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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 20:40

Lecture du livre d'Ezékiel 18, 25-28

Parole du Seigneur tout-puissant/ Je ne désire pas la mort du méchant, et pourtant vous dites : « La conduite du Seigneur est étrange ». Écoutez donc, fils d'Israël : est-ce ma conduite qui est étrange ? N'est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, se pervertit, et meurt dans cet état, c'est à cause de sa perversité qu'il mourra. Mais si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Parce qu'il a ouvert les yeux, parce qu'il s'est détourné de ses fautes, il ne mourra pas, il vivra.

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2, 1-11

Pour la lecture brève, on omet le texte qui est entre crochets.

Frères, s'il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l'on s'encourage dans l'amour, si l'on est en communion dans l'Esprit, si l'on a de la tendresse et de la pitié, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l'unité. Ne soyez jamais intrigants ni vantards, mais ayez assez d'humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres.

Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus : [lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix.

C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père.]

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21, 28-32

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne.' Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas.' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ».

Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole ».

Homélie

Il y a deux leçons principales à retenir de cet Evangile :

  • La première c’est que tous, sans exception, nous avons à nous repentir et à nous convertir. Malheur à nous, si nous pensons n’avoir rien à changer dans notre comportement vis-à-vis de Dieu ou vis-à-vis de nos frères. L’Evangile est très sévère pour ceux qui, par crainte d’avoir à changer leurs manières de penser, de juger, d’agir et de vivre, se refuse à voir clair en eux. Il est très sévère aussi pour ceux qui se font très facilement illusion parce qu’il y a en eux une certaine générosité naturelle qui les autorise – pensent-ils – à se classer du côté du bien, du côté de ceux qui se dévouent pour la bonne cause. Ne serions-nous pas précisément de ceux-là ? Derrière le paravent des mots et des gestes et même derrière le paravent de la fidélité aux observances et aux rites, (fidélité qui peut conduire au sentiment rassurant d’être en règle avec Dieu et le prochain) ne cacherions-nous pas le refus, plus ou moins avoué, de reconnaître nos erreurs, nos péchés, notre médiocrité… Et pourtant, il nous suffirait très simplement de prendre l’Evangile comme on prend un miroir pour s’y regarder et de comparer notre style de vie avec la vie et les enseignements de Jésus, pour nous convaincre que notre conversion est bien peu avancée… à peine commencée peut-être… Soyons donc soucieux, frères et sœurs, de soumettre notre âme, le plus souvent possible, à cet examen radioscopique. Le constat loyal de son état de santé une fois établi, il nous restera à prendre, au plus vite, le remède le plus approprié, nous efforçant de changer ce qui doit être changé en brisant énergiquement les liens de nos mauvaises habitudes, en nous libérant coûte que coûte, de toutes ces formes d’égoïsme et d’orgueil qui paralysent nos élans, qui entravent notre marche ascendante vers la sanctification. Et surtout, n’allons pas dire que de fois j’ai essayé de changer, mais sans aucun résultat ! Jamais je n’y arriverai… ou encore, maintenant il est trop tard, je suis comme je suis… Et ! bien, NON : il n’est jamais trop tard. Pensons au bon larron, ce converti de la dernière heure… et puis : nous ne sommes pas comme nous sommes, nous sommes comme nous nous faisons, en nous laissant façonner par la grâce ; nous sommes responsable de ce que nous devenons, nous sommes responsables de la croissance de notre foi, de notre espérance et de notre amour, autrement dit, responsables de notre croissance dans le Christ.
  • Une deuxième leçon se dégage de l’Evangile entendu tout à l’heure. On peut la résumer ainsi : ce qui importe aux yeux de Dieu ce n’est pas ce que l’on dit, c’est ce que l’on fait. Dans la petite parabole des deux fils, le premier avait répondu à son père : « Je ne veux pas aller travailler à la vigne » et il y était allé. Le second avait répondu : « D’accord j’y vais » et il n’y était pas allé. Il ne suffit pas de dire, en effet, il faut faire.

« Les paroles s’envolent » comme le dit le proverbe. Des belles paroles, de belles déclarations, de beaux discours on en entend tous les jours, mais ce qui compte, ce qui a de la valeur, c’est ce que l’on fait concrètement. Parlant des pharisiens, Jésus déclarait : « ils disent et ne font pas ». Et il précisait une autre fois : « Tout homme qui écoute ce que je dis et que ne le fait pas ressemble à un insensé qui bâtit sa maison sur le sable… Mais tout homme qui écoute ce que je dis et qui le fait ressemble à un homme prévoyant qui construit sa maison sur le roc ». Et il disait aussi, il ne suffit pas de me dire « Seigneur, Seigneur pour entrer dans le royaume des cieux, il faut faire la volonté de mon père qui est aux cieux ».

Le monde en a vraiment assez des belles paroles et des pieuses intentions. Les plus pauvres en particulier, les marginaux de toute sorte, les méprisés, les mal-aimés attendent de nous, chrétiens, des signes non-équivoques de considération et de respect, des gestes d’entr’aides, de soutien, d’encouragement, de délicate amitié…

N’oublions pas que c’est sur cette charité chrétienne vécue dans toutes ses dimensions que nous serons jugés au dernier jour. Jésus nous dira alors : «  Tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait… tout ce que vous n’avez pas fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait… »

Chers frères et sœurs, nous avons tous des efforts à faire pour que nos actes ne démentent pas nos paroles, ni le Credo que nous allons proclamer dans un instant. Méditons souvent cette parole que saint Paul écrivait aux Chrétiens de Corinthe : « Dans le Seigneur Jésus, il n’y a pas eu du oui et du non, mais il n’a jamais été que oui ». En lui, en effet, s’est réalisé l’accord parfait, la cohérence absolue entre le dire et le faire. Sa seule nourriture fut d’accomplir la volonté du Père jusqu’à l’extrémité de l’obéissance par amour, c’est-à-dire jusqu’au don total de lui-même culminant sur la Croix. Et nous savons que sur ce chemin du oui inconditionnel il fut suivi de très près par sa Très Sainte Mère, la Vierge Marie, celle qu’on a appelée à juste titre Notre-Dame du Oui.

Puissions-nous ne jamais oublier, frères et sœurs, que c’est de ce double oui de Jésus et de Marie que nous sommes nés, nous les chrétiens. Imitons le premier fils de la parabole : ayant fait retour sur nous-mêmes acceptons humblement la volonté du Père, puis sans nous laisser illusionner attelons-nous courageusement à la charrue de l’exigence évangélique. Pour commencer nous ferons seulement quelques pas, puis tout un sillon… et peu à peu ce sera tout le champ de notre existence qui sera patiemment labouré par la somme de nos petits engagements concrets. C’est ainsi et ainsi seulement (soyons-en très profondément convaincus) que germera puis lèvera dans nos âmes la moisson de la Sainteté.

 Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année A
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Carlito 01/10/2017 20:43

Merci très cher Abbé COUSTY !

Et oui, l'Évangile est d'une cohérence imparable et implacable ! On peut se tromper et tromper le monde mais Dieu, certainement pas ! Ayons donc beaucoup, beaucoup, beaucoup d'humilité mais ayons aussi beaucoup d'audace envers l'Annonce des merveilles que Dieu fait pour nous sans tomber dans une fausse modestie qui nous rendrait paresseux aux choses de Dieu et tomber dans une fausse humilité. Prenons garde mes chers amis, de ne se soumettre à l'esprit trop sage de ce monde qui voudrait que l'on gardasse tout cela enfouit profondément dans nos cœurs afin de ne pas tomber béatement dans un prosélytisme qui heurterait notre sensibilité laïcarde attardée !

Carlito

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