Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 07:17

Le prénom Brigitte vient d’un mot celtique qui signifie « rayonnante ». Elle est fêtée le 23 juillet. Brigitte de Suède est la patronne de cet État et des pèlerins.

Prénoms apparentés : Berc’hed (breton), Birgitta (allemand), Bridget (anglais), Brigida (italien), Brigide, Brigitta (anglais), Britt.

Ascendance royale et vie à la cour

Brigitte vient au monde en 1303, dans une famille suédoise d’ascendance royale. Son père est gouverneur de la région de l’Uppland. Après la disparition de sa mère, elle reçoit de sa tante une éducation sévère. Brigitte se marie à quatorze ans et donne le jour à huit enfants. Plusieurs d’entre eux, dont la future sainte Catherine de Suède, consacreront leur vie à la religion. En 1335, la jeune femme est appelée à la cour du roi Magnus II. Après avoir condamné la conduite dissipée du souverain, elle décide, de retour d’une visite au tombeau de saint Olaf, en Norvège, d’accomplir un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne.

La fondation de l’ordre des brigittines

En 1344 ou 1346, après la mort de son époux, Brigitte fonde, avec le soutien du roi Magnus II, l’ordre du Saint-Sauveur. Cette confrérie, qui accueille essentiellement des femmes, s’attache à conserver le souvenir de la Passion du Christ ; elle a pour emblèmes cinq petites flammes rouges, qui symbolisent les cinq plaies du Messie crucifié. La vie que mènent les membres de cette congrégation est simple et fondée sur l’étude. Le monastère devient un centre important de la spiritualité médiévale. En 1349, Brigitte rencontre le pape pour obtenir l’approbation de son ordre (elle ne reviendra jamais plus en Suède). Dès lors, elle mène une existence faite de pénitences, s’attache à vivre selon les préceptes de l’Évangile et secourt les pauvres. Brigitte est consultée par les souverains pontifies qui résident alors à Avignon et qu’elle engage à revenir à Rome (c’est ce que Grégoire XI fera, quatre ans après la mort de la sainte en 1377).

Des visions célèbres

Brigitte de Suède est célèbre pour ses visions. Enfant, elle voit apparaître la Vierge, puis le Christ. Après la mort de son mari, l’esprit de Dieu la visite. La description de ces visions, ainsi que les prières prononcées par Brigitte et les règles de l’ordre du Saint-Sauveur, sont rassemblées dans les "Révélations". Brigitte de Suède meurt à Rome, en 1373. Ses reliques sont transférées en Suède un an plus tard. Canonisée en 1391, Brigitte est particulièrement populaire dans les pays scandinaves, en Allemagne, en Hongrie et en Pologne.

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 07:38

Le prénom Madeleine est dérivé du mot hébreu migdal, qui signifie tour fortifiée. Elle est fêtée le 22 juillet. Patronne des coiffeurs, des gantiers, des jardiniers, des parfumeurs, des pêcheurs repentants, des femmes de mauvaise vie et des personnes qui mènent une vie contemplative.

Prénoms apparentés : Maddalena (italien), Magdalen (anglais), Magdalena (allemand, espagnol et latin).

La pécheresse repentante

Marie-Madeleine, ou Marie de Magdala, est une des femmes qui suit Jésus lorsque celui-ci commence à s’adresser aux juifs de Palestine. Selon le Nouveau Testament, le Messie chasse de son corps sept démons. Cette femme incarne, dans la tradition catholique, l’archétype de la pécheresse repentante. En fait, son personnage est souvent confondu avec celui de Marie de Béthanie, la sœur de Marthe et de Lazare et, surtout, celui d’une pécheresse qui lave les pieds du Christ à l’aide de ses larmes qu’elle vers et qu’elle essuie ensuite avec ses cheveux. Il est cependant possible que ces trois femmes n’en fassent qu’une seule.

La première femme à voir le Christ ressuscité

Marie-Madeleine est une des femmes qui chargées des aromates destinés à embaumer le corps, découvrent la tombe de Jésus vide et entendent les anges annoncer la résurrection du Fils de Dieu. C’est la première femme à voir le Christ ressuscité. Elle le confond dans un premier temps avec le jardinier et veut le toucher. Mais Jésus le lui interdit : « Noli me tangere » (ne me touche pas ou ne me retiens pas). Selon la légende, elle se rend en Provence avec Marthe et Lazare, évangélise cette région et y meurt après avoir vécu en ermite dans la grotte de la Sainte-Baume où elle demeure durant trente années (Vézelay, en Bourgogne, revendique aussi le tombeau de la sainte). Selon une autre tradition, elle se rend à Éphèse et y meurt. Après la Vierge, Marie-Madeleine est sans doute, parmi les témoins de la vie de Jésus, le personnage qui a été le plus représenté.

Lecture du Cantique des cantiques 3, 1-4

Paroles de la bien-aimée. Sur mon lit, la nuit, j’ai cherché ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. Oui, je me lèverai, je tournerai dans la ville, par les rues et les places : je chercherai ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. Ils m’ont trouvée, les gardes, eux qui tournent dans la ville : « Ce que mon âme désire, l’auriez-vous vu ? » À peine les avais-je dépassés, j’ai trouvé ce que mon âme désire : je l’ai saisi et ne le lâcherai pas. – Parole du Seigneur.

Psaume 62

  • Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau.
  • Je t'ai contemplé au sanctuaire, j'ai vu ta force et ta gloire. Ton amour vaut mieux que la vie : tu seras la louange de mes lèvres !
  • Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom. Comme par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
  • Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l'ombre de tes ailes. Mon âme s'attache à toi, ta main droite me soutient.

Alléluia. Alléluia. « Dis-nous, Marie Madeleine, qu'as-tu vu en chemin ? J'ai vu le tombeau du Christ vivant, j'ai vu la gloire du Ressuscité ». Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20, 1. 11-18

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé ». Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre ». Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ». Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit. – Acclamons la Parole de Dieu.

 

MM01.jpgMM02MM03.JPGMM04.jpgMM05.jpgMM06.jpg

Partager cet article
Repost0
15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 08:53

Saint Bonaventure, né en Toscane, reçut au baptême le nom de Jean. C’était l’an 1221, Honorius III étant pape, Frédéric II Hohenstaufen empereur et Philippe-Auguste roi de France.

À l’âge de quatre ans, il fut attaqué d’une maladie si dangereuse, que les médecins désespérèrent de sa vie. Sa mère alla se jeter aux pieds de saint François d’Assise, le conjurant d’intercéder auprès de Dieu pour un enfant qui lui était si cher. Le Saint, touché de compassion, se mit en prière, et le malade se trouva parfaitement guéri. Par reconnaissance, Jean entra dans l’Ordre fondé par saint François, et en devint l’ornement et la gloire.

Le saint patriarche, près de finir sa course mortelle, lui prédit toutes les grâces dont la miséricorde divine le comblerait, et s’écria tout à coup, dans un ravissement prophétique « O buona ventura ! Ô la bonne aventure ! » De là vint le nom de Bonaventure qui fut donné à notre Saint.

Saint Bonaventure fut envoyé à l’Université de Paris, où il devait lier avec saint Thomas d’Aquin une amitié qui sembla faire revivre celle de saint Grégoire de Nazianze et de saint Basile. Tous deux couraient plus qu’ils ne marchaient dans la carrière des sciences et de la vertu, et, d’étudiants de génie, parvinrent en peu de temps à la gloire des plus savants professeurs et des docteurs les plus illustres.

L’invocation de l’Esprit-Saint commençait toujours l’étude de saint Bonaventure, qui n’était, du reste, que la prolongation de sa fervente oraison.

Saint Thomas vint un jour le visiter et lui demanda dans quels livres il puisait cette profonde doctrine qu’on admirait si justement en lui. Saint Bonaventure lui montra quelques volumes ; mais, son ami faisant l’incrédule, il finit par montrer un crucifix qui était sur sa table, et lui dit : « Voilà l’unique source de ma doctrine ; c’est dans ces plaies sacrées que je puise mes lumières ! »

Élu général de son Ordre malgré ses larmes, il continua ses travaux ; mais, de tous, celui qui lui fut le plus cher fut la Vie de saint François d’Assise, qu’il écrivit avec une plume trempée dans l’amour divin, après avoir visité tous les lieux où avait passé son bienheureux père.

Saint Thomas vint un jour lui rendre visite, et, à travers sa porte entr’ouverte, l’aperçut ravi, hors de lui-même et élevé de terre, pendant qu’il travaillait à la vie du saint fondateur ; il se retira avec respect, en disant : « Laissons un Saint faire la vie d’un Saint. »

Saint Bonaventure n’avait que trente-cinq ans quand il fut élu général des Franciscains, et il avait à peu près cinquante et un ans quand le pape Grégoire X le nomma cardinal-évêque d’Albano. Les envoyés du pape le trouvèrent, lui, général de l’Ordre, occupé, avec plusieurs frères, à laver la vaisselle ; saint Bonaventure leur demanda d’achever sa tâche, et, en attendant, fit suspendre le chapeau de cardinal qu’on lui apportait à une branche d’arbre voisin.

Ce grand Saint mourut deux ans après, le 14 juillet. C’était l’an 1274, Grégoire X étant pape, Rodolphe Ier empereur d’Allemagne et Philippe III roi de France.

Il est souvent représenté en costume de son Ordre, mais avec le chapeau de cardinal.

Source : http://www.cassicia.com/FR/

Saint Bonaventure fut messager d'espérance. Nous trouvons une belle image de l'espérance dans l'une de ses prédications de l'Avent, où il compare le mouvement de l'espérance au vol de l'oiseau, qui déploie ses ailes le plus possible, et qui emploie toutes ses forces pour battre de ses ailes. Il devient, dans un certain sens, lui-même entièrement mouvement pour aller vers le haut et voler. Espérer, c'est voler, dit saint Bonaventure. Mais l'espérance exige que tous nos membres deviennent mouvement et se projettent vers la véritable hauteur de notre être, vers les promesses de Dieu. Celui qui espère - affirme-t-il - "doit relever la tête, dirigeant vers le haut ses pensées, vers le sommet de notre existence, c'est-à-dire vers Dieu" (Sermo XVI, Dominica I Adv., Opera omnia, IX, 40a).

Pape Émérite Benoît XVI

 

Partager cet article
Repost0
15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 07:27

Anne-Marie Javouhey, née le 10 novembre 1779 dans un village de Bourgogne, entend l’appel de Dieu à annoncer dans les cinq continents son amour pour tous, sans distinction de culture, de religion, de condition sociale. Elle est fêtée le 15 juillet. Voici les dates importantes de sa vie.

Enfance et vocation

Née en 1779 dans un foyer riche de foi, la fille aînée de la famille Javouhey passe une enfance heureuse dans le village de Chamblanc, en Bourgogne.

Bientôt, la Révolution française veut détruire la religion catholique. La jeune Anne catéchise les enfants, guide dans la nuit les prêtres pourchassés. Dans le petit oratoire du jardin familial, elle passe de longs moments en prière ; un appel se fait pressant en elle. Dans la nuit du 11 novembre 1798, en présence d’un prêtre proscrit, de sa famille et d’amis sûrs, elle consacre sa vie à Dieu pour toujours.

Sœurs de la Charité, puis à la Trappe de la Valsainte

Tous les couvents ont été emportés par la tourmente révolutionnaire. Anne Javouhey se met en quête, d’abord à Besançon où Jeanne-Antide Thouret cherche à faire renaître des Sœurs de la Charité, puis à la Trappe de la Valsainte, en Suisse, où elle retrouve Dom de Lestrange. Elle découvre que sa mission n’est pas là et reprend sa route tâtonnante : catéchisme, accueil d’orphelines, petites écoles gratuites…

Échecs successifs dans la pauvreté, la misère parfois.

Fondation des sœurs Saint Joseph de Cluny

Le pape Pie VII s’arrête à Chalon-sur-Saône après avoir sacré empereur Napoléon, en 1804. Anne et ses trois sœurs vont le rencontrer, il les encourage. D’autres jeunes filles se joignent à elles. Anne va trouver l’évêque d’Autun qui lui demande de rédiger une règle de vie puis de solliciter des Statuts pour la société naissante ; ceux-ci sont approuvés par l’empereur le 12 décembre 1806.

Le 12 mai 1807, neuf jeunes filles émettent leurs vœux de religion devant l’évêque d’Autun, dans l’église Saint-Pierre de Chalon.

« Nous voilà religieuses ! » écrit Sœur Anne-Marie qui peut désormais donner libre cours à son dynamisme. Elle obtient la jouissance du grand Séminaire d’Autun, devenu bien national, y accueille des fillettes qu’elle éduque et forme au travail manuel. Les blessés de la guerre d’Espagne affluent, les sœurs se transforment en infirmières à leur chevet. Au bout de trois ans il faut chercher une autre maison ; Balthazar Javouhey achète pour ses filles l’ancien couvent des Récollets à Cluny. Le nom de Cluny, lié à celui des Sœurs de Saint Joseph, va bientôt être connu dans les cinq continents.

L’essor missionnaire

L’appel de Dieu, peu à peu dévoilé, entraînera les sœurs de Cluny bien loin des plaines de Chamblanc. Le départ à l’île Bourbon, terre lointaine et inconnue, exprime la réponse d’Anne-Marie à cet appel et sa volonté de répondre aux besoins de son temps, quelles que soient les difficultés. Avant sa mort, les cinq continents auront vu arriver ses sœurs pour éduquer, soigner, évangéliser pauvres et riches, enfants et adultes, noirs et blancs, tous « fils du Père commun ».

En Guyane

« Faire tomber les chaînes injustes, rendre la liberté aux opprimés ». Isaïe 58

A Mana, un village est construit, des terres sont défrichées et mises en culture, des esclaves en fuite sont accueillis, les malades de la lèpre sont installés dans un lieu verdoyant, des libérations se préparent… Soutenue par la certitude de faire « l’œuvre de Dieu », malgré oppositions et critiques, Anne-Marie Javouhey réussit à rendre des centaines d’esclaves capables de vivre libres, dans le calme.

Bienheureuse Anne-Marie Javouhey

Ardente et intrépide, prompte à aimer et à pardonner, d’une bonté qui ne connaît ni limites ni entraves, Anne-Marie Javouhey vit une intense union à Dieu qui se fortifie dans les épreuves et la lance dans le service inconditionnel des enfants, des malades du corps et de l’esprit, des gens méprisés, de tous les pauvres qui croisent son chemin.

Ses intuitions prophétiques, son sens pédagogique, ses initiatives audacieuses, sa puissance créatrice ont leur source dans sa confiance inébranlable en Dieu et la certitude de son appel. Chez elle, l’action de grâces jaillit en toute circonstance. Elle meurt le 15 juillet 1851 à Paris et, le 15 octobre 1950, le pape Pie XII la proclame bienheureuse.

Dates-clés

1779 : 10 novembre, naissance d’Anne-Marie Javouhey dans un village de Bourgogne, en France

1798 : 11 novembre, elle se consacre à Dieu au cours d’une messe clandestine

1807 : Fondation de la congrégation à Chalon-sur-Saône

1812 : Acquisition de la maison de Cluny ; la congrégation prend le nom de Saint Joseph de Cluny

1817 : Départ de Sœurs pour l’île Bourbon (La Réunion) et, plus tard, pour le Sénégal, les Antilles françaises et anglaises, Saint Pierre et Miquelon, l’Inde, l’Océanie, Madagascar …

1822 : La fondatrice part pour deux ans en Afrique : Sénégal, Gambie, Sierra Leone

1828 : Elle va en Guyane, à Mana, jusqu’en 1833

1835 : Deuxième séjour de Mère Javouhey en Guyane où le gouvernement lui confie la préparation de centaines d’esclaves à leur libération

1840 : 19 septembre : à Paris ordination des trois premiers prêtres sénégalais formés par les soins de Mère Javouhey

1843 : En août retour en France de Mère Javouhey après la libération de tous les esclaves à Mana

1849 : Acquisition de la maison qui deviendra la Maison-Mère, au Faubourg Saint Jacques, à Paris

1851 : 15 juillet : mort d’Anne-Marie Javouhey à Paris. Elle laisse plus de 1000 Sœurs réparties en 140 communautés dans les cinq parties du monde.

1950 : À Rome, béatification d’Anne-Marie Javouhey par le Pape Pie XII.

2004 : Lancée en 2004 dans le cadre de « l’Année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de son abolition », Chamblanc, Seurre et Jallanges (les villes de l’enfance de Anne-Marie Javouhey) sont inscrits dans le projet international de « la Route des abolitions » de l’Unesco.

2011 : Les descendants des 185 esclaves libérés par Anne-Marie Javouhey en 1838, viennent sur les traces de leur « ché Mé » pour planter la forêt de la mémoire en trois lieux ; Jallanges son village natal, Seurre où elle fut baptisée et Chamblanc son village d’enfance.

Source : https://sj-cluny.org/Histoire-d-Anne-Marie-Javouhey

 

Partager cet article
Repost0
15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 07:10

Forme germanique de Bernard. Vient du germain "bern et hard" Signifie : "ours et fort, dur" Bernhard est fêté le 15 juillet.

http://www.demetz-patrick.com

Bernhard II von Baden, est né à Baden-Baden en 1428. Il est le deuxième fils du margrave Jacques Ier de Baden et de son épouse Catherine de Lorraine. Il est né à la fin de la deuxième décennie du XVe siècle au château de Hohenbaden à Baden-Baden. Sa date de naissance exacte n’est pas connue. Sa piété et son souci des pauvres sont exemplaires.

Bernhard II von Baden grandit dans une famille ou la religion tient une place importante. Son père est à l'origine de la construction du monastère de Fremersberg, aujourd'hui détruit, et de l'embellissement de la Stiftskirche à Baden.

Bernhard reçoit une excellente éducation, pour le préparer à sa tâche de Landesherr. Il devait occuper différentes fonctions dans la marche du Nord, et devenir Margrave, à Pforzheim, Eberstein et Besigheim. Par son frère aîné Charles qui a épousé Catherine d'Autriche, sœur de Frédéric III, la famille des Margrave est apparentée aux Habsbourg. En 1452, Frédéric III est couronné empereur à Rome. Bernhard est envoyé à la cour pour apprendre les bonnes manières et recevoir une éducation de chevalier. Il se trouve être, malgré son âge le représentant de Frédéric III. Il transfère ses fonctions dans le margrave familiale à son frère Charles.

Bernhard est conscient des vicissitudes de son époque et cherche, de manière exemplaire, à atténuer la détresse et la misère en lassant une grande partie de ses revenus aux nécessiteux. De plus, il fait montre d'une grande piété. Il impression déjà ses contemporains par son mode de vie. Suite à la prise de Constantinople par les Turcs en 1453, les Habsbourg projettent une croisade contre l'Empire ottoman. Bernard est envoyé dans les cours princières européenne pour les rallier à cette cause.

Il meurt pendant son voyage le 15 juillet 1458 à Moncalieri en Italie du Nord. Bernhard est vénère dans cette région. Il est béatifié par le pape Sixte V. Son procès en vue de son éventuelle canonisation est ouvert par l'archevêché de Fribourg.

Sa tombe dans l'église de Moncalieri, est rapidement devenue un lieu de pèlerinage pour les chrétiens croyants. Comme de nombreuses guérisons miraculeuses ont eu lieu sur sa tombe à Moncalieri, il est béatifié en 1769. Pour cette raison, le margrave Auguste Georges von Baden fait édifier une fontaine dédiée à Bernhard à Rastatt.

Source : https://www.facebook.com/Jackyada09/

 

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 07:49

Le prénom Camille vient d’un mot latin qui signifie assistant du prêtre. Camille de Lellis est fêté le 14 juillet. Il est le patron des hôpitaux, des malades et des infirmiers.

Prénom apparenté : Camilo (espagnol).

Un géant, joueur et buveur

Camille de Lellis vient au monde le 25 mai 1550 à Bucchianico dans les Abruzzes en Italie ; son père est militaire. Doté d’une intelligence modérée et d’un caractère emporté, il mesure près de deux mètres. Après s’être engagé dans l’armée vénitienne, il est contraint d’abandonner la carrière militaire à cause de son goût pour le jeu. Il s’adonne dès lors sans retenue à cette passion ainsi qu’à la boisson. Camille mène une vie dissolue pendant une dizaine d’années avant d’être, un jour, recueilli par les capucins de la localité de Mangredonia.

La fondation de l’ordre des Ministres des infirmes

La vie de Camille change lorsque, vers 1575, il entre à l’hôpital Saint-Jacques-des-Incurables, à Rome. Il est très ému par les conditions de vie, et de mort, des pensionnaires des établissements hospitaliers. Ordonné prêtre, il fonde l’ordre des Ministres des infirmes (ou camilliens), dont la mission est de secourir les malades, les mourants et les militaires blessées sur les champs de bataille. Dormant peu, claudiquant sur une jambe en raison d’une ancienne blessure, Camille ne cesse de soulager les souffrances d’autrui. En 1607, il abandonne la direction de sa congrégation qui compte alors vingt-trois établissements. Il meurt en 1614. Canonisé le 29 juin 1746 par Benoît XIV, le titre de Protecteur des hôpitaux et des malades lui fut donné en même temps qu’à St Jean de Dieu, par Léon XIII le 22 juin 1886. En 1930, Pie XI le proclame patron du personnel des hôpitaux ainsi que Saint Jean de Dieu.

Le diocèse aux armées rajoute ceci : On pourrait s’étonner que dans l’Église, des prêtres passent leur vie au service des misères et des faiblesses physiques. Mais la charité se souvient de tant de gestes du Christ guérissant et bénissant les foules. N’y a-t-il pas de relations entre le lit de souffrance, la table d’opération et l’autel ? À la suite du Christ, comme le bon Samaritain de l’Évangile du jour, (Luc 10, 25-37), il nous est demandé de servir, spécialement les pauvres et les malades. Aucune eschatologie révolutionnaire, aucune idéologie ne peut nous dispenser de traiter avec justice et amour une personne que nous pouvons secourir.

Il est fréquent de rencontrer sur la route une personne blessée ; il est plus fréquent encore de rencontrer des êtres meurtris par l'échec, les drames familiaux, le chômage, etc. Nous n’avons pas à nous demander : qui est digne d’être considéré comme mon prochain ? Mais, que dois-je faire pour être vraiment le prochain de mes frères ?

La conduite du bon Samaritain fournit la réponse à cette question.

Vie de st Camille de Lellis 1550-1614Vie de st Camille de Lellis 1550-1614
Partager cet article
Repost0
12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 20:07

Le prénom Henri vient du germain heim, « maison, foyer », et rik, « roi ». Henri est fêté le 12 juillet.

Prénoms apparentés : Henry, Hank, Harry, Harriet, Enrique.

C’est un empereur chrétien que l’Église fête aujourd’hui : un homme qui a su concilier les exigences respectives de sa foi et de son devoir d’état.

Élevé très pieusement par sa mère, puis par un saint moine évêque, Henri devient duc de Bavière en 995, à l’âge de 22 ans. À la mort d’Othon III (1002) qui ne laisse pas d’héritier, Henri est élu pour lui succéder à la tête de l’empire germanique. Dans un premier temps, il est couronné à Mayence puis, quelques années plus tard (1014), à Saint-Pierre de Rome par le Pape lui-même. La tâche qui lui échoit est difficile, car l’empire est composé d’une mosaïque d’états correspondant à ce qui est pour nous l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, l’Autriche, l’Italie du Nord. Henri passe beaucoup de temps à sillonner l’empire pour essayer d’y établir la paix, cherchant d’abord le Royaume de Dieu et sa justice.

Dans un contexte politico-religieux qui n’est plus le nôtre, Henri se montre un ardent défenseur des intérêts du Christ et de l’Église. Il a toujours à cœur de désigner – puisque tel est son droit – des évêques dignes de ce nom, soucieux de faire grandir le peuple de Dieu dans la foi et d’engager les réformes nécessaires. Il préside des synodes et intervient en matière de liturgie. Il serait à l’origine de la monition du pape Benoît VIII prescrivant le chant du Credo à la messe les dimanches et jours de fête. Il fonde l’évêché de Bamberg (1007) sur lequel il fait ériger une cathédrale dédiée à la Vierge Marie et à saint Pierre. Il aime s’y retirer pour prier.

Henri est également un grand bienfaiteur des abbayes et monastères, ami d’Odilon de Cluny et de Richard de Saint-Vannes.

Dans un monde où les repères manquent, il donne, avec sa femme sainte Cunégonde, le témoignage d’un couple uni, attentif aux valeurs évangéliques.

Il meurt en 1024. Canonisé par le pape cistercien Eugène III, il repose avec son épouse dans la cathédrale de Bamberg.

 

 

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 20:28

Le prénom Benoît vient du latin benedictus, qui signifie béni. Fêté le 11 juillet, Benoît de Nursie est le patron de l’Europe. Il est invoqué contre le poison, la fièvre, et en faveur des mourants.

Prénoms apparentés : Baruch (hébreu), Beneat (breton), Benedetto (italien), Benedict (anglais), Benedikt (allemand), Benito (espagnol), Bennet (anglais).

Un ermite devenu abbé contre son gré

Benoît naît à Nursie, en Ombrie (Italie) dans une famille aisée, vers 480. Sa sœur jumelle est sainte Scholastique. Fuyant la corruption qui règne à Rome, il se fait ermite et demeure dans une grotte, à Subiaco. Sa renommée est si grande que les religieux du couvent voisin de Vicovaro viennent lui demander de prendre la direction de leur communauté. Mais Benoît se montre alors si exigeant envers ses disciples que les moines songent bientôt à l’empoisonner. La coupe qui contient le breuvage mortel se brise après que Benoît a fait le signe de croix.

L’installation au mont Cassin

Benoît retourne alors à sa vie de solitaire. Des disciples le rejoignent, une communauté se forme et acquiert un renom de grande spiritualité. Un jour, un des religieux perd le fer de sa pioche dans le lac voisin. Grâce à l’intervention de Benoît, la tête de métal sort par miracle des flots et vient se remettre sur son manche. Mais, peut-être jalousé par un prêtre des environs, Benoît part de nouveau de Subiaco et s’installe sur le mont Cassin. Il détruit le temple païen qui s’y trouve, et entreprend de bâtir une abbaye promise à une immense célébrité, véritable berceau de la vie monastique européenne.

L’ordre bénédictin

Dans l’abbaye du mont Cassin qui attire de nombreux visiteurs et pèlerins, Benoît écrit la règle de ce qui va devenir l’ordre bénédictin et qui, tout en se gardant d’une trop grande austérité, institue la prière, le travail manuel et la lecture. Ennemi de toute outrance, Benoît s’en prend un jour à un ermite qui a enchaîné son pied à un rocher, près d’une grotte. Au VIIIème siècle, cette règle sera appliquée à tous les monastères européens. À son apogée, à la fin du XIIIème, l’ordre bénédictin comprend plus de 100 000 monastères répartis dans toute l’Europe. Benoît, qui passe pour avoir prévu la date de sa mort, disparait vers 547.

La prophétie et les destructions

Un jour, Benoît prophétise la destruction de son abbaye, et précise que tous les religieux sortiront sains et saufs de cette catastrophe. En effet, l’établissement est une première fois pillé par les Lombards en 590. Puis, le monastère est de nouveau mis à sac par les Sarrasins en 883. En 1943-1944, lors de la Seconde Guerre mondiale, les bâtiments sont tout à fait détruits lors des bombardements aériens que les troupes alliées effectuent sur le mont Cassin pour en déloger les troupes nazies qui s’y sont établies. L’abbaye a ensuite été reconstruite dans les styles classiques et baroques, d’après des plans anciens.

Benoit-1.jpg

 

Benoit-2.jpg

Source : http://www.whynotflores.com/bd.html

 

 

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 13:54

André naît le 26 novembre 1866 à Guebwiller où se sont installés ses parents Luc et Lucie, il est leur sixième enfant. La famille Bauer mène une vie modeste mais profondément chrétienne. Le père qui est président de la Confrérie des hommes de la paroisse travaille à la filature Schlumberger, les deux époux sont tertiaires franciscains et les enfants font partie de la confrérie de la paroisse.

À l’âge de 10 ans il entre lui aussi à la filature Schlumberger qu’il quitte en 1880 pour entrer en apprentissage chez un jardinier. Embauché par la famille De Barry, il profite de ses temps libres pour rendre service aux sœurs de l’orphelinat : il assiste aux offices et fleurit la chapelle. Après le désastre de la guerre de 1870, la famille quitte l’Alsace pour Belfort avant de rejoindre leurs autres enfants à Paris, André a alors 19 ans.

La vocation franciscain

À Paris, André poursuit son métier de jardinier et se perfectionne dans les techniques de jardinage. Parlant mal le français, la famille rejoint la mission de la langue allemande où existe une fraternité séculière franciscaine. C’est ainsi que « Dieu avait mis Saint François sur le chemin d’André ».

Bien vite, André pense au don total et s’en ouvre à son confesseur, un père Jésuite, qui le recommande au supérieur des Franciscains du couvent de Sainte Anne. Il accepte d’être simple frère et d’entrer au couvent pour la tâche humble d’auxiliaire des pères et sa candidature est reçue le 27 juin 1886. Il part pour la Grande Bretagne où il suit sa formation et reçoit l’habit d’oblat au couvent de Clevedon : il est au comble du bonheur !

Service militaire et soutien familial

André a alors 20 ans et intègre la nationalité française. Il tire le mauvais numéro et doit effectuer un service militaire de 5 ans qui sera réduit à 3 ans à Sainte Ménéhould. Libéré de ses obligations militaires en 1890, il rejoint ses parents à Paris pour les aider à se sortir d’une situation difficile. Il remet donc à plus tard son retour à la vie religieuse, mais sa mère consciente de son drame de conscience, le conjure de suivre sa vocation.

Formation religieuse

Il retourne au couvent de Sainte Anne d’où il est envoyé à Roubaix pour commencer son postulat. Son temps de probation se termine en 1895 et il commence son noviciat de frère mineur au couvent d’Amiens. Le 19 mars 1895 à la Saint Joseph, il reçoit l’habit de franciscain : désormais il est « Frère André » et fait sa profession de foi le 25 mars 1896 lors de la fête de l’Annonciation.

La vocation missionnaire

Au couvent de la rue des Fourneaux il rencontre un franciscain italien le Père François Fogolla vicaire général de Mgr Grassi évêque en Chine au Shanxi accompagné d’un jeune chinois de 15 ans Dong Bodi séminariste tertiaire. À son contact, André sent remonter en lui son désir de don total et son regard se porte vers la Chine d’autant plus que le Père Fogolla devenu évêque cherche des apôtres pour son vicariat. Il reçoit finalement le consentement de ses supérieurs : « Dieu l’a appelé en Chine ! »

Départ pour un long voyage

Après de longs préparatifs il se retrouve avec 14 religieuses de l’Institut des Franciscaines de Marie sur le Salazie en partance pour la Chine. Au bout d’une longue traversée, ils atteignent la mer de Chine le 12 avril 1899 pour reprendre le voyage le 16 avril sur le « Wuchang » et arriver le 20 avril à Takou. Le voyage se poursuit en train jusqu’à Tien-Sin qu’ils quittent le 26 avril et c’est en caravane de mules qu’ils atteignent Taiyuan le 4 mai où les attend Mgr Fogolla.

La vie missionnaire en Chine

Les Franciscains établis à Taiyuan y ont construit une grande résidence, une cathédrale, un séminaire et un orphelinat. C’est dans cette cathédrale que frère André prononce ses vœux solennels et perpétuels le 21 mai 1899 avant de commencer son travail de missionnaire.

Frère André se met rapidement au courant des habitudes chinoises, en adopte le costume et se met à l’étude de la langue. Il vit dans une cellule au confort des plus élémentaires et se montre toujours occupé à de multiples tâches en véritable « factotum » tout en cherchant à s’instruire. Il allie ainsi harmonieusement son désir de vie intérieure et un grand sens pratique de la vie. Chargé d’aider les sœurs à l’orphelinat, il intervient également au dispensaire où il est nommé infirmier et visite des malades aux alentours.

Ses confrères le qualifient de dévoué, attentif, courageux, observateur, patient, amical, rayonnant de joie, sachant bien rire et plaisanter, toujours de bonne humeur et un monument de piété qui ne manque jamais dans ses lettres de se recommander aux prières de ses proches.

Persécution et massacre

La révolte dite des « Boxers » fait suite aux vicissitudes politiques qui ont fait suite à la « guerre de l’opium » et de « traités inégaux » imposés par les puissances occidentales, mais le massacre des missionnaires a été provoqué pour un motif purement religieux : la haine envers les chrétiens née des brutales prises de possession par les Allemands, Russes, Anglais et Français. Des églises sont brûlées, Mgr Grassi pense que les troubles ne sont que passagers, mais la menace des « Boxers » s’accentue et un décret impérial demande l’expulsion des missionnaires.

Le soir du 5 juillet 1900, un groupe de 26 personnes comprenant les deux évêques, deux pères, le frère André, cinq séminaristes et sept sœurs franciscaines et neuf employés sont emmenées à la maison mandarinale de Tsou-teou-han sous le prétexte que la maison est sûre. Les missionnaires peuvent y célébrer, recevoir des visites de l’extérieur, mais les européens ne peuvent en sortir. Frère André qui se prépare depuis longtemps au martyre, se montre gai voire impatient de monter au ciel, tout comme les sœurs et les séminaristes.

Les évènements se précipitent et le 9 juillet 1900 les soldats entrent dans la maison et emmènent les occupants au tribunal du vice-roi où ils sont condamnés à mort et massacrés

Béatifié en octobre 1946 par le Pape Pie XII et canonisé par Jean-Paul II le 1.10.2000, dans le groupe des 120 martyrs de Chine. Il est fêté le 9 juillet.

Source : https://www.paroisses-catholiques-guebwiller.fr/

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2021 2 06 /07 /juillet /2021 07:07

MG-00.jpgMaria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d’une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir.

Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d’une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s’appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l’éloignement du village l’empêchèrent de fréquenter l’école.

La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu’il s’agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. « Je puis à peine attendre le moment où demain j’irai à la communion », dit-elle l’après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l’Epoux des vierges.

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l’accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d’être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d’un danger qu’elle ignorait, elle promit de ne jamais céder.

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l’adolescente s’esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers.

L’occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace : « Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer ! » La jeune chrétienne s’écria : « Non ! C’est un péché, Dieu le défend ! Vous iriez en enfer ! » Déchaîné par la passion, n’obéissant plus qu’à son instinct, l’assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon.

Lorsqu’Assunta est mise au courant du drame, Maria git mourante à l’hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron : « Et toi, Maria, pardonnes-tu ? lui demanda-t-il. — Oh, oui ! murmura sans hésitation la douce victime, pour l’amour de Jésus, qu’il vienne avec moi au Paradis. » Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d’atroces douleurs, furent celles-ci : « Que fais-tu Alessandro ? Tu vas en enfer ! » et comme elle se détournait dans un ultime effort, son coeur cessa de battre.

Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu’à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait : « Elle est le fruit mûr d’une famille où l’on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l’obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l’atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s’unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n’était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d’âme des vierges et des martyrs, cette force d’âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité. » Elle est fêtée le 6 juillet.

"Jeune comme vous, Maria Goretti a eu part à vos propres problèmes. Elle vous comprend. Elle vous connaît, elle vous aide. Elle sait vos difficultés. Mais elle, elle a vaincu ; et, pour cette raison, elle vous enseigne la route. Maria Goretti aimait la pureté parce que le Christ aime la pureté. En donnant sa propre vie pour la pureté, elle l'a donc donnée pour le Christ. Elle a démontré son amour héroïque pour le Christ en aimant jusqu'à l'héroïsme cette pureté que le Christ aime et commande"

Jean-Paul II, 27 septembre 1986.

 MG-01.jpgMG-02.jpgMG-03.jpgMG-04.jpgMG-05.jpgMG-06.jpgMG-07.jpg

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 06:55

Saint Antoine-Marie naquit d’une famille noble de Crémone. La pénétration de son esprit, accrue encore par l’intégrité de sa vie, lui donna la supériorité sur ses condisciples. Après avoir conquis ses grades de docteur en médecine à Padoue, il comprit, sur un avertissement de Dieu, qu’il était appelé à guérir les maladies des âmes plutôt que celles des corps.

Comme le jeune homme de l’Évangile, il avait observé les Commandements dès son enfance ; plus fidèle que lui, il quitta tout pour suivre Jésus. Il fonda l’Ordre des Clercs réguliers dont les membres s’appellent les Barnabites, parce qu’ils s’installèrent près de l’église Saint-Barnabé. Saint Antoine-Marie leur donna saint Paul comme modèle et protecteur.

Il était, comme ce grand Apôtre, rempli de la science suréminente du Christ. Aussi l’Introït, le Graduel, l’Alléluia et la Communion lui appliquent-ils les paroles mêmes de l’Apôtre et l’Épître est-elle celle où le Docteur des Gentils donne à son disciple Timothée les conseils qui le guidèrent dans son enseignement.

Consolé par la vision céleste des Apôtres, il mourut très saintement à l’âge de trente-six ans, en l’année 1539.

Lorsque Louis XII, Roy de France recouvra par sa valeur, sa bonne conduite, et la force de ses armes, son Duché de Milan, il y avait dans la ville Capitale une Confrérie appelée de la Sagesse Éternelle, dont Jean Antoine Belley, Commandeur de Saint-Antoine de Grenoble, homme d’insigne piété, était Directeur.

Elle était composée de personnes de toutes conditions, ecclésiastiques, régulières, séculières, mariées, et autres. L’église de sainte Marthe était le lieu où les Confrères s’assemblaient pour administrer et recevoir les saints Sacrements, et vaquer aux autres exercices de piété.

Les Gouverneurs qui furent successivement établis en ce pays-là, Gaston de Foix, Lautrec et autres, connaissant la grande utilité que ces Confrères apportaient en diverses manières au public, leur procurèrent de la munificence et libéralité de nos Rois, des pensions et des privilèges, dont ils les firent toujours jouir.

L’an 1525, saint Antoine-Marie Zaccaria Gentilhomme Crémonois, qui s’était déjà beaucoup appliqué dans son pays aux œuvres de piété et de charité envers le prochain, étant venu à Milan pour traiter de quelques affaires, y donna des preuves de sa bonne vie et de ses rares vertus, dont le bruit avait déjà rempli cette grande ville, de sorte qu’il attira à sa connaissance plusieurs personnes, qui désiraient s’adonner à la piété et à la pratique des vertus.

Les premiers qui s’unirent à lui furent deux Gentilshommes Milanais, le Vénérable Barthélemy Ferrari et le Vénérable Jacques-Antoine Morigia ; le premier de la famille des Ferrari et le second de celle des Morigia, dont on tient que les deux saints Martyrs Nabor et Félix, la bienheureuse Catherine de Paleauze, le Bienheureux Albert de l’Ordre de saint François, et la vénérable servante de Dieu, Angèle, religieuse au Monastère du Mont, sont sortis.

Ces deux Gentilshommes s’étaient dès longtemps auparavant enrôlés en la Confrérie de la Sagesse éternelle, tellement qu’étant déjà fort expérimentés en la pratique des œuvres de piété et de Charité, ils connurent bientôt la portée de l’Esprit de saint Antoine-Marie Zaccaria. Et animés tous trois d’un saint zèle ils s’associèrent et commencèrent à consulter ensemble des moyens de combattre les vices, qui régnaient en ce temps-là parmi les hommes et conclurent que le plus propre serait d’établir un nouvel ordre, ou plutôt de remettre en son ancienne vigueur dans l’Église, l’ordre des Clercs Réguliers, parce qu’ils pourraient avec beaucoup de commodité contribuer par toutes sorte de bonnes œuvres au salut du peuple.

C’était peu d’avoir jugé que l’établissement de cet Ordre était le moyen le plus propre et le plus utile pour venir à bout de leur pieux dessein, s’ils n’eussent aussi en même temps choisi les moyens de faire subsister leur nouvelle Congrégation, comme ils firent, en se résolvant d’employer pour cet effet tous leurs biens, dont chacun d’eux était amplement pourvu.

Après ces bonnes résolutions saint Antoine-Marie se retira en sa patrie, l’an 1530, attendant le temps propre pour les exécuter, d’où il prit grand soin d’entretenir par ses lettres une sainte correspondance et amitié avec ses deux chers compagnons, qu’il retourna visiter l’année suivante, pour travailler ensemble plus vigoureusement à leur sainte entreprise, consolant aussi pendant son absence par ses lettres ses enfants spirituels qu’il avait laissés à Crémone.

Pour donner de solides fondements à cet édifice spirituel, ils conclurent d’un commun accord qu’il était nécessaire de faire approuver leur nouvelle Congrégation par le Souverain Pontife, et d’obtenir de lui la permission de vivre ensemble, sous le titre de Congrégation régulière, et d’en pouvoir recevoir et agréger d’autres avec eux pour professer le même Institut.

Clément VII était alors assis dans la Chaire de saint Pierre : ils lui présentèrent leur requête sur la fin de l’an 1533 et sans avoir employé aucune faveur des puissances de la terre, ils impétrèrent de Sa Sainteté les provisions qu’ils désiraient pour cette confirmation, en date du 18 février 1533.

Le Pape Paul III, successeur de Clément amplifia beaucoup par ses deux Bulles, l’une du 25 juillet 1535 et la deuxième du 23 novembre 1543, les facultés accordées par son prédécesseur à cette nouvelle Congrégation, la retirant de la juridiction de l’Archevêque de Milan pour être immédiatement sous celle du saint Siège. Aussi le Bref ne leur avait-il été accordé que pour leur donner commodité de faire un petit essai de leur pieux dessein.

L’Empereur Charles V leur donna pareillement la permission d’établir des maisons régulières dans le Duché de Milan et dans l’étendue de son Empire, avec plusieurs grâces et immunités, par ses Lettres patentes du dixième juillet de la même année.

Saint Antoine-Marie Zaccaria fut choisi au commencement, pour un temps, Chef de cette Congrégation, laquelle il gouverna avec ses Compagnons comme ses assistants, lui prescrivant quelque forme de vivre, comme des essais, sans être mis par écrit.

L’expérience et la pratique de plusieurs de ces observances leur fit connaître celles qui étaient les plus propres à leur institut, et ils en firent un recueil qui leur servit de règlement, comme ils en avaient eu la faculté du saint Siège, qui ensuite l’approuva et l’autorisa par un Bref de l’an 1552.

Mais comme ces règlements n’avaient été dressés que pour Congrégation naissante et que l’on avait dessein de renfermer dans une petite étendue de pays, au lieu que ses ouvriers pouvant être utiles à l’Église, il était bon qu’elle se répandît en diverses provinces.

Saint Charles Borromée Cardinal et Archevêque de Milan procura que l’on dressât de nouvelles Constitutions, qu’il fit publier dans le Chapitre général célébré l’an 1579 auquel il présida en qualité de député du saint Siège, et qu’il fit depuis approuver et confirmer par le Pape Grégoire XIII, par un Bref du septième jour de novembre de la même année.

Ces Constitutions sont particulières, tirées de diverses règles d’Ordres religieux ; mais principalement de celle que saint Augustin a prescrite aux Clercs réguliers. Ils font, après l’année de probation, les trois vœux solennels de Religion.

Leurs fonctions principales sont de chanter tous les jours l’Office divin au Chœur, de prêcher, de catéchiser, d’administrer les Sacrements de Confession et de Communion, d’enseigner les sciences divines et humaines où on leur demande, et d’exercer toutes les œuvres de charité.

Ils choisirent saint Paul Apôtre pour leur Protecteur, parce qu’ils ont une particulière dévotion à ce grand Docteur des Gentils, et font profession d’expliquer publiquement ses Épîtres se rendant imitateurs de ses vertus. On les a surnommés Barnabites, parce que leur première église a été bâtie au lieu où était autrefois une autre église dédiée à l’Apôtre saint Barnabé, que deux Prêtres qui la desservaient, cédèrent avec les bâtiments qui en dépendaient, au Vénérable Jacques-Antoine Morigia, qui était pour lors Chef de cette Congrégation l’an 1545, et qui en prit possession le vingt-unième octobre, et fit poser d’abord la première pierre du magnifique bâtiment que l’on y voit aujourd’hui.

Il est fêté le 5 juillet et a été canonisé par Léon XIII en 1897

(Dom Basile Fleureau, Barnabite, Les Antiquités de la ville et du Duché d’Estampes avec l’histoire de l’abbaye de Morigny et plusieurs remarques considérables, qui regardent l’Histoire générale de France, Paris 1683)

Source : http://www.cassicia.com/

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 08:11
Source : https://www.jeunescathoslyon.fr/wp-content/uploads/frassati-fiche.pdf

Pier Giorgio naît à Turin en 1901 dans une riche famille bourgeoise : son père Alfredo, journaliste, propriétaire du journal « La Stampa », un ami proche de Giolitti dont il sera envoyé comme ambassadeur à Berlin ; sa mère est une peintre de renom : Victor Emmanuel III achète son tableau exposé à la Biennale de Venise. Chez les Frassati, la foi n’y est pas vraiment, mais le Seigneur sait se dessiner un chemin dans le cœur des hommes prêts à l’écouter.

Le système se combat de l’intérieur

Pier Giorgio n’est pas très à l’aise dans la classe sociale à laquelle il appartient, ni avec la vie qui se mène à la maison, où la foi est un élément plus formel que substantiel. Il partage son enfance avec sa sœur Lucienne, à peine d’un an plus jeune, son unique confidente dès que commencent les contradictions, vite évidentes, avec maman et papa: Pier Giorgio n’est pas un grand studieux, au moins jusqu’à ce qu’il entre à l’Institut social des Pères Jésuites, puis, après la maturité, il s’inscrit en génie mécanique avec orientation minière pour être à côté des mineurs, alors considérés les plus exploités. Malheureusement, il n’obtiendra pas le diplôme de son vivant mais seulement avec l’attribution “honoris causa” en 2002 après la canonisation. Malgré le peu d’attention à l’étude, à laquelle il préfère la prière, l’Eucharistie et la charité, Pier Giorgio décide pourtant de rester à la maison, à côté de sa famille.

“Vagabondage” au service de la charité

En fait, les affrontements avec son père ne tardent pas, mais ce sont des affrontements à sens unique, dans lesquels le père Alfredo définit son fils comme “un homme inutile”, condamnant son “vagabondage” à travers la ville parmi les gens qui ne sont pas à sa hauteur; Pier Giorgio, pour sa part, est toujours souriant, acceptant les reproches avec le même regard serein d’un éternel enfant attentif au prochain dans le besoin : non pas avec la suffisance de certains jeunes de sa classe, mais avec un véritable amour et une vraie participation à la souffrance humaine. Au cours de ces années, il souscrit à pratiquement toutes les associations catholiques qui existent, à commencer par la Conférence de Saint-Vincent, l’Action catholique, la Fuci (Fédération Universitaire Catholique Italienne), partout où besoin était et où il pouvait rendre service à ceux qui n’ont rien.

“Entreprise de Transport Frassati”

Les amis se moquent de lui et l’appellent “Enterprise Transport Frassati” parce qu’il se rend toujours “sous le toit” des démunis, dans les maisons de la banlieue de Turin, qui est une ville, bien sûr de grands saints, d’intellectuels mais aussi de nombreux travailleurs, pauvres et isolés. Dans ces maisons Pier Giorgio apporte tout : nourriture, vêtements, bois, charbon, meubles ; pour ces gens, il dépense tout l’argent que la famille lui donne, et ce sera toujours de moins en moins. En même temps, il s’approche aussi de la spiritualité des Dominicains et devient tertiaire ; à Berlin, il aura même l’occasion de rencontrer le Père Karl Sonnenschein, “le Saint François allemand”. Cette fréquentation l’amène à s’interroger sur la possibilité de devenir prêtre, un projet que Pier Giorgio met de côté car il se rend compte qu’il n’a pas la vocation. Mais il est heureux ainsi : il déserte les événements mondains pour la Messe et à la compagnie des jeunes de la bourgeoisie il préfère celle des pauvres, parmi lesquels il ressent l’étanchement de cette soif de réaliser l’Évangile. Ce serait une erreur, cependant, de penser qu’il s’agit d’un type étrange ou isolé, bien au contraire : il était plein de la vie réelle, entre autres choses, un passionné de la montagne, avec un fort penchant pour l’alpinisme.

Voici l’amour, mais mieux vaut renoncer

Et c’est précisément dans une cordée qu’un jour, il rencontre Laura Hidalgo. Il en tombe amoureux aussitôt, mais ce sera un amour qu’il gardera tout à soi, dans son cœur, à la fois pour “ne pas l’embarrasser” et éviter une source supplémentaire de chagrin à sa famille, celle-ci étant d’une classe sociale notamment inférieure. Un autre sacrifice que peu de jeunes, à la place de Pier Giorgio, auraient pu faire face. Mais lui, non. Il fait face à tout avec le sourire, parce qu’il sait au fond de ses fibres que le véritable amour en est un autre, et c’est ce qui l’attend dans la vie à venir, celle qu’il commence peut-être à entrevoir, allant même jusqu’à désirer le jour de la naissance au ciel en la définissant “le plus beau de tous”. Dans cette dernière période, il fonde la “Compagnie des types louches” dont les membres, “les filous”, se donnent des surnoms drôles (celui de Pier Giorgio est Robespierre), organisent des excursions et des divertissements, mais surtout aspirent au plus profond des amitiés : celle fondée sur le lien sacré de la prière et de la foi. Une véritable amitié chrétienne, à certains égards prophétiques pour une grande partie de l’associationnisme laïque de l’Église qui viendrait plus tard.

Une mort inattendue

Le 30 juin 1925. Toute la famille Frassati s’inquiète de la santé de la grand-mère Linda, qui mourra le lendemain ; ainsi, personne ne fait cas de Pier Giorgio qui a un mal de tête très fort et ne veut pas manger. Justement lui, toujours si beau et en bonne santé. Ils s’en rendront compte quand, le jour de l’enterrement de la grand-mère, il ne pourra même pas sortir du lit. Mais ce sera trop tard. Il a contracté une poliomyélite foudroyante, qui l’emporta le 4 juillet, à 24 ans. À ses funérailles, des milliers de gens affluent : ce sont surtout les pauvres de Turin qu’il avait aidés ou seulement juste caressés avec sa vie pleine de Dieu. “Je ne connais pas mon fils !”, murmure le père impressionné par la foule, et sa douleur fut donc encore plus poignante.

Le “premier miracle” de Pier Giorgio

Alfredo Frassati n’a plus le cœur en paix, lui qui comprend qui est vraiment son fils seulement au moment où il l’a perdu pour toujours. Son cœur est brisé, Pier Giorgio a laissé un vide trop grand, un silence assourdissant. Mais Alfredo n’a pas peur de souffrir : il se laisse creuser de la souffrance en profondeur et peu à peu ce vide se remplit de la lumière et de la Parole de Dieu. Il se rapproche de la foi, Alfredo, mûrissant vers la fin de sa vie – il mourra en 1961 – une conversion puissante et merveilleuse que beaucoup considèrent, peut-être à juste titre, comme le “premier” miracle de Pier Giorgio. Il est fêté le 4 juillet.

Prière à Pier Giorgio Frassati :

Seigneur Jésus,

Donne-nous le courage de voler haut, pour échapper à la tentation de la médiocrité et de la banalité ; rend-nous capables, comme Pier Giorgio, d’aspirer aux choses plus grandes avec sa ténacité et sa constance et d’accueillir avec joie ton invitation à la sainteté.

Libère-nous de la peur de ne pas réussir ou de la fausse modestie de n’y être pas appelés.

Donne-nous la grâce, que nous Te demandons par l’intercession de Pier Giorgio et la force de continuer avec fidélité sur le chemin qui mène “vers le haut”.

Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

Source : https://www.vaticannews.va/fr/

A lire : fiche Frassati pour jeunes en PDF

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 07:41

Le prénom Isabelle est la traduction de Isabel, variante espagnol du prénom Élisabeth. Isabelle de Portugal est fêtée le 4 juillet. Elle est invoquée contre la guerre.

Prénoms apparentés : Élisabeth, Élizabeth (anglais), Isabeau (vieux français), Isabel (espagnol), Isabella (italien).

Fille de roi, épouse de roi

Isabelle de Portugal naît en 1271 (elle est parfois nommée Élisabeth, en hommage à sa grand-tante, Élisabeth de Hongrie). Elle est la fille du roi d’Aragon Pierre III. À l’âge de 12 ans, elle épouse le roi Denis de Portugal. Sur le trône, elle fait montre de piété et de générosité à l’égard du peuple. Isabelle crée ainsi des écoles, hôpitaux orphelinats ou foyers pour les femmes malheureuses.

Une existence vouée à la conciliation et à la paix

Mais le mariage d’Isabelle n’est pas une union heureuse. Le roi Denis se montre jaloux, il mène une vie de débauché. La reine s’emploie à aplanir les querelles familiales. Après que son fils Alphonse s’est révolté contre son père, elle parvient à réconcilier les deux hommes. Plus tard, elle est exilée par son époux dans une forteresse. Denis disparaît en 1325, après s’être repenti. Isabelle décide alors d’entrer chez les clarisses, et passe ses dernières années dans le couvent qu’elle a fondé à Coimbra. En 1336, elle réussit, en se rendant sur le terrain où les armées sont sur le point de se combattre, à éviter que son fils, devenu Alphonse IV, affronte le roi de Castille. Épuisée, elle meurt peu après en contemplant la Vierge. Son tombeau, édifié à Coimbra, devient un lieu de pèlerinage. Elle est canonisée par Urbain VIII en 1626.

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 05:36
http://montrealjemesouviens.blogspot.com/

Le prénom Thomas vient d’un mot hébreu qui signifie jumeau. Il est fêté le 3 juillet. C’est le patron des architectes, des constructeurs, des experts et des théologiens, ainsi que des villes italiennes de Parme, Prato et Urbino. Il est invoqué contre la cécité.

Prénoms apparentés : Tomas (espagnol et langues slaves), Tomaso (italien).

L’apôtre septique

Thomas naît sans doute en Galilée, région où il demeure jusqu’à sa rencontre avec Jésus. Lorsque les autres disciples du Christ lui annoncent la résurrection de ce dernier, Thomas se refuse à les croire avant d’avoir pu, par lui-même, en obtenir la preuve : « Si je ne mets pas mon doigt dans la trace des clous, et si je ne mets ma main dans son côté je ne croirai point ». Quelques jours plus tard, l’apôtre est, pour la première fois, mis en présence du Christ ressuscité. Il est invité à toucher ses blessures et, le premier, reconnaît sa nature divine en s’exclamant : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » La lenteur avec laquelle il accepte l’annonce de la résurrection du Christ est source de la célébrité qui est aujourd’hui encore celle de Thomas. C’est ce scepticisme, ce doute qui font de cet apôtre le symbole de l’homme dont la raison le mène à la foi.

L’apôtre en Inde

La légende rapporte que, de nouveau, Thomas se montre incrédule lors de l’Assomption de Marie. Mais la Vierge montée au ciel laisse choir vers l’apôtre sa ceinture. Selon la tradition, Thomas part évangéliser l’Inde. Un jour, le roi Gundophorus lui demande de bâtir un palais, mais l’apôtre distribue l’argent aux pauvres en assurant au monarque qu’il lui bâtit un « palais céleste ». Le disciple du Christ est jeté en prison. Mais il est relâché après que le roi a vu en songe la demeure promise. Thomas aurait été martyrisé près de Madras et son corps transféré en Turquie, ou enterré en un lieu, situé en Inde, aujourd’hui nommé San Tomé.

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 13:53

Le prénom Olivier et le nom de l’arbre qui fournit les olives sont tous deux issus d’un mot latin, oliva. Olivier Plunket est fêté le 1er juillet.

Prénoms apparentés : Olive, Oliver (anglais).

Un prêtre irlandais formé à Rome 

Olivier Plunket naît en 1629 en Irlande, alors que le gouvernement anglais de Jacques 1er s’emploie à déposséder les habitants de l’île au profit de colons anglais. Dès l’âge de seize ans, Olivier fait ses études sacerdotales à Rome, où il est ordonné prêtre en 1654. Pendant une quinzaine d’années, il enseigne la théologie dans un collège de la Ville éternelle où il demeure, en raison des persécutions organisées par Cromwell dans son pays natal. Olivier exerce par ailleurs diverses fonctions pour le compte du Saint-Siège.

Persécuté puis condamné à la pendaison

Olivier est nommé par Clément IX archevêque d’Armagh et primat d’Irlande en 1669. Passé les deux premières années de son ministère, il est persécuté par les Anglais. Inculpé pour haute trahison, Olivier est incarcéré à Londres et demeure plusieurs mois en prison. Accusé par deux religieux renégats d’avoir préparé un débarquement de 20 000 soldats français en Irlande et d’avoir levé auprès de son clergé un impôt destiné à combattre l’Angleterre en mettant sur pied une armée de 70 000 hommes, il est condamné à être « pendu, vidé et démembré » en 1681. Il est canonisé en 1975 par le pape Paul VI.

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 13:48

Le prénom Thierry est issu de mots germains teud (peuple) et ric (puissant). Il est fêté le 1er juillet.

Prénoms apparentés : Dereck, Dirk (anglais), Diederich, Dierick, Dietrich (allemand), Thio.

Le fils d’un voleur devenu moine

Thierry naît à Aumenancourt-le-Grand, dans la Marne. Il est le fils de Marcard, un fameux brigand de grand chemin qui marie son fils très jeune. Le jour même des épousailles, Thierry entend l’appel de Dieu et fait vœu de continence. Après avoir échoué à convaincre sa femme d’entrer avec lui au couvent, Thierry la quitte et se rend à Reims, au côté de Remi. Près de cette cité, il fonde le monastère du Mont-d’Or, richement doté par le souverain mérovingien. Cet établissement, dont Thierry est le premier abbé, survivra jusqu’en 1776, sous le nom d’abbaye de Saint-Thierry. Un jour, Marcard se présente à la porte du couvent. Accueilli par son fils, il se convertit et devient novice avant de faire un moine exemplaire.

Le moine Thierry guérit le roi Thierry

Thierry accomplie plusieurs miracles. Un des fils de Clovis, le roi Thierry Ier, souffre tant d’un œil que les médecins envisagent d’enlever l’organe malade. Mais le souverain n’entend pas devenir borgne : « Si je perds la moitié de mes yeux, je perds la moitié de mon autorité sur mes guerriers. » L’abbé du monastère du Mont-d’Or arrive. D’un simple attouchement, il guérit l’œil du monarque. Par la suite, en souvenir de cette guérison, le lendemain de leur sacre, les rois de France se rendent chez les moines de Saint-Thierry. Thierry disparaît en 533.

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 20:44

Koloman était un pèlerin irlandais. Il a été soupçonné d'être un espion bohémien ou hongrois lors du pèlerinage en Terre Sainte à Stockerau en 1012 en raison de sa langue étrangère et de ses vêtements. Selon la tradition, il a été torturé et, comme aucun aveu n'a été fait, il a été pendu à un vieux buisson - qui est toujours exposé aujourd'hui. Le corps est resté suspendu pendant un an et demi sans se décomposer ; des miracles ont été accomplis sur lui : un père a appris en rêve que son enfant malade serait guéri s'il prenait de la chair et du sang du corps du mort et la mettait sur l'enfant, ce qui s'est alors avéré vrai ; quand un chasseur a voulu constater la mort de Koloman et lui a planté une lance dans le côté, le sang a coulé. Après d'autres miracles, il a été enterré dans l'église construite sur le lieu de son martyre dans le monastère de Stockerau, qui porte aujourd'hui son nom et où de nombreux miracles ont eu lieu.

Les ossements de Koloman ont été transférés en 1014 par le margrave de Babenberg Heinrich Ier à sa résidence sur le site de l'actuelle abbaye de Melk, où ils ont été enterrés solennellement par l'évêque Megingaud d'Eichstätt le 13 octobre 1014 - d'où le deuxième jour de commémoration. Peu après, on dit qu'une inondation s'est arrêtée devant la tombe de Koloman et qu'elle ne l'a pas inondée.

Koloman fut bientôt vénéré comme un martyr. Déjà la chronique de Thietmar von Merseburg de 1017 faisait état des événements. Koloman n'a jamais été officiellement canonisé, mais la vénération s'est néanmoins répandue à partir de Melk dans toute l'Autriche, la Hongrie et la Bavière.

Le récit de malheurs écrit avant 1163 par Erchenfrid, l'abbé de l'abbaye de Melk, est hautement légendaire. De nombreuses églises portent le nom de Koloman, et le village de St. Koloman près de Salzbourg porte son nom parce qu'une source de guérison, autrefois très visitée, y a pris naissance près d'une Kolomanikapelle (chapelle Kolomani). En 1170, les ossements ont été transférés à l'église du monastère de Melk, fondé en 1089. Après une visite de Berthold von Garsten sur la tombe de Koloman en 1122, la vénération a connu une forte augmentation. Koloman est nommé patron de la Basse-Autriche par le duc de Babenberg Frédéric II à partir de 1244, mais ses efforts pour le canoniser échouent. Après la canonisation de Léopold III en 1485, le patronage lui fut de plus en plus transféré, officiellement à partir de 1663.

La chapelle construite sur le site du martyre de Koloman a été étendue à une église au XVe siècle. En 1643, les Franciscains y ont construit un monastère, qui a été supprimé en 1784 par le Joséphinisme. En 1912, le domaine a été acheté par les Sœurs Missionnaires de Steyler et utilisé à nouveau comme couvent. En 1940, les nationaux-socialistes exproprient les sœurs et utilisent la maison comme siège de la Gauleitung. En 1946, les Sœurs Missionnaires Steyler ont pu emménager à nouveau.

Canonisation : Koloman est devenu le saint patron de la Basse-Autriche en 1244, mais il n'y a pas eu de canonisation officielle. 

Attributs : gourde de pèlerin, corde, fer de lance, pince, bâton.

Patron de Stockerau et Melk, en Autriche (jusqu'en 1663) ; des condamnés à mort par pendaison ; du bétail ; des voyageurs ; contre les maladies, les maux de tête et de pieds, la peste, les tempêtes, les risques d'incendie, les fléaux de rats et de souris.

C'est un saint chrétien fêté le 13 octobre en Orient et le 17 juillet en Occident.

Source : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienK/Koloman.html

Partager cet article
Repost0
30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 14:13

Né en Espagne d'une noble famille, benjamin de treize enfants, Ignace est d'abord page à la cour puis chevalier rêvant d'exploits. En 1521, les Français assiègent Pampelune. Ignace s'illustre parmi les défenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broie la jambe et brise sa carrière. Il rentre au château familial sur un brancard. Ayant épuisé les récits de chevalerie, il entame la vie des saints. C'est la conversion, totale, brutale. Dès qu'il peut marcher, il se rend dans une grotte à Manrèse, non loin de l'abbaye bénédictine de Montserrat. Il y découvrira sa vocation propre : non la contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes. C'est là qu'il rédige ses "Exercices spirituels" où il consigne ses expériences spirituelles. Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commence ses études de théologie à Paris. Il partage sa chambre avec un jeune étudiant : saint François Xavier et le contact n'est pas toujours facile. Quelque temps plus tard, le 15 août 1534, l'étudiant attardé de 43 ans et ses jeunes amis étudiants font à Montmartre, le vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance et fonde ainsi la "Compagnie de Jésus". Douze ans plus tard, ils feront profession solennelle à Rome "pour la plus grande gloire de Dieu." À Paris, existe encore le collège Montaigu où il logeait, actuellement collège Sainte Barbe. Rue Valette - 75005. La chapelle des vœux est actuellement désaffectée. 9, rue Yvonne Le Tac. 75018. Béatifié par 19 avril 1609 à Rome par le pape Paul V et canonisé par le pape Grégoire XV le 12 mars 1622 Ignace de Loyola est liturgiquement commémoré le 31 juillet.

Source : http://nominis.cef.fr

 

Quand saint Ignace se transforme en ange gardien

Né en 1491 en Espagne, d’une famille noble et riche, Ignace de Loyola vécut en courtisan, recherchant les plaisirs et les honneurs ; ayant embrassé la carrière des armes, il fut toutefois un guerrier loyal et courageux.

C’est après une bataille qu’une grave blessure, suivie d’une douloureuse opération chirurgicale qu’il supporta sans un cri – l’anesthésie n’existait pas – le força à une immobilisation totale.

Séjournant chez son frère, il lui réclama quelques romans pour se distraire. Celui-ci, répondant qu’il ne possédait pas ce genre d’ouvrages, lui prêta une vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ et « La Fleur des Saints ».

Déçu, mais désirant à tout prix occuper son temps, c’est de mauvaise grâce qu’il accepta ces deux livres. Après les avoir lus, ô miracle de la grâce, il décida de renoncer immédiatement à sa vie passée et de se consacrer dorénavant à Dieu seul. Il avait environ trente ans.

Dès lors, il donna tous ses biens, rompit avec toutes ses relations mondaines et se retira dans une grotte où il s’imposa les plus austères mortifications.

Après avoir étudié la théologie, il écrivit le fameux livre des « Exercices spirituels » que les retraitants utilisent encore de nos jours.

Il fonda la Compagnie de Jésus dont il devint le général.

Il mourut le 31 juillet 1556, à l’âge de 65 ans, jour anniversaire de l’approbation par le Saint-Siège du livre des « Exercices spirituels »

Parmi les nombreux miracles qu’il accomplit après sa mort, en voici un des plus touchants : le 30 juillet 1629, dans la ville de Ferrare, vers le soir, s’élève un vent violent annonçant un orage effrayant. Paola Sbarbagli tenait dans ses bras son neveu âgé de 7 mois. La pluie fouettant les vitres avec fureur au rez-de-chaussée, Paola, se souvent que les fenêtres du 1er étage étaient restées ouvertes monte pour les fermer, car elle est seule dans la maison. Elle ne peut laisser le petit entant et l’emporte avec elle. Le vent redouble, les volets battent violemment. Craignant qu’ils ne soient emportés par l’ouragan, elle monte sur le balcon. Gênée par le bébé qui entrave ses mouvements, et par le tourbillon qui repousse les volets à mesure qu’elle veut les attirer, elle est forcée de se pencher en dehors du balcon. À ce moment, le nourrisson, qui n’est recouvert que par un lange, fait un mouvement si brusque et si subit, qu’il échappe au bras de la malheureuse et tombe dans la rue. Paola jette un cri perçant et s’évanouit sur place, en invoquant saint Ignace en qui elle avait une grande dévotion… Lorsqu’elle revint à elle, le bébé est dans ses bras, il lui sourit… Elle ne s’en étonne pas : pendant son étourdissement, elle avait vu saint Ignace lui présenter l’enfant et le remettre dans ses bras ! « Et, comme la force me manquant pour le prendre et le serrer sur mon cœur, ajoute-t-elle dans sa déclaration, le bon saint le soutint lui-même dans mes bras, jusqu’à ce que j’eusse repris mes sens ! » Le lange du bébé, resté dans la rue, fut rapporté peu après à Paola par des voisins qui avaient entendu son cri d’alarme ; le saint l’avait-il laissé comme preuve de ce prodige ? »

Source : Le monde merveilleux des saints

 

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 17:44

Abel est le deuxième fils d'Adam et Ève d'après la Genèse, le premier livre de la Bible.

Caïn est l’aîné, Abel est le deuxième et Seth le troisième fils, après eux Adam et Ève eurent beaucoup d'autres enfants. C'est à partir de Seth que la généalogie de Jésus est construite. En effet, la Bible nomme tous les descendants de Seth jusqu'à Joseph, l'époux de Marie, mère de Jésus.

Caïn l'aîné cultive la terre et Abel (étymologie : de l'hébreu souffle, vapeur, existence précaire) garde le troupeau. Le premier offre à Dieu des fruits de la terre, le second des premières-nées de son troupeau de moutons et de leur graisse. Dieu regarde avec faveur Abel et son offrande, mais pas celle de Caïn.

Jaloux, Caïn tue son frère en se jetant sur lui alors qu'ils se trouvent aux champs (Genèse 4 : 3-8) ; c'est le premier meurtre inscrit dans la Bible.

D'après la Genèse (5 : 3), comme Seth est sans doute né peu après la mort d'Abel, alors qu'Adam avait cent trente ans, Abel pouvait avoir près de cent ans quand il mourut en martyr. Il est fêté le 30 juillet.

Source : http://religion-orthodoxe.eu/

 

 

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2020 2 28 /07 /juillet /2020 18:23

Le prénom Marthe vient de l’araméen mâr, « seigneur » ; ou encore de l’araméen marta, « dame, maîtresse de maison ».

Sainte Marthe est devenue la patronne des hôteliers et aubergistes. Elle est fêtée le 29 juillet.

Prénoms apparentés : Matty, Mattie, Martha, Mara.

Marthe était la sœur de Marie Madeleine et de Lazare. C'est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s'en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa charité envers les pauvres et par l'hospitalité si dévouée qu'elle offrait au Sauveur et à ses disciples.

Un jour, Marthe était absorbée par les soins domestiques, tandis que Madeleine se tenait aux pieds de Jésus. Marthe se plaignit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m'ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m'aider ». “Marthe, Marthe, lui dit le Maître, tu te donnes du souci et tu t'agites pour bien des choses. Une seule chose est nécessaire ; Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera point enlevée.” »

C'est Marthe qui fit prévenir Jésus de la maladie, puis de la mort de son frère Lazare : « Seigneur, lui dit-elle, dès qu'elle l'aperçut, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Et Jésus lui donnant des paroles d'espérance, elle répondit : « Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ».

Source : https://levangileauquotidien.org/

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11, 19-27

En ce temps-là, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera ». Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera ». Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour ». Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ». – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 17:54
Un ami courageux

Né à Linares (Jaén, Espagne) en 1874. Il avait une première vocation sacerdotale. Il est ordonné prêtre en 1897 et, tout en poursuivant ses études, enseigne, catéchèse, prêche des missions populaires et dirige des séminaristes. Son souci pour les enfants qui vivaient dans les Cuevas de Guadix (Grenade) l'a amené à fonder les écoles du Sacré-Cœur, où il offrait gratuitement une éducation, de la nourriture et des vêtements à ceux qui en avaient le plus besoin dans cette banlieue de la ville.

En 1906, il fut nommé chanoine de la basilique de Covadonga (Asturies). De là, soucieux de l'éducation et de la formation de la personne humaine, il fonda en 1911 à Oviedo la première Académie de l'Institution thérésienne, pour la formation des éducateurs. En 1913, il retourne à Jaén, où il rencontre Josefa Segovia, qui sera sa fidèle collaboratrice et cofondatrice de l'institution.

Il a déménagé à Madrid en 1921, lorsqu'il a été nommé aumônier de la Maison royale, et a continué à travailler à la consolidation et à l'expansion de l'institution thérésienne. Il a participé à la fondation de la FAE (Fédération des Amis de l'Enseignement), et a collaboré avec des projets et des institutions en faveur des enseignants catholiques. Le 27 juillet 1936, au début de la persécution contre l'Église, il fut détenu à son domicile de Madrid. Il mourut martyr, en tant que prêtre de Jésus-Christ, le 28 juillet 1936.

Pedro Poveda Castroverde a été béatifié le 10 octobre 1993 et canonisé le 4 mai 2003, à Madrid, par le même pape : Saint Jean-Paul II (Homélie du Pape Jean-Paul II). Il est fêté le 28 juillet.

Source : https://dibujosparacatequesis.blogspot.com/

 

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 15:19

L’église de Saint Pantaléon de Larche, en Corrèze, reconstruite au XVème siècle avait à l’origine une forme romane (voir la corniche au coin nord du chœur).

Détériorée par de nombreuses inondations, elle fut restaurée en 1980.

Caractéristiques du Sanctuaire :

Un Clocher-Mur à quatre baies domine un portail soigné où quatre archivoltes s’arrondissent sur colonnes en tores largement émoussés.

Le porche a été rajouté au bâtiment.

La Nef : trois travées de voûte se faisaient suite dans le style du portail. Les nervures de pierre ont dû crouler aux deux premières et leurs amorces ne supportent plus que des diagonales de bois. La troisième travée laisse voir devant sa clef, un écu timbré d’une croix. Derrière cette clef un autre écu meublé d’une étoile à sept rais, et au-dessous, le nom de Saint Pantaléon.

Deux Chapelles font croix sur les flancs toutes deux voûtées à nervures :

  • prismatiques au nord,
  • toriques au sud.

Le Chœur semble à « capuce incliné », mais ce n’est qu’une impression due à l’inégalité des pans des murs et au désaxement par rapport à la porte d’entrée.

Source : Bulletins de la Société Scientifique, Historique et Archéologique de la Corrèze – Tomes CXXI 1999 et CXXII 2000.

Vous trouverez de très belles photos sur ICI.

http://www.photosdesebastiencolpin.fr/

 

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 14:19

Pantaléon : transformé en grec : Pantéléimon et qui veut dire : Tout-Miséricordieux, est né vers la fin du 3ème siècle à Nicomédie (ville située sur la côte nord de la mer de Marmara, en face de Constantinople).

Ce nom qui vient de son fondateur : Nicomédie 1er, roi de Bithynie, en Asie Mineure (278-249 avant J.C.) est aujourd’hui Izmit en Turquie. Sa mère s’appelait Eubule, elle était chrétienne. Son père s’appelait Eustorge, il était païen et sénateur romain. Pantaléon débuta par l’étude des Lettres puis on le mit à l’école d’un médecin célèbre : Euphrosin.

Ses études terminées il devint le médecin de l’empereur romain Galère - Maximien (Caïus Galérius Valérius Maximianus), empereur de 293 à 311, date de sa mort à Nicomédie, gendre de Dioclétien, empereur romain de 284 à 305, celui-ci institua la Tétrarchie.

Galère fut l’instigateur de la persécution contre les chrétiens dite « de Dioclétien ». (Devant son échec, il promulgua en 311 l’Édit de tolérance de Nicomédie).

Pantaléon avait été baptisé dans la religion chrétienne. Il vivait au milieu d’une cour idolâtre et corrompue et, à cause des tentations dues aux mauvais exemples, il finit par renoncer à sa religion.

L’hagiographie raconte qu’un vénérable vieillard, chrétien très zélé, peut-être prêtre qui se nommait Hermolaüs, vivement touché par cette apostasie, voyant que Pantaléon était un jeune homme d’esprit et médecin fort sensé, commença à travailler à sa conversion. D’abord, s’insinuant dans son affection, il lui dit que s’il voulait se rendre plus capable encore qu’Hippocrate et Galien (médecins grecs) et plus savant qu’Esculape (dieu romain de la médecine), il n’aurait qu’à croire en Jésus-Christ, et en croyant très fermement et sans réserves, il guérirait toutes sortes de maladies. Il l’exhorta pour cela à entrer dans le sein de l’Église. Cela piqua l’esprit de Pantaléon qui voulut, en même temps savoir si c’était vrai.

Or, rencontrant un enfant mort, et auprès de son corps, une vipère, il dit en lui-même : « Je verrai bien si ce bon vieillard a dit vrai ». Alors s’approchant de l’enfant, il lui adressa, à haute et intelligible voix, ces paroles : « Au nom de Jésus-Christ je te commande de te lever et de marcher », se retournant vers la vipère, il ajouta : « Meurs misérable animal, meurs en raison de ce que tu as fait mourir cet enfant ». À peine eut-il prononcé ces mots qu’il vit l’enfant ressuscité et la vipère morte. Se prosternant à genoux il remercia et loua le Seigneur. À la suite de ces deux miracles, il quitta l’idolâtrie, baptisa son père et vendit tous ses biens pour les donner aux pauvres.

Les médecins, voyant la vogue qu’il avait par ce double miracle et par d’autres encore l’accusèrent à l’empereur. Celui-ci le fit appeler et voulut essayer qui des deux, Pantaléon ou les prêtres païens guériraient en sa présence un paralytique grabataire. Ceux-ci ayant prié longuement sur le malade n’obtinrent aucun résultat, mais Pantaléon, aussitôt qu’il eut prié avec ferveur, aussitôt le guérit.

Dès qu’il fut rentré chez lui, l’empereur le fit arrêter et ordonna son supplice, il le fit :

  1. Attaché à un arbre, on déchira sa peau avec des ongles de fer.
  2. On lui brûla les côtés avec des torches ardentes.
  3. On le jeta dans une chaudière contenant du plomb fondu et le plomb devint froid.
  4. L’empereur commanda qu’il fut précipité dans la mer et la mer le rejeta aussitôt au port.
  5. Il fut exposé aux bêtes féroces et elles s’humilièrent à ses pieds.
  6. Il fut attaché à une grosse roue, munie de pointes d’acier, pour être précipité du haut d’une haute montagne, et Dieu le détacha de la roue.
  7. Il fut fouetté et on ordonna que sa tête soit tranchée, mais l’épée du bourreau devint molle... Alors encourageant le bourreau fort étonné - qui se convertit immédiatement - il lui demanda de faire son office, et Pantaléon fut décapité, et de sa tête sortit du lait au lieu de sang… Cela se passait en 303 ou 305. Il fut décapité avec plusieurs de ses compagnons, Hermolaüs, Hermippe et Hermocrate. Sa fête est le 27 Juillet.

Les Grecs mettent Saint Pantaléon au nombre des « Grands Martyrs ». Il fait partie des 14 Saints Intercesseurs. Ses reliques furent transportées à Constantinople où une église qui lui était dédiée fut réparée par l’empereur Justinien. Au musée du Bardo, à Tunis on voit une plaque en terre cuite le représentant. Elle date du 6ème siècle. Ce serait Charlemagne qui aurait distribué ses reliques dans toute l’Europe.

Les médecins honorent Saint Pantaléon comme leur patron après Saint Luc.

Selon Louis Réau, il est aussi le patron des sages-femmes et des nourrices.

Ce Saint est modèle pour les hommes de notre temps, puisque étant pleinement « du monde » après sa conversion, sa foi l’a conduit à exercer la charité jusqu’au témoignage du martyre.

Les attributs de Saint Pantaléon sont : une petite croix, une spatule de médecin, une boîte à onguents, tenant à la main un urinal, ses deux mains clouées l’une sur l’autre au-dessus de sa tête, un clou, une fiole de pharmacie, une épée ébréchée ou amollie, attaché à un arbre, un lion couché à ses pieds, un serpent mort et l’enfant vivant.

Saint Pantaléon est qualifié de : médecin anargyre (les Anargyres, nom donné à Saint Come et à Saint Damien, médecins qui ne voulaient pas recevoir d’argent de leurs malades pauvres).

On peut considérer que Saint Pantaléon peut être prié pour favoriser l’œcuménisme puisqu’il était asiatique et vénéré également par les orthodoxes, les chrétiens orientaux. Il peut aussi être invoqué pour le dialogue interreligieux puisque son nom signifie « Tout-miséricordieux », un des 99 noms donnés à Dieu par les musulmans.

Source : Inconnu, l’Abbé Pierre Cousty m’avait donné la vie de Pantaléon il y a de nombreuses années quand il fut Curé de saint Pantaléon de Larche.

 

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 17:05

Le prénom Anne vient du mot hébreu hannah, qui signifie grâce. Elle est fêtée le 26 juillet. C’est la patronne de la Bretagne et du Canada, des États-Unis, des dentellières, des enseignants, des femmes enceintes, des gantiers, des menuisiers, des mineurs et des veuves.

Prénoms apparentés : Ana (espagnol), Aña (basque), Anaïs, Anicia, Anita, Ann (allemand et anglais), Annette, Annick (breton), Annie, Annouck, Anny, Anouchka (russe), Anouck, Anyse. Diminutif : Nancy (anglais).

Une existence très mal connue

Anne, mère de la Vierge Marie, n’est pas mentionnée dans la Bible. Son existence n’est décrite que dans un texte dont l’authenticité n’est pas prouvée et qui date du IIè siècle, Le Protoévangile de Jacques. Du reste, il est probable que celui-ci ne fait que reprendre, pour décrire la vie de la grand-mère du Christ, ce que dit la Bible au sujet de Hannah, la mère du prophète Samuel. L’existence de chacune de ces deux femmes, dont les noms possèdent la même racine, suit en effet un cours parallèle. Notamment pour ce qui concerne l’annonce qui est faite par Dieu, à l’une et à l’autre, concernant la fin de leur stérilité et la prochaine naissance d’un enfant qui sera consacré à Dieu. Selon la tradition, Anne se marie à l’âge de vingt ans avec Joachim, après qu’ils se sont rencontrés à la porte d’Or du Temple de Jérusalem. Vingt ans plus tard, Anne met, enfin, un enfant au monde : c’est Marie, la future mère du Christ. Joachim meurt sans doute peu de temps après la naissance de son petit-fils, Jésus.

Un culte né en Orient au VIè siècle

La vénération dont Anne fait l’objet apparaît en Orient au VIè siècle. L’empereur Justinien consacre à la sainte une église à Byzance. Au début du VIIIè, ce culte s’organise à Rome où une partie des reliques d’Anne ont été apportées. Au XIIè siècle, dans la continuité du culte rendu à sa fille Marie, la dévotion qu’Anne inspire se répand dans toute l’Europe, jusqu’en Angleterre et en Irlande. De nombreuses églises et des pèlerinages sont depuis dédiés à Anne.

Le culte rendu à Anne suscite l’indignation de Luther

La célébration de la fête d’Anne est instituée en 1382, en vertu d’une initiative prise par le pape Urbain VI. Mais, parce qu’il ne repose sur aucun fondement historique, le culte rendu à Anne suscite, à la Renaissance, l’irritation de nombreux chrétiens. Parmi ces derniers, le plus critique est, sans doute, le moine allemand Luther qui, en réaction contre les égarements supposés de l’Église romaine, va plus tard fonder la religion protestante. Il faut attendre la fin du XVIè siècle pour qu’Anne figure dans le calendrier romain.

 

 

Prénoms apparentésJoakim, Joaquim, Joaquin, Joaquine, Yoachim.

Le prénom Joachim est tiré du mot hébraïque « Yehoyagim » signifiant « Dieu a établi » ou « Dieu met debout ».

Joachim, de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes œuvres. Ils firent trois parts de leurs biens : l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion ; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres ; la dernière servait aux besoins de la famille. Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile.

Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices à Jéhovah, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes. Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau ; Anne le suivait, la tête voilée, le cœur plein de soupirs et de larmes.

Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche : "Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité ? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu ?" Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.

Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son cœur. Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu ?

Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur : "Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie. Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille ; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps ; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses. Après ces mots, l'Ange disparut.

Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur : sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur. Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus.

Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.

Source : https://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_joachim.html d'après Abbé Pradier, La Vie des Saints pour tous les jours de l'année.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le Blog de Jackie
  • : Nombreux coloriages catholiques et autres, vies de saints et homélies. Suivez-moi sur FB, Twitter, Pinterest et Instagram (voir icônes en bas de page).
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • Jackie
  • Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog. 
Il y a une multitude d'infos de toutes sortes : coloriages, contes... Bonne balade à tous. Merci.
  • Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog. Il y a une multitude d'infos de toutes sortes : coloriages, contes... Bonne balade à tous. Merci.

Ma Bible illustrée

ANCIEN TESTAMENT

NOUVEAU TESTAMENT

LES PARABOLES

Divers

 

 

Compteur mondial