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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 07:24

12.jpgL’origine de la manifestation remonte à 1971, en tout cas dans sa version moderne. En effet, il semble que l’origine lointaine des tapis de fleurs européens soit l’Amérique du Sud, colonisée par les Espagnols. Cette tradition était celle des Mayas, et elle a survécu, en étant « assimilée » par l’église catholique. Jusqu’à l’époque moderne, les tapis de fleurs étaient réalisés lors de fêtes religieuses, le plus souvent en l’honneur de la Vierge, ou lors de la Semaine Sainte ou la Fête Dieu, deux mois après Pâques.

 

Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
Tapis de fleurs
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Tapis de fleurs
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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 23:05

Lecture du livre du Deutéronome 8, 2-3.14b-16a

Moïse disait au peuple d'Israël : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l'a imposée pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t'éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ? Il t'a fait connaître la pauvreté, il t'a fait sentir la faim, et il t'a donné à manger la manne — cette nourriture que ni toi ni tes pères n'aviez connue — pour te faire découvrir que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. N'oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t'a fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage.

C'est lui qui t'a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C'est lui qui, pour toi, a fait jaillir l'eau de la roche la plus dure. C'est lui qui, dans le désert, t'a donné la manne — cette nourriture inconnue de tes pères.»

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10, 16-17

Frères, la coupe d'action de grâce que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.

Séquence :

Sion, célèbre ton Sauveur, chante ton chef et ton pasteur

par des hymnes et des chants.

Tant que tu peux, tu dois oser, car il dépasse tes louanges,

tu ne peux trop le louer.

Le Pain vivant, le Pain de vie, il est aujourd’hui proposé

comme objet de tes louanges.

Au repas sacré de la Cène, il est bien vrai qu’il fut donné

au groupe des douze frères.

Louons-le à voix pleine et forte, que soit joyeuse et rayonnante

l’allégresse de nos cœurs !

C’est en effet la journée solennelle où nous fêtons de ce banquet divin

la première institution.

À ce banquet du nouveau Roi, la Pâque de la Loi nouvelle

met fin à la Pâque ancienne.

L’ordre ancien le cède au nouveau, la réalité chasse l’ombre,

et la lumière, la nuit.

Ce que fit le Christ à la Cène, il ordonna qu’en sa mémoire

nous le fassions après lui.

Instruits par son précepte saint, nous consacrons le pain, le vin,

en victime de salut.

C’est un dogme pour les chrétiens que le pain se change en son corps,

que le vin devient son sang.

Ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer,

hors des lois de la nature.

L’une et l’autre de ces espèces, qui ne sont que de purs signes,

voilent un réel divin.

Sa chair nourrit, son sang abreuve, mais le Christ tout entier demeure

sous chacune des espèces.

On le reçoit sans le briser, le rompre ni le diviser ;

il est reçu tout entier.

Qu’un seul ou mille communient, il se donne à l’un comme aux autres,

il nourrit sans disparaître.

Bons ou mauvais le consomment, mais pour un sort bien différent,

pour la vie ou pour la mort.

Mort des pécheurs, vie pour les justes ; vois : ils prennent pareillement ;

quel résultat différent !

Si l’on divise les espèces, n’hésite pas, mais souviens-toi

qu’il est présent dans un fragment aussi bien que dans le tout.

Le signe seul est partagé, le Christ n’est en rien divisé,

Ni sa taille ni son état n’ont en rien diminué.

Le voici, le pain des anges, il est le pain de l’homme en route,

le vrai pain des enfants de Dieu, qu’on ne peut jeter aux chiens.

D’avance il fut annoncé par Isaac en sacrifice,

par l’agneau pascal immolé, par la manne de nos pères.

Ô bon Pasteur, notre vrai pain, ô Jésus, aie pitié de nous,

nourris-nous et protège-nous, fais-nous voir les biens éternels

dans la terre des vivants.

Toi qui sais tout et qui peux tout, toi qui sur terre nous nourris,

Conduis-nous au banquet du ciel et donne-nous ton héritage,

en compagnie de tes saints. Amen.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6, 51-58

Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie ». Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »

Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement ».

Homélie

La fête du Corps et du Sang du Christ que nous célébrons nous remet en face du plus étonnant des mystères de notre foi : à savoir le Christ-Ressuscité, glorieux, présent sous l’humble voile du pain et du vin. Car il s’agit bien de sa présence, si mystérieuse qu’elle soit. Quand le prêtre, en effet, prononce les paroles de la Consécration, il parle au nom du Christ et, par la se réalise « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ».

Il peut nous arriver d’être déconcertés par un si grand mystère. Il faut alors nous souvenir d’un mystère tout aussi prodigieux si l’on y réfléchit bien : celui par lequel Dieu appelle chacun d’entre nous, (s’il est fidèle à la grâce) à être comme lui, il s’agit du mystère merveilleux de notre divinisation, que saint Pierre nous révèle lorsqu’il écrit que nous, nous sommes « participants de la nature divine » par un don tout à fait gratuit de Dieu. Saint Jean qui de son côté nous a révélé notre qualité d’enfants de Dieu, s’émerveillait à la pensée qu’un jour « nous verrons Dieu face à face parce que nous serons comme lui ».

Alors, si nous sommes réellement, depuis notre baptême, de la race de Dieu, si nous sommes devenus semblables à lui, si nous sommes appelés à vivre dans son intimité pour l’éternité, et si cette vie d’union à lui commence dès maintenant, pourquoi nous étonner que Dieu ait voulu se faire si proche de nous, si intérieur à nous-mêmes par le mystère de l’Eucharistie ?

Comment s’étonner qu’après nous avoir envoyé son Fils comme Rédempteur et Sauveur, il ait voulu que ce même Fils demeure présent sous les apparences du Pain et du Vin consacrés par le prêtre ?

A partir de là, en effet, tout devient clair : si nous considérons de près ce Pain et ce Vin consacrés et si nous pensons qu’à travers leur voile il s’agit bien de la présence réelle du Christ : alors ce Sacrement nous apparaît expressif de ce que Jésus est vraiment pour nous : le Pain vivant descendu du ciel. Dans ce sacrement, Jésus ne se sert pas de paroles pour se faire entendre. Il se sert de ces humbles réalités que sont le pain et le vin pour se faire comprendre. Quand je regarde l’hostie consacrée et que mes yeux voient du pain, quand je communie et que ma bouche goûte du pain alors tout naturellement je suis amené à comprendre ce que le Christ est pour moi à travers ces signes : il est l’aliment substantiel de mon âme, la nourriture indispensable sans laquelle mon âme ne peut vivre de la vie divine et grandir dans cette vie divine.

Mais ce Sacrement est riche encore d’une autre signification : quand le prêtre consacre le pain, parlant au nom du Christ, il dit : « Ceci est mon corps... » Et de cette façon, d’une manière sacramentelle il sépare le Corps du Christ de son Sang. Certes en faisant cela il accomplit des rites que Jésus lui-même a fixés. Mais alors une nouvelle vérité jaillit dans notre esprit : ce Christ qui est réellement présent le voile du pain et du vin et qui me donne déjà à comprendre qu’il est pour moi Pain de vie me donne aussi à comprendre qu’il est un Pain vivant parce qu’il est Mort sur la Croix, puisqu’il se présente à moi sous les signes sacramentels tel qu’il était sur la Croix, quand il rendit l’esprit, son Corps séparé de son Sang ! Tout s’enchaîne donc harmonieusement.

Voilà pourquoi le Saint Sacrement même lorsqu’il est adoré en dehors de la Messe (et qu’il est instamment recommandé de l’adorer au Tabernacle... on le laisse tellement seul). Le Saint-Sacrement est toujours à comprendre dans cette perspective, du sacrifice : nous ne devons jamais oublier, en effet, que le Sacrifice de la Messe est tout entier destiné à rendre présent, d’une manière sacramentelle le Sacrifice de la Croix, pour que précisément nous puissions nous associer à ce mystère central de notre Rédemption et recevoir la vie divine qu’il nous communique. Saint Thomas d’Aquin enseigne que « la Messe est le Sacrement de la Passion du Christ effectuant l’union de l’homme au Christ immolé ».

Ainsi l’Eucharistie nous apparaît-elle comme un livre qui nous révèle ce que Jésus est pour nous ; qui nous révèle aussi comment sa mort est devenue pour tous ceux qui croient en lui source jaillissante de vie éternelle.

Nous ne remercierons jamais assez le Seigneur de nous avoir donné l’Eucharistie. Elle est vraiment ce qu’il y a de plus grand sur la terre : c’est notre plus précieux trésor.

C’est un mystère de Foi, d’Espérance et d’Amour comme le dit si bien une oraison de Carême « Le Pain que nous avons reçu Seigneur a renouvelé nos cœurs : il nourrit la foi, fait grandir l’espérance et donne la force d’aimer ».

L’Eucharistie, c’est à la fois la rencontre et l’union personnelle des chrétiens avec le Christ, la Messe c’est le Sacrifice Total, c’est-à-dire celui du Christ qui est la tête et celui des membres que sont les chrétiens, c’est une semence de plénitude divine et un gage de résurrection « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour ». C’est comme dit le Concile Vatican II, la source et l’aboutissement de toute la vie chrétienne.

Que la Vierge Marie, qui a pénétré plus que tout autre un si grand mystère, elle qui était debout au pied de la Croix unissant son amour co-rédempteur à l’Amour Rédempteur de Jésus, nous donne d’accueillir le Sacrement de l’Eucharistie avec une foi sans faille. Qu’elle intercède pour nous, aussi, afin que nous puissions conformer notre vie à l’enseignement que Jésus nous donne du haut de la Croix et dans l’Eucharistie : à savoir qu’il faut aimer Dieu et notre prochain d’un amour sans mesure et quoiqu’il en coûte. C’est ainsi que nous ferons de toute notre vie, un sacrifice agréable à Dieu et que nous serons pour tous nos frères un pain vivant capable de faire grandir l’Amour et l’Unité de tous dans le Christ.

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Fêtes Saint-Sacrement
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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 16:26
La fête du Saint Sacrement

La Fête-Dieu s'appelle aujourd'hui officiellement la fête du Corps et du Sang du Christ ou du Saint-Sacrement. Cette fête a lieu en principe le jeudi qui suit le dimanche de la Trinité. Dans les pays où ce jour n'est pas chômé (cas de la France), elle est célébrée le dimanche suivant.

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 10:14

Lecture du livre de la Genèse 14, 18-20

Comme Abraham revenait d'une expédition victorieuse contre quatre rois, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut. Il prononça cette bénédiction : « Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ; et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ». Et Abram lui fit hommage du dixième de tout ce qu'il avait pris.

Lecture de la première lettre de saint Paul aux Corinthiens 1 Co 11, 23-26

Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j'ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi ». Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi ».

Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9, 11b-17

Jésus parlait du règne de Dieu, et il guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Les Douze s'approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule, ils pourront aller dans les villages et les fermes des environs pour y loger et trouver de quoi manger : ici nous sommes dans un endroit désert ». Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Ils répondirent : « Nous n'avons pas plus de cinq pains et deux poissons... à moins d'aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce monde ». Il y avait bien cinq mille hommes.

Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante ». Ils obéirent et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu'ils distribuent à tout le monde. Tous mangèrent à leur faim, et l'on ramassa les morceaux qui restaient : cela remplit douze paniers.

Homélie 

C’est chaque dimanche que nous célébrons dans l’Eucharistie le Corps et le Sang du Christ. Alors, pourquoi l’Eglise nous invite-t-elle, 15 jours après la Pentecôte, à fêter d’une manière encore plus solennelle ce grand mystère de la Foi ?

C’est pour qu’en le contemplant nous puissions mieux comprendre l’intention qui fut celle de Jésus lorsqu’au soir du Jeudi-Saint il inventa cette merveille de son amour.

Le Concile Vatican II nous dit que cette intention peut se résumer en deux mots : c’est pour que l’Eucharistie soit à la fois la Source et l’Aboutissement de toute la vie de l’Eglise, de toute la vie chrétienne.

L’Eucharistie est tout d’abord une Source, car elle nous donne Jésus lui-même dans le mystère de sa mort et de sa résurrection, dans cet acte sauveur par lequel Il est devenu principe de vie divine pour toutes les âmes.

Chaque messe, le Christ crucifié et glorifié, mystérieusement, mais réellement substantiellement présent sous les apparences du pain et du vin consacrés par le prêtre, rend actuelle devant nous et pour nous l’offrande de son sacrifice parfait, accompli une fois pour toutes durant sa Passion et qui constitue un formidable réservoir de vie divine.

Cette vie d’amour qui a jailli de la mort victorieuse du Christ et qui s’écoule abondamment de son cœur transpercé, voici qu’elle est là à notre portée, grâce au rite sacramentel de la Messe. Elle nous est préparée sous forme de nourriture vivifiante dans un repas fraternel « prenez et mangez, prenez et buvez ». Il suffit tout simplement – mais c’est essentiel – d’avoir faim de ce Pain de vie et de répondre aussi souvent que possible à l’invitation qui nous est faite de participer effectivement à ce Banquet du Ciel sur la terre en y communiant.

Heureux sommes-nous alors ! Car cette vie filiale envers le Père et fraternelle envers l’humanité, cette vie humble, pure, détachée, toute de don de soi et de pardon qui fut la sienne, Jésus fait en sorte qu’elle devienne progressivement la nôtre par ce merveilleux phénomène d’osmose qu’est la Communion.

C’est la sève qui passe du cep dans les sarments. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en Lui...  Celui qui me mange vivra par moi ».

L’effet propre de l’Eucharistie nous dit saint Thomas d’Aquin : « c’est la transformation de l’homme en Dieu ».

Nous voyons déjà, frères et sœurs, à partir de ces réflexions que l’Eucharistie c’est le don par excellence, le cadeau suprême que Dieu offre perpétuellement à son Eglise... Et c’est bien là son sens le plus profond selon l’origine du mot : le mot grec charis voulant dire grâce et eu-charis : la grâce la meilleure.

Mais l’Eucharistie, frères et sœurs n’est pas seulement la source de notre vie chrétienne ; nous ne venons pas à la messe uniquement pour recevoir, nous y venons aussi pour donner.

Il y a un deuxième sens, en effet, dans le mot « Eucharistie » qui nous est plus familier : elle signifie action de grâces c’est-à-dire restitution libre et reconnaissante des bienfaits reçus. Toute la vie de Jésus ne fut-elle pas dès le premier instant, mais surtout à l’heure du sacrifice suprême, une incomparable action de grâces sous forme d’offrande de sa personne, bien sûrs, mais aussi de toute la vie des hommes et de toute la création ?

A la Messe, nous sommes invités à entrer dans cette immense offrande de Jésus, dans son mouvement de remise totale et confiante entre les mains du Père. Et nous le faisons si, au sacrifice de la Croix que Jésus rend présent sur l’autel et offre à son Père, nous avons à cœur d’unir notre offrande personnelle. Le Christ veut que nous soyons unis à son sacrifice, nous dit saint Augustin « avec Lui nous faisons la totalité de l’hostie présentée à Dieu ».

Cette offrande de nous-mêmes - qui est symbolisée par la goutte d’eau que le prêtre mêle au vin du calice – elle est constituée par tout ce que notre vie quotidienne comporte d’activités, de travaux, de relations avec les autres, de joies, de peines ou de souffrances, de tous les efforts que nous faisons pour aimer Dieu et le prochain. Il est donc normal que dans tout ce que nous avons vécu depuis la messe précédente, dans tout ce qui vous arrive, dans tout ce que nous avons fait de bien, nous sachions reconnaître un effet de la grâce de Dieu, « car sans Lui nous ne pouvons rien faire ». Alors pour dire à Dieu notre fervent merci, que pourrions-nous faire de mieux que de Lui offrir tout ce qu’il nous a donné, que de Lui en faire retour par le Christ, avec Lui et en Lui.

Il ne faudrait surtout pas, frères et sœurs, qu’en ce lieu d’échange qu’est la Messe, la relation d’amour joue à sens unique, c’est-à-dire de Dieu à nous, il faut aussi qu’elle aille de nous à Dieu. Il faut que notre amour réponde généreusement et joyeusement à son amour. Voilà pourquoi l’Eglise nous dit que l’Eucharistie c’est l’aboutissement, le sommet de notre vie chrétienne. Plus nous y participons et plus s’accomplit en nous le mystère de notre divinisation jusqu’au jour où assis à la Table du Festin dans le Royaume, nous serons pleinement rassasiés de l’Amour divin.

Au terme de cette méditation, puissions-nous mieux comprendre, chers frères et sœurs, que Jésus dans sa divine sagesse ne pouvait rien inventer de plus grand que l’Eucharistie. Nous sommes là au cœur de la foi, au cœur de nos relations avec Dieu.

Que Marie, la Mère de l’Eucharistie, « la femme eucharistique » selon l’expression de Jean-Paul II nous obtienne d’être de plus en plus convaincus de la nécessité absolue de l’Eucharistie pour notre développement et nous épanouissement spirituels... A l’exemple de ces martyrs africains des premiers siècles qui proclamaient fièrement devant leurs juges : « Nous ne pouvons pas vivre sans prendre part au repas du Seigneur ».

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Fêtes Saint-Sacrement
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 12:55

Vierge_de_l_infirmerie-2.jpgDécouverte exceptionnelle de la fabrication du Pain Eucharistique ou hosties.

Un diaporama vous permet de suivre toutes les étapes sur une musique de Johann Strauss.

 

Tout commence par la préparation de la pâte : 20 litres d’eau et 20 kg de farine.
La machine à cuire est préchauffée. Grâce à un bras, une quantité de pâte est déversée sur un fer. En se refermant, la pâte est étalée et sera cuite quand le fer se présentera de nouveau devant la sœur.
Ensuite, toutes les plaques ou pains cuits sont disposés sur des grilles dans la chambre d’humidification.
Une autre étape arrive, celle de la découpe soit en petites hosties, soit en un format plus grand (8 cm, 12 cm, 16 cm, 20 cm).
La mise en sachets permet à nos sœurs aînées de participer à cette activité.
Le fruit de la terre et du travail des hommes devient Pain de la Vie Eternelle.
Vous pouvez visiter le site du Carmel de Laval : http://www.carmeldelaval.fr
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