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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 09:03

C’est un modèle admirable de foi chrétienne que je vous invite à contempler en la personne de l’Évêque Saint Martin qui est le Patron du Diocèse de Tulle et de nombreuses paroisses françaises et étrangères. Martin ne fut pas chrétien dans les premières années de sa vie, car à l’époque où il vivait, il n’était pas facile de croire et de rester le croyant qui garde intacte, vivante et rayonnante la foi de son baptême. L’environnement social, les institutions, la mentalité et mœurs étaient encore imprégnées de paganisme. Les idoles n’avaient pas perdu leur prestige : elles avaient leurs sanctuaires et de nombreux adorateurs... Tout cela n’était guère favorable à la foi en un Dieu Unique et au message de l’Evangile.

Le milieu familial, pas plus que le milieu social ne prédisposait le jeune Martin à devenir chrétien : son père et sa mère étaient tous deux païens. Ce n’est donc pas dans son foyer qu’il entendit parler de religion chrétienne.

Quelles furent donc les circonstances providentielles qui permirent à Martin de rencontrer le Christ et de donner toute sa foi, tant à sa personne, qu’à son message ?

C’est en Italie du Nord où sa famille (d’origine hongroise) était venue s’installer, que Martin entre en relation avec des chrétiens. Quelle nouveauté pour lui de voir des hommes et des femmes qui croyaient en un seul Dieu, qui croyaient en la vie éternelle, se réunissaient pour prier et formaient une grande famille où chacun s’efforçait de vivre le commandement de Jésus « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Le désir de connaître le Christ s’éveilla en lui et devint si vif qu’il sollicita son admission au groupe de catéchumènes qui se préparaient au baptême. Il y apprit à connaître le Christ, à le prier, à l’aimer de tout son cœur et s’initia peu à peu à la pratique de la vie chrétienne... Son désir de devenir enfant de Dieu par le baptême et d’être incorporé à l’Eglise devint de plus en plus ardent... Mais ce désir fut fortement contrarié par son père qui le força à s’engager dans l’armée romaine où il devint officier. Cependant, l’armée ne fut pas pour Martin un obstacle à la foi. Le service de l’empereur ne le détourne pas du service de Dieu. Il n’était que candidat au baptême mais il avait assez de force de caractère pour vivre déjà selon l’esprit de l’Evangile. C’est ici que se situe un épisode bien connu de tous. Alors qu’il effectuait une ronde militaire aux environs d’Amiens, il fit une rencontre imprévue, mais décisive, qui le détermine à recevoir au plus tôt le baptême : un mendiant grelottant de froid sous la bise glaciale de l’hiver, les yeux suppliants, les mains tendues, sollicita sa générosité. Martin fut touché de compassion, mais il n’avait pas un sou... Qu’à cela ne tienne, l’amour est ingénieux ; du tranchant de son épée il coupe en deux sa grande cape d’officier : « Tiens prends ce pan d’étoffe et enveloppe bien ton corps dans cette laine ».

Le Christ-Jésus ne laissa pas sans récompense ce geste d’amour fraternel d’un soldat de Rome envers un gaulois loqueteux d’un pays occupé « ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, avait-il déclaré, c’est-à-moi que vous l’avez fait ». Martin en eut la révélation au cours de la nuit suivante : il reçut un signe qui fortifia sa foi : dans un rêve, Jésus lui apparut vêtu du pan de manteau donné au mendiant et s’adressant aux anges qui l’entouraient il déclara : « Martin encore catéchumène m’a revêtu de ce manteau ».

« Martin encore catéchumène ». Ce mot le fit réfléchir. Sans plus attendre, il se fit baptiser « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » et quitta l’armée pour militer dans l’Eglise du Christ.

Afin d’éclairer et de fortifier sa foi par l’étude et par la prière, Martin se retira un certain temps dans la solitude, à Ligugé où il fonda plus tard un monastère. Il devint, le disciple de Saint Hilaire, évêque de Poitiers, qui était un éminent théologien et vaillant défenseur de la foi. Auprès de lui, il développa ses connaissances religieuses et comme il désirait les partager, il créa une sorte d’école de la Foi où il enseigna la doctrine chrétienne à tous ceux qui étaient en quête de lumière et de vie spirituelle profonde.

Devenu Évêque de Tours, il continua l’œuvre commencée à Ligugé. Il fonda l’Abbaye de Marmoutier. C’est surtout de ce nouveau centre spirituel que sortirent les nombreux moines, prêtres et évêques qui évangélisèrent la Gaule.

Chers frères et sœurs, en ce temps de crise qui est le nôtre, où la vérité évangélique est souvent remise en question : la foi de Saint Martin est un modèle pour la nôtre !

Pour pouvoir progresser dans sa foi, la rendre toujours plus vigoureuse et plus rayonnante, Martin eut à faire preuve d’intelligence, il eut aussi à faire preuve de volonté pour s’astreindre à l’étude, persévérer dans la prière et conformer son jugement et ses actes aux exigences de l’Evangile. Disons-nous bien, que notre foi sera éclairée et affermie, et qu’elle ne cessera de s’approfondir si à l’exemple de Martin, nous savons la fonder sur l’autorité souveraine de la Parole de Dieu. Cette Parole de Dieu contenue dans la Bible et l’Evangile est interprétée par l’Eglise, nous devons l’étudier, seul ou avec d’autres, la méditer, la faire passer repasser dans notre cœur (comme faisait la Vierge Marie) afin qu’elle nous imprègne, nous transforme et transparaisse à travers toute notre vie.

Soyons également bien convaincus que notre foi aura toutes les qualités requise si nous prions beaucoup l’Esprit-Saint de nous la donner et de la faire progresser en nous.

Tournons-nous donc vers Lui et supplions-le avec confiance : Esprit-Saint, par l’intercession de Saint Martin, donne-moi :

  • une foi solide comme le roc, que rien ne puisse abattre,
  • une foi qui adhère, sans la moindre réserve, à toutes les vérités révélée et à tout l’enseignement de l’Eglise,
  • une foi qui reste forte et courageuse dans les épreuves,
  • une foi qui agisse par une charité ardente envers Dieu et envers le prochain,
  • une foi qui soit un aliment d’Espérance dans l’attente de la pleine Lumière du Paradis.

Que grâce à cette foi, je me laisse conduire par ta Providence de manière à avancer sans entraves sur la route royale de la Sainteté.

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Fêtes
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