dans les Béatitudes.

Qu'est-ce qui compte le plus aux yeux de Dieu, en effet ? Ce n'est ni le savoir, ni le pouvoir, ni les honneurs, encore moins la fortune (tout cela ça passera)... Ce qui compte aux yeux de Dieu et qu'il nous faut donc considérer comme la valeur suprême, c'est l'Amour que nous avons pour Lui et pour notre prochain, un amour qui toujours donne, se donne et pardonne. Cet Amour parce qu'il est une réalité surnaturelle, ne peut pas mourir. C’est saint Paul qui nous l’affirme « L ‘amour ne cessera jamais ».

Il faudrait chers frères et sœurs, que nous réfléchissions souvent à ceci qui est capital : lorsque nous paraîtrons devant Dieu nous n'aurons rien d'autre à lui présenter que ces actes d'amour de tous les instants de notre vie qui auront façonné notre âme à la ressemblance de Jésus, faisant de nous des copies vivantes de Jésus, des êtres divinisés... C’est cette vérité, assurément, que saint Jean entend nous rappeler lorsqu'il affirme que « nos actes nous suivent par-delà la mort » : il ne peut s'agir que de nos actes d'amour, grâce auxquels nous pourrons (après avoir peiné et lutté pour les accomplir) nous reposer éternellement dans la Paix et la Joie infinies de Dieu.

Frères et sœurs, par sa Parole, consignée dans la Bible et transmise par l'Église, Dieu qui nous aime infiniment et veut notre vrai bonheur ne cesse de nous interpeler : attention, nous dit-il, tout finit sur la terre : le plaisir a une fin, la souffrance aussi a une fin. Seule la vie de l'au-delà est sans fin, et vous n'êtes sur la terre que pour vous y préparer. Dès lors, si nous ne plaçons notre espérance qu'en des biens passagers que nous ne pourrons pas emporter, nous sommes des insensés... En agissant ainsi nous construisons notre vie sur du sable au lieu de la bâtir sur le Roc c'est-à-dire sur Dieu et lorsque viendra l'heure de rendre des comptes nous aurons les mains vides...

A la lumière de ces enseignements si précieux, demandons-nous, s'il n'y a pas quelque chose à changer dans nos comportements pour que Dieu soit « le premier servi » pour qu’il soit préféré à tout et aimé plus que tout ?

Mettons de plus en plus en pratique le conseil que nous donne l'apôtre Paul : « Recherchez les réalités d'en haut, car c'est là qu'est le Christ, tendez vers les réalités d'en haut et non pas vers celles de la Terre ».

Amen.

Repost 0
Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Obsèques
commenter cet article
2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 14:51

Ce passage de l’Evangile selon saint Marc que nous venons d’entendre nous rappelle une vérité fondamentale de la foi chrétienne à savoir que par sa mort sur la Croix, le Vendredi-Saint, cette mort si atroce qu’Il a offerte à Dieu son Père par amour pour nous, le Christ-Jésus a détruit la mort. Et la preuve qu’Il a détruit la mort et qu’Il la domine pour toujours c’est qu’Il est ressuscité au matin de Pâques, faisant ainsi le passage à une vie absolument nouvelle (impossible à décrire) qui le saisit dans son humanité toute entière, une vie parfaite et définitive qui ne peut plus vieillir, ni souffrir, ni mourir... « Désormais sur Lui la mort n’a plus aucun pouvoir » saint Paul.

La tombe refermée sur le Corps supplicié de Jésus au soir du Vendredi-Saint n’est donc pas la dernière page d’une tragique histoire, d’une histoire qui resterait sans lendemain.

Parce que Jésus est ressuscité et donc Vivant pour toujours, nous avons maintenant la certitude qu’il y a un lendemain à la mort.

Disons-même que c’est au-delà de la mort que si situe notre véritable avenir : celui pour lequel Dieu nous a créés. L’homme n’est pas comme l’a dit un incroyant « un être pour la mort ». Il est prédestiné à la Vie, à une vie nouvelle semblable à celle du Christ Ressuscité.

Une vie parfaite et définitive qui ne connaîtra plus l’angoisse, la douleur, les plaintes ou les larmes mais qui s’épanouira dans la Plénitude d’un Bonheur infini bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer, car il n’y a rien de comparable ici-bas.

Nous croyons, nous chrétiens, que Dieu ne nous a pas fait pour la tristesse, la souffrance et la mort... Tristesse, souffrance et mort ne sont que passagères. Dieu nous a fait pour la joie, sa joie à Lui partagée pour l’éternité en communion avec tous ceux qui sont auprès de Lui, la Vierge Marie, notre Mère, les Anges, les Saints ainsi que tous nos parents et amis que nous retrouverons pour une réunion de famille définitive.

Puissions-nous, frères et sœurs, adhérer de tout notre esprit et de tout notre cœur à ces vérités de notre foi chrétienne et les méditer souvent. C’est dans la lumière qu’elles diffusent que notre vie d’ici-bas peut trouver tout son sens. C’est sur elles que s’appuie solidement notre Espérance, et c’est en elles, dans la paix qu’elles procurent, que nous pouvons trouver notre plus grand réconfort.

Amen.

Repost 0
Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Obsèques
commenter cet article
22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 17:01

Ce que Jésus a promis à ses disciples la veille de sa mort, il le propose encore et il le donne à chacun d’entre-nous.  Avec tendresse, délicatesse et sérénité il nous dit : « Vous qui êtes en quête d’une demeure qui dure je vous promets qu’un jour elle vous sera donnée, c’est la Maison du Père. »

La Maison, ici-bas, c’est :

·         le lieu de la vie et de la liberté,

·         le lieu on l’on est chez soi, entre soi,

·         le lieu où l’on s’aime, où l’on accueille, où l’on partage, où l’on est tous ensemble et chacun, à son aise et en paix,

·         heureux d’y vivre et d’y partager le temps, la table, ses propres sentiments,

·         heureux d’y travailler, de s’y reposer et d’y prier.

Seulement voilà, toutes nos maisons, un jour où l’autre doivent êtres quittées, démolies, détruites. « Le ciel et la terre passeront » déclare Jésus…

Pour chacun et chacune d’entre nous vient le moment où il faut partir, franchir une dernière fois le seuil et quitter la demeure périssable de son existence journalière ainsi que la « maison » (au sens large) de son entourage, de sa patrie et même de son propre corps. 

Comme Jésus lui-même a dû    le vivre, devant les siens, en sa ville et en son corps…

Il y aurait aussi pour nous de quoi ressentir tristesse et angoisse au fond de nos âmes, si tout s’arrêtait effectivement là. Mais non !

Car la voix du Christ pleine d’espérance et de paix retentit à nos oreilles : « que votre cœur cesse de se troubler et de craindre… »    Si tout passe, voici que tout renaît. Puisque tout meurt, tout ressuscite…

Le départ de Jésus de notre terre appelle l’aurore d’un Royaume sans fin.

S’il est remonté au ciel ce n’est pas seulement pour Lui-même, mais aussi pour nous, pour nous y accueillir. Ne craignons pas d’y manquer de place : « Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père, sinon je vous l’aurais dit… »

-    Ne craignons pas non plus de devoir partir : c’est alors que Jésus apparaîtra pour nous prendre avec Lui.

-     Ne redoutons pas d’être un jour à jamais seul, non seulement nous dit saint Paul : « Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts nous ressuscitera aussi avec Jésus et nous placera près de Lui, avec vous…mais encore ce même Christ en personne fera que là où Il est nous soyons nous aussi… »

Quelle merveilleuse perspective, frères et sœurs nous est ouverte par les paroles de Jésus dans ce passage d’Evangile. Elles ont inspiré à saint Paul la réflexion pleine d’espérance qui se trouve dans sa 2ème Lettre aux Corinthiens : « Nous savons que si notre maison vient à être détruite nous avons une demeure qui est l’œuvre de Dieu : une demeure éternelle qui n’est pas faite de main d’homme et qui est dans les cieux. »

Croyons enfin très fort, frères et sœurs, que dans cette maison immense de notre Père des cieux nous aurons la joie de retrouver tous ceux, parents ou amis, qui y sont entrés avant nous… Et ce qui portera notre joie à son comble c’est qu’ils nous apparaîtront entièrement transfigurés, rayonnants de beauté, de bonté et de gloire. Avec eux, avec tous les bienheureux habitants de cette maison céleste : la Vierge Marie, notre Mère, tous les anges et tous les saints, nous serons plongés pour toujours dans les splendeurs et dans l’infinie Béatitude du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Méditons souvent ces grandes vérités de notre Foi : elles stimuleront notre prière et nous aideront à vivre l’épreuve présente dans la sérénité et la paix.  

Amen. 

Repost 0
Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Obsèques
commenter cet article

Présentation

  • : Le Blog de Jackie
  • Le Blog de Jackie
  • : Nombreux coloriages catholiques et autres, vies de saints et homélies.
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • Jackie
  • Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog. Il y a une multitude d'infos de toutes sortes : coloriages, contes... Bonne balade à tous. Merci.

Ma Bible illustrée

ANCIEN TESTAMENT

NOUVEAU TESTAMENT

LES PARABOLES

Divers

Meteo Corrèze

 

 

 

Compteur mondial