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25 mars 2022 5 25 /03 /mars /2022 21:02

Année C

Lecture du livre de Josué 5, 10-12

La traversée du Jourdain par les Israélites marque le passage de la terre d’esclavage au pays de la liberté : elle est une Pâque nouvelle.

En ces jours-là, le Seigneur dit à Josué : « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte ». Les fils d’Israël campèrent à Guilgal et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, vers le soir, dans la plaine de Jéricho. Le lendemain de la Pâque, en ce jour même, ils mangèrent les produits de cette terre : des pains sans levain et des épis grillés. À partir de ce jour, la manne cessa de tomber, puisqu’ils mangeaient des produits de la terre. Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël, qui mangèrent cette année-là ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Jusque-là peuple de nomades, les Hébreux, en entrant en Canaan vont devenir un peuple de sédentaires. Ils vont passer d’une civilisation à une autre, d’un monde culturel à un autre. Cela comporte bien des dangers d’idolâtrie, bien des risques de compromettre la révélation divine avec les valeurs nouvelles qu’ils vont découvrir. Dieu pourtant ne l’entend pas ainsi : cette mutation de civilisation est un pas en avant, la fin du déshonneur de l’esclavage d’Égypte. Et si la fête de Pâques comporte maintenant, en plus de l’agneau des nomades, les pains sans levain et les épis grillés des cultivateurs, n’est-ce pas que tout peut devenir action de grâces, y compris le monde nouveau que veulent bâtir les hommes ?

De profondes mutations ont marqués notre monde, notre civilisation et l’Église. Il nous faut prendre à bras le corps ce monde nouveau pour lui révéler l’Évangile.

Psaume 33

R/ : Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !

  • Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête ! R/
  • Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. R/
  • Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. R/

Lecture de la seconde lettre de saint Paul aux Corinthiens 5, 17-21

Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. – Parole du Seigneur.

Commentaire : À l’état de crainte et de mauvaise conscience qui empoisonnait les relations entre les hommes et Dieu a succédé une situation nouvelle pour qui vit dans le Christ : celle de pécheur réconcilié. Le tout vient de Dieu. Il prend l’initiative d’envoyer comme Réconciliateur le Christ, qui lui-même se choisit des hommes pour leur confier la parole de réconciliation en quoi se résume Bonne Nouvelle.

C’est Dieu qui « mettait dans notre bouche la parole de la réconciliation », écrit l’apôtre. Si je savais, Seigneur, apporter la paix du cœur à ceux qui me font leurs confidences, réconcilier avec eux-mêmes et avec leurs frères ceux que tourmente la rancune, et révéler à tous la joie de se savoir aimé et pardonner de Dieu ; alors je serais ton ambassadeur !

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15, 1-3. 11-32

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Le plus jeune fils représente bien, aux des pharisiens, les pécheurs et les publicains que fréquente Jésus. Après avoir quitté son père dans un geste d’ingratitude manifeste, il est tombé dans la pire d’échéance pour un juif : garder des cochons, ces animaux impurs d’après la Loi. Son retour n’est pas dû d’ailleurs à une vraie contrition, mais seulement à la faim qui le tenaille. Oui, ce sont bien là les gens que Jésus fréquente ! Quelle révélation pour les pharisiens d’apprendre que Dieu se fait une telle fête du retour du pécheur à qui il n’a jamais refusé sa tendresse et son amour ! Comme ils se reconnaissent bien aussi dans l’indignation du fils aîné : « Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres… » Hélas ! Il s’est jugé lui-même comme un serviteur, et non comme un fils. Il n’est même pas un frère comme le prouve sa remarque méprisante : « Ton fils que voilà », que son père relève si discrètement : « Ton frère que voilà ». Allons, la fête bat son plein pour le retour du prodigue, serait-ce fête aussi pour la conversion de l’aîné ?

Fils prodigue ou fils aîné, aucun n’a le beau rôle. Mais le Père ouvre à tous deux la porte de son cœur. Que je me reconnaisse dans le premier ou le second de ces fils, vais-je rester à la porte ?

Prière universelle

En ce quatrième dimanche de Carême, la liturgie nous donne d'entendre le passage de l’Évangile sur « l’Enfant prodigue ». Il s’agit surtout pour chacun de nous Dieu, Notre Père de contempler, par-là, ton amour gratuit ainsi que ta tendresse, envers chacun. Que cette Parabole nous interpelle et nous donne de nous adresser à toi en pleine confiance :

R/ : Fais-nous revenir à toi, Seigneur, et nous serons sauvés

  • Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. Pour tous les membres de l’Église : que chacun, chacune ait le courage de se montrer assoiffé d’amour ainsi que de croire pleinement en ton amour salvifique ! Seigneur, nous te prions R/
  • Nous le demandons au nom du Christ. Pour les communautés chrétiennes notamment celles qui sont persécutées que leur cri touche le cœur de Dieu et change celui des persécuteur. Qu'elles sentent la proximité du Christ dans leurs épreuves et que soient reconnus leurs droits. Seigneur, nous te prions R/
  • Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Pour les chefs d’état, les responsables politiques : que dans les pays où existe une certaine démocratie, les citoyens aient le courage de donner leurs avis sur les projets envisagés par le pouvoir politique ! Seigneur, fais aussi retentir ton message d’amour dans le cœur des dictateurs et des bellicistes afin qu‘ils s’ouvrent à la discussion, à la négociation qu'ils renoncent à l'usage des armes pour que se développe la liberté pour tout homme ainsi que la paix dans la monde ! Seigneur, nous te prions R/
  • Il n'y avait plus de manne pour les fils d'Israël, qui mangèrent cette année-là ce qu'ils récoltèrent sur la terre de Canaan. Pour notre préparation à la joie pascale : que ce temps de Carême nous aide à goûter à la joie d’être sauvés ! Qu’il nous apprenne à cheminer vers Pâque dans la sérénité et la joie comme, jadis, le firent les fils d’Israël qui fêtèrent leur première pâque dans leur pays, non loin de Jéricho, avec des produits provenant de leurs premières récoltes ! Seigneur, nous te prions R/
  • Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Pour les malades, les opprimés : accorde à toutes ces personnes qui souffrent ainsi qu’à leur famille la grâce de ton amour infini, car tu veux le bonheur et la vie pour tout homme ! Que ta Parole divine les touche et les maintienne debout dans leur épreuve ! Qu’ils découvrent ta présence dans les tempêtes de leur vie et qu’ils se tournent vers toi ! Seigneur, nous te prions R/
  • Laissez-vous réconcilier avec Dieu. Pour notre communauté : que chaque membre évite de juger les autres ! Que nous sachions reconnaître en chacun un enfant de Dieu, que nous respections aussi le projet de Notre Père en collaborant avec nos frères et sœurs dans le développement d’une vie sociale paroissiale riche, grâce à nos différences culturelles ou politiques ! Que le respect envers l’autre soit le principe de toutes nos relations humaines ! R/

Seigneur Dieu, Père miséricordieux, entends nos prières. Tu connais nos égarements, relève-nous de nos faiblesses, aide-nous à revenir vers toi pour partager un grand repas festif avec toi tous ensemble. Par la grâce de notre baptême, nous demeurons tous tes enfants en Jésus Christ, notre Seigneur. Amen.

Source de la P.U. : http://jardinierdedieu.fr

Homélie

On appelle habituellement l’Évangile de ce dimanche « la Parabole de l’enfant prodigue ». Mais, en fait, il faudrait l’appeler « la Parabole du père prodigue » au sens où il se dépense sans compter pour ses enfants, au sens où il leur prodigue tout son amour. Cette parabole vient en réponse au reproche fait à Jésus par les scribes et les pharisiens : « cet homme-là, disent-ils fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux ». Il s’agit donc bien, dans ce récit, du comportement de Dieu vis-à-vis des pécheurs que nous sommes tous sans exception. En effet si le fils le plus jeune s’éloignant de son père représente à l’évidence ceux qu’on appelait alors les pécheurs publics, le fils aîné, lui évoque ceux qui se croient justes et méprisent les autres. La parabole semble bien insinuer que les deux fils représentent toute la famille humaine.

Face à ses deux enfants se dessine l’étonnant portrait du père : Jésus nous révèle ici le vrai visage de Dieu : un Dieu passionné d’amour pour chacun, un Dieu prodigue d’amour. Chaque détail du récit est chargé de signification et traduit les sentiments paternels de Dieu à notre égard, qui que nous soyons. « Mon fils était mort et il est revenu à la vie ».

Jésus, dans la parabole détaille merveilleusement les gestes du Père qui font revivre le fils cadet, qui se meurt par manque d’amour, plus encore que par manque de pain. Ce sont des gestes de tendresse infinie : loin d’être chargé de ressentiment « il est ému de compassion » ; au lieu de se contenter d’attendre le coupable « il court vers lui et l’embrasse », à peine laisse-t-il son enfant malheureux exprimer son repentir avec les mots qu’il a préparés depuis longtemps… Il ne se soucie pas le moins du monde de savoir si son fils manifeste une vraie contrition. Ce n’est pas sur la conduite du prodigue, sur ses démarches pénitentielles ou ses explications que Jésus met l’accent mais sur l’amour gratuit de son père : et il fait bien ressortir que dans le cœur et la bouche de ce Père il n’y a pas de reproches, mais la joie sans retenue de retrouver son enfant. A ces gestes d’accueil viennent s’en ajouter d’autres d’une libéralité inouïe : un beau vêtement symbole de sa dignité de fils, un anneau au doigt symbole de l’union rétablie avec le Père, des sandales pour celui qui marchait pieds-nus comme un esclave. Et un festin : véritable repas de noces pour l’affamé… Des largesses que d’aucuns trouveraient exagérées compte-tenu des agissements du fils mais qui expriment justement la générosité extrême de Dieu à l’égard des pécheurs, bien au-delà de nos calculs mesquins et de nos demi-mesures. Le fils aîné, lui aussi, est appelé à revivre. Dans cette histoire on serait tenté de lui donner le beau rôle. En réalité il n’a pas perçu ni compris l’amour de son père pour lui et pour son frère. Si le fils cadet est relevé de son péché, lui il a besoin d’être libéré de sa prétendue vertu qui ne produit que froideur et fermeture. Il est incapable de partager la joie de son père et le bonheur des retrouvailles. Et pourtant pour lui aussi le père renouvelle les démarches gratuites, émouvantes de tendresse : « il sort à sa rencontre, il le supplie l’invitant à la fête, car, lui dit-il il fallait se réjouir. On ne peut prétendre être un bon fils de Dieu quand on n’est pas un bon frère pour les autres.

Pourrions-nous, frères et sœurs, laisser cette page d’Évangile sans en tirer quelques conclusions pour la conduite de notre vie chrétienne.

  • Retenons d’abord que chacun de nous a besoin d’être pardonné, qu’il soit parti ou qu’il soit resté à la maison. Il y a, en tout être humain, une part de misère, d’obscurité, de révolte et de faiblesse.
  • Le fils aîné de la parabole nous rappelle notre suffisance orgueilleuse, notre mépris des autres, nos jalousies, nos colères et nos rancunes.
  • Le fils cadet nous met en face de nos infidélités, de nos égoïsmes, de nos instincts jouisseurs et de nos folies passagères ou chroniques : le péché est toujours, quelque part une sorte de fugue loin de la maison du Père… « J’ai péché contre le ciel et contre Toi. » Se reconnaître pécheur c’est moins s’accuser soi-même que faire le constat loyal du tort que l’on a fait à l’amour de Dieu, à sa création, à ses frères et aussi à soi-même. Et recevoir le pardon de Dieu c’est revenir humblement vers ce Père infiniment miséricordieux qui accourt vers nous, nous prend dans ses bras, nous rétablit dans son amitié et nous confère la force dont nous avons besoin dans notre lutte contre le péché.

Frères et sœurs, si nous avions bien compris cela – qui se réalise dans le Sacrement de Réconciliation – nous ne pourrions plus considérer nos confessions comme quelque chose de pénible, de formaliste et de vide en définitive. Elles seraient pour nous ce moment merveilleux où nous est fait le Don d’une lumière créatrice de miséricorde venue de notre Dieu en qui et par qui nous recevons, du même coup, notre seule vraie libération. Alors, après chaque absolution du fond de notre cœur monterait vers le Seigneur une Joyeuse Action de Grâces. Puisse-t-il en être ainsi !

Amen.

Lectures du 4ème dimanche de Carême en DOCX et PDF

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commentaires

C
Encore et encore une grande action de grâce pour la joie que Dieu nous a faite en nous donnant l'Abbé COUSTY ! Je retrouve dans cette homélie tout l'esprit de notre regretté père Cousty qui était bon comme une bonne "miche de pain" que l'on savourait lorsque durant nos rencontres fraternelle avec lui ! A chaque fois je me sentais plus frère et disciple de Jésus-Christ !<br /> <br /> AMEN !
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