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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 23:05

Lecture du livre des Actes des Apôtres 5, 27b-32. 40b-41

Les Apôtres comparaissaient devant le grand conseil ; le grand prêtre les interrogea : « Nous vous avions formellement interdit d'enseigner le nom de cet homme-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Voulez-vous donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ? »

Pierre, avec les Apôtres, répondit alors : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le pendant au bois du supplice. C'est lui que Dieu, par sa puissance, a élevé en faisant de lui le Chef, le Sauveur, pour apporter à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l'Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent ». On interdit alors aux Apôtres, après les avoir fouettés, de parler au nom de Jésus, puis on les relâcha. Mais eux, en sortant du grand conseil, repartaient tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean 5, 11-14

Moi, Jean, dans ma vision, j'ai entendu la voix d'une multitude d'anges qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens : ils étaient des millions, des centaines de millions. Ils criaient à pleine voix : « Lui, l'Agneau immolé, il est digne de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et bénédiction ».

Et j'entendis l'acclamation de toutes les créatures au ciel, sur terre, sous terre et sur mer ; tous les êtres qui s'y trouvent proclamaient : « À celui qui siège sur le Trône, et à l'Agneau, bénédiction, honneur, gloire et domination pour les siècles des siècles ». Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » et les Anciens se prosternèrent pour adorer.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21, 1-19

Pour la lecture brève, on omet le texte qui est entre crochets

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche ». Ils lui répondent : « Nous allons avec toi ». Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non ». Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez ». Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson.

Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres. En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.

Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre ». Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors : « Venez déjeuner ». Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.

[Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais ». Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux ». Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais ». Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis ». Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime ». Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller ». Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi ».]

Homélie

Si le temps de Pâques que nous vivons jusqu’à la Pentecôte est le temps de la Foi, il est aussi le temps de l’Espérance. Quelles que soient nos difficultés présentes, nos nuits de souffrances, nos maladies ou nos handicaps nous savons que quelqu’un nous attend sur l’autre rive. Notre vie présente est courte, infiniment plus courte que nous ne le pensons.

Est-ce que nous savons deviner sur la rive qui se rapproche chaque jour, la silhouette du Seigneur Jésus qui a réalisé le premier cette Pâque, ce passage à travers des turbulences terrestres ?

Est-ce que nous percevons dans le lointain la fumée du merveilleux festin qui nous attend : celui des Noces Eternelles ?

Cessons de nous laisser bercer par de fausses espérances : la science de demain pourra bien donner aux hommes les magies du virtuel, les plaisirs du tourisme dans le cosmos, les pilules du bonheur ou des morts douces dans la contemplation d’un film fantastique... Jamais l’homme ne pourra se contenter des paradis artificiels : il lui est impossible de combler son existence avec des gadgets. Il a besoin de savoir où il se dirige, il veut un sens à sa vie. Heureusement « aux frontières de l’éternité et du temps se dresse le Christ Ressuscité. Sa Résurrection donne sens à l’Univers entier et à chacune de nos vies ».

Mais revenons au début de l’Evangile de ce jour, pour observer davantage l’attitude des apôtres.

Pourquoi, ce jour-là, Pierre a-t-il décidé six autres des disciples, à aller à la pèche avec lui ? Certainement pas pour une partie de détente dans un travail de nuit, mais tout simplement parce qu’il faut bien vivre et manger à moins que l’Esprit-Saint l’ait inspiré pour que leur soit donné une nouvelle preuve de la Résurrection. Toujours est-il qu’ils se retrouvèrent toute une nuit sur une barque face à des poissons introuvables. Une nuit entière à jeter et retirer des filets désespérément vides... Pour les Juifs, le lac, la mer étaient toujours, plus ou moins, regardés comme le lien par excellence des forces du mal. Mais alors, cette nuit-là, il n’y avait pas de doute : en l’absence de Jésus les démons étaient revenus en force...

Nous aussi comme les apôtres nous ramons bien souvent dans la nuit et les difficultés de la vie, avec cette impression pénible que les forces du mal sont déchaînées. Nous sommes ballotés par des désirs malsains par les tentations de l’avoir ou du pouvoir, par la soif de paraître, par des haines insurmontables et cela au cœur même de nos familles... Nous vivons dans la nuit du désespoir quand nos prières sont apparemment inexaucées... Nous connaissons parfois cette nuit du doute que sainte Thérèse de Lisieux a appelée la « nuit du néant » : 18 mois affreux ou elle a perdu le goût de vivre, l’absence totale de désirs... où, comme tant d’autres saints, elle pouvait faire écho aux paroles de Jésus sur la croix « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Les apôtres ont eu du moins le mérite après cette nuit sans succès de croire à la parole de cet inconnu qui leur disait de pécher à droite de la barque. Peut-être se sont-ils rappelés alors la première fois où Jésus (qu’ils connaissaient à peine) leur avait donné une leçon de pèche miraculeuse, leur avait montré ce qu’une confiance absolue en sa Parole était capable d’obtenir. La confiance qui ne s’appuie que sur Dieu, sur son amour, sur sa parole, mais n’est-ce pas ce qui nous manque le plus à nous aussi dans nos relations avec le Seigneur ?

Frères et sœurs, il y a aussi en finale de cet Evangile un passage célèbre où le Christ-Ressuscité demande à Pierre à 3 reprises, s’il l’aime vraiment : « Pierre, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Trois paroles d’amour destinées à effacer les trois reniements des jours précédents. Et la réponse de Pierre est sublime : « Seigneur tu sans tout, tu sais bien que je t’aime ». Jésus peut alors lui confier la mission de Pasteur suprême de son Eglise. « Puisque tu m’aimes, pais mes agneaux, pais mes brebis ».

Puissions-nous en ce jour, frères et sœurs, entendre le même appel de ce mendiant d’amour qu’est le Christ. Que de fois il nous dit et redit, m’aimes-tu ? Est-ce que tu m’aimes vraiment ? Alors comme Pierre disons-lui « Seigneur quand tu vois ma médiocrité et mes péchés, quand tu vois mon peu d’empressement à la prière, tu dois penser que je ne t’aime pas. Mais je t’en supplie ne t’arrête pas à mes lacunes, tu sais bien que malgré tout et au cœur même de mes infidélités et de mes péchés, je t’aime.

Soyons alors plus déterminés que jamais à travailler chacun à notre place à l’avancée du Royaume mais avec, comme unique motivation, l’amour passionné de Celui qui nous a aimés comme on a jamais aimé et nous entoure toujours de cet amour inimaginable : Jésus Notre Seigneur et Notre Dieu.

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année C
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