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23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 08:26

Lecture du livre d'Isaïe 22, 19-23

Isaïe attend d’Éliakim, le nouveau gouverneur de Judée, qu’il soit un père pour ses administrés.

Parole du Seigneur adressé à Shebna le gouverneur : « Je vais te chasser de ton poste, t’expulser de ta place. Et, ce jour-là, j’appellerai mon serviteur, Éliakim, fils d’Helcias. Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ton écharpe, je lui remettrai tes pouvoirs : il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda. Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David : s’il ouvre, personne ne fermera ; s’il ferme, personne n’ouvrira. Je le planterai comme une cheville dans un endroit solide ; il sera un trône de gloire pour la maison de son père ». – Parole du Seigneur.

Commentaire : Le gouverneur du palais dans le royaume de Judée tenait la place de notre Premier ministre. Shebna venait d’être renvoyé, sans doute à cause de ses exactions. Isaïe décrit l’investiture de son successeur, Éliakim. Le maître du palais porte les insignes distinctifs de sa charge, dont les clefs du palais, car c’est lui qui en ouvre les portes aux nombreux fonctionnaires attachés au gouvernement royal. Chargé de toute l’administration du royaume, il doit se montrer un père pour son peuple.

À quelles conditions Éliakim sera-t-il un père pour les habitants de Jérusalem et non un autre « petit père des peuples » ? Isaïe ne le dit pas. Quelles conditions mettrions-nous ?

Psaume 137

R/ : Seigneur, éternel est ton amour : n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

  • De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges, vers ton temple sacré, je me prosterne. R/
  • Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole. Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force. R/
  • Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ; de loin, il reconnaît l'orgueilleux. Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton amour : n'arrête pas l’œuvre de tes mains. R/

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 11, 33-36

Qui d’entre nous a donné à Dieu en premier pour mériter de recevoir en retour, nous demande l’apôtre Paul ?

Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ? Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. À lui la gloire pour l’éternité ! Amen. – Parole du Seigneur.

Commentaire : L’adoration de Paul ne s’adresse pas à un Dieu impénétrable et mystérieux, mais au Dieu qui s'est révélé dans l'histoire par son oeuvre d'amour pour les hommes. Depuis le début de sa lettre, l'apôtre a mis en lumière le dessein d'amour du Père appelant tous les hommes, juifs et païens, à devenir ses fils ; il a rappelé le geste d'amour du Fils venant sauver l'humanité prisonnière du péché depuis Adam ; il a montré comment l'Esprit Saint renouvelait par l'intérieur les hommes en qui il demeurait. Dès lors, qui oserait prétendre avoir aimé Dieu le premier pour attendre d'être payé en retour ? Qui aurait su que Dieu est un foyer d'amour, si les trois personnes divines n'avaient pas appelé les hommes à entrer dans l'intimité de leur amour éternel ?

Les chemins de Dieu sont impénétrables, écrit l'apôtre. En repensant à la route que le Seigneur nous a déjà fait parcourir, sommes-nous d'accord avec lui ?

Alléluia. Alléluia. Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16, 13-20

Jésus fonde son Église sur l’apôtre Pierre ; elle a pour tâche de prolonger son acte de foi : Tu es le Fils du Dieu vivant.

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes ». Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux ». Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ. – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : L’hostilité des chefs de sa nation à l’égard de Jésus et les hésitations de la foule ne lui ont pas permis de rassembler tout Israël comme la nouvelle communauté du Messie. Seuls ses disciples qui par la voix de Pierre l’ont reconnu comme le Sauveur envoyé du Père, formeront l’embryon de cette assemblée nouvelle, témoin de l’irruption du royaume de Dieu parmi les hommes. Jésus choisit Pierre comme assise de cette Église qu’il bâtira au long de l’histoire et qui défiera les forces de mort et de destruction. Il donne à Pierre, et à ses successeurs, pouvoir sur son domaine pour continuer son enseignement, établir les règles de gouvernement de ce nouveau peuple de Dieu et réconcilier les pécheurs.

« Tu es Pierre ». Non, Jésus, je suis…, mais avec moi continue à bâtir ton Église.

Homélie

Deux paroles émergent de cet évangile :

- « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant »,

- « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église ».

Deux affirmations qui sont bien autre chose qu’un échange de compliments entre Jésus, le Fils de Marie et Simon, fils de Yonas.

Deux affirmations qui énoncent deux vérités fondamentales de notre foi chrétienne :

- « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ». La question essentielle que Jésus pose est celle de la foi, de la reconnaissance de ce qu’il est, lui, réellement aux yeux de Dieu. « Pour vous, qui suis-je ? »

Ce jour-là, Pierre éclairé par Dieu, dépasse les apparences et les doutes et professe au nom de tous la foi authentique.

Avant les autres, mieux que les autres il touche le Seigneur au cœur de son mystère, même s’il ne peut encore saisir le contenu d’un tel trésor. Pour lui, Jésus n’est pas un simple prophète comme Elie ou Jean-Baptiste. Pour lui, Jésus est bien le Messie envoyé par Dieu ; il est le Fils du Dieu vivant, pas seulement un fils de Dieu comme tous les hommes le sont, mais « le Fils » en un sens qui n’appartient qu’à Lui : c'est-à-dire celui qui est l’Image vivante du Père, né de lui avant tous les siècles et de même nature que lui.

- A l’admirable Profession de Foi de son apôtre, Jésus répond par une mission confiée et c’est la 2ème grande affirmation de cet Évangile : « Tu es Pierre ». En réalité il s’appelait Simon, fils de Yonas selon la chair et le sang, mais Jésus change ce nom en celui de Pierre et le charge d’une signification nouvelle : désormais, par la foi il sera « Pierre », c’est-à-dire le roc, le rocher, la pierre de fondation de la communauté des croyants de Jésus-Christ ; « Et sur cette pierre, je bâtirai mon église ».

Ainsi Jésus bâtit son œuvre : lui qui a en mains la clé de l’énigme de la condition humaine parce qu’il est le Fils de Dieu, voici qu’il confie à Pierre les clés de son Royaume : « Tu es Pierre, et je te donnerai les clés du Royaume des Cieux » à la manière dont à l’époque le gouverneur possédait les clés de la ville. Remettre les clés, c’est transmettre les pouvoirs, permettre d’entrer et de sorti : c’est surtout donner sa confiance. En recevant les clés du Royaume, Pierre devient l’intendant stable dont parlait la 1ère lecture : il est investi de la confiance de Jésus, il reçoit autorité pour maintenir dans l’unité de la Foi de la communauté des croyants qu’il est venu fonder.

Etre la pierre sur laquelle repose l’Église, tenir les clefs du Royaume des cieux, lier et délier sur la terre comme au ciel, quel programme en forme d’avalanche sur les épaules d’un homme généreux, certes, mais aussi frêle que les autres. Mais qu’importe ! Puisque Jésus ajoute une merveilleuse Promesse pour son Église : « la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle ». Même si la présence chrétienne n’est pas assurée en telle ou telle région de la terre, l’Église du Christ est assurée de ne pas périr : voici 2000 ans qu’elle tient debout en dépit de bien des vicissitudes : c’est un fait unique dans toute l’histoire humaine.. Si elle n’était pas d’origine divine il y a longtemps aurait disparu…

Aujourd’hui comme au temps de Jésus les réponses des hommes à la question : « Pour vous qui suis-je ? » risquent d’être encore plus mélangées que celles des disciples. Ce qui est sûr, frères et sœurs, c’est qu’aujourd’hui comme hier Jésus n’a pas son histoire derrière lui, mais devant ; à travers son Corps qui est l’Église, son mystère s’étend à toutes les générations comme à l’univers entier. Bossuet ne disait-il pas : l’Église c’est le Christ répandu et communiqué. Quant à Pierre son chef visible, il est toujours, à travers ses successeur (aujourd’hui le Pape François), celui qui professe la foi authentique en union avec les Évêques successeur des apôtres. Il en est le garant. Il est aussi celui qui confirme ses frères dans la foi selon une autre parole de Jésus « Et toi quand tu seras revenu affermis tes frères ». Cette mission c’est par son enseignement que le pape l’accomplit :

- un enseignement dans lequel il ne peut pas se tromper chaque fois qu’il proclame par un acte définitif un point de doctrine touchant la foi ou la morale (par exemple le respect de la vie depuis sa conception jusqu’à la mort),

- un enseignement que nous devons accueillir dans « l’obéissance de la foi » comme étant les Paroles même de Jésus.

Telle est, frères et sœurs, la grandeur incomparable de notre Église. Alors, comment ne pas l’aimer de toute notre âme ? Puisque c’est d’Elle que nous avons reçu la foi et toutes ces vérités qui donnent un sens à notre existence, puisque c’est par Elle que nous avons reçu et continuer à recevoir tant et tant de bienfaits spirituels, en particulier ces grands cadeaux que sont les sacrements au centre desquels il y a le Trésor inestimable de l’Eucharistie.

Oui, aimons l’Église plus que jamais en ces temps difficiles qui sont les nôtres : soyons toujours en communion avec Elle : heureux de ce qui fait sa joie, souffrant de ce qui la meurtrit et travaillant à son progrès dans notre vie de croyants et dans sa mission auprès des incroyants.

Surtout ne manquons pas de prier pour Elle en la confiant Elle et le Saint-Père à la sollicitude de Marie, proclamée Mère de l’Église par le Pape Paul VI à la fin du Concile Vatican II.

 

En cliquant sur cette image, vous trouverez la Prière Universelle du trés bon site "Jardinier de Dieu".

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C
AMEN !
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