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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 08:21

Le prénom Anne vient du mot hébreu hannah, qui signifie grâce. Elle est fêtée le 26 juillet. C’est la patronne de la Bretagne et du Canada, des États-Unis, des dentellières, des enseignants, des femmes enceintes, des gantiers, des menuisiers, des mineurs et des veuves.

Prénoms apparentés : Ana (espagnol), Aña (basque), Anaïs, Anicia, Anita, Ann (allemand et anglais), Annette, Annick (breton), Annie, Annouck, Anny, Anouchka (russe), Anouck, Anyse. Diminutif : Nancy (anglais).

Une existence très mal connue

Anne, mère de la Vierge Marie, n’est pas mentionnée dans la Bible. Son existence n’est décrite que dans un texte dont l’authenticité n’est pas prouvée et qui date du IIè siècle, Le Protoévangile de Jacques. Du reste, il est probable que celui-ci ne fait que reprendre, pour décrire la vie de la grand-mère du Christ, ce que dit la Bible au sujet de Hannah, la mère du prophète Samuel. L’existence de chacune de ces deux femmes, dont les noms possèdent la même racine, suit en effet un cours parallèle. Notamment pour ce qui concerne l’annonce qui est faite par Dieu, à l’une et à l’autre, concernant la fin de leur stérilité et la prochaine naissance d’un enfant qui sera consacré à Dieu. Selon la tradition, Anne se marie à l’âge de vingt ans avec Joachim, après qu’ils se sont rencontrés à la porte d’Or du Temple de Jérusalem. Vingt ans plus tard, Anne met, enfin, un enfant au monde : c’est Marie, la future mère du Christ. Joachim meurt sans doute peu de temps après la naissance de son petit-fils, Jésus.

Un culte né en Orient au VIè siècle

La vénération dont Anne fait l’objet apparaît en Orient au VIè siècle. L’empereur Justinien consacre à la sainte une église à Byzance. Au début du VIIIè, ce culte s’organise à Rome où une partie des reliques d’Anne ont été apportées. Au XIIè siècle, dans la continuité du culte rendu à sa fille Marie, la dévotion qu’Anne inspire se répand dans toute l’Europe, jusqu’en Angleterre et en Irlande. De nombreuses églises et des pèlerinages sont depuis dédiés à Anne.

Le culte rendu à Anne suscite l’indignation de Luther

La célébration de la fête d’Anne est instituée en 1382, en vertu d’une initiative prise par le pape Urbain VI. Mais, parce qu’il ne repose sur aucun fondement historique, le culte rendu à Anne suscite, à la Renaissance, l’irritation de nombreux chrétiens. Parmi ces derniers, le plus critique est, sans doute, le moine allemand Luther qui, en réaction contre les égarements supposés de l’Église romaine, va plus tard fonder la religion protestante. Il faut attendre la fin du XVIè siècle pour qu’Anne figure dans le calendrier romain.

 

Joachim, de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes œuvres. Ils firent trois parts de leurs biens : l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion ; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres ; la dernière servait aux besoins de la famille. Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile.

Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices à Jéhovah, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes. Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau ; Anne le suivait, la tête voilée, le cœur plein de soupirs et de larmes.

Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche : "Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité ? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu ?" Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.

Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son cœur. Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu ?

Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur : "Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie. Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille ; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps ; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses. Après ces mots, l'Ange disparut.

Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur : sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur. Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus.

Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.

Source : https://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_joachim.html d'après Abbé Pradier, La Vie des Saints pour tous les jours de l'année

 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 07:32

Le prénom Madeleine est dérivé du mot hébreu migdal, qui signifie tour fortifiée. Elle est fêtée le 22 juillet. Patronne des coiffeurs, des gantiers, des jardiniers, des parfumeurs, des pêcheur repentants, des femmes de mauvaise vie et des personnes qui mènent une vie contemplative.

La pécheresse repentante

Marie-Madeleine, ou Marie de Magdala, est une des femmes qui suit Jésus lorsque celui-ci commence à s’adresser aux juifs de Palestine. Selon le Nouveau Testament, le Messie chasse de son corps sept démons. Cette femme incarne, dans la tradition catholique, l’archétype de la pécheresse repentante. En fait, son personnage est souvent confondu avec celui de Marie de Béthanie, la sœur de Marthe et de Lazare et, surtout, celui d’une pécheresse qui lave les pieds du Christ à l’aide de ses larmes qu’elle vers et qu’elle essuie ensuite avec ses cheveux. Il est cependant possible que ces trois femmes n’en fassent qu’une seule.

La première femme à voir le Christ ressuscité

Marie-Madeleine est une des femmes qui chargées des aromates destinés à embaumer le corps, découvrent la tombe de Jésus vide et entendent les anges annoncer la résurrection du Fils de Dieu. C’est la première femme à voir le Christ ressuscité. Elle le confond dans un premier temps avec le jardinier et veut le toucher. Mais Jésus le lui interdit : « Noli me tangere » (ne me touche pas ou ne me retiens pas). Selon la légende, elle se rend en Provence avec Marthe et Lazare, évangélise cette région et y meurt après avoir vécu en ermite dans la grotte de la Sainte-Baume où elle demeure durant trente années (Vézelay, en Bourgogne, revendique aussi le tombeau de la sainte). Selon une autre tradition, elle se rend à Ephèse et y meurt. Après la Vierge, Marie-Madelaine est sans doute, parmi les témoins de la vie de Jésus, le personnage qui a été le plus représenté.

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 13:08

Le prénom Benoît vient du latin benedictus, qui signifie béni. Fêté le 11 juillet, Benoît de Nursie est le patron de l’Europe. Il est invoqué contre le poison, la fièvre, et en faveur des mourants.

Prénoms apparentés : Baruch (hébreu), Beneat (breton), Benedetto (italien), Benedict (anglais), Benedikt (allemand), Benito (espagnol), Bennet (anglais).

Un ermite devenu abbé contre son gré

Benoît naît à Nursie, en Ombrie (Italie) dans une famille aisée, vers 480. Sa sœur jumelle est sainte Scholastique. Fuyant la corruption qui règne à Rome, il se fait ermite et demeure dans une grotte, à Subiaco. Sa renommée est si grande que les religieux du couvent voisin de Vicovaro viennent lui demander de prendre la direction de leur communauté. Mais Benoît se montre alors si exigeant envers ses disciples que les moines songent bientôt à l’empoisonner. La coupe qui contient le breuvage mortel se brise après que Benoît a fait le signe de croix.

L’installation au mont Cassin

Benoît retourne alors à sa vie de solitaire. Des disciples le rejoignent, une communauté se forme et acquiert un renom de grande spiritualité. Un jour, un des religieux perd le fer de sa pioche dans le lac voisin. Grâce à l’intervention de Benoît, la tête de métal sort par miracle des flots et vient se remettre sur son manche. Mais, peut-être jalousé par un prêtre des environs, Benoît part de nouveau de Subiaco et s’installe sur le mont Cassin. Il détruit le temple païen qui s’y trouve, et entreprend de bâtir une abbaye promise à une immense célébrité, véritable berceau de la vie monastique européenne.

L’ordre bénédictin

Dans l’abbaye du mont Cassin qui attire de nombreux visiteurs et pèlerins, Benoît écrit la règle de ce qui va devenir l’ordre bénédictin et qui, tout en se gardant d’une trop grande austérité, institue la prière, le travail manuel et la lecture. Ennemi de toute outrance, Benoît s’en prend un jour à un ermite qui a enchaîné son pied à un rocher, près d’une grotte. Au VIIIème siècle, cette règle sera appliquée à tous les monastères européens. À son apogée, à la fin du XIIIème, l’ordre bénédictin comprend plus de 100 000 monastères répartis dans toute l’Europe. Benoît, qui passe pour avoir prévu la date de sa mort, disparait vers 547.

La prophétie et les destructions

Un jour, Benoît prophétise la destruction de son abbaye, et précise que tous les religieux sortiront sains et saufs de cette catastrophe. En effet, l’établissement est une première fois pillé par les Lombards en 590. Puis, le monastère est de nouveau mis à sac par les Sarrasins en 883. En 1943-1944, lors de la Seconde Guerre mondiale, les bâtiments sont tout à fait détruits lors des bombardements aériens que les troupes alliées effectuent sur le mont Cassin pour en déloger les troupes nazies qui s’y sont établies. L’abbaye a ensuite été reconstruite dans les styles classiques et baroques, d’après des plans anciens.

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Source : http://www.whynotflores.com/bd.html

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 18:09

Le prénom Thomas vient d’un mot hébreu qui signifie jumeau. Il est fêté le 3 juillet. C’est le patron des architectes, des constructeurs, des experts et des théologiens, ainsi que des villes italiennes de Parme, Prato et Urbino. Il est invoqué contre la cécité.

L’apôtre septique

Thomas naît sans doute en Galilée, région où il demeure jusqu’à sa rencontre avec Jésus. Lorsque les autres disciples du Christ lui annoncent la résurrection de ce dernier, Thomas se refuse à les croire avant d’avoir pu, par lui-même, en obtenir la preuve : « Si je ne mets pas mon doigt dans la trace des clous, et si je ne mets ma main dans son côté je ne croirai point ». Quelques jours plus tard, l’apôtre est, pour la première fois, mis en présence du Christ ressuscité. Il est invité à toucher ses blessures et, le premier, reconnaît sa nature divine en s’exclamant : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » La lenteur avec laquelle il accepte l’annonce de la résurrection du Christ est source de la célébrité qui est aujourd’hui encore celle de Thomas. C’est ce scepticisme, ce doute qui font de cet apôtre le symbole de l’homme dont la raison le mène à la foi.

L’apôtre en Inde

La légende rapporte que, de nouveau, Thomas se montre incrédule lors de l’Assomption de Marie. Mais la Vierge montée au ciel laisse choir vers l’apôtre sa ceinture. Selon la tradition, Thomas part évangéliser l’Inde. Un jour, le roi Gundophorus lui demande de bâtir un palais, mais l’apôtre distribue l’argent aux pauvres en assurant au monarque qu’il lui bâtit un « palais céleste ». Le disciple du Christ est jeté en prison. Mais il est relâché après que le roi a vu en songe la demeure promise. Thomas aurait été martyrisé près de Madras et son corps transféré en Turquie, ou enterré en un lieu, situé en Inde, aujourd’hui nommé San Tomé.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 13:50

Le prénom Juliette est la forme féminine du prénom Jules. Elle est fêtée le 30 juillet.

Prénoms apparentés : Guiletta (italien), Julie, Julitte.

Une veuve dépouillée par son homme d’affaires

Juliette (ou Julitte ou Julie) est une veuve chrétienne de Césarée (Asie Mineure), assez âgée, que son « homme d’affaires » ou un notable de la ville a dépossédée de la presque totalité de ses biens. Vers 303, un procès commence, à l’initiative de Juliette que l’intendant indélicat veut achever de dépouiller ; plusieurs témoins sont entendus. Leurs dépositions confirment les déclarations de Juliette qui est sur le point de gagner son procès. C’est alors que l’homme d’affaires s’avance devant les juges et accuse la vieille femme d’être chrétienne, ce qui, aux termes d’un édit pris la même année, lui interdit d’aller en justice pour obtenir la réparation d’un dommage.

Le martyre sur le bûcher

Le président du tribunal fait aussitôt apporter un autel et de l’encens. Il demande à Juliette de sacrifier aux dieux. La chrétienne refuse. Après avoir, à plusieurs reprises, réaffirmé sa foi en Jésus-Christ, Juliette est condamnée à être brûlée vive. Sur le chemin du bûcher, elle réconforte plusieurs de ses amies elles aussi promises à la mort. Les flammes la font périr sans pour autant consumer son corps. Selon une autre version de cette légende, Juliette et ses cinq compagnes (Claudia, Euphrasie, Matrona, Phanie et Técuse) sont vierges et condamnées à êtres noyées dans un lac ; saint Théodore repêche les six corps pour les convertir, avant d’être décapité.

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 15:16

Le prénom Jacques vient du nom latin Jacobus. Il est fêté le 25 juillet. Jacques le Majeur est le patron de l’Espagne, du Guatemala, du Nicaragua, des chevaliers, des fourreurs, des laboureurs et des pèlerins.

Prénoms apparentés : Dzheymz (yiddish), Giacomo (italien), Jacmé, Iacob (latin), Jacopo (italien), Jacquemin, Jacquou, Jacut (breton), Jaime (espagnol), Jakez (breton), James, Jammes, Jim (anglais).

Un pêcheur et l’ami de Jésus

Selon la Bible, Jacques est le frère de Jean l’Évangéliste. C’est un pêcheur de Galilée que Jésus appelle alors qu’il est en train de réparer ses filets en compagnie de son frère sur le bord du lac de Génésareth. Jacques et Jean demeurent au côté de Jésus durant les années où le Messie accomplit des miracles et annoncent sa venue. Jacques est mentionné dans le Nouveau Testament à propos de la guérison de la belle-mère de Pierre et de la résurrection de la fille de Jaïre.

Le premier apôtre martyrisé

Jacques et Jean demandent au Christ de leur réserver les places situées de part et d’autre de lui au Paradis. Jacques est un des témoins de la Transfiguration puis plus tard de l’agonie du Christ sur le mont du Golgotha. Mais en dehors de la Bible, on sait peu de chose sur la vie de cet Apôtre, si ce n’est que, après la Crucifixion, il part prêcher en Syrie et est sans doute décapité à Jérusalem, vers 44, sur l’ordre du roi Hérode Agrippa.

Le pèlerinage en Espagne

Une tradition apparue au VIIè siècle veut que Jacques soit allé prêcher en Espagne. Selon une autre légende, née au IXè siècle, cet Apôtre aurait été enterré en Galice après avoir été martyrisé à Jérusalem. Bien qu’elle soit aussi controversée, cette légende connaît un immense succès dans toute la chrétienté. Dès l’an mille, la cité de Saint Jacques de Compostelle et le sanctuaire bâti à l’emplacement supposé de la tombe du saint, attirent des pèlerins venus de toute l’Europe. C’est, après Rome, le plus important centre de la dévotion chrétienne. Sur le chemin, les voyageurs sont hébergés dans des monastères tenus par des clunisiens ou des augustins. Jacques est par ailleurs invoqué par les chrétiens dans la guerre de Reconquête qui les oppose aux musulmans d’Espagne.

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 08:37

Le prénom Camille vient d’un mot latin qui signifie assistant du prêtre. Camille de Lellis est fêté le 14 juillet. Il est le patron des hôpitaux, des malades et des infirmiers.

Prénom apparenté : Camilo (espagnol).

Un géant, joueur et buveur

Camille de Lellis vient au monde le 25 mai 1550 à Bucchianico dans les Abruzzes en Italie ; son père est militaire. Doté d’une intelligence modérée et d’un caractère emporté, il mesure près de deux mètres. Après s’être engagé dans l’armée vénitienne, il est contraint d’abandonner la carrière militaire à cause de son goût pour le jeu. Il s’adonne dès lors sans retenue à cette passion ainsi qu’à la boisson. Camille mène une vie dissolue pendant une dizaine d’années avant d’être, un jour, recueilli par les capucins de la localité de Mangredonia.

Afficher l'image d'origineLa fondation de l’ordre des Ministres des infirmes

La vie de Camille change lorsque, vers 1575, il entre à l’hôpital Saint-Jacques-des-Incurables, à Rome. Il est très ému par les conditions de vie, et de mort, des pensionnaires des établissements hospitaliers. Ordonné prêtre, il fonde l’ordre des Ministres des infirmes (ou camilliens), dont la mission est de secourir les malades, les mourants et les militaires blessées sur les champs de bataille. Dormant peu, claudiquant sur une jambe en raison d’une ancienne blessure, Camille ne cesse de soulager les souffrances d’autrui. En 1607, il abandonne la direction de sa congrégation qui compte alors vingt-trois établissements. Il meurt en 1614. Canonisé le 29 juin 1746 par Benoît XIV, le titre de Protecteur des hôpitaux et des malades lui fut donné en même temps qu’à St Jean de Dieu, par Léon XIII le 22 juin 1886. En 1930, Pie XI le proclame patron du personnel des hôpitaux ainsi que Saint Jean de Dieu.

Le diocèse aux armées rajoute ceci : On pourrait s’étonner que dans l’Église, des prêtres passent leur vie au service des misères et des faiblesses physiques. Mais la charité se souvient de tant de gestes du Christ guérissant et bénissant les foules. N’y a-t-il pas de relations entre le lit de souffrance, la table d’opération et l’autel ? À la suite du Christ, comme le bon Samaritain de l’Évangile du jour, (Luc 10, 25-37), il nous est demandé de servir, spécialement les pauvres et les malades. Aucune eschatologie révolutionnaire, aucune idéologie ne peut nous dispenser de traiter avec justice et amour une personne que nous pouvons secourir.

Il est fréquent de rencontrer sur la route une personne blessée ; il est plus fréquent encore de rencontrer des êtres meurtris par l'échec, les drames familiaux, le chômage, etc. Nous n’avons pas à nous demander : qui est digne d’être considéré comme mon prochain ? Mais, que dois-je faire pour être vraiment le prochain de mes frères ?

La conduite du bon Samaritain fournit la réponse à cette question.

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 21:17

Le prénom Olivier et le nom de l’arbre qui fournit les olives sont tous deux issus d’un mot latin, oliva. Olivier Plunket est fêté le 12 juillet.

Prénoms apparentés : Olive, Oliver (anglais).

Un prêtre irlandais formé à Rome 

Olivier Plunket naît en 1629 en Irlande, alors que le gouvernement anglais de Jacques 1er s’emploie à déposséder les habitants de l’île au profit de colons anglais. Dès l’âge de seize ans, Olivier fait ses études sacerdotales à Rome, où il est ordonné prêtre en 1654. Pendant une quinzaine d’années, il enseigne la théologie dans un collège de la Ville éternelle où il demeure, en raison des persécutions organisées par Cromwell dans son pays natal. Olivier exerce par ailleurs diverses fonctions pour le compte du Saint-Siège.

Persécuté puis condamné à la pendaison

Olivier est nommé par Clément IX archevêque d’Armagh et primat d’Irlande en 1669. Passé les deux premières années de son ministère, il est persécuté par les Anglais. Inculpé pour haute trahison, Olivier est incarcéré à Londres et demeure plusieurs mois en prison. Accusé par deux religieux renégats d’avoir préparé un débarquement de 20 000 soldats français en Irlande et d’avoir levé auprès de son clergé un impôt destiné à combattre l’Angleterre en mettant sur pied une armée de 70 000 hommes, il est condamné à être « pendu, vidé et démembré » en 1681. Il est canonisé en 1975 par le pape Paul VI.

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 13:29

Le père Olivier Manaud vient de publier une BD pour enfants (à partir de 8 ans), dont l’histoire se situe sur les chemins de Saint-Jacques. Il a accepté de répondre à nos questions.

(voir la suite de l'article ici)

Le père Olivier Manaud vient de publier une BD pour enfants sur les chemins de Saint-jacques de Compostelle.

Source : http://www.pelerin.com/

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 21:15

saint Paul ChenPaul CHEN (Chen Changpin) est né le 11 avril 1838 à Sintchen dans la province chinoise du Kouy-tcheou (Guizhou). Sa famille n’est pas chrétienne. Il est instruit grâce à la Sainte-Enfance et est admis au petit séminaire en 1853 où il est baptisé et confirmé le jour de Noël de cette même année. Il fait sa première communion en 1854. Doux et paisible de caractère, il travaille assidûment. En 1857 son père lui demande de rentrer chez lui mais il refuse énergiquement car sa vocation est solide. En 1860 il entre au grand séminaire de Tsin-gay, c’est ici qu’il est arrêté et qu’il est décapité le 29 juillet 1861 avec un autre séminariste Joseph Tchang, un chrétien Jean-Baptiste Lô et Marthe Wang, la cuisinière du séminaire. Le séminaire est détruit par les soldats. Ces quatre martyrs sont déclarés vénérables en 1879 puis béatifiés le 2 mai 1909 par le pape Pie X. Aujourd’hui canonisés, les 120 martyrs de Chine sont fêtés le 9 juillet.

Paul Chen (1838 - 1861) est l'un des enfants scolarisés par l'Œuvre de la Sainte-Enfance, aujourd'hui appelée Enfance Missionnaire.

Il aime la prière, les jeux, les chants, et a appris l'Évangile par cœur. Il reçoit le baptême et décide de devenir missionnaire comme le père Louis Faurie, son maître de catéchisme. Il est admis au Séminaire, apprend le métier de menuisier, étudie avec passion le latin et la théologie et rêve de devenir prêtre. La persécution contre les catholiques brise son rêve le 29 juillet 1861. Paul est exécuté avec d'autres catholiques, il n'a que 23 ans. Paul Chen est le premier enfant chinois à devenir séminariste, martyr et saint. Il est béatifié en 1909. Ses reliques sont amenées à Paris et déposées en la cathédrale Notre-Dame en 1920. Il est canonisé par le pape Jean-Paul II en 2000.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 10:45

MG-00.jpgMaria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d’une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir.

Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d’une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s’appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l’éloignement du village l’empêchèrent de fréquenter l’école.

La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu’il s’agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. « Je puis à peine attendre le moment où demain j’irai à la communion », dit-elle l’après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l’Epoux des vierges.

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l’accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d’être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d’un danger qu’elle ignorait, elle promit de ne jamais céder.

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l’adolescente s’esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers.

L’occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace : « Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer ! » La jeune chrétienne s’écria : « Non ! C’est un péché, Dieu le défend ! Vous iriez en enfer ! » Déchaîné par la passion, n’obéissant plus qu’à son instinct, l’assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon.

Lorsqu’Assunta est mise au courant du drame, Maria git mourante à l’hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron : « Et toi, Maria, pardonnes-tu ? lui demanda-t-il. — Oh, oui ! murmura sans hésitation la douce victime, pour l’amour de Jésus, qu’il vienne avec moi au Paradis. » Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d’atroces douleurs, furent celles-ci : « Que fais-tu Alessandro ? Tu vas en enfer ! » et comme elle se détournait dans un ultime effort, son coeur cessa de battre.

Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu’à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait : « Elle est le fruit mûr d’une famille où l’on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l’obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l’atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s’unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n’était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d’âme des vierges et des martyrs, cette force d’âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité. »

"Jeune comme vous, Maria Goretti a eu part à vos propres problèmes. Elle vous comprend. Elle vous connaît, elle vous aide. Elle sait vos difficultés. Mais elle, elle a vaincu ; et, pour cette raison, elle vous enseigne la route. Maria Goretti aimait la pureté parce que le Christ aime la pureté. En donnant sa propre vie pour la pureté, elle l'a donc donnée pour le Christ. Elle a démontré son amour héroïque pour le Christ en aimant jusqu'à l'héroïsme cette pureté que le Christ aime et commande"

Jean-Paul II, 27 septembre 1986.

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 07:38

Le prénom Isabelle est la traduction de Isabel, variante espagnol du prénom Élisabeth. Isabelle de Portugal est fêtée le 4 juillet. Elle est invoquée contre la guerre.

Isabelle-de-Portugal.jpgFille de roi, épouse de roi

Isabelle de Portugal naît en 1271 (elle est parfois nommée Élisabeth, en hommage à sa grand-tante, Élisabeth de Hongrie). Elle est la fille du roi d’Aragon Pierre III. À l’âge de 12 ans, elle épouse le roi Denis de Portugal. Sur le trône, elle fait montre de piété et de générosité à l’égard du peuple. Isabelle crée ainsi des écoles, hôpitaux orphelinats ou foyers pour les femmes malheureuses.

Une existence vouée à la conciliation et à la paix

Mais le mariage d’Isabelle n’est pas une union heureuse. Le roi Denis se montre jaloux, il mène une vie de débauché. La reine s’emploie à aplanir les querelles familiales. Après que son fils Alphonse s’est révolté contre son père, elle parvient à réconcilier les deux hommes. Plus tard, elle est exilée par son époux dans une forteresse. Denis disparaît en 1325, après s’être repenti. Isabelle décide alors d’entrer chez les clarisses, et passe ses dernières années dans le couvent qu’elle a fondé à Coimbra. En 1336, elle réussit, en se rendant sur le terrain où les armées sont sur le point de se combattre, à éviter que son fils, devenu Alphonse IV, affronte le roi de Castille. Épuisée, elle meurt peu après en contemplant la Vierge. Son tombeau, édifié à Coimbra, devient un lieu de pèlerinage. Elle est canonisée par Urbain VIII en 1626.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 19:28

ThierryLe prénom Thierry est issu de mots germains teud (peuple) et ric (puissant). Il est fêté le 1er juillet.

Le fils d’un voleur devenu moine

Thierry naît à Aumenancourt-le-Grand, dans la Marne. Il est le fils de Marcard, un fameux brigand de grand chemin qui marie son fils très jeune. Le jour même des épousailles, Thierry entend l’appel de Dieu et fait vœu de continence. Après avoir échoué à convaincre sa femme d’entrer avec lui au couvent, Thierry la quitte et se rend à Reims, au côté de Remi. Près de cette cité, il fonde le monastère du Mont-d’Or, richement doté par le souverain mérovingien. Cet établissement, dont Thierry est le premier abbé, survivra jusqu’en 1776, sous le nom d’abbaye de Saint-Thierry. Un jour, Marcard se présente à la porte du couvent. Accueilli par son fils, il se convertit et devient novice avant de faire un moine exemplaire.

Le moine Thierry guérit le roi Thierry

Thierry accomplie plusieurs miracles. Un des fils de Clovis, le roi Thierry Ier, souffre tant d’un œil que les médecins envisagent d’enlever l’organe malade. Mais le souverain n’entend pas devenir borgne : « Si je perds la moitié de mes yeux, je perds la moitié de mon autorité sur mes guerriers. » L’abbé du monastère du Mont-d’Or arrive. D’un simple attouchement, il guérit l’œil du monarque. Par la suite, en souvenir de cette guérison, le lendemain de leur sacre, les rois de France se rendent chez les moines de Saint-Thierry. Thierry disparaît en 533.

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