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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 23:05

Lecture du livre d'Amos 6, 1a. 4-7

Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Jérusalem, et à ceux qui se croient en sécurité sur la montagne de Samarie. Couchés sur des lits d’ivoire, vautrés sur leurs divans, ils mangent les meilleurs agneaux du troupeau, les veaux les plus tendres de l’étable ; ils improvisent au son de la harpe, ils inventent, comme David, des instruments de musique ; ils boivent le vin à même les amphores, ils se frottent avec des parfums de luxe, mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël ! C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés, ils seront les premiers des déportés ; et la bande des vautrés n’existera plus.

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 6, 11-16

Toi, l’homme de Dieu, cherche à être juste et religieux, vis dans la foi et l’amour, la persévérance et la douceur. Continue à bien te battre pour la foi, et tu obtiendras la vie éternelle ; c’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as été capable d’une si belle affirmation de ta foi devant de nombreux témoins.

Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à toutes choses, et en présence du Christ Jésus qui a témoigné devant Ponce Pilate par une si belle affirmation, voici ce que je t’ordonne : garde le commandement du Seigneur, en demeurant irréprochable et droit jusqu’au moment où se manifestera notre Seigneur Jésus Christ. Celui qui fera paraître le Christ au temps fixé, c’est le Souverain unique et bienheureux, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, le seul qui possède l’immortalité, lui qui habite la lumière inaccessible ; lui que personne n’a jamais vu, et que personne ne peut voir. À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16, 19-31

Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. Un pauvre nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c’étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies. Or, le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux, et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt, pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant, il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. De plus, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. J’ai cinq frères : qu’il les avertisse pour qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Homélie

Nous venons d’entendre l’une des pages les plus redoutables de tout l’Evangile. Si Dieu n’existe pas, si la vie éternelle n’existe pas, Jésus a tort : il ne faut pas l’écouter.

Mais si Dieu existe, si l’éternité existe, alors ce que Jésus nous dit est extrêmement sérieux, de la plus haute importance. Il n’y a rien de plus grave, en effet, que de rater sa vie éternelle. Jésus met en scène, frères et sœurs, une situation dramatique : à l’intérieur d’une maison, on fait bombance, tout près, c’est la misère... entre les deux un portail. Ce portail est comme un abîme qui sépare le riche du pauvre. Deux univers parallèles. Le riche vit dans un monde clos sur lui-même, il ne dépasse pas la porte de sa maison.

Ce qui est tout à fait remarquable dans cette parabole c’est qu’on ne dit pas que le pauvre était vertueux et que le riche était mauvais. L’un était simplement pauvre, l’autre était simplement riche. Le riche n’est pas accusé d’avoir volé Lazare, ou de l’avoir maltraité ou de l’avoir exploité. On ne dit même pas qu’il lui a refusé l’aumône : simplement il ne l’a pas vu. Il a laissé s’établir un terrible abîme entre lui et son voisin. Ils sont loin l’un de l’autre, séparés par ce terrible portail. Une fois de plus, Jésus veut nous mettre en garde contre le danger des richesses matérielles : à ses yeux la richesse comporte deux dangers mortels :

- elle peut fermer le cœur de Dieu, on se contente des plaisirs et des biens de la terre en oubliant l’Essentiel, c'est-à-dire la Vie Eternelle,

- la richesse peut aussi, fermer le cœur des autres : on ne voit plus le pauvre couché devant son portail.

Et si cette richesse devient un faux-dieu auquel on sacrifie tout, elle peut conduire tout droit à l’enfer... Il arrive de plus en plus, aujourd’hui qu’on se demande si l’enfer existe... et on s’empresse bien sûr de dire qu’il n’existe pas... sans se rendre compte que personne ne peut prouver cette négation vraiment bien légère. En tout cas Jésus lui ne pense pas ainsi. Or n’est-ce pas, Jésus que nous devons croire, lui qui est la Vérité, qui nous enseigne la vérité, plutôt que le résultat de certains sondages ou l’opinion de certains théologiens ?

Pour Jésus, remarquons là, l’enfer ne semble être que la prolongation de la vie terrestre : rester loin de Dieu comme on l’était ici-bas, rester loin des autres comme on l’était déjà ici-bas. C’est donc l’homme qui se condamne lui-même. La seule sanction c’est simplement que, cette distance que le riche a mise entre lui et Dieu, entre lui et les autres devient définitive. Car le Royaume de Dieu est Communion d’Amour. Le riche s’est condamné lui-même, son portail qui séparait deux mondes est devenu un abîme infranchissable.

Une question se pose donc à chacun de nous, frères et sœurs : suis-je convaincu que je suis en train de fabriquer mon ciel ou mon enfer ?

- Mon ciel chaque fois que je m’ouvre à Dieu et aux autres.

- Mon enfer chaque fois que je m’enferme en moi-même.

Celui qui n’aime pas, ici-bas se met lui-même hors du coup pour ce festin de Dieu. Ce bonheur éternel du ciel où n’entrent que ceux qui savent aimer, qui savent aimer à la manière du Christ : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

Frères et sœurs, si cette page d’Evangile est si forte, si violente c’est parce qu’il faut, sans doute un énorme coup de clairon pour réveiller quelqu’un qui vit sous anesthésie puissante. Or beaucoup d’hommes, aujourd’hui surtout, vivent dans une sorte d’anesthésie spirituelle. Les valeurs divines, les valeurs éternelles sont absentes de leur vie. Ce qui est désespérant, c’est que même s’ils voyaient un mort ressusciter, ils ne seraient pas convaincus, c'est-à-dire que même les plus puissants avertisseurs sont incapables de les réveiller de leur inconscience : car l’égoïsme, la désinvolture, l’irréligion, la dureté de cœur finissent pas rendre aveugle... ils empêchent de lire les signes de Dieu. Et Jésus de rappeler que le signe le plus efficace pour susciter la foi, ce n’est pas le miracle, si spectaculaire, soit-il, mais la Parole de Dieu. « Ils ont Moïse et les prophètes qu’ils les écoutent ».

La Parole Dieu contenue dans la Bible (Ancien et Nouveau Testament) nous dit ce que Dieu pense et donc ce que nous devons penser si nous voulons lui plaire. Croire c’est penser comme Dieu. Cette Parole de Dieu telle qu’elle est interprétée et enseignée par l’Eglise devrait être pour nous plus convainquant que la Résurrection d’une mort.

Mettons-nous donc de plus en plus à son écoute. Accueillons-la dans la Foi et faisons-la fructifier à l’exemple de la Vierge Marie et de tous les saints. Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique.

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année C
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