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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 22:03

Lecture du second livre de Samuel 5, 1-3

David est choisi par Dieu comme roi d’Israël pour être le pasteur de son peuple.

En ces jours-là, toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair. Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi, c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais, et le Seigneur t’a dit : ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.’ » Ainsi, tous les anciens d’Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron, devant le Seigneur. Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Ce sacre de David comme roi d’Israël représente une étape importante dans la marche vers l’unité du peuple de Dieu, jusqu’alors divisé en deux groupes : le royaume du Sud, composé surtout de la tribu de Juda et le royaume du Nord, composé des tribus d’Israël. L’unité sera de courte durée, puisqu’à la mort de Salomon, successeur de David, les deux royaumes se sépareront à nouveau. Dès lors, le peuple de Dieu se mit à espérer en un Roi-Messie, successeur de David, qui referait l’unité perdue. Jésus Christ vient faire beaucoup plus que l’unité d’un peuple, il vient rassembler tous les hommes dans une Alliance nouvelle, par le sang de sa croix.

L’unité entre les hommes passe par une multitude de petites ententes, sans cesse défaites et sans cesse à refaire. Sommes-nous de ceux qui favorisent cette entente aux différents échelons où nous vivons : famille, voisinage, école, vie associative, travail, commune ?

Psaume 121

R/ : Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur.

  • Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! » Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem ! R/
  • Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un ! C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur. R/
  • C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David. Appelez le bonheur sur Jérusalem : « Paix à ceux qui t’aiment ! » R/

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1, 12-20

Premier-né de la création par son incarnation, premier-né d’entre les morts par sa résurrection, Jésus est le prototype d’une humanité nouvelle.

Frères, rendez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé : en lui nous avons la rédemption, le pardon des péchés. Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature : en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui. Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui.

Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel. – Parole du Seigneur.

Commentaire : L’homme a pour vocation d’achever l’œuvre créatrice de Dieu en maîtrisant les forces de l’univers. Le Christ seul est le véritable roi de cet univers, le collaborateur de son Père dans son œuvre de création, le sommet et la fin de toutes choses : « Tout est créé par lui et pour lui ». L’homme a pour vocation de s’accomplir lui-même à l’image de Dieu : il est capable d’amour libre et gratuit. Le Christ seul est le Fils parfait qui, dans son existence humaine, a donné l’image la meilleure de l’amour de son Père. C’est pourquoi il a pris la tête de l’humanité nouvelle comme premier ressuscité, comme chef de l’Église, comme prototype de l’Homme. L’univers des choses et des hommes trouve en lui son aboutissement pour être consacré à Dieu dans un monde nouveau réconcilié.

« Tout est créé par lui et pour lui ». Dans la prière, j’évoque tout ce qui me passionne dans la vie et l’œuvre des hommes : le Christ Jésus en est la source. Pourrais-je craindre pour l’avenir du monde et des hommes, puisque Jésus Christ en est l’accomplissement total ?

Alléluia. Alléluia. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 23, 35-43

Offrant sa vie par amour, Jésus est le roi de tous les hommes. Mais le premier à le suivre dans son règne est un malfaiteur crucifié auprès de lui.

En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs ». L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal ». Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume ». Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis ». – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Qui pourrait reconnaître pour roi cet homme crucifié ? Ni ceux qui ont provoqué sa condamnation, et voient dans son impuissance la preuve de la fausseté de ses prétentions à être le Messie ; ni ceux qui ne le regardent qu’avec pitié, et lui offrent à boire par compassion l’eau acidulée de leur gourde, qui sert à rafraîchir les troupes romaines en campagne ; ni celui qui n’en attend qu’une revanche éclatante contre ses juges. Ne le reconnaît pour son roi que celui qui a éprouvé jusqu’à quelle profondeur va la solidarité de Jésus avec les pécheurs, quel prix il veut payer pour assurer leur pardon, afin d’obtenir, par son amour, la royauté sur le cœur des hommes.

« Sauve-toi toi-même », lui dit-on trois fois. Mais Jésus vient sauver les autres, tous les autres. Pour que personne ne se croit exclu de ce salut, c’est le dernier des derniers, un malfaiteur crucifié qui s’entend dire : « Aujourd’hui, tu seras avec moi ». Alors en mon nom et celui de tous les hommes, je veux dire : « Souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne ».

Homélie

C’est un Roi crucifié que saint Luc nous invite à contempler dans le passage d’Évangile que nous venons d’entendre. L’Évangéliste veut nous montrer, en effet, que le Christ n’est pas Roi comme l’entend notre langage usuel lorsqu’il désigne le monarque héréditaire qui est à la tête d’une nation. Car, à cette forme de royauté, Jésus a nettement tourné le dos... Lorsqu’au cours de sa vie publique il est amené à définir sa Royauté, il le fait toujours par opposition à la volonté de puissance à l’esprit de domination, au goût du prestige. Ce qu’il revendique c’est « d’être celui qui sert » et de ses mains en qui le Père a tout remis, il lave les pieds de ses apôtres.

Quant à la cérémonie de son Intronisation Royale elle est de l’ordre du jamais vu :

  • son trône c’est une croix (gibet réservé aux grands criminels)
  • sa couronne est formée par des épines,
  • son manteau de pourpre c’est son sang,
  • sa puissance ce sont des gros clous enfoncés dans ses mains et dans ses pieds,
  • et en guise de supporters (sa très sainte Mère et saint Jean mis à part) ce sont quelques Juifs qui vocifèrent leur haine.

A cette heure, Jésus n’a plus de partisans ou plutôt il n’en a qu’un : l’un des deux bandits qui l’entourent. Lui aussi est pendu au bois de la Croix et il reconnaît ne pas l’avoir volé. Nous savons que l’histoire l’a appelé le Bon Larron et nombreux sont ceux qui le désignent comme le tout premier saint. Cherchant à pénétrer les secrets de ce brigand si peu ordinaire saint Augustin a imaginé le dialogue suivant : on lui pose la question « Dis-moi larron, qui t’a poussé à confesser que ce Jésus est devenu pour toi l’essentiel alors que ses disciples n’osent même plus y croire ? » Réponse : « Je n’ai jamais entendu parler des paraboles du Royaume. Je ne connais pas les prophéties, mais Jésus m’a regardé et j’ai tout compris ».

Ce larron qui n’est plus qu’une loque humaine a soudain tout compris dans l’instant d’un regard qui bouleverse. Voilà que lui si misérable, si méprisable il existe maintenant pour quelqu’un.

Quelqu’un qui n’est pas tout à fait comme les autres et qui est pourtant au rang des condamnés.

Quelqu’un qui ne lui demande pas de comptes, qui ne se moque pas de sa déchéance.

Quelqu’un qui va jusqu’à habiter sa misère, mieux que cela, qui prend sur lui sa misère.

Il a soudain compris que ce voisin dans l’agonie et bientôt dans la mort, c’est lui le Christ-Roi. Roi comme on ne l’a jamais été. Roi parce que tout proche des perdants en tout genre. Depuis l’intimité du Père infiniment bon il est venu « chercher et sauver tous ceux qui étaient perdus ». Et on pense ici à Zachée, à Marie-Madeleine, à la femme adultère, à cette mère qui pleure son enfant mort, et à ce renégat de Pierre... Il y a eux... et il y a nous aussi – nous tous : tous perdus mais tous retrouvés. Tous perdus par rapport au monde que Dieu avait rêvé et que le péché a cassé... mais tous retrouvés sous le regard miséricordieux du Fils Unique. En fait, tous pardonnés...

Oui, frères et sœurs, le bon larron a tout compris :

  • celui qui est à son côté c’est son Sauveur, le sien, mais aussi celui de tous, (même et surtout de cet autre compagnon de malheur qui pour l’instant se ferme à la lumière)
  • celui qui est là à son côté c’est le Roi de Miséricorde ! Celui qui sauve les hommes non pas de haut, en les dominant, mais de tout près, à niveau d’homme, en glissant son cœur dans le cortège de leurs misères. Pour en avoir la preuve il suffit de regarder sa Croix : elle est sur le même niveau que celle des autres suppliciés.

Le temps du Royaume est maintenant arrivé et la sentence royale se fait alors entendre : « Aujourd’hui tu seras avec moi au Paradis ».

Oh ! Merveille, le larron pardonné et sanctifié instantanément, sera avec Jésus dans le Royaume de Miséricorde le premier à y rentrer.

Et nous aussi, frères et sœurs, nous serons avec lui, car sa volonté clairement exprimée est que nous soyons avec lui pour une éternité de bonheur et de gloire, mais que nous soyons déjà, avec lui, en ce monde par une amitié, par une communion de tous les instants. Jésus est venu pour être avec nous et pour que nous soyons avec lui. Il est venu partager notre condition pour que nous partagions la sienne : autrement dit, il s’est humanisé pour que nous soyons divinisés... D’un seul coup se trouve abolie la distance entre lui et nous. Finalement nous devenons nous aussi des rois pour régner avec lui.

Méditant sur ce mystère, l’apôtre Paul nous dit : « Rendez grâce à Dieu le Père. Il nous a arrachés de l’empire des ténèbres et nous a fait entrer dans le Royaume de son Fils Bien-aimé, en qui nous avons le pardon de nos péchés ».

Oui, frères et sœurs, en cette fête du Christ, Roi de l’Univers, rendons grâce à Dieu le Père pour sa miséricordieuse lumière qui est venue jusqu’à nous par son Fils, par ses Apôtres, et les innombrables confesseurs de la Foi parmi lesquels nous sommes heureux de compter saint Pierre Dumoulin-Borie, grand martyr de la foi au Tonkin en 1838.

Oui, rendons grâce et apprenons toujours plus à leur école, à devenir les enfants du Royaume. Puissions-nous enfin, à l’heure de notre mort, tourner notre regard vers Jésus le Roi crucifié et lui dire : « Je n’ai été qu’un pécheur, souviens-toi de moi dans ton Royaume ».

Amen.

Prière Universelle

Pleins de confiance envers le Christ, Roi de l’univers qui nous accompagne sur cette terre, nous lui adressons toutes nos prières pour nos frères et sœurs de ce monde :

R/ : Ô Roi de l’Univers, entends notre prière.

  • « Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël » (2 S 5, 1-3) Jésus, roi des pauvres, souviens-toi de ceux qui se sentent exclus, perdus, humiliés dans le système actuel de la représentation politique : que tous les citoyens puissent exercer pleinement et consciemment leurs droits de vote pour élire les dirigeants politiques de leurs pays. Seigneur, nous t’en prions. R/
  • « Paix à ceux qui t’aiment ! » [Ps 121(122), 6] Jésus, roi humilié, souviens-toi des pays qui mettent en place des moyens financiers, des mesures sociales pour accueillir les réfugiés, soutiens-les dans leurs efforts de solidarité. Seigneur, nous t’en prions. R/
  • « La paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel » (Col 1, 20d) Jésus, roi de gloire, souviens-toi des peuples du Proche-Orient, que ton amour miséricordieux insuffle le désir de construire une paix authentique et sincère, dans le cœur des divers responsables de ces territoires. Seigneur, nous t’en prions. R/
  • « Dieu nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé » (Col 1, 13b) Jésus, roi de gloire, souviens-toi de tous les chrétiens, qu’ils apprennent sans cesse à s’écouter, à collaborer entre eux : que les prêtres et les laïcs dans chaque paroisse œuvrent ensemble, fraternellement, pour témoigner de ta miséricorde agissante pour tous. Seigneur, nous t'en prions. R/
  • « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis ». (Lc 23, 43) Jésus, roi crucifié, souviens-toi de tous les malades, des personnes qui succombent dans les épreuves : qu’ils découvrent ta présence à travers les signes de bonté, de soutien que leur manifestent les personnes de leur entourage. Seigneur, nous t’en prions. R/

Seigneur, roi de la terre et du ciel, accorde-nous ce que nos prières te demandent en ces derniers jours de l’année liturgique ; que ton Esprit nous mette toujours sur les chemins de la rencontre avec toi, dans la simplicité malgré les obstacles, comme le bon larron a pu te rencontrer et être conduit par toi au Père. Amen.

Source : http://jardinierdedieu.fr/

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commentaires

C
Quelle belle lumière et quelle méditation, nous donne là notre très cher Abbé COUSTY !<br /> <br /> En lisant ses homélies, je me rend compte de l'immense chance que j'ai eu de l'avoir eu comme accompagnateur et surtout comme vrai père et frère en Jésus-Christ.<br /> <br /> Quelle joie de pouvoir le retrouver ici grâce à toi Jacqueline ! Merci, merci et merci encore !<br /> <br /> Dieu te bénisse !
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J
Merci à toi Carlito, d'être tjs à mes côtés. Que notre Ami commun veille sur ses pauvres brebis égarées que nous sommes devenues... Que de bons moments passés. Que de bonheur en nos coeurs ! Bonne continuation Carlito et à trés bientôt !

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