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10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 22:08

Lecture du livre du prophète Daniel 12, 1-3

Le prophète Daniel n’entrevoit pas la fin des temps comme une catastrophe, mais comme le jour du salut pour tout le peuple, le réveil de tous ceux qui dormaient dans la poussière.

En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges, celui qui se tient auprès des fils de ton peuple. Car ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent, jusqu’à ce temps-ci. Mais en ce temps-ci ton peuple sera délivré, tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre. Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance éternelles. Ceux qui ont l’intelligence resplendiront comme la splendeur du firmament, et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Le livre de Daniel est rédigé à l’occasion de la persécution d’Antiochus Epiphane, prince de Syrie, contre les juifs, entre les années 167 et 165 av. J.C. Pour n’avoir pas voulu renier leur foi, beaucoup de juifs sont morts martyrs. Quel sera leur sort dans l’au-delà ? Quel sera le destin des juifs demeurés fidèles ? À ces questions l’auteur apporte des réponses qui, sans être totalement nouvelles, vont préciser la foi en la résurrection des morts. Il introduit cette révélation dans le contexte plus général du combat cosmique entre Dieu et les forces du mal dont la persécution d’Antiochus n’est qu’un des symptômes historiques. Après une recrudescence du mal, viendra le salut des juifs fidèles à leur foi. Quant aux martyrs, ils s’éveilleront pour vivre avec Dieu.

Quels sont, parmi nos contemporains, les hommes et les femmes, chrétiens ou non, à qui nous donnerions volontiers le titre de « maîtres de justice pour la multitude » ?

Psaume 15

R/ : Garde-moi, Seigneur mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.

  • Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. R/
  • Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m'abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. R/
  • Tu m'apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices ! R/

Lecture de la lettre aux Hébreux 10, 11-14 – 18

Grâce au sacrifice du Christ livré à la croix par amour, notre réconciliation est définitivement acquise. Mais il nous reste à l’accueillir.

Dans l’ancienne Alliance, tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint pour le service liturgie, et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais enlever les péchés.

Jésus Christ, au contraire, après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds. Par son sacrifice unique, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie.

Or, quand le pardon est accordé, on n’offre plus le sacrifice pour le péché. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Ce texte continue à développer la supériorité du sacerdoce du Christ sur celui de tous les autres prêtres. Alors que ceux-ci s’affairent quotidiennement mais sous pouvoir enlever les péchés, Jésus est désormais parvenu au terme : en lui les péchés son pardonnés, en lui les hommes sont déjà près de Dieu. Certes, tout n’est pas encore accompli. Le mal et le péché continuent à faire des ravages, les hommes ne sont encore qu’en route vers la perfection en accueillant la grâce du pardon qui les rend saints. Mais la promesse divine est assurée de s’accomplir : un jour toutes les forces du péché seront vaincues et définitivement piétinées.

La sainteté n’est pas un état, mais une dynamique de vie qui nous engage à cheminer vers la perfection. Laissons-nous conduire par le Christ, par sa Parole et les sacrements, sur le chemin qu’il nous reste à parcourir.

Alléluia. Alléluia. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 13, 24-32

Il y a des signes que le Christ est proche et qu’il est à notre porte, et ce ne sont pas seulement ceux de la fin des temps !

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « En ces jours-là, après une terrible détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.

Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père ». – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Pour raffermir la foi de sa communauté chrétienne secouée par les persécutions, Marc rappelle que l’histoire est tout entière marquée par son terme : la venue du Christ, le Fils de l’homme. Dans le tableau qu’il compose de cette venue, il projette devant nous, comme sur un écran, à la fois le film des événements contemporains que vit son Église et le scénario du retour du Christ à la fin des temps. Les images des deux films se mêlent donc sans qu’on puisse toujours départager ce qui est événement contemporain et ce qui est annonce du retour du Christ. Cette juxtaposition a pour but d’interpréter les événements actuels à la lumière de la venue du Christ : ils sont les signes avant-coureurs de son triomphe final.

Quels sont les signes du passage du Christ dans ma vie et dans celle des autres que j’ai su reconnaître ces jours derniers ?

Homélie

Il nous arrive très souvent dans nos conversations d’évoquer le temps avec des expressions comme celles-ci : « Je n’ai pas temps, comme le temps passe, ah ! C’était le bon temps, le temps c’est de l’argent etc... »

Mais nous arrive-t-il quelquefois de réfléchir sérieusement sur le temps, de nous demander ce qu’il représente pour nous, à la lumière de la révélation chrétienne ?

L’Evangile de ce dimanche (l’avent dernier de l’année chrétienne) nous en fournit l’occasion, lui qui nous annonce la fin des temps et nous livre une des paroles les plus solennelles de Jésus : « Le ciel et la terre ne passeront pas ».

  • Il se peut, frères et sœurs, qu’en certaines circonstances (un anniversaire par exemple) nous soyons gagnés par la mélancolie à la pensée du temps qui passe et qui ne revient pas.
  • Nous pouvons aussi, ressentir une grande tristesse devant le vide et la médiocre qualité de l’existence que nous menons : sans grand intérêt, sans grande portée, sans grands résultats.
  • Nous pouvons encore éprouver une lassitude à la pensée d’avoir à recommencer indéfiniment les mêmes tâches dans la monotonie quotidienne. Et paradoxalement, malgré ce lourd ennui il se peut que nous redoutions plus encore le changement et l’imprévu dans la crainte que cet imprévu ne soit le malheur. La pensée de l’avenir nous travaille d’une sourde inquiétude. Mais prenons garde ! Car si nous avons de telles idées ou de tels sentiments à propos du temps, c’est que nous nous conformons, en fait, à la manière de voir entièrement négative et radicalement stérile du paganisme d’hier et d’aujourd’hui. Il ne faudrait pas oublier que nous avons, nous chrétiens une tout autre conception du temps qui est éminemment positive et féconde parce qu’elle est fondée sur des paroles qui ne passent pas : celles de Jésus qui « est le même hier, aujourd’hui et toujours ».

Parce que, en vertu de notre foi, nous avons la certitude que Dieu est présent à toute notre vie et qu’il nous fait le don de chaque instant (afin que nous l’ordonnions cet instant à l’accomplissement de notre destinée) nous savons toute la valeur du temps. Et c’est Jésus lui-même qui dans son enseignement a pris soin de nous préciser en quoi elle consiste : l’existence humaine ne prend sa valeur que dans la mesure où elle est la mise en pratique du double commandement de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain.

Le temps bien employé est celui qui est rempli par ce double amour : c’est un temps où la personne atteint, en effet, la plénitude de son épanouissement spirituel par le don total d’elle-même. Par contre, le temps qui est consacré à des activités égoïstes doit être considéré comme du temps perdu, du temps gaspillé. Le grand mystique espagnol saint Jean de la Croix disait que « seul est perdu le temps qu’on ne passe pas à aimer ».

Il est donc faux de comparer le rapide écoulement de nos jours au sillage d’une barque qui ne laisse sur l’eau aucune trace. L’instant fugitif qui, redisons-le, est un don du Père éternel peut être si nous le voulons, rempli d’éternité : il suffit pour cela de le vivre dans l’amour sans oublier de l’offrir très souvent en esprit d’adoration et d’action de grâces.

Ainsi, frères et sœurs, nous ne sommes pas des malheureux auxquels on arrache des lambeaux de leur fortune en attendant la grande faillite de la mort, nous sommes des riches amassant pour toujours des trésors d’amour qui sont gardés en lieu sûr dans le Paradis, car « l’Amour, c’est saint Paul qui l’affirme, ne passera jamais ». Et voilà qui permet aussi de dissiper le lourd ennui que pourrait faire peser sur nous la monotonie de nos occupations, le recommencement des mêmes tâches obscures, le même travail sans horizon.

Efforçons-nous, frères et sœurs de dépasser courageusement les regrets et les nostalgies romantiques. Quelles que soient les apparences, aujourd’hui n’est pas la réédition d’hier, car Dieu qui remplit cet aujourd’hui de sa présence est la nouveauté même. Soyons-en profondément convaincus : lorsque nous vivons chaque minute avec un intérêt passionné et un élan toujours nouveau nous ne marchons pas sur un chemin harassant et absurde qui ramènerait indéfiniment au point de départ, mais nous suivons un itinéraire qui est une progression vers Dieu, une montée dans l’amour vers la plénitude du Bonheur avec Dieu et en Dieu.

Souvenons-nous aussi de ceci, frères et sœurs ; c’est parce que Dieu est et sera toujours présent à chaque instant de notre vie (avec sa fidélité indéfectible et sa providence) que nous ne devons pas nous laisser troubler par les aléas des lendemains. Il est sûr que les mois ou les années à venir nous apporteront leur charge de souffrances physiques ou morales. De graves bouleversements se produiront peut-être, qui pour l’heure sont imprévisibles... Mais ici encore toute angoisse serait déplacée : ce serait oublier que dans chaque instant qui viendra, si éprouvant soit-il, il y aura Dieu avec sa protection et sa tendresse paternelles.

Le poète a raison de proclamer « non, l’avenir n’est à personne, l’avenir n’est qu’à Dieu ». Laissons-le donc à Dieu en nous abandonnant entre ses mains avec une confiance absolue.

Chers frères et sœurs, puisqu’à la lumière des vérités évangéliques, il nous est donné de reconnaître l’inestimable valeur que le temps confère à notre vie, efforçons-nous d’en exploiter à fond toutes les possibilités.

Avec l’aide du Seigneur Jésus qui est le Maître du temps et de l’histoire, avec l’aide de Marie qui est l’éducatrice de notre vie chrétienne, faisons fructifier le temps.

Amen.

Prière universelle

Nous vivons dans l’attente de la venue définitive du Christ. Prions le Père pour que vienne enfin le jour où éclatera la plénitude de son règne.

R/ : Seigneur, que ton règne vienne !

  • Prions afin que les hommes et les femmes d’État sachent lire les signes des temps dans l’exercice de leurs lourdes responsabilités. R/
  • Prions afin que celles et ceux qui sont torturés par la souffrance physique et mentale trouvent réconfort et guérison. R/
  • Prions afin que les personnes qui ont perdu tout espoir redécouvrent la beauté de la vie et l’espérance de la foi. R/
  • Prions afin que les sans-emplois, les sans-abris, les laissés-pour-compte, les marginaux goûtent aux fruits de la solidarité avec les pauvres. R/
  • Prions afin que les membres de notre communauté et l’ensemble du peuple de Dieu demeurent attentifs aux signes de la venue du Ressuscité dans sa gloire. R/

Dieu notre Père, toi qui nous apprends le chemin de la vie, reçois avec bonté cette prière que tu suscites toi-même en nos cœurs. Nous te le demandons, par Jésus, le Fils de l’homme, vivant pour les siècles des siècles. Amen.

Source : http://vieliturgique.ca

Lectures du 33ème dimanche du T.O. en DOCX et PDF

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