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19 mai 2024 7 19 /05 /mai /2024 17:37

Année A

Lecture du livre de l'Exode 34, 4b-6. 8-9

Au Sinaï, Dieu proclame lui-même son nom. Écoutons-le nous dire quel est son être profond.

En ces jours-là, Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Il emportait les deux tables de pierre. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer là, auprès de Moïse. Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR. Il passa devant Moïse et proclama : « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d'amour et de vérité.

Aussitôt Moïse s’inclina jusqu'à terre, et se prosterna. Il dit « S'il est vrai, mon Seigneur, que j'ai trouvé grâce à tes yeux, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c'est un peuple à la nuque raide ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous ton héritage ». – Parole du Seigneur.

Commentaire : On a souvent opposé le Dieu d’amour du Nouveau Testament au Dieu de crainte de l’Ancien Testament. Non ! Dieu est le même tout au long de l’histoire, c’est seulement nous, les hommes, qui progressons dans une meilleure connaissance de Dieu grâce à sa révélation accomplie en Jésus Christ. Moïse avait déjà entendu Dieu se dire le Dieu tendre et miséricordieux, le Dieu dont l’amour et la fidélité pour son peuple passent avant sa colère. Et c’est ce Dieu de tendresse qu’il a prié d’accompagner la marche des hommes vers la liberté, sachant que l’amour et le pardon de Dieu viendraient à bout de nos têtes dures. (Le mot hébreu : Yahvé, le nom de Dieu dans la Bible signifie : « Je serai » avec toi, avec vous).

Le nom que Dieu se donne est un nom de promesse : je serai avec vous. À quels moments de ma vie ai-je constaté que cette promesse s’accomplissait.

Cantique de Daniel 3, 52-56

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni soit le nom très saint de ta gloire :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu sur le trône de ton règne :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu au firmament, dans le ciel :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 13, 11-13.

Dieu est avec nous lorsque nous sont souhaités la grâce de Jésus l’amour du Père et la communion de l’Esprit Saint.

Frères, soyez dans la joie, cherchez la perfection, encouragez-vous, soyez d'accord entre vous, vivez en paix, et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix. Tous les fidèles vous saluent. Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l'amour de Dieu et la communion de l'Esprit Saint soient avec vous tous. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Le souhait final de la lettre qui appelle les chrétiens de Corinthe à vivre dans la grâce du Christ, l’amour du Père et la communion de l’Esprit, montre que pour Paul il n’y a d’assemblée eucharistique valablement réunie que par l’action du Dieu Trinité. C’est à cause du don gratuit de Jésus Christ venu nous sauver, à cause de l’amour universel du Père pour les hommes, ses fils, sous l’empire de l’Esprit de charité qui scelle l’unité des chrétiens dans l’amour, que l’Église et chaque communauté chrétienne peuvent se rassembler dans la joie, rechercher la perfection, s’encourager dans l’espérance, vivre en plein accord fraternel et le manifester en se donnant la paix. Ce n’est pas l’accord des fidèles qui rend Dieu présent, c’est la Trinité qui suscite une communauté d’amour à son image.

La liturgie eucharistique reprend le souhait final de Paul, dans sa lettre, et le geste de paix des premières communautés chrétiennes. Donnons à ces rites leur pleine signification de la présence du Dieu Trinité dans l’assemblée.

Alléluia. Alléluia. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit : au Dieu qui est, qui était et qui vient ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3, 16-18

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». Ces verbes « aimer » et « donner » disent ce qu’est la Trinité pour nous.

Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, ainsi que quiconque croit en lui ne perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». Désormais tout homme est appelé à prendre position devant ce geste d’amour de Dieu en la personne de Jésus. Ce sont les hommes qui portent sur eux le jugement, ce n’est pas Dieu qui condamne. Celui qui fait le mal refuse l’amour qui aurait éclairé sa vie ; celui qui agit selon la vérité, - et cette vérité c’est l’Évangile d’amour que révèle Jésus – vient au Christ, d’une manière explicite ou non, et sa vie en est illuminée. Comme le serpent de bronze dressé sur un mât dans le désert guérissait les Hébreux des morsures de scorpions s’ils le regardaient avec foi, ainsi un regard d’amour et de foi vers Jésus élevé sur la croix sauvera les hommes de la mort. C’est donc devant la croix de Jésus que chacun décide de son propre jugement final.

Dieu ne juge pas le monde, il le sauve, et pour cela il donne et envoie son Fils. Nous aussi, il nous donne et nous envoie vers le monde pour le sauver.

Lectures du dimanche de la Sainte Trinité en DOCX et PDF

Homélie

En nous faisant célébrer la fête de la Sainte Trinité, l’Église nous invite à pénétrer avec le regard intérieur de la foi dans le plus sublime de tous les mystères : celui de Dieu tel qu’il est en lui-même. S’il nous est ainsi donné de pouvoir contempler ce visage étonnant de notre Dieu : qui est Unique, mais qui, en même temps est communauté de personnes car il est Père, Fils et Saint-Esprit ; c’est parce que Jésus dans l’Évangile a levé le voile sur cette réalité fondamentale qui est à l’origine et au terme de toutes choses.

Les images ne manquent pas qui peuvent nous aider à saisir quelque chose de ce mystère de la Trinité, lequel dépasse infiniment ce que l’intelligence humaine est capable de concevoir.

  • La première image nous vient d’un grand docteur de la foi des premiers siècles (saint Athanase). Il nous dit que le Père est comme une source jaillissante. La source n’a pas elle-même de source ; elle est commencement, elle est origine. Et, de la source naît le fleuve qui n’existerait pas sans elle. C’est d’elle qu’il est engendré, comme Dieu le Fils est engendré par Dieu le Père. Enfin, il y a le courant : l’eau vive, qui bondit où elle veut et quand elle veut, imprévisible, donnant la vie à toute créature. En dehors d’elle et de sa puissance fécondante tout retournerait au désert et au néant. C’est elle qui rend possible la forêt, l’herbe, la fleur, la vie des animaux et des hommes, elle est l’image du Saint-Esprit. Ainsi peut-on distinguer la source, le fleuve et le courant. Pourtant les trois ne font qu’un. Tous trois dans leur unité sont l’image de la Trinité de Dieu.
  • La seconde image nous est donnée par la Bible. Au livre de la Genèse on peut lire en effet : Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image. A son image il les créa. Homme et femme il les créa ». Ce n’est donc pas l’homme seul qui est image de Dieu, mais le couple humain. Or, dans ce couple il y a quelque chose d’essentiel qui n’est ni l’homme, ni la femme, mais ce qui les unit c’est-à-dire leur amour. Celui-ci ne saurait exister s’il ne procédait pas et du cœur de l’homme et du cœur de la femme, comme une réalité distincte de l’un et de l’autre. Ainsi le couple est-il communion de personnes, comme Dieu lui-même est communion de trois personnes.

Chers frères et sœurs, c’est un grand bienfait pour nous d’avoir, grâce à des images et surtout grâce à un approfondissement de la révélation apportée par le Christ une certaine connaissance de la vie intime de Dieu. Ce mystère nous ne l’aurions jamais connu si lui qui est le Verbe, 2ème personne de la Trinité, n’était pas devenu homme pour nous le révéler.

Mais il est une autre révélation bouleversante qui est la conséquence de cette révélation fondamentale et qui constitue l’originalité du christianisme (on ne trouve cela en effet dans aucune autre religion), c’est que cette vie prodigieuse qui est la sienne Dieu veut la communiquer à l’homme. Il veut le faire participer à la plénitude de sa vie, de sa lumière et de son amour, et cela dès ici-bas, afin de le rendre un jour parfaitement heureux comme lui-même est heureux, lui qui est la Béatitude Infinie. C’est là un mystère que nous ne contemplerons jamais assez : Dieu, si toutefois nous ne refusons pas sa grâce habite en nous. Oui, il est là au fond de notre cœur avec tout son secret qui est sa Vie, c'est-à-dire Trois Personnes dans un seul Etre : 3 personnes qui s’aiment tellement qu’elles ne font qu’Un.

Nous sommes donc des portes-Dieu, frères et sœurs, non pas des trônes pour un Dieu souverain, mais solitaire qui serait puissance sans être amour, mais, des Portes-Trinité qui abritent réellement dans leur Maison intérieure la famille la plus extraordinaire qui soit, la communauté parfaite qui est débordement d’amour prodigieux dans ses relations mutuelles. Seulement voilà, il se trouve que trop sent nous allons et venons avec une telle présence en nous sans y prêter attention comme si nous étions vides, ou plus exactement trop remplis de nous-mêmes. Mais lorsque nous avons vraiment pris conscience que la Bienheureuse Trinité habite en notre âme il se produit immanquablement deux choses :

  • d’abord, très vite et comme spontanément nous entrons en relations avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le dialogue se noue et c’est le cœur à cœur de la prière. Par la Foi et par l’Amour nous communions à cette connaissance et à cet amour par lesquels Dieu se connaît et s’aime lui-même. C’est la vie du ciel, la vie éternelle commencée sur la terre.
  • ensuite, nous comprenons qu’étant les enfants de la Sainte Trinité, nous devons vivre entre nous comme les Trois Personnes vivent chacune par rapport aux autres. Nous devons nous aimer les uns les autres, comme Dieu aime : en échangeant, en dialoguant, en donnant tout et surtout en nous donnant nous-mêmes entièrement.

Toute notre vie en famille ou en communauté doit-être marquée, en effet, par cette source dont nous sommes issus et ce sommet vers lequel nous allons : une source de fécondité par amour, un sommet de partage et de communion dans la joie.

Frères et sœurs, nous ne manquerons pas de prier la Très Sainte Vierge Marie, elle qui est si proche de chacune des Trois Personnes Divines, pour qu’elle nous obtienne la grâce de savoir rejoindre le plus souvent possible par la prière, par une profonde adoration, la Trinité Sainte qui bat dans notre cœur, la grâce aussi de savoir rejoindre par une charité inlassable cette même Trinité Sainte qui bat dans le cœur de notre prochain, et cela pour que soit exaucée la prière que Jésus adressait à son Père la veille de sa mort : « Que tous soient UN, comme Toi Père tu es en moi et moi en Toi, qu’eux aussi soient EN NOUS ». Amen.

Abbé Pierre Cousty

Année B

Lecture du livre du Deutéronome 4, 32-34.39-40

Le Dieu qui a choisi Israël, qui l’a libéré, qui lui a parlé, qui s’est rendu proche de lui, c’est déjà la Trinité.

Moïse disait au peuple : « Interroge donc les temps anciens qui t’ont précédé, depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre : d’un bout du monde à l’autre, est-il arrivé quelque chose d’aussi grand, a-t-on jamais connu rien de pareil ? Est-il un peuple qui ait entendu comme toi la voix de Dieu parlant du milieu du feu, et qui soit resté en vie ? Est-il un dieu qui ait entrepris de se choisir une nation, de venir la prendre au milieu d’une autre, à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats, à main forte et à bras étendu, et par des exploits terrifiants - comme tu as vu le Seigneur ton Dieu le faire pour toi en Égypte ? Sache donc aujourd’hui, et médite cela en ton cœur : c’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre. Tu garderas les décrets et les commandements du Seigneur que je te donne aujourd’hui, afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours ». - Parole du Seigneur.

Commentaire : Le livre de Deutéronome, écrit vers le VIIe siècle avec J.C., est l’examen de conscience de la nation à la lumière de son histoire passée et du message des prophètes. Israël est le seul peuple qui ait entendu la voix de Dieu dans les éclairs du Sinaï et dans la parole enflammée des prophètes ; il est le seul peuple qui depuis sa naissance, au sortir de l’Égypte, jusqu’à maintenant, ait vu Dieu accomplir pour lui tant de signes et de prodiges. Malgré cela Israël cherche d’autres dieux, il cherche à se rassurer par des alliances politiques avec l’Égypte, quitte à troquer sa liberté contre un nouveau servage. C’est un cri d’alarme que pousse l’auteur du livre : le Seigneur est l’Unique, il n’y a de vie et de liberté que par lui.

« Est-il un peuple qui ait entendu comme toi la voix de Dieu ? » Le Seigneur ne cesse d’entrer en dialogue avec les hommes, par la création, par Moïse et les prophètes, jusqu’à nous parler par son propre Fils. Comment poursuivre le dialogue avec lui ?

Psaume 32

R/ Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu’il fait. Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour. R/

Le Seigneur a fait les cieux par sa parole, l’univers, par le souffle de sa bouche. Il parla, et ce qu’il dit exista ; il commanda, et ce qu’il dit survint. R/

Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine. R/

Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier. Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi ! R/

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains 8, 14-17

L’Esprit Saint fait de nous des fils de Dieu qui, libérés de la peur, osent dire à Dieu : « Père ».

Frères, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire. - Parole du Seigneur.

Commentaire : On ne peut être fils de Dieu qu’à l’imitation de Jésus Christ. Or, Jésus s’est montré dans toute son existence comme le Fils parce qu’il s’est laissé conduire par l’Esprit. C’est aussi l’Esprit qui fait de nous des fils, c’est-à-dire des hommes livres, délivrés de la crainte ; des hommes qui ont la hardiesse de parler à Dieu en toute familiarité (« Abba », terme de langue araméenne que parlait Jésus, était réservé aux enfants lorsqu’ils s’adressaient à leur pape) ; des hommes dont l’espérance est d’hériter avec Jésus Christ du monde nouveau où Dieu sera tout en tous.

Nous rencontrons des gens qui ont encore peur de Dieu : peur d’être punis par lui, peur de s’adresser à lui, peur de n’être pas exaucés. Sommes-nous assis familiers de Dieu pour que grâce à nous ils se découvrent connus et aimés de lui comme ses enfants ?

Alléluia. Alléluia. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit : au Dieu qui est, qui était et qui vient ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28, 16-20

Notre baptême nous a plongés dans la vie de Dieu, Père, Fils et Esprit.

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ». - Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : La puissance que le Christ ressuscité, devenu maître du monde, a reçue du Père, il l’exerce désormais par son Église. C’est à elle, représentée par les disciples, qu’il donne mission de faire de toutes les nations des disciples. Faire des homes les disciples de Jésus Christ, c’est les plonger dans la vie du Père, du Fils, et de l’Esprit, et nous savons que cette vie est un amour totalement partagé. C’est aussi leur apprendre à observer les commandements du Christ, et nous savons qu’ils se résument à aimer de toutes ses forces Dieu et ses frères. En recevant le pouvoir du Christ ressuscité, l’Église reçoit aussi la promesse de sa présence et de son assistance quotidienne au long de l’histoire.

Plongés dans la vie du Père, du Fils et du Saint-Esprit, nous l’avons été au jour de notre baptême. Mais c’est en observant tous les commandements donnés par Jésus que nous poursuivons notre immersion dans la Trinité.

Lecture de la Sainte Trinité en DOCX et PDF

Homélie

En cette solennité de la Sainte Trinité, l’Église nous propose d’abord de mieux comprendre qui est Dieu. Le livre des proverbes, nous a parlé d’une sagesse : « Écoutez ce que déclare la sagesse : le Seigneur m’a faite pour lui au commencement de son action »

Pour les hommes des temps anciens, mais pour nous encore aujourd’hui, cette sagesse c’est celle de Dieu qui a créé l’univers. Un univers d’une beauté grandiose et d’une grande harmonie.

Pour les Hébreux et aussi pour nous, la sagesse de Dieu, veut dire l’amour que Dieu porte à son peuple ; Dieu s’est lié à eux, et nous aussi nous sommes liés à Dieu parce qu’il nous aime depuis toujours et pour toujours

Et nous les chrétiens, nous croyons que cet engagement de Dieu, cet amour de Dieu pour les hommes s’est accompli totalement dans l’incarnation, la venue sur cette terre de son Fils, Jésus Christ, la sagesse même de Dieu.

Savons-nous encore admirer la beauté de l’œuvre de Dieu ?

Savons- nous reconnaître l’amour de Dieu dans la création, dans l’alliance qu’il a conclu avec nous en nous donnant son Fils ?

Et cela nous aide-t-il à aimer pour de bon, ceux qui nous entourent ?

Nous venons de parler de Dieu, de son amour et de sa sagesse incarnée dans son Fils Jésus le Christ. C’est Paul, dans sa lettre aux Romains, qui nous fait comprendre que Dieu nous a donné un autre gage d’amour, son Esprit, l’Esprit Saint, pour répandre en nos cœurs l’amour de Dieu. Quand j’ai une envie forte de frapper ou d’insulter quelqu’un c’est le démon qui utilise ma méchanceté, mon égoïsme. Quand je fais un sourire, bon accueil, quand je rends un service sans attendre de retour, c’est l’Esprit d’amour de Dieu qui agit en moi…

Paul nous dit qu’il est certain que Dieu a déposé son esprit dans notre cœur. Cette certitude nous aide-t-elle à regarder tout homme comme un frère que Dieu aime ? Avons-nous envie de laisser l’Esprit de Dieu envahir notre cœur pour aimer comme il aime ?

En écoutant Jésus dire à ses apôtres : « Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité toute entière ; » A ce moment-là, nous pouvons comprendre que les apôtres ont dû cheminer eux aussi dans la foi et qu’ils n’ont découvert que progressivement le mystère de la personne de Jésus Christ. Pour nous aussi, sans cette action de l’Esprit de vérité, nous ne pouvons connaitre le mystère d’unité et d’amour des 3 Personnes divines.

Aussi il nous faut vérifier chaque fois, que nous faisons vraiment confiance à Dieu, comme à un père, un papa qui nous aime plus que tout.

Aussi faut-il vérifier chaque jour, que, comme le Christ, nous voulons faire la volonté du Père.

Aussi nous faut-il vérifier chaque jour, que c’est l’Esprit Saint qui nous guide dans notre vie de famille, dans notre vie professionnelle, dans notre groupe de prière… Amen.

Source : Père JP Potelle - http://passionistedepolynesie.e-monsite.com/

Prière universelle

En ce jour où nous fêtons la Trinité, laissons les mots de la prière monter de nos cœurs sur nos lèvres.

R/. Seigneur écoute nous ! Seigneur exauce nous !

  • Confions au Seigneur Jésus à qui tout pouvoir a été donné, tous ceux et celles qui ont reçu mission de gouverner dans l’Église. Que leur service les garde dans l’humilité et le souci de la communion. R/.
  • Demandons au Seigneur Jésus qui est avec nous tous les jours de nous rendre attentifs les uns aux autres et serviteurs de la communion entre tous les hommes. R/.
  • Présentons au Souffle de l’Esprit tous ceux et celles qui œuvrent pour plus de collaboration, d’échanges et de relations vraies entre les hommes et entre les peuples. R/.
  • Rendons toute grâce à Dieu notre Père qui nous a créés et demandons lui de bénir toutes les mamans, elles par qui la vie nous a été donnée. R/.

Dieu Notre Père par Jésus-Christ Ton Fils Notre Seigneur qui vit et règne avec Toi dans L'Esprit-Saint, daigne nous accorder ce que nous Te demandons : que ton amour nous accompagne tous les jours jusqu’à la fin du monde !

Source de la Prière Universelle : https://www.abbayejouarre.org/

Année C

Lecture du livre des Proverbes 8, 22-31

La sagesse de Dieu a laissé sa trace dans la création avant de venir vivre avec les hommes. Cette sagesse incréée, c’est Jésus Christ.

Écoutez ce que déclare la Sagesse de Dieu : « Le Seigneur m'a faite pour lui principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours. Avant les siècles j'ai été formée, dès le commencement, avant l'apparition de la terre.

Quand les abîmes n'existaient pas encore, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes. Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée, avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace, les éléments primitifs du monde.

Quand il établissait les cieux, j’étais là, quand il traçait l’horizon à la surface de l'abîme, qu’il amassait les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l'abîme, quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre. Et moi, je grandissais à ses côtés.

Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment, jouant dans l’univers, sur la terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes ». Parole du Seigneur.

Commentaire : Lorsqu’il contemplait l’univers, l’homme de l’Antiquité ne manquait pas d’être frappé de sa beauté grandiose de son harmonie. Il y voyait la marque de la sagesse de Dieu, de son habileté de maître d’œuvre. Cette Sagesse qui présida à la création du monde, les Hébreux la savaient encore à l’œuvre dans l’histoire, puisque Dieu s’était lié avec eux, le peuple qu’il avait choisi, pour en révéler aux hommes la source : son amour pour eux. Cet engagement de Dieu avec les hommes s’est accompli totalement dans l’Incarnation de son Fils, Jésus Christ, la sagesse même de Dieu.

Se mettre à l’écoute de Dieu pour apprendre à lire sa beauté et sa puissance dans l’univers créé et pour comprendre qu’il trouve ses délices avec les hommes, c’est une école où nous n’aurons jamais fini d’apprendre.

Psaume 8

R/ : Ô Seigneur, notre Dieu, qu’il est grand, ton nom, par toute la terre !

  • À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?
  • Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ; tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds.
  • Les troupeaux de bœufs et de brebis, et même les bêtes sauvages, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux.

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains 5, 1-5

La paix qui nous inonde, fruit de notre réconciliation avec Dieu, est l’œuvre du Père, du Christ, et de l’Esprit.

Frères, Nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l'accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l'espérance ; et l'espérance ne déçoit pas, puisque l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné. Parole du Seigneur.

Commentaire : Quand un homme ou une femme est certain d’être aimé, quelle n’est pas sa force, sa confiance dans la vie ! Mais nous, qui sommes sûrs d’être aimés par Dieu d’un amour indéfectible, quelles ne doivent pas être notre paix et notre assurance, que rien pas même la détresse, ne peut ébranler ! Et cette certitude ne s’appuie pas sur des mots mais sur les gestes d’amour de Dieu à notre égard : le Christ qui s’est livré pour nous ouvrir l’accès au cœur de Dieu, l’Esprit qui nous est donné comme gage de l’amour du Père pour nous.

Quelle garantie avons-nous, dans les temps de détresse, que l’espérance ne trompe pas ? L’amour de Dieu répandu dans nos cœurs…

Alléluia. Alléluia. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit : au Dieu qui est, qui était et qui vient ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16, 12-15

L’Esprit Saint peut seul nous introduire dans la vérité tout entière du Dieu Trinité.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître ». Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Les apôtres n’ont découvert que progressivement le mystère de la personne de Jésus Christ : d’abord, à leurs yeux, guère plus qu’un prophète, un maître en religion, puis le Messie, et enfin le Fils de Dieu révélé dans sa mort et sa résurrection. Leur connaissance du mystère de Dieu s’effectuera selon la même progression ; de la constatation de l’intimité qu’avait Jésus avec Dieu, ils passeront à la connaissance de sa relation filiale avec le Père, grâce à l’action de l’Esprit, dont le rôle est de leur faire prendre conscience de la signification de leur expérience de vie avec le Christ. Pour nous aussi, sans cette action de l’Esprit, nul ne peut connaître le mystère d’unité et d’amour des trois personnes divines.

« J’aurais encore beaucoup de choses à vous dire », nous assure Jésus, mais il en laisse le soin à l’Esprit de vérité. C’est lui qui nous conduit lors de nos partages d’Évangile. Qu’ai-je appris sur Dieu par Jésus sous la conduite de l’Esprit ? »

Lectures de la Solennité de la Sainte Trinité en DOCX et PDF

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 16:32

Cet article est reposté depuis Praedicatho homélies à temps et à contretemps.

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 21:21

La miséricorde divine dans le temps de la guerre.

Le monde continue sa marche folle vers la guerre. Rien ne soulage la pression de la guerre sur les peuples. On ne tourne pas facilement la page du terrorisme. La guerre nous tient. Elle nous meurtrit à la manière de jadis, par la conquête de villes, les batailles et les prises de guerre. Mais elle nous détruit aussi d’une façon nouvelle, sous une forme éparpillée, moins lisible.

Retrouvons la miséricorde de Dieu dans le temps de la guerre et la bonté de Dieu sur le champ de bataille. Il y a trop de violence sur cette terre pour que nous la laissions courir toute seule en traçant ses lignes de morts. Il faut bien aller à la guerre, y jeter sa force et ses compétences pour contenir, fracturer, dissiper peut-être la violence qu’elle propage. Telle est la vocation du militaire, de tout vrai militaire.

Au courage, le chrétien ajoute la calme certitude que Dieu ne lui manquera jamais. Ni avant, ni pendant, ni après la guerre. En aucune façon, nous ne devons penser comme les païens que Dieu s’occuperait seulement des bien-portants, des bien-pensants, des bienfaisants, des bienveillants, des bien-de-toutes-sortes qui font les leçons mais qui ne se salissent pas les mains. Au contraire, nous le croyons : rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Accueillons les quatre dons merveilleux de Dieu dans le temps de la guerre et sur le champ de bataille.

1. Dans les champs de la mort, Dieu plante son grand Amour. La guerre comporte de graves péchés. Léon XIII disait : « la guerre est un fléau », (allocution aux cardinaux, 1899). Pour le chrétien, la guerre brasse des haines incontrôlées, des injustices lamentables. Mais c’est une loi divine : là où le péché abonde, la grâce surabonde.

En 1964, à l’ONU, Paul VI s’écriait : « plus jamais la guerre ! ». Mais ce rêve de Paix ne laisse pas le chrétien inerte devant la violence ou désespéré dans la guerre. Les fléaux ne l’impressionnent pas. Pour une raison qui ne tient pas à des qualités particulières mais à ceci : Dieu donne un grand pouvoir à ses fils. Le pouvoir d’aimer en toutes circonstances : « puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5). Dieu fait au soldat le don d’un Amour inoxydable, que rien n’attaque et que personne n’arrache.

En ces lieux de l’histoire où il est pris dans des forces démesurées, qui le brassent et l’emportent, l’homme a besoin d’une Force d’un autre monde. Il a besoin d’une fraternité indépendante des circonstances. Cet amour existe. Il naît à sa façon, ni d’une rencontre humaine, ni d’une émotion ressentie mais d’un appel à l’Esprit saint.

2. Dans la guerre, l’Esprit souffle une liberté nouvelle. Cette liberté de l’Esprit est plus que jamais nécessaire dans cette « troisième guerre mondiale combattue par morceaux » dont parle le pape François.

Car cette guerre gagne du terrain en trois temps. D’abord, se faisant discrète, elle séduit des esprits. Elle leur offre une certaine ivresse, en quelque sorte. Puis, devenant éclatante, elle tue de façon aveugle. Enfin, se pensant religieuse, elle entend soulever toutes les communautés se réclamant d’une même religion mondiale.

Chacun de ces temps réclame chez le soldat un esprit libre d’une liberté qui lui est donnée par l’Esprit saint.

Grâce à l’Esprit, le soldat garde sa raison. Il ne se laisse pas séduire par l’idéologie. Il en dénonce la folie sans lui opposer une autre folie. Il est assez libre pour ne pas alimenter une spirale de mort.

Grâce à l’Esprit, le soldat ouvre les yeux. Il ne tue pas en aveugle. Plus que jamais, il opère une vraie connaissance des ennemis réels. Il est assez libre pour n’user de son arme qu’à bon escient.

Grâce à l’Esprit, le soldat possède Dieu. Il ne tombe pas dans les extrémismes. Ni il ne rejette ni il n’accuse la religion en bloc, ce qui est une facilité et une fausseté. Mais il est assez libre pour vivre son lien personnel avec Dieu.

Grâce à l’Esprit, le soldat garde la liberté du Christ. Il donne sa vie pour ses frères. Prompt à aimer la vie, il est prêt à la donner pour Dieu et pour sa Patrie. Il le fait dans la foi que le Christ le conduit.

3. Dans la guerre, le Fils panse les plaies du soldat. D’une certaine façon, le Christ appartient au Service de Santé des armées ! Le Fils s’approche avec toute son humanité pour empoigner la nôtre. Dans la tempête de la lutte, le Christ nous tient par la main. Pas un pas, pas une fatigue, pas une blessure qu’il n’ait connu, vécu ou porté. Aucun combat qu’il n’assume, aucune mission qu’il n’accompagne.

  • Quand nous lui demandons la victoire, Il nous donne son Cœur.
  • Quand nous nous sentons seul, Il repousse notre solitude.
  • Quand nous nous sentons faible, il nous tourne vers le camarade.
  • Quand nous nous sentons fatigués, il nous présente le repos de la prière.
  • Quand nous avons peur, il nous propose un acte de foi.
  • Quand nous sommes blessés, il nous donne sa tendresse.
  • Quand nous sentons le froid de la mort, il nous offre l’Espérance.
  • Quand le doute s’installe en nous, il nous montre le Père.

4. Dans la guerre plus qu’ailleurs, le Père donne son pardon. C’est l’amour qui répond à la misère. C’est l’amour comblant la misère. C’est l’amour assumant la misère morale.

Dieu proportionne son amour à notre misère. Grande misère, grand amour. Petite misère, petit amour.

Grandes, les misères de la guerre. Énormes, les blessures qu’elles entraînent. À ces blessures répondent les soins, les remèdes, les prothèses, les accompagnements, les pensions. Mais il y a aussi les grands pardons de Dieu. Ceux que l’on ne s’octroie pas si facilement à soi-même. Ceux que le monde, la famille, les adversaires refusent souvent.

L’amour aussi soigne. Il est aussi un remède pour rire malgré la douleur, une prothèse pour avancer malgré le souvenir, un accompagnement pour aimer malgré la mort, une richesse pour vivre malgré le temps qui passe.

Dieu donne son amour. Rien ne nous en sépare. Dans le temps de la guerre, cet amour devient pardon. Entrons dedans.

+ Luc Ravel au PMI de Lourdes 22/05/2016

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 14:00

C'est un secret absolument nouveau sur le mystère de Dieu que Jésus a révélé aux hommes tout au long de l'Evangile, dans ses paroles et ses actes et spécialement dans ses dernières confidences aux apôtres. On pourrait le résumer ainsi : DIEU est UN et cependant il est PÈRE, et FILS, et SAINT-ESPRIT. Et ce sont là, non trois « aspects » d'un même être, mais vraiment Trois Personnes.

  • Le PÈRE, est la Personne qui donne tout ce qu’elle est de tout ce qu’elle a, c'est-à-dire la nature divine, au Fils. Le Père se reconnaît en son Fils et se complaît en Lui.
  • Le FILS qui reçoit tout du Père est son image parfaite et répond à l'Amour infini totalement donateur par l'Amour infini totalement reconnaissant.
  • Mais cet Amour mutuel du Père et du Fils qui n'a rien d'égoïste ni chez l'un ni chez l'autre n'est pas davantage un égoïsme à deux. La perfection de l'Amour mutuel entre le Père et le Fils est telle que cet Amour s'exprime en une Personne vivante qui est l'ESPRIT-SAINT.

Selon l'expression d'un théologien du Moyen-âge : « L'Amour des deux est fondu en eux par la flamme d'un troisième Amour ».

Et si l'Esprit-Saint lui-même ne donne naissance à aucune autre Personne ne pensons pas à une complaisance repliée sur soi : l'ESPRIT-SAINT n'est qu'un retour total, une extase généreuse vers le Père et le Fils ; avec Lui se referme le mouvement de la Vie divine.

Si Jésus est venu, a vécu parmi nous et a offert son Sacrifice Rédempteur sur l'autel de la Croix ce n'est pas seulement pour être le Révélateur de ce mystère insondable de Vie, de Lumière et d'Amour qu'est la Bienheureuse TRINITÉ, c'est aussi et surtout pour être la VOIE et le PONT qui nous mène et nous unit à Elle. C'est pour rendre à nos âmes la capacité de recevoir ce don insurpassable de la Grâce sanctifiante par laquelle nous participons mystérieusement à la nature et à la Vie divine. Voilà pourquoi, avant de passer de ce monde à son Père, Jésus a pu nous faire cette merveilleuse promesse : « Si quelqu'un m'aime... mon Père l'aimeras et nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure ». (Jean XIV. 23) Ces mots nous révèlent le mystère de l'inhabitation de la Très Sainte Trinité dans notre âme, inhabitation qui comporte une présence toute spéciale des Trois Personnes divines en nous.

Cette présence - faut-il le préciser - se réalise seulement dans l'âme qui aime, c'est-à-dire dans l'âme qui vit dans la charité et dans la grâce, parce que comme dit Saint Jean : « Celui qui demeure dans l'Amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui ». (1 Jean IV. 16)

L'âme en état de grâce est donc en toute vérité un petit ciel. Dieu y réside avec tout le secret de sa vie intime et il y exerce son action divinisante. Alors, comment se fait-il que nous allions et venions avec une telle présence en Nous, sans y prêter attention ?

N'est-ce pas parce que notre cœur est encombré de tant et tant de futilités humaines et par dessus-tout de notre moi égoïste et jouisseur ?

« 0 âmes créées pour ces merveilles et appelées à les voir se réaliser en vous, que faites-vous, s'écrit Saint Jean de la Croix. A quels misérables riens perdez-vous votre temps ? »

Puisque la Très Sainte Trinité dans sa grande miséricorde veut nous associer à sa vie divine, ne cherchons qu'à entretenir avec Elle des relations de plus en plus intimes. Par cette forme de prière irremplaçable qu'est l’oraison, qui consiste essentiellement en un dialogue des regards, un dialogue des cœurs et un dialogue des volontés - multiplions les échanges avec les Trois Personnes divines qui habitent la demeure intérieure de notre âme, communions ainsi de plus en plus par la Foi et par l'Amour à cette connaissance et à cet Amour par lesquels Dieu se connaît et s'aime Lui-même.

Si notre idéal consiste à faire d'incessants progrès dans l'amour, si nous ne suscitons pas d'obstacles au développement de la charité et de la grâce en notre âme, nous pouvons être sûrs que la Très Sainte Trinité ne mettra pas de limites à son effusion en nous. Elle nous inondera de grâces toujours plus abondantes qui nous feront monter à un niveau toujours plus élevé d'intimité avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit, jusqu'à ce que cette union, qui demeure cachée tant que nous pérégrinons ici-bas, atteigne sa perfection au ciel. Devenue alors pleinement consciente dans la Lumière de gloire, elle constituera notre bonheur infiniment comblant pour toute l'éternité.

La vie d'aujourd'hui ne peut être qu'une préparation à ce bonheur et comme sa maturation progressive ; mais elle est déjà une joie possédée, comme l'a si bien dit, parce qu'elle l'a magnifiquement vécu, Elisabeth de la Trinité : « Croire qu'un ÊTRE qui s'appelle l'AMOUR habite en nous à tout instant du jour et de la nuit, voila ce qui a fait de ma vie un ciel anticipé ».

Puisse NOTRE-DAME de la TRINITÉ, Fille Bien-Aimée du PÈRE, Mère du Verbe, Epouse du SAINT-ESPRIT, obtenir cette grâce des grâces à tous ses enfants !

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