Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 15:29

Lecture du livre d'Isaïe 9, 1-6

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué l’allégresse, tu as fait grandir la joie : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit en faisant la moisson, comme on exulte en partageant les dépouilles des vaincus. Car le joug qui pesait sur eux, le bâton qui meurtrissait leurs épaules, le fouet du chef de corvée, tu les as brisés comme au jour de la victoire sur Madiane. Toutes les chaussures des soldats qui piétinaient bruyamment le sol, tous leurs manteaux couverts de sang, les voilà brûlés : le feu les a dévorés. Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné, l’insigne du pouvoir est sur son épaule : on proclame son nom : « Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ». Ainsi le pouvoir s’étendra, la paix sera sans fin pour David et pour son royaume. Il sera solidement établi sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Voilà ce que fait l’amour invincible du Seigneur de l’univers.

Psaume 95 (96)

Aujourd’hui, un Sauveur nous est né : c’est le Christ, le Seigneur.

Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière,

Chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut, racontez à tous les peuples sa gloire,

A toutes les nations ses merveilles !

Joie au ciel ! Exulte la terre ! Les masses de la mer mugissent,

La campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie devant la face du Seigneur, car il vient,

Pour gouverner le monde avec justice. 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre à Tite 2, 11-14

La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. C’est elle qui nous apprend à rejeter le péché et les passions d’ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux, et pour attendre le bonheur que nous espérons avoir quand se manifestera la gloire de Jésus Christ, notre grand Dieu et notre Sauveur. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,1-14.

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre. Ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et chacun allaient se faire inscrire dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur s’approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte, mais l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime ».

Afficher l'image d'origine

Homélie

« Je vous annonce une Bonne Nouvelle qui sera pour tous une grande joie : aujourd’hui dans la ville de David, il vous est né un SAUVEUR. »

Tel est, chers frères et sœurs, le Message de l’ange aux bergers, en la Sainte Nuit de Bethléem, telle est la nouvelle stupéfiante qui parvient jusqu’à nous : Dieu nous a rejoint en cet enfant Jésus qui est né de la Vierge Marie.

« Dieu a tant aimé les hommes, nous dit Saint Jean, qu’Il leur a donné son Fils Unique, son Bien-Aimé. »

Oui, c’est parce qu’il nous aime éperdument qu’Il fait cette folie de venir sur la terre : le père ne pense qu’à rencontrer ses enfants, Dieu ne pense qu’à retrouver ses fils.

Rien de l’arrête, ni l’espace, ni le temps.

Rien ne lui coûte : il s’abaisse jusqu’à revêtir sous le sein de Marie une chair semblable à celle des hommes qu’Il veut sauver.

« Le Verbe s’est fait chair » dit encore Saint Jean. La chair, dans le langage biblique, désigne l’homme tout entier corps et âme, mais considéré dans sa faiblesse, dans ce qu’il a de fragile, de précaire, de périssable.

Est-ce que nous mesurons la distance franchie ?

Lui, le Fils Bien-Aimé, qui est la parfaite Image du Père, qui lui est égal en toutes choses, Lui, par qui tout a été fait, Il daigne partager la faiblesse du tout petit qui apprend à marcher et à parler, qui pose des questions pour savoir le pourquoi des choses. Il veut tellement, en arrivant au milieu de nous, non seulement ne pas nous effaroucher, mais en quelque sorte nous attirer instinctivement à Lui… (qu’y-a-t-il en effet, de plus attirant qu’un tout petit enfant ?)

Lui, Jésus que ne peuvent atteindre ni la pauvreté, ni la souffrance, ni la mort, prend sur Lui de devenir pauvre, misérable même, avec la paille d’une mangeoire en guise de berceau, une étable d’animaux en guise de maison, et plus tard la vie obscure et besogneuse d’un charpentier de village jusqu’à l’âge de 30 ans, puis durant 3 ans la vie d’un missionnaire itinérant, s’achevant dans une Passion extrêmement douloureuse et la mort par Crucifixion…!

Oh ! Laissons-nous toucher ! Notre cœur est-il à ce point sec et dur que nous pressions pour rien cet amour dont nous sommes l’objet !

Mais que veut-il donc nous dire, nous crier en quelque sorte, depuis son pauvre berceau de Bethléem et jusqu’à sa tombe : cette vérité essentielle à savoir que Dieu est AMOUR et que la vocation de l’homme qui a été créé à l’Image de Dieu, c’est d’Aimer, que la valeur d’un être humain vient de l’humble amour qui est dans son cœur ; et que par conséquent le génie de son intelligence, la force de ses muscles ou de ses armes, le prestige de ses diplômes, l’étendue de sa fortune, la puissance de ses relations… et en fait tout ce que dans notre aveuglement nous admirons et envions, ne sont rien, si tout cela ne tourne pas à aimer… Et c’est pour nous le prouver qu’il vient à nous précisément, dépouillé de toutes ces choses, faible, petit, vulnérable.

Alors, frères et sœurs, approchons-nous… Regardons-le, interrogeons-le. « Jésus, qu’est ce qui te fait venir ainsi jusqu’à nous ? » C’est à travers l’Evangile qu’il nous répond dans des phrases comme celles-ci : « Je viens au nom de mon Père… Je viens non pour être servi mais pour servir et donner ma vie en rançon pour la multitude. Je viens chercher ce qui est perdu. Je viens appeler au repentir non les justes, mais les pécheurs. Je viens pour que tous les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »

Ainsi, que vient-il faire ? Il vient nous sauver, nous arracher à nos péchés, nous rendre la capacité d’aimer que le péché nous a fait perdre, nous découvrir notre identité surnaturelle, notre sublime dignité d’enfants de Dieu. Vérité fondamentale que Saint Paul a résumée par ces mots : « Dieu nous a envoyé son Fils né d’une femme pour faire de nous ses fils. »

Saint Augustin l’exprime d’une autre manière : « Le Fils de Dieu s’est fait homme pour que les hommes deviennent des fils de Dieu. »

Oh ! Frères très chers : l’homme est pour Dieu un fils ! Quelle merveille ! Dieu le regarde avec des yeux de Père, l’aime avec un cœur de Père, le secourt avec des bras de Père. Et lui, l’homme c’est-à-dire vous, moi, est-ce que nous le regardons avec des yeux de fils ? Est-ce que l’aimons avec un cœur de fils ? Est-ce que nous le servons avec des forces de fils ? Hélas ! Si peu, si mal ! Combien l’ignorent ou n’en veulent pas !

« Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. » Et pourtant ce lien qui attache Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, c’est à la fois le plus fort et le plus tendre qui soit.

Il n’y a pas de plus grand malheur pour l’homme que de le méconnaître, de le rompre ou de le rejeter.

Oh ! Chers frères et sœurs, si c’était nécessaire, en ce jour, décidons notre conversion, refaisons, rénovons le lieu, acceptons de renaître avec Jésus qui naît aujourd’hui. Puisque nous sommes fils de Dieu (à l’exemple de Jésus notre parfait modèle) prouvons-Lui notre amour en accomplissant sa volonté, en communiant le plus possible à sa vie divine par une prière ardente, fréquente et persévérante et une participation régulière à la Messe où Il vient à nous pour nous transfuser son Amour.

Ah ! Si nous pouvions enfin comprendre, frères et sœurs, que là est le Bonheur : on n’est vraiment heureux que de ce qu’on accorde à Dieu, ou est malheureux de ce qu’on lui refuse.

Or, dans tout ce qu’il nous faut accorder à Dieu, il y a aussi, ne l’oublions pas, l’Amour fraternel.

Parce que nous sommes tous des fils pour Dieu, nous sommes tous entre nous des frères. Et cela doit commander toutes nos relations avec le prochain : « Je vous donne un commandement nouveau, dit Jésus, c’est de vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.

Mais pouvons-nous dire que l’amour fraternel règne vraiment à tous les niveaux de notre vie familiale et sociale ? Trop d’orgueil et trop d’égoïsme empêchent le courant de passer… Alors, aujourd’hui, Jésus vient comme au premier Noël, avec la même puissance de grâce reverser la relation existante des hommes entre eux ; il vient la convertir, la renouveler par le dedans, afin qu’elle ne soit plus jamais un rapport de force où l’on s’épie comme des rivaux, où l’on s’affronte comme des adversaires, où l’on tente de l’emporter en écrasant l’autre…

Dans la nuit du 1er Noël les anges ont promis la Paix aux hommes que Dieu aime. Mais cette Paix ne s’établira pas comme cela toute seule… C’est à nous qu’il incombe de la faire régner. Si nous le voulons, avec un peu d’intelligence et d’amour et en implorant le secours divin, nous pouvons l’établir tout de suite autour de nous. Ne disons pas que certaines victoires sont impossibles : tant de situations absurdes cesseraient entre époux, entre parents et enfants, entre amis, entre voisins, si l’on acceptait de se PARDONNER, si on faisait le premier pas de la réconciliation…

Pour tout cela, chers frères et sœurs, je veux dire pour nos progrès dans l’amour de Dieu et l’amour fraternel, nous avons quelqu’un qui peut très efficacement nous aider : c’est la très Sainte Vierge Marie, la tendre Mère de l’Enfant de Dieu.

Aux bergers qui tendaient leur bras, Elle a permis de le tenir et de l’embrasser. Elle nous l’offre, comme à eux : quand nous allons nous approcher vers la fin de la Messe pour communier, à travers le prêtre Elle va nous tendre Jésus : « Tiens, le voici, Il est à toi. Je te le donne, Il ne te délaissera jamais. Toi, non plus ne le quitte pas. Fais tout ce qu’Il te dira. Avec Lui tu réussiras ta vie. »

Dès cette heure de la crèche, en effet, Marie est chargée d’élever le Fils de Dieu et Elle va le suivre tout au long de sa route d’homme, jusqu’au pied de la Croix.

Dès maintenant aussi, Elle est chargée de nos âmes et Elle nous accompagne durant notre pèlerinage ici-bas. Confions-nous à Elle et laissons-la nous former. Elle nous apprendra à devenir ce que Dieu veut que nous soyons : des Images Vivantes de son Fils. Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et Paix sur la terre aux Bien-Aimés de Dieu. »

Amen.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Fêtes
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le Blog de Jackie
  • Le Blog de Jackie
  • : Nombreux coloriages catholiques et autres, vies de saints et homélies.
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • Jackie
  • Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog. Il y a une multitude d'infos de toutes sortes : coloriages, contes... Bonne balade à tous. Merci.

Ma Bible illustrée

ANCIEN TESTAMENT

NOUVEAU TESTAMENT

LES PARABOLES

Divers

 

 

 

 

 

Meteo Corrèze

 

 

 

Compteur mondial

 

Mon Coup de Coeur