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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 07:36

Bernadette est un diminutif forgé sur le prénom Bernard. Sa fête est le 18 février.

 

Une enfant pauvre et malade

Marie-Bernarde Soubirous naît dans une famille du village de Lourdes, dans les Pyrénées, en 1844. Son père, un meunier, et sa mère sont très pauvres et dépourvus d’instruction. L’enfant, qui reçoit le surnom de Bernadette, est affectée d’une mauvaise santé : asthmatique, elle est atteinte par l’épidémie de choléra qui ravage la France au milieu du XIXème siècle.

 

Une apparition vue de Bernadette seule

Le 11 févier 1858, Bernadette part ramasser du bois aux abords du gave de Pau, en compagnie de sa sœur Marie et d’une amie. Ces deux fillettes traversent la rivière, et Bernadette demeure seule, en arrière, près de la grotte de Massabielle. Elle lève les yeux et aperçoit, dans une anfractuosité de la caverne, une jeune femme revêtue d’une robe blanche, les pieds reposant sur des roses d’or et nimbée d’une lumière vive. Dans un premier temps, Bernadette prend peur, mais l’apparition la rassure. La petite paysanne, dont les compagnes n’ont, elles, rien vue de particulier, fait part à sa mère de son aventure. Celle-ci interdit à Bernadette de retourner à Massabielle. Mais, deux jours plus tard, à force de supplications, Bernadette retourne à la grotte en compagnie d’autres enfants. De nouveau, elle voit l’apparition, qui l’invite à revenir la voir.

 

La source miraculeuse de Massabielle

La même scène se reproduit à plusieurs reprises. Lors de la neuvième visite de Bernadette, une source jaillit à Massabielle. Depuis lors considérée comme possédant des vertus curatives miraculeuses, cette source attire aujourd’hui des foules de pèlerins et de malades. L’apparition demande à Bernadette de bâtir une chapelle. La jeune paysanne suscite tout à la fois la curiosité et la suspicion des habitants de Lourdes. Le médecin du village prend sa défense, mais l’Eglise ne cautionne pas ces manifestations et le clergé reçoit de sa hiérarchie l’ordre d’empêcher Bernadette de retourner à la grotte. Celle-ci passe outre.

L’Eglise est d’abord méfiante et prudente

A l’occasion de leur seizième rencontre, l’apparition déclare à Bernadette qu’elle est « l’Immaculée

Conception ». L’Evêque de la ville voisine, Tarbes, nomme une commission chargée d’étudier le phénomène. La jeune paysanne doit répondre à de nombreuses questions, mais ne se départit jamais d’une modestie et d’une simplicité certaines. Toujours, elle fait montre de désintéressement, et nulle menace ou promesse ne parvient à détruire son équilibre. Au terme des investigations, qui durent quatre ans, l’Eglise déclare que « l’apparition qui s’est dénommée elle-même l’Immaculée Conception et que Bernadette a pu voir et entendre n’est autre que la Très Sainte Vierge ».

La vie humble et la mort d’une sœur de la Charité

 

Les pèlerins ou les simples curieux, affluent à Lourdes. Pour se soustraire aux nombreuses personnes, croyantes ou non, qui viennent lui rendre visite, Bernadette décide d’entrer, en tant que pensionnaire, au couvent des sœurs de la Charité de Nevers. Soumise à une vie dure et austère, elle y demeure durant huit ans, avant de prononcer ces vœux. Les années suivantes, la nouvelle religieuse passe, dans le silence et l’humilité, l’essentiel de son temps à travailler à l’infirmerie. Mais sa santé se dégrade très vite. Bernadette meurt le 16 avril 1879, à l’âge de trente-six ans, sans avoir connu le développement extraordinaire de son village natal où une première basilique est consacrée en 1876. Bernadette Soubirous est canonisée par le pape Pie XI le 8 décembre 1933.

 

 

Vous trouverez la vie de sainte Bernadette Soubirous à colorier en 1 seul fichier PDF, ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Celle à qui la Dame parla
Auteur : Daniel-Rops | Ouvrage : Légende dorée de mes filleuls .

Au pied des Pyrénées, dans un site beau, mais sévère, le village de Lourdes menait, il y a cent ans, la vie simple, laborieuse, monotone, de tant de villages de par le monde, et rien n’indiquait qu’un jour il deviendrait un des lieux les plus célèbres de la terre. Les bergères y gardaient leurs moutons dans les pâturages ; le Gave solitaire roulait ses eaux vives sur les cailloux ; les gens n’y étaient ni meilleurs ni pires qu’en d’autres pays… Et pourtant, des faits merveilleux allaient s’y dérouler, et l’humanité chrétienne entière tournerait les yeux vers ce pauvre village, et les foules y accourraient, innombrables. Pourquoi ? A cause d’une très humble petite fille, à qui la Sainte Vierge parla…

* * *

Portrait de Ste Bernadette SoubirousDonc, le jeudi 11 février 1858, vers neuf heures et demie du matin, les sœurs Toinette et Bernadette Soubirous, accompagnées de leur inséparable amie Jeannette, sortirent pour aller ramasser du bois mort. Le besoin d’un peu de feu se faisait cruellement sentir dans la misérable maison des Soubirous ! Toinette et Jeannette marchaient d’un bon pas, en riant ; Bernadette suivait, serrant sur ses épaules un petit capuchon de laine qu’une voisine charitable lui avait prêté. Pas bien brillante, Bernadette ! Une fragile enfant de quatorze ans, qui en paraissait dix à peine, visiblement une qui ne mangeait pas à sa faim. De temps en temps, elle toussait, comme chaque hiver, et ce n’était pas sa robe de futaine qui aurait pu la protéger bien du froid. Mais si vous l’aviez rencontrée, cette enfant souffreteuse, si vous aviez regardé son visage à l’ovale parfait, au nez délicat, au front large et pur, surtout si vous aviez croisé son lumineux regard, assurément vous n’auriez pu manquer de vous dire : « Quelle petite fille aimable, et quelle jolie âme elle doit avoir ! »

« Fais comme nous, déchausse-toi et passe le gué ! crient Toinette et Jeannette, avec de grands rires. Paresseuse ! tu nous laisses ramasser seules le bois mort ! »

Pour atteindre le coin de forêt où l’on trouve des branches tombées, il fallait franchir le canal qui, du torrent, menait l’eau vers le moulin et comme sa mère lui avait recommandé de bien faire attention et de ne pas prendre froid, Bernadette ne voulait pas se mouiller les pieds. Elle resta donc dans l’île entre le canal et le gave, seule… Et soudain…

Ce fut pour elle un moment inimaginable, extraordinaire. Que se passa-t-il exactement ? Elle avait l’impression d’être entourée par un vent terrible qui aurait voulu l’emporter, mais en même temps, elle se rendait bien compte que l’eau calme du canal n’était point ridée par ce vent, que les feuilles des arbres ne bougeaient pas. Bouleversée, elle était tombée à genoux et elle priait…

Petite histoire des apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes— Tiens, la voilà encore qui récite des prières ! elle n’est bonne qu’à cela !

Bernadette sursauta, ramenée à la réalité par les voix de ses compagnes. Elle se leva et, sans hésiter, traversa le gué. « Mais l’eau est chaude… » murmura-t-elle, pour elle seule, et les deux gamines de rire de plus belle, et de la secouer, et de la questionner. « Qu’est-ce que tu regardais donc que tu avais l’air d’une statue de cire ? » Et Bernadette, grave, répondit.

Ce qu’elle avait vu ? Dans la grotte qui s’ouvrait au flanc de la montagne, la grotte de Massabielle comme on l’appelait, là, à l’endroit exact où se dressait cet églantier dégarni par l’hiver, elle avait vu soudain une lumière prodigieuse, plus vive, plus belle que celles qu’on connaît sur la terre ; tout le coin en avait été éclairé. Puis une figure était apparue, au cœur même de cette lumière, une jeune Dame de dix-sept ans à peine, idéalement belle, vêtue d’une robe blanche à ceinture bleue, la tête recouverte d’un voile qui lui tombait sur les épaules et qui tenait un chapelet entre les mains. Et chacun des grains de chapelet était comme une petite lumière, et les pieds de la jolie Dame reposaient sur une rose d’or. Un instant, les yeux bleus de l’apparition avaient regardé Bernadette. Puis elle lui avait souri en lui faisant signe d’approcher. Mais, presque aussitôt, la forme merveilleuse s’était effacée, la lumière s’était éteinte, et il n’était plus resté que le rocher gris et l’églantier squelettique…

— La voilà qui devient folle ! s’esclaffèrent les deux filles. Raconte donc ton histoire et tu verras si tout le monde rit de toi !

* * *

Récit des apparitions de Lourdes - cachot des SoubirousIl faut vous dire que les Soubirous étaient considérés par tous les gens de Lourdes comme les derniers des derniers. Le père avait bien possédé un moulin, mais, par la faute de sa paresse, il avait fait de si mauvaises affaires que ses créanciers l’avaient obligé à le vendre. Il avait donc fallu quitter la vieille maison au bord de l’eau, le père, la mère et les quatre enfants, en ne gardant exactement comme meubles qu’un lit et un buffet. Comme ils ne savaient pas où aller, n’ayant pas un sou en poche, une âme compatissante leur avait fait prêter un ancien cachot, si délabré qu’on n’osait même plus y enfermer les malfaiteurs, mais qu’on avait trouvé assez bon pour les Soubirous.

On ne mangeait pas tous les jours chez les Soubirous ! Le père travaillait de moins en moins ; il gagnait de temps en temps une piécette en se chargeant d’un travail dont personne ne voulait ; ramasser à l’hospice toutes les saletés, les cotons souillés, les pansements, les mettre dans une hotte et aller les jeter dans le coin des ordures, loin du village. Pas de quoi, vous le pensez bien, faire vivre une famille de six personnes. Aussi racontait-on que le père Soubirous n’hésitait pas à chaparder. Justement, durant l’hiver de l’apparition, il venait de sortir de prison où il avait passé quelques semaines pour avoir chipé une vieille poutre qui traînait dans la rue et en avoir coupé un morceau pour se chauffer.

Lorsque l’on entendit raconter dans le village (Jeannette et Toinette n’avaient, bien entendu, pas pu tenir leur langue) les faits bizarres dont Bernadette prétendait avoir été témoin, ce fut un vaste éclat de rire. « Encore une histoire des Soubirous ! » La gamine avait voulu se rendre intéressante, alors que tout le monde savait bien que ce n’était qu’une petite sotte, qui connaissait à peine A et B, qui se faisait moquer d’elle au catéchisme lorsque son tour venait d’être interrogée. Quant à la mère de Bernadette, elle n’avait pas cru davantage que les gens du village aux histoires racontées par sa fille : « Tu ferais mieux d’attendre le Carnaval pour faire tes farces ! lui avait-elle dit, furieuse d’avoir entendu les moqueries de toutes les commères. Si tu recommences, tu verras quelle gifle tu recevras… »

Bernadette ne répondait rien. Elle savait que tout ce qu’elle avait vu et ressenti était vrai. Elle éprouvait en elle une exaltation mystérieuse, incompréhensible, comme si une force secrète la poussait. Pourquoi les autres ne voulaient-ils pas la croire ? Avait-elle jamais menti, de toute sa vie. Elle ne s’enorgueillissait d’ailleurs nullement de ce qui lui était arrivé, car elle était si humble qu’elle se considérait elle-même comme une pauvre fille pleine de fautes et de misères, qui vraiment n’eût guère mérité qu’une visiteuse venue du Ciel lui parlât. Seulement, si la force étrange la poussait de nouveau vers le petit coin de terre sauvage où l’apparition s’était produite, vers la grotte emplie de lumière, il n’y aurait puissance au monde pour l’empêcher d’y courir. Son âme d’enfant innocente savait que Dieu l’appelait.

* * *

Et le dimanche suivant, le 14 février, au dedans d’elle – même, elle entendit cet appel. Et elle courut aussitôt à la grotte. Et tout recommença exactement pareil. La même lumière éclata, la même forme merveilleuse parut, souriant à Bernadette, égrenant un chapelet. Puis le jeudi d’après, encore de même, mais cette fois, l’apparition parla. Une femme du pays, voyant la gamine s’élancer sur le sentier qui menait à la grotte, avait couru derrière elle, avec du papier pour noter ce qu’elle observerait ; et la jeune Dame ravissante s’écria : « Ce que j’ai à vous dire, il n’est pas nécessaire de le mettre par écrit !… » Puis elle ajouta « Voulez-vous avoir la bonté de venir ici pendant quinze jours ? » — Oui, murmura Bernadette. Et la Dame dit encore : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse dans ce monde, mais dans l’autre ! »

On imagine comment les gens de Lourdes accueillirent ces nouvelles histoires ! « De plus en plus folle, la Soubirous ! » disaient les uns. « Tout juste bonne à enfermer ». Mais d’autres commençaient à murmurer : « Et si c’était vrai ? Et si cette Dame dont parle Bernadette était une Sainte, ou même si elle était Notre-Dame, la Sainte Vierge ?… » Les discussions allaient bon train. Tout ce que la petite racontait, personne ne le voyait ni ne l’entendait. Pour les assistants, elle était simplement à genoux, dans l’herbe de la prairie, les bras en croix, le visage d’une pâleur étrange, les yeux fixes semblant regarder on ne savait quoi d’invisible ; les lèvres seules remuaient, comme pour une prière dont nul ne percevait les mots.

Désormais, chaque jour, selon l’ordre qu’elle avait reçu, Bernadette revint à Massabielle. Et chaque jour l’apparition se reproduisit. Et chaque jour, — quand elle sortait de son extase, elle racontait ce qu’elle avait vu et entendu. Une fois, elle dit que la Dame lui avait enseigné une prière pour elle seule et qu’elle devrait la réciter en silence jusqu’à sa mort. Une autre fois, qu’elle lui était apparue le visage extrêmement triste et qu’elle lui avait commandé : « Priez pour les pauvres pécheurs ! » Une autre fois encore, au moment où la petite voyante était en prière, récitant le rosaire qu’elle apportait désormais avec elle, elle se laissa tomber à terre, en éclatant en sanglots ; elle baisa le sol en criant : « Pénitence ! Pénitence ! » puis elle se redressa, le visage redevenu rayonnant de joie…

Comme tout cela était étrange ! Bien plus étrange encore ce qui allait se produire le matin du 25 février…

* * *

La source miraculeuse - Bernadette à LourdesBernadette est en prière devant la grotte, à genoux selon son ordinaire. Brusquement, elle se relève, l’air égaré, et, de ses yeux fixes, regarde tout autour d’elle comme une enfant affolée. Puis elle retombe, et se met à gratter la terre de ses ongles… Une flaque d’eau boueuse apparaît. Bernadette y trempe son visage. Quoi ? On dirait qu’elle mange cette terre, cette boue mêlée d’herbes ! Et les assistants de crier : « Assez ! assez ! elle est folle ! qu’on l’enferme ! » On se jette sur elle, on l’emporte chez elle. « Folle ! lui crie aussi sa mère. Pourquoi as-tu fait cela ? » Et elle de répondre : « La Dame me l’avait ordonné. Elle m’a dit : Allez boire et vous laver à la fontaine, et manger l’herbe que vous trouverez là. » Elle a obéi…

De plus en plus folle… Et la mère se demande si elle ne va pas la faire soigner…

Mais, dans l’après-midi, un bruit court dans Lourdes. A l’endroit où Bernadette a creusé la terre de ses ongles et de ses dents, une source a jailli. D’abord un filet d’eau, puis un vrai petit ruisseau que bientôt il faudra canaliser avec un tronc d’arbre. Le soir, tout le village assemblé, stupéfait, constate que la source a un débit considérable. Dès le lendemain elle donne quatre-vingt-cinq litres par minute, cent vingt mille litres par vingt-quatre heures… — C’est la fameuse « source de Lourdes », célèbre dans le monde entier, et dans laquelle vont aujourd’hui se tremper les malades qui demandent à Dieu la guérison.

Et justement, huit jours plus tard, nouveau bouleversement dans le village. Un carrier aveugle, du nom de Bourriette, s’est fait apporter une fiole de l’eau puisée à cette source extraordinaire ; il s’est frotté les paupières avec elle et immédiatement, il a recouvré la vue, pour la plus grande stupeur du docteur, qui le soignait en vain depuis des années et chez qui il a couru en criant : « Miracle ! miracle ! je vois ! » Tout le monde posait à Bernadette la même question. Qui était cette « Dame » ? Une sainte ? Un ange ? Ne pourrait-elle pas le lui demander ? Un jour enfin, le 25 mars, fête de l’Annonciation, elle donnait la réponse. Oui, la Dame avait répondu. Elle avait dit : « Je suis l’Immaculée Conception », c’est-à-dire : je suis celle qui est née indemne de toute faute, de toute souillure, celle que Dieu a voulue pure de tout péché, même du péché originel, parce que d’elle naîtrait Jésus le Sauveur du monde. Marie, la Sainte Vierge, telle était la merveilleuse figure des apparitions.

 

Récit pour les enfants - La Vierge dit à Bernadette : "Je suis l'Immaculee Conception"

* * *

Brouhaha ! discussions de plus en plus vives ! Des miracles ! Nous sommes témoins de miracles ! — Mais non, des trucs, des mensonges ! — Mais si, mais si ! C’est Notre-Dame elle-même… Le carrier Bourriette n’a-t-il pas été guéri ? — Je vous dis que c’est une folle que votre Bernadette ! — Et moi que c’est une sainte ! — Mais, pendant qu’elle priait devant la grotte, elle a posé sa main sur un cierge allumé et elle n’a même pas eu la moindre trace de brûlure ! — C’est la preuve qu’elle est atteinte d’une maladie nerveuse.

Et les gens de continuer ainsi sans fin. Désormais, chaque fois que Bernadette se rendait à la grotte, des centaines et même des milliers de personnes la suivaient, espérant apercevoir la mystérieuse présence. Il avait fallu jeter des petits ponts sur le canal du moulin. Il fallait même que les gendarmes fissent un service d’ordre. Le procureur avait mené une enquête et questionné lui-même la petite voyante. Les journaux de toute la contrée parlaient de ces événements, et ils disaient même beaucoup de bêtises ! A Paris, on finissait par s’inquiéter de ce tapage qui se produisait en ce coin perdu des Pyrénées.

Au milieu de tout cela, la plus calme était Bernadette. Elle n’était pas du tout enorgueillie de se voir le point de mire de tout ce monde. Elle continuait à mener son humble vie de petite fille pauvre. Elle priait beaucoup ; on la trouvait sans cesse récitant son chapelet. Tous ces gens l’interrogeaient, ces graves messieurs, ces médecins, cela l’ennuyait un peu mais ne la troublait guère. N’avait-elle pas sa force intérieure qui la soutenait, et cette voix qui lui disait de persévérer ?

Récit des apparitions de Lourdes à Sainte BernadetteEnfin, le 16 juillet, une fois encore, Bernadette va à Massabielle. Elle trouve le cher coin bien changé. L’ordre est venu de Paris : faire cesser toute cette histoire ! Le maire a envoyé une équipe d’ouvriers entouré d’une palissade le petit pré devant la grotte. L’enfant ne peut plus entrer. Elle s’approche de la barrière, se hausse sur la pointe des pieds. Immédiatement la foule — car il y a foule ! — pousse un cri : « La Vierge est là ! » Bernadette a repris son visage d’extase. Les yeux fixes, pleins d’amour et de ferveur, elle regarde une chose invisible. Ses lèvres remuent, elle paraît au comble du bonheur. Après un long moment elle se retourne : « La Dame m’a dit adieu, murmure-t-elle, elle ne reviendra plus. »

Et ce fut, en effet, la fin des apparitions. Mais non la fin de cette merveilleuse histoire. Bientôt le monde entier la connut. Bientôt, dans toutes les paroisses catholiques, on rapporta que la Sainte Vierge était apparue à une petite fille et lui avait parlé.

Ce ne sont plus alors quelques centaines de curieux qui viennent à Lourdes, mais des milliers de pèlerins. Beaucoup de malades qui veulent se laver dans l’eau de la source miraculeuse… Et les pouvoirs publics de s’émouvoir, et les autorités religieuses de se préoccuper de cette affaire !

Dès l’automne 1858, Monseigneur l’évêque de Tarbes décida d’envoyer sur place une commission de prêtres pour examiner Bernadette. On l’interrogea longuement. On lui posa mille questions sur ce que la Dame lui avait déclaré. En elle, on ne trouva rien que de bon, de pur, d’innocent et de parfaitement fidèle à la foi chrétienne. Et les miracles continuaient… Et l’on parlait de malades guéris, de para¬lytiques qui avaient retrouvé leurs jambes, de moribonds qui avaient été sauvés ! Si bien qu’après plus de trois ans de réflexions, d’enquêtes, Monseigneur l’évêque déclara solennellement que les apparitions de Lourdes étaient vraies, qu’il fallait y croire : la Sainte Vierge était réellement apparue à Bernadette Soubirous.

Quelle gloire pour elle ! Allait-elle en tirer de la fierté ? Ce serait mal la connaître. Au moment où le monde entier disait déjà qu’elle était une sainte, elle, elle s’en allait de Lourdes. Elle demandait à être accueillie dans un couvent de Sœurs de charité.

Quand elle arriva au couvent, la Supérieure qui attendait une jeune fille extraordinaire, peut-être illuminée visiblement de la gloire des apparitions, en ne voyant qu’une petite paysanne insignifiante ne put s’empêcher de s’écrier : « Quoi ! ce n’est que cela ? » Et Bernadette, avec un bon rire, de répondre : « Mais oui, ce n’est que cela ! » Puis elle ajouta : « Que fait-on d’un balai après qu’il a servi ? On le range dans un coin, derrière une porte… Eh bien, voyez-vous, ma Révérende Mère, je n’ai été qu’un balai, un instrument entre les mains de Dieu. » N’était-ce pas là le vrai langage de l’humilité, la voix même de la sainteté ?…

Daniel-Rops

 

Coloriage apparition de la Sainte Vierge à Sainte Bernadette à Lourdes

Source : https://www.maintenantunehistoire.fr

Celle à qui la Dame parla, maintenant en PDF

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 10:38

Le prénom Valentin vient du latin Valentinianus, forgé sur le mot latin valens (fort). Valentin est le patron des amoureux, des apiculteurs, des jeunes et des voyageurs. Il est aussi invoqué contre l’épilepsie (en Allemagne), les évanouissements, la peste et les ravages des mulots. Il est fêté le 14 février.

Attributs : un habit de prêtre ou d'évêque, une banderole, un livre.

Prénoms apparentés : Valens, Valensi (ancien français), Valentien, Valentine (anglais), Valentinien, Valentino (italien), Valention.

Valentin prêtre et docteur

Valentin est un Romain, prêtre et docteur, qui a vécu au IIIème siècle. Il est martyrisé (peut-être pas qu’il refuse d’adorer les idoles) et décapité sous le règne de l’empereur Claude II le Gothique, vers 269, sur la Via Flaminia, à Rome. En 350, une basilique est bâtie à l’emplacement supposé de sa tombe, qui est entre-temps devenue le foyer d’une importante dévotion populaire. Un des seuls miracles attribué à ce saint, et dont le souvenir soit aujourd’hui conservé, est la guérison miraculeuse d’un enfant infirme ou épileptique.

Les origines d’une fête

Rien, dans son histoire, ne prédisposait Valentin à devenir le patron des amoureux. Sans doute cette tradition est-elle due au fait que c’est à l’approche du printemps que les oiseaux choisissent leur compagnon et s’apparient. Autrefois, à cette même époque, les jeunes filles et les jeunes gens s’échangeaient sans doute des vœux et des présents ; peut-être même, des mariages se décidaient-ils à cette occasion. Il est aussi possible que la fête de Valentin soit une survivance des Lupercales romaines qui, le 15 février, célébraient la fécondité. Quoi qu’il en soit, cette fête, dont s’est emparée l’activité commerciale, a aujourd’hui acquis une dimension exclusivement laïque. Valentin était autrefois particulièrement vénéré en Normandie, dans la région de l’abbaye de Jumièges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 23:16

Saint Arnaud, patron des brasseurs, vivait au XIIIe siècle en Italie. On le fête le 10 février. Il était abbé et brasseur au monastère Sainte Justine de Padoue sous le nom d’Arnaud Cataneo. Révolté contre la tyrannie et la cruauté du roi Ezzolino (surnommé ‘ le féroce ‘), il l’exprimait haut et

fort lors de chaque messe du dimanche, mais le roi en eut vent et vint, avec ses soldats, le frapper dans sa propre église pour lui donner une leçon. Arnaud s’enfuit ensuite dans les montagnes. Il put revenir à son église lorsque le roi perdit une bataille mais fut vite repris puis emprisonné dans un cachot pendant 8 ans, où il mourut de faim, de soif, de maladie en 1255.

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 08:06
Cette huile sur bois d’un auteur inconnu du XVIème siècle représentant Sainte Apolline est exposée au Musée Unterlinden à Colmar.

Sainte Apolline ou Apollonie était d’Alexandrie ; au milieu de la corruption générale, elle y passait pour un modèle de vertu et de modestie chrétienne. Cette héroïque jeune fille ne se contenta pas de consacrer au Seigneur ses premières années, sa jeunesse et son existence entière, elle voulut encore lui offrir le sacrifice de sa vie.

L’an 248, une persécution sanglante éclata dans la cité ; la fureur des païens contre les chrétiens ne connut point de bornes. On pilla les maisons et on exerça contre les personnes les plus horribles violences. Apolline, déjà avancée en âge, loin de prendre la fuite, demeura toujours à Alexandrie, sans craindre la perte de ses biens ni de sa vie, heureuse, au contraire, d’attendre l’occasion de couronner ses vertus par un glorieux martyre.

Un jour, elle fut arrêtée ; les bourreaux se jetèrent sur elle, la frappèrent si rudement avec des cailloux, qu’ils lui rompirent les mâchoires et lui brisèrent les dents ; puis, l’ayant entraînée hors de la ville, ils allumèrent un grand feu, résolus de l’y jeter, si elle ne renonçait pas à Jésus-Christ. La Sainte demanda quelques moments comme pour réfléchir à ce qu’elle devait faire.

Les païens espérèrent un instant qu’elle allait reculer devant l’horrible supplice du feu. Mais Apolline, profitant de cet instant de liberté, s’échappa de leurs mains, et poussée par l’ardeur de l’amour divin qui embrasait son cœur, elle s’élança elle-même impétueusement dans le feu, au grand étonnement de ses bourreaux stupéfaits de voir une fille plus hardie et plus prompte à souffrir la mort qu’eux-mêmes à la lui faire endurer.

Son corps fut bientôt dévoré par les flammes, et son âme généreuse et pure s’envola dans les cieux, l’an 249 de Notre-Seigneur, le 9 février. L’exemple étonnant de sainte Apolline serait répréhensible si elle avait obéi à la précipitation de la nature ; mais l’Église, en l’admettant au nombre des martyrs, nous oblige à croire qu’elle obéit à l’impulsion de l’Esprit divin. Sainte Apolline a toujours été regardée par la dévotion populaire comme secourable contre le mal de dents, sans doute à cause du premier supplice qu’elle avait enduré. 

Canonisée en 1634 elle est fêtée le 9 février. Elle est la Sainte Patronne des chirurgiens-dentistes et invoquée pour guérir les maux de dents.

Source : https://viechretienne.catholique.org/saints/693-sainte-apolline

Pont de Sainte Apolline à Villars-sur-Glâne en Suisse

Près de Sainte Apolline se trouve un ancien passage au-dessus de la Glâne. L’actuel pont de pierre date du 16ème ou 17ème siècle. La chapelle rattachée de Sainte Apolline, mentionnée pour la première fois en 1147, fut reconstruite en 1566 après un incendie.

À la hauteur de Sainte Apolline, près de Fribourg, la Glâne était déjà traversée à l’époque de la préhistoire et de l’histoire primitive. L’importance historique de ce passage est soulignée par sa situation au confluent de la Glâne et de la Sarine, tandis que son utilisation continue jusqu’au 18ème siècle est prouvée par une auberge et une potence, qui, d’après les plans des dîmes, se trouvaient ici.

L’âge du pont de Sainte Apolline, qu’on crut longtemps romain, a pu être déterminé avec certitude il y a peu de temps seulement. L’existence d’un pont plus ancien a été prouvée avant 1243. Des documents historiques attestent qu’un premier pont en pierre fut construit vers 1508/09, sans doute à la suite de plusieurs ponts précédents en bois. Le pont actuel date du 16ème ou 17ème siècle après Jésus-Christ. Nommé autrefois pont de la Glâne, le pont de Ste-Apolline fut relayé par le pont des Muëses, sur la route de Fribourg à Bulle, datant de 1746.

La chapelle, mentionnée pour la première fois en 1147, fut reconstruite en 1566 après un incendie. Saint Apolline, vierge et martyre, offre son aide en cas de rage de dents. Les nombreuses découvertes de dents cariées près de sa chapelle prouvent qu’elle était très aimée. Saint Apolline est souvent représentée avec une grande pince tenant une molaire. On a même vu un cabinet dentaire utiliser cette image pour sa publicité.

Source : http://www.schweizmobil.ch

Litanies de Sainte Apolline, spécialement invoquée contre le mal de dents.

Seigneur, ayez pitié de nous. Jésus-Christ ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous. Jésus-Christ ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous. 

Père Céleste, vrai Dieu, ayez pitié de nous.

Fils de Dieu, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, vrai Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Reine des Vierges, ayez pitié de nous.

Sainte Apolline, ayez pitié de nous.

Fleur de sainteté, ayez pitié de nous.

Lis de chasteté, ayez pitié de nous.

Rose de charité, ayez pitié de nous.

Vierge très humble, ayez pitié de nous.

Modèle de patience, ayez pitié de nous.

Épouse très pure du Christ, ayez pitié de nous.

Imitatrice fidèle des Apôtres, ayez pitié de nous.

Compagne généreuse des Martyrs, ayez pitié de nous.

Secours des Confesseurs de la Foi, ayez pitié de nous.

Membre brillant du Chœur des Vierges, ayez pitié de nous.

Habitante du Paradis Céleste, ayez pitié de nous.

Vous dont le cœur était animé du plus ardent amour pour Dieu et le prochain, ayez pitié de nous.

Vous qui avez confessé votre foi jusqu’au martyr, ayez pitié de nous.

Vous qui avez supporté avec constance de cruels supplices, ayez pitié de nous.

Vous dont les dents ont été arrachées avec une barbare violence, ayez pitié de nous.

Vous que le Saint-Esprit a poussé à chercher des tourments plus grands encore, ayez pitié de nous.

Vous qui êtes montée librement et sans crainte sur le bûcher préparé par le tyran, ayez pitié de nous.

Vous qui au milieu des flammes avez prié avec ardeur, ayez pitié de nous.

Vous qui avez fait à Dieu le sacrifice de votre vie, ayez pitié de nous.

Vous que Dieu a honorée par un grand nombre de miracles, ayez pitié de nous.

Sainte vierge et Martyre Apolline, ayez pitié de nous.

Lorsque les tentations impures nous assailliront, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque Dieu punira nos péchés en nous envoyant des maladies, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque notre corps pliera sous les infirmités, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque la patience nous manquera, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque nous souffrirons du mal de dents, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque nous implorerons de vous la préservation de ce mal, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque notre foi sera attaquée, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque nous aurons à la soutenir contre le monde et l’enfer, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Daignez défendre l’Église, le Souverain Pontife et tous nos frères et sœurs dans la foi, Sainte Apolline écoutez-nous.

Daignez continuer votre protection sur ceux qui vous invoquent, Sainte Apolline, écoutez-nous.

Daignez nous garantir toujours du mal de dents, Sainte Apolline, écoutez-nous.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

V. – Sainte Apolline, priez pour nous.

R. – Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

O Dieu de force et de miséricorde, qui donnez à vos élus la grâce et le courage de supporter tous les tourments : nous vous le demandons par l’intercession de Sainte Apolline, Vierge et Martyre, préservez-nous de toute infirmité et surtout du mal de dents, et donnez-nous, après cette courte et misérable vie, de vivre éternellement avec Vous dans les cieux. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 21:44

Jacomina de Settesoli, connue en France sous le nom de Jacqueline de Septisoles, est née à Rome vers 1192. Sainte Jacqueline est une vertueuse femme, très pieuse, morte vers 1239 ou 1274. Femme d’exception elle était proche de Saint-François d’Assise qui l’appelait d’ailleurs affectueusement « Frère Jacqueline ». Elle avait épousé le seigneur de Marino, Gratien Frangipani. Restée veuve prématurément, avec deux enfants, elle consacrera sa fortune à aider les fondations de Saint François. A la veille de sa mort, Saint François lui fit écrire : « Je dois te mander que la fin de ma vie est proche. Mets-toi donc aussitôt en route si tu veux me revoir encore. Apporte je te prie de cette bonne chose que tu me donnais quand j'étais malade à Rome ».

Elle vint à Assise munie de tout ce qu'il fallait pour ensevelir son ami : un voile pour couvrir son visage, le coussin où sa tête reposerait, le drap de cilice qui envelopperait son corps et la cire nécessaire aux funérailles. Elle restera à Assise après les funérailles de Saint François, pour être près de ceux qui avaient connu « le petit pauvre », donnant toute sa vie à la prière et aux œuvres de charité.

Jacqueline faisait des frangipanes tout à fait exceptionnelles qu’elle donnait aux pauvres, aux malheureux mais aussi aux riches. Ses frangipanes étaient si célèbrent qu’on les appelait les « Spécakes ». Elle fut aussi reconnue comme étant la patronne des mauvais élèves. C’est la raison pour laquelle Sainte-Jacqueline est aussi surnommée la « patronne des ânes ».

Grande marcheuse elle faisait chaque année le pèlerinage de Compostelle, équipée d’un petit chariot, et distribuait ses frangipanes qui permettaient aux consommateurs de rentrer en contact avec la Sainte Vierge Marie.

Elle mourut pieusement dans la foi et la bonne humeur lors de son dernier  pèlerinage à Compostelle.

La sainte Jacqueline est décédée le 8 février et le dicton dit : « A la Sainte-Jacqueline, froid et bruine. A la Saint-Jean, ne prend pas froid aux dents ».

Afficher l'image d'origine

On n’est jamais si bien servi que par soi-même,

alors bonne fête à moi !!!

 

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 08:01

Évêque, fête le 6 février. (Vaast, ou Gaston ou Vedast). Patron principal du diocèse d'Arras.

Originaire du Périgord, Vaast (ou Gaston) appartenait au clergé de Toul lorsqu'il se vit confier la charge de préparer Clovis au baptême. On raconte que, passant par Toul après sa victoire à Tolbiac, Clovis se serait enquit d'un prêtre capable de l'instruire rapidement des vérités de la foi. C'était la réalisation du vœu qu'il avait fait de se convertir au Dieu de Clotilde, son épouse, s’il gagnait la bataille.  Vaast l'accompagna à Reims et le prépara au baptême. Saint Rémi ayant eu l'occasion d'apprécier le catéchiste du roi, lui conféra l'épiscopat et l’envoya aux Églises d'Arras et de Cambrai dévastées par les invasions. 

Près de l'abbaye trappistine de Belval dans la région de Saint-Pol-sur-Ternoise, à l'entrée de l'église de Troisvaux, un bas relief représente un évêque avec, à ses pieds, un ours bien docile. Il s'agit d'une légende magnifique qui résume sous forme imagée et symbolique une réalité importante : la croix qui fait reculer et adoucir le barbare. Nous sommes en l'an 500, il y a quelques mois, à Noël 499, Clovis, roi des francs a été baptisé à Reims. Vaast moine retiré dans la région de Toul avait été choisi par le roi pour lui expliquer la religion chrétienne dans laquelle il a décidé d'entrer. Il est nommé évêque d'Arras. Autrefois la région a été évangélisée, maintenant l'église est abandonnée des hommes, elle est envahie par les animaux. 

Vaast rencontre un ours dans les ruines ; il commande à cet animal de ne pas lui faire de mal, et de bien vouloir laisser la place aux croyants. A Arras, comme en Champagne, le nouvel évêque guérit aveugles et boiteux. Il apporte l'espérance chrétienne à toute une population qui devient capable de voir la vérité et de marcher dans la foi. En quarante ans de présence Vaast évangélise son diocèse. Il meurt le 6 février 539. Saint Vaast est le patron de l'Église qui est à d'Arras. 73 églises, comme celle de Troisvaux portent son nom. Le 6 février est jour de fête pour tous ceux et celles qui participent à porter l'Évangile du Christ aux quatre coins du diocèse. 

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Source : http://arras.catholique.fr/

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 14:04

Le prénom Véronique est sans doute forgé sur une double racine : vera (mot latin signifiant vraie) et eikôn (mot grec signifiant image). En fait, ce nom a sans doute été forgé pour conférer son authenticité au voile de sainte Véronique.

Véronique de Palestine est fêtée le 4 février. C’est la patronne des blanchisseurs, des lingères et des photographes.

Attributs : un turban, une coiffe, un voile comportant l'effigie du Christ.

Prénoms apparentés : Bérénice, Vanessa, Vernice, Veronica (italien), Veronika (allemand)

Un geste de compassion

Véronique passe pour avoir vécu au 1er siècle, mais les textes ne font mention de cette femme qu’à partir du Vème siècle. Aux termes de la tradition, Véronique est présente lorsque le Christ monte au Golgotha, lieu de sa crucifixion. Lorsque celui-ci s’affaisse sous le poids de la croix qu’il porte, Véronique se fraie un chemin dans la foule, s’approche et essuie, en un geste de compassion, la sueur et le sang qui coulent sur le visage de l’homme promis au martyre. Les traits du visage de Jésus demeurent imprimés sur le voile auquel des miracles sont attachés. Dès le VIIIème siècle, un tissu nommé voile de Véronique est conservé à Saint-Pierre de Rome et a été présenté aux fidèles jusqu’en 1933. Selon une autre version de l’histoire de Véronique, la jeune femme rencontre Jésus avant que celui-ci soit condamné à mort. Selon une tradition française, Véronique vient après la Passion évangéliser la France, avant de mourir à Bordeaux

Un personnage légendaire apparu tardivement

Véronique a été identifiée avec plusieurs personnes mentionnées dans la Bible. En fait, il semble que son personnage ait été inventé pour expliquer l’existence de la relique conservée à Rome. Le culte rendu à Véronique, sans doute apparu au XVème siècle, s’est surtout trouvé conforté par la dévotion que les moines franciscains témoignaient autrefois à la jeune femme. Quoique légendaire, le personnage de Véronique, parce qu’il est particulièrement émouvant et rappelle la souffrance du Christ, est l’une des plus populaires de toutes les figures de la religion catholique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 17:47

Saint Blaise fut, dès son jeune âge, pénétré de la crainte de Dieu. Ayant gagné, par ses vertus, l’affection de tout le peuple, il fut élu évêque de la ville de Sébaste, en Arménie.

Quelque temps après, il se retira sur une montagne nommée Argée, où il vécut dans une caverne, vers laquelle les bêtes sauvages des envions venaient chaque jour pour lui faire honneur et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de tous leurs maux. Si elles le trouvaient en prière, elles ne l’interrompaient pas, attendant patiemment qu’il eût achevé, et ne s’en retournaient point sans avoir eu un témoignage de son affection. Ainsi avait-il acquis un si haut degré de perfection qu’il vivait en bonne intelligence, tel un nouvel Adam, avec les loups, les lions, les tigres et les ours. Mais si les animaux les plus farouches respectaient le serviteur de Dieu, il n’en était pas de même de tous les êtres dits humains.

Agricola, qui gouvernait le pays, était venu à Sébaste pour y persécuter les chrétiens. Ses soldats, trouvant le saint homme dans sa retraite occupé à prier, l’emmenèrent en prison. C’est au fond de son cachot qu’il accomplit un miracle qui le rendit célèbre. Parmi les nombreux malades qu’on lui amenait chaque jour, il y avait un jeune enfant. Celui-ci, en mangeant du poisson, avait avalé une arête qui l’étranglait et le réduisait presque à l’extrémité. Sa mère le mit aux pieds du vénérable prisonnier, lui demandant son secours avec force larmes et soupirs. Il pria Notre-Seigneur de lui redonner la santé, ainsi qu’à tous ceux qui, étant atteints d’un mal semblable, se recommanderaient à lui. L’enfant fut guéri aussitôt. (Conformément à la promesse du saint martyr, depuis sa mort, plusieurs personnes souffrant de maux de gorge en furent délivrées par son intercession).

Après quelques jours d’incarcération, le tyran le fit venir devant lui pour l’exhorter à sacrifier aux dieux. Sur son refus, il ordonna qu’on le jette dans le lac. Alors, Blaise fit le signe de la croix et marcha sur les eaux sans s’enfoncer. S’étant assis au milieu du lac, il dit aux infidèles :

- Si vous pensez que vos dieux vous accorderont la même protection que celle que j’obtiens de mon Dieu, n’hésitez pas à me rejoindre !

Soixante-huit d’entre eux qui le suivirent, dans l’intention de narguer sa foi, furent précipités immédiatement au fond de l’eau et se noyèrent.

Quand le saint homme s’approcha du rivage, il était si éclatant de lumière qu’il remplit de terreur les païens et consola merveilleusement les fidèles. Ayant la révélation que sa fin était imminente, il s’approcha de son persécuteur : celui-ci, craignant que de nouveaux prodiges n’entraînent de nouvelles conversions, lui fit trancher la tête. Le saint martyr, avant de tendre son cou au bourreau, pria le Seigneur en faveur de tous ceux qui l’avaient assisté dans ses combats, et de ceux qui, par la suite, imploreraient sont secours. Alors, Dieu lui apparut et lui dit, d’une voir qui fut entendue de toute l’assistance :

- J’ai ouï ton oraison et je t’accorde ce que tu me demandes.

Après quoi, il eut la tête tranchée sur une pierre. De nombreux prodiges furent accomplis par l’imposition de ses reliques, comme en témoigne l’exemple suivant :

Sainte Jeanne de Chantal, au couvent de la Visitation d’Annecy, fut atteinte d’une maladie qui mit sa vie en danger. Saint François de Sales, la voyant si près de la mort, fit apporter par le curé de l’église Saint-Maurice, une relique de saint Blaise et l’appliqua sur la malade qui fut guérie sur-le-champ. En souvenir du miracle de l’enfant guéri par saint Blaise, l’Eglise lui reconnaît la prérogative de guérir toutes les affections de la gorge. Elle a institué un cérémonial qui consiste à faire bénir par le prêtre deux cierges le jour de la Chandeleur, veille de la fête du saint. Ces deux cierges sont croisés, selon la forme de la croix de saint André, et reliés entre eux par un cordon de soie rouge. Ceux qui, à l’exemple de l’enfant, veulent être délivrés de leurs souffrances, s’approchent de la personne qui tient les deux cierges allumés contre le cou, en récitant cette prière, que l’on trouve dans le rituel romain : « Par l’intercession de saint Blaise, évêque et martyr, que Dieu vous libère des maux de gorge et de tout autre mal. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen »

V/. Notre secours est dans le nom du Seigneur.

R/. Qui a fait ciel et terre.

V/. Le Seigneur est avec vous.

R/. Et avec ton esprit.

Prions :

Dieu tout-puissant et très doux, par votre seul Verbe vous avez créé les multiples choses de ce monde, et vous avez voulu que ce même Verbe, par qui toutes choses ont été faites, prenne chair pour racheter l’humanité ; vous qui êtes grand et immense, redoutable et louable, qui faites merveilles, vous pour qui le glorieux Blaise, Martyr et Pontife a fait confession de sa foi, sans craindre toutes sortes de tourments et en accueillant dans la joie la palme du martyre, en vertu du pouvoir – entre autres dons – que vous lui avez accordé de guérir toutes les affections de la gorge, nous supplions votre majesté : que, sans tenir compte de notre péché mais seulement de ses mérites et de ses prières, vous daignez en votre grande bonté bénir et sanctifier ces créatures de cires et y répandre votre grâce. Que tous ceux dont le cou sera – avec foi – touché par elles, soient libérés de toute maladie de la gorge, par les mérites de la passion de votre Martyr ; que, guéris et joyeux, ils reviennent vous rendre grâce dans votre Église sainte, et qu’ils louent votre nom glorieux, qui est béni dans les siècles des siècles. Par Notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui avec vous vit et règne en l’unité du Saint Esprit, Dieu pour les siècles des siècles.

R/. Amen.

Et on les asperge d’eau bénite. Ensuite, le Prêtre appose deux cierges disposés en forme de croix sous le menton de chacun de ceux qui doivent être bénis, à genoux devant l’autel, en disant :

Que par l’intercession de saint Blaise, Évêque et Martyr, Dieu te libère du mal de gorge et de tout autre mal, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Bénédiction du pain, du vin, de l’eau et des fruits

contre le mal de gorge

en la Fête de Saint Blaise Évêque et Martyr

Approuvée par la S.C.R. le 25 sept. 1883

V/. Notre secours est dans le nom du Seigneur.

R/. Qui a fait ciel et terre.

V/. Le Seigneur est avec vous.

R/. Et avec ton esprit.

Prions :

Dieu, Sauveur du monde, qui avez consacré ce jour par le martyre du très bienheureux Blaise, et lui avez accordé cette prérogative, parmi d’autres grâces, de guérir toutes les maladies de la gorge : Nous prions en suppliant votre miséricorde ineffable, et nous vous demandons de daigner bé†nir et sancti†fier par votre piété ces pains, ce vin, cette eau et ces fruits que votre peuple fidèle vous a apportés aujourd’hui dévotement pour être bénits ; pour que tous ceux qui en goûteront soient libérés de toute plaie de la gorge, et de toute autre infirmité de l’âme et du corps et qu’ils reçoivent une bonne santé, par les mérites et l’intercession de ce même bienheureux Blaise, votre Martyr et Pontife : vous qui vivez et régnez, Dieu, pour les siècles des siècles.

R/. Amen.

Et ils sont aspergés d’eau bénite.

 

 


C’est bel et bien fini. Le 3 février, jour de la saint Blaise, tous les Panettone doivent disparaître de vos cuisines et assiettes. Comme le voudrait la tradition.

Et pour cause, une croyance populaire raconte qu’au IIIème siècle, San Biagio (saint Blaise), un médecin arménien, sauva un garçon qui avait une arête de poisson coincée dans la gorge, en lui donnant de la mie de pain. Depuis cet évènement, saint Blaise est le saint protecteur de la gorge. Le jour de sa fête, les milanais mangent en famille leur dernier Panettone, qui doit être rassis. Et selon la légende, manger de cette brioche pour la dernière fois ce jour-là, protègerait du rhume et du mal de gorge.

Source : Fiona Bonassin Journaliste stagiaire franco-italienne

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 18:00

En Chine, l’humiliation subie après la cruelle exécution en 1856 d’Auguste Chapdelaine est encore très vive de nos jours.

Sa vocation, être témoin jusqu’à l’extrême. Auguste Chapdelaine (1814-1856), fils d’agriculteur à la Rochelle, en Normandie, aurait pu rester dans la ferme familiale. Mais non, il a préféré se faire prêtre et partir en Chine sous l’égide des Missions étrangères de Paris avec d’autres compagnons. Nous sommes en 1852. Dans la province du Guangxi où il est envoyé, après deux années passées à Hong Kong, pas l’ombre d’un prêtre catholique depuis plus d’un siècle et demi, comme dans le reste du pays. Les villages de la province sont secoués par des révoltes musulmanes. Il n’a pas le droit d’y aller, mais lui s’y aventure et tente d’y semer la foi.

Après l’assassinat, l’humiliation

Deux ans plus tard (1856), celui que les habitants ruraux et pauvres de la zone appellent déjà affectueusement Ma Lai (Père Ma) – Ma étant la première syllabe de Mahomet chez les musulmans de Chine – est dénoncé, accusé de propagande pour une religion interdite, et arrêté à Dingan dans la nuit du 24 au 25 février. Condamné à mort, il est violemment battu de 300 coups de rotin, puis enfermé dans une cage accrochée au portail du tribunal, et enfin décapité, selon la peine prévue par le code chinois contre les missionnaires clandestins.

Aussitôt, une ferme protestation est adressée au gouverneur de la province par la France qui lui demande des excuses solennelles. Mais le gouverneur refuse de s’excuser, et Napoléon III, sans attendre, se lance alors aux côtés du Royaume-Uni, dans la seconde guerre de l’opium, de 1856 à 1860. Au cours de la guerre, le palais d’été de Pékin est mis à sac. C’est l’humiliation nationale. Humiliation vivement ressentie en Chine et entretenue par l’historiographie communiste encore aujourd’hui. La canonisation d’Auguste Chapdelaine en 2000 par Jean Paul II avec 119 autres martyrs provoque de très violentes réactions du Parti communiste chinois (PCC).

Hommages cruels

En 2016, année des 160 ans de la mort du missionnaire français, les autorités locales ouvrent à Dingan un musée présentant Auguste Chapdelaine comme un « violeur » et un « espion ». On y célèbre « l’esprit patriotique » du magistrat qui l’a fait torturer et exécuter. L’année précédente, c’est un concours du meilleur poème célébrant la décapitation du missionnaire qui avait été organisé, ainsi que le tournage d’un documentaire de deux heures contre le prêtre. Les reliques de saint Auguste Chapdelaine sont aujourd’hui exposées dans la salle des martyrs de la Chapelle des Missions étrangères de Paris.

Source : https://fr.aleteia.org/2018/02/28/auguste-chapdelaine-un-saint-doublement-martyr/

Source de l'image : https://illustres-normands.normandie.fr/auguste-chapdelaine.html

 

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 18:00

Le prénom Romain possède une racine latine et signifie venant de Rome. Il est fêté le 28 février.

Deux frères, retirés dans une forêt du Jura

Romain naît sans doute à la fin du IVème siècle, dans le haut Bugey (Jura). A l’âge de trente-cinq ans, Romain effectue une retraite dans un monastère de Lyon, puis part s’installer à l’écart du monde, dans une forêt du Jura, en un lien dénommé Condat (confluent). Il apparaît en songe à son frère Lupicien, qui vient de perdre son épouse, et engage celui-ci à venir le rejoindre. Satan ne parvient pas à venir à bout des liens étroits qui, dès lors, unissent les deux hommes. Leur vie de prière, de lecture et de labeur attire plusieurs disciples ou des malades qui viennent chercher la guérison de leurs maux.

La fondation des trois monastères

Les deux frères fondent deux monastères. Le premier est situé à Condat (plus tard, saint Oyend, aujourd’hui la ville de Saint-Claude). Le second est établi à Leuconne (plus tard Saint-Lupicien). Romain et Lupicien administrent conjointement les deux établissements, celui-ci se montrant sévère et rigide, celui-là accommodant et tolérant. Romain parvient ainsi à ce que reviennent au couvent des moines chassés par la vie trop austère que Lupicien veut les forcer à suivre. Plus tard, les deux frères créent pour leur sœur l’abbaye de la Baume appelée plus tard Saint-Romain-de-la-Roche. Romain meurt vers 463, après avoir accompli plusieurs miracles, dont la guérison d’une famille de lépreux.

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 11:52

Lorsque le Père Daniel Brottier – né en 1876 à La Ferté-Saint-Cyr, au diocèse de Blois – meurt en 1936 au milieu des enfants de l'Œuvre des Orphelins Apprentis d'Auteuil qu'il a redressée et épanouie en une douzaine d'années, un témoin souligne : « Il y avait dans le Père Brottier l'union de deux tendances qui sont rarement associées : le sens très exact du prix des choses matérielles et l'aspiration très vive vers les biens spirituels. Par-là, il me fait penser à saint Vincent de Paul ». Mais sait-on encore aujourd'hui qu'avant d'arriver à Auteuil en 1923, Daniel Brottier avait déjà eu deux autres vies trépidantes ?

Une vie de religieux missionnaire au Sénégal. Déjà prêtre, il entre dans la congrégation du Saint-Esprit – les spiritains – en 1902 et part à Saint-Louis du Sénégal. Il y sera de 1903 à 1911, missionnaire débordant d'idées nouvelles pour s'occuper des jeunes : patronage, fanfare, presse, photographie et cinéma... Et puis toujours cette soif de contemplation qui le mènera même à l'abbaye de Lérins, où sa santé ne lui permettra pas de rester.

Une vie d'aumônier légendaire dans les tranchées de 1914-1918. Volontaire dans le corps des aumôniers, Daniel Brottier passe toute la grande guerre sur le Front, avec les combattants, en prêtre, risquant mille fois sa vie pour les blessés et les mourants, consolateur des familles, trois fois cité à l'ordre de l'Armée et de la Nation. Il entretient même des relations d'estime et d'amitié avec le « Tigre » Clemenceau qui l'aide à fonder après-guerre l'Union nationale des combattants, cependant que lui est confiée la construction d'une cathédrale à Dakar qui portera le nom de Souvenir africain.

À l'Œuvre d'Auteuil, un jaillissement d'initiatives sociales et spirituelles. Le Père Brottier n'est pas le fondateur de l'Œuvre d'Auteuil : celle-ci avait été créée en 1866 par l'abbé Roussel pour s'occuper des enfants abandonnés et leur donner une éducation chrétienne. Dès son arrivée, Brottier lance une souscription pour construire un sanctuaire parisien à Thérèse de Lisieux : elle sera la mère des orphelins. L'œuvre croît, de 70 enfants à 1400 à sa mort. Son programme pour les enfants : « Un toit, du pain, un métier, beaucoup d'amour », pour qu'ils soient « des hommes debout ». Pour les ressources, le Père Brottier ne s'appuie que sur la Providence. Il entretient une montagne de correspondance, crée plusieurs journaux et revues dont certains ont un grand tirage... "Véritable modèle des hommes mêlés aux affaires compliquées", selon un de ses collaborateurs, il sera béatifié en 1984 par Jean-Paul II.

Sa fête est le 28 février.

Source : http://www.famillechretienne.fr/

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 21:57

Frère Gabriel de L'Addolorata (c'est-à-dire "de Notre-Dame des Sept-Douleurs") est le nom de religion que reçut François Possenti lorsqu'il fut entré chez les Passionnistes.

Dès son enfance, le jeune Saint professait une dévotion ardente envers la Sainte Vierge, dévotion qui lui avait été inspirée par les soins attentifs de sa mère. Pendant le temps de sa scolarité, cette dévotion s'intensifia sous l'influence de ses maîtres religieux, les Frères des Écoles Chrétiennes et les Pères Jésuites.

Aussi la divine Mère avait-Elle pour lui des attentions toutes particulières. Et on ne s'étonnera pas qu'Elle soit intervenue Elle-même dans l'appel du jeune homme à la vie religieuse.

A Spolète (Italie), on vénère une délicieuse et très antique image de la Madone, que l'on porte en procession dans la ville, le jour octave de l'Assomption. Personne ne voudrait manquer cette procession ni refuser de s'unir aux manifestations pieuses d'un peuple entier en l'honneur de la sainte image. Chacun s'efforce de se trouver sur son passage, de la contempler avec dévotion, dans l'espoir d'en obtenir quelque faveur particulière.

En 1856, comme les années précédentes, François Possenti se trouvait au milieu de la foule. Mais, cette fois, dès qu'il eut porté les yeux sur l'image de la Vierge, il se sentit profondément ému. Il avait aperçu la Sainte Vierge le regarder avec une maternelle tendresse ; il L'avait entendue lui dire : "François, le monde n'est plus pour toi ; il te faut entrer en religion."

Il entra donc chez les Passionnistes. Il y vécut saintement, puis y mourut en prédestiné, âgé de 24 ans, après six ans seulement de vie religieuse. Canonisé il y a peu d'années, il est devenu un des patrons de la jeunesse. Nous l'invoquons sous le nom de saint Gabriel de l'Addoorata, et sa fête se célèbre le 27 février.

La tendresse que saint Gabriel avait pour la Sainte Vierge atteignait à une véhémence qu'on ne saurait exprimer. Son cœur était comme un brasier brûlant d'amour pour sa tendre Mère. Et si vive que fût sa dévotion mariale pendant qu'il vivait encore dans le monde, elle n'était, pourtant, que l'ombre, pour ainsi dire, de celle qu'il manifesta une fois devenu religieux.

Dès son noviciat, il s'appliqua constamment à une union intime avec sa Mère du Ciel dans ses pensées, ses affections, ses paroles, ses actions. Il en était venu à ne plus perdre le souvenir de Marie, souvenir qui ne le quittait pas même pendant le sommeil, car ses rêves les plus fréquents avaient la Mère de Dieu pour objet.

La Sainte Vierge était le sujet le plus ordinaire de ses conversations. Il avait toujours quelque chose de nouveau à dire de Sa tendre Mère, et il faisait l'édification de tous ceux qui l'écoutaient. Ses lettres n'étaient qu'une longue louange de sa bonne Mère, qu'il désirait tant voir aimée et honorée des siens. Sans cesse, il leur recommandait la lecture du livre de saint Alphonse de Liguori intitulé "Les gloires de Marie".

C'est par amour pour la Sainte Vierge qu'il voulut s'appeler Frère Gabriel de Notre-Dame des Sept-Douleurs.

En esprit de pénitence et comme moyen d'écarter de lui tout ce qui aurait pu le détourner du souvenir constant de la divine Vierge, Frère Gabriel pratiquait strictement la modestie des yeux. Après cinq ans de cette pratique, il en était arrivé à ne plus avoir de distractions pendant ses prières.

Le jeune Saint s'était imposé un grand nombre de pratiques pieuses en l'honneur de Marie. L'une de ses plus chères dévotions était sa coutume d'offrir chaque jour à la bonne Mère un bouquet de petites mortifications, qu'il multipliait de façon étonnante. Mais il savait, et n'oublia jamais, que sa principale obligation de religieux était l'exacte observance de sa Règle.

Il était également plein d'ardeur pour faire partager à tous sa dévotion envers Marie. Il voulait s'engager par vœu particulier à étendre le règne de Marie. À la grande joie de son cœur, ses Supérieurs lui permirent de faire ce vœu apostolique.

Son agonie ne fut qu'une douce extase. Quelques instants avant de rendre le dernier soupir, il demanda l'image de Notre-Dame des Sept-Douleurs. L'ayant reçue, il la couvrit d'abord de baisers, puis la plaça sur son cœur, où il la pressa fortement de ses deux mains jointes. Soudain, un céleste sourire épanouit son visage, et c'est dans cette attitude qu'il rendit son âme.

F. Georges-Maurice, Cortège Marial, Tome II, p. 32-33

Source : https://sanctoral.com/fr

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 09:00

Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise.

Aujourd'hui, 22 février, on célèbre la fête de la chaire de Saint-Pierre, pour rappeler deux étapes importantes de la mission accomplie par l'apôtre Pierre : l'établissement du christianisme d'abord à Antioche, puis à Rome. La chaire est le siège fixe du Grand Pontife et des Évêques. Elle est placée en permanence dans l'église mère de chaque diocèse, d'où le nom justement de "cathédrale", et est le symbole de l'autorité de l'Évêque et de son magistère ordinaire dans l'église locale.

La Chaire de Saint-Pierre est le signe du rôle que l'apôtre jouait dans le collège apostolique, et qui provient de la volonté explicite de Jésus, lorsqu'il assigne à Pierre la tâche de "pasteur" du troupeau, c'est-à-dire de guider le nouveau peuple de Dieu, l’Église. Cette investiture reconnue par le Christ, répétée après la résurrection, est respectée.

En effet, après l'Ascension, Pierre jouera le rôle de guide : il présida à l'élection de Matthias, il parla au nom de tous à la foule venue l'écouter devant le Cénacle, le jour de la Pentecôte et plus tard devant le Sanhédrin. Même Hérode Agrippa, condamnant Pierre, savait qu'il infliger un coup dur à l'Église naissante, en tuant son chef. De sa venue à Rome nous n'avons cependant aucune preuve certaine. Le seul élément est la lettre de Paul aux Romains, dont le contenu fait penser à la présence sur place d'un personnage important. Quelle que soit la date de sa venue, avec sa mort à Rome, ce sont des événements soutenus par des traditions anciennes, désormais universellement acceptées.

Source : https://www.facebook.com/frateindovino/

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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 18:00

Marguerite est née à Laviano en Toscane en 1247. Dès l’âge de 7 ans, elle perdit sa mère et son père se remaria avec une femme qui n’aima pas cette enfant. Abandonnée à elle-même, Marguerite qui à l’âge de 17 ans, était très belle, se laissa séduire par un jeune noble qui était, dit-on, le fils du seigneur Guillaume de Pecora, seigneur de Valiano. Son amant l’emmena chez lui en son château de Montepulciano et ils eurent un fils. Après 9 années de vie commune qui ne fut pas exempte d’autres relations, Marguerite qui n’avait pu décider son amant à l’épouser, se retrouva seule, son amant ayant été assassiné au cours d’un voyage. Elle confessa plus tard qu’elle accorda ses faveurs à des jeunes gens, attirés par sa beauté et qu’on la considérait comme une pécheresse. Cependant la vue de son amant assassiné l’avait profondément impressionnée. Elle commença à regretter sa vie tumultueuse et à redouter le jugement de Dieu. Elle se mit à méditer, à s’intéresser aux pauvres, à les secourir, et à servir les malades. Elle en vint à rechercher la solitude et à rêver d’une vie adonnée à l’amour de Dieu. Durant plusieurs années, elle mena un rude combat entre ce désir de vertu et ses attaches mondaines : relations, bijoux, propriété. Ne pouvant retourner chez son père, en raison de l’hostilité de son épouse, elle dut trouver une habitation avec son fils. Dans sa prière, elle entendit une voix qui l’invitait à recourir à la direction spirituelle des Franciscains de Cortone. Elle trouva en cette ville des personnes charitables qui acceptèrent de l’héberger et qui la recommandèrent aux frères franciscains. Elle fréquentait assidûment leur église, mais continuait à être assaillie par les tentations.

Elle dû attendre trois années d’épreuve pour enfin être admise dans le Tiers Ordre franciscain. Elle pratiqua alors une très rigoureuse pénitence en s’imposant des privations de toutes sortes, sur la nourriture, le vêtement, et en s’infligeant des mortifications corporelles. Elle finit par se consacrer définitivement à Dieu. Son confesseur s’efforçait de modérer ses désirs d’humiliation et sa tentation d’automutilation pour faire disparaître cette beauté qu’elle pensait être la cause de ses séductions. Elle parcourait la ville en avouant publiquement ses fautes passées et son désir de réparation. Vivant désormais comme une quasi recluse, elle fut favorisée de visions, d’auditions de la voix du Christ. On rapporte que le Christ lui parlait de l’état présent de l’Ordre des Frères mineurs, pour les mettre en garde contre le relâchement. Le Christ lui aurait dit un jour : « Je t’ai plantée, ma fille, dans le jardin de mon amour, car ton bienheureux Père, mon très cher François, n’a eu rien de plus à cœur que mon amour ; il m’a aimé dans une telle mesure que nul autre ne lui est comparable aujourd’hui... »

Elle ne quittait la prière que pour s’intéresser aux pauvres et aux malades en obtenant pour eux la construction d’un hôpital dans lequel elle put les servir. Elle fonda une confrérie sous le patronage de Notre-Dame de la merci, pour soutenir cette fondation. On commençait à recourir à ses prières, à ses conseils, à oublier sa vie de pécheresse pour peu à peu la considérer comme une sainte. Elle eut à intervenir dans des conflits civils, s’opposa aux exactions d’un potentat local, et n’hésita pas à interpeller l’évêque d’Arezzo qui négligeait ses tâches pastorales et se conduisait comme un prince séculier. Marguerite eut la révélation de sa mort prochaine et s’endormit le 22 février 1297. Elle fut enterrée dans l’église des Franciscains. Son corps y est conservé sans corruption et y est encore vénéré aujourd’hui. Elle fut immédiatement honorée par le peuple et son culte fut reconnu par le pape Léon X, pour la ville de Cortone, puis, en 1623 pour tout l’Ordre franciscain par Urbain VIII. Enfin, le pape Benoît XIII la canonisa le 16 mai 1728. Sa vie a inspiré de nombreux récits et de remarquables œuvres d’art, dans lesquelles elle est parfois rapprochée de sainte Marie-Madeleine. Elle est fêtée le 22 février.

Source : http://nouvl.evangelisation.free.fr/marguerite_de_cortone.htm

 

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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 08:16

Origine : Inspiré du verbe latin armare, ce prénom signifie "aimer".

Prénoms apparentés : Acmé, Aimie, Amy (anglo-saxonne), Amata (polynésien), Amaya (espagnol), Amicie, Aziza (arabe).

Née en 1200 à Assise, Sainte Aimée appartenait à une famille très distinguée, celle des Offreduccio comme sainte Claire sa tante et son oncle, frère Rufin. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle était mondaine, très mondaine, jusqu'au jour où, visitant sa tante au couvent de Saint-Damien, elle décida de devenir religieuse et entra en ce couvent en 1213. À partir de ce moment, elle pratiqua l'austérité au point que ses jours en furent abrégés. Elle tomba malade et Claire la délivra, d'un signe de croix, d'une toux persistante qui dura 13 mois. Elle mourut d'hydropisie en 1254 (certains sites situent sa mort en 1250 ou 1252). Elle est fêtée le 20 février.

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 17:59

Sœur Dominicaine et martyre (†1945)

Elle est fêtée le 20 février

Julia, dans le siècle Stanisława, Rodzińska, naît le 16 Mars 1899 à Nawojowa (diocèse de Tarnowo, sud Polonia).

Elle était la deuxième d'une famille de cinq enfants. Ses parents étaient très pieux : son père Michel était organiste à l'église du village ; à 8 ans elle perdit sa mère. La famille était très proche des Religieuses du Tiers-Ordre Dominicain de Wielowski dont la mère Stanisława Leniart avait fondé le Couvent du village. Elles tenaient une école, une infirmerie et catéchisaient les enfants du secteur.

Elle devint orpheline à l'âge de dix ans et fut recueillie avec sa petite sœur Janine au Couvent. Pendant l'occupation austro-allemande, à dix-sept ans, elle entra comme postulante au Couvent de Wielowski, puis fit sa profession, sous le nom de Sœur Marie-Julie, à Cracovie, partie de l'ancienne Pologne autrichienne qui venait de se réunir à la nouvelle république polonaise. Elle continua ses études pédagogiques à Poznan. La Pologne renaissait de ses cendres, et les Sœurs fondaient ou renforçaient les Communautés Dominicaines du pays réunifié. Elles fondèrent un orphelinat à Wilno qui avait été au centre de la guerre polono-lithuanienne, ainsi qu'à Rava Ruska près de Lvov.

Julia prononça ses vœux définitifs en 1924 et fut surnommée la mère des orphelins ; elle organisait des écoles et des colonies de vacances pour les enfants défavorisés. Elle avait une dévotion particulière pour le rosaire, qui est à la base de la spiritualité Dominicaine.

En 1934, elle était supérieure de l’orphelinat de Wilno. Elle recueillait des enfants de différentes origines, et les autorités de la ville lui furent reconnaissantes.

En septembre 1939, lorsque la Pologne fut envahie, Wilno (désormais Vilnius) passa aux Soviétiques.

Julia dut fermer l'école et continua en secret à donner des cours de religion, et de polonais, langue désormais interdite. Lorsque les Allemands prirent la région, elle continua ses activités clandestines.

En juillet 1943, Sœur Julia fut arrêtée par la Gestapo et détenue à la prison de Lukiszki à Wilno. Elle y fut gardée une année en strict isolement, dans un petit bloc de ciment où elle ne pouvait pas bouger. Les Sœurs emprisonnées étaient torturées physiquement et psychologiquement, et un grand nombre de prisonniers étaient exécutés.

En juillet 1944, Sœur Julia fut transférée au camp de concentration de Stutthof, près de Gdansk. Le voyage dura plusieurs jours, dans un wagon à bestiaux, avec des malades et des mourants. Les Sœurs furent violées à l’arrivée dans le camp. Sœur Julia fut placée dans le secteur Juif du camp avec le numéro 40992 tatoué sur son bras.

Il était prévu d’exterminer rapidement les déportés de cette section. Mais cela prit du temps parce que de nouveaux trains de Juifs arrivaient sans cesse. La faim, la torture, la terreur, le labeur épuisant et le sadisme des gardiens constituaient la routine quotidienne.

Les femmes les plus fragiles étaient sélectionnées chaque jour pour mourir gazées. Quoique la plupart des détenues de sa baraque fussent Juives, issues de toute l’Europe, Sœur Julia organisait avec elles une prière commune quotidienne.

Les survivantes ont évoqué son courage, sa prière, son espérance et sa générosité. Elle partageait ses maigres aliments avec les prisonnières. Ces dernières lui demandaient d’intervenir en cas de conflits entre elles.

Ewa Hoff, une femme juive qui survécut au camp a écrit de Julia : « Elle était noble, désireuse d’aider, bonne. Dans le camp, où toute pitié était totalement oubliée, elle servait avec miséricorde ».

Quand elle priait, Sœur Julia restait à genoux et ne se levait pas à l’entrée des gardiens dans les baraques, ce qui les déconcertait. Ayant appris un jour que le mari de l’une des prisonnières, qui se trouvait dans une autre section du camp, voulait se suicider, Sœur Julia réussit à plusieurs reprises à lui faire passer des lettres, pour le convaincre de ne pas perdre espoir. Au bout du compte, il survécut au camp et à la guerre.

En novembre 1944, on clôtura un secteur du camp pour les malades atteints de typhoïde, et Sœur Julia se porta volontaire pour les rejoindre. Au milieu des corps putrides et affamés, elle apporta espoir et charité. Elle réussit à tirer d’un amas de corps destinés à la crémation une femme qui était encore en vie. Cette femme survécut et a rendu hommage au service de Sœur Julia.

À la libération du camp, le 30 Janvier 1945, il y avait dans le secteur Juif 6922 femmes agonisantes : Sœur Julia était parmi elles. Elle meurt de la typhoïde le 20 Février 1945.

Julia (Stanisława) Rodzińska a été Béatifiée le 13 Juin 1999 par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), lors de son septième voyage apostolique en Pologne, avec 108 Martyrs victimes des persécutions nazies du 1939 à 1945

Source : http://reflexionchretienne.e-monsite.com/

Pour de plus amples renseignements voir le site polonais : https://dominikanki.pl/

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18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 19:22

Origine : le prénom Boniface vient du latin bonifacius, « celui qui a bonne face », ou encore bonus, « bon », et fatum, « destinée ».

Prénoms apparentés : Bonifacio, Banfa, Benicio, Benziane, Benaissa

Né à Bruxelles au cœur de la cité historique au Caudenberg. De la famille des Cluting il a étudié la théologie à Paris à l'université, il est revenu pour être six ans durant doyen de la collégiale Sainte Gudule (l'actuelle cathédrale de Bruxelles) ; puis il fut nommé professeur de théologie à Paris en un temps où les critères étaient plus serrés, de là il est reparti pour fonder l'université de Mayence où il reçut la mission de devenir évêque de Lausanne.

Le poste était vacant depuis un petit temps et l'accueil fut des plus froids et difficile. Boniface de Bruxelles désira rénover la vie de l'Église mais fut en butte à l'influence des chanoines et l'hostilité de l'empereur. Il dut renoncer et demanda au pape de le relever de sa mission. Il l'obtint après plusieurs demandes et s'installa à l'abbaye cistercienne de la Cambre dans la forêt de Soignes. Pendant 18 ans il se donna à la prière et à l'accueil des plus pauvres.

Boniface est vénéré dans l'abbatiale de la Cambre "c'est la sainteté de sa vie à travers les heurs et les malheurs qui nous parlent aujourd'hui du Seigneur"... d'après un courrier reçu de la paroisse St-Boniface à Ixelles (Bruxelles).

À La Cambre près de Bruxelles, en 1260, le trépas de saint Boniface, qui fut évêque de Lausanne et termina sa vie dans la piété auprès des moniales cisterciennes du lieu. Il est fêté le 19 février.

Source : https://nominis.cef.fr/

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18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 08:15

Véritable héros sud-tyrolien, Andreas Hofer est connu pour s’être soulevé contre la domination napoléonienne et représente aujourd’hui un modèle emblématique qui fait la fierté des habitants du Tyrol.

Andreas Hofer est né le 22 novembre 1767 à la ferme Sandhof près de San Leonardo in Passiria/St. Leonhard in Passeier. Après avoir repris l’auberge familiale, il fut notamment élu député de la vallée Passeiertal au Parlement tyrolien.

La défaite de l’Autriche contre Napoléon en 1805 eut pour résultat de placer la région tyrolienne sous la domination des Bavarois, alliés des Français. Il en a découlé une restriction des droits - alors accordés sous les Habsbourg - dont une réforme de l’Église qui provoque le mécontentement de la population catholique sud-tyrolienne. Un mouvement de résistance s’installe presque immédiatement. En 1809, un recrutement forcé de l’armée bavaroise pousse la population à réagir : à Innsbruck, la première insurrection armée se soulève avec Andreas Hofer à sa tête.

Devenu commandant en chef, Andreas Hofer dirige les offensives tyroliennes (Tiroler Schützen). Efficace dans son rôle de défenseur qu’elle occupait depuis 1511, la milice finit par faire reculer les troupes de Napoléon. Après trois sièges réussis dans la région d’Innsbruck, le mouvement de résistance prend de l’ampleur et Andreas Hofer s’installe comme régent au palais impérial de Innsbruck.

Malgré leur courage, Andreas Hofer et ses hommes ne purent tenir tête aux Français et aux Bavarois sur le long terme.

Lorsque la paix est signée à travers le « traité de Schönbrunn », l’Autriche est contrainte d’abandonner plusieurs de ses territoires, dont la région tyrolienne. Les Tyroliens, qui se considèrent alors trahis par l’empereur et leur patrie, préparent une nouvelle révolte. Elle a lieu en novembre 1809, lors de la quatrième bataille du « Berg-Isel ». Andreas Hofer est poussé à la fuite et se retire dans les montagnes de sa région natale où il est rapidement dénoncé par l’un de ses compatriotes en échange d’une prime. Capturé et jugé devant un tribunal militaire, Andreas Hofer a été amené devant le peloton d'exécution. Dans les mains, il avait un crucifix orné de fleurs. Il ne lui bander les yeux et a dit : « Je me tiens devant Celui qui m'a créé et debout je veux lui donner mon âme ».

Les funérailles ont été célébrées à l'église de San Michele Mantoue, où Hofer a été enterré dans le cimetière voisin. Le corps de Andreas Hofer repose depuis 1823 à la Hofkirche à Innsbruck.

On peut aujourd’hui aller visiter une exposition permanente dédiée à Andreas Hofer au musée Museum Passeier de San Leonardo in Passiria.

C’est en 2009 que furent célébrés les 200 ans de la lutte du Tyrol pour la liberté. Une série d’animations et d’expositions relate l’épopée d’Andreas Hofer. Il est fêté avec ferveur le 20 février.

Source : https://www.suedtirol.info/fr

 

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17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 18:16

Jeunesse de Fra Angelico

Le Bienheureux Fra Angelico s'appelait Guido Di Pietro. Il eut au moins un frère et une sœur. La date de sa naissance doit être fixée selon toute vraisemblance en 1387. Tandis qu'il était encore en bas âge, sa famille se fixa à Florence, à un moment où les arts sont florissants. Ainsi, encore jeune, Guido put s'initier à l'art de la peinture et de la miniature dans un lieu privilégié, auprès d'un maître incontesté, Lorenzo Monaco, un moine camaldule, qui dirigeait la plus considérable école d'enluminure et de peinture sur bois de la ville.

Vers la vie religieuse

Mais à la même époque il subit une autre influence, qui allait orienter toute sa vie, celle des disciples de la sainte réformatrice dominicaine Catherine de Sienne, décédée en 1380. Ces disciples tentaient alors de ramener les ordres monastiques à une plus grande observance. Dans la ligne de ce mouvement, le dominicain Giovanni Domini fonda en 1406 un monastère de stricte observance, sur les collines de Fiesole à quelques kilomètres de Florence.

Vierge à l'Enfant et saint Dominique

Fra Angelico, jeune dominicain

C'est là que Guido entra en 1407, prit l'habit des dominicains et devient Fra Giovanni. À cette époque l'Église était troublée par le grand schisme et les dominicains avaient pris partie pour le pape de Rome Grégoire XII. Pour fuir la persécution des partisans de l'antipape, ils durent s'enfuir de Fiesole et se réfugièrent à Foligno, où ils y demeurèrent huit années. Fra Giovanni fut probablement ordonné prêtre durant cet exil en 1412. C'est là aussi qu'on trouve sa première œuvre de celles qui nous sont restées : une fresque qui représente saint Pierre martyr, qui fut en 1252 le premier martyr dominicain.

Fra Angelico à Florence

Le 11 novembre 1417 avec l'élection de Martin V prit fin le grand schisme. Progressivement les frères exilés à Foligno se rapprochèrent de Florence. Mais les frères ne purent pas revenir directement à Fiesole et durent s'installer à Florence, au couvent Santa Maria Novella. Durant ce séjour de trois ans, Fra Angelico réalisa plusieurs peintures pour différentes églises ou monastères. Le laps de temps entre la commande passée et le paiement final témoigne d'une rapidité d'exécution qui restera toujours sa marque, preuve d'une très grande sûreté dans la conception de ses œuvres.

En 1420 Fra Angelico put revenir à Fiesole. En plus de son travail d'enluminure, il décora son propre couvent et les autres églises de Fiesole. Fra Angelico était devenu un maître et il possédait une importante école qui lui permettait de répondre aux différentes demandes.

La spiritualité dans l'art pour Fra Angelico

L'œuvre de Fra Angelico est plus ancrée dans la réalité humaine que celle, souvent très idéalisée et très statique, de ses prédécesseurs, et à la fois beaucoup plus immatérielle. Pour lui, rendre gloire à la nature spirituelle du réel ne signifie pas tourner le dos au réalisme, mais au contraire le magnifier. À cette époque vivait dans le même couvent un certain Antonino Pierozzi, qui deviendra saint Antonin en 1523. Fra Angelico dut bénéficier des idées d'Antonin sur l'art sacré : "La beauté des créatures mène à la connaissance du créateur" et les images religieuses n'ont pas d'intérêt "en et par elles-mêmes, mais parce qu'elles amènent le fidèle à dépasser la représentation de l'objet de culte". Fra Angelico ne pensait pas autrement, lui qui ne s'abaissa jamais aux sujets profanes, et professait qu'on ne pouvait pas peindre le Christ sans vivre à l'imitation du Christ. En tant que membre de l'ordre des frères prêcheurs, sa prédication se faisait par le pinceau.

Le Jugement dernier

Une renommée "internationale"

À partir de 1430 la renommée de Fra Angelico dépassait très largement les frontières de son ordre monastique et aussi Florence. 

Il exécuta plusieurs œuvres imposantes à Florence où les Médicis commençaient à s'imposer, puis à Cortone et Pérouse.

La diffusion de la réputation de Fra Angelico fut sans doute favorisée par l'extension rapide de la mouvance de l'observance au sein de l'ordre dominicain et pour laquelle Fra Angelico avait pris parti dès le début de sa vie religieuse. En effet, en 1435 saint Antonin parvint à y rallier le maître général de l'ordre.

Le couvent Saint Marc à Florence

Depuis longtemps les dominicains de l'observance souhaitaient occuper un couvent à Florence même. Ce fut chose faite en 1436 où le couvent saint Marc, occupé par des Sylvestrins très relâchés, fut attribué aux dominicains de l'observance. Fra Angelico, qui pour lors était à Fiesole, intégra le couvent saint Marc de Florence en 1438. Il fallut moins de 5 ans pour réaliser un colossal travail iconographique de plus de 50 peintures qui décoraient les cellules et lieux communautaires du couvent saint Marc. À l'époque saint Antonin était prieur du couvent. C'est donc dans un esprit vraiment surnaturel que ce travail a été réalisé comme en témoigne actuellement les fresques des cellules, qui imposent le silence et qui poussent au recueillement avec une autorité presque surnaturelle. Ces peintures sont d'un dépouillement extrême, conformes bien sûr à l'idéal de pauvreté monastique, mais qui expriment aussi une intensité spirituelle peu commune. Le peintre voulait éviter tout ce qui pouvait distraire de l'essentiel : la méditation des mystères de l'Incarnation et du Salut.

Un peintre infatigable

Fra Angelico a eu l'occasion d'exercer plusieurs fois des charges dans sa communauté, celle de prieur ou celle d'économe. À cette occasion il manifesta une fidélité sans faille à la stricte observance.

Le couvent de saint Marc devint un couvent de prestige, la vitrine monastique de la magnificence de Florence. Mais ce fut au détriment de l'idéal de pauvreté et le couvent ce mondanisa un peu. Alors Fra Angelico se retira au couvent de Fiesole, mais ce fut pour peu de temps car le pape Eugène IV l'appela à Rome à la fin de l'année 1445 pour deux ans. Ce séjour romain fut extrêmement fécond : il réalisa plusieurs oeuvres pour le couvent de la maison générale et pour le Vatican.

Au printemps 1447 Fra Angelico alla à Orvieto, pour décorer une chapelle où était gardée la célèbre relique d'un miracle eucharistique, qui eut lieu dans cette ville en 1263. Malheureusement il ne put finir son travail.

En 1447 Eugène IV mourut et fut remplacé par Nicolas V, qui demanda d'autres travaux à Fra Angelico.

Les dernières années

Le 10 juin 1450 Fra Angelico était de retour à Fiesole pour prendre la charge de prieur à la place de son frère de sang Benedetto, qui venait de mourir. Deux ans après, à la fin de son priorat, il put reprendre son activité de peinture malgré son âge ; il avait plus de 60 ans.

Le 18 février 1455, Fra Angelico rejoint la compagnie des anges en s'éteignant, non pas à Fiesole mais à Rome. À la demande du pape, il reçut une sépulture digne de son génie, privilège rare pour un simple religieux.

Éloge de Fra Angelico

Selon son premier biographe Vasari :

"Il fut d'une profonde humanité, sobre, menant une vie chaste, et échappa ainsi aux pièges du monde. Il disait souvent que pour s'adonner à son art, il fallait une vie calme et sans soucis, et que, si l'on travaillait pour le Christ, il fallait vivre sans cesse près du Christ... Il fut en somme dans ses actions et dans ses paroles toute humilité et toute modestie, et dans sa peinture d'une piété sans complication... Fra Giovanni, dit-on, n'aurait jamais touché ses pinceaux sans avoir auparavant récité une prière."

Pie XII a voulu l'honorer en ouvrant en 1955, l'année du 5ème centenaire de sa mort, la cause de sa béatification. Saint Jean-Paul II lui accorda officiellement, par un motu proprio du 3 octobre 1982, le rang de bienheureux que ses contemporains lui avaient déjà conféré au lendemain de sa mort. En 1984 il en fera aussi le patron universel des artistes. Il est fêté le 18 février.

Source : https://www.traditions-monastiques.com/ Sur notre boutique religieuse nous proposons des icônes ou diptyques qui reprennent des œuvres du bienheureux Fra Angelico, un religieux dominicain et peintre de talent du XIV-XVème siècle, qui sut allier peinture et contemplation des choses divines ; bien plus son art fut comme un moyen de transmettre aux hommes ce qu'il avait contemplé à l'ombre et dans le silence du cloître.

Le tombeau de Fra Angelico

 

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 21:19

Origine : le prénom Alexis est d'origine grecque. Il vient du prénom Alexandros et du verbe « alexein » qui signifie protéger ou repousser. Il est fêté le 17 février.

Prénoms apparentés : Alexi, Alexys, Alexy, Alexio, Alex, Alexin, Aleks, Alexian

Il est le fils d’un riche commerçant florentin et l’un des 7 fondateurs de l’Ordre des Serviteurs de Marie « les Servites ».

Ces sept marchands florentins libérèrent des servitudes de leur négoce pour vivre au service de l'Église, à l'image de la Mère de Dieu, dans la prière et dans l'apostolat.

Ils étaient très amis et avaient tous de 30 à 35 ans quand ils se retirèrent, silencieux, se construisant des huttes de bois dans la forêt, s'adonnant à la prière et au travail de leurs mains.

À tour de rôle, ils prenaient la besace et se faisaient mendiants pour s'assimiler à la classe la plus pauvre et récolter beaucoup d'humiliations de la part de ceux qui se souvenaient de leurs richesses anciennes. Ils n'avaient jamais songé à fonder un ordre de religieux, mais Rome le leur imposa et ce fut leur dévotion à la Sainte Mère de Dieu qui leur fit donner le nom de « servites » ou « serviteurs de Marie ».

Les autres membres de la fraternité sont tous ordonnés, mais Alexis se sent indigne de cet honneur et préfère demeurer frère laïc.

Il s’occupe principalement des besoins financiers de la communauté.

Décédé en 1310, il est le seul survivant des 7 fondateurs au moment où le Pape Benoît XI approuve l’Ordre, en 1304.

Le pape Léon XIII, en 1888, les canonisa collectivement sous les noms de Bonfils, Bienvenu, Manet, Amédée, Hugues, Sosthène, Alexis.

Leurs corps sont ensevelis au Mont Sénario, dans le même sépulcre, afin qu'une même châsse conserve, une fois morts, ceux que la vie fraternelle avait unis.

Ils sont commémorés ensemble le jour où serait mort centenaire le dernier d’entre eux, Alexis, le 17 février 1310.

Saint-Alexis Falconieri est invoqué pour résister à la tentation de succomber à l’attrait des futilités.

Source : http://aujourdhui.over-blog.fr

L'histoire des Servites de Marie en Bd

« L'ordre des frères Serviteurs de Marie est une communauté d’hommes, dont certains sont laïcs et d’autres prêtres, réunis au nom du Seigneur Jésus, « pour témoigner de l’Évangile en communion fraternelle et être au service de Dieu et du prochain, en s’inspirant constamment de sainte Marie, Mère et Servante du Seigneur » 

Voir le Fichier : Bande_dessine_-_partie_1.PDF

Voir le Fichier : Bande_dessine_-_partie_2.PDF

Voir le Fichier : Bande_dessine_-_partie_3.PDF

Voir le Fichier : Bande_dessine_-_partie_4.PDF

Voir le Fichier : Bande_dessine_-_partie_5.PDF

Voir le Fichier : Bande_dessine_-_partie_6.PDF

Source : http://www.servitesdemarie.com (introuvable)

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 12:54

« On le surnommait la "Bibliothèque de Dieu" tant sa culture théologique, sa connaissance des Saintes Écritures et son empressement à répandre l’Évangile partout où il allait, étaient grands. Le prêtre catholique italien Mariano Arciero (26 février 1707-16 février 1788), né à Contursi, près de Salerne, dans le sud de l’Italie, a été béatifié le dimanche 24 juin, dans sa ville natale, à l’occasion d’une messe présidée, au nom du pape, par le préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le cardinal Angelo Amato.

Mariano Arciero, fils de Mattia et Autilia Marmora, de pieux chrétiens et modestes travailleurs ruraux, s’était fait remarquer, dès l’âge de 8 ans, pour son intuition profonde, un tempérament docile et sa profonde dévotion pour la Vierge, qu’il appelait "Jolie Maman". Il fut invité à quitter la surveillance de ses moutons et sa famille pour aller à Naples, en compagnie de son précepteur Emanuele Parisi, qui devint son guide pour ses études, sa formation, durant toute sa jeunesse. Don Emanuele, devenu prêtre, initiera son protégé à la vie consacrée, et ce dernier, se révélant tout de suite un élève intéressé et très appliqué, sera ordonné prêtre le 22 décembre 1731.

Le savoir de Mariano Arciero en théologie, sa connaissance des saintes Écritures et sa préparation en sciences humaines attirèrent très vite l’attention du clergé napolitain. Mais le plus frappant fut cette fascination qu’il exerçait sur son auditoire, vaste et varié, lorsqu’il enseignait le catéchisme et prêchait, manifestant un zèle sacerdotal hors du commun.

Quand Mgr Gennaro Fortunato, Premier chanoine de la cathédrale de Naples, fut nommé évêque de Cassano all’Jonio en Calabre, il voulut avec lui le père Mariano dans son diocèse. Mariano y restera 20 ans, allant de ville en ville, comme un authentique missionnaire et pèlerin de l’Évangile ; il ramènera la discipline au sein du clergé et lui fera retrouver sa dignité ; il construira et reconstruira beaucoup d’églises, en travaillant comme un ouvrier parmi les autres.

Le jeune prêtre passait le plus clair de son temps, jusqu’à 6 heures par jour,  à instruire les petits, les adultes et les pauvres à la religion. Il a écrit un livre, édité cinq fois : "Pratique de la Doctrine chrétienne, en douze instructions et dialogues", proposant une méthode très efficace pour apprendre à devenir un parfait chrétien. D’où ce surnom bien mérité d’ "Apôtre de la Calabre".

Après la mort de Mgr Fortunato, Mariano repartit pour Naples. Passant par Contursi, il alla embrasser sa mère, mais, comme guidé par on ne sait quel mystérieux et providentiel projet, il dut reprendre son premier travail : l’archevêque de Naples, le cardinal Sersale, lui demanda de retourner à la prédication et à la catéchèse, et lui confia en même temps la direction spirituelle du Séminaire et de la congrégation de l’Assomption. Mariano prit ce dernier rôle très à cœur, conscient de devoir former pour l’avenir, de saints prêtres apôtres. Mariano Arciero se révéla un conseiller et un confesseur vite recherché par le clergé de Naples et d’éminentes personnalités ; mais il fut surtout le confesseur du peuple et des pauvres.  Il reprit ses Missions dans tout le Royaume de Naples. Également apôtre de l’Eucharistie, le Père Mariano restait très souvent dans la contemplation extatique du Mystère eucharistique ; il était aussi un grand dévot et un amoureux de la Vierge Marie.

Les souffrances furent le pain quotidien du Père Mariano Arciero. Elles l’accompagnèrent pendant plus de 50 ans : Mariano vivait des aumônes qu’il recevait et qu'il distribuait à d’autres qui en avaient plus besoin que lui ; il s’habillait modestement, mangeait et se reposait très peu. Il mourut, comme il l’avait souvent prédit, le 16 février 1788, à 16 h à l’âge de 81 ans. La Vénérable Maria Francesca des Cinq Plaies, aujourd’hui canonisée, déclara : "J’ai vu l’âme de don Mariano transportée aux cieux. Elle était entourée de deux anges, qui portaient deux couronnes : celle de Jésus et celle de la très Sainte Marie, qui le bénirent."

Les prodiges qui s’étaient déjà manifestés durant sa vie sur terre, continuèrent et se multiplièrent dès le jour de sa sainte mort. Le 24 avril 1830, le pape Pie VIII signa le décret qui ouvrait la phase apostolique de sa cause ; puis le 14 août 1854, le Père Mariano fut proclamé Vénérable par le pape Pie IX qui reconnut l’héroïcité de ses vertus, en disant de lui qu’il était "un très fidèle outil de Dieu pour le bien de l’Église".

Le 15 octobre 1950, ses os furent transférés de Naples à Contursi, sa ville natale, avec le concours appuyé du peuple et dans un climat d’émotion général : ses concitoyens retrouvaient "leur saint". En 1954, À l’assemblée ordinaire de la Congrégation pour les causes de saints du 22 février 2008, le Procès apostolique qui avait eu lieu à la Curie épiscopale de Campanie, est reconnu valable. Le 10 novembre 2008 le postulateur a préparé le Summarium ex Processu et le 1er décembre de la même année, une chronologie ; le tout a été révisé (révision n. 1763) le 23 juin 2009. La congrégation a demandé un avis à deux médecins ex officio, Giovanni Ramacciato et Vittorio Laghi, lesquels ont reconnu le caractère inexplicable de la guérison miraculeuse, acquise aux actes de la Cause, par intercession du P. Mariano.

Le 4 mars 2010, le Conseil médical pour les causes des saints a déclaré, par 7 voix sur 7, que la guérison examinée était effectivement inexplicable au plan médical, et le 19 novembre 2010, les Conseillers théologiens, réunis en congrès spécial, ont exprimé un avis unanime, affirmant voir dans cette guérison un miracle de Dieu réalisé par intercession du vénérable Mariano Arciero.

Le 5 avril 2011, la Congrégation ordinaire des cardinaux et évêques s’est réunie pour examiner le présumé miracle et a émis elle aussi un avis positif. Il fut béatifié à Contursi (SA), le dimanche 24 juin 2012 ». Il est fêté le 16 février.

De Francesco Rivieccio - Traduction d’Océane Le Gall

Adapté par Paulette Leblanc

Source : http://nouvl.evangelisation.free.fr

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 20:45

Faustin vient du mot latin « faustus », qui signifie « fortuné ». Ce prénom peut aussi signifier « heureux ». Le jour qui lui est dédié est le 15 février, en hommage aux frères Faustin et Jovite.

Paroisse de St-Jovite, Québec

Saint Faustin et saint Jovite étaient frères et appartenaient à une famille distinguée de Lombardie. Dès leur jeunesse, ils furent remarquables par leur piété et par leur zèle, non moins que par leur amitié mutuelle : on ne vit jamais deux frères si unis de sentiments et d'inclinations.

Faustin était prêtre, et Jovite diacre, quand l'empereur Adrien raviva la persécution contre les chrétiens. Ils furent les premiers dénoncés, à cause de leur ardeur à prêcher Jésus-Christ, et conduits près de l'empereur, dans un temple du soleil, pour assister au sacrifice : "Adorez le soleil, leur dit-il, si vous voulez continuer de vivre et d'être heureux. Nous n'adorerons que le Dieu vivant qui a créé le soleil pour éclairer le monde."

La statue que leur montrait l'empereur était fort brillante et environnée de rayons d'or. Jovite, la fixant, s’écria : "Oui, nous adorons le Dieu qui règne dans le Ciel et le Créateur du soleil. Pour toi, vaine statue, deviens à l'instant même toute noire, pour la confusion de ceux qui t'adorent."

À sa parole, la statue perdit son éclat et devint noire, comme l'avait demandé le saint martyr. L'empereur commanda de la nettoyer ; mais à peine les prêtres païens y eurent-ils touchée, qu'elle tomba en cendres. Irrité, il ordonna alors de jeter les deux frères aux bêtes féroces.

À peine étaient-ils entrés dans l'amphithéâtre, que quatre lions, lâchés pour les dévorer, vinrent se coucher à leurs pieds, et qu'ensuite les ours et les léopards s'approchèrent d'eux avec la douceur des agneaux. Jetés dans un sombre cachot, ils y furent laissés sans nourriture. Les anges descendirent du Ciel, éclairèrent leurs ténèbres et leur rendirent la force et la joie pour de nouveaux combats.

On voulut faire brûler vifs les saints martyrs ; les flammes les respectèrent. L'empereur, effrayé de tous ces prodiges, employa contre eux tous les raffinements de la cruauté ; mais ils demeurèrent fermes dans leur foi, et leur courage, joint à leurs miracles, convertit un grand nombre d'infidèles.

On essaya de les faire périr en les jetant à la mer ; les flots les portèrent doucement au rivage. Condamnés à mourir par le glaive, Faustin et Jovite se mirent à genoux, et c'est dans l'attitude de la prière qu'ils eurent la tête tranchée.

La foi se ravive, à la lecture des Actes héroïques des martyrs.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Source : https://sanctoral.com/fr/saints/faustin_jovite.html

La fin du martyre des frères saint Faustin et saint Jovite : ils se mirent à genoux, et c’est dans l’attitude de la prière qu’ils eurent la tête tranchée.

Prière : « Martyrs de Jésus-Christ, lorsque nous comparons nos épreuves aux vôtres, vos combats avec ceux que nous avons à soutenir, quelle reconnaissance ne devons-nous pas à Dieu qui a tant ménagé notre faiblesse ! Nous qui sommes si prompts à violer la loi du Seigneur, si lents à nous relever quand nous sommes tombés, si faibles dans la foi et dans la charité, comment eussions-nous supporté les tourments qu'il vous a fallu traverser pour arriver au repos éternel ? Cependant, nous sommes en marche vers le même terme où vous êtes déjà parvenus. Une couronne aussi nous attend, et il ne nous est pas libre d'y renoncer. Relevez notre courage, Ô saints Martyrs ; armez-nous contre le monde et contre nos mauvais penchants, afin que non seulement notre bouche, mais nos œuvres et nos exemples confessent Jésus-Christ, et témoignent que nous sommes chrétiens ».

Source de la prière : http://religion-orthodoxe.eu/

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 08:16

Origine : ce prénom est un dérivé du prénom grec Geôrgios. Le terme grec geôrgios, qui a inspiré ce prénom, servait à désigner les "agriculteurs".

Prénoms apparentés : Georginette, Geoffrette, George, Georgie, Georgia, Georgine, Gerty, Georgiane

Elle mourut à Clermont-Ferrand une quarantaine d'années avant que naquît Grégoire de Tours (538). Faut-il croire au beau miracle qui, selon Grégoire, eut lieu lors de son enterrement ? Ce jour-là, écrit-il, un vol de blanches colombes l'accompagna de la maison mortuaire à l'église. Elles se retirèrent pendant la messe, afin de ne pas distraire les assistants. Puis elles reparurent quand le convoi funèbre s'achemina au cimetière, voletant au-dessus du corps jusqu'à ce qu'on l'eut mis en terre. Elles remontèrent alors au ciel d'où elles venaient, car ces blanches colombes étaient des anges envoyés par Dieu pour honorer la pureté originale de sa servante.

Quant à la vie qu'avait menée Georgette, on peut la résumer en disant que la ville de Clermont, capitale de la Gaule mérovingienne, était trop bruyante et agitée à son goût. Aussi s'était-elle retirée très tôt dans une campagne qu'elle possédait aux environs ; et là elle avait passé le reste de sa vie dans la familiarité de Dieu, priant et faisant pénitence autant qu'elle le désirait. Elle est fêtée le 15 février.

Source : http://tradition-spirituelle.over-blog.com

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 18:54

Le prénom Cyrille vient du grec kurios qui signifie Seigneur (Dieu). Fêté le 14 février, Cyrille est, avec son frère Méthode, un des patrons de l’Europe.

Prénoms apparentés : Cyr, Cyriaque, Cyril.

L’évangélisateur des Khazars et des Moraves

Cyrille (son nom de baptême est Constantin) naît à Thessalonique (aujourd’hui en Grèce) vers 826, dans une famille de sénateurs. Il étudie à Constantinople où il devient ensuite professeur et est surnommé « le philosophe ». Son frère Méthode et lui exercent de hautes responsabilités diplomatiques et administratives. En 861, l’empereur byzantin Michel II les envoie tous deux porter la parole de Dieu aux Khazars dont ils apprennent rapidement la langue. Deux ans plus tard, le patriarche Photios demande aux deux frères d’aller évangéliser les habitants de la Moravie en utilisant la langue de ce peuple.

L’invention de l’alphabet glagolitique

Pour transcrire les langues slaves, Cyrille et Méthode mettent alors au point l’alphabet glagolitique, qui donnera ensuite naissance à l’alphabet cyrillique, aujourd’hui utilisé notamment en Russie. Ils traduisent ensuite les Saintes Ecritures et les textes de la liturgie, mais se heurtent à l’hostilité des missionnaires allemands, qui n’ont jusque-là connu que l’échec, et qui sont ainsi mis à l’écart de l’évangélisation de l’Europe de l’Est. Cyrille et Méthode sont rappelés à Rome par le pape Adrien II qui désire éviter que le conflit s’aggrave et est soucieux de protéger les deux frères ; ces derniers emportent dans la Ville éternelle les reliques de saint Clément.

Les véritables pères de la littérature slave.

Cyrille se fait moine (c’est alors qu’il prend le nom sous lequel il est aujourd’hui connu) mais meurt peu après, à Rome, en 869. Méthode est nommé évêque de Moravie, mais est emprisonné et accusé d’hérésie. Libéré, il obtient du pape Jean VIII, qui le confirme à la tête de son évêché, l’autorisation de célébrer la messe dans la langue slave. Méthode meurt en 885. Cyrille et Méthode sont considérés comme les véritables pères de la littérature slave. Ils sont, depuis 1880, vénérés par l’Eglise tout entière.

 

 

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