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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 17:02

Si au cours de ses « Visitations » à la terre, et plus particulièrement à Fatima, Marie, la Mère de l'Eglise, a recommandé instamment la dévotion au Rosaire, et si les Papes ont multiplié encycliques et exhortations pour en promouvoir la pratique, c'est que de toute évidence cette forme de prière est merveilleusement adaptée à notre condition humaine.

Toute l'excellence du Rosaire provient en effet, tout d'abord du fait que cette prière a le pouvoir de relier à Dieu par Marie l'homme tout entier puisqu'elle mobilise en même temps : et les doigts qui égrènent les Ave, et les lèvres qui les murmurent et enfin le cœur qui sur ce fonds de paroles et de gestes médite les mystères de la vie de Jésus et de Sa Mère pour y communier intensément et y puiser des trésors de grâce.

Elle provient plus encore du fait que dans le déroulement de toute vie chrétienne on peut noter bien des ressemblances avec les événements joyeux, douloureux et glorieux qui ont marqué les principales étapes de la vie de Marie ici-bas ; cette vie qui fut à la fois si commune et si peu commune.

Dans ce Rosaire spirituel que l'humble servante du Seigneur a égrené au long des jours, il y a eu les roses blanches des mystères joyeux : la bouleversante annonce de l'ange, la visite si charitable à Elisabeth, Noël et les premiers sourires de Jésus, l'enfance si paisible et si douce à Nazareth.

Marie a connu les humbles joies de la famille humaine : le foyer très uni, les cœurs qui se comprennent et qui s'aiment, la merveille de l'enfant qui grandit, le travail accepté pour ceux qu'on aime et la vie qu’on essaye de leur rendre meilleure.

N'est-ce pas là ce qui constitue les vraies joies d'une existence humaine vécue par des chrétiens ?

Mais, succédant aux roses printanières, voici les roses aux dures épines et rouges comme du sang.

Celle que Dieu fait homme appelait « maman » et avec quelle tendresse, la femme la plus aimée de Dieu est aussi la plus éprouvée.

Il faut qu'à côté de son enfant bien-aimé, rejeté par les autorités, torturé, méprisé et condamné à mourir sur une croix, elle gravisse pas à pas le chemin du Calvaire. Il faut qu'elle éprouve en son cœur l'indicible souffrance que Jésus endure en sa chair et qu'elle partage aussi l'angoissante déréliction de son âme.

Il faut que, soutenue par une grâce spéciale, elle assiste sans défaillir à l'horrible agonie et à la mort du divin Crucifié.

Non, la souffrance avec toute sa pesanteur ne lui fut pas épargnée.

En tout cela, Marie, la Mère des douleurs, n'est-elle pas aussi notre modèle ?

Car l'épreuve, le deuil qui crée la solitude, les souffrances du corps, les angoisses et les agonies de l'âme, quelle existence ne connaît, tôt ou tard, ces mystères douloureux ?

Mais pour Marie, comme pour nous, l'épreuve ne dure qu'un temps et voici que bientôt les roses de sang sont transformées en roses d'or éclatantes : par sa glorieuse Résurrection, Jésus a triomphé du péché et de la mort et Marie désormais participe à sa gloire.

Là encore c'est bien notre itinéraire qu'Elle dessine.

Notre vie chrétienne n'est-elle pas, à son tour, promise aux mystères glorieux ?

Notre plus bel avenir n'est-il pas au-delà de la mort ?

Ne sommes-nous pas destinés, nous aussi, à une « Assomption » qui sera l'épanouissement de tout notre être et nous établira pour l'éternité dans la bienheureuse communion du Dieu d'Amour : Père, Fils et Saint-Esprit ?

Comme elle est admirable cette similitude entre les mystères de Marie et les mystères de nos vies. « Ainsi, nous dit Jean Paul II, la simple prière du chapelet bat le rythme de la vie humaine ».

On découvre dès lors avec émerveillement que le Rosaire ainsi compris est vraiment une très grande école de vie intérieure.

A travers cette prière, à la fois vocale et mentale, qui apaise le corps et enflamme le cœur, c'est la spiritualité même de la Vierge Marie - la sainte la plus haute et la plus simple, le modèle le plus sublime et le plus imitable - qui peu à peu vient nous imprégner et nous transformer intérieurement.

En nous faisant prier assidûment avec Marie, le Rosaire nous apprend à unir très intimement vie active et vie contemplative.

Les réalités de la vie quotidienne (travail, affections, joies, souffrances etc.) que nous exposons de la sorte à la divine « radioactivité » qui émane des Mystères, se trouvent spiritualisées, sanctifiées et deviennent comme autant de maillons d'une vivante chaîne d'amour qui nous attache de plus en plus solidement à Dieu.

Puissent ces quelques réflexions nous inciter à méditer au moins un chapelet chaque jour (ainsi que Marie nous l'a demandé à Fatima).

Mais ce serait tellement mieux, parce que plus enrichissant, de méditer quotidiennement les quinze mystères ! Faisons vraiment l'impossible pour y parvenir.

Saint Louis Marie de Montfort parlant de ce Rosaire quotidien prié en son entier, n'hésite pas à affirmer : « Je regarde comme une des plus signalées faveurs de Dieu la grâce d'y persévérer jusqu'à la mort ».

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Regards sur Marie
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