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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 21:18
Source de l'image : https://croixstandre.wordpress.com/

Lecture du livre de Ben Sirac le Sage 15, 15-20

Dieu a donné la liberté aux hommes, mais il ne les abandonne pas à eux-mêmes pour choisir entre le bien et le mal.

Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle. Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix. Car la sagesse du Seigneur est grande, fort est son pouvoir, et il voit tout. Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent, il connaît toutes les actions des hommes. Il n’a commandé à personne d’être impie, il n’a donné à personne la permission de pécher. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Les penseurs du peuple israélite se sont penchés depuis longtemps sur bien des questions d’une brûlante actualité, telle ici celle de la liberté humaine. L’homme est libre, affirment-ils, mais la liberté ne lui est pas donnée pour faire n’importe quoi. Certes, il peut choisir le feu qui détruit, la mort, plutôt que l’eau qui féconde, la vie. Mais Dieu, ami des hommes, leur a montré où est le véritable épanouissement de leur être et leur liberté, et son amour ne cesse de les appeler, de les guider et de les porter vers ce but qui est Lui-même.

« Si tu le veux, tu peux ». Facile à dire ! Encore faut-il soutenir le malade de l’alcool, le drogué qui cherche à se libérer ; créer les conditions de réinsertion des sortis de prison, et plus généralement épauler les enfants et les jeunes qui veulent devenir libres. Comment aidons-nous les uns et les autres à « vouloir » et à « pouvoir » ?

Psaume 118

R/ : Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur !

  • Heureux les hommes intègres dans leurs voies qui marchent suivant la loi du Seigneur ! Heureux ceux qui gardent ses exigences, ils le cherchent de tout cœur ! R/
  • Toi, tu promulgues des préceptes à observer entièrement. Puissent mes voies s'affermir à observer tes commandements ! R/
  • Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai, j'observerai ta parole. Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi. R/
  • Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ; à les garder, j'aurai ma récompense. Montre-moi comment garder ta loi, que je l'observe de tout cœur. R/

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2, 6-10

Le projet de Dieu pour l’humanité dépasse toutes nos espérances.

Frères, c’est bien de sagesse que nous parlons devant ceux qui sont adultes dans la foi, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dirigent ce monde et qui vont à leur destruction.

Au contraire, ce dont nous parlons, c’est de la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, établie par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire. Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture : ‘ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé.’

Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Le projet de Dieu sur le monde et sur l’homme, que Paul appelle ici la sagesse de Dieu, ne nous a été révélé que par Jésus Christ. Il dépasse l’imagination de l’homme et même ses plus profondes aspirations, non parce qu’il s’y opposerait, mais parce que le Christ leur donne un accomplissement insoupçonné auquel l’homme ne peut atteindre par lui-même. Dans l’homme Jésus ressuscité, vivant de la vie du Père, la liberté, la vie, la fraternité universelle, la solidarité avec l’univers matériel auxquelles aspire l’humanité, ont trouvé leur achèvement d’une manière inespérée. Et de ce même destin est promis à tous les hommes par la résurrection et le retour du Christ, à la fois comme don gratuit de Dieu et comme aboutissement de leurs efforts pour édifier un monde nouveau.

Former des adultes dans la foi relève de notre tâche de parents, d’éducateurs ou de catéchistes. Acceptons de prendre le temps et les moyens de formation qui nous sont offerts dans ce but.

Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume ! Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5, 17-37

Jésus ne nous proposerait pas les exigences du sermon sur la montagne, s’il ne nous rendait pas capables aussi d’y répondre.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux ». Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne commettras pas de meurtre’, et si quelqu'un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou ».

Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère.’ Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. Il a été dit également : ‘Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation’. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère ».

Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.’ Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais ». – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : La justice chrétienne qui doit surpasser celle des scribes et des pharisiens, désigne ici tout le comportement de l’homme et plus intimement encore ce qui est la source et la motivation de ses pensées, ses paroles et ses actes. Alors que pour tout code de morale cette source est résumée en un certain nombre de règles ou en un système de valeurs, la justice chrétienne trouve sa source ultime en Jésus Christ : « Vous avez appris… Eh bien moi, je vous dis ». Cette revendication du Christ à dépasser toutes les morales, y compris la loi de Dieu transmise par Moïse, n’est légitime que s’il est l’égal de Dieu. À cette condition l’appel au dépassement qu’il lance à l’humanité n’est pas hors de notre portée puisque lui-même s’engage, dans la toute-puissance de son amour divin, à nous entraîner, nous soutenir, nous pardonner.

« Moi, je vous dis ». Ce moi transforme toute la morale car il est une exigence de dépassement de soi qu’aucune morale n’oserait réclamer, et, dans le même temps, il est un cœur affectueux et miséricordieux que ne rebute aucune de nos défaillances.

Homélie

Après nous avoir dit dimanche dernier « Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde », Jésus nous déclare aujourd’hui « Si votre justice (c’est-à-dire votre fidélité à la volonté de Dieu) ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu ».

On à souvent traduit cette parole du Christ en disant : « si vous n’êtes pas meilleurs que les non-pratiquants et les incroyants, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu ».

Mais est-ce bien cela que Jésus a voulu dire ? Car les scribes et les pharisiens n’étaient pas des incroyants ou des non-pratiquants : c’étaient au contraire des hommes profondément religieux des hommes fidèles jusqu’au scrupule à toutes les pratiques religieuses de leur temps.

Alors, comment faut-il interpréter la pensée de Jésus ?

Regardons un peu ces scribes et ces pharisiens comme Jésus les voyait de son temps. Comment se comportaient-ils ? Le Seigneur leur déclara un jour « vous, vous pratiquez la justice (la fidélité à Dieu) pour attirer les regards et l’admiration des gens, mais Dieu regarde vos cœurs ». Autrement dit : ces gens-là sont fidèles aux actes extérieurs prescrits par la loi religieuse ; ne pas tuer, ne pas voler, ne pas commettre d’adultère... Maris pour Jésus la fidélité va beaucoup plus loin : ce n’est pas simplement dans les observances extérieures et visibles qu’elle se vérifie, mais au plus intime du cœur, de la conscience, des désirs et des intentions.

- Ne pas tuer : bien sûr, mais encore repousser tout sentiment de rancœur, de colère, de vengeance et même faire tout ce qu’on peut pour mieux s’entendre, se remettre d’accord, pardonner et se réconcilier. Ici, vous le voyez, on retrouve les Béatitudes « Heureux les doux, heureux les miséricordieux, heureux les artisans de paix ».

- Ne pas commettre d’adultère ? Bien sûr, mais encore repousser tout désir purement charnel, tout regard possessif qui tend à considérer la femme comme un objet à utiliser, alors qu’elle est fille de Dieu à respecter et à aimer pour elle-même. Ici encore nous retrouverons une des Béatitudes « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu ». Un cœur pur, limpide, transparent est capable de voir toutes choses et tout être avec le regard même de Dieu.

- Ne pas faire de faux serments ? Bien sûr, mais encore être d’une parfaite franchise dans nos rapports avec les autres. Avec Jésus, la fidélité n’est donc plus simplement affaire d’observances extérieures, mais elle doit aller jusqu’à la conversion du cœur. Remarquez que, là encore, Jésus n’invente rien de nouveau. Quantité de textes de l’Ancien Testament déclaraient déjà que les observances religieuses purement extérieures n’avaient aucun sens lorsque le cœur n’y était pas. Souvenez-vous par exemple du très beau texte d’Isaïe sur le jeûne : « A quoi bon tous vos jeûnes... ! Le jeûne que je préfère, dit Dieu, n’est-ce pas de défaire les chaines injustes et de renvoyez libres les opprimées ? N’est-ce pas de partager ton pain avec celui qui a faim, d’accueillir chez toi les pauvres sans abri, et de vêtir le vagabond qui passe ? Que m’importent vos innombrables sacrifices, dit encore Isaïe... En revanche, cessez de faire le mal, apprenez à faire le bien, faites doit au pauvre et au malheureux ».

Mais nous-mêmes, frères et sœurs, n’avons-nous pas tendance à tomber dans le même travers ? Par exemple, nous sommes fidèles à nos messes du dimanche, mais n’en faisons-nous pas trop souvent une simple observance extérieure, sans y mettre notre cœur ? Y venons-nous avec le souci de nous convertir jusqu’au plus profond de nos cœurs, à l’esprit et à la parole du Christ ; avec le désir de nous offrir en union avec Lui, et de nous unir toujours plus intimement à Lui ? Et puis venir à la Messe par devoir, par obéissance à l’Eglise c’est bien, mais y venir par amour pour le Seigneur, n’est-ce pas tellement mieux ? C’est encore en ce sens que notre fidélité doit surpasser celle des scribes et de pharisiens : ils étaient fidèles à leur loi, à leurs traditions. Ils les observaient comme on observe une consigne, un règlement. Mais ce que le Christ nous demande ce n’est pas simplement d’être fidèles à une morale, c’est d’être fidèles à Dieu qui voit au fond des cœurs. Fils et filles de Dieu, c’est par toute notre vie non seulement par nos actions mais par nos sentiments, nos désirs et nos plus secrètes pensées que nous devons nous attacher à notre Père des cieux et lui témoigner notre amour filial. Alors, nous n’aurons jamais fini de progresser dans notre fidélité.

Quand on a observé une loi, on s’est mis en règle avec la loi, on a la conscience tranquille, le sentiment de devoir accompli : point final, c’est terminé.

Quand il s’agit au contraire de répondre à l’appel de celui qui nous aime, notre Père du Ciel, on ne cherche plus simplement à se mettre en règle avec une loi, mais on cherche à l’aimer, à se mettre en route vers lui, à le rejoindre et à s’attacher à lui, pour travailler et vivre en communion avec Lui.

C’est dans cet esprit-là que Jésus se comportait vis-à-vis de son Père : « Ma nourriture, c’est de faire sa volonté... Je fais toujours ce que lui plaît ! » Plaire à Dieu son Père, c’était pour lui un besoin, une nourriture, une joie : ça n’était jamais fini !

Tout cela, frères et sœurs nous aide à mieux comprendre ce qu’est la morale chrétienne. La morale de l’Ancien Testament, c’était un ensemble de règles fort bien faites pour faciliter la vie en commun, la vie en société. Cette morale de l’Ancien Testament, les « docteurs de la loi » y avaient ajouté mille commentaires qui compliquaient tout. Mais les prophètes, de leur côté, l’avaient de plus en plus approfondie et intériorisée au cours des siècles.

Jésus prend la suite de l’enseignement des prophètes et y apporte tout son épanouissement. Il nous appelle ainsi à dépasser cet art « de vivre ensemble » de l’Ancien Testament pour adopter l’art de vivre des fils et filles de Dieu.

Avec le Christ-Jésus, nous le voyons, c’est un monde nouveau qui commence, le monde dont Dieu rêve depuis les origines ; un monde où l’on ne se contentera plus d’une fidélité extérieure, mais un monde où l’on vivra dans l’amour filial pour Dieu et dans l’amour fraternel. Un monde où l’on vivra sous le règne de l’Esprit de Dieu qui est Amour.

Merci Jésus d’aller plus loin que le défendu et le permis, qui « le fait » ou le « pas fait ». Tu nous fais comprendre que la vie morale du chrétien c’est le don d’un cœur accordé à tous cœur et rien d’autre. Cela n’abolit pas les règles ; cela prend le problème à sa source, au centre mystérieux de la personne, là où tu veux venir habiter, avec ton Père et l’Esprit d’Amour qui fait Votre Unité.

Amen.

Prière Universelle

  • Pour l’Église, qui a reçu mission d’annoncer l’Évangile de la Vie et du salut apporté au monde par Jésus Christ. Qu'elle soit présente dans tous les lieux de souffrances pour répondre aux besoins spirituels des malades qui le souhaitent. Seigneur, nous te prions.
  • Pour les responsables politiques et sociaux chargés des problèmes et de la gestion de la santé publique...
  • Pour les chercheurs, les médecins qui ont pour tâchent de protéger la santé de tous et de servir la vie...
  • Pour le personnel soignant qui se dévoue auprès des malades dans des conditions parfois difficiles... Seigneur, nous te prions.
  • Pour les malades… Les personnes et les enfants actuellement hospitalisées… Celles qui suivent un traitement, parfois lourd et douloureux… Celles et ceux en soins palliatifs… En ce jour de la fête de Notre Dame de Lourdes, demandons à l’Immaculée Conception son aide à toujours choisir un chemin de Confiance pour vivre, avec leur entourage la maladie et la souffrance... dans l’espérance et la paix. Notre Dame de Lourdes, nous vous en prions
  • Pour les aumôneries d’hôpitaux… Les équipes de la pastorale de la santé, tous ceux et celles qui sont préoccupés par la santé physique et morale de ceux qui souffrent et qui attendent des gestes d’amitiés… Qu’ils restent toujours attentifs aux préoccupations de ceux qui sont les plus fragiles et les plus faibles en les accompagnants jusqu’au bout de la vie... Seigneur, nous t’en prions

Source : http://www.berceau-du-fer.com/ Micheline- Guy Tribout - équipePU@EAP

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