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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 22:19

gif presentacion du christ au temple

 

Lectures de la Présentation du Seigneur au Temple en PDF et DOCX

Bénédiction et procession des cierges

Voici le Seigneur Dieu qui vient avec puissance ; il vient illuminer notre regard, Alléluia.

Le prêtre, qui s’est rendu au fond de l’église, salue l’assemblée en utilisant le dialogue habituel du début de la messe. Il expose ensuite le sens de la cérémonie, dans les termes suivant ou en termes semblables :

Frères bien-aimés, Il y a quarante jours, nous célébrions dans la joie la Nativité du Seigneur. Voici maintenant arrivé le jour où Jésus fut présenté au Temple par Marie et Joseph : il se conformait ainsi à la loi du Seigneur, mais, en vérité, il venait à la rencontre du peuple des croyants. En effet, le vieillard Syméon et la prophétesse Anne étaient venus au Temple, sous l’impulsion de l’Esprit Saint ; éclairés par ce même Esprit, ils reconnurent leur Seigneur dans le petit enfant et ils l’annoncèrent à tous avec enthousiasme. Il en va de même pour nous : rassemblés par l’Esprit, nous allons nous mettre en marche vers la maison de Dieu (ou vers l’autel du Seigneur) à la rencontre du Christ ; nous le trouverons, et nous le reconnaîtrons à la fraction du pain en attendant sa venue dans la gloire.

Puis il bénit les cierges

Prions le Seigneur.

Dieu qui est la source et l'origine de toute lumière, toi qui as montré au vieillard Siméon la lumière qui éclaire les nations, nous te supplions humblement ; que ta bénédiction sanctifie ces cierges ; exauce la prière de ton peuple qui s'est ici rassemblé pour les recevoir et les porter à la louange de ton Nom ; qu'en avançant au droit chemin, nous parvenions à la lumière qui ne s'éteint jamais. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

R/ : Amen.

Avançons maintenant dans la paix, à la rencontre du Seigneur.

Pendant la procession, on chante le cantique de Syméon ou un autre chant.

Cantique de Syméon

R/ : Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.

Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole.

Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen.

Antienne d’ouverture

Nous rappelons ton amour, Seigneur, au milieu de ton temple ; sur toute la terre, ceux qui t’ont rencontré proclament ta louange ; tu es toute justice.

On entonne immédiatement le Gloire à Dieu.

Prière

Dieu éternel et tout-puissant, nous t’adressons, nous t’adressons cette humble prière : puisque ton Fils unique, ayant revêtu notre chair, fut en ce jour présenté dans le Temple, fais que nous puissions aussi, avec une âme purifiée, nous présenter devant toi. Par Jésus Christ.

Lecture du livre du prophète Malachie 3, 1-4

le prophète Malachie attendait que le Seigneur vienne lui-même purifier son Temple et son peuple. Lors de sa présentation, Jésus nouveau-né accomplit cette espérance.

Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Voici que j'envoie mon Messager pour qu'il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l'alliance que vous désirez, le voici qui vient, dit le Seigneur de l'univers. Qui pourra soutenir le jour de venue ? Qui pourra rester debout lorsqu'il se montrera ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs. Il s'installera pour fondre et purifier. Il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l'or et l'argent : ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l'offrande en toute justice. Alors, l'offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d'autrefois ». - Parole du Seigneur.

Psaume 23

R/ Qu'il vienne, le Seigneur : c'est lui, le roi de gloire !

  • Portes, levez vos frontons, élevez-vous, portes éternelles : qu'il entre, le roi de gloire ! R/
  • Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur, le fort, le vaillant, le Seigneur, le vaillant des combats. R/
  • Portes, levez vos frontons, levez-les, portes éternelles : qu'il entre, le roi de gloire ! R/
  • Qui donc est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur, Dieu de l'univers ; c'est lui, le roi de gloire. R/

Lecture de la lettre aux Hébreux 2, 14-18

Pour être l'intermédiaire valable entre les hommes et son Père, Jésus a voulu partager notre condition humaine.

Puisque les hommes ont tous une nature de chair et de sang, Jésus a voulu partager cette condition humaine : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l'impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le démon ; il a rendu libres ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d'esclaves. Car ceux qu'il vient aider, ce ne sont pas les anges, ce sont les fils d'Abraham. Il lui fallait donc devenir en tout semblable à ses frères, pour être, dans leurs relations avec Dieu, un grand prêtre miséricordieux et fidèle, capable d'enlever les péchés du peuple. Ayant souffert jusqu'au bout l'épreuve de sa passion, il peut porter secours à ceux qui subissent l'épreuve. - Parole du Seigneur.

Alléluia. Alléluia. Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc 2, 22-40

L'Enfant Jésus que ses parents présentent au Temple est déjà acclamé comme la lumière du monde. Mais que de ténèbres n'a-t-il pas à dissiper dans nos cœurs !

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l'amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : « Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur ». Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : « un couple de tourterelles ou deux petites colombes ». Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l'Esprit Saint l'annonce qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l'action de l'Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernaient, Syméon reçut l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : «Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut, que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël».

[Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie, sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction - et toi, ton âme sera traversée d'un glaive - ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d'un grand nombre ». Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Elle était trés avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.

L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,  rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui]- Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie

Ce jour-là Marie et Joseph portant l’Enfant Jésus entrèrent dans le Temple de Jérusalem les cérémonies prescrites par la Loi de Moïse.

Le prêtre de service fit à Dieu l’offrande de Jésus, puis le rendit à sa mère qui l’avait racheté ; comme on disait, en donnant 2 colombes destinées à être sacrifiées.

Pour les jeunes mamans d’Israël cette cérémonie n’avait rien de dramatique : elles s’en retournaient joyeuses, serrant leur petit dans leurs bras et en faisant sur lui de beaux rêves d’avenir.

Mais pour Marie, il ne s’agissait pas d’une simple formalité rituelle, d’une cérémonie symbolique et inoffensive : l’offrande avait été prise au sérieux. Elle en reçut d’ailleurs l’avertissement très clair : car sous les colonnades du Temple un vieillard appelé Syméon s’approcha et devinant en cet enfant le Rédempteur du monde, laissa chanter son allégresse et d’un regard clairvoyant, (un regard prophétique) annonça à Marie qu’elle aurait beaucoup à souffrir à cause de son Fils, « qu’un glaive lui traverserait le cœur ».

Jésus qui dès le premier instant de sa vie est la victime destinée au salut du monde est donc en ce jour de sa Présentation reconnu et consacré officiellement comme victime, engagé à la souffrance et à la mort. Marie peut bien l’entourer de ses bras : il ne lui est rendu que provisoirement en attendant la suite, cette suite qui devait être, 33 ans plus tard, le sacrifice du Calvaire.

Désormais Jésus ne lui appartient plus. La cérémonie qu’elle vient d’accomplir est l’offertoire de la Messe sanglante célébrée sur la croix le Vendredi-Saint. Le sacrifice qui sauve le monde est déjà inauguré, présent désormais dans la vie de Marie comme dans celle de Jésus. Déjà le glaive de douleur prédit par Syméon est enfoncé dans son cœur ; cette prophétie c’est une Parole de Dieu qu’elle reçoit et qu’elle portera et gardera en Elle comme une blessure intime, source perpétuelle d’inquiétude et d’angoisse car il lui faudra vivre tous les jours avec cette menace d’une séparation violente, extrêmement crucifiante d’avec ce Jésus, son Fils, qui est tout pour Elle.

Pensons qu’en cet instant de sa Présentation à Dieu par Marie, Jésus qui est le Fils de Dieu devenu homme et dont l’âme humaine est inondée de la lumière divine s’est donné dans une offrande totale et lucide comme cela nous est révélé dans un passage de la Lettre aux Hébreux : « holocaustes et sacrifices pour le péché tu n’en as pas voulu... Mais tu m’as façonné un corps, alors j’ai dit me voici, je viens pour faire ô Dieu ta volonté ».

Oui, de loin Jésus a salué la croix sur laquelle Agneau sans tâche, Victime parfaite il lui faudra un jour s’immoler pour nous mériter le salut. Et Marie qui agit toujours sous l’inspiration du Saint-Esprit s’offre elle aussi avec Lui dans un héroïsme pleinement consenti et un abandon plénier entre les mains du Père.

Frères et sœurs, ce mystère de l’offrande exprime authentiquement ce que doit être toute vie chrétienne, ce que doit être toute la vie chrétienne. Au premier abord il semble qu’il n’y ait pas de commune mesure entre le courage exceptionnel réclamé à Jésus et à Marie et le peu qui nous est demandé. Il reste que la vie chrétienne est bien une donation de nous-mêmes à Dieu, une donation qui doit être plénière et qui doit s’étendre à toute notre existence.

Le 1er commandement « tu aimeras le Seigneur... » est très exigeant : il réquisitionne toutes nos puissances d’aimer, il réquisitionne toute la vie...

Rappelons-nous que pour nous aussi il y a eu un mystère d’offrande matinale : lorsque nous avons reçu la grâce si précieuse du baptême. A ce moment-là par la voix de nos parents, parrain et marraine c’est bien pour tout l’avenir que nous nous sommes engagés.

Plusieurs fois au cours de notre jeunesse ou de notre vie adulte nous avons ratifié personnellement cette consécration baptismale : nous avons accepté dans un bel élan de confiance les luttes et les sacrifices inclus dans cette promesse ; il s’agit maintenant de rendre effective, dans la suite des jours cette donation globale de nous-mêmes...

Et il y a un moyen très simple, (une pratique) qui peut nous y aider c’est de renouveler chaque matin cette offrande de toute notre vie, en la faisant passer par les mains de Marie...

Et lorsque nous la renouvelons, pensons à offrir non seulement le passé et le présent, mais aussi tout le temps qui nous reste à vivre : cet avenir qui devant nous demeure encore voilé d’inconnu et d’incertitude... Et n’oublions pas d’offrir notre mort elle-même.

Nous le savons bien, frères et sœurs, que dans la vie chrétienne l’important c’est de repartir chaque matin dans un nouvel élan de générosité en demandant humblement la grâce de la fidélité afin de tenir bon jusqu’au soir... « Rien que pour aujourd’hui, disait sainte Thérèse de Lisieux ».

Stimulés et puissamment aidés par Marie qui est l’éducatrice de notre vie chrétienne, faisons donc en sorte que toutes nos pensées, toutes nos activités, toutes nos épreuves transformées par l’amour deviennent des offrandes spirituelles qui prendront toute leur valeur dans l’Eucharistie où par le Christ qui les fera siennes elles rendront à Dieu tout honneur et toute gloire.

Amen.

Prière universelle :

Que l'Esprit Saint qui habitait Syméon et Anne inspire aussi notre prière.

R/ : Seigneur, entends la prière qui monte de nos cœurs

  • Avec tous ceux qui cherchent un sens à leur vie, avec tous ceux qui marchent dans les ténèbres de l'épreuve et du doute, Seigneur, nous te prions. R/
  • Pour tous ceux qui ont du mal à sortir d'une religion formaliste : afin qu'ils découvrent comment plaire à Dieu dans toute leur vie, Seigneur, nous te prions. R/
  • Pour les parents qui présentent leur enfant à l'Église et demandent pour lui le baptême : afin que leur démarche soit une démarche de foi, Seigneur, nous te prions. R/
  • Pour qu'à l'exemple de Syméon et Anne, nous ayons souci de faire connaître autour de nous Jésus, le Sauveur du monde, Seigneur, nous te prions. R/

Prière : Ouvre nos yeux à ta lumière, Seigneur notre Dieu. Accorde-nous d'aller à ta rencontre avec foi et amour et fais de nous les témoins de ta Bonne Nouvelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Source : http://www.dominicains.be

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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 18:10

Année B

Nous avons fait mémoire en cours des dernières semaines que nous venons de vivre, de la venue en ce monde du Fils de Dieu, le Fils Bien-Aimé du Père qui s’est fait homme pour nous sauver : nous avons fêté son incomparable naissance la nuit de Noël à Bethléem, son Epiphanie c’est-à-dire sa manifestation à des païens représentés par les mages, et dimanche dernier son Baptême qu’il a reçu des mains de Jean-Baptiste son Précurseur, à l’âge de 30 ans dans les eaux du Jourdain.

Je voudrais évoquer aujourd’hui les 30 années qu’il a vécues à Nazareth au foyer de Marie et de Joseph, longue période que l’on a désignée sous le nom de vie cachée, durant laquelle Jésus à caché à tous ceux qui l’entouraient ou qu’il côtoyait sa véritable identité de Fils de Dieu, ne faisant rien qui puisse attirer l’attention sur Lui, ne laissant rien soupçonner de sa future mission.

Regardons durant quelques instants avec les yeux intérieurs de notre foi ce que fut sa vie d’enfant, d’adolescent et de jeune homme, si ordinaire en apparence, mais si extraordinaire aux yeux de Dieu... Nous y puiserons de précieuses leçons pour la conduite de notre vie qui peut nous paraître banale, sans intérêt, inutile et sans but... Jésus nous rappelle tout d’abord l’importance, la valeur inestimable du silence : ce silence pour lequel le monde d’aujourd’hui n’a pas beaucoup d’estime. Jésus avait besoin de ce silence (silence extérieur et silence intérieur) pour pouvoir se recueillir et prier. Car Jésus priait sans cesse... On peut dire que la prière était la respiration de son âme : c’était d’abord une prière personnelle, quelques soient les circonstances, quelles que soient ses occupations (par exemple en jouant avec ses camarades quand il était enfant, ou en apprenant auprès de saint Joseph son métier de charpentier) Jésus demeurait tourné vers son Père des Cieux, uni intimement à Lui. C’était aussi une prière communautaire car chez les juifs en famille ou avec d’autres on s’adressait à Dieu plusieurs fois par jours, dès le matin en se levant, avant et après les repas, avant de se coucher, quand le soleil se levait, quand la pluie se mettait à tomber etc... C’est également uni à ses parents et aux autres familles du village que Jésus célébrait chaque samedi le sabbat, journée consacrée à Dieu. On se retrouvait à la synagogue du village pour y écouter la Parole de Dieu et pour y chanter avec les Psaumes les louanges du Seigneur.

Demandons souvent à Dieu Notre Père la Grâce de savoir imiter Jésus en priant très souvent au cours de nos journées, soit en récitant le chapelet comme Marie nous l’a tant recommandé, soit en lisant et méditant la Parole de Dieu, soit encore en multipliant des invocations, il y a tant de façons de s’adresser à Dieu.

Beaucoup pensent que la prière est une activité inutile comme la rêverie ; mais dans son enseignement Jésus nous dit le contraire : la prière c’est ce qu’il y a de plus utile à nous-mêmes et à tous ceux pour qui nous prions qu’ils soient vivants ou défunts... Seulement, la plupart du temps il ne nous est pas donné de percevoir cette efficacité... Pour imiter Jésus, faisons en sorte que notre prière soit de plus en plus fréquente, ardente et persévérante et qu’elle soit par-dessus tout remplie de confiance. Il y a un autre enseignement que Jésus nous donne aussi par sa vie caché à Nazareth : c’est l’amour fraternel envers nos proches.

Pour Jésus à Nazareth les proches c’étaient ses parents Marie et Joseph. A nous d’imaginer avec quelle tendresse il les entourait et avec quel empressement il leur rendait toutes sortes de services... Mais il y avait aussi à Nazareth ses cousins (dont l’Evangile nous parle à plusieurs reprises), ses voisins, ses amis ainsi que les clients qu’il rencontrait dans l’exercice de sa profession de charpentier.

Si nous voulons avoir une idée des relations qu’il entretenait avec eux, il nous suffit de voir à travers les récits de l’Evangile comment il se comportait vis-à-vis de tous ceux qui venaient vers Lui et vers qui il allait : en particulier les pauvres, les malades, les pécheurs, ceux que l’on méprise et qu’on laisse de côté.

Que ce soit durant les années de la vie cachée ou les 3 ans de la vie publique : c’était toujours le même accueil, la même attention, la même beauté, la même miséricorde, bref, le même amour sans limites qui sans cesse donnait se donner et pardonnait. Demandons souvent à Jésus la grâce de mettre en pratique vis-à-vis de nos proches et de tous ceux que nous côtoyons les qualités de cet amour fraternel que saint Paul énumère dans sa 1ère Lettre aux Corinthiens « l’amour prend patience, il rend service, il ne jalouse pas, ne se gonfle pas d’orgueil, ne cherche pas son intérêt, ne s’emporte pas, ne garde pas rancune » (et par conséquent accorde toujours son pardon). N’oublions pas que c’est par tous ces petits actes d’amour envers nos frères que nous prouvons à Dieu notre amour et pensons qu’au soir de notre vie c’est sur cet amour que nous serons jugés.

Chers frères et sœurs, plus nous contemplerons la vie de Jésus à Nazareth si ordinaire en apparence, mais si extraordinaire par sa qualité spirituelle et plus nous comprendrons que ce qui fait la valeur de notre vie aux yeux de Dieu ce n’est pas le paraître mais l’être, c’est l’amour qui habite notre âme, un amour qui inspire et imprègne toutes nos actions, même les plus insignifiantes... Rien n’est petit de ce qui est fait par amour...

Puisse la lumière qui émerge des longues années que Jésus a vécues à Nazareth... (Et qu’avec Lui, Marie et Joseph ont vécues) nous aider à traverser la grisaille et la monotonie des jours dans la sérénité, l’espérance et même cette joie surnaturelle qui faisait dire à saint Paul : « J’exulte de joie au milieu des tribulations ».

Amen.

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 21:31

Lecture du Livre d'Isaïe 60, 1-6

Le rayonnement de l’Église, comme celui de Jérusalem autrefois, ne tient pas à elle-même, mais à la présence lumineuse du Seigneur.

Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations. En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur. – Parole du Seigneur.

Commentaire : En de somptueuses images orientales, l’auteur décrit Jérusalem comme la plaque tournante du monde. Là se donnent rendez-vous les caravanes venues d’Orient et d’Occident, dont le trafic enrichira la capitale. Pourtant, la Jérusalem évoquée ici n’est plus le carrefour commercial d’autrefois, et sa splendeur passée est bien oubliée. Son déclin oblige à considérer de plus près quelle est sa vraie richesse : son Dieu qui rayonne sur le monde, et qui fait d’elle l’espérance des peuples.

À quelles lumières qui brillent dans notre monde et dans l’Église sommes-nous le plus sensibles ?

Psaume 71

R/ : Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi.

  • Dieu, donne au roi tes pouvoirs, à ce fils de roi ta justice. Qu’il gouverne ton peuple avec justice, qu’il fasse droit aux malheureux ! R/
  • En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des lunes ! Qu’il domine de la mer à la mer, et du Fleuve jusqu’au bout de la terre ! R/
  • Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents. Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande. Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront. R/
  • Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie. R/

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3, 2-3a 5-6

Le mystère du Christ se dévoile pleinement lorsqu’il introduit tous les peuples dans son corps qui est l’Église.

Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m’a fait connaître le mystère. Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit. Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Ni suspense policier, ni énigme à déchiffrer, le mystère dont nous parle Paul, c’est ce que Dieu a dévoilé et accompli en Jésus Christ. Par l’attention portée à tous les hommes, par la délicatesse et la vérité de son amitié pour eux, par sa volonté de les sauver tous, jusqu’au prix de sa mort, Jésus nous a révélé que Dieu ne nous aime pas pour ce que nous voulons, mais pour nous faire valoir. Par son refus de toute barrière, sa lutte contre tous les préjugés culturels, raciaux ou religieux, Jésus a réconcilié en lui toute l’humanité pour en faire son corps, celui du Christ aux multiples visages humains. Tout homme est désormais un membre de ce Christ que je veux aimer.

Homme, mon frère, que j’ai croisé dans la rue, qui travailles avec moi ou qui habites près de moi, ai-je su voir ton vrai visage ? Ai-je su fraterniser avec toi, combattre à tes côtés, aimer et espérer avec toi ? Homme, mon frère, toi le vivant mystère où Dieu se révèle à moi !

Alléluia. Alléluia. Nous avons vu son étoile à l’Orient, et nous sommes venus adorer le Seigneur. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 2, 1-12

La marche laborieuse des mages à la lumière de l’étoile évoque celle de la foi à la recherche du Christ. Mais quelle joie lorsqu’il se montre à nous !

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui ». En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël ». Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui ». Après avoir entendu le roi, ils partirent.

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Des astrologues babyloniens ou perses au courant de l’attente d’un Sauveur par les Juifs croient découvrir le signe de sa naissance dans un astre qu’ils ont observé. Ces païens n’hésitent pas à se mettre en route. Mais le peuple juif, pourtant prévenu par la Bible, adopte à travers ses chefs, une attitude d’hostilité ou d’indifférence envers son Sauveur. Il y a là, d’après Matthieu, un raccourci saisissant de la vie du Christ : rejeté par les dirigeants de sa nation, il sera mis à mort comme roi des Juifs. C’est alors que son message débordera les frontières de Palestine pour la plus grande joie des païens.

Quels sont les signes que tu m’as faits ces jours-ci, Seigneur, pour que, comme les mages, j’en éprouve une très grande joie ?

Homélie

Ces Mages dont saint Matthieu vient de nous conter l’étonnante aventure, ne sont rien d’autre que des hommes de bonne volonté qui n’ont pas hésité à se mettre en route, qui ont vu et qui ont cru.

Essayons, si vous le voulez bien, de suivre leur cheminement vers Jésus... Nous y trouverons de précieux enseignements pour la conduite de notre vie chrétienne.

Les Mages (saint Matthieu prend soin de le préciser) ne sont pas des Juifs : ils viennent d’Orient. Ils ne peuvent donc pas se référer à l’histoire que le peuple élu a vécue avec Dieu ; ils n’ont pas bénéficié de la révélation qui lui a été faite. Mais dans leur bonne volonté on trouve tout d’abord une première qualité qui est l’attention. Ces Mages sont des savants qui s’adonnent à l’étude des astres. Ils sont donc attentifs par profession, capables de s’abstraire des réalités terrestres (si accaparantes pour d’autres), afin de se vouer aux œuvres désintéressés de l’esprit. Ils n’auraient pas distingué cette étoile nouvelle, sans cette grande et consciencieuse attention qui est la leur. Ils n’ont, d’ailleurs, pas plus bouché leurs oreilles que leurs yeux. Car il a bien fallu qu’ils entendent parler d’un Roi pas comme les autres, qui devait naître un jour au pays des Juifs et qui aurait une étoile. L’ont-ils appris par une tradition ancienne ou par une révélation privée ? Peu importe, ils le savent et lorsque l’évènement survient ils ne sont pas pris de court.

Ainsi de nous, frères et sœurs, nous devons scruter le ciel pour y découvrir l’étoile qui mène à Jésus. La première qualité d’un homme de bonne volonté est dans une très grande attention à la vérité. Attention à tout ce qui dans le monde est capable de nous parler de Dieu. Et tout d’abord la nature qui dit tant de choses à ceux qui savent la regarder avec des yeux d’enfants, ensuite les évènements du monde, ou de notre vie, qui sont à leur manière porteurs de messages divins, et enfin notre conscience qui est habitée par une inquiétude et une attente que rien d’humain ne saurait vraiment combler. Et Dieu, bien sûr, peut encore nous attirer par quantité d’autres signes à notre mesure. Ces signes nous saurons les discerner si nous sommes très attentifs : c’est-à-dire à la fois ouverts et recueillis.

Les Mages sont aussi des hommes disponibles, capables de se déranger. C’est ce qui ressort de leur détermination à se laisser conduire là où veut les entrainer l’étoile découverte. La manière de Dieu n’a pas changé depuis Abraham dont toute l’histoire avait commencé par cet appel : « Va-t-en, quitte ton pays, la maison de ton père. Va dans le pays que je te montrerai ». Pour jouer le jeu de Dieu, il faut toujours accepter une aventure. Car Dieu, voyez-vous, n’aime pas les gens installés : installés dans leur richesse, dans leur personnage, voire leur vertu. Sans cesse Dieu dérange ou déroute ceux qu’il aime. Pourquoi ? Parce que le Royaume des Cieux n’appartiendra qu’à des cœurs pauvres. Aussi bien est-ce un test de pauvreté qui est demandé aux Mages. Vont-ils préférer l’installation et la routine où bien les risques de l’aventure ?

Et nous frères et sœurs, ne serions-nous pas de ceux qui ont découvert l’étoile, mais n’osent pas la suivre ! Trop souvent, nous avons peur d’être conduits dans un pays inconnu dont on ne sait pas ce qu’il exigera de nous. Vivre selon sa foi, être chrétien, c’est toujours accepter une aventure, mais c’est la plus merveilleuse de toutes, car elle conduit toujours (si on la mène complètement) jusqu’à ce Dieu d’amour qui a voulu à Noël s’humaniser afin de nous diviniser.

Donc, des hommes attentifs, ces Mages et capables de se déranger, mais aussi des humbles qui acceptent de consulter d’autres sources que les leurs pour déterminer par où doit passer leur route. L’étoile aurait pu les mener directement à Bethléem. En fait, les Mages, qui ont vu dans leur pays l’étoile du Roi des Juifs, se dirigent d’abord tout naturellement vers Jérusalem qui est la capitale des Juifs. Or, à Jérusalem, l’étoile n’est pas au rendez-vous. Ils ressemblent alors un peu à des gens qui ont perdu leur chemin et ils demandent « où est le Roi des Juifs qui vient de naître ? » Les théologiens consultés par Hérode concluent que c’est à Bethléem que doit naître le Messie. Le renseignement est donné aux Mages qui, en reprenant la route de Bethléem retrouvent dans la joie leur étoile. Mais notons-le bien, les théologiens juifs, pas plus qu’Hérode, ne se sont dérangés.

Frères et sœurs, pour les hommes de bonne volonté que nous sommes, sachons aussi qu’il ne suffit pas de se fier à son étoile ou de faire confiance à la sûreté de son jugement : il faut passer par la Révélation objective. Il ne suffit pas d’avoir bonne volonté, il faut accueillir la Parole de Dieu. Il faut passer par Jérusalem, c’est-à-dire par l’Eglise. Il est vrai, hélas, qu’à Jérusalem, dans l’Eglise (et nous sommes l’Eglise) on peut rencontrer des hommes qui devraient être les premiers à se déranger et qui ne bougent pas. Nous avons ici, nous chrétiens, à faire un examen de conscience : ne ressemblons-nous pas trop souvent à des sentinelles endormies. Il ne suffit pas, en effet, d’être bien pensant pour être vraiment chrétien. Il ne suffit pas de posséder la vérité et même de la transmettre pour qu’elle nous sauve. Il faut en vivre. Ils seront jugés plus sévèrement, au jour du Jugement, ceux qui avaient reçu la vérité vivante, mais qui l’ont laissé devenir entre leurs mains comme un fruit mort.

Notons enfin qu’à Bethléem les Mages ne vont trouver qu’une humble maison, habitée par un ménage de pauvres gens : Marie et Joseph, qui veillent Jésus leur petit enfant. Ils cherchent le Roi des Juifs et ils ne trouvent qu’un enfant pauvre. Et pourtant sans hésiter, dès qu’ils sont arrivés, ils se prosternent devant Lui et ils l’adorent.

Ici, nous l’aurons tous compris, frères et sœurs, c’est une dimension nouvelle qui intervient : celle qui donne au regard cette pénétration privilégiée qui permet de voir l’invisible dans le visible. La foi n’est rien d’autre que cela. L’attention, la disponibilité, l’humilité ce ne sont que des attitudes « des qualités » qui préparent l’âme, sans pour autant la déterminer à croire. Mais pour voir dans cet enfant pauvre, le Messie, le Roi d’un Royaume spirituel, il faut quelque chose de plus : cette lumière de la foi qui ne vient que de Dieu. A partir de ce moment-là tout change de registre. Les hommes de bonne volonté deviennent des croyants. Pour les Mages, l’étoile peut maintenant disparaître, elle brûle au fond de leur cœur.

Chers frères et sœurs, Jésus attend toujours que viennent à Lui les hommes de bonne volonté, tous les hommes de bonne volonté. Le rendez-vous de Bethléem est pour tous. Tous sont convoqués. Mais avons-nous assez conscience, que l’étoile par laquelle le Seigneur veut leur faire signe n’est autre que nous...

Faisons donc en sorte que le rayonnement de notre vie chrétienne soit assez intense pour attirer leur attention et les convaincre de s’engager, à leur tour sur la route qui conduit, par la foi et l’amour, à la rencontre de Jésus, l’Unique Sauveur.

Prière universelle

Ce dimanche, l’Église célèbre l’Épiphanie avec la visite des Mages à la Crèche de Bethléem. Avec eux, nous confions à Dieu, en ce Petit Enfant, tout ce qui est le meilleur de notre monde ainsi que les obstacles qui empêchent notre marche vers sa lumière :

R/ : Pour les hommes et pour les femmes, pour les enfants de la terre, ton Église qui t'acclame, vient te confier sa prière

Les nations marcheront vers ta lumière

  • Prions pour l’Église qui a la mission d’apporter la lumière du salut au monde : que chaque baptisé – selon sa grâce – pasteur, religieux ou laïc soit rempli de la lumière de la foi et de l’amour ! Qu’ils deviennent des astres, grands ou petits, pour indiquer le juste chemin de la vie aux autres ! R/

Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi

  • Prions pour les scientifiques ainsi que pour les chercheurs de sens dans le monde entier : que les connaissances pointues, les savoir-faire performants dans les domaines de la recherche n’entravent pas leur chemin vers la lumière qui émane de ce petit enfant perdu dans la nuit des temps mais toujours présent à l’aujourd’hui des hommes ! R/

En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des lunes

  • On ne peut pas penser "à ces jours-là" sans penser aux jeunes de notre monde. Prions donc pour eux en particulier ceux d’Amérique Latine, afin qu’à l’exemple de Marie ils répondent à l’appel du Seigneur pour communiquer au monde la Joie de l’Évangile ! R/

Les nations sont associées au même héritage

  • Prions spécialement pour nos frères Juifs, nos frères aînés dans la foi : que le dialogue théologique entre chrétiens et juifs continue sur de bonnes voies ! Que chaque chrétien soit toujours ouvert à ceux qui croient autrement ou qui se disent agnostiques ! R/

Des païens se prosternent devant Jésus

  • L'image des païens qui se prosternent devant Jésus nous amène à prier pour notre communauté paroissiale : qu’elle se laisse modeler par la Parole de Dieu jour après jour ! Qu’elle soit toujours une maison d’accueil pour tous, notamment pour les plus petits et pour les plus pauvres ! Qu’elle aide tout homme à adorer Dieu en toute humilité, en toute liberté ! R/

Dieu comme Petit Enfant, prend soin de nos misères ! Avec ta Mère qui t’a montré aux Rois Mages, nous te demandons de nous transformer en de petits indicateurs qui amènent toutes les personnes de bonne volonté vers toi, le Christ, le Fils unique du Dieu vivant. Avec ton Père vous régnez maintenant, sur terre comme au ciel avec le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen.

Source de la P.U. : http://www.jardinierdedieu.com

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 21:49

Lecture du livre des Nombres 6, 22-27

En ce premier jour de l’année, demandons au Seigneur de nous bénir, c’est-à-dire de se pencher vers nous pour nous apporter la paix.

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël : “Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !” Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai ». – Parole du Seigneur.

Psaume 66

R/ : Que Dieu nous prenne en grâce et qu’il nous bénisse.

  • Que son visage s'illumine pour nous, et ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations. R/ 
  • Que les nations chantent leur joie, car tu gouvernes le monde avec justice ; sur la terre, tu conduis les nations. R/ 
  • La terre a donné son fruit ; Dieu, notre Dieu, nous bénit. Que la terre tout entière l'adore ! R/ 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4, 4-7

L’Esprit nous fait prier le Père avec la même liberté que celle de Jésus lui disant : « Abba, c’est-à-dire Père bien-aimé ».

Frères, lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu. – Parole du Seigneur.

Alléluia, Alléluia. À bien des reprises, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 16-21

La nouvelle année débute avec le nom de Jésus qui lui fut donné le huitième jour après sa naissance.

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. – Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie

Huit jours après Noël, le 1er Janvier, l’Eglise fête solennellement Celle que si souvent dans nos « Je vous salue » nous appelons : « Mère de Dieu ».

Quelle est la signification profonde de ce titre prestigieux que depuis le Concile d’Éphèse, en 432, la Foi catholique décerne à Marie, la Toute Sainte ?

Titre unique qui est la clé de voûte de tout le mystère marial et qui place la Femme « bénie entre toutes les femmes » à la cime des grandeurs créées.

Disons tout de suite que ce serait une erreur monstrueuse de penser que l'affirmation : Marie est mère de Dieu puisse signifier que la Vierge est la mère de la divinité. Dieu est infiniment au-dessus du temps et de l'espace, avant toute création : son existence ne dépend de personne. Quand à Marie, elle est, tout comme nous, une créature ayant reçu de Dieu son être et sa vie, notre sœur en humanité. Ce n’est donc pas Elle qui a donné à Jésus la nature divine : cette nature Il la tient de son Père de toute éternité : vérité capitale que nous proclamons chaque dimanche à la Messe : « Je crois en Jésus-Christ le Fils Unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles... Vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père ».

Ce que Marie, par contre, a donné à Jésus, c’est son humanité. Mais ce qu’il importe ici de bien comprendre, c’est qu’en Jésus la nature humaine et la nature divine appartiennent à une seule Personne : celle du Verbe éternellement Fils de Dieu, qui est Dieu comme son Père. Dans le Christ, en effet, il n’y a aucun dédoublement de personnalité : c’est le même « je » qui déclare : « je » marche (action humaine) et « je » ressuscite (action divine).

Partant de là, on peut donc dire que Dieu a prêché, que Dieu a souffert, que Dieu est mort sur une Croix. On peut tout aussi bien dire que Dieu est né, que Dieu est né de Marie. Marie est par conséquent la Mère de Dieu, la Théotokos, comme disent les chrétiens d’orient, ce qui veut dire « engendreuse de Dieu ».

C’est sur un sommet éblouissant que nous sommes transportés, en contemplant un tel mystère. Tout au long de son histoire, l’Eglise, par la voix de ses Papes, de ses théologiens, de ses mystiques ou de ses fidèles ont félicité l’humble Marie de cette dignité suprême qui l’exalte bien au-dessus de toutes les créatures et la constitue non seulement Reine des hommes, mais aussi Reine des Anges.

Par sa maternité divine, nous dit saint Thomas d’Aquin, la grandeur de Marie touche « à l’infini ».

A ce titre, Elle approche Dieu de si près qu’Elle semble se perdre dans les abîmes de la Trinité. L’évocation d’une telle sublimité qui lie si étroitement la Vierge-Mère au Verbe Incarné et la fait entrer par là même, réellement, dans la Famille de Dieu, donne le vertige. Tout le reste, c’est-à-dire tout ce que la Foi catholique nous enseigne sur Marie ne peut vraiment bien se comprendre qu’à partir de cette réalité lumineuse qu’est sa maternité en tant que « divine », ayant pour terme Dieu fait homme pour le salut des hommes. C’est de cette source que découle en particulier le mystère de sa maternité spirituelle, de sa maternité de grâce à l’égard des âmes, promulguée solennellement par Jésus crucifié, à l’heure où précisément Elle nous enfantait à la vie divine dans sa douleur de Co-rédemptrice : « Voici ton Fils », « Voici ta Mère ».

Le Pape saint Pie X explique qu’en devenant mère du Christ, tête du Corps mystique, Marie devient radicalement la mère spirituelle de ceux qui sont ses membres. Autrement dit, nous sommes tellement solidaires du Christ (qui s’est fait l’un de nous pour qu’une même Vie divine circule entre Lui et nous) qu’il est impossible à Marie d’être la mère du Christ sans être en même temps la mère de ceux qui Lui sont unis par la Foi, qu’il lui est impossible d’être la mère du Sauveur sans être la mère des sauvés, qu’il lui est impossible d’aimer Jésus d’un amour maternel, sans étendre cet amour à tous les hommes.

Oui, Marie nous aime. Elle nous chérit, non pour ce que nous valons ou ce que nous faisons pour Elle, mais à la mesure de son Cœur qui est à la mesure du Cœur de Jésus. Et c’est parce qu’Elle nous aime si parfaitement qu’Elle se montre très exigeante à notre égard, nous apprenant à tout quitter pour « suivre l’agneau partout où il va ».

Son sublime rôle d’éducatrice spirituelle consiste, en effet, à nous élever jusqu’à Dieu, en nous accompagnant à travers les étapes de notre vie spirituelle en nous communiquant toutes les grâces actuelles par lesquelles se préserve, se répare et s’accroît la Vie surnaturelle reçue au Baptême.

A nous de nous maintenir sous sa bienfaisante influence.

A nous de la laisser faire (par un abandon de tous les instants entre ses mains expertes) jusqu’à ce que soit achevée notre configuration à « l’image du Fils » (Rom. VIII 29), Lui qui, à Noël, a épousé notre humanité pour nous rendre participants de sa divinité.

Père Pierre Cousty

Nous débutons l'année nouvelle en célébrant la fête de Marie, Mère de Dieu, Theotokos.

La Sainte Vierge offre au monde le Messie qui est la bénédiction de Dieu pour chaque homme et pour le monde entier. C'est sur cette bénédiction que se fondent les vœux que nous échangeons aujourd’hui : des vœux de bien, parce qu'en Christ Dieu nous a comblé de tous les biens ; des vœux de paix, car "c'est lui qui est notre paix".

C'est dans ce contexte liturgique que s'inscrit aujourd'hui la Journée mondiale de la Paix qui a pour thème cette année un « engagement commun pour vaincre l’esclavage ».

"Le mal passe par la liberté humaine" et il est vaincu lorsque celle-ci, sous l'influence de la grâce s'oriente fermement vers le bien, c'est-à-dire, en définitive, vers Dieu. Que Marie, Reine de la paix, nous aide tous à édifier ensemble ce bien fondamental de la coexistence humaine. Ce n'est que de cette façon que le monde pourra progresser sur la voie de la justice et de la solidarité fraternelle.

Bonne année ! Jean-Paul II – 2005.

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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 08:30

Lecture de la première lettre de saint Jean 1, 5 – 2, 2

« Le sang de Jésus nous purifie de tout péché »

Bien-aimés, tel est le message que nous avons entendu de Jésus Christ et que nous vous annonçons : Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres.

Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.

Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous.

Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice.

Si nous disons que nous sommes sans péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n’est pas en nous.

Mes petits-enfants, je vous écris cela pour que vous évitiez le péché. Mais si l’un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père ; Jésus Christ, le Juste. C’est lui qui, par son sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, non seulement les nôtres, mais encore ceux du monde entier. – Parole du Seigneur.

Psaume 123

R/ : Comme un oiseau, nous avons échappé au filet du chasseur.

  • Sans le Seigneur qui était pour nous quand des hommes nous assaillirent, alors ils nous avalaient tout vivants, dans le feu de leur colère. R/
  • Alors le flot passait sur nous, le torrent nous submergeait ; alors nous étions submergés par les flots en furie. R/
  • Béni soit le Seigneur ! Le filet s’est rompu : nous avons échappé. Notre secours est le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. R/

Alléluia, Alléluia. À toi, Dieu, notre louange ! Toi, le Seigneur, nous t’acclamons toi, dont témoignent les martyrs. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 2, 13-18

Hérode envoya tuer tous les enfants de Bethléem

Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr ». Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète ; d’Égypte, j’ai appelé mon fils. Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus. – Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie

Nous célébrons aujourd’hui les Saints Innocents. Cette fête n’est pas si facile à saisir. Comment, dans la lumière de Noël, alors que nous sommes émerveillés par la beauté de Dieu qui se fait enfant, peut surgir une telle violence ? Cet enfant dans la crèche est, par la méchanceté des hommes, la cause du massacre d’enfants innocents. Quelle douleur pour Jésus lui-même, mais aussi pour Marie et Joseph.

Quelques réflexions à la lumière de cette fête.

Il s’agit d’abord d’un conflit, si je puis m’exprimer ainsi, entre le roi Hérode et Jésus, le nouveau roi qui vient de naître. Hérode a peur de perdre son pouvoir. Il ne peut voir en cet enfant qu’un concurrent.

Car Jésus est roi. Mais, il ne s’agit pas du même type de royauté. Cela nous renvoie à la question que Pilate posera plus tard à Jésus. « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui répondit : « Mon royaume n’est pas de ce monde ». Pilate lui dit : « Donc tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi qui dit que je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix ». (Jn 18, 33-37)

Oui, Jésus est roi, mais il ne s’agit pas de la même manière de régner. Son trône est ici une mangeoire, car déjà, il est celui qui se donnera en nourriture pour que nous ayons la vie éternelle. Plus tard, son trône sera la croix. Son sceptre royal est un roseau. Son vêtement de gloire, un manteau de pourpre dont on l’aura revêtu pour se moquer de lui. Sa couronne, une couronne d’épine.

La grandeur de Dieu est de s’être fait petit. La puissance de Dieu est de s’être fait fragile et vulnérable. Dieu s’est fait petit, et pour le rencontrer, il nous faut nous-mêmes nous faire petit. Descendre de nos trônes élevés et apprendre à être des enfants. Ce que refuse de faire Hérode. Il a peur de perdre sa gloire et son pouvoir.

Nous-mêmes, nous ne sommes sans doute pas comparables à Hérode. Mais, nous pouvons avoir des fonctions, des services où nous exerçons un certain pouvoir, où nous bénéficions d’un certain prestige. Nous pouvons être tentés de nous attacher à tout cela. Nous avons peur de perdre quelque chose. Sommes-nous disposés à nous laisser dépouiller, à nous mettre à l’école de l’humilité de Dieu ? Que l’humilité de Dieu nous guérisse de nos prétentions.

Nous avons à participer à la royauté du Christ, à participer à la transformation du monde. Mais de quelle manière ? Nous pouvons penser : « vous allez voir ce que vous allez voir. On va réussir là où d’autres sont incapables de réussir ». En réalité, il n’y a pas d’autre manière de réussir que celle du Christ.

Pour illustrer mon propos. J’ai passé quelques semaines à Rome pour participer au Synode. J’ai été bouleversé par la sobriété, l’humilité, la fragilité même qui émanent du St Père. Je me suis dit qu’il a raison. Le seul chemin est celui de la crèche, celui de la croix. « Ce qu’il y a de fou dans le monde, Dieu l’a choisi pour confondre les sages. Ce qu’il y a de faible dans le monde, Dieu l’a choisi pour confondre les forts ». (1 Cor 1, 27)

Il ne reste plus rien du royaume d’Hérode. Il a voulu mettre à mort celui qui est la vie, et la vie a vaincu la mort.

Ces enfants sont des martyrs. Ils meurent pour le Christ et ne le savent même pas. Ils ne parlent pas encore, et déjà ils confessent le Christ. Leurs corps sont encore incapables d’engager le combat et déjà ils remportent les palmes de la victoire. Le don total d’eux-mêmes n’est pas le fruit de leur mérite, ni de leurs efforts.

Il en va de la même manière pour nous. Le don total de nous-mêmes est un don de la grâce de Dieu. Nous voulons tous suivre Jésus radicalement (enfin, je le suppose), puisque nous sommes là.

Cela est très bien, mais cela est très marqué par nous-mêmes. Nous pensons que nous avons à nous donner, et que petit à petit nous allons y arriver. En réalité, nous nous apercevons un jour que nous n’avons pas donné grand-chose et que nous n’y arrivons pas vraiment. Avec la tentation de nous décourager ou de laisser filer les choses.

En réalité, il s’agit de laisser Dieu faire. Ou plus exactement, de nous laisser saisir par lui.

En voyant les martyrs, il y a ceux et celles qui pensent : « je vais faire comme eux, je vais tout donner. D’ailleurs, j’y suis presque ». Ces personnes se trompent. Ils en sont incapables. Il y a ceux et celles qui pensent : » C’est très beau, mais j’ai peur. J’en suis incapable. Je n’y arriverai jamais, et donc ce n’est même pas la peine de commencer ». Là encore, ils se trompent. (Qui vous a demandé de réussir ?) Il s’agit d’être disponible au don de Dieu.

Nous sommes tous invités à participer à la passion du Christ selon des modalités que Dieu seul connaît. On ne choisit pas son martyr. On le reçoit comme une grâce. Communier à la passion du Christ. Il s’agit d’aimer comme lui, de nous laisser entraîner et saisir par son amour.

Monseigneur Yves Le Saux

Abbaye Sainte-Cécile de Solesmes

Fête des saints Innocents, 28 décembre 2012

Médiatation

Le mauvais, représenté ici par Hérode, est prêt à tuer beaucoup d’innocents pour éliminer le Sauveur. Le malin fera tout pour empêcher la réalisation du plan de Salut. Complètement à l’opposé, Jésus donnera sa vie pour sauver la multitude. C’est ce même combat qui dure depuis la création du monde… Heureusement, il y a toujours des gens attentifs qui sont à l’écoute du Seigneur. Et comme Joseph, nous devons à être à l'écoute de la Volonté de Dieu sur nous pour faire avancer le Royaume. Peut-être nous inspire-t-il de quitter un endroit, un emploi, un groupe de personnes qui menace le plan d'amour de Dieu sur nous. Nous devons demander le discernement pour voir les intentions du malin et prendre les actions nécessaires pour les déjouer. Ce ne sont pas des choix faciles, mais il faut faire confiance à la grande Sagesse de Dieu et avancer dans la foi. Je pense que ce temps de Noël nous permet de faire le point et de laisser naître, ou renaître, la vie du Christ en nous. Ne laissons pas le malin tuer cet enfant sauveur en nous !

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25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 21:34

Année A

Lecture du livre de Ben Sirac le Sage 3, 2-6.12-14

L'amour filial envers nos parents nous dispose à aimer Dieu comme ses enfants.

Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants, il renforce l’autorité de la mère sur ses fils. Celui qui honore son père obtient le pardon de ses péchés, celui qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor. Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants, au jour de sa prière il sera exaucé. Celui qui glorifie son père verra de longs jours, celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère.

Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse, ne le chagrine pas pendant sa vie. Même si son esprit l’abandonne, sois indulgent, ne le méprise pas, toi qui es en pleine force. Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée, et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Toute une part de la Bible est un recueil de proverbes et de dictons nés de l’expérience et du bon sens. Ils sont rassemblés dans les livres de la Sagesse : le sentiment populaire est ainsi mis au service de la révélation de Dieu.

Très tôt, les hommes ont compris que l’amour filial consistait à reconnaître, c’est-à-dire à connaître après coup, ce que notre personnalité doit à ceux qui nous ont aimés les premiers, bien avant notre venue au monde. Par leur tendresse, nous avons goûté le bonheur d’être aimés nous avons appris à aimer à notre tour : leur foi et leur générosité sont à la racine de notre rencontre avec Dieu.

Quelle place notre société fait-elle aux personnes âgées ? Quel genre de place leur réservons-nous dans notre famille ?

Psaume 127

R/ : Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies !

  • Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! À toi, le bonheur ! R/
  • Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d'olivier. R/
  • Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur. De Sion, que le Seigneur te bénisse ! Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie. R/

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3, 12-21

Reconnaître de quel amour Dieu nous a aimés c’est vouloir, à notre tour, aimer comme lui, aussi bien en famille que dans nos autres communautés sociales et ecclésiales.

Frères, puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même. Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce. Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance. Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ; dans le Seigneur, c’est ce qui convient. Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle. Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ; cela est beau dans le Seigneur. Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Pour nous parler de la vie de famille, Paul pense d’abord à la famille des chrétiens. Ce qui vaut pour l’Église de Dieu vaut pour la famille qui en est une petite cellule : vivre en bonne intelligence, s’accepter différents, ne pas chercher à dominer l’autre, savoir se pardonner avec délicatesse, bref, s’aimer tel que l’on est. Quand une famille ou une communauté chrétienne vit de la sorte, c’est une fête continuelle : le Christ est là qui règne dans les cœurs.

Tel je suis en famille, tel je suis aussi en société, et tel aussi en Église

Alléluia, Alléluia ; que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ ; que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 2, 13-15.19-23

La famille de Jésus est prise dans le tourbillon de l’histoire comme le sont les nôtres.

Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr ». Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : ‘D’Égypte, j’ai appelé mon fils.’ Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant ». Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : ‘Il sera appelé Nazaréen.’ – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Matthieu fait revivre à Jésus en raccourci toute l’histoire de son peuple, notamment, ici, le séjour en Égypte, la persécution de Pharaon-Hérode contre les petits garçons hébreux, l’Exode : « D’Égypte j’ai appelé mon fils », l’entrée en terre promise et l’occupation de la Palestine par les tribus israélites jusqu’en Galilée. Ce résumé manifeste chez l’évangéliste une intention précise de montrer que Jésus, par son incarnation, assume toute l’histoire passée de ceux qu’il vient sauver et s’apprête à faire aboutir la longue marche du peuple de Dieu vers sa libération. La famille de Jésus est prise dans le tourbillon de l’histoire, comme l’est la nôtre.

Comment tenons-nous nos enfants ouverts sur la vie du monde ? Prenons-nous le temps de réfléchir avec eux sur ce qu’ils ont vu ou vécu à l’école, au lycée, à la télé, dans la rue ?

Année B

Lecture du livre de la Genèse 15, 1-6 ; 21, 1-3

« Mon Dieu, que vas-tu me donner ? » demande Abraham. Et Dieu lui fait savoir qu’il le comblera au-delà de toute espérance ».

En ces jours-là, la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision : « Ne crains pas, Abram ! Je suis un bouclier pour toi. Ta récompense sera très grande ». Abram répondit : « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ? Je m’en vais sans enfant, et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas ». Abram dit encore : « Tu ne m’as pas donné de descendance, et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier ». Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram : « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais quelqu’un de ton sang ». Puis il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux... » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! » Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste. Le Seigneur visita Sara comme il l’avait annoncé ; il agit pour elle comme il l’avait dit. Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, à la date que Dieu avait fixée. Et Abraham donna un nom au fils que Sara lui avait enfanté : il l’appela Isaac. – Parole du Seigneur.

Commentaire : À l’appel de Dieu, Abraham est parti pour un pays qu’il ne connaissait pas, parce qu’il a cru en la promesse du Seigneur de faire de lui une grande nation. Mais il n’a pas de fils. Est-il raisonnable alors de croire que sa descendance égalera le nombre des étoiles du ciel ? Pourtant, Abraham croit contre toute vraisemblance. C’est là sa grandeur aux yeux de Dieu, ce qui lui vaut le titre de juste. Dès lors, le merveilleux salaire que reçoit Abraham n’est plus seulement Isaac, le fils qui lui naît de Sara, mais l’immense foule des croyants dont il devient le père dans la foi.

Aux heures de crise, lorsque nos enfants devenus grands s’éloignent peut-être de ce que nous voulions leur transmettre de notre sens de la vie, de nos valeurs morales, de notre foi, n’est-ce pas la même confiance que celle d’Abraham qui nous est demandée ?

Psaume 104

R/ : Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ; il s’est toujours souvenu de son alliance.

  • Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ; chantez et jouez pour lui, redites sans fin ses merveilles. R/
  • Glorifiez-vous de son nom très saint : joie pour les cœurs qui cherchent Dieu ! Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face. R/
  • Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, de ses prodiges, des jugements qu’il prononça, vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis. R/
  • Il s’est toujours souvenu de son alliance, parole édictée pour mille générations : promesse faite à Abraham, garantie par serment à Isaac. R/

Lecture de la lettre aux Hébreux 11, 8. 11-12. 17-19

Abraham a marché avec foi, confiant en la réalisation des promesses de Dieu. Notre foi est-elle une marche confiante, comme la sienne ?

Frères, grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait.

Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, a pu naître une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, une multitude innombrable.

Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, Abraham offrit Isaac en sacrifice. Et il offrait le fils unique, alors qu’il avait reçu les promesses et entendu cette parole : C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom. Il pensait en effet que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; c’est pourquoi son fils lui fut rendu : il y a là une préfiguration. – Parole du Seigneur.

Commentaire : L’auteur de la lettre aux Hébreux s’adresse à des chrétiens découragés : ils ont rencontré l’opposition et la persécution, ils ont vu leurs biens confisqués ; leur foi a perdu son dynamisme, ils sont tentés de ne plus fréquenter les assemblées communautaires. Dans le sermon qu’il leur adresse, l’auteur s’efforce de montrer que la foi n’est pas un don de soi fait une fois pour toutes : elle est une marche, une aventure avec le Seigneur, portée par l’espérance. Sur cette route, les échecs et les retards dans la réalisation de la promesse peuvent devenir des moyens d’approfondir sa foi, à l’image d’Abraham qui a cru contre toute espérance.

Notre vie parsemée des oui que nous avons dits : mariage, naissance des enfants, prises de responsabilité dans le monde ou dans l’Église… Prenons le temps de remercier le Seigneur de ces oui auxquels il nous a appelés, et lesquels il nous a aidés dire.

Alléluia. Alléluia. À bien des reprises, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 22-40

L’enfant Jésus que Syméon tient dans ses bras, n’illumine pas seulement le cœur de ses parents : il est la lumière des nations.

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël ». Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre ».

Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. – Acclamons la Parole de Dieu.

ou lecture brève :

Alléluia. Alléluia. À bien des reprises, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 22. 39-40

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : C’est une famille de pauvres qui entre dans le Temple obéir à la loi juive en faisant l’offrande prévue pour les pauvres gens. Elle n’a pas frappé le regard de service, seuls deux pauvres, Syméon et Anne, l’ont remarquée car il y a une connivence profonde entre les pauvres. Sous l’impulsion de l’Esprit, Syméon pressent le destin étrange de ce Messie des pauvres. Les hommes, qu’ils soient juifs ou païens, ou bien fermeront leur cœur et buteront sur le Christ, sur sa pauvreté, sur son message, sa croix et sa résurrection, ou bien se feront un cœur de pauvre et se verront relevés dans leur dignité par le Christ, par le pardon, sa Parole, ses souffrances et la vie nouvelle de sa résurrection.

Né sous la loi juive, et par là même enraciné dans une culture et un peuple particuliers, Jésus est la gloire d’Israël. Il est en même temps Sauveur universel, Lumière pour éclairer les nations. L’enracinement dans un peuple particulier réclame aussi de nous et de notre famille une ouverture universelle.

 

Prière universelle

  • Par l’intercession de la Sainte Famille de Nazareth, que chaque membre de ton Église, Seigneur, essaie de vivre le pardon et la réconciliation pour éviter les risques de division au sein de sa famille et de ses groupes d'appartenance ! Nous te prions. R/
  • Par l’intercession de la Sainte Famille de Nazareth, apprends à chaque famille de choisir un moment favorable de la journée pour pouvoir échanger sur leur journée, ou pour prier ensemble ! Nous te prions. R/
  • Par l’intercession de la Sainte Famille de Nazareth, que la prière avec la Parole de Dieu vécue régulièrement transforme la manière de se rapporter à la réalité pour tout croyant ! Nous te prions. R/
  • Par l’intercession de la Sainte Famille de Nazareth, donne ta patience à ceux qui ont la charge d’annoncer ta Parole ! Que chaque baptisé ait conscience de sa mission d'évangélisation là où il vit aussi bien que là où il travaille ! Nous te prions. R/
  • Par l’intercession de la Sainte Famille de Nazareth, que la joie habite dans le cœur de chaque homme durant ces jours de fête de fin d’année ! Console ceux qui sont seuls ou malades ! Nous te prions.
  • Par l’intercession de la Sainte Famille de Nazareth, que l’Église puisse aider dans sa mission chaque famille et qu'avec les familles elle puisse humaniser notre monde ! Amen.

Source de la P.U. : http://jardinierdedieu.fr/

Année C

Lecture du premier livre de Samuel 1,20-22, 24-28

Dans ce récit, Anne préfigure Marie, la Mère de Jésus : elle ne reçoit que pour donner. Et nous, que faisons-nous des dons du Seigneur.

Elcana s'unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d'elle. Anne conçut et, le temps venu, elle enfanta un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je l’ai demandé au Seigneur ». Elcana, son mari, monta au sanctuaire avec toute sa famille pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel et s’acquitter du vœu pour la naissance de l’enfant. Mais Anne n’y monta pas. Elle dit à son mari : « Quand l’enfant sera sevré, je l’emmènerai : il sera présenté au Seigneur, et il restera là pour toujours ». Lorsque Samuel fut sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la Maison du Seigneur, à Silo ; l’enfant était encore tout jeune. Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin.

On offrit le taureau en sacrifice, et on amena l’enfant au prêtre Éli. Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier le Seigneur. C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande. À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie ». Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Anne, épouse stérile, avait fait le vœu de consacrer son fils au Seigneur si elle devenait mère d’un garçon. Exaucée dans sa prière, elle attend que l’enfant soit sevré – vers l’âge de trois ans, à l’époque – pour venir donner au Seigneur le fils qu’il lui a donné.

Rendre grâces pour l’enfant qui est né, c’est pour ses parents reconnaître qu’il ne leur appartient pas ; c’est aussi aider cet enfant à découvrir qu’il ne s’appartient pas non plus ; il est donné à lui-même, tout en lui est don de Dieu : sa vie, sa liberté, son intelligence, ses capacités d’aimer. Mais il est donné à lui-même pour les autres, pour apprendre à se donner à son tour. Enfin, il est donné à lui-même pour Dieu, pour chercher et trouver celui qui est la source de ce don. C’est dans ce don de Dieu que s’enracine la vocation personnelle de tout homme.

La foi, la prière et le témoignage d’une communauté chrétienne peuvent permettre à des jeunes d’entendre l’appel de Dieu à une vocation sacerdotale ou religieuse et d’y répondre. Les rencontrent-ils dans notre communauté ? Et si l’un de nos enfants choisissait de répondre à cet appel ?

Psaume 83

R/ : Heureux les habitants de ta maison, Seigneur !

  • De quel amour sont aimées tes demeures, Seigneur, Dieu de l'univers ! Mon âme s'épuise à désirer les parvis du Seigneur ; mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant ! R/
  • Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter encore ! Heureux les hommes dont tu es la force : des chemins s'ouvrent dans leur cœur ! R/
  • Seigneur, Dieu de l'univers, entends ma prière ; écoute, Dieu de Jacob. Dieu, vois notre bouclier, regarde le visage de ton messie. R/

Lecture de la première lettre de saint Jean 3, 1-2 21-24

« Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés ». Écoutons saint Jean nous rappeler cet amour de Dieu pour nous !

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.

Bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. Quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux. Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Dieu ne nous a pas seulement données à nous-mêmes, il s’est donné à nous si totalement que nous sommes ses enfants. Cela peut paraître incroyable aux yeux du monde – et même parfois à nos propres yeux lorsque nous envahit le doute – pourtant, nous sommes réellement comblés de l’amour même dont le Père aime son Fils. Sa venue à l’achèvement des temps le mettra en pleine lumière. Sûrs de cet amour et forts de notre foi en Jésus Christ, son Fils, nous sommes assurés que le Père nous a donné son Esprit, gage de notre filiation et source d’amour fraternel.

Avec l’apôtre Jean, prenons le temps de nous émerveiller : il est si grand l’amour dont le Père nous a comblés qu’il ne se contente pas seulement de nous appeler ses enfants. Nous le sommes réellement, introduits dans l’étreinte d’amour du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.

Alléluia. Alléluia. Seigneur, ouvre notre cœur pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 41-52

Jésus, à l’âge de 12 ans, laisse entendre à ses parents que sa vraie demeure est d’être chez son Père.

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.

C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comment ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.

Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait en son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Presque immédiatement après la naissance de Jésus, la violence gratuite qui menace sa vie s'abat aussi sur tant d'autres familles, en provoquant la mort des Saints Innocents. En rappelant cette terrible épreuve vécue par le Fils de Dieu et par les enfants du même âge, l'Église se sent invitée à prier pour toutes les familles menacées de l'intérieur ou de l'extérieur... La Sainte Famille de Nazareth est pour nous un défi permanent qui nous oblige à approfondir le mystère de l’ « église domestique » et de chaque famille humaine. Elle est pour nous un stimulant afin de nous inciter à prier pour les familles et avec les familles, et à partager tout ce qui pour elles constitue la joie et l'espérance, mais aussi la préoccupation et l'inquiétude.

En effet, l'expérience familiale est appelée à devenir un offertoire quotidien, comme une sainte offrande, un sacrifice agréable à Dieu. L'évangile de la présentation de Jésus au Temple nous le suggère également. Jésus, « la lumière du monde » mais aussi « signe de contradiction » (Luc 2,32-34) désire accueillir cet offertoire de chaque famille comme il accueille le pain et le vin dans l'eucharistie. Il veut unir au pain et au vin destinés à la transsubstantiation ces espérances et ces joies humaines, mais aussi les inévitables souffrances et préoccupations propres à la vie de chaque famille, en les assumant dans le mystère de son Corps et de son Sang. Ce Corps et ce Sang, il les donne ensuite dans la communion comme source d'énergie spirituelle, non seulement pour chaque personne singulière mais aussi pour chaque famille.

Que la Sainte Famille de Nazareth veuille nous ouvrir à une compréhension toujours plus profonde de la vocation de chaque famille, qui trouve dans le Christ la source de sa dignité et de sa sainteté.

Saint Jean-Paul II

Homélie

Chers frères et sœurs, lorsqu’à Noël Dieu vient habiter parmi nous, il entre dans une famille. Et comme les bergers et les mages, nous aimons à travers les crèches de nos maisons et de nos églises retrouver nos yeux d’enfants pour contempler cette famille toute simple, cette Sainte Famille où Dieu se fait vraiment homme et fait l’apprentissage de sa vie d’homme sous la conduite très sage de ces éducateurs hors-pair que sont Marie et Joseph.

Dieu aurait pu choisir de venir parmi nous autrement. Mais il a voulu emprunter la route de tout homme et de tous les hommes. Il a choisi ce chemin de la famille où à travers l’enfance et l’adolescence, un être humain arrive à maturité.

La famille nous le savons tous plus ou moins clairement, plus ou moins difficilement ou douloureusement selon notre histoire, c’est un lieu où se joue quelque chose d’essentiel pour notre humanité. Elle constitue un espace où l’homme vit, se développe, confirme sa vocation, où il devient homme et où il est toujours davantage homme.

Si l’Eglise nous parle souvent de la famille, c’est parce qu’elle a la certitude, que c’est d’abord en elle et par elle que se construit et s’humanise la personne humaine. Il y va, d’ailleurs de notre bonheur, car c’est à travers la vie de famille que nous apprenons à donner un sens à notre existence en découvrant que nous sommes faits pour « aimer et être aimés ». Au sein de la famille, l’enfant puis l’adolescent, à travers ses relations à ses parents et à ses frères et sœurs expérimente ce qu’est la tendresse, le don de soi, la solidarité, l’accueil de l’autre dans ses différences. Chacun découvre ainsi qu’il est un être fait pour vivre avec d’autres, un être de communion et de partage et cela, au-delà des âges et des générations et dans la diversité des histoires et des opinions.

Nous avons tous présents à l’esprit ces gestes tout simples, mais chargés de signification qui dans le secret des familles tissent un peu plus d’amour et donc un peu plus de bonheur. C’est à tout cela que saint Paul nous invite dans sa lettre aux Colossiens : « Revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience... », et il ajoutait avec insistance « Pardonnez si vous avez des reproches à vous faire. Agissez comme le Seigneur : il vous a pardonnés, faites de même ». Car la famille c’est aussi le lieu où l’on apprend le pardon et nous savons tous combien il est difficile de pardonner dans nos problèmes familiaux.

Finalement, pour cela in n’est pas besoin de grands discours : ce sont les petits gestes de la vie ordinaire en direction tout d’abord de nos proches, qui construisent peu à peu la qualité de nos relations aux autres :

- c’est par exemple, le souci le plus petit dans la famille qui nous apprend à voir l’injustice et à la combattre,

- c’est la vie familiale qui peut apprendre à tisser et retisser le lien social et à rendre plus conviviale la vie de nos quartiers ou de nos villages.

Si nous voulons transformer un peu notre monde en vivant un peu plus de solidarité et de fraternité, c’est à l’évidence dans et par la famille qu’il faut commencer. Il est clair que ce n’est pas toujours facile ; il est clair que les situations sont parfois complexes et difficiles à assumer. Il ne s’agit pas de rêver la famille, il s’agit de tout mettre en œuvre pour l’édifier sur des bases solides.

La famille, en effet, ne tombe pas du ciel toute prête à consommer ou à utiliser. De même que dans un couple l’amour demeure vivant s’il se construit jour après jour, de même la vie de famille dépend de chacun de ses membres, du désir et de la volonté de chacun d’en faire un lieu de vie, de vérité et d’amour.

Chers frères et sœurs, c’est donc un grand projet que Dieu vient réaliser en prenant à Noël une nature humaine semblable à la nôtre : il veut faire de toute l’humanité une même famille en réconciliant tous les hommes, en détruisant les murs de la haine et les frontières qui séparent les différentes classes, les races ou les nations.

Ce projet grandiose, ne l’oublions jamais, commence à se réaliser concrètement d’abord dans nos cœurs dans la mesure où ils sont des foyers de lumière et d’amour, et ensuite dans nos propres familles dans la mesure où elles sont capables d’accueillir l’Esprit de Paix que Jésus a promis à tous ceux qui veulent aimer en vérité, aimer comme Jésus, Marie et Joseph ont toujours aimé.

Puissions-nous, chers frères et sœurs, contempler très souvent la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Elle est le prototype et l’exemple de toutes les familles chrétiennes. Elle, qui d’une manière incomparablement élevée et pure, a glorifié Dieu ne manquera pas d’assister nos familles dans la fidélité à leurs devoirs quotidiens, dans l’ouverture généreuse aux besoins des autres et dans l’accomplissement joyeux du plan de Dieu sur elles.

Amen.

Prière Universelle

En ce jour de la fête de la Saint famille, nous confions à Dieu tous les pères, les mères ainsi que les enfants de toutes les familles du monde quel qu’elles soient :

R/ : Seigneur, Dieu de l'univers, entends ma prière.

  • Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur. Apprends-nous à nous prosterner devant toi, Seigneur, pour qu’avec ton aide nous reconnaissions nos erreurs envers nos frères et sœurs afin que nous puissions nous pardonner mutuellement ! Seigneur, nous te prions. R/
  • Mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant ! Vers toi, nous crions pour les époux séparés à cause de la guerre ou à cause des échecs conjugaux : Qu’ils découvrent et trouvent un vrai soutien de la part des membres de l’Église dans les épreuves qu’ils traversent ! Seigneur, nous te prions. R/
  • Pourquoi nous as-tu fait cela ? Cette question a été posée par Marie, elle a été reprise par nous aussi. Aussi regarde Seigneur, tous ceux qui sont dans le deuil, ceux qui sont seuls dans l’épreuve qui isole, ceux qui traversent le désert de la solitude, que des amis et des amours surgissent dans leur vie ! Seigneur, nous te prions. R/
  • Heureux les hommes dont tu es la force : des chemins s'ouvrent dans leur cœur ! Cette parole du psalmiste nous incite à prier pour ceux qui s’engagent au service de l’intelligence de la foi, qu’ils trouvent un langage actuel, dans le dialogue avec les nombreuses cultures de notre monde. Seigneur, nous te prions. R/
  • Nous aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé. Ce commandement revient souvent à nos oreilles, qu’il s’incarne pour chacun de nous, là où nous vivons, au sein d’une famille, en milieu professionnel, dans la vie sociale ! Seigneur, nous te prions. R/

Que le Dieu Trinité agisse au sein des foyers qu’il reçoive aussi nos prières de ce dimanche ! Que l’amour de la Sainte Famille ouvre toujours le cœur de chaque communauté humaine à l’ouverture, à la nouveauté, à la réception du don d’être ensemble pour construire une vie collective de plus en plus juste et humaine, de plus en plus fraternelle ! Par le Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen.

Source de la P.U. : http://www.jardinierdedieu.com

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 23:48

 

Téléchargez la liturgie de la nuit de Noël

Téléchargez la liturgie du jour de Noël

Homélie

Frères et sœurs, ça y est, nous sommes enfin à Noël ! Il était temps ! Car depuis plus d’un mois, nos rues, nos commerces, en jettent plein la vue… Les journaux, la TV nous « gavent » à grands renforts de réveillons et de « grande bouffe »… Les « Pères Noël » n’en finissent plus de nous racoler pour des photos… Les restaurants nous proposent des réveillons ! … « Cherchez à faire la fête, cela vous fera oublier tout le reste » semble dire tout ce tintamarre publicitaire… Tableau d’une fête usée, désabusée qui arrive tous les ans un 25 décembre et qui ne laisse pas plus de lumière qu’un pétard mouillé ?

Est-ce cela Noël ? Attention : tout cela n’est pas négatif à 100%, dans ce désir de chasser la grisaille des jours, les difficultés du quotidien… dans ce désir d’espérer l’Espérance… Car n’est-ce pas cela Noël : retrouver une espérance ?

Notre présence (nombreuse) dans cette église, cette nuit, comme dans tant d’autres, n’est-elle pas un signe porteur d’espérance ?

Pourquoi êtes-vous venus ?

Peut-être pour trouver ici un peu de rêve, de merveilleux… ou pour laisser remonter en vous quelques traditions de foi… ?

J’ose croire, qu’à l’intime de vous-mêmes, plus profondément, vous êtes à la recherche d’une étoile ou d’un guide, à l’écoute d’un appel, d’une voix qui pourrait vous dire une parole de vie.

Et voici que dans cette nuit, ensemble, vous qui êtes de passage ou qui ne venez ici que rarement et vous qui venez ici dimanche après dimanche, jeunes et moins jeunes, ensemble, voici que nous devenons un signe pour ce monde, une espérance pour la marche du monde. Il y a 2000 ans, les bergers de Bethléem, ces quelques pauvres bougres venus voir l’enfant né dans une mangeoire d’animaux, étaient bien loin d’imaginer l’ampleur de l’événement dont ils étaient à la fois les témoins et les acteurs ! Ils étaient sans doute bien loin de penser que cette nuit-là ils entraient dans l’histoire… ! S’ils avaient su alors !

Cette nuit, peut-être bien aussi à notre insu, voici que nous devenons « signe » pour ce monde qui n’en finit pas de naître. Ne sommes-nous pas en train d’écrire une page de cette histoire spirituelle qui traverse les siècles ? Demain, on chuchotera dans notre entourage : lui aussi était à la messe de minuit, il était à la crèche, il a suivi l’étoile… ils étaient tout un peuple ! Hier, Jésus a voulu se faire reconnaître d’abord par les pauvres, des anonymes, des mal croyants. La même histoire se renouvelle depuis 2000 ans. Aujourd’hui encore… .

Toi que je ne connais peut-être pas, avec toi j’écris une parabole du Royaume, je trace un signe d’espérance dans la nuit ! Toi qui es venu ici ce soir un peu par hasard, voici qu’ici tu trouves à tes côtés d’autres frères et sœurs conduits par la même étoile et avec eux tu témoignes d’une Présence. Le miracle se renouvelle, ensemble, croyants, curieux de Dieu et chercheurs d’étoiles, nous nous épaulons, nous nous encourageons sur le chemin de la crèche, sur la route qui mène à Jésus… ensemble, nous continuons d’écrire le mystère de l’Incarnation, le mystère de l’Amour éternel qui prend visage au cœur du monde. Pour se dire, Dieu a toujours besoins de témoins, pas seulement des martyrs et des saints, mais aussi des bergers, des simples, des anonymes, des pécheurs, des gens entrés par hasard ou pour voir… Dieu entre souvent à l’improviste, sous le couvert de l’anonymat, au hasard d’une rencontre ou dans l’inattendu… peut-être, eh oui ! pourquoi pas ?, une nuit de Noël ?!

Mes amis, en cette nuit d’amour infini, un petit enfant est au milieu de nous, de la part de Dieu, il nous confie un secret pour notre vie et pour la vie du monde : c’est l’Amour qui sauve ! C’est l’Amour de Dieu qui te sauve !

Abbé Jean-Marie Jadot – Doyen de Saint-Martin d’Arlon (Belgique)

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 18:48

Lecture du livre d'Isaïe 9, 1-6

Dans notre nuit jaillit la lumière de l’enfant de Noël qui est le Prince de la Paix.

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane. Et les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés.

Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ». Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers ! - Parole du Seigneur.

Commentaire : L’avenir est bouché, le peuple est sans espoir, son élite a été déportée et son pays ravagé par l’ennemi assyrien. Que peut-il attendre ? Le prophète Isaïe voit poindre cependant le jour de sa libération, car un héritier est né au roi descendant de David. Ce n’est encore qu’un petit enfant, mais il cristallise toute l’espérance des pauvres. Lui au moins ne sera pas dévoré d’ambitions, mais il n’aura pour but que le bien de son peuple.

À Noël, c’est d’un enfant que vient le salut. Quels sont les foyers que nous connaissons pour qui l’enfant a été sauveur : une naissance qui a renforcé l’amour du couple ; des parents qui, à l’occasion du baptême, du catéchisme ou de la communion de leurs enfants, ont fait une pas vers Dieu ; tant d’autres qui trouvent dans les enfants la source de leur générosité, de leur espérance, de leur action pour édifier un monde meilleur ?

Psaume 95 (96)

R/ : Aujourd’hui, un Sauveur nous est né : c’est le Christ, le Seigneur.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
Chantez au Seigneur et bénissez son nom !
 
De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
A toutes les nations ses merveilles !
 
Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
La campagne tout entière est en fête.
 
Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
Pour gouverner le monde avec justice. 
 
Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre à Tite 2, 11-14

La bonté de Dieu éclate à Noël, pour être révélée à tous les hommes par un peuple ardent à faire le bien.

Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Commentaire : La bonté de Dieu a éclaté à Noël pour être révélée à tous les hommes, à tous les milieux, à toutes les époques. Par qui, par un peuple qui vit l’Évangile au milieu de ses frères. Loin d’épouser la mentalité du monde, il dot se comporter en fils de Dieu, passionné pour le bien, la justice et la douceur. La naissance du Christ n’a d’autre but que de créer une humanité nouvelle.

Qu’inventer comme gestes de tendresse, comme cadeaux gratuits, comme élans d’affection envers les plus démunis pour que la grâce de Dieu sauveur de tous les hommes ne soit pas oubliée, une fois Noël passé ?

Alléluia. Alléluia. Je vous annonce une grande joie. Aujourd’hui vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,1-14

À travers les décisions des gouvernements, Dieu prépare la naissance du Sauveur, mais c’est aux humbles qu’il la fait annoncer.

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.

Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime ».

Commentaire : Avec son récit de la naissance de Jésus, Luc veut nous faire entrer dans le mystère de Noël : la puissance du Christ éclate dans la faiblesse et la pauvreté. Petitesse de Dieu que cet enfant couché dans une mangeoire d’animaux, né dans un bourg perdu, au hasard d’un exode commandé par les puissants de la terre, et dont la naissance n’a pour témoins que d’humbles bergers. Et pourtant, puissance de Dieu : par lui la paix de Dieu est offerte aux hommes, la joie inondera tout un peuple ; en lui un Sauveur est donné aux hommes, qui est le Seigneur, leur Dieu : pour lui le ciel est en fête.

C’est bien vrai : l’un d’entre nous est Dieu ! L’Empereur Auguste l’a recensé parmi les habitants de la terre ! Depuis Noël, nous avons tous pour frère en humanité le Seigneur lui-même, ce petit couché dans une mangeoire !

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Homélie 1

« Je vous annonce une Bonne Nouvelle qui sera pour tous une grande joie : aujourd’hui dans la ville de David, il vous est né un SAUVEUR. »

Tel est, chers frères et sœurs, le Message de l’ange aux bergers, en la Sainte Nuit de Bethléem, telle est la nouvelle stupéfiante qui parvient jusqu’à nous : Dieu nous a rejoint en cet enfant Jésus qui est né de la Vierge Marie.

« Dieu a tant aimé les hommes, nous dit Saint Jean, qu’Il leur a donné son Fils Unique, son Bien-Aimé. »

Oui, c’est parce qu’il nous aime éperdument qu’Il fait cette folie de venir sur la terre : le père ne pense qu’à rencontrer ses enfants, Dieu ne pense qu’à retrouver ses fils.

Rien de l’arrête, ni l’espace, ni le temps.

Rien ne lui coûte : il s’abaisse jusqu’à revêtir sous le sein de Marie une chair semblable à celle des hommes qu’Il veut sauver.

« Le Verbe s’est fait chair » dit encore Saint Jean. La chair, dans le langage biblique, désigne l’homme tout entier corps et âme, mais considéré dans sa faiblesse, dans ce qu’il a de fragile, de précaire, de périssable.

Est-ce que nous mesurons la distance franchie ?

Lui, le Fils Bien-Aimé, qui est la parfaite Image du Père, qui lui est égal en toutes choses, Lui, par qui tout a été fait, Il daigne partager la faiblesse du tout petit qui apprend à marcher et à parler, qui pose des questions pour savoir le pourquoi des choses. Il veut tellement, en arrivant au milieu de nous, non seulement ne pas nous effaroucher, mais en quelque sorte nous attirer instinctivement à Lui… (qu’y-a-t-il en effet, de plus attirant qu’un tout petit enfant ?)

Lui, Jésus que ne peuvent atteindre ni la pauvreté, ni la souffrance, ni la mort, prend sur Lui de devenir pauvre, misérable même, avec la paille d’une mangeoire en guise de berceau, une étable d’animaux en guise de maison, et plus tard la vie obscure et besogneuse d’un charpentier de village jusqu’à l’âge de 30 ans, puis durant 3 ans la vie d’un missionnaire itinérant, s’achevant dans une Passion extrêmement douloureuse et la mort par Crucifixion…!

Oh ! Laissons-nous toucher ! Notre cœur est-il à ce point sec et dur que nous pressions pour rien cet amour dont nous sommes l’objet !

Mais que veut-il donc nous dire, nous crier en quelque sorte, depuis son pauvre berceau de Bethléem et jusqu’à sa tombe : cette vérité essentielle à savoir que Dieu est AMOUR et que la vocation de l’homme qui a été créé à l’Image de Dieu, c’est d’Aimer, que la valeur d’un être humain vient de l’humble amour qui est dans son cœur ; et que par conséquent le génie de son intelligence, la force de ses muscles ou de ses armes, le prestige de ses diplômes, l’étendue de sa fortune, la puissance de ses relations… et en fait tout ce que dans notre aveuglement nous admirons et envions, ne sont rien, si tout cela ne tourne pas à aimer… Et c’est pour nous le prouver qu’il vient à nous précisément, dépouillé de toutes ces choses, faible, petit, vulnérable.

Alors, frères et sœurs, approchons-nous… Regardons-le, interrogeons-le. « Jésus, qu’est ce qui te fait venir ainsi jusqu’à nous ? » C’est à travers l’Evangile qu’il nous répond dans des phrases comme celles-ci : « Je viens au nom de mon Père… Je viens non pour être servi mais pour servir et donner ma vie en rançon pour la multitude. Je viens chercher ce qui est perdu. Je viens appeler au repentir non les justes, mais les pécheurs. Je viens pour que tous les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »

Ainsi, que vient-il faire ? Il vient nous sauver, nous arracher à nos péchés, nous rendre la capacité d’aimer que le péché nous a fait perdre, nous découvrir notre identité surnaturelle, notre sublime dignité d’enfants de Dieu. Vérité fondamentale que Saint Paul a résumée par ces mots : « Dieu nous a envoyé son Fils né d’une femme pour faire de nous ses fils. »

Saint Augustin l’exprime d’une autre manière : « Le Fils de Dieu s’est fait homme pour que les hommes deviennent des fils de Dieu. »

Oh ! Frères très chers : l’homme est pour Dieu un fils ! Quelle merveille ! Dieu le regarde avec des yeux de Père, l’aime avec un cœur de Père, le secourt avec des bras de Père. Et lui, l’homme c’est-à-dire vous, moi, est-ce que nous le regardons avec des yeux de fils ? Est-ce que l’aimons avec un cœur de fils ? Est-ce que nous le servons avec des forces de fils ? Hélas ! Si peu, si mal ! Combien l’ignorent ou n’en veulent pas !

« Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. » Et pourtant ce lien qui attache Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, c’est à la fois le plus fort et le plus tendre qui soit.

Il n’y a pas de plus grand malheur pour l’homme que de le méconnaître, de le rompre ou de le rejeter.

Oh ! Chers frères et sœurs, si c’était nécessaire, en ce jour, décidons notre conversion, refaisons, rénovons le lieu, acceptons de renaître avec Jésus qui naît aujourd’hui. Puisque nous sommes fils de Dieu (à l’exemple de Jésus notre parfait modèle) prouvons-Lui notre amour en accomplissant sa volonté, en communiant le plus possible à sa vie divine par une prière ardente, fréquente et persévérante et une participation régulière à la Messe où Il vient à nous pour nous transfuser son Amour.

Ah ! Si nous pouvions enfin comprendre, frères et sœurs, que là est le Bonheur : on n’est vraiment heureux que de ce qu’on accorde à Dieu, ou est malheureux de ce qu’on lui refuse.

Or, dans tout ce qu’il nous faut accorder à Dieu, il y a aussi, ne l’oublions pas, l’Amour fraternel.

Parce que nous sommes tous des fils pour Dieu, nous sommes tous entre nous des frères. Et cela doit commander toutes nos relations avec le prochain : « Je vous donne un commandement nouveau, dit Jésus, c’est de vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.

Mais pouvons-nous dire que l’amour fraternel règne vraiment à tous les niveaux de notre vie familiale et sociale ? Trop d’orgueil et trop d’égoïsme empêchent le courant de passer… Alors, aujourd’hui, Jésus vient comme au premier Noël, avec la même puissance de grâce reverser la relation existante des hommes entre eux ; il vient la convertir, la renouveler par le dedans, afin qu’elle ne soit plus jamais un rapport de force où l’on s’épie comme des rivaux, où l’on s’affronte comme des adversaires, où l’on tente de l’emporter en écrasant l’autre…

Dans la nuit du 1er Noël les anges ont promis la Paix aux hommes que Dieu aime. Mais cette Paix ne s’établira pas comme cela toute seule… C’est à nous qu’il incombe de la faire régner. Si nous le voulons, avec un peu d’intelligence et d’amour et en implorant le secours divin, nous pouvons l’établir tout de suite autour de nous. Ne disons pas que certaines victoires sont impossibles : tant de situations absurdes cesseraient entre époux, entre parents et enfants, entre amis, entre voisins, si l’on acceptait de se PARDONNER, si on faisait le premier pas de la réconciliation…

Pour tout cela, chers frères et sœurs, je veux dire pour nos progrès dans l’amour de Dieu et l’amour fraternel, nous avons quelqu’un qui peut très efficacement nous aider : c’est la très Sainte Vierge Marie, la tendre Mère de l’Enfant de Dieu.

Aux bergers qui tendaient leur bras, Elle a permis de le tenir et de l’embrasser. Elle nous l’offre, comme à eux : quand nous allons nous approcher vers la fin de la Messe pour communier, à travers le prêtre Elle va nous tendre Jésus : « Tiens, le voici, Il est à toi. Je te le donne, Il ne te délaissera jamais. Toi, non plus ne le quitte pas. Fais tout ce qu’Il te dira. Avec Lui tu réussiras ta vie. »

Dès cette heure de la crèche, en effet, Marie est chargée d’élever le Fils de Dieu et Elle va le suivre tout au long de sa route d’homme, jusqu’au pied de la Croix.

Dès maintenant aussi, Elle est chargée de nos âmes et Elle nous accompagne durant notre pèlerinage ici-bas. Confions-nous à Elle et laissons-la nous former. Elle nous apprendra à devenir ce que Dieu veut que nous soyons : des Images Vivantes de son Fils. Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et Paix sur la terre aux Bien-Aimés de Dieu. »

Amen.

Homélie 2

Chers Frères et Sœurs, « je vous annonce une BONNE NOUVELLE qui sera pour tous une grande joie : aujourd’hui dans la ville de David, il vous est né un SAUVEUR. »

Tel est, chers frères et sœurs, le Message de l’ange aux bergers, en la Sainte Nuit de Bethléem, telle est la nouvelle stupéfiante qui parvient jusqu’à nous : Dieu nous a rejoint en cet enfant Jésus qui est né de la Vierge Marie. « Dieu a tant aimé les hommes, nous dit Saint Jean, qu’Il leur a donné son Fils Unique, son Bien-aimé. » Oui, c’est parce qu’il nous aime éperdument qu’Il fait cette folie de venir sur la terre : le père ne pense qu’à rencontrer ses enfants, Dieu ne pense qu’à retrouver ses fils. Rien de l’arrête, ni l’espace, ni le temps. Rien ne lui coûte : il s’abaisse jusqu’à revêtir sous le sein de Marie une chair semblable à celle des hommes qu’Il veut sauver. « Le Verbe s’est fait chair » dit encore Saint Jean. La chair, dans le langage biblique, désigne l’homme tout entier corps et âme, mais considéré dans sa faiblesse, dans ce qu’il a de fragile, de précaire, de périssable. Est-ce que nous mesurons la distance franchie ? Lui, le Fils Bien-aimé, qui est la parfaite Image du Père, qui lui est égal en toutes choses, Lui, par qui tout a été fait, Il daigne partager la faiblesse du tout petit qui apprend à marcher et à parler, qui pose des questions pour savoir le pourquoi des choses. Il veut tellement, en arrivant au milieu de nous, non seulement ne pas nous effaroucher, mais en quelque sorte nous attirer instinctivement à Lui… (Qu’y-a-t-il en effet, de plus attirant qu’un tout petit enfant ?) Lui, Jésus que ne peuvent atteindre ni la pauvreté, ni la souffrance, ni la mort, prend sur Lui de devenir pauvre, misérable même, avec la paille d’une mangeoire en guise de berceau, une étable d’animaux en guise de maison, et plus tard la vie obscure et besogneuse d’un charpentier de village jusqu’à l’âge de 30 ans, puis durant 3 ans la vie d’un missionnaire itinérant, s’achevant dans une Passion extrêmement douloureuse et la mort par Crucifixion…! Oh ! Laissons-nous toucher ! Notre cœur est-il à ce point sec et dur que nous pressions pour rien cet amour dont nous sommes l’objet ! Mais que veut-il donc nous dire, nous crier en quelque sorte, depuis son pauvre berceau de Bethléem et jusqu’à sa tombe. Cette vérité essentielle à savoir que Dieu est AMOUR et que la vocation de l’homme qui a été créé à l’Image de Dieu, c’est d’Aimer, que la valeur d’un être humain vient de l’humble amour qui est dans son cœur ; et que par conséquent le génie de son intelligence, la force de ses muscles ou de ses armes, le prestige de ses diplômes, l’étendue de sa fortune, la puissance de ses relations… Et en fait tout ce que dans notre aveuglement nous admirons et envions, ne sont rien, si tout cela ne tourne pas à aimer… Et c’est pour nous le prouver qu’il vient à nous précisément, dépouillé de toutes ces choses, faible, petit, vulnérable.

Alors, frères et sœurs, approchons-nous… Regardons-le, interrogeons-le. « Jésus, qu’est ce qui te fait venir ainsi jusqu’à nous ? » C’est à travers l’Evangile qu’il nous répond dans des phrases comme celles-ci :

« Je viens au nom de mon Père… Je viens non pour être servi mais pour servir et donner ma vie en rançon pour la multitude. Je viens chercher ce qui est perdu. Je viens appeler au repentir non les justes, mais les pécheurs. Je viens pour que tous les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »

Ainsi, que vient-il faire ? Il vient nous sauver, nous arracher à nos péchés, nous rendre la capacité d’aimer que le péché nous a fait perdre, nous découvrir notre identité surnaturelle, notre sublime dignité d’enfants de Dieu. Vérité fondamentale que Saint Paul a résumée par ces mots : « Dieu nous a envoyé son Fils né d’une femme pour faire de nous ses fils. » Saint Augustin l’exprime d’une autre manière : « Le Fils de Dieu s’est fait homme pour que les hommes deviennent des fils de Dieu. »

Oh ! Frères très chers : l’homme est pour Dieu un fils ! Quelle merveille ! Dieu le regarde avec des yeux de Père, l’aime avec un cœur de Père, le secourt avec des bras de Père. Et lui, l’homme c’est-à-dire vous, moi, est-ce que nous le regardons avec des yeux de fils ? Est-ce que l’aimons avec un cœur de fils ? Est-ce que nous le servons avec des forces de fils ? HÉLAS ! si peu, si mal ! Combien l’ignorent ou n’en veulent pas ! « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. » Et pourtant ce lien qui attache Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, c’est à la fois le plus fort et le plus tendre qui soit. Il n’y a pas de plus grand malheur pour l’homme que de le méconnaître, de le rompre ou de le rejeter.

Oh ! Chers frères et sœurs, si c’était nécessaire, en ce jour, décidons notre conversion, refaisons, rénovons le lieu, acceptons de renaître avec Jésus qui naît aujourd’hui. Puisque nous sommes fils de Dieu (à l’exemple de Jésus notre parfait modèle) prouvons-Lui notre amour en accomplissant sa volonté, en communiant le plus possible à sa vie divine par une prière ardente, fréquente et persévérante et une participation régulière à la Messe où Il vient à nous pour nous transfuser son Amour.

Ah ! Si nous pouvions enfin comprendre, frères et sœurs, que là est le Bonheur : on n’est vraiment heureux que de ce qu’on accorde à Dieu, ou est malheureux de ce qu’on lui refuse.

Or, dans tout ce qu’il nous faut accorder à Dieu, il y a aussi, ne l’oublions pas, l’Amour fraternel. Parce que nous sommes tous des fils pour Dieu, nous sommes tous entre nous des frères. Et cela doit commander toutes nos relations avec le prochain : « Je vous donne un commandement nouveau, dit Jésus, c’est de vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. Mais pouvons-nous dire que l’amour fraternel règne vraiment à tous les niveaux de notre vie familiale et sociale ? Trop d’orgueil et trop d’égoïsme empêchent le courant de passer… Alors, aujourd’hui, Jésus vient comme au premier Noël, avec la même puissance de grâce reverser la relation existante des hommes entre eux ; il vient la convertir, la renouveler par le dedans, afin qu’elle ne soit plus jamais un rapport de force où l’on s’épie comme des rivaux, où l’on s’affronte comme des adversaires, où l’on tente de l’emporter en écrasant l’autre… Dans la nuit du 1er Noël les anges ont promis la Paix aux hommes que Dieu aime. Mais cette Paix ne s’établira pas comme cela toute seule… C’est à nous qu’il incombe de la faire régner. Si nous le voulons, avec un peu d’intelligence et d’amour et en implorant le secours divin, nous pouvons l’établir tout de suite autour de nous. Ne disons pas que certaines victoires sont impossibles : tant de situations absurdes cesseraient entre époux, entre parents et enfants, entre amis, entre voisins, si l’on acceptait de se PARDONNER, si on faisait le premier pas de la réconciliation…

Pour tout cela, chers frères et sœurs, je veux dire pour nos progrès dans l’amour de Dieu et l’amour fraternel, nous avons quelqu’un qui peut très efficacement nous aider : c’est la très Sainte Vierge Marie, la tendre Mère de l’Enfant de Dieu. Aux bergers qui tendaient leur bras, Elle a permis de le tenir et de l’embrasser. Elle nous l’offre, comme à eux : quand nous allons nous approcher vers la fin de la Messe pour communier, à travers le prêtre Elle va nous tendre Jésus :

 « Tiens, le voici, Il est à toi. Je te le donne, Il ne te délaissera jamais. Toi non plus ne le quitte pas. Fais tout ce qu’Il te dira. Avec Lui tu réussiras ta vie. »

Dès cette heure de la crèche, en effet, Marie est chargée d’élever le Fils de Dieu et Elle va le suivre tout au long de sa route d’homme, jusqu’au pied de la Croix.

Dès maintenant aussi, Elle est chargée de nos âmes et Elle nous accompagne durant notre pèlerinage ici-bas.

Confions-nous à Elle et laissons-la nous former. Elle nous apprendra à devenir ce que Dieu veut que nous soyons : des Images Vivantes de son Fils.

Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et Paix sur la terre aux Bien-aimés de Dieu. »

 

AMEN.

Aujourd’hui, nous croyons qu’en un enfant qui s’appelle Jésus très pauvre, Dieu vient nous visiter, soulager nos charges quotidiennes. Il nous donne la vraie joie. D’un même cœur, d’une même foi et dans la joie, louons-le ;

R/ : Pour tes merveilles, Seigneur Dieu, ton peuple te rend grâce !

  • Un enfant nous est né, nous proclamons ton nom : « Merveilleux-Conseiller » : Que ta sagesse habite dans le cœur de ceux qui doivent prendre des décisions importantes dans leur vie ou qui réalisent des choses qui ont une influence sur la vie des autres ! Notamment, aide-les baptisés à s’enraciner dans la vie de prière nourrie par ta Parole Seigneur ! R/
  • Un enfant nous est né, nous proclamons ton nom : « Dieu-Fort » : nous te rendons grâce en voyant des enfants s’épanouir et grandir, entourés de l’amour de leurs parents, de l’affection de leurs grands-parents et de la bienveillance de leurs enseignants. Que la puissance de ton amour relève tous les enfants en échecs scolaires ou qui se retrouvent à l’abandon dans la rue à cause de mille raisons différentes ! R/
  • Un enfant nous est né, nous proclamons ton nom : « Père-à-jamais » : nous te rendons grâce pour les grands malades de notre ville qui sont pris en charge, les personnes âgées isolées par le Covid qui peuvent recevoir régulièrement la visite de personnes qui les aident pour les soins ou pour les démarches administratives. Que tout homme ressente qu’il est aimé en cette nuit sainte ! R/
  • Un enfant nous est né, nous proclamons ton nom : « Prince-de-la-Paix » : nous prions pour ceux qui luttent sans relâche et en tout lieu pour l’intérêt et la défense des petits et des pauvres ; nous te rendons grâce pour toutes les familles qui peuvent se réunir ce soir, malgré les contraintes imposées par la lutte contre les risques de la pandémie ! R/

Que Dieu en ce nouveau-né emmailloté, couché dans une simple mangeoire reçoive nos prières ! Nous te confions Seigneur tout spécialement toutes les personnes de notre communauté rassemblée ici ainsi que toutes celles qui sont absentes. Toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.

 

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 15:04

En ce temps de Noël, temps de joie et de partage, ayons une pensée toute particulière pour notre Ami l'Abbé Pierre Cousty. C'est toujours un grand plaisir pour moi de vous faire partager ces belles homélies et réflexions, en voici une petite pour Noël :

Petite réflexion :

Qui est donc ce petit enfant que les chrétiens et même beaucoup de non chrétiens vont célébrer à Noël ? Pour répondre en vérité à cette question il est indispensable de connaître la suite de l’histoire : il faut avoir lu et médité l’Évangile.

Jésus est un homme, le plus humain de tous les hommes. Il a tout épousé de notre condition, hormis le péché.

Jésus est un ami, le plus proche de tous les amis. L’Évangile nous livre ses confidences ; nous pouvons les passer et les repasser dans notre cœur, comme faisait sa Mère. Et pourtant plus nous vivons dans son intimité et plus nous percevons la distance qui nous sépare de Lui… Il est déconcertant, le Tout-Autre.

Jésus est un maître, notre maître à penser et à vivre ; il nous conduit d’étonnement en étonnement, de découvertes en questions et de questions en découvertes. Il ne se lasse jamais, ne déçoit jamais. Il renouvelle sans cesse, car il est la nouveauté même.

Jésus est le Sauveur des hommes. Lui seul a pu briser la fatalité de la mort et du péché. Ayant accepté de souffrir et de mourir par amour, ressuscité par la puissance de Dieu, il comble en la dépassant, l’attente universelle ; Seigneur de l’Univers et de l’histoire, il envoie son Esprit qui entraine les hommes dans le sillage de sa victoire. Par Lui, avec Lui et en Lui, nous pouvons, à condition de le vouloir et d’en prendre les moyens, accéder à ce Royaume de bonheur pour lequel nous avons été créés, à ce monde de Dieu où tout es Lumière, Paix, Joie, Amour inépuisables ; autrement dit, par Lui, avec Lui et en Lui nous sommes entraînés vers la Vie Éternelle qui sera l’épanouissement plénier de tout notre être dans une communion parfaite avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit, avec Marie notre Mère Bien-Aimée, avec les Anges et les Saints, avec tous nos parents et amis définitivement retrouvés.

Jésus est vraiment l’Unique et l’Incomparable. Dans sa Parole, dans ses œuvres, dans sa Passion et sa mort nous devinons un amour au-delà de tout amour. À travers toute sa vie transparaît mystérieusement la présence de Celui qu’il appelle Père. Il est l’image du Dieu invisible, le visage du Dieu-Amour.

Oui, le petit enfant qui est né dans l’étable de Bethléem, c’est le Verbe Éternel, le Fils Unique, le Fils Bien-Aimé du Père. Lui, le fils de Marie, il n’a jamais eu d’autre Père que Dieu et sa Mère est la Mère de Dieu. En lui nous renaissons et nous adorons le « Verbe devenu chair », Dieu qui s’est fait homme pour que les hommes deviennent des Fils de Dieu, pour que les hommes, ô merveille, soient divinisés.

Gloire à Dieu et Paix sur la Terre, Alléluia !

Abbé Pierre Cousty

Noël 1984

 

 

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 15:01

Le site allemand http://www.theology.de/index.php propose l’Évangile de Noël en 15 langues plus particulièrement pour les migrants et les réfugiés. Une trés bonne idée !

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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 15:23

Dimanche 12 janvier 2020 - Baptême du Seigneur – Année A

Pour la plupart, vous qui êtes ici, je suppose que vous êtes baptisés. Pourquoi sommes-nous baptisés ? À quoi sert le baptême ?

Dans les années 1980, beaucoup de parents chrétiens qui eux-mêmes avaient reçu le baptême dans l’enfance ont jugé qu’il était préférable de différer le baptême de leurs propres enfants. Le prétexte était de ne rien leur imposer pour qu’ils puissent choisir eux-mêmes plus tard. Aujourd’hui, parmi les nombreux catéchumènes adultes qui seront baptisés dans la nuit de Pâques, beaucoup disent relever de ce choix parental. Certains ont éprouvé au fond d’eux-mêmes un manque alors qu’ils sentaient ce désir de connaître Dieu. Au fond, c’est comme si le baptême n’était qu’une appartenance à un parti politique quelconque qu’il faudrait choisir en fonction de son opinion ou de son évolution personnelle provoquée par les rencontres que permet la vie. Ou bien, la religion ne serait qu’un produit ordinaire que l’on peut choisir en fonction de ses goûts comme on le fait pour les produits de consommation courante dans les grandes surfaces.

Cela veut dire que le baptême n’est pas du tout compris. Pourquoi le Christ lui-même s’est fait baptiser alors qu’il n’en avait pas besoin comme Jean-Baptiste le signale dans cet évangile ? Le baptême nous fait devenir enfants de Dieu alors que nous ne sommes que des créatures. Nous accédons à un statut extraordinaire et inatteignable par nos propres forces ou notre propre volonté. Jésus n’a pas besoin de baptême puisqu’il est vraiment Fils de Dieu et engendré par le Père de toute éternité. Mais, c’est dans notre humanité qu’il a voulu recevoir cette filiation qu’accompagne le don de l’Esprit Saint pour que nous-mêmes puissions devenir enfants de Dieu par adoption. Cela va très loin puisque Jésus va jusqu’à accepter notre condition mortelle. Sa plongée dans les eaux qui l’engloutissent en est le symbole.

Il est dit dans l’évangile que les cieux s’ouvrirent. Cela répond à une grande prière du prophète Isaïe : « Ah, si tu déchirais les cieux et si tu descendais » (Is 64,1). Cela se réalise aujourd’hui au baptême de Jésus. En hébreu, les cieux se traduisent exactement par « les eaux d’en haut », c’est-à-dire la sphère divine. Nous arrivons péniblement à marcher sur la Lune, peut-être sur Mars, mais même si nous arrivions à circuler dans l’ensemble du cosmos, nous ne serions que dans le monde créé. Le monde divin, incréé, nous est définitivement inaccessible quelles que soient nos inventions techniques. Il fallait donc que Dieu vînt jusqu’à nous. C’est parce que Jésus assume jusqu’au bout notre humanité que nous pouvons recevoir par lui la divinité qui nous fait entrer dans le ciel pour partager l’éternité de Dieu. C’est ce fameux « accomplissement ».

Les parents, qui ont raison de penser à leurs enfants et à leur avenir, les obligent à aller à l’école pour préserver cet avenir. Ils ne leur demandent pas leur avis parce qu’ils veulent le meilleur pour eux. Nous pensons tous à notre avenir et ce qui se passe aujourd’hui à propos des retraites en est bien l’expression. Mais notre avenir ne s’arrête pas à nos retraites, Dieu soit loué !

Alors je crois que les parents devraient être véritablement plus soucieux de l’avenir éternel de leurs enfants. Si nous croyons vraiment que Jésus nous ouvre les portes du Ciel, qu’il est le Fils de Dieu et qu’il nous aime au point de donner sa vie, il est grave et inconséquent de ne pas faire du baptême une priorité pour nos enfants. Peut-être n’est-ce simplement qu’un manque de foi et le reflet de notre société sécularisée ?

Pourtant, peut-on se permettre de laisser les enfants sans cette perspective magnifique d’un avenir éternel dans l’amour auprès de Dieu. Oui, le baptême nous divinise car, nous dit saint Paul, par lui « nous sommes morts avec le Christ pour ressusciter avec le Christ » (Rm 6,8). Quelle grâce et quelle merveille !

+Michel Aupetit, archevêque de Paris.

 

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 20:36
www.dioezese-linz.at

Lecture du livre des Nombres 6, 22-27

En ce premier jour de l'année, demandons au Seigneur de nous bénir, c'est-à-dire de se pencher vers nous pour nous apporter la paix.

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leurs diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël : Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je vous bénirai ». - Parole du Seigneur.

Psaume 66

R/ : Que Dieu nous prenne en grâce, et qu'il nous bénisse !

  • Que ton visage s'illumine pour nous, et ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations. R/
  • Que les nations chantent leur joie, car tu gouvernes le monde avec justice ; sur la terre, tu conduis les nations. R/
  • La terre a donné son fruit ; Dieu, notre Dieu, nous bénit. Que la terre tout entière l'adore ! R/

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4, 4-7

L'Esprit nous fait prier le Père avec la même liberté que celle de Jésus lui disant : « Abba, c'est à dire Père bien-aimé ».

Frères, lorsqu'est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi  pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c'est-à-dire Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c'est l'oeuvre de Dieu. - Parole du Seigneur -

Alléluia ! Alléluia ! A bien des reprises, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; à la fin, en ces jours ou nous sommes, il nous a parlé par son Fils. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 16-21

La nouvelle année débute avec le nom de Jésus qui lui fut donné le huitième jour après sa naissance.

En ces temps-là, les bergers se hâtèrent d'aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’Ange lui avait donné avant sa conception. - Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie

Huit jours après Noël, le 1er Janvier, l’Eglise fête solennellement Celle que si souvent dans nos « Je vous salue » nous appelons : « Mère de Dieu ».

Quelle est la signification profonde de ce titre prestigieux que depuis le Concile d'Ephèse, en 432, la Foi catholique décerne à Marie, la Toute Sainte ?

Titre unique qui est la clé de voûte de tout le mystère marial et qui place la Femme « bénie entre toutes les femmes » à la cime des grandeurs créées.

Disons-tout de suite que ce serait une erreur monstrueuse de penser que l'affirmation : Marie est mère de Dieu puisse signifier que la Vierge est la mère de la divinité. Dieu est infiniment au-dessus du temps et de l'espace, avant toute création : son existence ne dépend de personne. Quand à Marie, elle est, tout comme nous, une créature ayant reçu de Dieu son être et sa vie, notre sœur en humanité. Ce n’est donc pas Elle qui a donné à Jésus la nature divine : cette nature Il la tient de son Père de toute éternité : vérité capitale que nous proclamons chaque dimanche à la Messe : « Je crois en Jésus-Christ le Fils Unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles... Vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père ».

Ce que Marie, par contre, a donné à Jésus, c’est son humanité. Mais ce qu’il importe ici de bien comprendre, c’est qu’en Jésus la nature humaine et la nature divine appartiennent à une seule Personne : celle du Verbe éternellement Fils de Dieu, qui est Dieu comme son Père. Dans le Christ, en effet, il n’y a aucun dédoublement de personnalité : c’est le même « je » qui déclare : « je » marche (action humaine) et « je » ressuscite (action divine).

Partant de là, on peut donc dire que Dieu a prêché, que Dieu a souffert, que Dieu est mort sur une Croix. On peut tout aussi bien dire que Dieu est né, que Dieu est né de Marie. Marie est par conséquent la Mère de Dieu, la Théotokos, comme disent les chrétiens d’orient, ce qui veut dire « engendreuse de Dieu ».

C’est sur un sommet éblouissant que nous sommes transportés, en contemplant un tel mystère. Tout au long de son histoire, l’Eglise, par la voix de ses Papes, de ses théologiens, de ses mystiques ou de ses fidèles ont félicité l’humble Marie de cette dignité suprême qui l’exalte bien au-dessus de toutes les créatures et la constitue non seulement Reine des hommes, mais aussi Reine des Anges.

Par sa maternité divine, nous dit saint Thomas d’Aquin, la grandeur de Marie touche « à l’infini ».

A ce titre, Elle approche Dieu de si près qu’Elle semble se perdre dans les abîmes de la Trinité. L’évocation d’une telle sublimité qui lie si étroitement la Vierge-Mère au Verbe Incarné et la fait entrer par là même, réellement, dans la Famille de Dieu, donne le vertige. Tout le reste, c’est-à-dire tout ce que la Foi catholique nous enseigne sur Marie ne peut vraiment bien se comprendre qu’à partir de cette réalité lumineuse qu’est sa maternité en tant que « divine », ayant pour terme DIEU FAIT HOMME pour le SALUT des hommes. C’est de cette source que découle en particulier le mystère de sa maternité spirituelle, de sa maternité de grâce à l’égard des âmes, promulguée solennellement par Jésus crucifié, à l’heure où précisément Elle nous enfantait à la vie divine dans sa douleur de Co-rédemptrice : « Voici ton Fils », « Voici ta Mère ».

Le Pape saint Pie X explique qu’en devenant mère du Christ, tête du Corps mystique, Marie devient radicalement la mère spirituelle de ceux qui sont ses membres. Autrement dit, nous sommes tellement solidaires du Christ (qui s’est fait l’un de nous pour qu’une même Vie divine circule entre Lui et nous) qu’il est impossible à Marie d’être la mère du Christ sans être en même temps la mère de ceux qui Lui sont unis par la Foi, qu’il lui est impossible d’être la mère du Sauveur sans être la mère des sauvés, qu’il lui est impossible d’aimer Jésus d’un amour maternel, sans étendre cet amour à tous les hommes.

Oui, Marie nous aime. Elle nous chérit, non pour ce que nous valons ou ce que nous faisons pour Elle, mais à la mesure de son Cœur qui est à la mesure du Cœur de Jésus. Et c’est parce qu’Elle nous aime si parfaitement qu’Elle se montre très exigeante à notre égard, nous apprenant à tout quitter pour « suivre l’agneau partout où il va ».

Son sublime rôle d’éducatrice spirituelle consiste, en effet, à nous élever jusqu’à Dieu, en nous accompagnant à travers les étapes de notre vie spirituelle en nous communiquant toutes les grâces actuelles par lesquelles se préserve, se répare et s’accroît la Vie surnaturelle reçue au Baptême.

A nous de nous maintenir sous sa bienfaisante influence.

A nous de la laisser faire (par un abandon de tous les instants entre ses mains expertes) jusqu’à ce que soit achevée notre configuration à « l’image du Fils » (Rom. VIII 29), Lui qui, à Noël, a épousé notre humanité pour nous rendre participants de sa divinité.

Prière universelle

En ce premier jour de l’an nouveau, nous souhaitons que la bénédiction du livre des Nombres : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! » devienne vraiment un vœu pour chacun et chacune de nos frères et de nos sœurs. Laissons-nous guider par l’Esprit du Seigneur afin que vers lui montent toutes nos louanges et toutes nos prières pour notre monde :

R/ : En toi, notre cœur espère, Seigneur.

  • Que le seigneur t’apporte la paix : Nous te louons pour ceux qui s’engagent dans la politique en vue du service du bien commun que descendent sur nous la justice et la paix. Nous prions pour la paix dans chaque maison et dans chaque pays : ne laisse jamais éteindre le « feu du désir » de la paix dans le cœur de chaque être humain ! Fais revenir à toi ceux qui ont choisi la violence en argumentant qu’ils souhaitent la paix ! R/
  • Que les nations chantent leur joie : Nous te rendons grâce de pouvoir te célébrer aujourd’hui dans la paix. Que les dirigeants des pays développés trouvent les moyens qui aident les petits pays à quitter leurs misères par leurs propres mains ! Que des lois justes se mettent en place en chaque société humaine ! Qu’elles se centrent sur les droits fondamentaux et nécessaires à la vie humaine ! R/
  • Que les nations chantent leur joie : Nous prions pour tous les chrétiens ainsi que les autres minorités religieuses qu'ils puissent vivre leur foi en toute liberté dans les pays asiatiques ! R/
  • Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu : Nous te remercions de nous avoir donné ton Fils, le Christ qui nous délivre de l’esclavage du péché. Maintenant, nous voudrions prier pour ceux qui se préparent au baptême et pour ceux qui les accompagnent : que la puissance de ton Esprit les aide à passer de la crainte à la confiance ! Que leur temps de préparation au baptême soit un temps de grâce et de bénédiction ! R/
  • Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Nous te louons pour l’existence de l’Église et de ses pasteurs sur notre terre. Nous te prions pour chaque fidèle : que ton Esprit Saint guide toujours le pape François, les évêques, les prêtres dans leurs tâches si exigeantes ! Que chaque baptisé, selon sa grâce spécifique, devienne témoin de ton amour là où il vit, là où il travaille ! R/

Dieu de Paix, exauce nos prières de ce jour où nous vénérons la maternité de Marie, mère de Jésus Christ et notre mère. Avec elle qui porte le corps de ton Fils dans ses bras, au nom de la vie, nous t’implorons de donner la Paix, la Justice à notre monde ! Amen.

Source de la P.U. : http://www.jardinierdedieu.com

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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 23:16

« L’étincelle révolutionnaire de la tendresse de Dieu » jaillit là où Marie et Joseph, contraints de « quitter leur terre » arrivent dans une terre « où il n’y avait pas de place pour eux » et « Marie met au monde, Marie donne la lumière ».

Le pape François a évoqué la Nativité dans son homélie de Noël, ce dimanche 24 décembre 2017, en la basilique Saint-Pierre, à l’occasion de la messe de la nuit de Noël.

« La foi de cette nuit nous porte à reconnaître Dieu présent dans toutes les situations où nous le croyons absent », a fait observer le pape.

Il a aussi invité à une « nouvelle créativité sociale » à la lumière de la naissance de l’Enfant qui « dans sa pauvreté et dans sa petitesse, dénonce et manifeste que le vrai pouvoir et la liberté authentique sont ceux qui honorent et secourent la fragilité du plus faible ».

Il a conclu par une prière : « Émus par la joie du don, petit Enfant de Bethléem, nous te demandons que tes pleurs nous réveillent de notre indifférence, ouvrent nos yeux devant celui qui souffre. »

AB

 

Homélie du pape François

Marie «mit au monde son fils premier-né. elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune» (Lc 2, 7). Par cette expression simple mais claire, Luc nous conduit au cœur de cette nuit sainte/ Marie mit au monde, Marie nous donna la Lumière. Un récit simple pour nous immerger dans l’événement qui change pour toujours notre histoire. Tout, dans cette nuit, devenait source d’espérance.

Retournons en arrière de quelques versets. Par décret de l’empereur, Marie et Joseph se sont vus obligés de partir. Ils ont dû quitter leurs proches, leur maison, leur terre et se mettre en route pour être recensés. Un trajet pas du tout commode ni facile pour un jeune couple qui était sur le point d’avoir un enfant:/ils étaient contraints de quitter leur terre. Dans leur cœur, ils étaient pleins d’espérance et d’avenir à cause de l’enfant qui était sur le point de naître/ leurs pas, au contraire, étaient chargés d’incertitude et des dangers propres à qui doit quitter sa maison.

Et ensuite, ils se trouvaient à affronter la chose peut-être la plus difficile : arriver à Bethléem et faire l’expérience que c’était une terre qui ne les attendait pas, une terre où il n’y avait pas de place pour eux.

Et justement là, dans cette situation qui était un défi, Marie nous a offert l’Emmanuel. Le Fils de Dieu a dû naître dans une étable parce que les siens n’avaient pas de place pour lui. «Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu» (Jn 1, 11). Et là… dans l’obscurité d’une ville qui n’a ni espace ni place pour l’étranger qui vient de loin, dans l’obscurité d’une ville en plein mouvement et qui, dans ce cas, semblerait vouloir se construire en tournant le dos aux autres, précisément là, s’allume l’étincelle révolutionnaire de la tendresse de Dieu. À Bethléem, s’est ouverte une petite brèche pour ceux qui ont perdu leur terre, leur patrie, leurs rêves. même pour ceux qui ont cédé à l’asphyxie causée par une vie renfermée.

Dans les pas de Joseph et de Marie, se cachent de nombreux pas. Nous voyons les traces de familles entières qui, aujourd’hui, se voient obligées de partir. Nous voyons les traces de millions de personnes qui ne choisissent pas de s’en aller mais qui sont obligées de se séparer de leurs proches, sont expulsées de leur terre. Dans beaucoup de cas, ce départ est chargé d’espérance, chargé d’avenir. dans beaucoup d’autres, ce départ a un seul nom: la survie. Survivre aux Hérode de l’heure qui, pour imposer leur pouvoir et accroître leurs richesses, n’ont aucun problème à verser du sang innocent.

Marie et Joseph, pour qui il n’y avait pas de place, sont les premiers à embrasser Celui qui vient nous donner à tous le document de citoyenneté. Celui qui, dans sa pauvreté et dans sa petitesse, dénonce et manifeste que le vrai pouvoir et la liberté authentique sont ceux qui honorent et secourent la fragilité du plus faible.

En cette nuit, Celui qui n’avait pas de place pour naître est annoncé à ceux qui n’avaient pas de place aux tables et dans les rues de la ville. Les bergers sont les premiers destinataires de cette Bonne Nouvelle. Par leur travail, c’étaient des hommes et des femmes qui devaient vivre en marge de la société. Leurs conditions de vie, les endroits où ils étaient contraints à se trouver, les empêchaient d’observer toutes les prescriptions rituelles de purification religieuse et, par conséquent, ils étaient considérés comme impurs. Leurs peaux, leurs vêtements, leur odeur, leur façon de parler, leur origine les trahissaient. Tout en eux suscitait de la méfiance. C’étaient des hommes et femmes dont il fallait se tenir éloigné, avoir peur. on les considérait comme des païens parmi les croyants, des pécheurs parmi les justes, des étrangers parmi les citoyens. À eux – païens, pécheurs et étrangers –, l’ange dit/ «Ne craignez pas, car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple: aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur» (Lc 2, 10-11).

Voilà la joie qu’en cette nuit nous sommes invités à partager, à célébrer et à annoncer. La joie par laquelle Dieu, dans son infinie miséricorde, nous a embrassés, nous païens, pécheurs et étrangers, et nous incite à faire de même.

La foi de cette nuit nous porte à reconnaître Dieu présent dans toutes les situations où nous le croyons absent. Il se trouve dans l’hôte indiscret, bien des fois méconnaissable, qui marche par nos villes, dans nos quartiers, voyageant dans nos autobus, frappant à nos portes.

Et cette même foi nous incite à faire de la place à une nouvelle créativité sociale, à ne pas avoir peur de faire l’expérience de nouvelles formes de relation dans lesquelles personne ne doit sentir qu’il n’a pas de place sur cette terre. Noël, c’est le temps pour transformer la force de la peur en force de la charité, en force pour une nouvelle créativité de la charité. La charité qui ne s’habitue pas à l’injustice comme si celle-ci était naturelle, mais qui a le courage, au milieu des tensions et des conflits, de se faire ‘‘maison du pain’’, terre d’hospitalité. Saint Jean-Paul II nous le rappelait. «N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ » (Homélie de la Messe d’inauguration du Pontificat, 22 octobre 1978).

Dans l’Enfant de Bethléem, Dieu vient à notre rencontre pour faire de nous des protagonistes de la vie qui nous entoure. Il s’offre afin que nous le prenions dans les bras, afin que nous le soulevions et l’embrassions. Afin qu’en Lui, nous n’ayons pas peur de prendre dans les bras, de soulever et d’embrasser celui qui a soif, l’étranger, celui qui est nu, celui qui est malade, le détenu (cf. Mt 25, 35-36). «N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ». En cet Enfant, Dieu nous invite à prendre en charge l’espérance. Il nous invite à être des sentinelles pour beaucoup de personnes qui ont cédé sous le poids du désespoir qui naît du fait de trouver fermées de nombreuses portes. En cet Enfant, Dieu fait de nous des protagonistes de son hospitalité.

Émus par la joie du don, petit Enfant de Bethléem, nous te demandons que tes pleurs nous réveillent de notre indifférence, ouvrent nos yeux devant celui qui souffre. Que ta tendresse réveille notre sensibilité et fasse que nous nous sentions invités à te reconnaître dans tous ceux qui arrivent dans nos villes, dans nos histoires, dans nos vies. Que ta tendresse révolutionnaire nous amène à nous sentir invités à prendre en charge l’espérance et la tendresse de nos gens.

© Librairie éditrice du Vatican - https://fr.zenit.org

 

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 15:27

winter-night.jpgNoël, nuit magique ! Nuit magique où tout semble s’arrêter et se suspendre à un centre : l’enfant de la crèche. Comme si l’histoire du Monde n’était qu’une vaste comédie tragico-comique sur laquelle, pour un moment, le rideau était tombé. Et les acteurs peuvent se reposer, redevenir eux-mêmes. Nuit magique où pour un instant, quelques heures peut-être les méchants deviennent bons, les pauvres nourris, habillés, la paix installée et Dieu adoré. Le Réel deviendrait-il irréel ou l’irréel deviendrait-il réel ?

Pour cette nuit magique, la crèche est un rêve. C’est le rêve qui sommeille au plus profond du cœur de l’Homme, celui de la Beauté, de la Bonté, de la Paix et de l’Adoration. Alors tout peut se passer, tout peut arriver… Tous ces personnages nous ressemblent tellement, ils sont porteurs de nos sentiments, de nos émotions, de nos passions, de nos caractères.

- Les agneaux : c’est notre besoin de douceur, d’émerveillement, notre cœur d’enfant qui ne cesse de dire : « Mais que c’est beau ! Que c’est beau ! », comme le « ravi » des santons de Provence.

- Les moutons : c’est le côté ado qui est en nous, rêveur, étourdi, libertin, idéaliste, parfois à côté de ses baskets. Mais il a l’avantage de ne pas laisser dormir son entourage, de le pousser à se poser les bonnes questions, d’avoir un témoignage qui soit à hauteur de des discours qu’ils entendent.

- Les chiens, image de la prudence et de la maîtrise de soi.

- L’âne, c’est le têtu en nous, celui qui bougonne tout le temps : « Non, je ne changerai pas d’idée, c’est moi qui ai raison, un point c’est tout ! » C’est le tempérament en dents de scie qui oscille entre colère et enthousiasme. Mais l’âne a l’avantage d’avoir une forte personnalité, pas comme les moutons !

- Le bœuf, ce balourd de bœuf qui prend toute la place, il oublie qu’il n’est pas tout seul ! Quel emmerdeur ! Le flegmatique, quoi ! Vous lui allumez un pétard chinois sous son museau, il ne réagit même pas ! Mais le bœuf est un être stable, qu’on ne déstabilise pas facilement, et puis fidèle en amitié. Enervant, mais on ne peut s’en passer. C’est lui qui a eu l’idée de souffler sur le petit !

- Les bergers : ce sont les solitaires dans la nuit, rejetés par les gens des villes, solidaires des gens isolés, rejetés, malades, angoissés dans la nuit. Ils portent en eux ce puissant désir d’être aimés, acceptés, accueillis… Il y en a tellement dans le monde. L’avantage : leur cœur est vidé de choses superflues, ils attendent l’essentiel, ils demandent la lumière. Ils nous rappellent que la vraie joie, c’est Dieu dès que nos cœurs n’affichent pas « complet », comme les auberges de Bethléem cette nuit-là.

- Les mages : ce sont d’abord les gens du savoir, les intellos qui connaissent bien des secrets et bien des mystères, image du raisonnement. Mais des personnages qui savent se mettre à la portée du plus petit, et qui ont le souci du partage. Etre grand et humble à la fois, ce n’est pas donné à tout le monde. Eux ne se prennent pas pour Dieu, ils ne remplacent pas Dieu par leur savoir, non ! Ils se mettent à genoux devant lui, reconnaissant la source de tous les mystères.

- Marie : c’est notre besoin de contemplation, d’adoration, de relation avec le Divin. L’âme, la dimension verticale qui est en nous. C’est pourquoi Marie est dans une paix profonde, royale !

- Joseph : c’est l’homme pratique en nous, qui prend ses responsabilités au quotidien, qui s’engage pour la communauté. Un père fort, présent, qui se donne à fond pour ses enfants, qui ne fait rien à moitié. Un homme les pieds sur terre et le cœur en Dieu.

- Jésus enfin, c’est le centre, c’est Dieu qui rayonne en nous et autour de nous, qui fait toutes choses nouvelles et belles !

Joël Pralong

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