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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 23:05

C’est une merveilleuse histoire d’amour que le Seigneur vient de nous conter en cette parabole : c’est même la plus merveilleuse de toutes les histoires d’amour, puisqu’elle évoque ses épousailles à Lui, Jésus, Fils de Dieu avec l’humanité.

Quatre enseignements principaux se dégagent de ce récit :

  • Le premier enseignement c’est que le Royaume de Dieu est une fête parce qu’il est le partage d’une joie pleine, totale, parfaite ; le partage de l’infini bonheur, de l’éternelle béatitude de Dieu. Cette vérité est évoquée par l’image du Festin des Noces qui court à travers toute la Bible. L’Evangile, voyez-vous ce n’est pas d’abord une organisation du monde, ce n’est même pas d’abord une morale, un ensemble de commandements, de choses permises et défendues. L’Evangile, c’est comme son nom l’indique, l’heureuse annonce du salut : c’est cette nouvelle inouïe : à savoir que le Dieu pleinement bienheureux, par un don d’amour totalement gratuit nous a créés et rachetés pour nous faire partager son être et sa vie, pour nous faire « participants de sa nature divine » comme dit l’apôtre Pierre. L’Evangile nous annonce ce bonheur, cette joie de la communion avec Dieu, pas seulement pour l’avenir, pour l’au-delà de la mort, où notre destinée s’épanouira totalement, tout de suite. Le Royaume de Dieu est déjà là, en effet, il est « au-dedans de nous » puisque depuis notre Baptême, la Trinité bienheureuse habite en nous, si toutefois nous gardons l’état de grâce… Cette pensée (mais combien de fois l’avons-nous cette pensée) de la présence divine au fond de notre cœur, ne devrait-elle pas nous combler de la joie profonde qui dépasse infiniment  toutes les pauvres joies que le monde peut donner ? Et qui subsiste même au plus fort de la souffrance ! « Je surabonde de joie au milieu des tribulations » disait saint Paul.
  • Le second enseignement de cette parabole c’est qu’à cette fête, à cette joie de Dieu nous sommes invités et que nous pouvons refuser… Et oui, en fait, nous refusons trop souvent, hélas ! Ce refus, tel que le raconte l’Evangile s’est passé d’abord dans l’histoire. Nous reconnaissons par les mots employés l’histoire des Juifs, les premiers appelés, qui non seulement ont refusé l’invitation, mais encore ont rejeté celui qui les appelait et l’ont même crucifié… Mais le sens de cette parabole n’est pas seulement historique… on peut dire qu’il est éternel… Tous ces gens, dites-moi, que l’on a appelés à la croisée de tous les chemins du monde, tous ces hommes qui jusqu’à la fin des temps recevront cet appel, croyez-vous que tous ont accepté ou accepteront… Et alors quel a été ou quel sera leur sort final ? L’avertissement de Jésus, tant de fois réitéré dans l’Evangile, est particulièrement grave… « Jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents ». L’enfer ce n’est pas un vain mot, mais une terrible réalité. Quant à nous, frères et sœurs, qui par certains côtés ressemblons aux Juifs, car enfin nous aussi nous avons reçu tant de grâces par l’annonce de l’Evangile et l’éducation donnée par l’Eglise, nous aussi, dès que les exigences du Seigneur se sont de plus en plus fortes nous faisons comme eux… Il faut même dire que dans le monde où nous vivons aujourd’hui, on a l’impression que ce n’est pas tel ou tel qui se ferme à l’appel du Christ mais que c’est la civilisation elle-même. Il n’est que trop clair que par son autosuffisance, par son attachement à tout ce qui est terrestre, à tout ce qui est matériel elle devient de plus en plus étrangère au surnaturel et refuse le seul salut : celui qui vient de Dieu, par le Christ et en Lui…
  • Le troisième enseignement de notre parabole : c’est celui de la robe nuptiale : c’est un message parfaitement, celui qui veut entrer dans la Vie de Dieu et dans sa Joie doit nécessairement s’y préparer. Il doit en être digne. Mais n’avions-nous pas entendu que tous étaient appelés ??? Les bons et les mauvais ? Et voilà qu’il faut tout de même qu’on revête la robe nuptiale sous peine d’être jeté dehors, dans les ténèbres !!! Et heureusement, comment voudriez-vous qu’il puisse en être autrement ? Comment pourrait-on goûter cette vie, cette indicible béatitude si le cœur n’y était pas quelque peu préparé et comme pré-adopté. Comment pourrions-nous accueillir l’invitation sinon par la foi, par l’Espérance et par l’amour qui changent le cœur et qui par conséquent transforment la vie de tous les jours. Heureusement que l’appel au bonheur est aussi un appel à la beauté morale, à l’idéal, à la sainteté qui est l’aboutissement de la transformation du cœur. Nous ne serions pas sauvés, si nous n’étions pas changés. Et ce ne serait pas beau d’entrer dans le festin des noces, si nous n’étions pas nous aussi revêtus de la beauté qui est exigée pour ces noces divines. Cependant, n’ayons pas peur ce n’est pas un piège qui nous est tendu. Ce qui nous est demandé c’est ce que nous pouvons, c’est notre bonne volonté. Et ce qui importe par-dessus tout, c’est que nous soyons toujours disposés à nous laisser modeler par la grâce, alors Dieu pourra nous revêtir de sa propre beauté.
  • Enfin, il y a un quatrième enseignement dans cette parabole. Il y est question, en effet, de ceux qui doivent annoncer la Parole. De ceux qui doivent aller à la rencontre des hommes sur tous leurs chemins afin de les inviter au nom du Seigneur. Qu’ils soient prêtres, religieux ou laïcs, cette mission, ce service ils doivent l’accomplir avec enthousiasme, avec un visage transfiguré par la joie. Il s’agit de prouver, en effet, que le Message de Jésus transforme la vie et donne un bonheur inépuisable. Prouvons cela en le vivant, en nous comportant d’une manière qui soit vraiment éloquente et attrayante.

Un incroyant célèbre disait : « Je croirais davantage à leur Sauveur s’ils avaient un peu l’air d’être sauvés ». Ayons, non seulement l’air d’être sauvés, frères et sœurs, mais faisons le maximum pour en avoir la réalité jaillissante et rayonnante. Et n’oublions jamais que pour nous y aider nous avons avec la prière et l’assistance maternelle de Marie, la grâce extrêmement riche de l’Eucharistie, ce bouquet du ciel sur la terre, où le Christ Ressuscité se donne à nous pour nous transformer en Lui. Faisons en sorte qu’elle soit le Vrai Pain de notre vie, notre principale nourriture spirituelle tout au long de notre pèlerinage terrestre.

 Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année A
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