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25 mars 2024 1 25 /03 /mars /2024 08:37

Antienne d’ouverture

Le Christ, en entrant dans le monde, dit : « Me voici, mon Dieu : je viens pour faire ta volonté ».

Collecte

Seigneur Dieu, tu as voulu que ton Verbe prît chair en toute vérité dans le sein de la Vierge Marie ; puisque nous reconnaissons en lui notre Rédempteur, à la fois Dieu et homme, accorde-nous d’être participants de sa nature divine. Lui qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles. R/. Amen.

Lecture du livre du prophète Isaïe 7, 10-14 ; 8, 10

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. » - Parole du Seigneur.

Psaume 39

R/. : Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté.

  • Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens ». R/.
  • « Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles. » R/.
  • J’annonce la justice dans la grande assemblée ; vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais. R/.
  • Je n’ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur, je n’ai pas caché ta fidélité, ton salut ; j’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée. R/.

Lecture de la lettre aux Hébreux 10, 4-10

Frères, il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés. Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes. - Parole du Seigneur.

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1, 26-38

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. - Acclamons la Parole de Dieu.

Lectures de l’Annonciation en DOCX et PDF

Homélie 1

Dans son admirable «Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge» (au N° 243), saint Louis Marie G. de Montfort invite tous ceux qui par leur Consécration sont devenus «esclaves de Jésus par Marie» à célébrer avec une intense ferveur la fête de l’Annonciation le 25 Mars. C’est ce jour-là, en effet, que l’Eglise commémore solennellement le mystère de l’Incarnation glorifiant en même temps le Verbe qui se fait Fils de Marie et la Vierge qui devient Mère de Dieu. Cette merveilleuse «Annonce faite à Marie» qu’il nous faut contempler non seulement un jour par an, mais tous les jours en récitant l’Angélus et en commençant notre Rosaire, est essentiellement un appel d’amour de la part de Dieu et une réponse d’amour donnée par Marie.

Dieu le Père demande à sa petite enfant privilégiée qu’Il a «comblée de grâce» et qui (par son vœu de virginité) s’est totalement consacrée à Lui, de coopérer d’une manière unique à son plan rédempteur en acceptant d’être la Mère du Sauveur promis et attendu depuis des siècles. Marie est parfaitement libre d’adhérer à ce dessein de Dieu sur Elle ou de s’y refuser. Quelle lourde responsabilité pour Elle ! Car ce qui va dépendre de sa décision, en fait, c’est la Rédemption de toute l’humanité, le salut éternel de chacun et chacune d’entre nous.

«Les destinées du monde sont suspendues aux lèvres et au cœur de Notre-Dame, écrit Dom Delatte, tous les deux : monde créé et monde incréé sont anxieux, attentifs, épiant la réponse de la Vierge qui pour tous deux sera décisive...»

Fort heureusement, il n’y a pas dans le Cœur Immaculé de la Vierge le plus petit mouvement de considération d’elle-même ou de complaisance en elle-même. Elle n’a jamais fait jusqu’à présent sa volonté propre, sa disponibilité est parfaite. C’est pourquoi, sans l’ombre d’une hésitation, elle donne son plein consentement à la volonté de Dieu, elle y adhère dans l’amour le plus intense et le plus pur qui soit : «Voici la Servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta Parole.»

Par ce oui pleinement libre, Marie se met inconditionnellement au service du Seigneur. Son acceptation s’accompagne d’une donation totale. Elle s’offre en qualité de servante, mieux que cela en qualité «d’esclave» (ce mot étant la traduction exacte du terme grec «doulé» employé par saint Luc). Par cet esclavage qui ne peut être qu’un esclavage d’amour, elle permet à Dieu de faire d’Elle tout ce qu’Il lui plaira... Il pourra donc épancher surabondamment son Amour en Elle, et par Elle sur toute l’humanité. En Elle et par Elle, il va «faire des merveilles.» A cause de ce oui qu’Elle n’a cessé de redire à tout instant, et en particulier au pied de la Croix, Marie est la Nouvelle Eve, Mère de tous les vivants, c’est-à-dire de tous les hommes sauvés et sanctifiés par Jésus, comme Lui-même est le Nouvel Adam. Dieu donne à tout chrétien une vocation, une mission par laquelle il est appelé à participer, comme Marie, à l’œuvre rédemptrice de Jésus et par conséquent Dieu demande à tout chrétien, comme à Marie, un oui de tous les instants qui soit vraiment adhésion d’amour à sa Sainte Volonté. Or, nous savons par expérience combien il est difficile de dire constamment et quoiqu’il en coûte, ce libre oui d’amour que Dieu réclame de nous. Et c’est une des raisons pour lesquelles nous avons fait notre Consécration à Marie, voulant être pour Elle, par Elle et en Elle «esclaves d’amour»de Jésus. Dans la lumière de l’Esprit-Saint, il nous a été donné de comprendre, en effet, que Marie en sa qualité d’Educatrice des âmes, détient un secret de grâce pour nous faire dire ce oui dont nous sommes par nous-mêmes incapables à cause de notre faiblesse. Mais un tel résultat ne peut être atteint que dans la mesure où, renonçant à notre volonté propre, nous nous laissons faire par Elle. Une maman ne peut pas faire grand-chose de l’enfant qui se débat dans ses bras parce qu’il veut agir par lui-même, par contre elle fait tout ce qu’elle veut du tout petit qui se tient immobile entre ses bras, entièrement confiant et abandonné à elle. C’est cette dernière attitude d’humble petitesse et de docilité (appelée enfance spirituelle) que Marie, notre Mère à la fois si douce et si exigeante, attend de nous.

Puissions-nous donc, chaque fois que nous évoquons ou contemplons ce grand moment de l’Annonciation, renouveler notre résolution de vivre l’Evangile en étant de plus en plus malléables entre les mains expertes de Marie : Elle pourra ainsi, en union avec le Saint-Esprit dont Elle est l’Epouse indissoluble, nous modeler à l’image de Jésus, faire de nous des copies vivantes de Jésus.

Homélie 2

Chers frères et sœurs, ce que je voudrais vous dire aujourd’hui au sujet de la Vierge Marie, un seul mot parmi les plus beaux de notre langue française suffirait à l’exprimer : un tout petit mot qui dans sa discrétion et sa simplicité est, sans nul doute, le plus élevé, le plus chargé d’amour et aussi le plus engageant qu’un être humain puisse jamais prononcer : ce petit mot, vous l’avez deviné, c’est Oui.

Marie est par excellence Notre-Dame du Oui.

Alors qu’il est pratiquement impossible de définir quelqu’un par un seul mot, on peut dire ici, sans crainte de se tromper, que la Vierge est Celle qui est toute résumée, toute contenue dans son Oui : celui que l’Évangile nous rapporte, qu’Elle a prononcé en toute liberté à l’heure de l’Annonciation pour donner sa pleine adhésion à l’inimaginable proposition divine transmise par l’Ange : « Qu’il me soit fait, qu’il m’advienne selon ta Parole ».

Si ce Oui central de l’Annonciation, ce Oui si décisif, le plus décisif en vérité de toute l’histoire humaine, est regardé comme définissant de façon excellente l’humble Servante du Seigneur, c’est parce qu’il est une expression plus formelle, plus explicite de l’attitude intérieure qui lui était habituelle : cette disposition de parfaite ouverture à Dieu et d’acceptation aimante de sa volonté qui l’accompagnait à chaque instant de son existence, éclairait chaque tournant de son itinéraire spirituel, donnait un sens plénier à chaque battement de son cœur comme à chacune de ses prières.

Dans sa deuxième Lettre aux Corinthiens, Saint Paul a dit que « le Christ Jésus n’a pas été oui et non, il n’y a eu que le oui en Lui ». Il aurait pu en dire tout autant de Marie, car, parfaite disciple de son divin Fils, Elle a reflété, Elle a reproduit très fidèlement tous ses traits : « en Elle, il n’y a pas eu oui et non, tout n’a été que oui ».

Chers frères et sœurs, chaque fois « qu’avec les yeux illuminés du cœur » nous contemplons la Vierge Très Sainte à travers son Oui de l’Annonciation, il y a deux aspects très importants de ce mystère auxquels il nous faut être particulièrement attentifs :

Ce qui importe de bien comprendre tout d’abord, c’est qu’en donnant son consentement avec une générosité et d’une manière irrévocable, Marie entend bien assumer sur un plan personnel toutes les conséquences qui vont en découler. Ce n’est pas passivement, mais très activement, qu’Elle coopérera, à titre de Mère du Sauveur, à l’œuvre sublime de la Rédemption des hommes. Car, vous l’avez peut-être remarqué, son Oui, Marie le prononce comme un souhait, un joyeux souhait qui porte sur l’accomplissement de tout ce que l’Ange lui a annoncé, « comme si Elle voulait faire comprendre, écrit Jean Guitton, qu’Elle coulera sa liberté dans le dessein de Dieu, aujourd’hui de joie et demain de souffrance ». Elle fait donc bien mieux que se soumettre à la volonté du Père des Cieux : Elle fait coïncider ses désirs les plus profonds avec le projet divin du Salut. Elle a compris, en effet la valeur suprême de l’universalité de ce projet et comme il lui tarde d’en voir la réalisation : « qu’il me soit fait, qu’il m’advienne ! »

Mais il y a autre chose, il y a plus dans ce grand Oui de l’Annonciation. Et, là encore, ce qu’il importe de bien saisir, c’est que Marie ne l’a pas prononcé seulement à titre individuel, mais comme le dit Saint Thomas d’Aquin « au nom du genre humain tout entier ». Dire que Marie a accepté l’Incarnation du Verbe « au nom ou à la place de toute l’humanité », c’est affirmer avec les grands théologiens des premiers siècles, que l’obéissance de Marie, a contribué au Salut de tous. « Le nœud dû à la désobéissance d’Ève, déclarent-ils, s’est dénoué par l’obéissance de Marie, ce que la Vierge Ève avait noué par son incrédulité, la Vierge Marie l’a dénoué par sa Foi ». Comparant Marie avec Ève, ils appellent Marie « la Mère des Vivants » et emploient volontiers cette formule : « par Ève, la mort, par Marie, la vie… »

C’est donc très clair : le consentement de Marie n’a pas eu seulement la valeur d’une adhésion personnelle exigée par sa fonction de Mère, mais aussi la valeur d’une adhésion collective voulue par sa fonction de Représentante de tous les hommes.

La « Femme bénie entre toutes les femmes » a été Celle en qui toute l’humanité a accueilli le Sauveur.

Étonnante et incommensurable dimension de ce Oui de Marie : en lui résonnent tous les Oui qui de la terre monteront jusqu’aux Cieux, depuis l’Annonciation jusqu’à la fin du monde.

Dans la lumière qui émane de ce mystère, nous pouvons donc entrevoir tout ce que nous devons à Marie, la Nouvelle Ève. Sans son consentement que serions-nous en effet, et que serait le monde ?

Il n’y aurait pas eu Noël et sans Noël pas de Vendredi-Saint, pas de Pâques, pas d’Ascension et pas de Pentecôte. L’Église n’existerait pas, ni les Sacrements, bref, nous ne serions pas sauvés et le ciel nous serait toujours fermé. Vraiment, jamais un Oui humain n’a eu et n’aura une telle portée.

Chers frères et sœurs, ces quelques aperçus sur le Oui si exemplaire de Marie devraient nous inciter à réfléchir sur l’importance et sur les conséquences de nos propres oui.

Chacun de nous, s’il est adulte, a été appelé à prononcer des oui qui ont fixé sa vocation : (mariage ou sacerdoce, vie religieuse ou célibat) qui ont déterminé sa profession ou qui l’on engagé davantage soit, au service des autres soit, au service de l’Église… Dire oui, le jour de son ordination ou de son mariage est facile, mais lorsqu’il s’agit de renouveler ce oui chaque jour et à chaque instant, c’est souvent difficile. Marie, nous l’avons vu a dit Oui toute sa vie, consentant avec amour à tout ce que Dieu lui demandait.

Ou en sommes-nous de nos oui quotidiens ?

Oui, au départ de nos recommencements quand nous avons à refaire confiance, à effacer le tableau d’un passé trop lourd, à retrouver l’élan qui arrache à l’habitude ou le courage qui sort de l’ornière.

Oui, au pied de toutes nos croix, dans la maladie qui assombrit, dans la solitude qui enclot, dans l’injustice qui humilie, ou encore lorsque nous avons à offrir une souffrance qu’on n’a pas choisi de porter.

Oui, pour répondre à toutes les exigences de notre devoir d’état.

Oui, pour répondre à tous les appels de nos frères.

Il est des oui, vous le savez, qui ont marqué profondément la face du monde et le visage de l’Église.

Pensons par exemple, à l’importance du Oui des Apôtres, de Saint Paul, et de tous les fondateurs d’Ordre…

Tous ces Oui suscitent notre admiration et notre reconnaissance.

Mais sommes-nous assez convaincus que le plus modeste de nos oui a lui aussi son importance, qu’il peut avoir (et qu’il a effectivement) des répercussions incalculables (dont nous ne saurons rien dans la plupart des cas) qu’il peut contribuer pour sa part à la conversion et à la sanctification de nos frères et cela en vertu de la merveilleuse influence que nous avons les uns sur les autres dans le mystère si émouvant de la Communion des Saints. Dieu, en effet, ne change pas dans sa manière d’agir.

S’il n’a pas hésité à faire dépendre de l’assentiment de Marie, l’accomplissement du mystère du Salut, il fait encore dépendre du consentement humain, le développement de l’Église dans le monde.

Chers frères et sœurs, puisse cette perspective si encourageante réactiver notre ardeur apostolique afin que dans le monde de ce temps, nous poursuivions sans relâche, l’œuvre du Salut, inaugurée il y a plus de 2000 ans par le Oui de la Corédemptrice.

N’oublions jamais, que c’est notre mission de chrétiens et que nous ne pourrons la réaliser, que si de tout notre cœur nous répondons Oui à tous les appels du Seigneur, forts de toutes les grâces, qu’il ne manquera pas de nous accorder si nous les lui demandons avec humilité, confiance et persévérance par l’intermédiaire de Celle qui est notre Médiatrice et notre Avocate, Marie notre Mère et notre Reine, Notre Dame du Oui.

Homélies de l'Abbé Pierre Cousty en PDF

Prière universelle

Avec Marie, accueillons l’heureuse annonce de la venue de Jésus en notre chair, et prions pour tous les hommes nos frères.

R/. Exauce-nous, Dieu notre Père.

  • Nous le croyons, rien n’est impossible à Dieu. Prions-le de combler de sa présence nos frères chrétiens persécutés qui célébreront Noël dans la clandestinité. R/.
  • Nous le croyons, rien n’est impossible à Dieu. Prions-le de faire se lever l’aurore de l’espérance sur tous ceux qui traversent l’épreuve, le deuil, la solitude comme une nuit qui leur paraît sans fin. R/.
  • Nous le croyons, rien n’est impossible à Dieu. Prions-le d’ouvrir à la joie discrète de Noël tous ceux pour qui les fêtes de fin d’année sont occasion de jouissance, de consommation, de dépenses sans frein. R/.
  • Nous le croyons, rien n’est impossible à Dieu. Prions-le de faire de nous les témoins inlassables du don immense qu’il nous a fait en son Fils bien-aimé. R/.

Dieu notre Père qui accomplit toujours tes promesses, veuille accueillir nos appels en Jésus, ton Fils…

Source : https://www.abbayejouarre.org/

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 14:42

Chers frères et sœurs, ce que je voudrais vous dire aujourd’hui au sujet de la Vierge Marie, un seul mot parmi les plus beaux de notre langue française suffirait à l’exprimer : un tout petit mot qui dans sa discrétion et sa simplicité est, sans nul doute, le plus élevé, le plus chargé d’amour et aussi le plus engageant qu’un être humain puisse jamais prononcer : ce petit mot, vous l’avez deviné, c’est Oui.

Marie est par excellence Notre-Dame du Oui.

Alors qu’il est pratiquement impossible de définir quelqu’un par un seul mot, on  peut dire ici, sans crainte de se tromper, que la Vierge est Celle qui est toute résumée, toute contenue dans son Oui : celui que l’Evangile nous rapporte, qu’Elle a prononcé en toute liberté à l’heure de l’Annonciation pour donner sa pleine adhésion à l’inimaginable proposition divine transmise par l’Ange : « Qu’il me soit fait, qu’il m’advienne selon ta Parole ».

Si ce Oui central de l’Annonciation, ce Oui si décisif, le plus décisif en vérité de toute l’histoire humaine, est regardé comme définissant de façon excellente l’humble Servante du Seigneur, c’est parce qu’il est une expression plus formelle, plus explicite de l’attitude intérieure qui lui était habituelle : cette disposition de parfaite ouverture à Dieu et d’acceptation aimante de sa volonté qui l’accompagnait à chaque instant de son existence, éclairait chaque tournant de son itinéraire spirituel, donnait un sens plénier à chaque battement de son cœur comme à chacune de ses prières.

Dans sa deuxième Lettre aux Corinthiens, Saint Paul a dit que « le Christ Jésus n’a pas été oui et non, il n’y a eu que le oui en Lui ». Il aurait pu en dire tout autant de Marie, car, parfaite disciple de son divin Fils, Elle a reflété, Elle a reproduit très fidèlement tous ses traits : « en Elle, il n’y a pas eu oui et non, tout n’a été que oui ».

Chers frères et sœurs, chaque fois « qu’avec les yeux illuminés du cœur » nous contemplons la Vierge Très Sainte à travers son Oui de l’Annonciation, il y a deux aspects très importants de ce mystère auxquels il nous faut être particulièrement attentifs :

  • Ce qui importe de bien comprendre tout d’abord, c’est qu’en donnant son consentement avec une générosité et d’une manière irrévocable, Marie entend bien assumer sur un plan personnel toutes les conséquences qui vont en découler. Ce n’est pas passivement, mais très activement, qu’Elle coopérera, à titre de Mère du Sauveur, à l’œuvre sublime de la Rédemption des hommes. Car, vous l’avez peut-être remarqué, son Oui, Marie le prononce comme un souhait, un joyeux souhait qui porte sur l’accomplissement de tout ce que l’Ange lui a annoncé, « comme si Elle voulait faire comprendre, écrit Jean Guitton, qu’Elle coulera sa liberté dans le dessein de Dieu, aujourd’hui de joie et demain de souffrance ». Elle fait donc bien mieux que se soumettre à la volonté du Père des Cieux : Elle fait coïncider ses désirs les plus profonds avec le projet divin du Salut. Elle a compris, en effet la valeur suprême de l’universalité de ce projet et comme il lui tarde d’en voir la réalisation : « qu’il me soit fait, qu’il m’advienne ! »
  • Mais il y a autre chose, il y a plus dans ce grand Oui de l’Annonciation. Et, là encore, ce qu’il importe de bien saisir, c’est que Marie ne l’a pas prononcé seulement à titre individuel, mais comme le dit Saint Thomas d’Aquin « au nom du genre humain tout entier ». Dire que Marie a accepté l’Incarnation du Verbe « au nom ou à la place de toute l’humanité », c’est affirmer avec les grands théologiens des premiers siècles, que l’obéissance de Marie, a contribué au Salut de tous. « Le nœud dû à la désobéissance d’Eve, déclarent-ils, s’est dénoué par l’obéissance de Marie, ce que la Vierge Eve avait noué par son incrédulité, la Vierge Marie l’a dénoué par sa Foi ». Comparant Marie avec Eve, ils appellent Marie « la Mère des Vivants » et emploient volontiers cette formule : « par Eve, la mort, par Marie, la vie… »

C’est donc très clair : le consentement de Marie n’a pas eu seulement la valeur d’une adhésion personnelle exigée par sa fonction de Mère, mais aussi la valeur d’une adhésion collective voulue par sa fonction de Représentante de tous les hommes.

La « Femme bénie entre toutes les femmes » a été Celle en qui toute l’humanité a accueilli le Sauveur.

Etonnante et incommensurable dimension de ce Oui de Marie : en lui résonnent tous les Oui qui de la terre monteront jusqu’aux Cieux, depuis l’Annonciation jusqu’à la fin du monde.

Dans la lumière qui émane de ce mystère, nous pouvons donc entrevoir tout ce que nous devons à Marie, la Nouvelle Eve. Sans son consentement que serions-nous en effet, et que serait le monde ?

Il n’y aurait pas eu Noël et sans Noël pas de Vendredi-Saint, pas de Pâques, pas d’Ascension et pas de Pentecôte. L’Eglise n’existerait pas, ni les Sacrements, bref, nous ne serions pas sauvés et le ciel nous serait toujours fermé. Vraiment, jamais un Oui humain n’a eu et n’aura une telle portée.

Chers frères et sœurs, ces quelques aperçus sur le Oui si exemplaire de Marie devraient nous inciter à réfléchir sur l’importance et sur les conséquences de nos propres oui.

Chacun de nous, s’il est adulte, a été appelé à prononcer des oui qui ont fixé sa vocation : (mariage ou sacerdoce, vie religieuse ou célibat) qui ont déterminé sa profession ou qui l’on engagé davantage soit, au service des autres soit, au service de l’Eglise… Dire oui, le jour de son ordination ou de son mariage est facile, mais lorsqu’il s’agit de renouveler ce oui chaque jour et à chaque instant, c’est souvent difficile. Marie, nous l’avons vu a dit Oui toute sa vie, consentant avec amour à tout ce que Dieu lui demandait.

Ou en sommes-nous de nos oui quotidiens ?

Oui, au départ de nos recommencements quand nous avons à refaire confiance, à effacer le tableau d’un passé trop lourd, à retrouver l’élan qui arrache à l’habitude ou le courage qui sort de l’ornière.

Oui, au pied de toutes nos croix, dans la maladie qui assombrit, dans la solitude qui enclôt, dans l’injustice qui humilie, ou encore lorsque nous avons à offrir une souffrance qu’on n’a pas choisi de porter.

Oui, pour répondre à toutes les exigences de notre devoir d’état.

Oui, pour répondre à tous les appels de nos frères.

Il est des oui, vous le savez, qui ont marqué profondément la face du monde et le visage de l’Eglise.

Pensons par exemple, à l’importance du Oui des Apôtres, de Saint Paul, et de tous les fondateurs d’Ordre…

Tous ces Oui suscitent notre admiration et notre reconnaissance.

Mais sommes-nous assez convaincus que le plus modeste de nos oui a lui aussi son importance, qu’il peut avoir (et qu’il a effectivement) des répercussions incalculables (dont nous ne saurons rien dans la plupart des cas) qu’il peut contribuer pour sa part à la conversion et à la sanctification de nos frères et cela en vertu de la merveilleuse influence que nous avons les uns sur les autres dans le mystère si émouvant de la Communion des Saints. Dieu, en effet, ne change pas dans sa manière d’agir.

S’il n’a pas hésité à faire dépendre de l’assentiment de Marie, l’accomplissement du mystère du Salut, il fait encore dépendre du consentement humain, le développement de l’Eglise dans le monde.

Chers frères et sœurs, puisse cette perspective si encourageante réactiver notre ardeur apostolique afin que dans le monde de ce temps, nous poursuivions sans relâche, l’œuvre du Salut, inaugurée il y aura bientôt 2000 ans par le Oui de la Corédemptrice.

N’oublions jamais, que c’est notre mission de chrétiens et que nous ne pourrons la réaliser, que si de tout notre cœur nous répondons Oui a tous les appels du Seigneur, forts de toutes les grâces, qu’il ne manquera pas de nous accorder si nous les lui demandons avec humilité, confiance et persévérance par l’intermédiaire de Celle qui est notre Médiatrice et notre Avocate, Marie notre Mère et notre Reine, Notre Dame du Oui.

 

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