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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 14:03

Lecture du livre de Michée 5, 1-4a

Parole du Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que je ferai sortir celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, à l’aube des siècles. Après un temps de délaissement, viendra un jour où enfantera celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les enfants d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom de son Dieu. Ils vivront en sécurité, car désormais sa puissance s’étendra jusqu’aux extrémités de la terre, et lui-même, il sera la paix !

Commencement de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,1-16. 18-23

Pour la lecture brève, on omet le texte qui est entre crochets

[Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham : Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.

Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ (ou Messie).]

Voici comment fut engendré Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela arriva pour que s’accomplit la parole du Seigneur prononcée par le prophète : « Voici que la Vierge concevra, et elle mettra au monde un fils ; auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Homélie

La Nativité de Marie que nous célébrons aujourd’hui en communion avec toute l’église se présente sous la forme d’un joyeux anniversaire. Elle commémore la venue au monde de celle qui devait devenir la Mère du Sauveur et notre Mère à tous dans l’ordre de la grâce.

Cette naissance de Marie au foyer de deux juifs très saints : Joachim et Anne fut la cause d’une immense joie non seulement sur la terre : ses parents et les personnes de son entourage, mais encore au ciel : parmi les anges qui depuis toujours avaient attendu ce moment ineffable et aussi parmi les âmes des prophètes et des justes de l’Ancien Testament qui avaient vécus, pleins de Foi et d’Espérance, dans l’attente « de cette aurore annonçant le jour ».

Cette joie profonde l’Eglise aujourd’hui la fait sienne et la fait éclater dans toutes ses prières. Ce qui la réjouit tout particulièrement – ce qui donc nous réjouit, puisque l’Eglise c’est nous – c’est de savoir par la Foi que la petite Marie qui vient de naître (et qui à première vue ressemble aux autres nouveau-nés) n’est pas une enfant comme les autres. Sans doute, étant fille de notre race elle épouse la petitesse et la faiblesse de notre nature, mais un autre monde réside en son âme : le monde de la grâce de la vie divine.

« La petite sainte Vierge d’un jour », comme dit Thérèse de Lisieux, est celle qui bien avant sa naissance (dès le premier instant de sa conception) est l’Immaculée, la sans tâche, la toute pure, la créature la plus parfaite que la terre ait jamais porté. En vertu de ce privilège unique, qui l’a préservée du péché originel, elle commence sa vie terrestre à un degré éminent de sainteté. Admirablement dotée par la nature et par la grâce, elle est vraiment le chef-d’œuvre de l’amour de Dieu et la gloire du genre humain.

Comprenons bien cependant que ce n’est pas pour elle seule que Dieu a fait d’elle un admirable chef-d’œuvre : en le dessinant avec amour il avait en vue un chef-d’œuvre plus achevé encore : son Fils Unique : Le Christ Jésus. « Dieu en créant cette enfant avait sa pensée en Jésus-Christ, nous dit Bossuet, il ne travaillait que pour Lui ».

Destinée à devenir la Mère du Rédempteur, la douce fille de Joachim et d’Anne sera le Temple où s’accomplira cette merveille des merveilles qui est l’union des deux natures du Christ, la Divine et l’Humanité, en une seule personne. Il importe donc que tout en Elle soit digne de celui qui viendra y prendre corps. Marie, (il ne faut jamais l’oublier) est toute relative à son divin Fils. C’est pourquoi dès le premier instant Dieu la prépare à sa fonction maternelle, en lui octroyant des grâces tout à fait exceptionnelles. On peut donc dire que la beauté de Marie est à l’image de Jésus qu’on a appelé « le plus beau des enfants des hommes » : elle anticipe cette beauté.

Puisque Jésus doit recevoir d’Elle tout ce qu’il possèdera au plan humain, qu’il lui ressemblera psychologiquement aussi bien que physiquement n’est-il pas normal, qu’en tant que Verbe de Dieu, il prépare à l’avance l’âme de sa propre Mère, qu’il lui confère toute la sainteté qu’il aimera trouver en Elle au jour de l’Incarnation. L’Eglise est à ce point saisie par la contemplation de ce que la petite Marie doit être un jour, qu’à considérer les textes liturgiques on pourrait prendre la fête de la naissance de la Vierge pour une fête de sa maternité divine.

Nombreuses sont en effet, les prières qui célèbrent cette maternité comme la raison d’être de la joie d’aujourd’hui. Voici la plus connue : « Ta naissance, Vierge, Mère de Dieu a annoncé la joie au monde entier, car c’est de Toi qu’est sorti le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, c’est lui qui en détruisant la malédiction nous a apporté la bénédiction et en confondant la mort nous a donné la vie éternelle ».

Frères et sœurs, qui dit naissance dit commencement d’une aventure personnelle unique. Mais dans la naissance de Marie il y a tellement plus que le commencement d’une aventure personnelle, en raison précisément du rôle sublime qu’elle est appelée à jouer dans le plan de Dieu :

  • en tant que Mère du Christ,
  • en tant que Collaboratrice à l’œuvre de la Rédemption par l’union de ses souffrances au sacrifice de Jésus,
  • en tant que Mère spirituelle de tous les hommes et médiatrice de toutes les grâces.

En donnant à Marie un Cœur Immaculé, en l’associant très étroitement à Jésus qui est l’auteur de la nouvelle alliance, Dieu a fait d’Elle la première créature de la nouvelle création, d’une humanité revivifiée et divinisée par la grâce.

Dans cette nouvelle création, dans ce peuple de la nouvelle alliance qui est l’Eglise, Corps du Christ, nous sommes entrés à l’heure de notre baptême. Par la grâce de ce sacrement nous sommes nés de Dieu ! La vie éternelle a commencé en nous. Dans notre âme purifiée du péché originel, l’Esprit-Saint a déposé une semence de sainteté que nous avons le devoir de faire grandir en laissant à Dieu la liberté de nous guider, de nous modeler jusqu’à ce que nous parvenions à une ressemblance aussi parfaite que possible à son Fils Jésus. Mystère stupéfiant que saint Paul a exprimé en ces termes : « Dieu nous a choisis pour que nous soyons saints et sans péché devant sa Face grâce à son amour, Lui qui nous a prédestinés à être pour lui des fils adoptifs en Jésus-Christ ».

Puissions-nous à ce jour et tous les jours, supplier avec une immense confiance celle qui est notre éducatrice spirituelle « Marie, la Mère de la Divine Grâce et le secours des chrétiens » de nous accompagner, de nous stimuler, de nous soutenir sur le rude chemin de notre sanctification : « Avec Elle (disait le grand apôtre de Marie que fut saint Maximilien Kolbe) je peux tout ». Que ce soit aussi notre conviction.

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Fêtes
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