Seigneur, j’ai entendu dire que tu cherchais des saints, alors je suis venu pour la place car je pense pouvoir faire l’affaire.
Peut-être ne serais-je pas pris parce que le monde est rempli de gens parfaits. Y-en a même qui marquent d’une croix dans leur agenda chaque bonne action pour qu’au moment des comptes, Seigneur, tu t’en souviennes quand même !
Y a des gens qui se corrigent d’un défaut par semaine. Ils sont forcément parfaits au bout du trimestre.
Dans mon curriculum vitae pour la place, Seigneur, je me rends compte que j’ai plein de défauts et c’est toujours les mêmes qui reviennent. Alors j’ai fini par les garder mais en m’en servant le moins possible.
Ah, les gens parfaits !
Les gens parfaits ont tant de qualités qu’il n’y a plus de place dans leur cœur pour autre chose. Ils sont fermés sur leurs acquis et n’ont plus rien à apprendre de ces pauvres diables qui me ressemblent ! Leur humilité, il la tienne à bout de bras. Elle les a comme bouchonné le cœur… tellement ils ont peur de le perdre.
Moi Seigneur, je te propose mon curriculum comme un vase vide. Je suis un vase vide et tu peux y mettre tout ce que tu veux. Bien sûr qu’au fond de ce vase il y a un peu de boue. C’est comme ça, avec ma grosse main, j’ai pas réussi à aller au fond...
Mais là-haut, tu auras bien une céleste poudre à récurer pour me laver avant l’usage ? Et à quoi te servirait le sang de ton côté ouvert si ce n’est à me laver ?
Si tu ne veux pas de moi Seigneur, je n’insisterai pas. Mais réfléchis quand même. Je suis sérieux ! Quand tu iras à la cave puiser le vin de ton amour, rappelle-toi Seigneur que tu as à disposition sur cette terre..., une petite cruche !
Elle est vide, elle ne demande qu’à être remplie !
Je crois en toi, Seigneur, tu es un seul Dieu, mais tu t’es révélé Père, Fils et Saint-Esprit. Par le baptême, tu m’as fait participer à ta vie. Fortifie ma foi et donne-moi d’agir en toutes choses comme ton Fils Jésus Christ.
Acte d’Espérance
J’espère en toi, Seigneur, à ceux qui t’aiment tu as promis la vraie vie. Dans les difficultés de l’existence et à l’heure de la mort, affermis ma confiance en celui qui nous donne une vie nouvelle par sa victoire sur la mort, ton Fils Jésus Christ.
Acte de charité
Je t’aime, Seigneur, parce que tu m’as aimé le premier. Que ton Esprit augmente en moi la charité et me fasse aimer tous les hommes comme celui qui les aima jusqu’au bout, ton Fils Jésus Christ.
Acte de Contrition
Mon Dieu, j’ai péché contre toi et mes frères, mais près de toi se trouve le pardon. Accueille mon repentir et donne-moi la force de vivre selon ton amour.
Forme traditionnelle
Acte de Foi
Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que tu as révélées et que tu nous enseignes par ton Église, parce que tu ne peux ni te tromper ni nous tromper.
Acte d’Espérance
Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que tu me donneras, par les mérites de Jésus Christ, ta grâce en ce monde et si j’observe tes commandements, le bonheur éternel dans l’autre, parce que tu l’as promis et que tu tiens toujours tes promesses.
Acte de Charité
Mon Dieu, je t’aime de tout mon cœur et par-dessus toutes choses, parce que tu es infiniment bon et infiniment aimable, et j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de toi.
Acte de Contrition
Mon Dieu, j’ai un très grand regret de t’avoir offensé parce que tu es infiniment bon, infiniment aimable et le péché te déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de ta sainte grâce, de ne plus t’offenser et de faire pénitence.
Seigneur, tu donnes à l’homme de collaborer à l’œuvre de ta création. Mais aujourd’hui, je suis sans travail. J’en ai cherché et j’en chercherai encore, mais je n’ai rien trouvé. Je me sens vide, inutile. Préserve-moi du découragement. Dans les loisirs forcés, garde-moi disponible pour rendre service. Éveille mon imagination à de nouvelles possibilités en moi et autour de moi. Ranime sans cesse mon espérance. Développe mon énergie. Fais que je garde confiance en toi et en moi.
En cas de d’échec
J’ai essayé de réussir, j’avais cru pouvoir améliorer ma situation. C’est le contraire qui est arrivé. J’ai raté cet examen qui m’aurait permis de progresser, ou on a préféré donner de l’avancement à un autre, ou même j’ai complètement échoué dans cette entreprise. Seigneur, je t’appelle. Adoucis mon amertume. Fais que ma confiance ne s’effrite pas. Donne-moi la force de recommencer, autrement ou même ailleurs, s’il le faut.
En cas de lassitude
Dégoût et lassitude me donnent, ce soir, un goût d’amertume. Ton réconfort, Seigneur, semble si loin. J’ai travaillé, lutté. Je viens jeter à tes pieds le poids qui m’accable. Il est dérisoire, sans doute, par rapport aux souffrances du monde. Mais ce poids, c’est le mien ; il pèse sur moi, maintenant. Toi dont le fardeau est léger, aide-moi à porter avec toi, à supporter les autres, et à me supporter moi-même. Ne permets pas que s’éteigne jamais, au fond de moi, la petite flamme de l’espérance.
En cas d’insomnie
En tes mains, Seigneur, j’ai remis mon esprit. Mais le sommeil tarde à venir : projets, soucis, désirs, ressentiments, nervosité d’une journée stressante, tout cela m’envahit et m’empêche de dormir. Accorde-moi, Seigneur, de me détendre, et de me détacher de tout cela. Je me confie à ta miséricorde, et je me repose en toi. Seigneur, prends pitié de moi.
LE FOYER
Prière d’un foyer
Seigneur, nous avons reçu de toi les douceurs et les charges de notre amour. Daigne bénir aujourd’hui encore ce foyer que tu as formé. Donne-nous la victoire de l’esprit sur la chair. Fortifie notre amour réciproque dans la charité, et oriente-le de plus en plus vers ton amour. Bénis nos enfants, aide-nous dans leur éducation. Garde-nous de tout orgueil et de tout égoïsme. Aide-nous à témoigner du Christ autour de nous. Reçois notre confiance et notre amour.
Après une petite querelle familiale
Vois, Seigneur, nous n’avons pas su nous comprendre, et nous avons hésité à nous pardonner. Merci de nous avoir guidés les uns vers les autres et de nous avoir donné la force de nous retrouver dans l’affection apprends-nous à la lumière de cet incident, à mieux nous écouter, à accepter nos différences de caractère et nos points de vue divergents. Fais-nous connaître jusqu’au bout la joie de pardonner et d’être unis.
À l’occasion d’une inquiétude familiale
Seigneur, nous sommes inquiets en ce moment au sujet de N… Donne-nous la force de décider ce qu’il faut, et le courage des efforts nécessaires. Quoi qu’il arrive, garde-nous de tout reproche à ton égard, de tout ressentiment à l’égard des autres, même de ceux qui peuvent nous faire du mal. Apprends-nous surtout que, malgré les épreuves, au cours des plus durs et des plus sombres moments, tu restes près de nous et que ton amour ne nous abandonne jamais.
LES ENFANTS
Prière pour ceux qui grandissent
Toi qui grandissais à Nazareth, « en intelligence et en âge », nous dit l’évangile, accorde à tous nos enfants de développe en pleine santé leur corps, leur cœur et leur esprit. Ils sont la génération qui monte. Ils attendent de nous le pain qui les nourrit et le confort que nous pouvons leur donner, mais aussi la lumière de notre expérience et la chaleur de notre affection. Ils apportent à notre foyer la joie de leur enfance, la vigueur de leur jeunesse. Leurs réactions sont surprenantes parfois. Mais il nous arrive aussi de les heurter avec nos affirmations trop fortes ou nos exigences trop étroites. Aide-les à comprendre que nous les aimons jusque dans nos reproches et nos ordres difficiles. Aide-les à accepter que nous les reprenions quand il le faut. Aide-nous surtout à les comprendre, à favoriser leurs confidences en méritant leur confiance, à les écouter même quand nous sommes accaparés par nos propres soucis, à les accueillir jusque dans leurs découvertes, à les soutenir quand ils sont hésitants ou désemparés. Fais que nos différences, au lieu d’établir chez nous la discorde et la discussion, nous apportent plus de joie, plus de largeur de vues, et toujours plus d’amour.
LE TRAVAIL
Prière des travailleurs
Seigneur Jésus, travailleur comme nous, accorde-nous, comme à tous nos frères et sœurs, comme à toutes nos familles, de travailler avec toi, de penser comme toi, de prier par toi, de vivre en toi, de donner pour toi nos forces et notre temps. Que ton règne vienne à l’usine, à l’atelier, au bureau, dans nos maisons et dans nos rues, sur la terre comme au ciel. Sois partout mieux connu, mieux aimé, mieux servi. Délivre-nous à jamais de l’injustice et de l’envie, de tout mal et de tout péché. Que les âmes de tous les travailleurs qui sont dans le danger demeurent dans ta grâce ou la recouvrent au plus tôt. Et que, par ta miséricorde, les âmes de ceux qui sont morts au travail reposent en paix.
LES VANCANCES
Seigneur, je ne t’ai jamais vu comme on voit le soleil, la mer, des montagnes, des visages. Seigneur, je ne t’ai jamais touché comme on touche la terre, comme on prend la main d’un ami. Seigneur, je ne t’ai jamais entendu comme on entend l’orage, comme on dit bonjour. Mais, je crois. Même si je ne te vois pas. Même si je ne te touche pas. Même si je ne t’entends pas. Tu es là avec nous pour toujours. Seigneur, tu es le Dieu des hommes. Tu marches avec nous.
DIFFICULTES D’ARGENT
Nous autres, gens de la rue, croyons de toutes nos forces que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis, est pour nous le lieu de notre sainteté. Nous croyons que rien de nécessaire ne nous y manque, car si ce nécessaire nous manquait, Dieu nous l’aurait déjà donné.
LA MORT
Père, nous sommes devant toi vraiment pauvres. Parce que nous avons perdu N…, voilà que nous mesurons nous-mêmes la solitude et le vide qu’il (elle) a connu dans son agonie ; la solitude et le vide éprouvés par ton Fils sur la croix. Père, nous devant toi vraiment confiants car, avec N… auprès de toi, c’est un peu de nous-mêmes qui te rejoint et qui déjà vie avec toi, pour les siècles des siècles.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Mon âme, bénis le Seigneur ! Que tout en moi bénisse son saint nom ! Dieu mon Père, alors que le soleil se lève, me voici pour faire ta volonté ; entoure-moi aujourd’hui de ta tendresse.
Jésus mon Sauveur, tout au long de ce jour, sois mon compagnon de route : je t’offre ce que je suis et ce que je ferai.
Esprit-Saint, donne-moi de vivre sous ta conduite et viens produire en moi les fruits d’amour, de joie et de paix.
Notre Père…
Je vous salue, Marie…
Seigneur, mon Dieu, tu me donnes la lumière de cette vie et tu promets celle de l’éternité ; accorde-nous d’agir de telle façon que toute cette journée soit bonne, et puisque je te choisis pour guide, fais qu’avec ta grâce je suive tes commandements. Amen.
Le cantique de Zacharie
Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple.
Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David son serviteur, comme il l’avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens : salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs, amour qu’il montre envers nos pères, mémoire de son Alliance sainte, serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte, afin que délivrés de la main des ennemis nous le servions dans la justice de la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.
Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut : tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés, grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut, pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix.
Au début, au milieu et à la fin du jour
Pendant l’année
L’Angélus
L’ange du Seigneur porta l’annonce à Marie. Et elle conçue du Saint-Esprit.
Je vous salue, Marie…
« Voici la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon votre parole ».
Je vous salue, Marie…
Et le Verbe s’est fait chair. Et il a habité parmi nous.
Je vous salue, Marie…
Priez pour nous, sainte Mère de Dieu. Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.
Prions le Seigneur.
Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs ; par le message de l’ange, tu nous as fait connaitre l’incarnation de ton Fils bien-aimé ; conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la Résurrection. Amen.
Au temps pascal
Reine du ciel, réjouis-toi, alléluia,
car le Seigneur que tu as mérité de porter, alléluia,
est ressuscité comme il l’a dit, alléluia,
prie Dieu pour nous, alléluia.
Réjouis-toi, Vierge Marie, alléluia.
Car le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Prions le Seigneur.
Dieu qui, par la résurrection de ton Fils, notre Seigneur Jésus Christ, as fait briller la joie dans le monde, daigne, par l’intercession de la Vierge Marie, sa mère, nous conduire aux joies de l’éternité.
Vous souhaitez répondre à l'appel du Pape François à prier pour l'Église, mais sans savoir comment vous y prendre ? Voici des infographies pratiques pour la prière ! #PrayForTheChurch🙏⛪
Le chapelet, c'est comme les cerises : si tu commences, tu ne t'arrêtes plus. En union avec @PeleRosaire, prenons notre chapelet, dixit le Chapelain de Lourdes @Lourdes_recteur
Voici la Prière « Je veux crier de tout mon être : Merci mon Dieu ! »de Charles Aznavour (1924-2018), auteur, compositeur, interprète, acteur, écrivain et diplomate franco-arménien auprès de l'ONU et de l'Unesco. Charles Aznavour a composé plus de mille deux cents chansons et chanté dans huit langues différentes. Au total, le chanteur totalise aujourd’hui plus de 180 millions de disques vendus à travers le monde.
La Prière de Charles Aznavour « Je veux crier de tout mon être : Merci mon Dieu ! » :
« Merci mon Dieu pour ces désirs qui nous inondent et se traduisent peu à peu en des instants de fin du monde.
Merci mon Dieu pour ce destin que l’on se forge avec des larmes au fond des yeux et des joies qui prennent à la gorge. Merci mon Dieu, mon cœur s’en allait en déroute de lendemains en lendemains quand Tu m’as éclairé la route et montré le chemin, celui de l’espoir qui délivre et remplace les songes creux par une folle envie de vivre :
Merci mon Dieu. L’Amour que Tu as conçu pour nos âmes solitaires fait que nos regards perdus sont ruisselants de lumière, ils regardent le ciel ébloui simplement pour Te dire merci pour ces désirs qui nous inondent et se traduisent peu à peu en ces instants de fin du monde. Merci mon Dieu pour ce destin que l’on se forge avec des larmes au fond des yeux et des joies qui prennent à la gorge.
Merci mon Dieu, ce que j’attendais de la terre et que j’espérais de la vie en T’implorant dans mes prières au long des jours, des nuits. Mon Dieu, Tu me l’as fait connaître puisque j’ai ma part de bonheur et que l’amour rit dans mon cœur. Je veux crier de tout mon être : Merci mon Dieu ! Amen. »
La vie du champ et des labours se concentre dans leur silence. Il est midi sous le soleil de la campagne où ils peinent, et soudain, au milieu des sillons, les voilà immobiles. Ils prient. Dressés tous deux au premier plan du paysage, tandis que se détache au loin, jailli du centre du village comme un appel, le clocher auquel ils répondent. Elle a courbé la tête et joint les mains et il y a dans la ligne grave et pure de son attitude, comme un souvenir de Madone. Il lui fait face et lui aussi, simplement, il se recueille. « L’ange du Seigneur annonça à Marie… » La cloche vient de tinter trois fois. La salutation a commencé, et le rappel de cette annonce à la Vierge qui changea un jour le cours de l’histoire des hommes donne soudain un prix mystérieux à leur labeur…
Si l’Angélus de Millet est si célèbre, c’est sans doute parce que le grand peintre de la vie rustique a su traduire dans son tableau la profondeur de la foi et du sentiment populaires qui s’attachent à ce rite. À la date du tableau (1858), il y a déjà deux siècles que matin, midi et soir, dans tout l’Occident chrétien les cloches des bourgs et des cités « sonnent » l’appel à la prière commune des fidèles, sur les lieux même de leur ouvrage, en union avec ce mystère de l’Annonciation qui contient déjà en germe tous les mystères à venir. Le tintement de l’Angélus ne ressemble à nul autre, et de Saintes à Cologne, de Cantorbéry à Madrid, on le reconnaîtrait entre mille. Certes, la sonnerie à la volée qui conclut l’oraison finale peut évoquer l’ancien couvre-feu médiéval. Mais les tintements groupés – trois fois trois – qui laissent aux fidèles, dans les intervalles, le temps de réciter les trois Ave, ceux-là n’appartiennent qu’à l’ange du Seigneur.
La coutume de l’Angélus s’enracine en fait très loin dans le temps de l’Église. On sait que le « Je vous salue Marie », issu du récit de l’Annonciation et de la Visitation dans saint Luc, fut dès les premiers siècles du christianisme une invocation coutumière. À la fin du VIIe siècle le pape Serge 1er inséra la seconde partie de l’invocation : « Sainte Marie, priez pour nous… » dans les Litanies des saints. Et c’est vers les XIIIe et XIVe siècles que cette invocation fut définitivement liée à la salutation angélique.
Mais entre-temps l’Ave Maria s’était largement répandu dans l’Occident chrétien comme prière privée. Aux XIIe et XIIIe siècles, la récitation quotidienne de trois Ave Maria est entrée dans les habitudes. Saint Antoine de Padoue recommande vivement cette pratique. En 1269, saint Bonaventure fait tinter la cloche des monastères après complies pour appeler religieux et fidèles d’alentour à réciter les trois Ave. L’Angélus du soir est né. En 1318, le pape Jean XXII, originaire de Cahors, en approuve la pratique observée dans le diocèse de Saintes, l’introduit en Avignon et donne des indulgences aux fidèles qui, entendant la cloche, réciteront les trois invocations à genoux. En 1344, c’est le concile de Sens qui en recommande la pratique dans son treizième canon.
Progressivement, le « pieux exercice » prend son rythme. Dès le XIVe siècle, en Angleterre, l’Angélus du soir se double d’un Angélus du matin. À Pavie en 1330, en France en 1368 au concile de Lavaur, dans le Tarn, la prière du matin se met en place, mais son contenu est un peu différent : cinq Pater en l’honneur des cinq plaies du Christ ; sept Ave au nom des sept douleurs de Marie. Le XIVe siècle met l’accent sur le lien entre la Vierge et la passion du Christ, ce lien qui est au cœur du message de salut de l’Angélus…
Puis vient s’ajouter l’Angélus du milieu du jour, attesté en Bohême, à Mayence et à Cologne au début du XVe siècle. Il est d’abord limité au vendredi, et ne concerne que la dévotion à la passion du Christ. Mais il s’étend vite. En 1456, face au danger turc, le pape Calixte III lance une croisade de prières et demande que les cloches sonnent trois fois par jour pour la récitation des invocations. La victoire de Belgrade, cette même année, sauve momentanément la chrétienté, mais les Turcs restent redoutables, et la prière ne faiblit pas. En 1472, le roi de France Louis XI prescrit à tout son royaume la pratique de l’Angélus de midi, avec la paix comme intention de prière. Sixte IV, pape d’une grande piété mariale, en étendra l’usage.
Le triple Angélus, matin, midi et soir, avec la triple sonnerie, se répand désormais un peu partout en Occident. Et le pape Alexandre VI Borgia – qui fut bien loin d’être un saint ! – confirme sans hésiter, en 1500, les dispositions de Calixte III.
Toutefois, c’est au cours du XVIe siècle que se fixe et se généralise la forme telle que nous la connaissons aujourd’hui, et telle que le pape Jean-Paul II, chaque dimanche et chaque jour de fête, tenait à le réciter, à Rome ou ailleurs : le rappel des trois étapes de l’Annonciation, conclues à chaque fois par l’Ave Maria ; la prière pour demander à Marie d’être digne des promesses de Jésus-Christ ; et l’oraison finale : « Répands, Seigneur, ta grâce en nos cœurs, afin qu’ayant connu par la voix de l’Ange l’incarnation de Jésus-Christ ton Fils, nous arrivions par sa passion et sa croix à la gloire de la résurrection ».
Dans le langage populaire, « sonner l’Angélus » désigne d’abord l’appel sonore, et cette désignation tend à prendre le pas sur la prière elle-même. Pour une part l’intuition est juste : même électrifiées comme elles le sont aujourd’hui, les cloches demeurent consacrées et donc leur tintement, qui est présence et appel, est déjà aussi par lui-même prière. Mais toute la tradition de l’Église invite à ne point en rester à cet appel sonore, pour en venir à la réponse : murmurer à son tour les paroles de l’ange, en cessant toute activité pendant quelques minutes pour communier par l’esprit et le cœur, avec et par la Vierge Marie, au mystère d’Amour qui donne son sens au monde. Car en rythmant la vie, partout où on l’entend encore, sur le temps du ciel, l’Angélus sacralise le temps des hommes et rend infiniment précieuse la plus humble des activités, parce qu’en la replaçant sous le regard de Dieu, il lui donne son sens d’éternité.
Source : « Le Livre des Merveilles »
Prière de l'Angélus
V/ L’ange du Seigneur porta l’annonce à Marie.
R/ Et elle conçut du Saint-Esprit.
Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort.
V/ Voici la servante du Seigneur.
R/ Qu’il me soit fait selon votre parole.
Je vous salue Marie, ...
V/ Et le Verbe s’est fait chair.
R/ Et il a habité parmi nous.
Je vous salue Marie, ...
Priez pour nous, sainte Mère de Dieu. Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.
Prions le Seigneur : Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs ; par le message de l’ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé ; conduis-nous, par sa passion et par sa croix, jusqu’à la gloire de la Résurrection. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
A partir du 1er dimanche de l'Avent la nouvelle version du Notre Père sera récitée dans toutes les églises, et j'invite les parents, catéchistes et toutes personnes désireuses de faire connaître le Notre Père nouvelle version à l'imprimer et le diffuser largement.
Le 2 novembre nous commémorons les fidèles défunts ; on prie pour les défunts, car ils ont besoin d’une purification pour être pleinement avec Dieu. Notre prière peut les aider dans leur épreuve de purification, en vertu de ce qu’on appelle « la communion des saints ». La communion des saints, c’est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ, un lien mutuel et une solidarité entre les vivants et les morts. Voici une prière d’Édith Stein.
Pour les souffrants et les défunts
Bénis l’esprit humilié de ceux qui sont oppressés par la souffrance, la solitude pesante des âmes profondes, l’être inquiet des hommes et la souffrance qu’une âme n’ose confier à aucune âme sœur.
Et bénis cette bande d’exaltés ténébreux qui ne craignent pas le fantôme de chemins inconnus.
Bénis la détresse des hommes qui meurent en cette heure.
Donne-leur, Dieu de bonté, une fin paisible, bienheureuse.
Bénis tous les cœurs ; surtout les [cœurs] affligés, Seigneur, aux malades donne soulagement ; aux tourmentés, la paix.
À ceux qui emportent leur amour dans la tombe, apprends-leur à oublier.
Ne laisse aucun cœur dans la peine du péché sur toute la terre.
Bénis ceux qui sont heureux, Seigneur. Garde-les sous Ta protection.
Tu ne m’as pas encore enlevé le vêtement de deuil. Il pèse parfois lourdement sur mes épaules fatiguées, mais si Tu donnes la force, alors je le porterai, expiant, jusqu’à la tombe.
Bénis ensuite mon sommeil, le sommeil de tous les morts.
Souviens-toi de la souffrance que Ton Fils endura pour moi dans son angoisse mortelle. Ton Être plein de miséricorde pour toutes les détresses humaines, donne à tous les morts le repos dans Ta paix éternelle.
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