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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 00:05
4ème Dimanche de l'Avent

Lecture du Livre de Michée 5, 1-4a

Parole du Seigneur, toi, Bethléem Ephrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que je ferai sortir celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, à l’aube des siècles. Après un temps de délaissement, viendra un jour où enfantera celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils vivront en sécurité, car désormais s’étendra jusqu’aux extrémités de la terre, et lui-même, il sera la paix ! 

Lecture de la lettre aux Hébreux 10, 5-10

Frères, en entrant dans le monde, le Christ dit, d’après le Psaume : « Tu n’as voulu de sacrifices ni offrandes, mais tu m’as fait un corps. Tu n’as pas accepté les holocaustes ni les expiations pour le péché ; alors, je t’ai dit : Me voici, mon Dieu je suis venu, pour faire ta volonté, car c’est bien de moi que parle l’Écriture ». Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni accepté les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les expiations pour le péché que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime l’ancien culte pour établir le nouveau. Et c’est par cette volonté de Dieu que nous sommes sanctifiés, grâce à l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1, 39-45

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ».

Homélie

En cette très belle page de son évangile que nous venons d'entendre, saint Luc nous dit que peu de temps après l’évènement décisif de l’Annonciation Marie se rendit en hâte chez sa cousine Elisabeth qui avait conçu un fils en sa vieillesse. Elle se dépêchait, la douce Vierge car l’Esprit-Saint la pressait de se rendre auprès de cette femme âgée en situation délicate pour y commencer sa mission de « Porteuse du Christ » et de « Médiatrice de son amour », devenant ainsi la première messagère de la Bonne Nouvelle. Son entrée dans la maison de sa vieille parente fut une heure particulièrement flamboyante, une première Pentecôte, en vérité. Par sa seule présence, en effet, et son humble salutation s’accomplit une véritable effusion de l’Esprit-Saint qui souleva les acteurs présents comme en-dessus de la terre et hors d’eux-mêmes. C’est comme si une sorte d’ivresse surnaturelle les avait saisis tout à coup comme si un peu de folie divine avait envahi leurs cœurs. Le premier touché par le feu de cette Pentecôte fut le petit Jean qui se trouva immédiatement sanctifié dans le sein de sa mère ainsi que l’Ange du Temple l’avait annoncé à Zacharie son père : « Il sera rempli du Saint-Esprit dès avant sa naissance ». Le futur précurseur du Messie en tressaillit de joie et cette émotion gagna l’âme de sa mère qui fut divinement éclairée pour reconnaître en Marie « la mère de son Seigneur » lui apportant à elle (mais aussi à son enfant prédestiné, à Zacharie et finalement à tous) la joie qui surpasse toute joie : celle du Verbe Incarné Sauveur des hommes « et d’où me vient ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ».

Dans les versets qui font suite au texte évangélique choisi pour aujourd’hui, saint Luc nous dit que cette extraordinaire effusion de l’Esprit-Saint s’acheva en une apothéose de joyeuse reconnaissance et de louange dans l’âme de Marie proclamant en son Magnificat les merveilles de ce Dieu infiniment saint qui désormais, par son intermédiaire de petite servante, allais visiter et racheter son peuple.

Telle fut la première Visitation de Notre-Dame. Mais ce mystère si révélateur de l’ardente charité et de la parfaite humilité de Marie, qui à l’exemple de son Fils ne vient pas « pour être servie, mais pour servir », ce mystère n’appartient pas seulement au passé, il est une réalité toujours actuelle, combien douce et génératrice d’une grande espérance. Marie la toute miséricordieuse ne cesse de porter à tous ceux qui par sa maternité de grâce sont devenus ses enfants, la présence sanctifiante du Christ-Rédempteur. On peut dire que la Mère de l’Eglise, trésorière et distributrice de tous les dons de Dieu est toujours « en visite auprès de ceux qu’elle aime », et cela parce que le mystère de son assomption corporelle fait qu’elle est beaucoup plus proche de nous qu’elle ne le serait si elle était au ciel seulement avec son âme. En la glorifiant à la fois dans son corps et dans son âme, Jésus lui a donné en effet de tout voir et de tout pouvoir et comme ce regard et cette puissance d’intercession sont ceux d’une mère dont le cœur se trouve dilaté presque à l’infini par l’amour divin qui l’habite ou entrevoit à quel point son influence et son action sont capables d’accomplir des merveilles de grâces au service de toutes les âmes. Que d’interventions de la part de cette Mère si aimante, mais toujours efficaces, dont nous sommes les heureux bénéficiaires (et dont sont bénéficiaires aussi ceux qui ne la connaissent pas). Oh ! Comme elle accourt en toute hâte et vient nous visiter avec délicatesse chaque fois que se fait sentir un besoin quelconque du corps ou de l’âme.

- Chaque fois qu’il faut éclairer ou conseiller car elle la Mère du Bon Conseil,

- Chaque fois qu’il faut relever des chutes et panser les blessures causées par le péché, car elle est le Refuge des pécheurs,

- Chaque fois qu’il faut consoler, soulager et guérir, car elle est la santé des malades et la consolatrice des affligés,

- Chaque fois qu’il faut stimuler, entraîner, lancer vers de nouveaux progrès de Foi, d’Espérance et d’Amour en vue d’une intimité toujours plus profonde avec Dieu et aussi d’une charité fraternelle toujours plus rayonnante de l’amour même du Christ, car elle est la Mère de la Divine Grâce et le Secours des chrétiens.

Chers frères et sœurs, puisque la Vierge de l’Incarnation, Mère de Dieu et Mère des hommes, nous rend visite, à tout instant avec Jésus caché en elle, puisqu’elle se rend présente à toute notre vie il est important que nous prenions une plus vive conscience de cette présence si bienfaisante.

Quel bonheur, quel réconfort et quel stimulant pour nous qui sommes si petits et si faibles de croire qu’elle est toujours là près de nous, qu’elle nous regarde avec une indicible tendresse, nous entourant de sa protection sous son manteau d’amour ; s’intéressant aux moindres détails de notre existence quotidienne et guettant ces regards pleins d’affection et de confiance par lesquels nous devrions nous tourner fréquemment vers elle et dans lesquels nous devrions faire passer tout notre cœur.

Heureux sommes-nous, frères et sœurs, si nous savons vivre avec Marie et en Marie comme l’ont fait de nombreux saints : (dont voici quelques témoignages) :

« Tu habites spirituellement avec nous lui dit saint Germain et la grandeur de ta vigilance sur nous fait ressortir ta communauté de vie avec nous ».

« Je ne la vois pas, écrit le Père Cestac, grand serviteur de Marie, mais je la sens comme le cheval sent la main du cavalier qui le mène ».

« Quant à saint Louis Marie Grignion de Montfort, il va jusqu’à dire : je la porte au-dedans de moi, gravée avec des traits de gloire, quoique dans l’obscure de la Foi ».

Puissions-nous, chers frères et sœurs, à notre petite mesure certes, mais passionnément marcher sur leurs traces. Ayons le souci de nous rendre présents à la présence maternelle de Marie. Recherchons son intimité, tendons vers une plus grande union avec elle. N’oublions jamais que la dévotion mariale ainsi comprise est le chemin le plus rapide, le plus direct et le plus sûr pour aller au Christ et par lui à Dieu notre Père.

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année C
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