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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 14:18

Bernadette est un diminutif forgé sur le prénom Bernard. Sa fête est le 18 février.

Lourdes2.jpgUne enfant pauvre et malade

Marie-Bernarde Soubirous naît dans une famille du village de Lourdes, dans les Pyrénées, en 1844. Son père, un meunier, et sa mère sont très pauvres et dépourvus d’instruction. L’enfant, qui reçoit le surnom de Bernadette, est affectée d’une mauvaise santé : asthmatique, elle est atteinte par l’épidémie de choléra qui ravage la France au milieu du XIXème siècle.

Lourdes1Une apparition vue de Bernadette seule

Le 11 févier 1858, Bernadette part ramasser du bois aux abords du gave de Pau, en compagnie de sa sœur Marie et d’une amie. Ces deux fillettes traversent la rivière, et Bernadette demeure seule, en arrière, près de la grotte de Massabielle. Elle lève les yeux et aperçoit, dans une anfractuosité de la caverne, une jeune femme revêtue d’une robe blanche, les pieds reposant sur des roses d’or et nimbée d’une lumière vive. Dans un premier temps, Bernadette prend peur, mais l’apparition la rassure. La petite paysanne, dont les compagnes n’ont, elles, rien vue de particulier, fait part à sa mère de son aventure. Celle-ci interdit à Bernadette de retourner à Massabielle. Mais, deux jours plus tard, à force de supplications, Bernadette retourne à la grotte en compagnie d’autres enfants. De nouveau, elle voit l’apparition, qui l’invite à revenir la voir.

Lourdes3La source miraculeuse de Massabielle

La même scène se reproduit à plusieurs reprises. Lors de la neuvième visite de Bernadette, une source jaillit à Massabielle. Depuis lors considérée comme possédant des vertus curatives miraculeuses, cette source attire aujourd’hui des foules de pèlerins et de malades. L’apparition demande à Bernadette de bâtir une chapelle. La jeune paysanne suscite tout à la fois la curiosité et la suspicion des habitants de Lourdes. Le médecin du village prend sa défense, mais l’Eglise ne cautionne pas ces manifestations et le clergé reçoit de sa hiérarchie l’ordre d’empêcher Bernadette de retourner à la grotte. Celle-ci passe outre.

L’Eglise est d’abord méfiante et prudente

A l’occasion de leur seizième rencontre, l’apparition déclare à Bernadette qu’elle est « l’ImmaculéeLourdes4.jpg Conception ». L’Evêque de la ville voisine, Tarbes, nomme une commission chargée d’étudier le phénomène. La jeune paysanne doit répondre à de nombreuses questions, mais ne se départit jamais d’une modestie et d’une simplicité certaines. Toujours, elle fait montre de désintéressement, et nulle menace ou promesse ne parvient à détruire son équilibre. Au terme des investigations, qui durent quatre ans, l’Eglise déclare que « l’apparition qui s’est dénommée elle-même l’Immaculée Conception et que Bernadette a pu voir et entendre n’est autre que la Très Sainte Vierge ».

La vie humble et la mort d’une sœur de la Charité

Lourdes5.jpgLes pèlerins ou les simples curieux, affluent à Lourdes. Pour se soustraire aux nombreuses personnes, croyantes ou non, qui viennent lui rendre visite, Bernadette décide d’entrer, en tant que pensionnaire, au couvent des sœurs de la Charité de Nevers. Soumise à une vie dure et austère, elle y demeure durant huit ans, avant de prononcer ces vœux. Les années suivantes, la nouvelle religieuse passe, dans le silence et l’humilité, l’essentiel de son temps à travailler à l’infirmerie. Mais sa santé se dégrade très vite. Bernadette meurt le 16 avril 1879, à l’âge de trente-six ans, sans avoir connu le développement extraordinaire de son village natal où une première basilique est consacrée en 1876. Bernadette Soubirous est canonisée par le pape Pie XI le 8 décembre 1933.

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Vous trouverez la vie de sainte Bernadette Soubirous à colorier en 1 seul fichier pdf, ici.

 

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 08:56

Le prénom Valentin vient du latin Valentinianus, forgé sur le mot latin valens (fort). Valentin est le patron des amoureux, des apiculteurs, des jeunes et des voyageurs. Il est aussi invoqué contre l’épilepsie (en Allemagne), les évanouissements, la peste et les ravages des mulots. Il est fêté le 14 février.

Attributs : un habit de prêtre ou d'évêque, une banderole, un livre.

Prénoms apparentés : Valens, Valensi (ancien français), Valentien, Valentine (anglais), Valentinien, Valentino (italien), Valention.

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Valentin prêtre et docteur

Valentin est un Romain, prêtre et docteur, qui a vécu au IIIème siècle. Il est martyrisé (peut-être pas qu’il refuse d’adorer les idoles) et décapité sous le règne de l’empereur Claude II le Gothique, vers 269, sur la Via Flaminia, à Rome. En 350, une basilique est bâtie à l’emplacement supposé de sa tombe, qui est entre-temps devenue le foyer d’une importante dévotion populaire. Un des seuls miracles attribué à ce saint, et dont le souvenir soit aujourd’hui conservé, est la guérison miraculeuse d’un enfant infirme ou épileptique.

Les origines d’une fête

Rien, dans son histoire, ne prédisposait Valentin à devenir le patron des amoureux. Sans doute cette tradition est-elle due au fait que c’est à l’approche du printemps que les oiseaux choisissent leur compagnon et s’apparient. Autrefois, à cette même époque, les jeunes filles et les jeunes gens s’échangeaient sans doute des vœux et des présents ; peut-être même, des mariages se décidaient-ils à cette occasion. Il est aussi possible que la fête de Valentin soit une survivance des Lupercales romaines qui, le 15 février, célébraient la fécondité. Quoi qu’il en soit, cette fête, dont s’est emparée l’activité commerciale, a aujourd’hui acquis une dimension exclusivement laïque. Valentin était autrefois particulièrement vénéré en Normandie, dans la région de l’abbaye de Jumièges.

Image associée


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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 21:59
Le Samouraï du Christ

Ce 7 février, la petite Église catholique du Japon – petite au sens où elle rassemble à peine un pour cent des 127 millions d’habitants de ce pays – avait fait les choses en grand : le principal centre de concerts d’Osaka, la ville dont était proche certains des fiefs de Takayama Ukon, avait été loué et aménagé pour l’occasion. En présence du cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, les évêques japonais ont célébré la messe de béatification de Juste Takayama Ukon, important daimyo qui avait préféré abandonner richesse et statut social pour conserver sa foi chrétienne. Premier japonais à être béatifié individuellement, il rejoint les 395 autres bienheureux martyrs du Japon, béatifiés par groupes, ainsi que 42 saints.

Dans son message en tant qu’envoyé du pape François pour cette cérémonie, le cardinal Amato a notamment mis en avant « le zèle missionnaire » dont avait preuve Takayama Ukon, qui avait permis et financé la construction de trois séminaires pour la formation des prêtres, à Azuchi, Takatsuki et Osaka. Des séminaires où seront formés des séminaristes dont beaucoup seront par la suite martyrisés, à l’image du jésuite Paul Miki, qui fut l’un des vingt-six chrétiens, prêtres et laïcs, missionnaires et prêtres japonais, hommes et femmes, enfants et adultes, crucifiés à Nagasaki le 5 février 1597. Béatifiés en 1627, canonisés par Pie IX en 1862, saint Paul Miki et ses compagnons sont célébrés par l’Église le 6 février de chaque année.

Dans le document publié par l’épiscopat japonais pour accompagner la béatification de Juste Takayama Ukon, on peut lire que ce dernier « fut souvent placé dans des situations où il a eu à poser des choix de vie aussi décisifs qu’importants pour lui et les siens ». Ayant préféré abandonner son rang plutôt que de renoncer à sa foi, « Ukon s’est, à travers les choix pris à chacun des moments-clefs de son existence, appauvri aux yeux du monde. Mais, à chaque fois, son cœur s’enrichissait. La dégringolade sociale empruntée par Ukon a été un chemin de Croix, le chemin du Christ. Sur ce chemin, chacun peut rencontrer Dieu, qui nous attend. C’est là que l’on rencontre l’espérance sur laquelle chacun peut s’appuyer, parce qu’en tant que chrétiens, nous savons que Dieu s’est abaissé lui-même et a choisi de se faire pauvre pour sauver l’humanité ».

L’annonce de la béatification du Juste Takayama Ukon avait été communiquée le 21 janvier dernier par le pape François, dont on sait que, jeune jésuite, il aurait aimé partir missionnaire au Japon. Cette annonce était l’aboutissement d’une décision de la Conférence des évêques catholiques du Japon qui remonte à 1930, d’introduire à Rome le dossier de béatification de Takayama Ukon. Reprise à la fin de la guerre en 1946, elle fut relancée en mai 1963, deux ans avant la commémoration du 350e anniversaire de sa mort. Elle fut officiellement reprise en 1965, l’année de la clôture du concile Vatican II, car cette demande avait une valeur particulière pour l’Église du Japon du fait que jusqu’alors les martyrs japonais avaient été reconnus en groupe : les 26 martyrs de Nagasaki mis à mort le 25 février 1597 et canonisés en 1862 et 205 autres martyrs, morts entre 1617 et 1632 et béatifiés par Pie IX en 1867 (sans omettre les 188 martyrs morts entre 1603 et 1639 et béatifiés par Jean-Paul II le 20 novembre 2008).

Selon Mgr Kikuchi, évêque de Niigata, « Ukon n’a pas été mis à mort comme on pu l’être les autres martyrs du Japon. Nombreux sont les catholiques japonais aujourd’hui à penser que le martyre n’a rien à voir avec leur vie dans le Japon contemporain car ils ne risquent pas d’être mis à mort au nom de leur foi en Christ. Mais ce que nous dit la vie d’Ukon, c’est que la mort ‘in odium fidei’ n’est pas la seule voie vers le martyre : une vie de martyr, c’est aussi une vie par laquelle on donne tout à Dieu, on renonce à tout pour l’amour de Dieu ».

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de la Conférence épiscopale du Japon, présidée par Mgr Okada Takeo, archevêque de Tokyo, publié en janvier 2016 afin de présenter les raisons qui font de Juste Takayama Ukon un modèle pour les chrétiens d’aujourd’hui.

L’exemple de Juste Takayama Ukon

« Juste Ukon est né et a été élevé dans le monde de ces généraux des royaumes combattants cherchant à obtenir prospérité, pouvoir et gloire, il y découvrit la foi chrétienne et comprit que ces aspirations pour être éphémères ne duraient qu’un temps. Lui qui était censé devenir un daimyô influent, se lassa vite de cette course au pouvoir et choisit résolument le chemin de la foi en quoi réside le véritable bonheur de l’homme.

Statue de Takayama Ukon dans le jardin de l’église de Takatsuki, à proximité d’Osaka. (DR)

Sa vie n’a été qu’une succession d’épreuves qui lui ont fait perdre sa position et son honneur pour mener une vie errante et aboutir à l’exil. C’est le bonheur d’être aimé de Dieu seul qui lui a permis de survivre, mettant en Dieu sa foi. C’est le témoignage d’une vie donnée qui permet de comprendre qu’il vaut la peine de croire.

À l’époque contemporaine, régie par une échelle de valeurs relatives, il est difficile de vivre en allant jusqu’au bout de ses convictions. En cette période où il est possible de choisir des façons de vivre très variées, où on répartit les gens entre ceux qui ont talents, connaissances, efficacité, rendement ou des résultats, et ceux qui n’en ont pas, Ukon lui, croit que le salut dépend de la foi en l’évangile de Jésus Christ.

Vie de Juste Takayama Ukon

François Xavier arrive au Japon en 1549, trois ans avant la naissance de Juste Ukon Takayama. L’existence de ce dernier a pour toile de fond l’époque que les historiens appellent sengoku jidai, période des royaumes combattants (1468-1573), où l’empereur et le shôgun, établis à Kyoto, ne parvenant pas à faire respecter un pouvoir central, les princes féodaux daimyôs mènent entre eux des guerres civiles impitoyables.

Grâce à la rencontre avec des missionnaires jésuites, en 1564, Dario Hida no Kami Takayama se convertit au catholicisme, et son fils, Ukon, baptisé à l’âge de 12 ans, reçoit le nom de Juste. Devenu adulte, Ukon est connu comme un seigneur féodal typique, vassal actif et éprouvé de Nobunaga Oda (1534-1582), lequel est parvenu à soumettre à son seul pouvoir la partie centrale du pays à la suite de longues guerres civiles qui se sont poursuivies sous le règne de Hideyoshi, son successeur.

Ces deux shôguns ont été les artisans des mouvements majeurs qui ont conduit à l’unification du Japon en concentrant dans leurs mains tout le pouvoir. Avec son père, Juste combat âprement pour sécuriser leur position de daimyôs [un titre que l’on pourrait comparer à celui de comte - NdT] sur le pays de Settsu et la ville fortifiée de Takatsuki qui contrôlait les routes de la capitale vers le Sud. En 1573, son père lui confie le commandement de Takatsuki ; il est alors âgé d’à peine 21 ans. Ukon a révélé son talent dans l’architecture et l’administration de son fief, il fut le maître de mesure dans la construction du séminaire d’Azuchi. Durant leur gouvernement de la région de Takatsuki, ils mettent en place leur politique en tant que daimyôs kirishitan (chrétiens) et beaucoup de leurs proches et de leurs sujets se convertirent au christianisme.

Les annales de l’époque prouvent le succès du zèle de Juste Ukon. On y lit que la fête de Pâques de l’an 1581 fut célébrée à Takatsuki avec une pompe extraordinaire : plus de 15 000 chrétiens y assistèrent et cinq missionnaires y prirent part. La messe chantée fut suivie d’une procession solennelle.

À la mort de Nobunaga, en 1582, le Japon se trouvait à la merci de qui aurait l’audace de s’en rendre maître. Hideyoshi, commandant en chef de l’expédition contre Mori, s’empressa de faire la paix, et accourut à Kyoto, où il eut tôt fait de saisir le pouvoir. Juste Takayama combattit vaillamment à la bataille de Yamazaki en 1582, puis à celle de Shizugatake en 1583, commandant des troupes à l’avant-garde d’Hideyoshi ; il aida Akechi Mitsuhide à défaire l’armée adverse. Ukon continua de servir Hideyoshi lors de l’invasion de l’île de Shikoku (1584) et, en 1585, Hideyoshi le récompensa en lui confiant le fief d’Akashi (60 000 koku (1)), du pays de Harima, non loin et à l’ouest de l’actuelle Kobe.

Cependant, bien que Hideyoshi ait précédemment montré de la compréhension envers la religion catholique, il fit soudain volte-face dans sa politique religieuse, et promulgua en 1587, l’édit d’expulsion des missionnaires et l’interdiction du christianisme, détruisant des églises à Kyoto et Osaka et pressant les seigneurs féodaux chrétiens de renoncer à leur foi. Refusant d’abjurer sa foi, Ukon est privé de son rang et de son fief d’Akashi ; banni, il mène une vie de vagabond.

Après avoir trouvé refuge auprès du daimyô chrétien Agostino Konishi Yukinaga sur l’île de Shôdô, puis à Kumamoto, il fut recueilli par le daimyô Maeda Toshiie dans son fief de Kaga. Juste Ukon, devenu un des sept disciples du maître de thé Sen Rikkyû, se consacra désormais à l’art de la cérémonie du thé, où il forma de nombreux disciples chrétiens parmi les samouraïs.

Après la mort de Hideyoshi, en 1598, la famille Tokugawa a pris le contrôle de l’ensemble du pays et a établi un gouvernement militaire, le shôgunat, à Edo (Tokyo actuel). Les shôguns ont poursuivi une politique d’interdiction du christianisme. En novembre 1614, craignant l’influence d’Ukon, le shôgunat chassa Juste Ukon de Nagasaki pour l’exiler aux Philippines avec 300 autres chrétiens.

Ils reçurent à Manille un accueil enthousiaste, mais peu après son arrivée, Juste Ukon, tombé brutalement malade, meurt à Manille durant la nuit du 3 février 1615, environ 40 jours après son arrivée. Le gouvernement espagnol lui donne une sépulture chrétienne avec les honneurs militaires dus à un daimyo. Il est le premier daimyo à être enterré aux Philippines ».

 

 

 

Pour aller plus loin, on peut signaler ici la toute récente parution aux éditions du Cerf de La croix et l’épée, traduction française de l’ouvrage de Kaga Otohiko : Takayama Ukon, le récit de sa vie. Converti au catholicisme sous l’influence du romancier catholique Endô Shusaku, Kaga Otohiko compte parmi les grands écrivains japonais ; La croix et l’épée est son premier ouvrage traduit en français.

 

 

 

 

 

 

Note

(1) Un koku () est une unité de mesure du Japon ancien. Elle représente la quantité de riz mangée par un Japonais en un an : 180,39 l de riz. Initialement, cette unité de mesure correspondait à 278,3 l. Un koku de riz pèse environ 150 kg. C’est en 1891 qu’une unité plus petite de koku a été définie. Par extension, le koku permettait de mesurer la richesse des seigneurs qui cherchaient à étendre leurs terres et leur pouvoir. On utilisait également le koku comme unité de mesure de volume (par exemple pour la quantité de marchandises qu’un bateau pouvait emporter).

À la fin de l’Epoque Edo (1600-1868), le Japon compte 256 fiefs dont les richesses vont de 10 000 à un million de koku. Le shogun prélève aux alentours de 6 millions de koku sur une production nationale de d’environ 256 millions. (source : wikipedia).

Source : http://eglasie.mepasie.org

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 21:03

ste-jacqueline.jpgJacomina de Settesoli, connue en France sous le nom de Jacqueline de Septisoles, est née à Rome vers 1192. Sainte Jacqueline est une vertueuse femme, très pieuse, morte vers 1239 ou 1274. Femme d’exception elle était proche de Saint-François d’Assise qui l’appelait d’ailleurs affectueusement « Frère Jacqueline ». Elle avait épousé le seigneur de Marino, Gratien Frangipani. Restée veuve prématurément, avec deux enfants, elle consacrera sa fortune à aider les fondations de Saint François. A la veille de sa mort, Saint François lui fit écrire : « Je dois te mander que la fin de ma vie est proche. Mets-toi donc aussitôt en route si tu veux me revoir encore. Apporte je te prie de cette bonne chose que tu me donnais quand j'étais malade à Rome ». Elle vint à Assise munie de tout ce qu'il fallait pour ensevelir son ami : un voile pour couvrir son visage, le coussin où sa tête reposerait, le drap de cilice qui envelopperait son corps et la cire nécessaire aux funérailles. Elle restera à Assise après les funérailles de Saint François, pour être près de ceux qui avaient connu « le petit pauvre », donnant toute sa vie à la prière et aux œuvres de charité.

Jacqueline faisait des frangipanes tout à fait exceptionnelles qu’elle donnait aux pauvres, aux malheureux mais aussi aux riches. Ses frangipanes étaient si célèbrent qu’on les appelait les « Spécakes ». Elle fut aussi reconnue comme étant la patronne des mauvais élèves. C’est la raison pour laquelle Sainte-Jacqueline est aussi surnommée la « patronne des ânes ».tombe-de-Jacqueline.jpg

Grande marcheuse elle faisait chaque année le pèlerinage de Compostelle, équipée d’un petit chariot, et distribuait ses frangipanes qui permettaient aux consommateurs de rentrer en contact avec la Sainte Vierge Marie.

Elle mourut pieusement dans la foi et la bonne humeur lors de son dernier pèlerinage à Compostelle.

La sainte Jacqueline est décédée le 8 février et le dicton dit : « A la Sainte-Jacqueline, froid et bruine. A la Saint-Jean, ne prend pas froid aux dents ».

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On n’est jamais si bien servi que par soi-même,

alors bonne fête à moi !!!

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 12:44

Le prénom Véronique est sans doute forgé sur une double racine : vera (mot latin signifiant vraie) et eikôn (mot grec signifiant image). En fait, ce nom a sans doute été forgé pour conférer son authenticité au voile de sainte Véronique.

Véronique de Palestine est fêtée le 4 février. C’est la patronne des blanchisseurs, des lingères et des photographes.

Attributs : un turban, une coiffe, un voile comportant l'effigie du Christ.

Prénoms apparentés : Bérénice, Vanessa, Vernice, Veronica (italien), Veronika (allemand)

Un geste de compassion

Sainte-Veronique-01.jpgVéronique passe pour avoir vécu au 1er siècle, mais les textes ne font mention de cette femme qu’à partir du Vème siècle. Aux termes de la tradition, Véronique est présente lorsque le Christ monte au Golgotha, lieu de sa crucifixion. Lorsque celui-ci s’affaisse sous le poids de la croix qu’il porte, Véronique se fraie un chemin dans la foule, s’approche et essuie, en un geste de compassion, la sueur et le sang qui coulent sur le visage de l’homme promis au martyre. Les traits du visage de Jésus demeurent imprimés sur le voile auquel des miracles sont attachés. Dès le VIIIème siècle, un tissu nommé voile de Véronique est conservé à Saint-Pierre de Rome et a été présenté aux fidèles jusqu’en 1933. Selon une autre version de l’histoire de Véronique, la jeune femme rencontre Jésus avant que celui-ci soit condamné à mort. Selon une tradition française, Véronique vient après la Passion évangéliser la France, avant de mourir à Bordeaux

Un personnage légendaire apparu tardivement

Véronique a été identifiée avec plusieurs personnes mentionnées dans la Bible. En fait, il semble que son personnage ait été inventé pour expliquer l’existence de la relique conservée à Rome. Le culte rendu à Véronique, sans doute apparu au XVème siècle, s’est surtout trouvé conforté par la dévotion que les moines franciscains témoignaient autrefois à la jeune femme. Quoique légendaire, le personnage de Véronique, parce qu’il est particulièrement émouvant et rappelle la souffrance du Christ, est l’une des plus populaires de toutes les figures de la religion catholique.

Vero-01.jpgVero-02.jpgVero-03.jpgVero-04.jpgVero-05.jpgVéro 06

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 22:42

saint-blaise-01.jpgSaint Blaise fut, dès son jeune âge, pénétré de la crainte de Dieu. Ayant gagné, par ses vertus, l’affection de tout le peuple, il fut élu évêque de la ville de Sébaste, en Arménie.

Quelque temps après, il se retira sur une montagne nommée Argée, où il vécut dans une caverne, vers laquelle les bêtes sauvages des envions venaient chaque jour pour lui faire honneur et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de tous leurs maux. Si elles le trouvaient en prière, elles ne l’interrompaient pas, attendant patiemment qu’il eût achevé, et ne s’en retournaient point sans avoir eu un témoignage de son affection. Ainsi avait-il acquis un si haut degré de perfection qu’il vivait en bonne intelligence, tel un nouvel Adam, avec les loups, les lions, les tigres et les ours. Mais si les animaux les plus farouches respectaient le serviteur de Dieu, il n’en était pas de même de tous les êtres dits humains.

Agricola, qui gouvernait le pays, était venu à Sébaste pour y persécuter les chrétiens. Ses soldats, trouvant le saint homme dans sa retraite occupé à prier, l’emmenèrent en prison. C’est au fond de son cachot qu’il accomplit un miracle qui le rendit célèbre. Parmi les nombreux malades qu’on lui amenait chaque jour, il y avait un jeune enfant. Celui-ci, en mangeant du poisson, avait avalé une arête qui l’étranglait et le réduisait presque à l’extrémité. Sa mère le mit aux pieds du vénérable prisonnier, lui demandant son secours avec force larmes et soupirs. Il pria Notre-Seigneur de lui redonner la santé, ainsi qu’à tous ceux qui, étant atteints d’un mal semblable, se recommanderaient à lui. L’enfant fut guéri aussitôt. (Conformément à la promesse du saint martyr, depuis sa mort, plusieurs personnes souffrant de maux de gorge en furent délivrées par son intercession).

Après quelques jours d’incarcération, le tyran le fit venir devant lui pour l’exhorter à sacrifier aux dieux. Sur son refus, il ordonna qu’on le jette dans le lac. Alors, Blaise fit le signe de la croix et marcha sur les eaux sans s’enfoncer. S’étant assis au milieu du lac, il dit aux infidèles :

- Si vous pensez que vos dieux vous accorderont la même protection que celle que j’obtiens de mon Dieu, n’hésitez pas à me rejoindre !

Soixante-huit d’entre eux qui le suivirent, dans l’intention de narguer sa foi, furent précipités immédiatement au fond de l’eau et se noyèrent.

Quand le saint homme s’approcha du rivage, il était si éclatant de lumière qu’il remplit de terreur les païens et consola merveilleusement les fidèles. Ayant la révélation que sa fin était imminente, il s’approcha de son persécuteur : celui-ci, craignant que de nouveaux prodiges n’entraînent de nouvelles conversions, lui fit trancher la tête. Le saint martyr, avant de tendre son cou au bourreau, pria le Seigneur en faveur de tous ceux qui l’avaient assisté dans ses combats, et de ceux qui, par la suite, imploreraient sont secours. Alors, Dieu lui apparut et lui dit, d’une voir qui fut entendue de toute l’assistance :

- J’ai ouï ton oraison et je t’accorde ce que tu me demandes.

Après quoi, il eut la tête tranchée sur une pierre. De nombreux prodiges furent accomplis par l’imposition de ses reliques, comme en témoigne l’exemple suivant :

Sainte Jeanne de Chantal, au couvent de la Visitation d’Annecy, fut atteinte d’une maladie qui mit sa vie en danger. Saint François de Sales, la voyant si près de la mort, fit apporter par le curé de l’église Saint-Maurice, une relique de saint Blaise et l’appliqua sur la malade qui fut guérie sur-le-champ. En souvenir du miracle de l’enfant guéri par saint Blaise, l’Eglise lui reconnaît la prérogative de guérir toutes les affections de la gorge. Elle a institué un cérémonial qui consiste à faire bénir par le prêtre deux cierges le jour de la Chandeleur, veille de la fête du saint. Ces deux cierges sont croisés, selon la forme de la croix de saint André, et reliés entre eux par un cordon de soie rouge. Ceux qui, à l’exemple de l’enfant, veulent être délivrés de leurs souffrances, s’approchent de la personne qui tient les deux cierges allumés contre le cou, en récitant cette prière, que l’on trouve dans le rituel romain : « Par l’intercession de saint Blaise, évêque et martyr, que Dieu vous libère des maux de gorge et de tout autre mal. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen »

Saint-Blaise-04.jpgsaint-blaise-05.jpg

 

 

 

 

V/. Notre secours est dans le nom du Seigneur.

R/. Qui a fait ciel et terre.

V/. Le Seigneur est avec vous.

R/. Et avec ton esprit.

Prions :

Dieu tout-puissant et très doux, par votre seul Verbe vous avez créé les multiples choses de ce monde, et vous avez voulu que ce même Verbe, par qui toutes choses ont été faites, prenne chair pour racheter l’humanité ; vous qui êtes grand et immense, redoutable et louable, qui faites merveilles, vous pour qui le glorieux Blaise, Martyr et Pontife a fait confession de sa foi, sans craindre toutes sortes de tourments et en accueillant dans la joie la palme du martyre, en vertu du pouvoir – entre autres dons – que vous lui avez accordé de guérir toutes les affections de la gorge, nous supplions votre majesté : que, sans tenir compte de notre péché mais seulement de ses mérites et de ses prières, vous daignez en votre grande bonté bénir et sanctifier ces créatures de cires et y répandre votre grâce. Que tous ceux dont le cou sera – avec foi – touché par elles, soient libérés de toute maladie de la gorge, par les mérites de la passion de votre Martyr ; que, guéris et joyeux, ils reviennent vous rendre grâce dans votre Église sainte, et qu’ils louent votre nom glorieux, qui est béni dans les siècles des siècles. Par Notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui avec vous vit et règne en l’unité du Saint Esprit, Dieu pour les siècles des siècles.

R/. Amen.

Et on les asperge d’eau bénite. Ensuite, le Prêtre appose deux cierges disposés en forme de croix sous le menton de chacun de ceux qui doivent être bénis, à genoux devant l’autel, en disant :

Que par l’intercession de saint Blaise, Évêque et Martyr, Dieu te libère du mal de gorge et de tout autre mal, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

 

Bénédiction du pain, du vin, de l’eau et des fruits

contre le mal de gorge

en la Fête de Saint Blaise Évêque et Martyr

Approuvée par la S.C.R. le 25 sept. 1883

 

V/. Notre secours est dans le nom du Seigneur.

R/. Qui a fait ciel et terre.

V/. Le Seigneur est avec vous.

R/. Et avec ton esprit.

Prions :

Dieu, Sauveur du monde, qui avez consacré ce jour par le martyre du très bienheureux Blaise, et lui avez accordé cette prérogative, parmi d’autres grâces, de guérir toutes les maladies de la gorge : Nous prions en suppliant votre miséricorde ineffable, et nous vous demandons de daigner bé†nir et sancti†fier par votre piété ces pains, ce vin, cette eau et ces fruits que votre peuple fidèle vous a apportés aujourd’hui dévotement pour être bénits ; pour que tous ceux qui en goûteront soient libérés de toute plaie de la gorge, et de toute autre infirmité de l’âme et du corps et qu’ils reçoivent une bonne santé, par les mérites et l’intercession de ce même bienheureux Blaise, votre Martyr et Pontife : vous qui vivez et régnez, Dieu, pour les siècles des siècles.

R/. Amen.

Et ils sont aspergés d’eau bénite.

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 13:15

Joséphine Bakhita est née à Darfur au Soudan en 1869. A l’âge de sept ans, elle fut kidnappée par des trafiquants d’esclaves arabes, et dans les huit années qui suivirent, elle fut vendue cinq fois. Elle était tellement traumatisée par la brutalité de ses ravisseurs, qu’elle ne pouvait plus se souvenir du nom qu’on lui avait donné à sa naissance. Ces ravisseurs l’ont appelée « Bakhita », ce qui signifie « Fortunée ». Son dernier propriétaire, un Consul d’Italie, l’amena dans son pays comme gouvernante de sa fille. Lorsque la famille dut partir pour des affaires, elle laissa Bakhita et l’enfant entre les mains des Sœurs Canossiennes de l’Institut des Catéchumènes de Venise. C’est là qu’elle apprit à connaître et à expérimenter l’amour de Dieu. En 1890, elle fut baptisée et reçut le nom de Joséphine. Lorsque la famille revint et réclama sa fille ainsi que Bakhita, Joséphine résista. Son cas aboutit à un procès qui maintint son droit à la liberté, puisque l’esclavage n’était pas reconnu par la loi italienne. En 1893, elle prononça ses vœux comme Soeur Canossienne et pendant cinquante ans, elle vécut une vie de simplicité, de prière et de service (surtout comme portière du couvent). Elle était bonne pour tout le monde, en particulier pour les enfants de la rue. Pendant ses dernières années, elle a souffert de maladie et des souvenirs hallucinants des flagellations et des coups endurés pendant qu’elle était esclave. Joséphine Bakhita mourut en 1947. Elle fut canonisée en l’an 2000, la première Soudanaise à être proclamée sainte. Sainte Joséphine Bakhita, priez pour nous. Elle est fêtée le 8 février.

PRIÈRE POUR LES VICTIMES DU TRAFIC HUMAIN

Dieu, toi qui as conduit sainte Joséphine Bakhita d’un esclavage abject jusqu’à la dignité d’être ton enfant et l’épouse du Christ, nous t’en prions, accorde-nous qu’en suivant son exemple, nous manifestions un amour constant pour le Seigneur Jésus crucifié, et que nous restions fermes dans la charité et prompts à montrer de la compassion, par Jésus-Christ, notre Seigneur…

Sainte Joséphine Bakhita, priez pour nous.

Source : http://ursulines.union.romaine.catholique.fr/Journee-contre-le-trafic-d-etres

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 22:40

Évêque, fête le 6 février. (Vaast, ou Gaston ou Vedast). Patron principal du diocèse d'Arras.

Gaston-01.jpg

Originaire du Périgord, Vaast (ou Gaston) appartenait au clergé de Toul lorsqu'il se vit confier la charge de préparer Clovis au baptême. On raconte que, passant par Toul après sa victoire à Tolbiac, Clovis se serait enquit d'un prêtre capable de l'instruire rapidement des vérités de la foi. C'était la réalisation du vœu qu'il avait fait de se convertir au Dieu de Clotilde, son épouse, s’il gagnait la bataille.  Vaast l'accompagna à Reims et le prépara au baptême. Saint Rémi ayant eu l'occasion d'apprécier le catéchiste du roi, lui conféra l'épiscopat et l’envoya aux Églises d'Arras et de Cambrai dévastées par les invasions. 

Près de l'abbaye trappistine de Belval dans la région de Saint-Pol-sur-Ternoise, à l'entrée de l'église de Troisvaux, un bas relief représente un évêque avec, à ses pieds, un ours bien docile. Il s'agit d'une légende magnifique qui résume sous forme imagée et symbolique une réalité importante : la croix qui fait reculer et adoucir le barbare. Nous sommes en l'an 500, il y a quelques mois, à Noël 499, Clovis, roi des francs a été baptisé à Reims. Vaast moine retiré dans la région de Toul avait été choisi par le roi pour lui expliquer la religion chrétienne dans laquelle il a décidé d'entrer. Il est nommé évêque d'Arras. Autrefois la région a été évangélisée, maintenant l'église est abandonnée des hommes, elle est envahie par les animaux. 

Vaast rencontre un ours dans les ruines ; il commande à cet animal de ne pas lui faire de mal, et de bien vouloir laisser la place aux croyants. A Arras, comme en Champagne, le nouvel évêque guérit aveugles et boiteux. Il apporte l'espérance chrétienne à toute une population qui devient capable de voir la vérité et de marcher dans la foi. En quarante ans de présence Vaast évangélise son diocèse. Il meurt le 6 février 539. Saint Vaast est le patron de l'Église qui est à d'Arras. 73 églises, comme celle de Troisvaux portent son nom. Le 6 février est jour de fête pour tous ceux et celles qui participent à porter l'Évangile du Christ aux quatre coins du diocèse. 

vaast1.jpgvaast2.jpg

Source : http://arras.catholique.fr/

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 22:21

Lorsque le Père Daniel Brottier – né en 1876 à La Ferté-Saint-Cyr, au diocèse de Blois – meurt en 1936 au milieu des enfants de l'Œuvre des Orphelins Apprentis d'Auteuil qu'il a redressée et épanouie en une douzaine d'années, un témoin souligne : « Il y avait dans le Père Brottier l'union de deux tendances qui sont rarement associées : le sens très exact du prix des choses matérielles et l'aspiration très vive vers les biens spirituels. Par-là, il me fait penser à saint Vincent de Paul ». Mais sait-on encore aujourd'hui qu'avant d'arriver à Auteuil en 1923, Daniel Brottier avait déjà eu deux autres vies trépidantes ?

Une vie de religieux missionnaire au Sénégal. Déjà prêtre, il entre dans la congrégation du Saint-Esprit – les spiritains – en 1902 et part à Saint-Louis du Sénégal. Il y sera de 1903 à 1911, missionnaire débordant d'idées nouvelles pour s'occuper des jeunes : patronage, fanfare, presse, photographie et cinéma... Et puis toujours cette soif de contemplation qui le mènera même à l'abbaye de Lérins, où sa santé ne lui permettra pas de rester.

Une vie d'aumônier légendaire dans les tranchées de 1914-1918. Volontaire dans le corps des aumôniers, Daniel Brottier passe toute la grande guerre sur le Front, avec les combattants, en prêtre, risquant mille fois sa vie pour les blessés et les mourants, consolateur des familles, trois fois cité à l'ordre de l'Armée et de la Nation. Il entretient même des relations d'estime et d'amitié avec le « Tigre » Clémenceau qui l'aide à fonder après-guerre l'Union nationale des combattants, cependant que lui est confiée la construction d'une cathédrale à Dakar qui portera le nom de Souvenir africain.

À l'Œuvre d'Auteuil, un jaillissement d'initiatives sociales et spirituelles. Le Père Brottier n'est pas le fondateur de l'Œuvre d'Auteuil : celle-ci avait été créée en 1866 par l'abbé Roussel pour s'occuper des enfants abandonnés et leur donner une éducation chrétienne. Dès son arrivée, Brottier lance une souscription pour construire un sanctuaire parisien à Thérèse de Lisieux : elle sera la mère des orphelins. L'œuvre croît, de 70 enfants à 1400 à sa mort. Son programme pour les enfants : « Un toit, du pain, un métier, beaucoup d'amour », pour qu'ils soient « des hommes debout ». Pour les ressources, le Père Brottier ne s'appuie que sur la Providence. Il entretient une montagne de correspondance, crée plusieurs journaux et revues dont certains ont un grand tirage... "Véritable modèle des hommes mêlés aux affaires compliquées", selon un de ses collaborateurs, il sera béatifié en 1984 par Jean-Paul II.

Sa fête est le 28 février.

Source : http://www.famillechretienne.fr/

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 09:49

Comment t’appelles-tu ? Monseigneur Romero.

Quand tu étais un petit garçon, comment on t’appelait ? Oscar.

Dans quel pays, est-ce que tu vivais ? Le Salvador en Amérique centrale.

Parle-moi de ta famille ? Ma famille était pauvre et on croyait en Dieu.

Qu’est-ce qui était difficile quand tu étais petit ? J’étais très malade et très gêné.

Qu’est-ce qui t’a aidé ? J’aimais beaucoup prier dans l’église de mon village et ça me rendait heureux.

Avais-tu un rêve ? Oui, je voulais devenir prêtre.

As-tu réalisé ton rêve ? Oui, je suis devenue prêtre à 25 ans puis évêque.

Quand tu es devenu évêque, qu’est-ce qui se passait dans ton pays ? Il y avait beaucoup de violence et beaucoup d’injustices.

Qu’as-tu fait pour rendre le monde plus beau ? J’ai essayé de défendre les pauvres et les opprimés. C’était difficile pour les pauvres, on ne leur laissait presqu’aucun droit. J’ai dénoncé la violence.

Pourquoi dénoncer la violence ? À cause de Jésus. Je voulais suivre Jésus. J’avais choisi de ne pas faire de mal et de protéger tous les pauvres. C’est injuste de faire du mal aux autres !

Comment s’est terminée ta vie sur la terre ? Un jour, j’ai été assassiné pendant que je disais la messe. Je m’y attendais un peu mais j’étais prêt à mourir pour défendre la Justice.

Et maintenant, au ciel, tu es vivant avec Dieu. As-tu un message pour nous ? Jésus nous a montré le chemin de l’amour. La justice de Jésus, c’est l’amour. Aimons-nous les uns les autres.

Ghislaine Rigolt Beaudoin, auteur

www.perpetuel.org

Monseigneur Roméro et les enfantsMonseigneur Roméro et les enfants
Monseigneur Roméro et les enfants
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 08:50

« Je suis allée à Lourdes. C’est un lieu de prière extraordinaire. Est-ce que c’est vraiment Marie qui fait des miracles ? » (questions de jeunes)

Lourdes-02.jpg

Il y a bien plus de miracles à Lourdes que de béquilles accrochées au-dessus de la grotte. Ici, les malades sont accueillis avec respect et placés au premier rang, au lieu d’être cachés. Ici, les personnes qui se croyaient incapables de prier se joignent à la récitation du chapelet. Ici, des chrétiens redécouvrent le sens du pardon et se confessent avec joie. Six millions de pèlerins venus du monde entier y passent chaque année et c’est aussi… miraculeux.

Avec Marie, s’ouvrir au don de Dieu

Le « problème » avec Marie, c’est qu’elle est tellement discrète qu’il n’y a aucune chance de la voir « jouer la star »… Elle ne prétend pas faire des miracles, que ce soient des guérisons physiques ou spirituelles, mais elle nous montre combien la grâce de Dieu peut accomplir des choses merveilleuses dans nos vies. A Cana, Marie dit à Jésus : « Ils n’ont plus de vin », puis aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira ». Ce n’est pas Marie qui change l’eau en vin, mais sans son intervention, y aurait-il eu un miracle ? Aujourd’hui encore, Marie nous dit, en nous montrant son Fils : « Faites tout ce qu’il vous dira ». Et si nous acceptons, le résultat dépasse souvent ce que nous pouvions imaginer !

Marie, un modèle pour les chrétiens

Les apparitions de Marie ont quelque chose de merveilleux, mais cela ne doit jamais nous faire oublier l’essentiel : Jésus et son Evangile. Marie n’ajoute rien à ce que Jésus nous a révélé, car le Père nous a tout dit en son Fils. En nous le donnant, il nous exprime tout son amour et c’est cela la Bonne Nouvelle que les évangiles nous rapportent. Nous sommes toujours en chemin pour progresser dans la connaissance de Jésus. Il ne s’agit pas d’abord de connaître ou de comprendre : c’est notre cœur qui doit s’ouvrir. Comprendre vraiment l’Evangile, c’est le mettre en pratique, c’est laisser l’amour de Dieu habiter notre vie et la transformer. Et Marie est bien placée pour nous aider dans cette voie. Elle a remis toute sa vie entre les mains du Père, elle s’est confiée à lui sans savoir ce qui allait arriver.

Et toi ?

L’Eglise ne t’oblige pas à croire aux apparitions de la Vierge ni aux miracles de Lourdes. Chacun est libre de se sentir touché par ces événements extraordinaires ou d’avoir une sensibilité différente. Mais avec ou sans miracle, ne te prive pas de te confier à Marie. Elle t’aidera à aimer et à suivre son fils Jésus.

Source : Questions de vie.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 22:36

ste appolineSainte Apolline ou Apollonie était d’Alexandrie ; au milieu de la corruption générale, elle y passait pour un modèle de vertu et de modestie chrétienne. Cette héroïque jeune fille ne se contenta pas de consacrer au Seigneur ses premières années, sa jeunesse et son existence entière, elle voulut encore lui offrir le sacrifice de sa vie.

L’an 248, une persécution sanglante éclata dans la cité ; la fureur des païens contre les chrétiens ne connut point de bornes. On pilla les maisons et on exerça contre les personnes les plus horribles violences. Apolline, déjà avancée en âge, loin de prendre la fuite, demeura toujours à Alexandrie, sans craindre la perte de ses biens ni de sa vie, heureuse, au contraire, d’attendre l’occasion de couronner ses vertus par un glorieux martyre.

Un jour, elle fut arrêtée ; les bourreaux se jetèrent sur elle, la frappèrent si rudement avec des cailloux, qu’ils lui rompirent les mâchoires et lui brisèrent les dents ; puis, l’ayant entraînée hors de la ville, ils allumèrent un grand feu, résolus de l’y jeter, si elle ne renonçait pas à Jésus-Christ. La Sainte demanda quelques moments comme pour réfléchir à ce qu’elle devait faire.

Les païens espérèrent un instant qu’elle allait reculer devant l’horrible supplice du feu. Mais Apolline, profitant de cet instant de liberté, s’échappa de leurs mains, et poussée par l’ardeur de l’amour divin qui embrasait son cœur, elle s’élança elle-même impétueusement dans le feu, au grand étonnement de ses bourreaux stupéfaits de voir une fille plus hardie et plus prompte à souffrir la mort qu’eux-mêmes à la lui faire endurer.

Son corps fut bientôt dévoré par les flammes, et son âme généreuse et pure s’envola dans les Cieux, l’an 249 de Notre-Seigneur, le 9 février. L’exemple étonnant de sainte Apolline serait répréhensible si elle avait obéi à la précipitation de la nature ; mais l’Église, en l’admettant au nombre des martyrs, nous oblige à croire qu’elle obéit à l’impulsion de l’Esprit divin. Sainte Apolline a toujours été regardée par la dévotion populaire comme secourable contre le mal de dents, sans doute à cause du premier supplice qu’elle avait enduré.

Sourcehttp://viechretienne.catholique.org/saints/693-sainte-apolline

 Litanies de Sainte Apolline. Spécialement invoquée contre le mal de dents. 

Seigneur, ayez pitié de nous. Jésus-Christ ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous. Jésus-Christ ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous. 

Père Céleste, vrai Dieu, ayez pitié de nous.

Fils de Dieu, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, vrai Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Reine des Vierges, ayez pitié de nous.

Sainte Apolline, ayez pitié de nous.

Fleur de sainteté, ayez pitié de nous.

Lis de chasteté, ayez pitié de nous.

Rose de charité, ayez pitié de nous.

Vierge très humble, ayez pitié de nous.

Modèle de patience, ayez pitié de nous.

Epouse très pure du Christ, ayez pitié de nous.

Imitatrice fidèle des Apôtres, ayez pitié de nous.

Compagne généreuse des Martyrs, ayez pitié de nous.

Secours des Confesseurs de la Foi, ayez pitié de nous.

Membre brillant du Chœur des Vierges, ayez pitié de nous.

Habitante du Paradis Céleste, ayez pitié de nous.

Vous dont le cœur était animé du plus ardent amour pour Dieu et le prochain, ayez pitié de nous.

Vous qui avez confessé votre foi jusqu’au martyr, ayez pitié de nous.

Vous qui avez supporté avec constance de cruels supplices, ayez pitié de nous.

Vous dont les dents ont été arrachées avec une barbare violence, ayez pitié de nous.

Vous que le Saint-Esprit a poussé à chercher des tourments plus grands encore, ayez pitié de nous.

Vous qui êtes montée librement et sans crainte sur le bûcher préparé par le tyran, ayez pitié de nous.

Vous qui au milieu des flammes avez prié avec ardeur, ayez pitié de nous.

Vous qui avez fait à Dieu le sacrifice de votre vie, ayez pitié de nous.

Vous que Dieu a honorée par un grand nombre de miracles, ayez pitié de nous.

Sainte vierge et Martyre Apolline, ayez pitié de nous.

Lorsque les tentations impures nous assailliront, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque Dieu punira nos péchés en nous envoyant des maladies, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque notre corps pliera sous les infirmités, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque la patience nous manquera, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque nous souffrirons du mal de dents, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque nous implorerons de vous la préservation de ce mal, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque notre foi sera attaquée, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Lorsque nous aurons à la soutenir contre le monde et l’enfer, Sainte Apolline, intercédez pour nous.

Daignez défendre l’Eglise, le Souverain Pontife et tous nos frères et sœurs dans la foi, Sainte Apolline écoutez-nous.

Daignez continuer votre protection sur ceux qui vous invoquent, Sainte Apolline, écoutez-nous.

Daignez nous garantir toujours du mal de dents, Sainte Apolline, écoutez-nous.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

V. – Sainte Apolline, priez pour nous.

R. – Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

O Dieu de force et de miséricorde, qui donnez à vos élus la grâce et le courage de supporter tous les tourments : nous vous le demandons par l’intercession de Sainte Apolline, Vierge et Martyre, préservez-nous de toute infirmité et surtout du mal de dents, et donnez-nous, après cette courte et misérable vie, de vivre éternellement avec Vous dans les cieux. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 20:45

agathe

Le prénom Agathe vient du grec agathos, qui signifie bon. Agathe est fêtée le 5 février. Elle est la patronne de la Sicile, des fondeurs de cloches et des nourrices. Elle est invoquée contre les éruptions volcaniques, les incendies, les maladies des seins, la stérilité et les tremblements de terre.

Attributs : un plat (où sont déposés ses seins), des seins coupés, une torche, des tenailles.

Prénoms apparentés : Aagie (allemand), Agathe (latin), Agatochie, Agathodore, Agotonice.

Enfant, Agathe décide de conserver sa virginité

La vie d’Agathe n’est connue que par des légendes et des traditions souvent sujettes à caution. Selon ces textes, Agathe naît en Sicile dans une famille noble, au IIIème siècle. Très jeune, elle décide de conserver sa virginité afin d’honorer Dieu à qui elle dédie son existence. Plus tard, elle repousse les avances du gouverneur de la ville de Catane (Sicile), le Romain Quintien, qui la désire et veut vivre avec elle. Pour l’avilir, ce fonctionnaire envoie Agathe dans une maison où vivent des femmes de mauvaise vie. Mais, par miracle, Agathe parvient à conserver son innocence.

Econduit, le gouverneur romain la condamne au martyre

Quintien fait alors arrêter la jeune femme dans le cadre des persécutions menées contre les chrétiens qui refusent de vénérer les dieux et l’empereur. Agathe est torturée avec des crochets de fer, et ses seins sont coupés. Mais elle refuse d’abjurer sa foi. Un dernier supplice est infligé à la jeune femme, lorsque celle-ci est étendue sur des charbons ardents. Ce calvaire est interrompu par un tremblement de terre. Ramenée dans sa prison (selon une variante, saint Pierre vient, la nuit, réconforter Agathe dans sa cellule et la guérit de ses blessures), Agathe meurt peu après en 251. Elle est particulièrement honorée dès les premiers temps du christianisme. Elle est souvent représentée tenant dans un plateau ses seins, parfois confondus avec des miches de pain ou des cloches.

Agathe1.jpgAgathe2.jpgAgathe3.jpg

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 18:29

alojs_andricki.jpg

Alois Andritzki est le fils d'un couple d'enseignants, Madeleine et Jean Andritzki. Il avait deux sœurs et trois frères. Ses trois frères ont également étudié la théologie. Le plus jeune frère Alphonse, qui était jésuite, a été tué lors de combats durant la Seconde Guerre mondiale. Alois Andritzki a fréquenté l'école primaire à Radibor, puis l'école secondaire catholique de Bautzen. De 1934 à 1938, il étudie la philosophie et la théologie à Paderborn. Après avoir obtenu son diplôme, il a vécu au séminaire du diocèse de Meissen.

Le 30 Juillet 1939, il est ordonné prêtre à la cathédrale Saint-Pierre de Bautzen ordonné prêtre. Il a célébré sa première messe le 6 août 1939 dans sa ville natale de Radibor. Il a été chapelain à la cathédrale de Dresde. Là, il s'est vu confier des responsabilités pastorales auprès des jeunes.

Andritzki352.jpgAlois Andritzki a indisposé le parti nazi et les autorités à cause de sa sincérité personnelle et de son attitude négative à l'égard de l'idéologie nazie. Il est probablement devenu suspect aux yeux des représentants de l'idéologie raciale pour son appartenance au peuple sorabe (minorité slave). Lors de conférences et de réunions, il a dénoncé la persécution des prêtres et des croyants par les nazis et a critiqué les écrits de l'idéologue nazi Alfred Rosenberg. Après avoir d'abord essayé de l'intimider, la Gestapo l'a arrêté le 21 janvier 1941 pour subir des interrogatoires, et être placé en détention préventive le 7 février 1941, à la prison de Dresde. Il est condamné par un tribunal spécial en juillet 1941, pour des « attaques vicieuses sur le gouvernement et le parti » ("Loi sur la Trahison") à une peine de prison de six mois. Ayant refusé de coopérer avec les nazis, il a été ensuite interné dans le camp de concentration de Dachau, le 2 octobre 1941. Là, il a été emprisonné avec le clergé d'autres dans le « bloc de prêtre ». Il portait le numéro 27829.

Durant sa détention, Alois Andritzki s'est efforcé, malgré les mauvaises conditions de détention, d'adopter une attitude et un mode de vie appropriés à son sacerdoce. Avec d'autres prêtres, il étudie la Bible régulièrement et suit le cycle liturgique. En décembre 1942, la fièvre se déclare parmi les détenus souffrant de malnutrition et de mauvaises conditions sanitaires. Peu de temps après Noël 1942, Alois Andritzki est malade. Il ne sera admis à l'infirmerie que le 19 janvier 1943. Là, il séjournait avec le prêtre Hermann Scheipers dans les quartiers réservés aux patients souffrant de fièvre typhoïde. Il a été exécuté par une injection létale le 3 février 1943.

L'urne contenant les cendres du prêtre assassiné a été envoyée à la famille. Il a été placé le 15 avril 1943 à Dresde dans le cimetière catholique de la Friedrichstrasse. Le 5 février 2011, elle a été transférée solennellement, en présence de milliers de fidèles à la cathédrale de Dresde. Il a été béatifié le 13 juin 2011 à Dresde en Allemagne. Il est fêté le 3 février.

Source : Wikipédia

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:40

Theophane-Venard-01.jpgLorsque, le 21 novembre 1829, l'instituteur de Saint-Loup-sur-Thouet, dans les Deux-Sèvres, amena son fils à l'église pour y être baptisé, il ne se doutait pas que son fils deviendrait un héraut de la foi.

Jean-Théophane grandit entouré de ses parents, de sa sœur aînée et de ses deux petits frères, sans oublier l'école, l'église et le coteau de Bel-Air où il menait paître la chèvre de son père tout en lisant les Annales de la Propagation de la Foi.

A l’âge de 9 ans, achevant de lire, avec une bergère, une brochure relatant la vie et la mort de Jean-Charles Cornay, décapité au Tonkin le 20 septembre 1837, Théophane déclara : « Et moi aussi je veux aller au Tonkin ! Et moi aussi je veux mourir martyr ! »

C'est Théophane lui-même qui fit part à son père de son désir de faire des études secondaires. Il entra au collège de Doué-la-Fontaine en 1841, et connu les premières tristesses au moment de quitter sa famille.

Jean-Théophane étudia et démontra rapidement ses capacités intellectuelles en étant parmi les premiers de la classe. Cela n’empêcha pas notre jeune élève de rester fidèle au Seigneur, ce qui l’aidera à préparer sa première communion, mais également à vivre le décès prématuré de sa mère. Ce sera ensuite Mélanie, sa grande sœur, qui prendra le relais de l’éducation, à qui il écrivit : « Toi, ma chère Mélanie, tu es la moitié de moi-même. Je puis verser sans crainte dans ton cœur mes chagrins et mes peines, car tu es plus qu'une sœur pour moi, tu es un ange gardien.»

Plus tard, à 18 ans, Théophane va confier à sa sœur : « Je me sens bien appelé à l'état ecclésiastique » avant d’ajouter : « Si tu savais comme ma pauvre tête divague. Ah ! Que je serais heureux, me dis-je souvent, si j'étais dans une cure avec Mélanie ! Moi, je dirigerais les autres dans la bonne voie ; elle, elle parerait l'église ; puis nous causerions tous les deux du Bon Dieu, de la Sainte Vierge, de ceux que nous avons perdus... »

La direction à prendre semblait bien établie : devenir la chargé d’âme d’une paroisse. Mais cela n’était pas aussi simple avec Théophane, car il voulait aller plus loin. Il étudia la philosophie au petit séminaire de Montmorillon, pendant un an, et se rendit ensuite au grand séminaire de Poitiers.

Premier émerveillement au grand séminaire : sa chambre. Lui qui, de Montmorillon, écrivait encore à Mélanie : « Bientôt sept ans que j’essuie la poussière des collèges !... Je ne suis plus un enfant, je veux goûter de la vie d'homme, respirer seul dans une chambre et non pas dans une étude au milieu du bruit assourdissant des pieds et des pupitres, des allants et venants ».

Et il ajouta : « Tout me parle dans ma cellule ; tout me dit quelque chose de tendre, d'affectueux ». Quant au séminaire, « c'est le paradis sur la terre ».

Il assista à une ordination : « Spectacle non de la terre, mais du ciel ! » Mais, ajoutant après la signature (c'est toujours à Mélanie qu'il écrit) : « P.S. - Tu n'apprendras pas sans plaisir qu'un de nos confrères diacre part jeudi pour le séminaire des Missions Etrangères à Paris. Dieu daigne guider ses pas, et le vénérable Cornay veiller sur lui ».

C'est ici que Théophane commença ses longs travaux d'approche pour préparer les siens, car il se rendait compte que ce serait aussi déchirant pour eux que pour lui-même. Il prendra tout son temps, y mettra toute son habileté. Mélanie comprendra la première. Pour son père, ce sera plus dur ; c’est ainsi qu’il lui annonça son engagement au sous-diaconat : « N'est-ce pas que vous consentez de tout cœur à me donner à Dieu, à me donner sans nulle réserve, à faire abandon complet de votre Théophane ? »

Le père ne réalisait pas ; et Théophane devra implorer : « Oh ! Dites que vous aussi, dites que vous voulez bien que votre fils Théophane fasse un missionnaire ! O mon pauvre Père, pardonnez-moi d'avoir moi-même frappé le coup. Je m'agenouille à vos pieds, Père ; bénissez votre enfant respectueux et soumis ».

M. Vénard, accablé, mettra plusieurs jours avant d'être en état de répondre. Lui aussi avait rêvé d'un bonheur simple : « J'avais conçu l'espoir de te voir un jour placé non loin de moi. J'aurais fini près de toi ma pénible carrière : tu m'aurais fermé les yeux. Illusions bien grandes ! (...) Mes sacrifices ont commencé par toi, Théophane, quand je t'ai mené au collège, parce que je te perdais de vue ; ils ont continué jusqu'à ce jour ».

Mais son père donna son consentement « sans restriction », et sa bénédiction : « Pourquoi te la refuserais-je ? Tu sais bien que je suis tout entier à mes enfants ».

Après le départ de Théophane, M. Vénard déclara : « J'ai perdu la plus belle fleur de mon rosier ».

M. Baudry, directeur de Théophane, l’accompagna sur le quai de la gare de Poitiers où il lui prédit un brillant avenir ecclésiastique ; ce qui n’intéressait pas notre jeune missionnaire. Quand le train s'arrêta à Loudun, Théophane eut un souvenir ému pour le martyr Jean-Charles Cornay, qui en était natif. Ça y est ! Jean-Théophane était en route pour le Séminaire des Missions Etrangères de Paris. Arrivée dans la Capitale. « Je m'adresse au cocher : Rue du Bac, n° 128. Comme mon cœur bat­tait ! » Théophane était donc arrivé aux Missions Etrangères où il allait résider 18 mois : « Que j'aime la solitude de ses corridors, la paix de ses cellules, l'ordre des exercices, les longues heures d'études et de recueillement, encore ­trop courtes, la gaieté de ses récréations, la charité de ses habitants, le charme de sa chapelle, la voix de ses souvenirs, un je ne sais quoi qui dit l'apostolat et le martyre ! »

Durant son temps de formation, Théophane s’intéressa à la vie parisienne : il se rendit à l'Assemblée nationale regarder battre le cœur de l'éphémère deuxième République, y reconnu Hugo, Arago, Cavaignac, Changarnier, Lamennais ; il alla écouter Lacordaire à Notre-Dame ; avec son ami Dallet et Gounod, organiste de la chapelle ; il collabora au Chant pour le départ des missionnaires, se passionna pour le chant grégorien, et devint maître de chant au séminaire. Puis arriva le moment de se présenter aux Ordres sacrés, mais il était trop jeune et obtint donc une dispense de l’évêque de Poitiers.

Théophane fut alors terrassé par une paratyphoïde, et se releva juste à temps pour le 6 juin : « Je vous envoie ma bénédiction. J'ai dit ma première Messe ce matin. J'ai pensé à vous. J'y penserai toujours quand j'offrirai le Saint Sacrifice ». Et il reçut sa destination : la Chine.

Le 16 septembre 1852, il partit pour Anvers. Puis, Le Philotaxe quitta Anvers le 23 septembre. Une tempête obligea le navire à faire une escale de dix jours à Plymouth. Le voyage se poursuivit par le cap de Bonne-Espérance, le détroit de la Sonde, et Singapour après cinq mois de voyage. Là, transbordement à bord de L'Alice-Maud. Le Samedi saint, le capitaine anglais demanda qu'on exécute pour lui « un chant de l'Eglise catholique approprié au temps ». Théophane et son ami Theurel lui chantèrent l'Exultet, qu'il sembla beaucoup apprécier. Arrivés dans l'estuaire de la Rivière des Perles, où L'Alice-Maud devait commencer à débarquer sa cargaison, les jeunes missionnaires étaient si pressés d'atteindre Hong Kong et la procure des Missions qu'ils décidèrent d'achever la traversée en jonque. Ils arrivèrent à bon port le 19 mars 1853.

C’est sans doute à ce moment que Théophane va connaître la période la plus douloureuse de son existence. En arrivant, il fut atterré de ne trouver aucune lettre de Saint-Loup. Puis, la chaleur et l'étude du chinois le découragèrent : « Je serais tenté de croire que cette langue et ces caractères ont été inventés par le diable pour en rendre l'étude plus difficile aux missionnaires ! » Et cette attente interminable d'un point de chute accessible dans l'immense Chine, alors que son ami Theurel avait déjà pu gagner le Tonkin où la persécution était pourtant déclarée !... Enfin, après quatorze mois d’attente, un ordre arriva de Paris : « M. Vénard, on vous donne le diamant du Tonkin ! »

Le 26 mai 1854, il embarqua en compagnie d'un ancien, Legrand de La Liraye, sur une jonque de contrebandiers chinois. En abordant le Tonkin par la baie d’Halong, il avait l'impression de rêver... Pourtant, Théophane, en posant le pied sur le sol du Tonkin, savait qu’il devenait hors-la-loi. En effet, le jeune empereur du Vietnam, dont le Tonkin n'était que la région septentrionale, semblait bien vouloir marcher sur les traces de son grand-père qui, en 1833, avait inauguré la persécution à outrance contre les chrétiens. C'était le jour même de son départ en mission que Théophane avait appris la décapitation de Jean-Louis Bonnard à Nam-Dinh, qui intervenait juste un an après celle d'Augustin Schœffler à Son-Tây.

Jean-Théophane arriva à Vinh­Tri où résidait Monseigneur Retord, une cérémonie d’ordination était alors en préparation. Cela pu se faire, malgré l’interdiction impériale car, bien que l’édit de persécution était toujours en vigueur, le vice-roi Hung de Nam-Dinh, qui était le beau-père de l’empereur, faisait preuve de tolérance à l’égard des disciples du Christ. En effet, naguère, le père Paul Tinh, supérieur du séminaire, l'avait guéri alors qu'il perdait la vue. Et de ce fait, le vice-roi avait résolu de ne pas inquiéter les chrétiens.

theophane-venard-dans-les-griffes-du-tigre_article_large.jpgAu Vietnam, Théophane se sentait chez lui. Autant, à Hongkong, il avait des difficultés à apprendre le chinois, autant il assimilait rapidement le vietnamien.

A ce sujet, Theurel écrit à leur ami Dallet, en Inde : « Il paraît que le père Vénard parlera la langue avec un accent juste ; sa voix douce s'y prête bien, au reste. Il se sent des atomes crochus avec les Vietnamiens, qui le lui rendent bien. Déjà il accompagne Mgr Retord dans les visites des chrétientés, et il est bientôt en mesure de l'aider pour l'administration ».

Côté santé, Théophane allait souffrir de tuberculose pulmonaire, diagnostic très grave à l'époque. Deux fois, il reçut les derniers sacrements, car on le croyait perdu.

Ne voulant pas être une charge pour sa mission, il demanda lui-même à subir une opération délicate, qui tenait de l'acupuncture et du moxa… qui finalement le guérit. Monseigneur Retord écrivit alors au procureur de Hong Kong : « Le petit Père Vénard, que vous croyez toujours maladif, semble avoir démissionné de cette honorable fonction : il n'est pas fort, il n'est pas robuste, mais il n'est pas malade non plus. Il paraît qu'en usant de toutes les précautions qu'inspire la prudence, sa santé le soutiendra ».

En 1857, l'empereur Tü-Düc s'étonna qu'aucun missionnaire européen n'ait été découvert ni exécuté depuis Jean-Louis Bonnard, c'est-à-dire depuis cinq ans. Il envoya des inspecteurs dans tout l'empire. Deux d'entre eux découvrirent le centre chrétien de Vinh-Tri, arrêtèrent le père Paul Tinh pour le conduire à Nam-Dinh et le confronter au vice-roi. Ce dernier condamna à mort l'ami qui avait guéri ses yeux, et tenta de sauver sa réputation et son trône en déchaînant une effroyable persécution contre les chrétiens. Pour mieux se réhabiliter, il somma les préfets des provinces voisines, et même le vice-roi de Hanoï d'en faire autant sous peine de faire parvenir un rapport à l'empereur.

Monseigneur Retord, réfugié dans les montagnes, y mourut des suites d’une fièvre. Théophane, envoyé dans la province de Hanoï, où la persécution était moins violente, connu une vie de traque en passant des heures recroquevillé entre des doubles cloisons. Il écrivit à l'abbé Paziot, un ancien condisciple du séminaire de Poitiers : « Vous pourriez demander : Comment ne devenez-vous pas fous ? Toujours enfermés dans l'étroitesse de quatre murs, sous un toit que vous touchez de la main, ayant pour commensaux les araignées, les rats et les crapauds, obligés de toujours parler à voix basse, assaillis chaque jour par de mauvaises nouvelles : prêtres pris, décapités, chrétientés détruites et dispersées au milieu des païens, beaucoup de chrétiens qui apostasient, et ceux qui demeurent fermes envoyés aux montagnes malsaines sur lesquelles ils périssent abandonnés, et cela sans que l'on puisse prévoir quelle en sera la fin, ou plutôt, ne la prévoyant que trop, j'avoue qu'il faut une grâce spéciale pour résister à la tentation du découragement et de la tristesse. Un confrère d'une province voisine m'écrit qu'il y a dix-huit mois qu'il n'a vu le soleil, et sa lettre est datée du royaume des taupes, à dix pieds sous terre... Pour moi, très cher ami, j'ai confiance en Dieu que je consommerai ma course, que je conserverai le dépôt de la Foi, de l'Espérance et de l'Amour, intact ».

Le 30 novembre 1860, on le découvrit caché dans une double cloison. Amené à la citadelle de Hanoï, le vice-roi en personne vint l'interroger puis donna des ordres : construire une cage de bambou plus spacieuse, l'entourer d'une moustiquaire et poser une natte sur le sol ; puis le haut fonctionnaire remit une somme d'argent aux gardiens avec consigne de veiller à ce que le prisonnier soit nourrit convenablement. Au cours de l'interrogatoire, Théophane avait donné une bonne impression. Ici aussi, il sera le bien-aimé...

Le rapport des autorités de Hanoï fut envoyé à Huê, la capitale ; il n'y avait plus qu'à attendre la sentence de l'empereur. Le capitaine des gardes lui permit chaque jour de sortir de sa cage et de faire quelques pas dans la cour ; parfois il l'invitait à prendre son repas avec lui et ses hommes. Trois chrétiens clandestins se firent connaître : d'abord un soldat ; puis la cuisinière de la citadelle, qui lui apportera l'Eucharistie tous les vendredis ; enfin un policier qui lui amènera un prêtre vietnamien afin d’entendre sa dernière confession.

Pendant la journée, Théophane écrivait. Il adressa ces derniers mots à son père :
« Puisque ma sentence se fait encore attendre, je veux vous adresser un nouvel adieu qui sera probablement le dernier. Les jours de ma prison s'écoulent paisiblement. Tous ceux qui m'entourent m'honorent, un bon nombre m'aiment. Depuis le grand mandarin jusqu'au dernier soldat, tous regrettent que la loi du royaume me condamne à mort. Je n'ai point eu à endurer de tortures, comme beaucoup de mes frères. Un léger coup de sabre séparera ma tête, comme une fleur printanière que le maître du jardin cueille pour son plaisir. (...) Père et fils se reverront au paradis. Moi, petit éphémère, je m'en vais le premier. Adieu ».

Le matin du 2 février 1861, le préfet vint annoncer la nouvelle à Théophane en manifestant une réelle émotion : la mort par décapitation. L'imposant cortège se mit en route vers le Fleuve Rouge. La foule était nombreuse. Théophane avait trente et un ans lorsqu’il descendit l'avenue du Grand-Bouddha mains jointes, les yeux au ciel, en chantant le « Magnificat ». Au bord du fleuve, il se dénuda le torse, s'agenouilla et se laissa attacher les mains derrière le dos. Quand cymbaliers et tambourinaires firent entendre leur vacarme pour annoncer l'heure du supplice, Théophane se tourna vers eux et leur sourit.

Theophane-Venard-02.jpgIl fallut cinq coups de sabre pour accomplir la peine prononcée. Les chrétiens ensevelirent le corps dans un cercueil, sur place selon la loi. La tête, toujours selon la loi, fut exposée trois jours au sommet d'un poteau, puis jetée au fleuve. Paul Moï, le policier chrétien, chargea des pêcheurs de la rechercher. Ils la trouvèrent le onzième jour, à seize kilomètres en aval. Paul Moï la mit dans un sac de toile et la fit porter aux deux évêques, dont il connaissait la cachette. Le coadjuteur, Mgr Theurel, prit la tête dans ses mains et s'agenouilla. Il pleura et pria longuement... Puis il la fit mettre dans un coffre, et l'enterra.

Six mois plus tard, pendant la nuit, des chrétiens exhumèrent le cercueil de Théophane et allèrent le ré inhumer au cimetière de la paroisse de Dông-Tri.

Après sa mort, la publication de ses lettres produisit une forte impression. Thérèse de l'Enfant Jésus disait se reconnaître en elles : « Ce sont mes pensées ; mon âme ressemble à la sienne », et fit du jeune Martyr de Hanoï son saint de prédilection. Quand elle entra en agonie, elle demanda qu'on lui procure une relique et un portrait de celui qu'elle appelait « l'angélique Martyr », pour l'aider en ce moment suprême.

Canonisé en 1988, Théophane Vénard est honoré, avec tous les saints martyrs du Vietnam, le 24 novembre.

Le corps de Théophane Vénard, ainsi que des objets lui ayant appartenu, sont aujourd'hui conservés au séminaire des Missions Etrangères. La tête a été gardée à la paroisse de Ke-Trü, non loin de Hanoï.

Serviteur du Seigneur, Jean-Théophane Vénard nous rappelle chaque jour notre mission de chrétien : « Nous sommes tous des fleurs plantés sur cette terre… Tâchons tous de plaire, selon le parfum ou l’éclat qui nous sont donnés, au souverain Seigneur et Maître ».

Sources : Missions Etrangères de Paris

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 12:18

BD.jpg« L'ordre des frères Serviteurs de Marie est une communauté d’hommes, dont certains sont laïcs et d’autres prêtres, réunis au nom du Seigneur Jésus, « pour témoigner de l’Évangile en communion fraternelle et être au service de Dieu et du prochain, en s’inspirant constamment de sainte Marie, Mère et Servante du Seigneur » 

Voir le Fichier : Bande_dessine_-_partie_1.PDF

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Voir le Fichier : Bande_dessine_-_partie_4.PDF

Voir le Fichier : Bande_dessine_-_partie_5.PDF

Voir le Fichier : Bande_dessine_-_partie_6.PDF

Source : http://www.servitesdemarie.com

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 15:10

Saint Romain de CondatLe prénom Romain possède une racine latine et signifie venant de Rome. Il est fêté le 28 février.

Deux frères, retirés dans une forêt du Jura

Romain naît sans doute à la fin du IVème siècle, dans le haut Bugey (Jura). A l’âge de trente-cinq ans, Romain effectue une retraite dans un monastère de Lyon, puis part s’installer à l’écart du monde, dans une forêt du Jura, en un lien dénommé Condat (confluent). Il apparaît en songe à son frère Lupicien, qui vient de perdre son épouse, et engage celui-ci à venir le rejoindre. Satan ne parvient pas à venir à bout des liens étroits qui, dès lors, unissent les deux hommes. Leur vie de prière, de lecture et de labeur attire plusieurs disciples ou des malades qui viennent chercher la guérison de leurs maux.

La fondation des trois monastères

Les deux frères fondent deux monastères. Le premier est situé à Condat (plus tard, saint Oyend, aujourd’hui la ville de Saint-Claude). Le second est établi à Leuconne (plus tard Saint-Lupicien). Romain et Lupicien administrent conjointement les deux établissements, celui-ci se montrant sévère et rigide, celui-là accommodant et tolérant. Romain parvient ainsi à ce que reviennent au couvent des moines chassés par la vie trop austère que Lupicien veut les forcer à suivre. Plus tard, les deux frères créent pour leur sœur l’abbaye de la Baume appelée plus tard Saint-Romain-de-la-Roche. Romain meurt vers 463, après avoir accompli plusieurs miracles, dont la guérison d’une famille de lépreux.

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