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8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 09:32

Une passion et un défi, un regard d’espérance pour aujourd’hui

Encouragée par saint Pierre Fourier de Mattaincourt, son jeune curé, cette religieuse lorraine fonde la Congrégation Notre-Dame et se consacre à l’éducation des jeunes filles dont personne ne s’occupe. Sa fête est le 9 janvier.

Ste-Alix.jpg

Une passion et un défi, un regard d’espérance pour aujourd’hui

Encouragée par saint Pierre Fourier de Mattaincourt, son jeune curé, cette religieuse lorraine fonde la Congrégation Notre-Dame et se consacre à l’éducation des jeunes filles dont personne ne s’occupe. Sa fête est le 9 janvier.

Née dans une famille aisée, à Remiremont, ville des Vosges dans le duché de Lorraine, alors indépendant de la France, Alix y avait d’abord vécu insouciante : « J’avais tant de compagnie de vanité et de jeunesse… J’aimais fort à danser ». Vers ses 18 ans, elle quitte sa ville natale avec ses parents pour un petit village dépendant de la cure de Mattaincourt. Toujours insatisfaite, mais déterminée, elle se confie au jeune nouveau curé arrivé, le 1er juin 1597. C’était saint Pierre Fourier. « Il me tombait toujours en l’esprit qu’il faudrait faire une nouvelle maison de filles pour y pratiquer tout le bien que l’on pourrait ». Elle entraîne avec elle quatre amies. Elles désirent donner leur vie à Dieu : elles vont s’essayer à vivre ensemble, prier et faire l’école aux petites filles dont, en ce temps, personne ne s’occupe.

Le concile de Trente s’était clos en 1563. De la volonté de rénovation pastorale et sociale de Pierre et de l’intuition créatrice d’Alix, la Congrégation Notre-Dame naît à Noël 1597, à Mattaincourt. Durant vingt-cinq ans, avec Pierre Fourier, Alix connaît les difficultés des premières fondations, lutte pour maintenir l’esprit du projet d’origine, participe à l’élaboration des constitutions de la congrégation, vivant elle-même une intense expérience spirituelle, séjournant dans les maisons qui s’ouvrent, proche de ses sœurs, leur souhaitant en fin de lettre : « Que Dieu soit votre amour entier ». Quand Pierre Fourier est canonisé, en 1897, on dénombre 31 monastères-écoles de Notre-Dame en Europe. Puis ce sont les fondations au Brésil, au Vietnam, en RD Congo, à Hong Kong, au Mexique. Avec Vatican II, les sœurs ont revisité le charisme éducatif de leurs fondateurs. Elles offrent de partager ce trésor aux nombreux laïcs rencontrés dans leur vie de religieuses apostoliques : enfants, jeunes, éducateurs, animateurs, enseignants, parents, collaborateurs, associés, et tant d’autres, proches et amis.

En 1947, Alix est déclarée bienheureuse, et en 1987 Rome approuve les nouvelles constitutions. Pour actualiser ces anniversaires, un projet s’ébauche : faire de 2007 une année Alix Le Clerc, à Nancy et bien au-delà des diocèses lorrains. Car Alix Le Clerc, par sa vie et son œuvre, nous laisse une passion et un défi, un regard d’espérance pour aujourd’hui.

Par Mgr Armand Maillard - Évêque émérite de Laval

Source : https://eglise.catholique.fr/

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 21:53

 

Le prénom Geneviève vient du celte Genovefa (fille du ciel). Au calendrier de l'Église, la fête de sainte Geneviève figure au 3 janvier qui correspond à la date de sa mort, c'est-à-dire de sa naissance au ciel. Cependant, cette date n'étant pas favorable au rassemblement des gendarmes requis par cette célébration, elle est célébrée par la gendarmerie au 26 novembre, qui correspond à la fête de Sainte Geneviève des Ardents, institué par le pape Innocent II pour le diocèse de Paris en l'honneur des miracles de guérison de la peste opérés à l'invocation de la suite en cette ville en l'an 1130. La gendarmerie étant une unité dont les origines sont liées à l'histoire de la ville de Paris, cette date paraît particulièrement bien convenir. Elle est la patronne de Paris, des bergères, des fabriquants de cierges, des gendarmes, des policiers, des tapissiers, et est invoquée lors des désastres et contre la fièvre.

Une vocation religieuse précoce

Geneviève naît à Nanterre, village situé au pied du mont Valérien, près de Paris, vers 422. Une légende ultérieure fait d’elle une bergère. Dès l’âge de sept ans, elle est remarquée pour sa piété par l’évêque Germain d’Auxerre à qui elle fait part de son désir de se consacrer à Dieu. Le prélat la bénit, lui offre une pièce de monnaie décorée d’une croix et lui recommande de refuser toute autre parure. Un jour, la mère de Geneviève gifle sa fille, mais devient aussitôt aveugle. Grâce à l’eau puisée à Nanterre, Geneviève rend la vue à sa mère. A l’âge de quinze ans, la jeune fille obtient de l’évêque de Paris le droit de prendre le voile religieux. Lorsque ses parents meurent, Geneviève va vivre chez sa grand-mère, à Paris. Mais elle doit subir les critiques des Parisiens qui, lassés des prophéties et des mœurs austères de la jeune fille, l’accusent d’être une folle et une hypocrite. Grâce à l’intervention de l’évêque Germain, la population redonne néanmoins sa confiance à Geneviève.

La bougie miraculeuse

La jeune fille est à l’origine de la construction de la première basilique de Saint-Denis, au nord de la capitale. La nuit venue, elle part visiter le chantier avec ses compagnes, mais à l’initiative du Démon, le vent éteint le cierge dont la lumière guide les pas des jeunes filles. Geneviève se saisit de la bougie qui se rallume aussitôt grâce à l’intervention d’un ange et résiste dès lors à toutes les bourrasques.

Geneviève et le chef des Huns, Attila

Geneviève se rend à Tours pour se recueillir sur le tombeau de Martin, saint qu’elle contribue à rendre très populaire dans le pays. Dans cette ville et à Laon, elle guérit des malades et des personnes tourmentées par le Diable. Geneviève est surtout connue pour s’être opposée au chef des terribles Huns venus ravager la Gaulle, Attila. Elle incite les Parisiens, retranchés derrières leurs murailles, à ne pas s’enfuir et à résister aux assauts des envahisseurs. Les habitants de la cité, d’abord hostiles, se laissent convaincre. Après qu’Attila renonce à prendre la ville et s’en détourne, les Parisiens acclament leur bienfaitrice. Depuis lors, Geneviève est patronne de Paris. La sainte statufiée au ponde la Tournelle.

Le spectre de la famine

Plus tard, la capitale est assiégée par de nouveaux ennemis menés par le chef franc Childéric. La jeune fille affrète une flottille et parvient à remonter le cours de la Seine puis de l’Aube et à se rendre à Arcis-sur-Aube et à Troyes où elle accomplit plusieurs miracles. Elle revient de cette expédition dangereuse avec onze bateaux chargés de vivres qu’elle distribue d’abord aux plus démunis des Parisiens.

Geneviève et la maladie du seigle

Lorsque Geneviève meurt à Paris, en l’an 502, le roi Clovis et son épouse Clotilde font bâtir une église pour y placer sa dépouille. Le bâtiment, qui est placé sous le vocable de la sainte, est le lieu de plusieurs miracles. On appellera, plus tard, la butte sur laquelle il se trouve, la montagne Sainte Geneviève. En 1129, les reliques de Geneviève sont portées en procession dans la capitale à l’occasion d’une épidémie due à une maladie de seigle, l’ergotisme ou « mal des ardents » qui est ainsi arrêtée. La même cérémonie est par la suite organisée lors des épidémies, guerres ou catastrophes qui menacent la capitale et le royaume. Une confrérie de porteurs, choisis par les notables de chaque corporation de la capitale, est spécialement créée pour porter la châsse.

De l’église Sainte Geneviève au Panthéon

L’église sainte Geneviève est reconstruite à la fin du XVIIIè siècle, dans un style néo-classique et sur le modèle du panthéon de Rome, par l’architecte Soufflot. Sous la révolution, la tombe de Geneviève est profanée et la plupart des reliques brûlées. Une partie d’entre elles sont toujours conservées dans l’église voisine de Saint-Etienne-du-Mont. Depuis lors appelée Panthéon, l’ancienne église Sainte Geneviève est laïcisée. Le bâtiment accueille aujourd’hui la dépouille des personnes que la République veut honorer. Mais il a conservé la croix qui le surmontait du temps où il était un édifice religieux.

À tous les gendarmes qui œuvrent pour la sécurité de nos concitoyens, nous souhaitons une bonne fête de la Sainte-Geneviève, patronne de la gendarmerie !

Source de la Prière : https://dioceseauxarmees.fr/

 

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 08:45

Saint Basile de Césarée et saint Grégoire de Nazianze naquirent en Cappadoce, vers 330, l’un à Césarée de Cappadoce et l’autre à Arianze ; tous les deux appartenaient à des familles éminemment chrétiennes puisque le premier, fils et petit-fils de saintes, était le frère de saint Grégoire de Nysse, de saint Pierre de Sébaste et de sainte Macrine la Jeune, tandis que le second était le fils de Grégoire l’Ancien, évêque de Nazianze. Les deux amis qui avaient reçu une solide éducation, se rencontrèrent à l’école de Césarée mais ne lièrent indéfectiblement qu’à l’école d’Athènes quand Basile revint de l’école de Constantinople et Grégoire de celle d’Alexandrie. Ensemble, ils furent moines, près de Néo-Césarée, dans le Pont, où ils composèrent ensemble la Philocalie et écrivirent deux règles monastiques.

Basile fut élu évêque de Césarée (370), en même temps qu’il était fait métropolite de Cappadoce et exarque du Pont ; quand il créa de nouveaux sièges épiscopaux, il fit confier à Grégoire qu’il consacra, celui de Sazimes (371). En 379, Grégoire fut désigné pour réorganiser l’Église de Constantinople dont il fut nommé patriarche par l’empereur Théodose 1er et confirmé par le concile de 381 ; la légitimité de sa nomination étant contestée, il démissionna et, après avoir un temps administré le diocèse de Nazianze, il se retira dans sa propriété d’Arianze où il mourut en 390.

Quant à saint Basile, son activité comme prêtre, apôtre de la charité et prince de l’Église, lui a procuré de son vivant le surnom de Grand. Une importance particulière s’attache à sa lutte victorieuse contre l’arianisme si puissant sous le règne de l’empereur Valens. L’Empereur ne put porter atteinte qu’à la position extérieure de saint Basile en partageant la Cappadoce en deux provinces (371), ce qui amenait aussi le partage de la province métropolitaine (une cinquantaine d’évêchés suffragants). Pour assurer de façon durable l’orthodoxie mise en péril en Orient, saint Basile chercha, par l’entremise de saint Athanase et par une prise directe de contact avec le pape Damase, à nouer de meilleures relations et à obtenir une politique unanime des évêques d’Orient et d’Occident. L’obstacle principal à l’union souhaité entre les épiscopats d’Orient et d’Occident était le schisme mélécien d’Antioche ; les tentatives de saint Basile pour obtenir la reconnaissance de Mélèce en Occident demeurèrent sans résultat puisque le Pape ne voulait pas abandonner Paulin. Basile fut moins comme un spéculatif qu’un évêque d’abord attaché à l’exploitation pratique et pastorale des vérités de la foi.

Ils sont fêtés le 2 janvier

Source : Missel

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29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 09:26

Lecture du livre des Nombres 6, 22-27

En ce premier jour de l’année, demandons au Seigneur de nous bénir, c’est-à-dire de se pencher vers nous pour nous apporter la paix.

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël : “Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !” Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai ». – Parole du Seigneur.

Psaume 66

R/ : Que Dieu nous prenne en grâce et qu’il nous bénisse.

  • Que son visage s'illumine pour nous, et ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations. R/ 
  • Que les nations chantent leur joie, car tu gouvernes le monde avec justice ; sur la terre, tu conduis les nations. R/ 
  • La terre a donné son fruit ; Dieu, notre Dieu, nous bénit. Que la terre tout entière l'adore ! R/ 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4, 4-7

L’Esprit nous fait prier le Père avec la même liberté que celle de Jésus lui disant : « Abba, c’est-à-dire Père bien-aimé ».

Frères, lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu. – Parole du Seigneur.

Alléluia, Alléluia. À bien des reprises, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 16-21

La nouvelle année débute avec le nom de Jésus qui lui fut donné le huitième jour après sa naissance.

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. – Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie

Huit jours après Noël, le 1er Janvier, l’Eglise fête solennellement Celle que si souvent dans nos « Je vous salue » nous appelons : « Mère de Dieu ».

Quelle est la signification profonde de ce titre prestigieux que depuis le Concile d’Éphèse, en 432, la Foi catholique décerne à Marie, la Toute Sainte ?

Titre unique qui est la clé de voûte de tout le mystère marial et qui place la Femme « bénie entre toutes les femmes » à la cime des grandeurs créées.

Disons tout de suite que ce serait une erreur monstrueuse de penser que l'affirmation : Marie est mère de Dieu puisse signifier que la Vierge est la mère de la divinité. Dieu est infiniment au-dessus du temps et de l'espace, avant toute création : son existence ne dépend de personne. Quand à Marie, elle est, tout comme nous, une créature ayant reçu de Dieu son être et sa vie, notre sœur en humanité. Ce n’est donc pas Elle qui a donné à Jésus la nature divine : cette nature Il la tient de son Père de toute éternité : vérité capitale que nous proclamons chaque dimanche à la Messe : « Je crois en Jésus-Christ le Fils Unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles... Vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père ».

Ce que Marie, par contre, a donné à Jésus, c’est son humanité. Mais ce qu’il importe ici de bien comprendre, c’est qu’en Jésus la nature humaine et la nature divine appartiennent à une seule Personne : celle du Verbe éternellement Fils de Dieu, qui est Dieu comme son Père. Dans le Christ, en effet, il n’y a aucun dédoublement de personnalité : c’est le même « je » qui déclare : « je » marche (action humaine) et « je » ressuscite (action divine).

Partant de là, on peut donc dire que Dieu a prêché, que Dieu a souffert, que Dieu est mort sur une Croix. On peut tout aussi bien dire que Dieu est né, que Dieu est né de Marie. Marie est par conséquent la Mère de Dieu, la Théotokos, comme disent les chrétiens d’orient, ce qui veut dire « engendreuse de Dieu ».

C’est sur un sommet éblouissant que nous sommes transportés, en contemplant un tel mystère. Tout au long de son histoire, l’Eglise, par la voix de ses Papes, de ses théologiens, de ses mystiques ou de ses fidèles ont félicité l’humble Marie de cette dignité suprême qui l’exalte bien au-dessus de toutes les créatures et la constitue non seulement Reine des hommes, mais aussi Reine des Anges.

Par sa maternité divine, nous dit saint Thomas d’Aquin, la grandeur de Marie touche « à l’infini ».

A ce titre, Elle approche Dieu de si près qu’Elle semble se perdre dans les abîmes de la Trinité. L’évocation d’une telle sublimité qui lie si étroitement la Vierge-Mère au Verbe Incarné et la fait entrer par là même, réellement, dans la Famille de Dieu, donne le vertige. Tout le reste, c’est-à-dire tout ce que la Foi catholique nous enseigne sur Marie ne peut vraiment bien se comprendre qu’à partir de cette réalité lumineuse qu’est sa maternité en tant que « divine », ayant pour terme Dieu fait homme pour le salut des hommes. C’est de cette source que découle en particulier le mystère de sa maternité spirituelle, de sa maternité de grâce à l’égard des âmes, promulguée solennellement par Jésus crucifié, à l’heure où précisément Elle nous enfantait à la vie divine dans sa douleur de Co-rédemptrice : « Voici ton Fils », « Voici ta Mère ».

Le Pape saint Pie X explique qu’en devenant mère du Christ, tête du Corps mystique, Marie devient radicalement la mère spirituelle de ceux qui sont ses membres. Autrement dit, nous sommes tellement solidaires du Christ (qui s’est fait l’un de nous pour qu’une même Vie divine circule entre Lui et nous) qu’il est impossible à Marie d’être la mère du Christ sans être en même temps la mère de ceux qui Lui sont unis par la Foi, qu’il lui est impossible d’être la mère du Sauveur sans être la mère des sauvés, qu’il lui est impossible d’aimer Jésus d’un amour maternel, sans étendre cet amour à tous les hommes.

Oui, Marie nous aime. Elle nous chérit, non pour ce que nous valons ou ce que nous faisons pour Elle, mais à la mesure de son Cœur qui est à la mesure du Cœur de Jésus. Et c’est parce qu’Elle nous aime si parfaitement qu’Elle se montre très exigeante à notre égard, nous apprenant à tout quitter pour « suivre l’agneau partout où il va ».

Son sublime rôle d’éducatrice spirituelle consiste, en effet, à nous élever jusqu’à Dieu, en nous accompagnant à travers les étapes de notre vie spirituelle en nous communiquant toutes les grâces actuelles par lesquelles se préserve, se répare et s’accroît la Vie surnaturelle reçue au Baptême.

A nous de nous maintenir sous sa bienfaisante influence.

A nous de la laisser faire (par un abandon de tous les instants entre ses mains expertes) jusqu’à ce que soit achevée notre configuration à « l’image du Fils » (Rom. VIII 29), Lui qui, à Noël, a épousé notre humanité pour nous rendre participants de sa divinité.

Père Pierre Cousty

Nous débutons l'année nouvelle en célébrant la fête de Marie, Mère de Dieu, Theotokos.

La Sainte Vierge offre au monde le Messie qui est la bénédiction de Dieu pour chaque homme et pour le monde entier. C'est sur cette bénédiction que se fondent les vœux que nous échangeons aujourd’hui : des vœux de bien, parce qu'en Christ Dieu nous a comblé de tous les biens ; des vœux de paix, car "c'est lui qui est notre paix".

C'est dans ce contexte liturgique que s'inscrit aujourd'hui la Journée mondiale de la Paix qui a pour thème cette année Éducation, travail, dialogue entre les générations

Que Marie, Reine de la paix, nous aide tous à édifier ensemble ce bien fondamental de la coexistence humaine. Ce n'est que de cette façon que le monde pourra progresser sur la voie de la justice et de la solidarité fraternelle.

Bonne année ! Jean-Paul II – 2005.

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 17:54

Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s'était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l'argent à des œuvres de miséricorde.

L'empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens

Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l'arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête ; mais, conduite à l'empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles ; celui-ci ne l'en fit pas moins conduire au temple d'Apollon. En y entrant, Martine, s'armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l'instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l'idole. L'empereur, irrité, commanda qu'on frappât la vierge à coups de poings et qu'on l'écorchât avec des ongles de fer ; Martine souffrit avec une telle patience que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d'autres qu'une lumière divine renversa et convertit.

Conduite de nouveau devant l'empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles ; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s'arrêtèrent de fatigue. Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l'huile bouillante ; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler. Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres.

L'empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu'il la crut morte ; mais s'apercevant qu'il se trompait : "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés ? – J'ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.

L'empereur, informé de ce qui s'était passé, ordonna que Martine fût menée dans l'amphithéâtre afin d'y être exposée aux bêtes ; mais un lion, qu'on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies ; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d´Alexandre et le dévora.

Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps. "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. – Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ."

Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l'avance, mais le vent et la pluie, qui survinrent à l'instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu'on lui eût fait couper les cheveux. L'empereur la croyait magicienne et s'imaginait que sa force résidait dans sa chevelure.

Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu'au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.

Elle est fêtée le 30 janvier

Source : http://christroi.over-blog.com/

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 19:12

Anne est née le 25 avril 1911 au château de La Cour à Annecy-le-Vieux, dans le foyer très chrétien de Jacques et Antoinette de Guigné. Par sa mère, née Charette de la Contrie (1886-1978), son ascendance remonte jusqu'à saint Louis, roi de France. Par son père, elle se rattache à une vieille famille implantée en Picardie depuis la Renaissance. C'est une riche nature, dotée de belles qualités de cœur et de droiture. Elle est éveillée et vive, nous dit sa mère. C'est une enfant aimable, qui a du caractère, mais aussi, en contrepoint, des défauts non moins marqués et qui inquiètent son entourage : Anne est coléreuse, très volontaire, dominatrice, portée à la désobéissance et à l'orgueil.

Une anecdote montre une fierté et un aplomb quelque peu insolents chez une petite fille de 4 ans ! Mélanie, cuisinière au château de La Cour, se reposait quelques instants sur une borne devant la propriété. Anne, abandonnant ses jeux, s'approche d'elle et lui dit : « Ce n'est pas la place de Mélanie, ici ! » Comme celle-ci lui répond : « Et où donc est ma place ? » L’enfant rétorque : « À la cuisine ! ».

Une autre fois, à l'occasion d'un Noël familial, Anne convoite et dispute à sa cousine une petite table que celle-ci a reçue en étrenne. Il faut intervenir et le père de Madame de Guigné a cette réflexion : « Je plains sa mère quand elle aura vingt ans ! »

C'est un événement tragique survenant dans la vie familiale qui va provoquer une véritable conversion de la petite Anne.

En 1915, un an après le début de la guerre, alors que les combats s’enlisent dans les tranchées, toutes les familles de France savent qu’une visite d’un officier d’état civil ou d’un membre du clergé dans un foyer signifie l’annonce d’une mort au champ d’honneur. Aussi lorsque le 29 juillet 1915, Madame de Guigné voit le curé d’Annecy-le-Vieux, Monsieur l’abbé Métral, venir frapper à la porte de sa demeure, elle comprend que son mari, déjà blessé à trois reprises, ne reviendra plus.

« Anne, si tu veux me consoler, il faut être bonne » dit sa mère à sa fille âgée tout juste de quatre ans et aînée de ses quatre enfants. À partir de cet instant, l’enfant jusqu’alors volontiers désobéissante, orgueilleuse et jalouse, va mener, avec acharnement et continuité, un combat de tous les instants pour devenir bonne, combat de sa transformation intérieure qu’elle gagnera grâce à sa volonté certes, mais surtout – et c’est elle qui nous le dit – par la prière et les sacrifices qu’elle s’impose.

On la voit devenir rouge et serrer ses petits poings pour maîtriser son caractère devant les contrariétés qu’elle rencontre ; puis, petit à petit, les crises s’espacent et son entourage à bientôt l’impression que tout lui est agréable. Son amour pour sa mère qu’elle veut consoler va ainsi devenir son chemin vers son Dieu.

Ce chemin est balisé par les nombreuses réflexions d’Anne qui nous montrent l’intensité de sa vie spirituelle, et par la multitude de témoignages de son entourage rapportant les efforts continuels qu’elle faisait pour progresser dans sa conversion. Pour Anne de Guigné, le phare qui éclaire son chemin de conversion est sa première communion à laquelle elle aspire de tout son être et de toute son âme et qu’elle prépare avec joie.

Le moment venu, son jeune âge nécessitant une dispense, l’évêque lui imposera un examen qu’elle franchira avec une facilité déconcertante. « Je souhaite que nous soyons toujours au niveau d’instruction religieuse de cette enfant-là » dira l’examinateur.

La suite de sa courte vie traduit la paix d’un grand bonheur intime, alimenté par l’amour de son Dieu, qui s’applique, au fur et à mesure qu’elle grandit, à un cercle de personnes de plus en plus vaste : ses parents, sa famille, son entourage, les malades, les pauvres, les incroyants.

Elle vit, elle prie, elle souffre pour les autres. Atteinte très tôt de rhumatismes, elle sait ce qu’est la souffrance et y répond par une offrande : « Jésus, je vous l’offre » ou encore : « Oh ! non, je ne souffre pas ; j’apprends à souffrir ». Mais en décembre 1921, elle est frappée d’une maladie cérébrale – sans doute une méningite – qui la force à s’aliter. Elle répète sans cesse : « Mon Dieu, je veux tout ce que vous voulez » et ajoute systématiquement aux prières qui sont faites pour son rétablissement : « et guérissez aussi les autres malades ».

Anne de Guigné meurt à l’aube du 14 janvier 1922 après ce dernier échange avec la religieuse qui la veille : « Ma sœur, puis-je aller avec les anges ? – Oui, ma belle petite fille – Merci, ma sœur, ô merci ! »

Cette petite fille est une “sainte”, tel est alors le verdict général. Les témoignages affluent, des articles paraissent et l’évêque d’Annecy ouvre en 1932 le procès de béatification. Mais l’Église n’avait encore jamais eu à juger de la sainteté d’une enfant qui ne fut pas martyre. Les études menées à Rome sur la possibilité de l’héroïcité des vertus de l’enfance furent conclues positivement en 1981 et le 3 mars 1990, le décret reconnaissant l’héroïcité des vertus d’Anne de Guigné et la proclamant “vénérable” était signé par le Pape Jean-Paul II.

Elle est fêtée le 14 janvier.

Source : https://www.annedeguigne.fr/fr/ - Site officiel.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous conseille le très bon livre : Le secret de l'enfant rebelle aux Editions du Triomphe.

 

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21 janvier 2020 2 21 /01 /janvier /2020 09:54

abbe-pierre.jpgAlors que l'hiver 1954 est particulièrement rigoureux, l'abbé Pierre lance un appel en faveur des sans-logis et déshérités et organise des collectes de vêtements et de nourriture pour les plus démunis. 4 février 1954.

Voici en bande dessinée la vie mouvementée de l’abbé Pierre.

Source :  https://www.kt42.fr/2017/09/labbe-pierre-une-vie-pour-les-pauvres.html

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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 10:00

Iwene Tansi est né à Aguleri, près de Onitsha au Nigéria, en 1903. Il fut baptisé à l’âge de 9 ans avec le nom chrétien, Michaël. Son baptême l’a influencé profondément pendant sa jeunesse, et Michaël a bouleversé ses parents non-chrétiens quand il a osé détruire son idole personnelle, donnée traditionnellement à tous les enfants du sexe masculin. Il a travaillé pendant quelques années comme catéchiste et professeur avant d'entrer au séminaire en 1925. Il a été ordonné prêtre en 1937 pour le diocèse d’Onitsha, où il a laissé une impression durable sur tout le monde par son dévouement, son zèle pour le Royaume de Dieu, son esprit intense de prière.

Après 13 années de ministère pastoral dynamique, fécond, exemplaire, Michaël a senti l'appel à servir Dieu d'une façon plus directe dans une vie de prière et de contemplation, avec le désir aussi d'apporter au Nigéria la vie monastique et contemplative. Pour tenir compte de cette éventualité, P. Tansi fut envoyé par son évêque en 1950 à l’abbaye de Mount Saint Bernard, près de Nottingham en Angleterre, pour y être formé comme moine cistercien. Au monastère il s'appelait "Père Cyprien". Le changement total de milieu, en particulier le fait de vivre l'obéissance monastique - lui qui avait été dirigeant de son peuple, - le changement de climat, de nourriture et surtout le choc culturel ont mis à l'épreuve le sérieux de sa vocation cistercienne, mais il était convaincu que la volonté de Dieu pour lui signifiait d'être dans ce monastère. Père Mark Ulogu, qui deviendra plus tard l'Abbé de Bamenda, l’y suivit l’année suivante. En 1962 la communauté de Mount Saint Bernard décida de faire une fondation en Afrique, mais, pour diverses raisons, elle fut faite près de la ville de Bamenda au Cameroun, pays voisin du Nigéria. Même s’il avait été désigné comme maître des novices de la fondation, père Cyprien, déjà fort malade, ne put partir. Il mourut le 20 janvier 1964, peu de mois après le départ des fondateurs. La réputation de sainteté que père Cyprien avait laissée au Nigéria avant de partir pour l’Angleterre ne cessa de croître. Beaucoup de personnes déclaraient avoir reçu des faveurs grâce à son intercession. Sa cause de béatification, ouverte d'abord au diocèse de Nottingham, fut transférée à l’archidiocèse d’Onitsha en 1986. L’archevêque d’Onitsha était alors Mgr (maintenant Cardinal) Francis Arinze, qui avait été parmi les premiers enfants baptisés par le père Tansi, lorsque celui-ci était jeune curé. Le 22 mars 1998, à Onitsha, durant un voyage au Nigeria fait dans ce but précis, le Saint Père Jean-Paul II béatifia père Cyprien Michaël Tansi, en le proclamant modèle de bon zèle et de prière pour les prêtres.

Il est fêté le 20 janvier, vous trouverez ici la Cérémonie de béatification

Pour des références supplémentaires sur le Bienheureux Cyprien Tansi, il faut consulter les oeuvres en anglais, étant donné qu'il n'y a presque rien en français à son sujet : P. Gregory Wareing, A New Life of Father Cyprian Michael Iwene Tansi (Coalville, Leicester LE6 3UL: Mt. St. Bernard Abbey, 1994).

Veronica Onyedika Chidi Umegakwe, Footprints of Father Tansi: The Tomb is not his Goal (Awhum, Nigeria: Our Lady of Calvary Monastery, 1993).

La coordinatrice principale du Mouvement de Prière Contemplative "Father Tansi" présente ici la vie de Bienheureux Cyprien sous forme d'une pièce de théâtre en cinq actes.

Source : https://www.ocso.org/

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 20:45

Le 8 janvier, nous célébrons une date très importante : celle de la solennité de Notre-Dame de Prompt Secours... Notre Dame « pour une aide rapide » ! Cette dévotion qui naquit à La Nouvelle-Orléans au début du XIXe siècle prend son origine dans la confiance d’une Sœur Ursuline française pour la Sainte Vierge, qui accorda à la religieuse une aide « rapide et favorable ».

Quelques éléments historiques.

Fondée en 1682 par l’explorateur Robert Cavelier de La Salle, la Louisiane (appelée ainsi en l’honneur du roi Louis XIV) fut une colonie française pendant plusieurs décennies, au centre-sud des États-Unis actuels. En 1762, à la fin de la guerre de Sept Ans, elle était abandonnée par la France à l’Espagne. Les Sœurs Ursulines étaient présentes dans la ville de La Nouvelle-Orléans depuis trois-quarts de siècle, quand, par le traité secret de San Ildefonso, en 1800, l'Espagne céda de nouveau le territoire de la Louisiane à la France de Napoléon Bonaparte. Les religieuses Ursulines espagnoles, craignant la domination française et encouragées par les ecclésiastiques espagnols, partirent pour Cuba établir une fondation à La Havane, laissant seulement sept Ursulines à La Nouvelle-Orléans en charge d’une école, d’un pensionnat, d’un orphelinat et de divers ministères religieux et sociaux. Cherchant désespérément de l'aide, Mère Saint-André Madier (OSU: Ordre de Sainte-Ursule), écrivit à sa cousine en France Agathe Gensoul (Ursuline elle aussi) lui demandant de leur envoyer des jeunes femmes désirant joindre l’ordre et participer aux différents ministères de La Nouvelle-Orléans. Bien que le territoire de la Louisiane fût ensuite vendu aux Américains par Bonaparte dès 1803, les Ursulines espagnoles restèrent à La Havane. Les Sœurs de La Nouvelle-Orléans avaient donc un besoin urgent d'assistance.

Une promesse à l’origine d’une dévotion. 

Expulsée de son couvent comme la plupart des religieuses cloîtrées en France pendant la Révolution française (1789-1799), Agathe Gensoul (Mère Saint-Michel Gensoul, OSU) répondit à cet appel. Elle demanda à son évêque, Mgr Fournier, la permission de partir pour La Nouvelle-Orléans. Celui-ci ne souhaitait pas perdre une aide aussi précieuse pour l'éducation catholique et l'évangélisation en France, aussi insista-t-il pour qu’elle obtienne une autorisation spéciale du Pape. C'est en 1808, en plein climat d’oppression politique et religieuse en Europe, que Mère Saint-Michel Gensoul écrivit au pape Pie VII, alors prisonnier de Napoléon Bonaparte, pour demander la permission de partir en Louisiane avec d’autres jeunes femmes intéressées par l’ordre des Ursulines de La Nouvelle-Orléans. Comme le Pape était en prison, elle ne s'attendait pas vraiment à ce que sa demande lui parvienne, et encore moins à une réponse rapide. Priant devant une statue de Notre-Dame, elle eut l’inspiration de dire : « Ô Très Sainte Vierge Marie, si vous m'obtenez une réponse prompte et favorable à cette lettre, je fais la promesse de vous honorer à La Nouvelle-Orléans sous le titre de Notre-Dame de Prompt Secours. » Le lendemain, 19 mars 1809, la lettre partait pour Rome, adressée au Pape emprisonné. Miraculeusement, elle arriva à son destinataire. Le 28 avril 1809, le Pape accorda son approbation et sa bénédiction. Mère Gensoul décida sur le champ de faire sculpter une statue de Notre-Dame de Prompt Secours, en accomplissement du vœu qu'elle avait fait. La statue arriva en même temps qu’elle et que quelques postulantes à La Nouvelle-Orléans, en décembre 1810. Mais, avant même que la statue de la Vierge n’arrive et ne soit officiellement installée et consacrée dans la chapelle des Ursulines de la rue de Chartres dans le quartier français, la dévotion à Notre-Dame de Prompt Secours s'était déjà répandue parmi les Sœurs, leurs élèves et la communauté catholique de la ville. On lui adressait déjà des prières de délivrance contre la peste, les maladies, les tempêtes, les guerres et le désespoir. On attribue à son intercession divine le changement de direction du vent qui sauva le couvent des Ursulines d’un incendie, le jour du Vendredi Saint 21 mars 1788 – celui qui ravagea le Cabildo, la cathédrale Saint-Louis et 850 autres bâtiments – et à nouveau en décembre 1794, quand un autre grand incendie détruisit 210 autres structures ! 

Un miracle toujours célébré.

Voici un autre fait historique : le 23 décembre 1814, pendant la guerre anglo-américaine (1812-1815), après avoir appris que la flotte britannique était dans le golfe du Mexique et qu’une force de 10 000 soldats préparait une attaque pour s’emparer du port de La Nouvelle-Orléans, le général Andrew Jackson avertit les Ursulines, les suppliant de prier pour la victoire des forces américaines très inférieures en nombre, non entraînées et comptant seulement 3 000 hommes. Les religieuses Ursulines, les femmes et les hommes trop âgés pour porter les armes organisèrent des veillées de prières à Notre Dame de Prompt Secours pour que leur ville reste libre et pour qu’il n’y ait qu’une perte minime de vies humaines. Lors de la messe du 8 janvier 1815, célébrée par le vicaire général William DuBourg, au moment même de la communion, un messager se précipita dans la chapelle pour annoncer qu'Andrew Jackson et ses hommes étaient victorieux. Les Américains n’avaient que 13 morts, contre 291 tués côté britannique. La messe se termina par le chant joyeux du Te Deum. En signe de gratitude pour le miracle de la victoire américaine en 1815, les religieuses Ursulines, avec Mgr DuBourg, s’engagèrent à célébrer une messe d'action de grâces chaque année à la date de cette victoire, le 8 janvier. En 2018, cette promesse sera observée pour la 203e fois ! Quant au général Jackson, auréolé de cette victoire inattendue, il devait devenir le 7e président des États-Unis, de 1829 à 1837

Une statue miraculeuse couronnée.

Le 27 septembre 1851, le pape Pie IX autorisait le culte de Notre-Dame de Prompt Secours. Le 21 juin 1894, le pape Léon XIII décréta un couronnement solennel de la statue et délégua à l'archevêque Mgr Francis Janssens, ami cher et guide spirituel des Ursulines et des fervents de Notre-Dame de Prompt Secours, le couronnement officiel de la statue. Le 10 novembre 1895, de nombreux citoyens de la communauté de La Nouvelle-Orléans firent don de leurs colliers, épingles, bracelets, broches, bagues et boucles d'oreilles pour sertir de pierres précieuses les couronnes de la Vierge et de son Fils Jésus. Notre-Dame de Prompt Secours est la seule statue des États-Unis à avoir été couronnée par un délégué du Pape (et non pas seulement avec son autorisation), et c'est l'une des rares statues miraculeuses en Amérique du Nord. De plus, cette cérémonie de couronnement fut la première du genre accomplie aux États-Unis. En 1895, l'archevêque Mgr Janssens établit la Confrérie de Notre-Dame-de-Prompt-Secours, toujours existante aujourd'hui. En 1897, deux ans seulement après sa fondation, le nombre d’adhérents avait tellement augmenté que le pape Léon XIII l'éleva en archiconfrérie.

Un sanctuaire pour de nombreuses grâces.

En 1912, les Ursulines furent obligées de déplacer leur couvent et leur école à leur emplacement actuel dans le quartier haut de La Nouvelle-Orléans, où réside actuellement la statue de Notre-Dame. Ce déménagement fut suivi par la construction d’un sanctuaire : le sanctuaire national votif de Notre-Dame de Prompt Secours dans les années 1920, consacré solennellement le 6 janvier 1928, lors de la célébration du bicentenaire de l'arrivée des Ursulines à La Nouvelle-Orléans. Le 13 juin suivant, selon un document qui n’a pas encore été retrouvé, le Saint-Siège approuva et confirma la nomination de Notre-Dame de Prompt Secours patronne principale de la ville de La Nouvelle-Orléans et de l'État de Louisiane. Actuellement, les Ursulines et les amis de Notre-Dame de Prompt Secours sollicitent quotidiennement son intercession pour l'aide et sa protection contre les guerres dans le monde et les tempêtes dévastatrices (comme l’ouragan Katrina en août 2005), mais ils la prient aussi pour vaincre des ennemis encore plus grands : la pauvreté, la maladie, l’ignorance, le racisme et la violence. À travers de nombreuses conversations, lettres, contributions financières, demandes de messes d’action de grâce et d’autres sources semblables, des générations d'Ursulines et amis de Notre-Dame de Prompt Secours ont eu connaissance de toutes les faveurs accordées par l’intercession de la Sainte Vierge en réponse à des demandes d'aide « rapide et favorable ». Suivant une tradition qui remonte à plus de deux siècles, les Sœurs rassemblent chaque jour les suppliques écrites des fidèles et les placent dans l’église du sanctuaire. Les Sœurs et les fidèles prient quotidiennement pour ces intentions lors de la célébration de l'Eucharistie.

Le sanctuaire national de Notre-Dame de Prompt Secours, visité par des pèlerins et des touristes du monde entier, est ouvert tous les jours pour la messe, les liturgies et sacrements, les activités de formation spirituelle et la prière privée et communautaire. C'est là, au pied de la statue, que la dévotion des Ursulines à Notre-Dame de Prompt Secours est sans cesse vivante, tout spécialement lorsque ses fidèles se réunissent pour dire ensemble et avec confiance cette prière : « Notre-Dame de Prompt Secours, hâte-toi de nous aider ! »

 

Mary Lee Berner Harris Conservatrice au musée et aux archives du couvent des Ursulines, La Nouvelle-Orléans

Source : https://www.notrehistoireavecmarie.com

 

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 20:45

Saint Raymond de Pennafort est né en Espagne en 1175. Après de brillantes études, il fut reçu docteur en droit. Il exerça, à Bologne, le métier de professeur.

L’évêque de Barcelone, passant par la ville, le décida à le suivre et, désirant se rapprocher encore plus de Dieu, il entra dans l’ordre de saint Dominique.

Sa vie était tellement édifiante qu’il fut élu gouverneur de l’Ordre, tâche qu’il accomplit brillamment pendant 2 ans seulement, car âgé de 70 ans, il y renonça en raison, disait-il, de sa vieillesse et de ses infirmités.

Le roi le remarqua, le prit pour confesseur et lui demanda de l’accompagner dans ses voyages. Il se rendit donc avec lui dans l’Ile de Majorque. Le saint, s’étant rendu compte que le souverain avait eu la faiblesse d’embarquer clandestinement une femme, lui en fit le reproche ; celui-ci, malgré sa promesse, ne renvoya pas sa maîtresse. C’est alors que Raymond le menaça de le quitter et de retourner, sans lui, à Barcelone.

Le monarque, pour l’empêcher d’exécuter sa décision, avait ordonné à tous les mariniers, sous peine de mort, de refuser de le prendre à bord.

Notre saint, pensant qu’il n’avait rien à attendre du côté des hommes s’écria :

- Si un roi mortel a fait cette défense, on va voir que le Roi éternel en a disposé autrement.

A ces mots, il s’avance sur les rochers qui entrent dans la mer, étend son manteau sur l’eau et, prenant son bâton à la main, il monte avec une assurance admirable sur cette barque inédite ; puis, levant la moitié de son manteau en forme de voile, il l’attache au nœud de son bourdon comme au mât d’un navire.

Ainsi embarqué, poussé par un vent favorable, il arriva au port de Barcelone 6 heures plus tard. Il a tout de même franchi, ainsi équipé, une distance de 53 lieues, soit environ 180 km. De nos jours, on dirait qu’il s’agit d’une performance.

Etant arrivé, il remit sur ses épaules son manteau qu’il trouva entièrement sec, et se rendit au couvent où il demanda la bénédiction du prieur.

Ce prodige inouï se répandit bientôt dans toute la ville, plusieurs personnes ayant assisté à son arrivée sur la grève. Le roi, informé de l’évènement, se repentit de sa faute et renvoya sa maîtresse qui avait causé tant de scandales. Il est fêté le 7 janvier.

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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 08:33

Vincentien ou Viance, que l'on dit natif de l'Anjou, étant devenu orphelin, fut élevé par les soins d'un duc d'Aquitaine sur la recommandation de Didier, Évêque de Cahors. Animé des sentiments d'une fervente piété, il refusa de contracter mariage et, pour ce motif, subit les mauvais traitements du duc, son protecteur. Il parvint à s'échapper et alla mener la vie érémitique dans un désert du Limousin.

À sa mort, survenue le 2 Janvier, vers 672, on voulut transporter son corps dans une église récemment bâtie sur les bords de la Vézère. Des miracles, accomplis au moment de cette translation, ne firent qu'augmenter le renom de sa Sainteté, et, à partir de ce moment, il fut l'objet d'un culte dans le lieu qui porta le nom de Saint-Viance, au diocèse de Tulle. Au moment de la Révolution, on a pu conserver une grande partie de ses Reliques.

Il est fêté le 2 janvier.

Source : http://religion-orthodoxe.eu/

Je vous invite à entrer dans l'église de saint Viance en cliquant sur l'image ci-dessous :

 

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 20:36
www.dioezese-linz.at

Lecture du livre des Nombres 6, 22-27

En ce premier jour de l'année, demandons au Seigneur de nous bénir, c'est-à-dire de se pencher vers nous pour nous apporter la paix.

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leurs diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël : Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je vous bénirai ». - Parole du Seigneur.

Psaume 66

R/ : Que Dieu nous prenne en grâce, et qu'il nous bénisse !

  • Que ton visage s'illumine pour nous, et ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations. R/
  • Que les nations chantent leur joie, car tu gouvernes le monde avec justice ; sur la terre, tu conduis les nations. R/
  • La terre a donné son fruit ; Dieu, notre Dieu, nous bénit. Que la terre tout entière l'adore ! R/

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4, 4-7

L'Esprit nous fait prier le Père avec la même liberté que celle de Jésus lui disant : « Abba, c'est à dire Père bien-aimé ».

Frères, lorsqu'est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi  pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c'est-à-dire Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c'est l'oeuvre de Dieu. - Parole du Seigneur -

Alléluia ! Alléluia ! A bien des reprises, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; à la fin, en ces jours ou nous sommes, il nous a parlé par son Fils. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 16-21

La nouvelle année débute avec le nom de Jésus qui lui fut donné le huitième jour après sa naissance.

En ces temps-là, les bergers se hâtèrent d'aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’Ange lui avait donné avant sa conception. - Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie

Huit jours après Noël, le 1er Janvier, l’Eglise fête solennellement Celle que si souvent dans nos « Je vous salue » nous appelons : « Mère de Dieu ».

Quelle est la signification profonde de ce titre prestigieux que depuis le Concile d'Ephèse, en 432, la Foi catholique décerne à Marie, la Toute Sainte ?

Titre unique qui est la clé de voûte de tout le mystère marial et qui place la Femme « bénie entre toutes les femmes » à la cime des grandeurs créées.

Disons-tout de suite que ce serait une erreur monstrueuse de penser que l'affirmation : Marie est mère de Dieu puisse signifier que la Vierge est la mère de la divinité. Dieu est infiniment au-dessus du temps et de l'espace, avant toute création : son existence ne dépend de personne. Quand à Marie, elle est, tout comme nous, une créature ayant reçu de Dieu son être et sa vie, notre sœur en humanité. Ce n’est donc pas Elle qui a donné à Jésus la nature divine : cette nature Il la tient de son Père de toute éternité : vérité capitale que nous proclamons chaque dimanche à la Messe : « Je crois en Jésus-Christ le Fils Unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles... Vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père ».

Ce que Marie, par contre, a donné à Jésus, c’est son humanité. Mais ce qu’il importe ici de bien comprendre, c’est qu’en Jésus la nature humaine et la nature divine appartiennent à une seule Personne : celle du Verbe éternellement Fils de Dieu, qui est Dieu comme son Père. Dans le Christ, en effet, il n’y a aucun dédoublement de personnalité : c’est le même « je » qui déclare : « je » marche (action humaine) et « je » ressuscite (action divine).

Partant de là, on peut donc dire que Dieu a prêché, que Dieu a souffert, que Dieu est mort sur une Croix. On peut tout aussi bien dire que Dieu est né, que Dieu est né de Marie. Marie est par conséquent la Mère de Dieu, la Théotokos, comme disent les chrétiens d’orient, ce qui veut dire « engendreuse de Dieu ».

C’est sur un sommet éblouissant que nous sommes transportés, en contemplant un tel mystère. Tout au long de son histoire, l’Eglise, par la voix de ses Papes, de ses théologiens, de ses mystiques ou de ses fidèles ont félicité l’humble Marie de cette dignité suprême qui l’exalte bien au-dessus de toutes les créatures et la constitue non seulement Reine des hommes, mais aussi Reine des Anges.

Par sa maternité divine, nous dit saint Thomas d’Aquin, la grandeur de Marie touche « à l’infini ».

A ce titre, Elle approche Dieu de si près qu’Elle semble se perdre dans les abîmes de la Trinité. L’évocation d’une telle sublimité qui lie si étroitement la Vierge-Mère au Verbe Incarné et la fait entrer par là même, réellement, dans la Famille de Dieu, donne le vertige. Tout le reste, c’est-à-dire tout ce que la Foi catholique nous enseigne sur Marie ne peut vraiment bien se comprendre qu’à partir de cette réalité lumineuse qu’est sa maternité en tant que « divine », ayant pour terme DIEU FAIT HOMME pour le SALUT des hommes. C’est de cette source que découle en particulier le mystère de sa maternité spirituelle, de sa maternité de grâce à l’égard des âmes, promulguée solennellement par Jésus crucifié, à l’heure où précisément Elle nous enfantait à la vie divine dans sa douleur de Co-rédemptrice : « Voici ton Fils », « Voici ta Mère ».

Le Pape saint Pie X explique qu’en devenant mère du Christ, tête du Corps mystique, Marie devient radicalement la mère spirituelle de ceux qui sont ses membres. Autrement dit, nous sommes tellement solidaires du Christ (qui s’est fait l’un de nous pour qu’une même Vie divine circule entre Lui et nous) qu’il est impossible à Marie d’être la mère du Christ sans être en même temps la mère de ceux qui Lui sont unis par la Foi, qu’il lui est impossible d’être la mère du Sauveur sans être la mère des sauvés, qu’il lui est impossible d’aimer Jésus d’un amour maternel, sans étendre cet amour à tous les hommes.

Oui, Marie nous aime. Elle nous chérit, non pour ce que nous valons ou ce que nous faisons pour Elle, mais à la mesure de son Cœur qui est à la mesure du Cœur de Jésus. Et c’est parce qu’Elle nous aime si parfaitement qu’Elle se montre très exigeante à notre égard, nous apprenant à tout quitter pour « suivre l’agneau partout où il va ».

Son sublime rôle d’éducatrice spirituelle consiste, en effet, à nous élever jusqu’à Dieu, en nous accompagnant à travers les étapes de notre vie spirituelle en nous communiquant toutes les grâces actuelles par lesquelles se préserve, se répare et s’accroît la Vie surnaturelle reçue au Baptême.

A nous de nous maintenir sous sa bienfaisante influence.

A nous de la laisser faire (par un abandon de tous les instants entre ses mains expertes) jusqu’à ce que soit achevée notre configuration à « l’image du Fils » (Rom. VIII 29), Lui qui, à Noël, a épousé notre humanité pour nous rendre participants de sa divinité.

Prière universelle

En ce premier jour de l’an nouveau, nous souhaitons que la bénédiction du livre des Nombres : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! » devienne vraiment un vœu pour chacun et chacune de nos frères et de nos sœurs. Laissons-nous guider par l’Esprit du Seigneur afin que vers lui montent toutes nos louanges et toutes nos prières pour notre monde :

R/ : En toi, notre cœur espère, Seigneur.

  • Que le seigneur t’apporte la paix : Nous te louons pour ceux qui s’engagent dans la politique en vue du service du bien commun que descendent sur nous la justice et la paix. Nous prions pour la paix dans chaque maison et dans chaque pays : ne laisse jamais éteindre le « feu du désir » de la paix dans le cœur de chaque être humain ! Fais revenir à toi ceux qui ont choisi la violence en argumentant qu’ils souhaitent la paix ! R/
  • Que les nations chantent leur joie : Nous te rendons grâce de pouvoir te célébrer aujourd’hui dans la paix. Que les dirigeants des pays développés trouvent les moyens qui aident les petits pays à quitter leurs misères par leurs propres mains ! Que des lois justes se mettent en place en chaque société humaine ! Qu’elles se centrent sur les droits fondamentaux et nécessaires à la vie humaine ! R/
  • Que les nations chantent leur joie : Nous prions pour tous les chrétiens ainsi que les autres minorités religieuses qu'ils puissent vivre leur foi en toute liberté dans les pays asiatiques ! R/
  • Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu : Nous te remercions de nous avoir donné ton Fils, le Christ qui nous délivre de l’esclavage du péché. Maintenant, nous voudrions prier pour ceux qui se préparent au baptême et pour ceux qui les accompagnent : que la puissance de ton Esprit les aide à passer de la crainte à la confiance ! Que leur temps de préparation au baptême soit un temps de grâce et de bénédiction ! R/
  • Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Nous te louons pour l’existence de l’Église et de ses pasteurs sur notre terre. Nous te prions pour chaque fidèle : que ton Esprit Saint guide toujours le pape François, les évêques, les prêtres dans leurs tâches si exigeantes ! Que chaque baptisé, selon sa grâce spécifique, devienne témoin de ton amour là où il vit, là où il travaille ! R/

Dieu de Paix, exauce nos prières de ce jour où nous vénérons la maternité de Marie, mère de Jésus Christ et notre mère. Avec elle qui porte le corps de ton Fils dans ses bras, au nom de la vie, nous t’implorons de donner la Paix, la Justice à notre monde ! Amen.

Source de la P.U. : http://www.jardinierdedieu.com

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 09:13

Auparavant, le jour de la Fête Nationale dépendait du prénom du prince souverain. Ainsi, sous le règne Charles III, au 19ème siècle, elle avait lieu le 4 novembre, car c'était le jour de la Saint Charles. La Saint Rainier étant célébrée le 19 novembre, c'est la date qui fut retenue lors de l'avènement de Rainier III. Et l'on aurait logiquement du revenir au 15 novembre, date de la Saint Albert, quand le Prince Albert II monta sur le trône en 2005. Mais le nouveau prince décida de maintenir la date du 19 novembre en souvenir de son père.

Dans cette principauté, où la religion catholique est religion d'État, les festivités commencent officiellement par une messe d’action de grâce en la cathédrale Notre-Dame Immaculée de Monaco.

 

Sainte Dévote est une jeune sainte martyrisée vers l'an 304 en Corse, à Lucciana (ville jumelée à ce titre avec Monaco depuis 2008). Son corps, déposé sur une barque par des pêcheurs, se serait échouée le 27 janvier sur le rivage de Monaco.

Célébré par les Monégasques depuis toujours, son culte, lié à Monaco et à ses princes, se retrouve officiellement dans chaque église de la Principauté, et sur ses monnaies. C'est l'âme protectrice de l'identité monégasque, dont les reliques sont implorées dans les joies et les peines.

Chaque année, la fête de sainte Dévote est célébrée dans la ferveur. Les festivités commencent à l'église Sainte-Dévote par la messe des Traditions en langue monégasque. Puis, en début de soirée, a lieu la procession de sainte Dévote sur le port, suivie par le Salut du Très Saint Sacrement à l'église Sainte-Dévote, en présence des plus hautes personnalités de la Principauté. À l'issue, une barque symbolique est embrasée en mémoire de sainte Dévote, par S.A.S. le Prince Souverain et la famille princière.

Ecoutez l'histoire de sainte Dévote en cliquant sur l'image ci-dessus.

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 20:38

Edouard le Confesseur est fêté le 5 janvier. Il est le patron de l’Angleterre.

Le fondateur de l’abbaye de Westminster

Edouard le Confesseur est né en 1003, fils d’un roi d’Angleterre, Aethelred l’Indécis, et de la sœur d’un duc de Normandie. Lors d’une invasion danoise, il est envoyé dans cette région française où il demeure jusqu’en 1042. Edouard monte alors sur le trône d’Angleterre. Le règne de ce monarque est placé sous le signe de la paix et de la prospérité. Edouard baisse les impôts, se montre bienveillant envers les pauvres. Mais son union avec son épouse Edith demeure stérile, la tradition assurant que le roi voulait demeurer chaste. A la fin de sa vie, Edouard rebâtit, à Londres, l’abbaye de Westminster, bâtiment où sont depuis lors enterrés les souverains d’Angleterre et les grands personnages du Royaume-Uni. Le roi meut en 1066. Son corps repose à Westminster depuis 1163, à la suite d’une initiative de Thomas Becket. Il est canonisé en 1161.

Le miracle de l’anneau de saint Jean

Un jour, Edouard offre un anneau d’or à un indigent en train de mendier devant l’abbaye de Westminster. Deux ans plus tard, des pèlerins anglais venus en Terre Sainte rencontrent un vieil homme qui se présente comme étant l’apôtre saint Jean. Le vieillard rend la bague aux voyageurs et leur demande de la restituer au roi en l’avertissant de l’imminence de sa mort et de sa prochaine entré au Paradis. Edouard, qui mène une vie austère et très pieuse est confronté à d’autres faits miraculeux : à l’occasion d’une messe célébrée à Westminster, il voit, au-dessus de l’autel, le Seigneur. Par ailleurs, il est le premier monarque anglais à imposer les mains sur les malades atteints des écrouelles (forme de tuberculose).

La conquête de l’Angleterre par les Normands

En fait, Edouard est sans doute un piètre homme politique. Il ne parvient pas à préparer sa succession et ne réussit pas à écarter la menace normande. Lorsqu’il meurt, en 1066, l’Angleterre connaît une situation confuse. Le duc de Normande Guillaume conteste les droits de Harold (tous deux sont de proches parents du roi défunt). L’armée normande débarque à Hastings la même année. Harold trouve la mort lors de la bataille et le duc de Normandie s’empare de la couronne d’Angleterre. Il devient Guillaume 1er.

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