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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 23:05

Lecture du premier livre des Rois 3, 5.7-12

À Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur apparut en songe à Salomon. Il lui dit : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai ». Salomon répondit : « Seigneur mon Dieu, c'est toi qui m'as fait roi à la place de David mon père ; or, je suis un tout jeune homme, incapable de se diriger, et me voilà au centre du peuple que tu as élu ; c'est un peuple nombreux, si nombreux qu'on ne peut ni l'évaluer ni le compter. Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu'il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; comment sans cela gouverner ton peuple, qui est si important ? »

Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit : « Puisque c'est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis ; mais puisque tu as demandé le discernement, l'art d'être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n'en a eu avant toi et que personne n'en aura après toi ».

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8, 28-30

Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour. Ceux qu'il connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l'image de son Fils, pour faire de ce Fils l'aîné d'une multitude de frères. Ceux qu'il destinait à cette ressemblance, il les a aussi appelés ; ceux qu'il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu'il a justifiés, il leur a donné sa gloire.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13, 44-52

Pour la lecture brève on omet le texte qui est entre crochets.

Jésus disait à la foule cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ.

Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle.

[Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Avez-vous compris tout cela ? » — « Oui », lui répondent-ils. Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien ».]

Homélie

Si nous regardons attentivement autour de nous – et en nous-mêmes – si nous cherchons à comprendre ce qui motive les efforts, les choix, les réactions des hommes et des femmes de tout pays, de tout milieu social, de toute génération, comment ne pas voir que partout et toujours, depuis l’origine de l’humanité, ce que recherche chaque personne c’est un bonheur durable et profond. Ce bonheur, l’être humain s’efforce de le trouver dans des directions diverses : la réussite professionnelle, le travail ou les loisirs, l’art, le sport, l’action politique ou l’engagement social. Mais ce qui est certain c’est qu’on peut vérifier aujourd’hui comme hier, que s’ils sont appréciables et utiles le progrès matériel, le bien-être et le confort ne suffisent absolument pas à rendre l’homme pleinement heureux. C’est parce que ces biens ne sont que des valeurs accessoires et non la valeur essentielle.

La valeur essentielle, il faut la chercher ailleurs au plus profond de nous-mêmes, du côté du cœur. Nous constatons très souvent, n’est-il pas vrai (ou du moins nous pressentons) que ce qui peut nous rendre vraiment et durablement heureux c’est d’aimer et d’être aimé.... Si cet amour manque alors survient l’épreuve la plus dure : celle de la solitude. Sans doute de cette solitude l’homme peut-être libéré par toutes les formes de communion interpersonnelle : l’amitié, l’amour conjugal et familial, la solidarité dans une œuvre commune, la vie en communauté. Mais, si merveilleuses qu’elles soient, ces expériences, de ce qu’il y a de plus grand et de plus beau dans la vie humaine demeurent toujours fragiles, menacées, vulnérables. Et nous savons très bien, qu’inéluctablement, elles seront un jour, brisées par la mort.

Telle est chers frères et sœurs, la mystérieuse condition de l’homme : si mystérieuse qu’elle nous incite à chercher au-delà de l’amour lui-même, la source cachée d’où il provient. Et c’est seulement, lorsque nous laissant guider par la foi qui seule nous met dans la vérité, nous comprenons que tout amour humain véritable est un don, un cadeau de Dieu, c’est seulement à ce moment-là que nous débouchons sur le chemin de lumière qui conduit d’une manière sûre et directe au pays du bonheur.

Nous nous demandons quelquefois : d’où venons-nous, qui sommes-nous où allons-nous ? La réponse : la seule qui soit pleinement satisfaisante c’est la Parole de Dieu qui nous la donne.

- Elle nous dit que nous sommes « nés de Dieu », que nous venons de ce Dieu qui s’est révélé comme étant l’amour infini, comme étant une parfaite communion d’amour entre trois personnes divines égales et distinctes.

- Elle nous dit que nous sommes des êtres semblables à Dieu, mais dépendants de Lui... et ces êtres Dieu les aime tellement qu’il les appelle à une incroyable intimité avec Lui par le mystère de la grâce sanctifiante, c’est-à-dire le mystère de sa présence, de son habitation en chacun de nos âmes.

- La Parole de Dieu nous affirme encore que cette alliance d’amour, commence ici-bas sous le régime de la foi trouvera son épanouissement définitif au-delà de la mort, en pleine lumière dans une merveilleuse participation à la vie, à la gloire et à l’infinie Béatitude de Dieu.

Et c’est cela, frères et sœurs, le Royaume, le Bien Absolu que Jésus promet à ceux qui croient. C’est vraiment un Cadeau Royal, inespéré et pleinement conforme aux meilleures aspirations de l’homme, bien qu’il les déborde infiniment. Il importe toutefois de bien comprendre que Dieu n’impose pas ses largesses. Nous ne sommes pas des jouets pour le distraire, parce qu’il s’ennuierait dans son éternité... Dieu fait de nous les partenaires d’une libre alliance. Voilà pourquoi il respecte scrupuleusement notre liberté. Il ne nous aimerait pas s’il nous forçait à répondre à son amour, s’il nous forçait à dire OUI.

Son Royaume est une proposition, une invitation, un appel toujours relancé. Dès lors Jésus nous demande de nous mettre humblement et courageusement à sa suite pour avancer, en dépit de tous les obstacles, sur le chemin qui mène à ce Bien Suprême qu’est l’Union avec Dieu.

Aujourd’hui, dans le passage que nous venons de lire, Jésus nous fait bien comprendre que l’inestimable trésor mis à notre disposition doit être payé au prix fort. Non pas avec la monnaie de nos mérites, mais par l’engagement de notre liberté qui accepte de tous sacrifier à la perle unique offerte pour notre bonheur... Devant un tel don, rien, en effet, ne saurait prévaloir. Il est temps que nous choisissions enfin – car nous ne pouvons servir plusieurs maîtres à la fois. A nous laisser dominer par ce qui n’est pas Dieu, nous risquons de ne jamais connaître la joie immense d’être habités par Lui, la joie comblante d’être possédés par son Amour.

Que chacun d’entre nous ait donc le courage de regarder ce qui le tient encore enfermé dans les pièges, ce qui le retient en esclavage loin de Dieu. Nous qui sommes si habiles pour tout faire concourir en notre faveur. Pourquoi sommes-nous si réticents quand il s’agit de nous laisser aimer par Dieu le seul être capable de combler notre désir, notre soif de bonheur par sa propre béatitude ? Ah ! Si nous pouvions dire comme saint Paul : « Je considère comme une perte tous les avantages que j’avais auparavant à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ-Jésus mon Seigneur ». Alors nous serions profondément heureux. Oui, heureux dès cette terre, et quoiqu’il arrive, en attendant de l’être pleinement et pour toujours dans ce qui sera notre maison d’éternité, le splendide Paradis de Dieu où Jésus nous a précédés pour nous préparer une place.

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Année A
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commentaires

Carlito 30/07/2017 21:33

Ah, merci Seigneur ! Dans cette homélie, je retrouve les accents de nos conversations entre l'abbé COUSTY et moi. Je me souviens lors de nos première entrevues lui disant : "Est-ce normal que d'avoir un si grand désir de Dieu ? Car cela me mettez en porte à faux avec beaucoup de monde, mais un jour ce désir fut tel que je n'arrêtait plus de penser qu'à Lui ! Et cela jusqu'à aujourd'hui me demandant vraiment si cela est normal ?
Eh bien rassurez-vous OUI car Dieu ne nous soustrait pas à la réalité mais dirais-je plus on se rapproche de Lui plus la réalité se fait claire et conscience.
La perle de l'Évangile est enrichie et taillée au fil de nos rencontres avec le Seigneur ! Alors qui pourra nous la ravir si ce n'est nous et notre infidélité ? Rien, ni personne ne pourra nous la voler si nous la gardons bien !
Merci Seigneur de m'avoir donné l'Abbé COUSTY pour père et accompagnateur durant bien des années. !
Carlito

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