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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 13:03

Le prénom Catherine vient du mot grec "katharos", qui signifie "pureté". Elle est fêtée le 29 avril. Elle est patronne de l'Italie et de Sienne, et seconde patronne de Rome.

Attribus : Un lys, un livre, une couronne d'épines, une robe blanche, un cœur.

Prénoms apparentés : Carine, Catalina (espagnol), Cathel, Karen et Karine (langues scandinaves), Katharine (anglais), Katinka (russe), Katrijn (flamand).

Des visions qui suscitent d'abord méfiance et soupçons

Caterina di Jacopo di Benincasa naît en 1347 à Sienne en Italie (son père est un teinturier aisé). C'est la cadette d'une famille de 26 enfants. Jeune fille, elle mène une vie austère, vouée à la prière et aux pénitences; elle refuse de se marier et, vers l'âge des 16 ans, se soumet à une règle religieuse tout en demeurant dans la maison familiale. Elle commence à avoir des visions, les unes divines, les autres démoniaques. Ces apparitions attirent l'attention des autorités religieuses qui craignent de se trouver face à une simulatrice. Catherine comparaît devant les dominicains de Florence qui l'examinent avant de l'acquitter.

 

Des actions charitables, une missions évangélisatrice

Après avoir travaillé dans un hôpital et soigné des malades, notamment des lépreux, Catherine commence à voyager en compagnie de quelques disciples. Elle exhorte les populations à se repentir et suscite de nombreuses conversions. Elle rédige alors le Dialogue mystique. En 1375, dans la ville d'Assise, apparaissent sur son corps des stigmates (marques semblables aux blessures que le Christ reçut sur la Croix). La même année, Catherine commence à s'intéresser à la politique. Elle tente, en vain, d'établir la paix entre la papauté et sa ville natale.

Le retour des papes à Rome

En revanche à suite de Brigitte de Suède, Catherine parvient à convaincre le pape Grégoire XI de quitter Avignon, alors enclavée dans le royaume de France, et de ramener le siège de la papauté à Rome en 1377. Lors du Grand Schisme qui suit (deux papes s'opposent, l'un à Avignon, l'autre dans la Ville éternelle), Catherine soutient celui de Rome et écrit aux monarques d'Europe qui défendent les droits de son concurrent. Elle devient ensuite la conseillère du nouveau pape, Urbain VI. En 1380, Catherine est affectée par une attaque de paralysie. Elle meurt quelques jours plus tard. Canonisée en 1461 par le pape Pie II. Elle fut proclamée docteur de l'Église par Paul VI en 1970.

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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 21:40

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Marc 01Le prénom Marc vient du mot latin marcus signifiant marteau. Il est fêté le 25 avril. Marc l’Evangéliste est le patron de Venise, des éleveurs de bovins et d’ovins, des scribes, des notaires et des vitriers. Il est invoqué par les prisonniers.

Attributs : le lion, parfois ailé (qui orne notamment une colonne de granit érigée à proximité de la basilique bysantine Saint-Marc, à Venise), une plume pour écrire, un rouleau de parchemin ou un livre.

Prénoms apparentés : Marcie, Marcien, Marco (italien), Marcolin, Marcos (espagnol), Marcus (latin), Mark (anglais), Markus (allemand).

Jean, appelé Marc

L’Evangéliste Marc est nommé Jean dans les Actes des Apôtres (Marc est le surnom que lui donnent par la suite les Romains), mais n’est pourtant pas un des douze Apôtres. Il appartient probablement à la tribu hébraïque des Lévites. Sa mère, une riche veuve dénommée Marie (une autre femme que la mère du Christ), accueille les Apôtres dans sa maison de Jérusalem. C’est dans cette demeure, assez grande pour recevoir les premiers chrétiens de la ville sainte, que Marc, dès son plus jeune âge, rencontre sans doute Pierre après que ce dernier s’est évadé de prison, en l’an 43.

Des rapports difficiles avec Paul

Marc accompagne Paul de Tarse et son cousin l’Apôtre Barnabé lors du premier voyage évangélique effectué par ces derniers. Mais, sitôt arrivé en Pamphylie (ancienne région d’Asie Mineure), il refuse d’accompagner les deux hommes dans le nord de la Tauride et retourne à Jérusalem. Les trois hommes sont ensuite de nouveau réunis. Paul refuse alors d’emmener Marc avec lui lors d’une seconde mission et part en Asie Mineure, tandis que Marc et Barnabé s’en vont à Chypre. Marc et Paul se réconcilieront néanmoins plus tard, et seront de nouveau réunis lorsqu’ils seront tous deux emprisonnés à Rome.

L’auteur du plus court et du plus ancien des Evangiles

Après la Crucifixion, Marc devient le disciple préféré et le porte-parole de Pierre qui l’appelle son frère. Marc est le rédacteur de l’Evangile qui porte son nom et est le second des quatre textes de cette nature qui figurent dans le Nouveau Testament. Une tradition veut que ce texte ait été écrit sous la direction de Pierre, entre 60 et 74, mais il est très possible que Marc ait assisté à l’arrestation de Jésus par les soldats ; dans ce cas, il pourrait ne faire qu’un avec le jeune homme qui s’enfuit alors, nu, en laissant son vêtement aux mains des Romains. Cet épisode n’est d’ailleurs relaté que dans l’Evangile selon saint Marc. Le texte de saint Marc est le plus court et le plus ancien des quatre Evangiles. D’un style précis et vif, dénué d’élégance inutile, il a sans doute inspiré ceux qui ont été rédigés par Luc et Matthieu.

Evêque puis martyr à Alexandrie

Selon la légende, Marc est le premier évêque d’Alexandrie, en Egypte. Peu après son arrivée, il fait réparer ses sandales par le cordonnier Anian. Celui-ci se blesse avec son alêne (poinçon pour percer le cuir), mais Marc le guérit de manière miraculeuse. Marc passe pour avoir été martyrisé à Alexandrie sous le règne de l’empereur Néron, vers 74 ou, selon une autre tradition, plus tard, sous le règne de Trajan. Les bourreaux s’emparent de Marc alors qu’il s’apprête à célébrer la messe. Marc est traîné dans la cité à l’aide d’une corde et accablé de coups de massue. Il meurt avant que ses tortionnaires aient pu le lapider. Une pluie divine éteint le bûcher où son corps a été placé et empêche que celui-ci soit consumé par les flammes. Ses restes sont d’abord vénérés à Alexandrie.

Vénéré à Venise

Les reliques de Marc sont ensuite transférées en 829 à Venise et se trouvent aujourd’hui dans la basilique dédiée à ce saint qui porte son nom. Bâti entre 1063 et 1073 et souvent remaniés jusqu’au XVIIème siècle, cet édifice surmonté de coupoles recèle plusieurs représentations du saint : Marc figure notamment en mosaïque au revers du portail principal et en sculpture sur les portails latéraux. L’évangéliste est enterré sous le maître-autel, surmonté d’un baldaquin de marbre vers supporté par des colonnes d’albâtre. A proximité de la basilique, s’élève une célèbre colonne de granit qui supporte un lion ailé, symbole de l’évangéliste.

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Le prénom Jean vient de l’hébreu Yehohanan ou Iohanan (grâce de Dieu). Il est fêté le 27 décembre. Jean l’Évangéliste est le patron des écrivains, des éditeurs, des libraires et des théologiens.Jean-l-evangeliste1.jpg

Attributs : un aigle, une coupe contenant une vipère, un cuve d'huile bouillante, un livre.

Prénoms apparentés : Dzhin, Yohan(s) (yiddish), Giovanni (italien), Hans (allemand), Ivan, Yvan (russe), Jack (anglais), Jacki, Jan (flamand), Janos (hongrois), Jehan (ancien français), Jensen (hollandais), Joao (portugais), Johann (allemand), John, Johnny (anglais), Jouan (occitan), Juan (espagnol), Iban (basque), Sean (irlandais), Yahia (arabe), Yann, Yannick (breton),

Le fils du tonnerre

Jean l’Évangéliste est un pécheur de Galilée comme son père Zébédée et son frère aîné, Jacques. C’est celui-ci qui l’appelle auprès de Jésus. L’un et l’autre des deux frères sont, sans doute en raison de leur caractère fier, surnommés les « fils du tonnerre ». Les deux hommes ne demandent-ils pas un jour à Jésus de faire tomber le feu sur des Samaritains qui ont refusé de leur préparer un logement ? Selon la tradition, Jean est celui des Apôtres que Jésus préfère et aime « comme lui-même ».

Le plus jeune des Apôtres

Jean, qui est le plus jeune des Apôtres, assiste à plusieurs des épisodes qui sont retracés dans les quatre Evangiles. Il est présent lors de la résurrection par Jésus de la belle-mère de Pierre et de celle de la fille de Jaïre ; il assiste également à la Transfiguration du Christ sur le mont Thabor. Au moment de la Cène, Jean pose sa tête sur la poitrine de Jésus, il est là lors de la Crucifixion et réconforte la Vierge. C’est à lui que Jésus la confie. Jean se trouve avec Pierre lorsque les Saintes Femmes leur annoncent que le corps de Jésus n’est plus dans le tombeau où il a été enseveli. Plus jeune que Pierre, il se dépêche et arrive le premier devant le tombeau où il n’ose pourtant pas entrer.

« Pilier de l’Eglise »

Après la Crucifixion, Jean se rend à Ephèse (en Asie Mineure). Avec Pierre, son frère Jacques le Majeur et Jacques le Mineur, il est un des « Piliers de l’Eglise ». Après que son frère Jacques a été décapité sur l’ordre du roi Hérode de Judée vers 44, Jean quitte la Palestine. Il y revient vers 57, alors que Jacques le Mineur est devenu évêque de cette contrée. Ses déplacements ultérieurs sont mal connus. Peut-être demeure-t-il un temps à Ephèse avant d’aller à Rome durant les persécutions de Domitien. Il est jeté dans une cuve emplie d’huile bouillante, mais sort indemne de ce supplice. Par la suite probablement exilé à Patmos, il retourne enfin à Ephèse.

Le rédacteur d’un Évangile et de trois épîtres

Dans cette ville d’Asie Mineur, Jean rédige l’Évangile qui porte son nom, à la demande de l’évêque local qui veut lutter contre les hérésies. Cet ouvrage est notamment caractérisé par sa brièveté, sa concision et sa dimension théologique : il tient pour acquis que les détails concernant la vie et la mort du Christ sont connus, et s’intéresse davantage à la dimension divine du Messie. Par ailleurs, Jean écrit trois épîtres dont la première proclame que « Dieu est amour ».

L’Apocalypse

Mais, malgré certaines parentés dans l’écriture, il n’est pas du tout certain que Jean ait rédigé l’Apocalypse, le dernier livre de l’Ancien Testament. Cet ouvrage, qui raconte la fin du monde décrite par Jésus lors d’une vision qu’aurait eue l’Évangéliste, s’inscrit en fait dans un genre littéraire dont plusieurs traces existent dans l’Ancien Testament. Aux termes de ce texte, Jean monte au Ciel et y rencontre Dieu. Il contemple alors plusieurs apparitions consacrées aux malheurs terrestres, à la lutte contre le principe du Mal et à l’instauration d’un nouvelle Jérusalem, demeure de Dieu et des hommes. Par la richesse de ses images et sa puissance d’évocation, l’Apocalypse a inspiré de nombreux artistes.

La coupe empoisonnée

Un jour, dans la cité d’Ephèse, le prêtre de Diane tend à Jean une coupe empoisonnée avec du venin de serpent ou de dragon. L’Apôtre boit le liquide sans en pâtir. Il meurt paisiblement quelques années plus tard, vers 100. Jean est le seul des apôtres à périr de mort naturelle. Selon la légende, il est, comme la Vierge Marie, enlevé vers le ciel à l’heure de son trépas.

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Saint-Luc-01.jpgLe prénom Luc vient du latin Lucius, nom venant du mot lux (lumière). Il est fêté le 18 octobre. C’est le patron des bouchers, des chirurgiens, de fileurs de verre, des médecins, des peintres et des relieurs.

Attributs : un bœuf ailé portant parfois une écritoire, un évangile, une palette de peintre, une robe de docteur.

Prénoms apparentés : Loukas (grèc), Luca (italien), Lucain, Lucan, Lucas (espagnol et français), Luce, Lucky, Luke (anglais), Lugo (langue d'oc), Lukas (allemand et breton).

L’auteur d’un évangile et des Actes des Apôtres

Luc naît à Antioche, en Turquie, ou plus vraisemblablement, en Grèce. Il est rédacteur des Actes des Apôtres, qui figurent dans le Nouveau Testament et constituent une importante source d’informations concernant les premiers temps du christianisme, ainsi que du troisième des quatre Evangiles. L’ensemble de ces textes font de Luc l’auteur qui a pris la plus large place dans la rédaction des différents textes que comporte la Bible. Elevé dans le paganisme, Luc se convertit à la religion chrétienne, sans doute vers l’an 40, à Antioche. Instruit, connaissant le grec et le latin, il est, parmi les premiers chrétiens, l’un des plus cultivés ; il s’intéresse notamment à l’histoire, à la géographie et au gouvernement des hommes. A cette caractéristique, s’ajoute la grande modestie dont Luc fait preuve tout au long des récits qui concernent la vie et l’œuvre du Christ et de ses Apôtres.

Un des compagnons de Saint Paul de Tarse

Luc apprend la médecine à Tarse, en Asie Mineure. C’est peut-être dans cette ville qu’il rencontre saint Paul. En effet, la tradition fait de l’évangéliste Luc la même personne que le chrétien, lui aussi nommé Luc, qui accompagne, sans doute à partir de l’an 57, Paul de Tarse lors de plusieurs de ses voyages. Luc, dont la tradition fait un célibataire, est aux côtés de Paul lors de la seconde mission effectuée par ce dernier dans la ville de Philippes, en Macédoine. Pendant un temps, il devient l’évêque de cette cité, quoiqu’une autre tradition assure que Luc n’ait jamais été ordonné prêtre. Luc est avec Paul lorsque celui-ci fait naufrage à Malte, en se rendant à Rome.

Un évangile pour les plus cultivés des gentils

Luc rédige l’Evangile qui porte son nom ainsi que les Actes des Apôtres soit, durant la captivité de Paul de Tarse à Rome, soit peu après que celui-ci a été martyrisé, lors des persécutions menées sous le règne de l’empereur Néron. Luc écrit sans doute son évangile pour que le christianisme naissant puisse disposer d’un texte adapté à ses besoins. Un texte qui soit rédigé dans une langue (le grec) plus littéraire que celle utilisée par saint Marc dans son propre évangile, et qui soit davantage accessible aux gentils, c’est-à-dire aux non-juifs et aux non-chrétiens, que l’Evangile de saint Matthieu. D’une manière générale, l’Evangile de saint Luc montre, outre sa douceur et sa bonté, l’intérêt et la compassion dont le Christ témoigne à l’égard de tous ceux qui sont placés aux marges du peuple juif, tout à la fois les femmes, les lépreux, les pauvres et les Samaritains (habitants de la région de Samarie). A tous ces exclus, Luc annonce le message de miséricorde du Christ.

Un martyr improbable

Après la mort de Paul, sans doute vers 66, Luc quitte la Ville éternelle. A partir de cette date, il n’existe plus de sources fiables concernant la vie de ce saint, même si une tradition incertaine fait de cet évangéliste l’évêque de Thèbes, en Grèce. Il est vraisemblable que Luc soit mort, comme l’indiquent certaines sources, à l’âge de 84 ans, en Béotie (région de la Grèce). Mais, selon d’autres traditions, il passe pour avoir été martyrisé, quoique cela soit très improbable, à Patras, en Grèce. Constantinople et Padoue ont revendiqué le privilège de détenir ses reliques.

Le portraitiste de la Vierge

Pétri de considérations témoignant de la bonté de son rédacteur, l’Evangile de saint Luc, rédigé entre les années 70 et 90, comporte de nombreux renseignements concernant la Nativité. Sans doute est-ce le signe que l’Evangéliste a rencontré la Vierge Marie et s’est entretenu avec elle. Il est possible que Luc ait également bénéficié des souvenirs de saint Jean, qu’il a pu rencontrer à Jérusalem. De surcroît, selon la légende, Luc aurait réalisé le portrait de Marie, voire plusieurs icônes de la Vierge. En tant que patron des peintres, saint Luc a été représenté par de nombreux artistes, notamment Le Greco, Mantegna, Le Sodoma, Raphaël, Van der Weyden, Zurbaran.

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Le prénom Matthieu vient d’un mot araméen signifiant « don de Dieu ». Il est fêté le 21 septembre. Il est le patron des agents du fisc, des banquiers, des comptables, des douaniers et des fonctionnaires.

Attributs : un évangile, un rouleau, une épée.

Prénoms apparentés : Maffeo, Maiolo, Matteo (italien), Mateo (espagnol), Mateu (catalan), Mathias, Mathieu, Mattew(s) (anglais), Matthaeus (alsacien et latin), Mattheus (flamand), Maze (breton), Thadée (langues slaves).

Un percepteur devenu apôtre du Christ

Matthieu-01.jpgMatthieu (nommé Lévi dans les Evangiles de Luc et de Marc) est un publicain, un percepteur de taxes et d’impôts (poste lucratif et recherché à l’époque), qui exerce dans la ville de Capharnaüm. Mais le nouveau Testament apporte peu de précisions concernant sa vie et sa personnalité. Il raconte néanmoins que c’est à la demande de Jésus que Matthieu abandonne son métier. L’ancien percepteur est l’auteur du premier des quatre Evangiles. Ce texte, auquel l’Eglise accorde une très grande importance, comporte une quantité de précisions qu’explique peut-être la formation professionnelle de leur auteur.

Le martyre en EthiopieMatthieu-02.jpg

Durant les quinze années suivant la crucifixion, Matthieu prêche l’Evangile aux juifs de Palestine. Après que les Apôtres se sont dispersés, Matthieu par évangéliser l’Ethiopie. Il parvient à l’emporter sur deux magiciens que les habitants de ce pays adorent comme des dieux. Matthieu triomphe également des dragons qui accompagnent les deux hommes. Il ressuscite par ailleurs la fille du roi Hégésippe, ce qui entraîne la conversion de ce dernier. Mais l’Apôtre est mis à mort après qu’il s’est opposé au mariage du roi Hirtiacus avec sa nièce. Selon la tradition retenue, Matthieu est décapité, brûlé vif ou lapidé.

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Commencement de la première lettre de saint Jean 1, 1-4

« Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons ».

Bien-aimés, ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.

Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous.

Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous.

Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ. Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite…

Si vous voulez lire la suite, cliquez ici

Source : http://www.whynotflores.com/bd.html

 

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22 avril 2021 4 22 /04 /avril /2021 14:38

Georges-et-le-dragon.jpgLe prénom Georges a pour racine les mots grecs (terre) er ergon (travail, action) et signifie donc laboureur. Sa fête est le 23 avril. Il est le patron de l’Angleterre, de la Lituanie, du Portugal et de la Turquie, ainsi que des villes de Barcelone, Gênes et Venise, des armuriers, des cavaliers, de l’ancien ordre des chevaliers teutoniques, des soldats et des scouts. Il est invoqué contre la syphilis, la peste et la lèpre.

Une légende née en Orient

Georges est un personnage légendaire. Déjà au Vème siècle, des théologiens s’interrogent sur la réalité de son existence. Il est néanmoins possible qu’un soldat de l’armée romaine ait été martyrisé à Lydda (Palestine) vers 250, ou en Nicomédie vers 303. Georges serait né en Cappadoce, selon un culte apparu en Orient, et toujours très vivant en Angleterre, en Grèce et dans le monde russe, et aux termes d’une très riche tradition, reprise dans la Légende dorée, recueil des vies des saints établi au XIIIème siècle par le dominicain Jacques de Voragine.

Le fameux combat contre le dragon

Georges arrive un jour dans un village de Libye où sévit un terrible dragon qui se nourrit des animaux qu’il rencontre et, surtout, des deux jeunes gens, choisis au hasard, que les habitants doivent lui offrir chaque jour. La fille du roi, attachée à un rocher et vêtue d’une robe de mariée, est sur le point d’être dévorée par le monstre. Georges attaque ce dernier et, avec l’aide du Christ, parvient à en venir à bout. Il existe plusieurs variantes de cette légende. Tantôt, Georges ne tue pas le monstre, qui n’est que blessé, et le suit ensuite à l’image d’un animal apprivoisé. Tantôt, il n’accepte de tuer la bête qu’en échange de la conversion au christianisme de la population. Cet exploit fait de Georges le symbole de l’idéal chevaleresque. Au milieu du XIVème siècle, l’ordre de la Jarretière, le premier ordre de chevalerie institué en Angleterre, est placé sous son patronage.

Supprimé de la liste des saints au XXème siècle

Georges est ensuite victime des persécutions qui sont organisées, sous le règne de Dioclétien, contre les chrétiens qui refusent de vénérer les dieux et l’empereur. Il est alors soumis à de nombreux supplices – il est notamment placé sous une roue hérissée de pointes de fer – qui ne parviennent cependant pas à le faire périr. Pour finir, Georges est décapité. De nombreux miracles sont ensuite attribués à l’intervention de ce courageux soldat, notamment lors de la victoire remportée à Antioche par les croisés opposés aux musulmans. Néanmoins, au XXème siècle, Jean XXIII a fait supprimer Georges de la liste officielle des saints vénérés par l’Eglise, en raison de son existence purement légendaire.

 

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Vous trouverez ci-dessous une superbe vidéo de mon ami Mario 

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=854334508381844&id=358874497927850

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 07:10

Stanislas.jpgLe prénom Stanislas possède une double racine polonaise : stan (debout) et slav (gloire). Il est fêté le 11 avril. Il est un des patrons de la Pologne, et plus particulièrement de la ville de Cracovie.

Un noble devenu évêque de Cracovie

Stanislas naît vers1030 dans une famille noble de Pologne (les détails de sa vie sont très mal connus). Il devient prêtre à la cathédrale de Cracovie. Très vite, Stanislas rencontre la célébrité en raison de ses talents de prédicateur, de la droiture de sa vie, de sa volonté de défendre les principes moraux et de protéger les pauvres. Lors de la disparition de son titulaire, l’évêché est, sur l’ordre du pape, offert au très populaire Stanislas, en 1072.

Le mort ressuscité

Mais, seul parmi tous les prêtres, Stanislas se heurte bientôt au roi de Pologne Boleslas II, qui mène une vie dissolue. Il reproche notamment au souverain d’avoir fait enlever la femme de l’un de ses vassaux. Le monarque veut alors discréditer l’évêque et l’accuse d’avoir provoqué la mort d’un homme nommé Pierre en lui dérobant ses biens. Mais, selon la tradition, le mort sort de sa tombe pour apporter au tribunal chargé de l’affaire la preuve de l’innocence de Stanislas.

Meurtre dans la cathédrale

Par la suite, Stanislas est amené à excommunier le souverain. Boleslas II en conçoit une telle colère qu’il tue Stanislas, de sa propre main, alors que celui-ci est en train de célébrer la messe (1079). Ce défenseur des droits de l’Eglise face au pouvoir des tyrans est canonisé en 1254. Ses reliques sont conservées dans la cathédrale de Cracovie.

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 07:09

Le prénom Robert vient du germain Hrodoberhto (gloire illustre). Il est fêté le 30 avril.

Robert de Molesme naît en Champagne vers 1025. Il entre à l’abbaye bénédictine de Moûtier-la-Celle, près de Troyes, puis devient prieur du monastère de Saint –Michel de Tonnerre.

Après être parti de cet établissement et avoir tenté de vivre en ermite, en compagnie de quelques compagnons qui ne partagent pas toujours sa ferveur, Robert de Molesme devient le premier abbé d’un monastère qui est fondé à Cîteaux, au sud de Dijon.

Lassé de l’inconstance du moine, le Saint-Siège lui demande de regagner Molesme. Sous le nom d’ordre cistercien, Cîteaux n’en croît pas moins en autorité et devient la maison mère d’un ordre d’où part une réforme qui va puissamment contribuer au renouveau de la foi catholique. Robert meurt en 1130.

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 16:48

Quelques dates de sa vie

1673 : Aîné des dix-huit enfants d'un avocat breton, Louis-Marie naît à Montfort le 31 janvier 1673 près de Rennes. À 19 ans, il entre au séminaire Saint-Sulpice de Paris. Il est un bon élève du collège des jésuites à Rennes où un prêtre l’initie à la mission auprès des pauvres. Il sent l’appel au sacerdoce.

Il étudie deux ans à la Sorbonne, puis au petit séminaire de saint Sulpice qui à cette époque est un lieu de rencontre pour des théologiens de toute la France, et même de l’étranger.

1700 : Il est ordonné.

1701 : Il est l’aumônier de l’hôpital de Poitiers, un lieu où sont enfermés des exclus de toutes sortes. Il étonne (et irrite) les notables en voulant demeurer avec les pauvres et en les traitants comme des égaux. Il leur révèle l’amour du Christ Sagesse, et les noces de la Croix. Il abandonne son nom de famille « Grignion », et signe ses lettres « père de Montfort », pour souligner l’importance de son baptême.

1703 est une année d’incertitude : il dérange par son ascèse, par sa façon de se situer à égalité avec les plus pauvres, par son amour lumineux pour Marie…Il est renvoyé de Poitiers puis de la Salpetrière à Paris. Il alors est appelé pour aider la réforme des ermites du Mont Valérien, une réforme qu’il mena de manière exemplaire. Puis il retourne à Poitiers, les pauvres, qui l’aimaient, l’ayant fait demander. Il fonde « les filles de la Sagesse ». Il fait ensuite des missions populaires mais il rencontre de nouveau l’incompréhension.

1706 : Il va à Rome à pied pour demander de partir en Orient, mais le pape, qui approuve ses méthodes missionnaires, lui demande de rester en France.

1707 : Il entre dans l’équipe des missions paroissiales à saint Brieuc et environ. Prédicateur très aimé, il attire semble-t-il la jalousie de ses confrères qui l’excluent. Il s’installe alors dans l’ermitage saint Lazare, près de Montfort, de là il rayonne, prêchant sur place ou dans les paroisses environnantes.

1710 : Avec l’enthousiasme des habitants, il construisit à Pontchâteau, dans le pays nantais une colline artificielle surmontée de trois croix, avec aussi le jardin de l’agonie et celui du paradis, l’eau du baptême et la présence de Marie. C’était un haut lieu spirituel. Mais, pour d’obscurs motifs, la colline fut détruite et Montfort fut interdit d’exercer un ministère dans ce diocèse. Il fut alors accueilli dans les diocèses de Luçon et de la Rochelle où son apostolat s’épanouit.

1716 : C’est au cours d’une mission à Saint-Laurent-sur-Sèvre qu’il meure, le 28 avril 1716, à l’âge de 43 ans.

Montfort, homme de l’époque baroque

L’époque baroque aime explorer les extrémités du monde, mais aussi celle de l’esprit humain. Montfort et l’expression « esclavage d’amour » sont typiquement de l’âge baroque qui explore les limites du possible.

Montfort, homme du XVIII, siècle des lumières

Le XVIII est le siècle de la raison. Les hommes de ce temps veulent comprendre, raisonner, prouver, donner une logique au discours et une intelligence à la foi. Montfort est typiquement un auteur du XVIII siècle, son Traité est fortement structuré et il énumère des arguments.

Montfort dans la contre-réforme

Montfort se distingue des clercs de son temps par une grande douceur et un esprit de dialogue vis-à-vis des réformés. Il corrige les déviations de la mariolâtrie présente à son époque, il réoriente la piété populaire vers le Christ et vers le baptême : l’Incarnation et le baptême sont le cœur de sa consécration mariale.

Montfort, un homme non-conformiste, courageux

Montfort a su dépasser les habitudes de son temps pour vivre l’Évangile de façon radicale, notamment lorsqu’il a considéré à part égale les exclus de l’hôpital de Poitiers, et lorsqu’il développa une méthode d’apostolat profonde et féconde.

Ses méthodes d’apostolat : vivre le baptême avec Marie

Ses méthodes d’apostolat s’inspirent de celles de ses prédécesseurs : cantiques, conférences, conférences dialoguées, il permettait à l’assistance de l’interroger ; processions qu’il savait organiser dans un grand recueillement juste après son sermon ; confession et amende honorable ; communion ; rénovation des vœux du baptême. Son originalité se manifeste dans son choix de faire prier devant les tableaux du rosaire, et dans sa proposition, du « Contrat d’alliance » :

« Je me donne tout entier à Jésus Christ par les mains de Marie pour porter ma croix à sa suite tous les jours de ma vie ».

Cette brève prière est la traduction populaire de la consécration ou parfaite dévotion, qu’il ne réservait pas à l’élite mais qu’il prêchait à tous.

Montfort fut l’un des premiers à donner au renouvellement des vœux du baptême une place essentielle au cœur des cérémonies de la mission, encouragé en ce sens par le pape Clément XI qui l’envoya « faire renouveler partout l’esprit du christianisme par le renouvellement des vœux du baptême ». Aujourd’hui, les vœux du baptême que l’on a fait enfant par le parrain et la marraine sont renouvelés lors de la profession de foi et dans la liturgie de la nuit pascale.) En outre, Montfort innove en introduisant un don de soi-même au Christ par les mains de Marie dans la cérémonie du renouvellement des vœux du baptême (CA 1-3), et en identifiant les deux démarches spirituelles (VD 120).

Ses principaux écrits

Montfort a écrit de nombreux petits ouvrages, voici les plus connus : SM : Le Secret de Marie ; ASE : L’amour de la Sagesse éternelle ; C : Cantiques ; CA : le Contrat d’Alliance ; LAC : Lettre aux amis de la Croix ; S.R. Le secret du très saint rosaire ; V.D. : Traité de la vraie dévotion à Marie. P.E. Prière embrasée.

Un futur docteur de l’Église ?

L’enseignement de saint Louis Marie de Montfort a été remarqué pour sa grande qualité, sa pertinence, sa profondeur nouvelle. Actuellement, sa cause de doctorat est étudiée à Rome. Une chose est déjà sûre, sa théologie et sa spiritualité, centrées sur l’Incarnation, ont été reprises par le concile Vatican II et Jean Paul II.

Louis-Marie Grignion de Montfort est béatifié le 22 janvier 1888 à Rome par le pape Léon XIII et canonisé le 20 juillet 1947 à Rome par le pape Pie XII. Il est fêté le 28 avril.

Source : https://www.mariedenazareth.com

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 13:02

LE SAINT DES CHEMINS DE TRAVERSE

Par un parcours étonnant, saint Benoît-Joseph Labre nous enseigne qu’il n’y a pas un unique chemin de sainteté. L’important est de s’abandonner à la volonté divine.

Né le 26 mars 1748 à Amettes dans le Pas-de-Calais, Benoît est l’aîné d’une famille de quinze enfants. Très croyants, travailleurs et relativement aisés, ses parents n’auront de cesse d’encourager Benoît à suivre le même chemin qu’eux.

Or, dès son enfance, Benoît se révèle différent, original. À l’aise dans la solitude, il ne se mêle que rarement aux jeux des autres enfants. Très obéissant, d’une piété ardente, il renonce avec empressement à ses goûts personnels. À l’âge de 12 ans, on l’envoie auprès de son oncle François-Joseph, curé à Erin. C’est là qu’il découvre, dans la bibliothèque du presbytère, des écrits spirituels qui auront une profonde influence sur lui : les écrits du théologien et mystique Louis de Grenade et les sermons du père Lejeune, dit le père l’Aveugle, oratorien du 17e siècle.

Cependant Benoît se désintéresse des études. À 16 ans, il explique clairement qu’il ne se sent pas appelé au sacerdoce. Il veut devenir moine, ermite. Entendant parler de la Trappe, il pense avoir trouvé sa vocation. Ce projet n’emporte pourtant pas l’adhésion des siens : Benoît ne semble pas avoir la santé et l’équilibre nécessaires pour supporter une telle forme de vie.

À la mort de son oncle François-Joseph, ses parents le confient à un autre de ses oncles, l’abbé Vincent, prêtre à Conteville. Ce prêtre édifie profondément Benoît : donnant tout ce qu’il a aux pauvres, il vit dans un grand dénuement. Benoît lui confie son désir d’être trappiste. L’abbé Vincent lui conseille, pour ne pas inquiéter ses parents, de s’orienter plutôt vers les Chartreux, dont la règle de vie était moins rigoureuse et qui avaient un monastère plus proche de chez eux.

« Dieu, toi mon Dieu, je te cherche »

Benoît obtient de ses parents la permission d’entrer à la chartreuse de Longuenesse. Il a 19 ans. Hélas, cette chartreuse, dévastée par un incendie, ne reçoit plus de novices. Benoît décide alors de se rendre à la chartreuse de Montreuil. Nouvelle déconvenue, le prieur le trouve trop jeune et lui conseille de continuer ses études. Benoît obtempère en se rendant dans une école pour séminaristes. S’il excellait dans l’art du plain-chant − il avait une voix magnifique −, il n’en était pas de même dans celui de la dialectique... Quelques temps après, Benoît est admis à entrer à la chartreuse de Montreuil : joie ! Il s’attache alors tout entier à suivre la règle dans la plus grande fidélité et entre profondément dans le silence du monastère. Un jour cependant, il est saisi par une angoisse dont il ne peut se délivrer. Cette tension intolérable l’oblige à quitter la chartreuse. Où se diriger désormais ? Pour lui c’est clair, son premier appel pour la Trappe s’impose.

Le 25 novembre 1767, il arrive à la grande Trappe de Soligny dans l’Orne. Il apprend alors qu’aucun postulant ne peut être reçu avant l’âge de 24 ans. Il retourne à Amettes, désolé et épuisé par le voyage. Il entre alors dans une grande affliction, malgré la tendresse dont l’entoure sa famille.

Plus tard, son évêque l’invite à faire un nouvel essai chez les Chartreux à Montreuil. Le 12 août 1769, confiant dans cet appel de l’Église, il quitte les siens. Au début, tout se passe merveilleusement bien.

Cependant, une crise similaire à celle qu’il avait connu précédemment survient. Benoît doit à nouveau quitter la chartreuse. Le prieur lui adresse alors ces paroles : « Mon fils, la Providence ne vous appelle pas à notre Institut. Suivez les inspirations de la grâce ».

Dans une lettre à ses parents, Benoît écrit : « Je suis sorti le second jour d’octobre. Je regarde cela comme un ordre de la Providence qui m’appelle à un état plus parfait. Ils m’ont dit que c’était la main de Dieu qui me retirait de chez eux. Je m’achemine donc vers la Trappe, ce lieu que je désire tant et depuis si longtemps ».

Benoît frappe à la porte de la Trappe de Sept-Fons après avoir parcouru 800 km à pied ! Admis comme postulant à 22 ans, il prend l’habit et reçoit le nom de frère Urbain.

L’intensité de sa vie spirituelle fait l’admiration et tout se déroule au mieux. Il semble avoir trouvé paix et stabilité. Pourtant, une crise de scrupules le saisit, une inquiétude qui l’envahit progressivement, le faisant douter de sa capacité à répondre à l’appel de Dieu. Le maître des novices ne peut que constater la fragilisation psychologique et physique du jeune frère, et, craignant pour son équilibre, le fait admettre à l’infirmerie. Le 2 juillet 1770, l’abbé lui déclare : « Dieu vous appelle ailleurs… ».

Benoît prend la route

Sur cette indication, Benoît commence alors un périple incroyable où, de sanctuaire en sanctuaire, de fatigues en enthousiasmes, il grandit en sainteté. Ses haillons, sa saleté, ses longs cheveux et sa barbe clairsemée lui donnent une allure qui attire les moqueries. Il fréquente les pauvres, les marginaux et fuit toute compassion envers sa personne qu’il juge sans intérêt.

Une croix sur la poitrine, un chapelet entourant son cou et un baluchon sur l’épaule contenant l’Évangile, le bréviaire, l’Imitation de Jésus-Christ et la Règle de saint Benoît, ce jeune pèlerin d’une grande austérité est bien déroutant pour les hommes d’Église qu’il rencontre et qui essaient de discerner de quoi il retourne. Impossible de le mettre « dans une case ».

Le 3 décembre 1770, Benoît rejoint Rome, s’arrêtant dans chaque église. Il dort dans une anfractuosité du Colisée. Donnant le pain reçu à ceux qu’il estime plus pauvres que lui, il demeure à Rome jusqu’en 1771 puis se rend au sanctuaire marial de Lorette où on le découvre absorbé dans la prière, inconscient de la foule qui le bouscule. De basilique en église, on le voit séjourner à Naples, puis à Bari. Au Mont Cassin, Benoît retrouve les traces de son saint patron et il prie saint François à Assise. Il découvre la Suisse et ses sanctuaires, revient en France, part en Allemagne, à Compostelle et s’arrête de nouveau à Lorette, où il séjournera onze fois, ayant parcouru entre temps bien d’autres pays encore, tels que l’Autriche ou la Pologne, par exemple.

À 28 ans, il rencontre le père Temple qui, afin d’éprouver le jeune homme, le questionne sur les vérités de la foi et les enseignements de l’Église. Suite à de longs entretiens, le prêtre reconnaît la solidité et la profondeur de la foi de Benoît. Dans ses notes il écrit : « Benoît-Joseph vit en continuelle union avec Dieu, et demeure en Sa présence ».

Le dernier voyage…

Revenu à Rome avec un œdème des jambes, Benoît est admis à l’hospice. Il y retrouve une vie de groupe mais l’ambiance est loin d’être fraternelle ; on le malmène. Il passe des heures dans l’église Sainte-Marie-des-Monts, à genoux, face au Saint-Sacrement. Dans le quartier, tout le monde le connaît. Épuisé, Benoît meurt le 16 avril 1783, un mercredi saint. Il venait d’avoir 35 ans.

À l’annonce de sa mort, les enfants courent dans la ville en criant : « Le saint est mort, le saint est mort ! ». Tous se bousculent pour toucher son corps, s’emparer d’un morceau de son vêtement. Sa dépouille est transportée à Sainte-Marie-des Monts sous les applaudissements. Il faut faire appel aux gardes pour contenir l’enthousiasme de la foule. Les offices du Carême doivent être provisoirement interrompus ! Les miracles se multiplient.

Moins d’un mois après sa mort, le procès de béatification est ouvert. Benoît-Joseph sera canonisé le 8 décembre 1881.

Une trajectoire austère mais remplie de compassion

Après avoir parcouru plus de trente mille kilomètres, Benoît n’aura pas été plus épargné dans sa vie quotidienne que dans la recherche de sa voie spirituelle. Il a choisi de répondre à l’appel du Fils de l’Homme qui « n’a pas su où reposer la tête » (Mt 8, 20).

Progressivement, il a compris qu’il n’avait plus à envisager de lieu, à imaginer une forme de vie bien déterminée. Les limites de son cloître sont les quatre coins de l’horizon. Benoît a suivi fidèlement les « inspirations de la Grâce ». Nourri de la Parole, épris de silence, uni au Christ avec qui il marche et à toute l’humanité pour qui il avance, il a pris les chemins de traverse où il rejoint toute personne désorientée, marquée par les échecs ou qui se sent exclue, pour la conduire au Christ qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.

Source : https://www.mavocation.org/

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 20:50

Au IIIe siècle, Tiburce et Valérien, deux valeureux Romains, droits dans leur conscience et dans leurs convictions, sont arrêtés et conduits au lieu d’exécution par Maxime, secrétaire du préfet.

Ému par leur jeunesse et leur force de conviction, ce dernier demande à être instruit. Les deux frères lui suggèrent de convaincre les bourreaux et de les emmener dans sa maison et de remettre l’exécution au lendemain. Ainsi fut fait. Après une longue nuit d’instruction, Maxime est baptisé. Au moment de la décapitation de Tiburce et Valérien, Maxime vit de nombreux anges venir chercher leurs âmes. Quand il en parla autour de lui, plusieurs le crurent et se convertirent également.

L’affaire ébruitée vaudra à Maxime son arrestation et sa condamnation à être battu avec des fouets plombés jusqu’à ce que mort s’en suive. Cécile, sa jeune épouse, vint pour l’enterrer auprès de Tiburce et Valérien dans un sarcophage sur lequel elle fit sculpter un phénix pour rappeler sa foi en la résurrection « sur la voie Appienne, dans le cimetière de Prétextat ». Les biens de nos martyrs sont confisqués et Cécile est arrêtée quelques jours après et par trois fois transpercée.

Pensée spirituelle de sainte Cécile à Tiburce et Valérien :

« S’il n’y avait qu’une seule vie, nous aurions raison de craindre de la perdre, mais il y en a une autre qui est meilleure et que nous gagnerons en perdant celle-ci ».

Courte prière d’Urbain au moment du baptême de Valérien :

« Seigneur Jésus-Christ, c’est toi qui sèmes de chastes désirs en nous, reçois les fruits de cette semence ».

Éphéméride 14 avril :

En 1895, par la lettre apostolique « Ad Anglos », Sa Sainteté Léon XIII appelle à l’unité avec tous les anglicans séparés de Rome depuis 1531. À cette date, le roi Henri VIII se déclare « chef suprême de l’Église et du clergé d’Angleterre » et rompt toute relation diplomatique avec Rome. En 1896, Léon XIII déclare les ordinations anglicanes « absolument vaines et entièrement nulles ». Les évêques anglicans répondent en affirmant que l’écrit du pape repose sur une « mauvaise information ou une ignorance obstinée ».

Source : https://www.cnews.fr/racines

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 20:00

Le prénom Hugues vient du germain « hûg » qui signifie : intelligent. Il est fêté le 1er avril.

Abbé de Cluny durant 60 ans

Hugues naît en 1024. A l’âge de 16 ans, il rejoint le monastère de Cluny, en Bourgogne, contre l’avis de son père. Quatre ans plus tard, il est ordonné prêtre et, en 1049, devient abbé de ce couvent. Il le demeurera jusqu’à sa mort, 60 ans plus tard. Grâces aux immenses qualités intellectuelles de Hugues et à ses relations avec les grands de ce monde, Cluny est alors un centre spirituel d’une extrême importance, et constitue la maison mère d’un ensemble de soixante prieurés dont Hugues devient le responsable.

La plus grande église après Saint-Pierre de Rome

Grâce à son sens de la diplomatie et à ses qualités d’administrateur, Hugues parvient à accroître le rayonnement de Cluny et à développer les liens qui unissent son monastère avec les établissements religieux qui lui sont rattachés. De plus, Hugues fait édifier une immense église romane (détruite lors de la Révolution française), inaugurée par le pape Urbain II en 1095, la plus grande église de la chrétienté après Saint-Pierre de Rome. Hugues crée également, à Marigny, le premier couvent de femmes dépendant de Cluny. Il en confie la direction à sa sœur Hermengarde, et sa mère y est religieuse.

Le conseiller des grands

Hugues participe à de nombreux conciles et est le conseiller des papes Léon IX, Grégoire VII – il convainc l’empereur Henri IV de se rendre à Canossa – et Pascal II qui apprécient son sens de la diplomatie et ses qualités spirituelles, et entreprennent tous trois de réformer l’Eglise. L’abbé de Cluny est aussi envoyé en Hongrie, en Espagne et à Toulouse pour représenter les intérêts du Saint-Siège. Il prend part à la mise en œuvre de la première croisade. Sous l’influence de cet homme exceptionnel, la réforme clunisienne essaime dans toute l’Europe et contribue au renouvellement spirituel de l’Occident. A la fin du ministère d’Hugues, la règle de Cluny connaît son apogée et s’applique dans quelque 2000 établissements religieux répartis dans toute l’Europe, notamment en Espagne, en Italie et en Angleterre. Mort en 1109, Hugues est canonisé en 1120.

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 10:35

Il naît en 1651 à Reims dans une famille d'aristocrates. Il effectue ses études dans sa ville natale et à Paris, à la Sorbonne. Puis, après avoir élevé ses frères à la mort de leurs parents, il est ordonné prêtre en 1678. Il s'intéresse ensuite à l'enseignement qui est dispensé dans les écoles pour garçons de Reims et constate ses insuffisances. Quelques années plus tard, Jean-Baptiste crée l'institut des Frères des écoles chrétiennes destiné à accueillir les enfants pauvres, et dont les maîtres sont des religieux. Etabli à Reims, puis dans le quantier de l'église Saint-Sépulcre, à Paris, cet établissement se heurte à l'hostilité du clergé dans les écoles sont payantes, alors que celles de Jean-Baptiste de La Salle sont gratuites, ainsi qu'à de grandes difficultés matérielles. Mais il connaît un réel succès. Jean-Baptiste en devient le supérieur en 1694, et d'autres institutions sont créées en France, en Italie et en Suisse. Ces écoles mettent en place une nouvelle pédagogie : elles substituent le français au latin, remplacent l'enseignement individuel par l'enseignement collectif et instaurent des cours de rattrapage. Dans le même temps, Jean-Baptiste rédige de nombreux ouvrages pédagogiques, mais démissionne de ses fonctions pédagogiques en 1717. Il meurt en 1719. La Révolution balaie son oeuvre. Mais, dès le Premier Empire, les frères rouvrent les écoles. Jean-Baptiste de La Salle est canonisé en 1900. Il est le patron des enseignants.Il est fêté le 7 avril.

Prière : 

Seigneur, tu m'as associé à la mission de Ton Fils de faire connaître le Vrai, admirer le Beau, aimer le Bien.

Donne-moi d'être fidèle à promouvoir chez les jeunes le développement harmonieux de leur personnalité, de faire d'eux des hommes et des femmes au sens moral éveillé et vraiment libres, responsables, ouverts au dialogue avec les autres et disponibles devant Toi.

Fais qu'à l'exemple du Patron des éducateurs, saint Jean-Baptiste de La Salle, je contribue à former dans mes élèves cet homme nouveau créé à Ton image dans la justice et la sainteté de la vérité.

Par Jésus Christ Notre Seigneur. Amen

Source des dessins : http://blogs.21rs.es/kamiano/2011/05/11/la-salle/

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 07:32
Vie & coloriages de ste Kateri Tekakwitha

Kateri Tekakwitha a été canonisée en même temps que six autres saints au Vatican, par le pape Benoît XVI. Elle devient ainsi la première femme amérindienne de l'Amérique du Nord à être proclamée au rang de sainte.

«Kateri nous impressionne par l'action de sa grâce dans sa vie, en l'absence de soutien extérieur, et par son courage dans sa vocation si particulière. En elle, foi et culture s'enrichissent. Que son exemple nous aide à vivre là où nous sommes, sans renier qui nous sommes», a notamment déclaré le pape devant environ 80 000 fidèles, dont 1500 pèlerins canadiens.

Née en 1656 dans l'État de New York, Kateri Tekakwitha a vécu les dernières années de sa courte vie dans la grande région de Montréal, dont à Kahnawake.

Elle est née d'une mère algonquine et d'un père iroquois. Elle a été convertie au catholicisme par les Jésuites. Pour son choix religieux, la jeune fille, presque aveugle à cause de la petite vérole, avait alors été insultée et menacée par les chefs de sa tribu et s'était réfugiée à Kahnawake.

Elle est décédée à La Prairie, à seulement 24 ans, en raison de sa santé trop fragile.

Son corps est maintenant enterré près de la réserve mohawk de Kahnawake. Il avait d'abord été enterré à La Prairie. Sa fête est le 17 avril.

Les miracles de Kateri

Kateri Tekakwitha, le «Lys des Mohawks», a été béatifiée par le pape Jean-Paul II en 1980. Pour devenir officiellement sainte, deux miracles devaient lui être attribués.

Le premier miracle remonte au jour de son décès, en 1680. Immédiatement après sa mort, les cicatrices qui défiguraient son visage ont disparu pour lui donner un visage rayonnant de beauté.

Le pape Benoît XVI a reconnu, le 19 décembre 2011, un deuxième miracle de Kateri. Il s'agit de la guérison, en 2006, d'un adolescent américain qui souffrait de la bactérie mangeuse de chair et pour qui les médecins avaient perdu espoir. 

Sa famille a demandé l'intercession de Kateri et le jeune homme a été guéri en quelques jours.

Ces nouvelles canonisations portent à 44 les saints proclamés par Benoît XVI depuis 2005.

Appui des Canadiens

Le premier ministre du Canada Stephen Harper considère cette canonisation comme «un grand honneur et un heureux événement».

«Durant sa courte vie, sainte Kateri n'a jamais abandonné sa foi. Elle a enseigné des prières aux enfants, s'est occupée de malades et de personnes âgées et assistait souvent à la messe le matin comme le soir. Aujourd'hui, il existe des sanctuaires consacrés à sainte Kateri au Canada ainsi qu'aux États-Unis», a-t-il affirmé, par voie de communiqué.

À Rome pour la canonisation, l'archevêque de Québec, Gérald Cyprien-Lacroix s'est réjoui de voir l'engouement des Canadiens pour sainte Kateri Tekakiwtha.

«De savoir que nous étions plus de 1500 Canadiens, dont plusieurs du Québec, ça m'a beaucoup réjoui.»

Samedi, Mgr Cyprien-Lacroix a participé à une cérémonie de prières. Il a rencontré plusieurs membres des Premières Nations sont heureux de voir la canonisation de Kateri Tekakwitha. «Ils sont fiers qu'une de leurs filles soit donnée comme modèle pour l'humanité.»

Mgr Cyprien-Lacroix croit que les difficultés qu'elle a vécues sont un signe de sainteté. «Elle a vécu sa foi au sein de sa communauté. (...) alors qu'elle n'avait pas beaucoup de soutien autour d'elle. Il n'y avait pas beaucoup d'appui pour le christianisme autour d'elle. Pourtant, elle a eu le courage de vivre cette foi.»

Vous trouverez l'histoire de Kateri pour les plus jeunes ci-contre : Voir le Fichier : Kateri.pps

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