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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 21:59

Lecture du livre de Job 7, 1-4.6-7

Malgré sa misère et celle qui l’entoure, Job croit que Dieu se souvent des hommes.

Job prit la parole et dit : « Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée, il fait des journées de manœuvre. Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre, comme le manœuvre qui attend sa paye, depuis des mois je n’ai en partage que le néant, je ne compte que des nuits de souffrance. À peine couché, je me dis : “Quand pourrai-je me lever ?” Le soir n’en finit pas : je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube. Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’achèvent faute de fil. Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur ». – Parole du Seigneur.

Commentaire : Paroles d’amertume et de désespoir de Job qui, dans sa maladie et sa souffrance, ne rencontre qu’incompréhension de la part de ses amis. Sur les lèvres de combien de nos contemporains ne pourrions-nous pas placer ces paroles ? Mais combien sauraient comme Job que dans la détresse Dieu est là comme l’ami des infortunés et des oubliés, lui que les siens eux-mêmes ont oublié sur la croix ?

Le cri de Job est celui de tant de malades, des personnes âgées, isolées et oubliées, de malheureux qui traînent une vie de misère, et même de jeunes, prisonniers de la drogue ou de l’alcool. Comment leur dire : « Dieu se souvient de toi », si nous ne commençons pas par nous souvenir d’eux, de manière concrète et efficace ?

Psaume 146

R/ : Bénissons le Seigneur qui guérit nos blessures !ou : Alléluia !

  • Il est bon de fêter notre Dieu, il est beau de chanter sa louange : il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. R/
  • Il compte le nombre des étoiles, il donne à chacune un nom ; il est grand, il est fort, notre Maître : nul n’a mesuré son intelligence. R/
  • Le Seigneur élève les humbles et rabaisse jusqu’à terre les impies. Entonnez pour le Seigneur l’action de grâce, jouez pour notre Dieu sur la cithare ! R/

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 9, 16-19.22-23

La rencontre de Jésus Christ a un tel prix aux yeux de Paul, qu'il fait tout pour la rendre possible au plus grand nombre.

Frères, annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! Certes, si je le fais de moi-même, je mérite une récompense. Mais je ne le fais pas de moi-même, c’est une mission qui m’est confiée. Alors quel est mon mérite ? C’est d’annoncer l’Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l’Évangile. Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible. Avec les faibles, j’ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, pour y avoir part, moi aussi. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Annoncer l’Évangile, ce n’est pas d’abord pour Paul prononcer un discours sur Jésus Christ. C’est se conduire de telle sorte que sa manière de vivre soit un Évangile vivant. Pour cela il a décidé de partager la condition de ceux auxquels il veut annoncer la Bonne Nouvelle, partager leur peine par le travail manuel, partager leur faiblesse dans la société de l’époque, partager leur culture étrangère à la sienne, partager leurs joies et leurs espoirs. Il s’est fait totalement l’un des leurs, comme le Christ s’est fait l’un de nous pour que l’Évangile devienne Quelqu’un.

Être soi-même un Évangile vivant ! Je prends le temps de chercher pour qui et de quelle manière je l’ai été récemment.

Alléluia. Alléluia. Le Christ a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1, 29-39

Un Jésus déconcertant : quand tout lui réussit et que tout le monde le cherche, il s'enfuit, seul, pour prier !

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche ». Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti ».

Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons. - Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : L’enthousiasme de la ville en effervescence s’est emparé de Pierre et de ses amis : « Tout le monde te cherche ». Le départ clandestin de Jésus et sa réponse aux disciples montrent la liberté du Christ. Il ne se laisse pas griser par le succès, il n’est pas prisonnier de la foule et de ses admirateurs. « Partons », car la Bonne Nouvelle est pour tous, non pour un petit groupe de privilégiés. « Partons », car les miracles à cause du caractère spectaculaire qu’ils prennent risquent de tromper les gens sur la mission de Jésus qui ‘est pas celle d’un philanthrope ou d’un agitateur politique, mais du Messie qui réclame la foi et un changement radical de vie. N’est-ce pas cela qui fut l’objet de la prière du Christ, ce matin-là ?

Fuir l’enthousiasme de la foule de Capharnaüm, plus tard celui de la foule qui veut en faire son roi ; ne pas fuir quand on viendra l’arrêter à Gethsémani et accepter qu’alors la foule lui préfère Barabbas ; c’est le signe et le prix de la liberté du Christ pour que la Bonne Nouvelle soit aussi proclamée ailleurs.

Homélie

« Dieu est amour », tel est le début de la récente lettre encyclique de Benoît XVI adressée à toute l’Église sur l’amour chrétien. Et cet amour de Dieu nous est manifesté en la personne de Jésus. Jésus Christ est « l’amour incarné de Dieu », comme nous le rappelle le pape. Dans l’évangile selon Marc que nous venons d’entendre, est manifesté en Jésus, qui guérit une femme, la tendresse de Dieu.

Nous sommes donc à Capharnaüm, ville de Galilée au bord du lac de Tibériade, dans laquelle Jésus commence son ministère. Accompagné de ses quatre premiers disciples qu’il vient juste d’appeler, Jésus passe une journée à Capharnaüm. Pas n’importe quelle journée, c’est le jour du sabbat, jour de repos, de prière et d’écoute de la Parole de Dieu pour les Juifs. Après avoir enseigné avec autorité et avoir libéré une personne possédée des esprits mauvais, le voilà qu’il sort de la synagogue et se rend à deux pas chez les frères Simon et André (cf. Messe d’action de grâce pour l’élection de Benoît XVI, successeur de Pierre - Pèlerinage en Terre Sainte).

On amène Jésus auprès de la belle-mère de Simon qui, fiévreuse, est au lit. Jésus, certainement touché par la souffrance de cette femme, la guérit immédiatement, sans rien dire, par un simple geste de compassion : Il l’aide à se lever en lui prenant la main. « Se lever » : nous avons là le mouvement même de la résurrection.

Même le soir, donc après le sabbat, Jésus continue son œuvre de guérison. En effet, la nouvelle de la guérison de la belle-mère de Simon s’est répandue dans toute la ville. Aussi, « il guérit toutes sortes de malades et chasse beaucoup d’esprits mauvais ».

Ces miracles sont des signes par lesquels Jésus atteste en sa Personne la présence du Règne de Dieu. Jésus accomplit ce qu’il a proclamé au tout début : « Le règne de Dieu est tout proche ». Quel est, au fait, le règne de Dieu ? « Le Règne de Dieu est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint » affirme saint Paul dans sa lettre aux Romains (Rm 14, 17). Le règne de Dieu est le règne de l’amour de Dieu, cet amour venu du Père que le Fils nous communique. Rappelez-vous lors du baptême de Jésus : du ciel, on entend : « C’est toi mon Fils bien aimé, en toi j’ai mis ton mon amour » (Mc 1, 11). Cette communication de l’amour est dynamique : Jésus guérit la belle-mère de Pierre qui se met aussitôt à servir : « la fièvre la quitta, et elle les servait ». Délivrés de tout mal, nous pouvons aisément rendre service. Paul lui-même, touché par la grâce de Dieu, s’est fait « le serviteur de tous » (1 Co 9, 22) ; nous l’avons entendu tout à l’heure.

Voici ce que nous dit Benoît XVI : « Dans ma première encyclique, je désire parler de l’amour dont Dieu nous comble et que nous devons communiquer aux autres ».

Puis, le lendemain au petit matin, Jésus se retire dans le désert pour prier, avant de poursuivre sa mission. Jésus nous montre la route à suivre : il n’y a pas de mission sans prière. La prière, c’est le temps de l’intériorité, le temps privilégié de la rencontre avec le Père. Quelle place dans nos journées donnons-nous à cette rencontre intime avec le Père, source de tout amour ? Aimer, c’est se savoir aimer et c’est donc autant servir concrètement les autres que rendre grâce à Dieu pour l’amour qu’il nous comble. Attention à l’activisme de nos vies ! « La prière comme moyen pour puiser toujours à nouveau la force du Christ devient ici une urgence tout à fait concrète » nous dit Benoît XVI. « Le moment est venu d’affirmer l’importance de la prière face à l’activisme et au sécularisme dominant de nombreux chrétiens engagés dans le travail caritatif ». S’il y a la prière personnelle, il y a aussi la prière communautaire en Église. Jésus ne fréquente les synagogues. La prière communautaire par excellence est la messe dominicale que nous célébrons. Si l’Église veut devenir ce qu’elle est appelée à être : « vivre l’amour et faire entrer la lumière de Dieu dans le monde », elle doit pour cela vivre de l’Eucharistie.

« Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle, car c’est pour cela que je suis sorti ». Jésus n’est pas un casanier, c’est un itinérant. Quand les disciples lui disent : « Tout le monde te cherche », il préfère partir ailleurs. Jésus n’appartient à personne, il nous échappe. La Bonne Nouvelle qu’il proclame n’est réservé à aucun groupe particulier, elle est destinée à tous : le salut est pour tous. Et nous, comment envisageons-nous l’évangélisation ? Avons-nous le souci de proclamer à tous, par nos paroles et nos actes, la Bonne Nouvelle de Jésus Sauveur ? La communauté chrétienne que nous formons annonce-t-elle vraiment la foi qui l’anime. Faisons donc nôtres les paroles de Paul dans sa lettre aux Corinthiens : « annoncer l’évangile […], c’est une nécessité qui s’annonce à moi ; malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! ». Nous sommes donc, et c’est notre vocation première, responsables de l’évangélisation. La première façon d’annoncer l’évangile, c’est bien sûr d’en vivre, d’en être les témoins. « Le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre l’Évangile » déclare Paul.

Finalement nous retrouvons les trois dimensions constitutives de la vie chrétienne, de la vie ecclésiale : la charité, la prière et l’évangélisation (annonce de la foi). Une communauté locale est vraiment d’Église si elle accepte d’être une communauté aimante, priante et missionnaire. Aucune de ces dimensions n’est facultative ni pour chacun ni pour la communauté.

Pour terminer, je cite Mgr Rouet à propos de la mise en place des communautés locales : « Il ne s’agit pas d’abord de faire marcher une nouvelle structure. Il s’agit de répandre, au milieu des hommes qui vous entourent, la vie, l’amour, le goût de l’Évangile (on « sel ») et d’apporter dans la vie de la communauté les joies et les peines de ces hommes : c’est le pain de notre prière.

Source : http://homeliesduperelouis.over-blog.fr/

Prière Universelle

Dieu le Père a envoyé son Fils unique pour que le monde soit guéri et sauvé. Chaque personne a son lot de souffrances et a besoin de guérison. Tournons-nous vers celui qui peut nous visiter et nous pacifier encore aujourd’hui.

R/ : Ô Seigneur, entends notre prière.

  • Pour l’Église qui, à la suite du Christ, porte sa croix chaque jour ; afin qu’elle le fasse dans la joie de se savoir soutenue, prions le Seigneur. R/
  • Pour les chefs des nations ; afin qu’ils cherchent sans cesse des solutions pour améliorer la vie des gens qui souffrent, prions le Seigneur. R/
  • Pour tous les Job de ce monde ; afin qu’ils trouvent dans le Christ vivant une source indéfectible de paix, malgré leur souffrance, prions le Seigneur. R/
  • Pour les opprimés partout dans le monde ; afin qu’ils cherchent et trouvent dans le Christ une force renouvelée de libération, prions le Seigneur. R/
  • Pour notre communauté chrétienne ; afin qu’à l’image du Christ, elle lutte contre la souffrance des gens qui se tournent vers elle. R/

Dieu notre Père, tu as tout donné, tu as même voulu que ton Fils partage notre vie. Dans la foi, nous te demandons de recevoir notre humble supplication, par ce même Jésus, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit. Amen.

Source : http://www.vieliturgique.ca

Lectures du 3ème dimanche en PDF et DOCX

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28 janvier 2021 4 28 /01 /janvier /2021 03:00

Lecture du livre du Deutéronome 18, 15-20

Le prophète Moïse, porte-parole de Dieu, annonce la venue d’un prophète comme lui ; mais Jésus sera plus qu’un porte-parole, il est la Parole de Dieu.

Moïse disait au peuple : « Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous l’écouterez. C’est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu, au mont Horeb, le jour de l’assemblée, quand vous disiez : “Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu, je ne veux plus voir cette grande flamme, je ne veux pas mourir !” Et le Seigneur me dit alors : “Ils ont bien fait de dire cela. Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. Si quelqu’un n’écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte.

Mais un prophète qui aurait la présomption de dire en mon nom une parole que je ne lui aurais pas prescrite, ou qui parlerait au nom d’autres dieux, ce prophète-là mourra.” » - Parole du Seigneur.

Commentaire : Sous les dehors terrifiants de l’orage qui éclate sur le Sinaï, le tonnerre de la voix de Dieu et la grande flamme de ses éclairs, le peuple hébreu a bien perçu la difficulté qu’éprouve l’homme laissé à lui-même, d’affronter seul le mystère de la présence et de l’action historique de Dieu et de comprendre le sens de ses appels. Le rôle du prophète est d’être parmi les hommes, ses frères, le porte-parole de Dieu : « Je mettrai mes paroles dans sa bouche », et l’interprète qualifié de son projet sur eux : « Il leur dira tout ce que je lui prescrirai ». Moïse et les prophètes qui lui ont succédé n’ont fait qu’ébaucher ce rôle prophétique que Jésus Christ accomplira parfaitement.

Quelle parole le Seigneur m’a-t-il fait entendre, ces temps derniers, par l’un de mes frères dont je peux dire qu’il a été son porte-parole pour moi ?

Psaume 94

R/ : Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur.

  • Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! R/
  • Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit, le troupeau guidé par sa main. R/
  • Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit ». R/

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 7, 32-35

Paul comprend le célibat consacré pour le Royaume comme un attachement sans partage au Seigneur.

Frères, j’aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur. Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé. La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde, elle cherche comment plaire à son mari. C’est dans votre intérêt que je dis cela ; ce n’est pas pour vous tendre un piège, mais pour vous proposer ce qui est bien, afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage. - Parole du Seigneur.

Commentaire : Le don mutuel que des époux se doivent devant Dieu les engage en assumant le souci des affaires de cette vie et la recherche du bonheur de leur conjoint, à faire de leur mariage un chemin vers Dieu. D’autres ont choisi le célibat afin de n’avoir d’autres centres d’intérêts que les « affaires du Seigneur », c’est-à-dire, à la manière de Paul, le souci pastoral de toutes les Églises et le souci missionnaire de l’annonce de l’Évangile. Ces deux états de vie chrétienne s’épaulent l’un l’autre : le célibat vécu pour le Seigneur appelle les gens mariés à ne pas s’enliser dans les affaires de cette vie et de bonheur du couple ; l’amour et le don de soi que réclame la vie conjugale rappellent que s’il ne s’accompagne pas d’un don total au service de Dieu et de ses frères, le célibat pour le Seigneur devient un piège puisque alors on n’est plus attaché par amour à personne, pas même au Seigneur.

Couple mariés, célibataires, et ceux et celles qui ont choisi le célibat consacré ont la responsabilité, les uns vis-à-vis des autres, de s’aider à vivre un amour vrai qui les attache au Seigneur sans partage. Selon notre situation comment cette responsabilité se manifeste-t-elle concrètement ?

Alléluia. Alléluia. Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1, 21-28

Jésus enseigne avec autorité, et, devant son autorité, les forces du mal se taisent.

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu ». Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme ». L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent ». Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée. - Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : En guérissant quelques malades physiques ou mentaux, Jésus ne fait pas seulement acte de bonté mais montre qu’il est venu entreprendre un combat gigantesque contre le Mal à l’œuvre dans le monde. L’esprit mauvais qui interpelle Jésus le sait bien : « Est-tu venu pour nous perdre ? » Nous, c’est-à-dire toute la horde des esprits mauvais auxquels les Anciens attribuaient l’origine des maladies, des infirmités et des cataclysmes. La parole et les actes de Jésus manifestent qu’il est le Saint de Dieu, c’est-o-dire le Messie, et donc que son autorité s’enracine en Dieu.

Quelle est la nouveauté radicale qui me frappe toujours dans les paroles du Christ, malgré des années de vie chrétienne et de fréquentation des évangiles ?

Homélie

Dans le passage évangélique que nous venons d’entendre (comme dans beaucoup d’autres) Jésus veut nous persuader que nous sommes menacés par des ennemis redoutables et que Lui seul peut nous en préserver ou nous en délivrer. Ces ennemis que nous appelons les Démons, nous sont présentés dans la Bible comme des êtres spirituels et personnels crées par Dieu dans la sainteté, mais qui dans un fol orgueil se sont révoltés contre Lui. Ces anges déchus sont foncièrement mauvais, parce qu’incapables d’aimer et n’ont par conséquent qu’un seul but : celui de nuire aux hommes. A leur tête il y a celui que la Bible désigne sous le nom de Satan, c’est-à-dire l’Adversaire ou encore Béelzeboul, c’est-à-dire le Prince des Démons. Les Evangiles (celui de Marc en particulier) nous révèlent en Jésus celui qui a pour missions de combattre et de vaincre Satan et son armée d’anges malfaisants. Ce combat dont le 1er  épisode est la mystérieuse tentation au désert, Jésus le mène de bien des manières, mais plus spécialement en expulsant les esprits mauvais qui se sont emparés de certaines personnes afin de les torturer physiquement et moralement. Ce combat atteindra son paroxysme à l’heure décisive de la Passion. Par l’offrande de son sacrifice d’amour et par sa Glorieuse Résurrection, Jésus remportera sur Satan une victoire totale et définitive.

Dieu permettra néanmoins qu’il continue à mettre à l’épreuve les disciples du Christ et cela jusqu’à la fin du monde. Sa puissance malfaisante sera d’autant plus forte que les chrétiens lui opposeront une résistance trop molle ou pas de résistance du tout.

Chers frères et sœurs, le rappel évangélique de la présence de Satan et de son action dans la vie des hommes est particulièrement opportun en cette période de grande confusion où très nombreux sont ceux qui nient purement et simplement son existence, ou qui l’identifient au mal en général, aux forces mauvaises, au péché, ou aux tendances perverses de la nature déchue. Nous ne devons pas nous laisser impressionner, ni démonter par ces fausses doctrines, mais professer avec fermeté, la Foi de l’Eglise : c’est Elle, en effet qui assistée par le Saint-Esprit nous donne la seule interprétation valable des Saintes Ecritures. Or l’église a toujours enseigné que le Mal n’est pas une abstraction pour intellectuels ou un symbole, mais un être personnel bien vivant et agissant, extrêmement intelligent et rusé, qui s’acharne à notre perte avec passion et sans jamais le moindre répit.

Une chose est certaine, chers frères et sœurs, c’est qu’en ces temps difficiles qui sont les nôtres, Satan a réussi, l’exploit de se faire oublier par la plupart... N’étant que peu ou faiblement combattu, il a le champ libre et il s’en donne à cœur joie, si l’on peut dire. Il faut être frappé d’aveuglement spirituel en effet pour ne pas voir à quel point il est puissant à l’heure actuelle, multipliant les ravages dans tous les domaines.

Père du mensonge, monstre de haine, il sème partout le doute, la dérision, la méchanceté, dans les familles qu’il réussit trop souvent à diviser, à disloquer et finalement à détruire, dans les cités, grandes ou petites où il sait insidieusement

Amen.

En cliquant sur cette image, vous trouverez la Prière Universelle du trés bon site "Jardinier de Dieu".

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 18:40

 

Lecture du livre de Jonas 3, 1-5.10

Le prophète Jonas ne s’y attendait pas : les païens se convertissent !

La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle ». Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac.

En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés. - Parole du Seigneur.

Commentaire : Ninive, capitale de l’empire assyrien qui a tant fait souffrir le peuple israélite, est le symbole du monde païen qui paraît le plus endurci et le plus éloigné de Dieu. Jonas n’y proclame qu’une journée son message de destruction, et voilà que les habitants croient et se convertissent ! Ce n’est pas Dieu qui s’en étonne, mais Jonas, et, derrière lui, le peuple élu qui au temps de Jésus verra avec irritation le Messie s’adresser aux païens.

Les conversions dont nous sommes témoins dans notre entourage, et celles dont nous entendons parler nous assurent-elles que la grâce de Dieu est capable de retourner le cœur des hommes aujourd’hui ? Sont-elles un aiguillon pour activer notre propre conversion ?

Psaume 24

R/: Seigneur, enseigne-moi tes chemins.

  • Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve. R/
  • Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours. Dans ton amour, ne m’oublie pas, en raison de ta bonté, Seigneur. R/
  • Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le chemin. Sa justice dirige les humbles, il enseigne aux humbles son chemin. R/

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 7, 29-31

Situation difficile pour les chrétiens : vivre dans le monde sans s’y enliser.

Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme, ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien, ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons. - Parole du Seigneur.

Commentaire : En affirmant que le temps est limité, ou plutôt qu’il s’est raccourci et que notre monde est en train de passer, Paul n’insiste pas sur l’imminence du retour du Christ, mais sur la certitude absolue que l’avenir dernier de l’homme s’est fait tout proche dans le Christ ressuscité. C’est pourquoi le chrétien doit prendre ses distances par rapport aux réalités provisoires de ce monde, dans le temps même où il les vit, que ce soit le mariage, la souffrance, le bonheur, la richesse. Non parce qu’il les dédaigne, mais pour ne pas s’y enliser et garder son cœur ouvert du monde à venir.

Comment vivre notre situation et nos tâches présentes dans le monde pour que, loin de nous détourner du Seigneur, elles nous le fassent désirer avec plus de force ?

Alléluia. Alléluia. Le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1, 14-20

Le premier geste de Jésus pour annoncer l’Évangile est d’appeler des hommes à sa suite.

Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ». Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes ». Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.

Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite. - Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Jésus Christ passe près d’hommes qui nous sont présentés dans leur situation sociale et familiale. Il les appelle à le suivre. Rompant leurs liens sociaux et familiaux, ceux-ci quittent tout pour le suivre. Cette présentation abrupte néglige volontairement de signaler les rencontres préalables de ces hommes avec Jésus et leur cheminement intérieur jusqu’à l’éveil de leur vocation, dans le but de mettre en évidence l’importance primordiale de l’appel de Dieu dans toute vie chrétienne et apostolique.

Tout comme Jésus s’est entouré de collaborateurs pour annoncer la Bonne Nouvelle, nous sommes appelés à travailler en équipe pour témoigner de l’Évangile. Prenons le temps, dans la prière, de nommer quelques-uns de ces collaborateurs, de rendre grâce pour l’appel que Jésus leur a adressé et de dire notre joie, et nos difficultés, à travailler ensemble.

Homélie

C’est avec un cœur toujours nouveau qu’il nous faut regarder, méditer et recevoir l’Evangile. Celui que nous venons d’entendre nous rappelle :

  • d’une part que c’est toujours Jésus lui-même qui évangélise nos vies,
  •  et d’autre part que nous sommes tous appelés à devenir à notre tour des évangélisateurs.

C’est toujours par le Christ lui-même que nous sommes encore évangélisés : les hommes de Judée ou les gens de Galilée, juifs croyants ou païens sans instruction, Jésus les a tous éclairés de sa Lumière, les rejoignant dans les synagogues, mais aussi sur les places, sur les routes, au bord du lac et jusqu’à l’intérieur de leurs maisons. « Ils seront tous enseignés par Dieu » avait dit le prophète Isaïe. Jésus lui-même le redira en plein cœur de son discours sur le Pain de Vie. Nous aussi, nous sommes vraiment éclairés par sa Parole, soutenus par sa grâce, accompagnés par sa présence, fortifiés par son Eucharistie.

Comme au premier jour où il cheminait le long de la mer de Galilée, Il est là. Oui, Il est là qui croise notre route. Ses pas précédent nos pas et ses yeux rencontrent notre regard.

Noël, la Passion, la Résurrection, l’Ascension ce n’est pas qu’un souvenir. Jésus n’est pas venu un jour pour repartir à jamais… jusqu’aux confins de Zabulon et de Nephtali c’est-à-dire : jusqu’au milieu de nos occupations les plus profanes, de nos actions les plus païennes, dans la Galilée de notre vie quotidienne Il est là. Aux mauvais jours où nous serions tentés de nous croire seuls, perdus, désespérés, et lorsque nous sommes sans envie de faire le moindre pas vers Lui, Il est là. A tous, tels que nous sommes, Jésus s’adresse aujourd’hui en ces termes : « Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche. Il est proche pour tous. Proche parce que Jésus vient en proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et en guérissant toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Pour peu que nous sachions nous repentir c’est-à-dire nous retourner vers Lui « convertissez-vous », l’Evangile est donc donné, par Jésus lui-même, en ce jour même à notre propre cœur. Chacun de nous peut et doit se dire : par pure grâce Jésus est venu vers moi. Par pur amour il s’est offert, révélé et immolé : « Il m’a aimé et il s’est livré pour moi » affirme saint Paul. Si je sais l’accueillir je peux donc être sauvé.

Mais ce qu’il importe de bien comprendre, chers frères et sœurs, c’est que par pure grâce également, comme Pierre et André, Jacques et Jean, nous sommes appelés à être les collaborateurs du Christ dans l’Œuvre du Salut. « Venez à ma suite et je ferai de vous des pécheurs d’hommes ». Ce que Jésus a fait voici qu’il nous demande de le faire à notre tour. Jusqu’à la fin du monde et partout, il faut que la Bonne Nouvelle soit propagée. Quand on porte au cœur un tel secret, quand on porte en son âme un tel bonheur on ne peut plus le garder ou le taire… Saint Paul nous dit que « nous sommes devenus un seul être avec le Christ, que le Christ habite en nos cœurs par la foi ». Un auteur spirituel du 3ème siècle aimait à dire : « le chrétien est un autre Christ », et saint Augustin lui faisant écho ajoutait « nous ne sommes pas seulement devenus chrétiens, nous sommes encore devenus le Christ ».

C’est dire, frères et sœurs, combien le Seigneur attend que nous soyons le prolongement vivant de son Evangile. A notre tour nous devons redire ce que disaient les apôtres : « nous ne pouvons pas ne pas publier ce que nous avons vu et entendu ». Et cela au nom même du bonheur que nous donne la joie de la présence de Dieu en nos cœurs. Dans un monde aussi éloigné de Dieu que le nôtre, où tant de chrétiens eux-mêmes sont très pauvres d’amour, atteints par cette maladie de l’âme qui s’appelle la tiédeur, plus que jamais l’appel du Christ rejoint nos existences. L’entendons-nous la parole qui nous est adressée aujourd’hui « venez à ma suite et je ferai de vous des pécheurs d’hommes ? » Ou encore cette exhortation qui fut adressée un jour à saint Paul « sois sans crainte, continue à parler, ne te tais pas ».

Et notons bien pour finir, que ceux qu’il appelle en ce jour ce sont des frères : Jacques et Jean, Pierre et André. Il les appelle aujourd’hui deux par deux, ceux qu’il enverra demain aussi deux par deux. On ne peut annoncer le Christ qui est amour que par l’union de la charité et de l’amitié. Le Christ lui-même tout Dieu qu’il était n’a jamais voulu évangéliser tout seul, mais toujours à travers le signe et le support de la communauté priante et fraternelle des douze, des saintes femmes et des disciples.

Car seul l’amour vécu est évangélisateur ! Jésus n’a-t-il pas dit « Là où deux sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux ». Alors, Dieu en personne parle avec eux, agit par eux et témoigne pour eux. Il ne s’agit donc pas, surtout pas de redire comme certains le faisaient dans la communauté chrétienne de Corinthe : « Moi je suis pour Paul, moi je suis pour Apollos ! « Le Christ ne saurait être divisé ». Ce sont nos divisions qui ont paganisé la terre, nos schismes qui ont rebuté tant et tant de gens, les ont éloignés de l’Eglise. En cette semaine de prière pour l’unité il faut s’en souvenir. Par contre, si nous savons proclamer la Parole de Dieu sans la falsifier, telle qu’elle est, les divisions reculeront, les cœurs s’uniront, la communauté grandira et la Bonne Nouvelle sera vraiment annoncée.

Devenons de vrais messagers de l’Evangile et l’unité ainsi vécue, sera construite en étant proclamée « à ce signe d’amour, le Christ lui-même, le Christ vivant et vrai, sera reconnu… Comme aux premiers jours lorsqu’il cheminait au bord du lac de Galilée.

Amen.

Lectures du 3ème dimanche en PDF et DOCX

En cliquant sur cette image, vous trouverez la Prière Universelle du trés bon site "Jardinier de Dieu".

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 14:26

Pour souligner la célébration du « Dimanche de la Parole de Dieu », voulue par le pape François, le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation a préparé un Guide liturgique et pastoral. Les diocèses, les paroisses, les groupes bibliques, les individus y trouveront une variété de suggestions pour animer cette journée et prolonger dans la vie la familiarité avec la Parole qui pour nous, chrétiens, est la « la lumière de nos pas, la lampe de notre route » (Psaume 118 [119]). Le thème de cette deuxième année s’inspire d’un passage de la Lettre aux Philippiens : En tenant ferme la parole de vie (Ph 2, 16). C’est l’invitation forte que Paul adresse aux chrétiens de Philippes pour que la Parole de Dieu demeure le socle inébranlable sur lequel enraciner la foi, l’espérance et la charité. Ce Guide est une proposition adaptable qui s’ajoute à celles que les communautés chrétiennes sauront développer selon leurs contextes...

Pour voir le Guide Liturgique et Pastoral 2021, cliquez ICI.

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 18:23

Lecture du premier livre de Samuel 3, 3b-10.19

Avec la même docilité que le petit Samuel, répondons au Seigneur lorsqu’il nous appelle : « Parle, ton serviteur écoute ».

En ces jours-là, le jeune Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu, Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici ». Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher ». L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici ». Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher ». Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.

De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici ». Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute” ». Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute ». Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet. - Parole du Seigneur.

Commentaire : Chacun de nous porte en lui l’espérance. C’est elle qui nous met en mouvement. C’est aussi elle qui nous fait vivre pleinement nos projets. Nous pouvons ainsi connecter nos jeux, nos amitiés, notre travail, toute notre vie à cette espérance.

Sommes-nous prêts comme Samuel à bondir pour écouter et grandir avec le Seigneur ? Sommes-nous confiants comme Jean Baptiste, André et Simon pour venir et voir le Christ ? Il n’est pas loin, il se tient présent, il est en nous. C’est par notre corps, nos actions, nos relations que Dieu est présent au monde. Sachons l’écouter et nous mettre en mouvement !

Claire Boudier – Missel Cléophas

Psaume 39

R/ : Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté.

  • D’un grand espoir, j’espérais le Seigneur : il s’est penché vers moi. Dans ma bouche il a mis un chant nouveau, une louange à notre Dieu.
  • Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens ».
  • « Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles ».
  • Vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais. J’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée.

Lecture de la 1ère lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 6, 13c-15a. 17-20

Nos corps sont les membres du Christ, l’Esprit Saint habite en eux.

Frères, le corps n’est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps ; et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi. Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Celui qui s’unit au Seigneur ne fait avec lui qu’un seul esprit. Fuyez la débauche. Tous les péchés que l’homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais l’homme qui se livre à la débauche commet un péché contre son propre corps.

Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps. - Parole du Seigneur.

Commentaire : Paul réagit contre des chrétiens contaminés par l’immoralité et les dérèglements sexuels très répandus dans le monde gréco-romain. Selon eux, la foi n’aurait rien à voir dans la vie sexuelle, elle n’aurait pas à s’encombrer de prescriptions morales. C’est oublier la dignité du corps que nous révèle Jésus Christ. Notre corps est promis à la résurrection ; notre corps est devenu un membre du corps du Christ ; c’est par notre corps où demeure l’Esprit Saint et par toutes nos activités corporelles que nous pouvons servir Dieu et nos frères.

Notre monde moderne abîme et écrase souvent le corps ; il salit et abîme souvent aussi le cœur. Sommes-nous sensibles à ces violences faites à l’homme ? Une réaction vigoureuse s’impose. Comment pouvons-nous y participer ?

Alléluia. Alléluia. En Jésus Christ, nous avons reconnu le Messie : par lui sont venues la grâce et la vérité. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1, 35-42

Comme à ses premiers disciples, Jésus nous demande aussi : « Que cherchez-vous ? »

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu ». Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi - ce qui veut dire : Maître -, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez ». Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).

André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » - ce qui veut dire ; Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » - ce qui veut dire : Pierre. - Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Que cherchez-vous ? C’est la première parole de Jésus dans l’évangile de Jean. Dans l’optique de l’évangéliste, elle s’adresse à tout homme. Jésus Christ est la réponse aux interrogations que les hommes portent au fond d’eux-mêmes, concernant le sens de leur vie, du monde et de l’histoire humaine. Mais comment rencontrer le Christ, le voir et cheminer avec lui ? Il faut des hommes qui soient eux-mêmes des amis du Christ, pour lui conduire leurs frères afin qu’ils puissent vérifier qu’en Jésus s’accomplit leur espérance et que tout prend sens en lui.

Comment te prépares-tu à écouter la parole de Dieu ? Par une attitude, un geste ? Donnes-tu du sens au signe de croix que tu traces sur ton front, ta bouche et ton cœur avant l’Évangile ? Prends-ru du temps dans ta journée, en réunion, en week-end pour écouter la parole de Dieu ? Fais-tu des relectures de journée ? Crois-tu que Dieu invite à vivre autrement ? Si oui, comment fais-tu pour le savoir ?

Homélie

Les textes que nous venons d’entendre et qui ont pour thème principal l’appel de Dieu nous livrent au moins 3 leçons.

  • 1èreleçon : l’appel de Dieu n’est pas réservé à quelques âmes privilégiées. « Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ». Avec lui il n’y a pas à priori, des gens qui, dès le départ, sont mis hors-jeu ou déclarés irrécupérables. C’est à tous, absolument que Dieu fait entendre son appel :
  1. soit pour une orientation décisive dans la vie, ce qu’on appelle ordinairement la Vocation avec un grand V. Vocation au sacerdoce ministériel, à la vie religieuse ou missionnaire, vocation au diaconat ou au mariage,
  2. soit plus simplement pour les petits choix ou les décisions de la vie quotidienne… et cela concerne absolument tous les âges et toutes les situations.

Oui, tout homme, parce que c’est la volonté même de Dieu, est le sujet d’une vocation à la sainteté. Il s’agit pour lui, en effet, de devenir un reflet, une image la plus ressemblante possible de Dieu Amour, et cela en aimant Dieu bien sûr, ainsi que son prochain, mais en s’aimant aussi lui-même ce qui est tout le contraire de l’égoïsme et qui commence comme le rappelle saint Paul par le respect de soi-même, le respect de son corps qui est le Temple de l’Esprit-Saint et par la conscience de sa dignité d’enfant de Dieu.

La manière dont cet appel de Dieu nous est signifié est très variée et elle est souvent insolite. Il s’agit ordinairement d’une invitation, d’une suggestion, d’une proposition. Le Seigneur, en effet ne contraint personne, tant son désir est grand de respecter la liberté de chacun. « Venez et vous verrez, dit-il à André et à Jean qui cherchent à entrer dans son intimité en allant chez lui, à l’endroit où il demeure. Jésus n’est pas un publiciste qui veut convertir à tout prix.

Vis-à-vis de cette voix de Dieu qui ne cesse de nous appeler d’une manière ou d’une autre, deux attitudes sont possibles :

  1. la surdité voulue ou simulée. On connaît le proverbe : « Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre »,
  2. ou bien l’ouverture, l’attention, l’acceptation, l’accueil à l’exemple de Samuel « parle, Seigneur, ton serviteur écoute », à l’exemple des Apôtres, à l’exemple surtout de Marie qui répond à l’ange « voici, je suis la Servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta Parole ».
  • Deuxième leçon qui découle des textes entendus il y a un instant : lorsque Dieu appelle quelqu’un ce n’est jamais pour l’inviter à s’installer et à rester sur place. Pensons à Abraham « quitte ton pays, quitte ta famille et va dans le pays que je te montrerai… » Dieu aime mieux les marcheurs que les gens assis, parce qu’il veut que nous fassions sans cesse des progrès dans la foi, dans l’espérance, dans l’amour et dans la pratique de toutes les vertus… Pour ceux qui empruntent les itinéraires de la vie chrétienne il n’est pas recommandé de rester longtemps sur les aires de stationnement. L’expérience est là, en effet, pour nous dire, qu’au point de vue spirituel, celui qui n’avance pas, recule.

Ainsi donc, frères et sœurs, l’intervention divine dans la vie des hommes est imprévue, inattendue ; les choix qu’elle fait sont inexplicables : il faut reconnaître aussi qu’elle est considérablement gênante. En fait, elle dérange une destinée parfois très soigneusement programmée : elle perturbe les projets humains et chambarde les situations acquises.

Avec le Seigneur, frères et sœurs, il faut s’attendre à tout :

  1. d’un enfant, Samuel, il fait un prophète,
  2. d’humbles pécheurs sur le lac de Galilée, il fait des apôtres, futurs piliers de l’Eglise qu’il s’apprête à fonder.
  3. d’un persécuteur, Saul de Tarse, il fait le plus grand de tous les missionnaires : saint Paul.

Oui, vraiment, avec Dieu il faut s’attendre à tout. Voilà pourquoi il me semble que devant cette éventualité, notre attitude peut se résumer en trois temps, étroitement coordonnés :

  1. savoir écouter pour entendre,
  2. être perméable pour mieux accueillir le message et pour le comprendre,
  3. accepter de voir son existence bouleversée, en esprit d’obéissance afin de mettre en pratique ce message.
  • 3ème leçon qui nous vient surtout de l’Evangile de ce jour : quand quelqu’un répond à l’appel de Dieu et rencontre le Christ pour de bon, il ne peut pas continuer sa route dans l’indifférence ennuyée ou la satisfaction exaltée. Il y a tous ces autres qu’on voit autrement qui entrent alors dans notre vie. Il y a les voisins, les amis, les frères qu’on aime davantage au point de désirer partager la découverte avec eux. Pourquoi n’auraient-ils pas accès au même trésor que nous. C’est André qui entraîna Simon jusqu’à ce que Jésus en fasse Pierre. Le Prince des Apôtres a donc passé par un autre pour parvenir au Seigneur. Il a d’abord fallu l’invitation d’un petit frère pour que le Christ après l’avoir regardé lui donnât un nom nouveau autrement dit la vocation à un amour fondamental dans l’Eglise, celui du Pasteur suprême. Aujourd’hui comme hier, Jésus continue d’utiliser les médiations humaines les plus banales pour faire signe, attirer et même sauver. Par un sourire ou par un geste, par une parole ou une ardente prière nous pouvons (le plus souvent c’est sans le savoir) amener quelqu’un à Jésus qui saura le regarder et l’aimer sur mesure. Ne l’oublions jamais : tous nous sommes conviés à appeler, à être des porte-parole, des messagers de Dieu auprès de nos frères.

Nous demanderons instamment à la Vierge Marie, Notre Mère, qui est un parfait modèle de réponse très généreuse à tous les appels divins, de nous apprendre à dire oui au Seigneur, quoi qu’il en coûte. Qu’elle nous inspire aussi les paroles et les gestes susceptibles de toucher nos frères et de les mettre en route vers le Christ, Lui qui est toujours prêt à les accueillir pour les combler de sa Lumière, de son Amour et de sa Joie, et de donner ainsi un sens à leur vie.

Amen.

Prière universelle

Le Seigneur invite mystérieusement chacun et chacune de nous à le suivre. Il nous appelle par notre nom comme il l’a fait pour Samuel et Pierre. Aujourd’hui encore, il attend notre réponse. Tournons-nous vers lui avec confiance et présentons-lui les besoins de tous nos frères et sœurs.

R/ : Dieu très bon, écoute-nous.

  • Pour l’Église ; prions afin qu’elle ouvre son cœur, son esprit et ses bras à tous ceux et celles que le Seigneur appelle. R/ 
  • Pour les hommes et les femmes qui gouvernent les peuples ; prions afin que chacun et chacune se laisse toucher par les voix qui réclament justice et paix. R/ 
  • Pour toutes les personnes que le Seigneur appelle ; prions afin qu’elles répondent sans hésiter à son invitation. R/ 

Pour notre communauté ; prions afin qu’elle s’ouvre à une plus grande écoute des plus vulnérables de notre société. R/ 

Dieu notre Père, ton Fils Jésus a répondu à ton appel en allant jusqu’au bout de l’amour. Accorde-nous de te suivre avec la même ferveur. Nous te le demandons par le Christ, Jésus, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

Source : http://www.vieliturgique.ca/

Lectures du 2ème dimanche en PDF et DOCX

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 17:42

Une homélie n’est faite ni pour être lue ni pour être vue en vidéo, c’est un exercice oral. Vivez l’expérience pleinement en l’écoutant :

http://www.ab20100.ch/wp-content/uploads/2018/09/180908-SAG.mp3

Chers Amis,

Tout récemment dans un bistrot de la vallée, j’ai entendu deux parents discuter. Ils n’avaient pas vu que j’étais là…

- On a encore raconté une histoire de miracle à mon fils, au catéchisme l’autre jour, disait le premier. Comme si ça avait existé !

- De toutes façons, rétorqua le deuxième, c’est des vieilles histoires tout ça. Ça se saurait s’il y en avait encore, des miracles…

Et ils trinquèrent… pour saluer tout ça.

Peut-être pensez-vous, vous aussi Chers Amis, que la prédiction du prophète Isaïe que nous avons entendue dans la première lecture – « les yeux des aveugles se dessilleront, les oreilles des sourds s’ouvriront, le boiteux bondira comme un cerf » peut-être pensez-vous que tout ça ce sont des mots. De vieilles histoires.

Peut-être pensez-vous que, oui, d’accord, Jésus a fait deux-trois miracles, d’ailleurs l’Évangile de ce soir nous le rappelait en nous racontant l’histoire de ce sourd-muet, mais bon d’abord on n’est même pas sûrs que ça se soit passé exactement comme ça, et puis, et puis…, et puis c’était il y a 2000 ans…

2000 ans ? Vous êtes sûrs ?

Le dernier miracle de ce type, qui s’est produit à quelques mètres de moi, sans que je le sache sur le moment, ce dernier miracle remonte à deux ans. Pas deux mille, deux ! C’était précisément le 11 mai 2016 et c’était à Lourdes. Et plusieurs Hérensards étaient là ce soir-là, eux aussi.

C’était à la procession mariale. Vous savez, pendant le pèlerinage, que ce soit celui de printemps ou celui d’été, il y a un soir où l’on processionne avec les flambeaux. C’est très beau, c’est un moment très fort.

La veille, à la messe de la Grotte, nous avions repéré le groupe des Italiens qui étaient en pèlerinage en même temps que nous, en même temps que les 2500 pèlerins de Suisse Romande. Et j’avais vu cette petite fille qui portait des appareils sur les oreilles, cette petite fille dont on m’a dit ensuite qu’elle était sourde de naissance. J’ai donné la communion tout près d’elle, ce matin-là à la Grotte.

Et le lendemain soir, pendant la procession, à quelques mètres de nous, nous avons vu une agitation. On ne savait pas ce qui se passait. On l’a appris un peu plus tard.

La petite fille qui était là a enlevé ses appareils. Et ses parents lui ont tout de suite dit : « Mais qu’est-ce que tu fais ?? » Et elle a dit : « J’entends… J’en ai plus besoin.»

Il y a eu des constatations médicales dès le lendemain à Lourdes. Et le résultat fut imparable : cette petite fille était effectivement sourde de naissance et elle est effectivement guérie, elle entend aujourd’hui, normalement.

Il faut du temps pour qu’un miracle soit reconnu à Lourdes, ça prend des paperasseries… ce sera probablement pourtant l’un des prochains sur la liste, très certainement.

Eh oui, Chers Amis, les miracles continuent. Ce ne sont pas de vieilles histoires. Pas seulement.

Et si les médias ne vous en parlent pas c’est qu’ils sont beaucoup trop occupés à critiquer l’Église dès qu’ils le peuvent, à coup de petites phrases du pape sorties de leur contexte ou de révélations nauséabondes sur tel ou tel prêtre.

Si les médias étaient là pour vous donner de belles nouvelles, ça se saurait…

Et je crois que c’est là que se trouve la clé des textes de ce week-end. À travers cette histoire de sourd-muet qui entend et qui parle, nous pouvons faire nous aussi attention à notre manière d’entendre et à notre manière de parler.

Nous sommes invités par le Christ à une ouverture – « Effata ! » Ce mot de sa langue, nous l’avons entendu à notre baptême, tous ! On était un peu petit pour s’en souvenir, mais le prêtre l’a prononcée, ce jour-là : « Effata ! Ouvre-toi ! »

  • Nous sommes invités à nous ouvrir, mais d’abord à nous ouvrir l’esprit et le cœur, bien sûr.
  • Nous sommes invités à ne pas juger sur les apparences, comme le disait Jacques dans la deuxième lecture.
  • Nous sommes invités à écouter vraiment notre prochain, nous qui avons la chance de ne pas être sourds.
  • Nous sommes invités à faire attention à notre parole, nous qui avons la chance de ne pas être muets.
  • Nous sommes invités à ne pas regarder les apparences seulement, nous qui avons la chance de ne pas être aveugles.

Alors Chers Amis, si comme moi, vous entendez au bistrot ou ailleurs, que les miracles sont de vieilles histoires… parlez-leur de la petite fille de Lourdes. Et dites à ces personnes que ce n’était pas il y a deux mille ans, ça… C’était il y a deux ans.

Ça leur ouvrira peut-être, à elles aussi, le cœur, les yeux, les oreilles, l’esprit, qui sait ? Et du coup, VOUS aurez participé à un miracle…

Source : http://www.ab20100.ch/billets/la-petite-fille-de-lourdes/

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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 21:53

Livre des Proverbes 9, 1-6

La sagesse de Dieu s’offre à nourrir le cœur et l’intelligence des hommes. Pour qui l’accepte, c’est un véritable festin qu’elle prépare.

La Sagesse a bâti sa maison, elle a taillé sept colonnes. Elle a tué ses bêtes, et préparé son vin, puis a dressé la table. Elle a envoyé ses servantes, elle appelle sur les hauteurs de la cité : « Vous, étourdis, passez par ici ! » À qui manque de bon sens, elle dit : « Venez, mangez de mon pain, buvez le vin que j’ai préparé. Quittez l’étourderie et vous vivrez, prenez le chemin de l’intelligence ». – Parole du Seigneur.

Commentaire : Personnifiée sous les traits d’une maîtresse de maison, la sagesse de Dieu invite les hommes à partager son repas. Mais ce pain et ce vin qu’elle a apprêtés, les viandes qu’elle a mijotées sont des mets symboliques : destinés à donner la sagesse aux hommes sans intelligence, ils évoquent l’enseignement que Dieu donne à qui veut réussir sa vie. Très souvent l’Ancien Testament compare ainsi la Parole de Dieu à un repas offert aux hommes. Jésus aussi comparera la foi en sa Parole à la manducation de sa chair et de son sang. Mais c’est dans le repas eucharistique que cette foi atteint tout son réalisme : c’est la Parole de Dieu faite chair en Jésus Christ qui s’offre à nourrir le croyant.

La Sagesse « proclame sur les hauteurs de la cité ». De nos jours la publicité fait de même pour se faire entendre et mériter confiance. Quel type de publicité désirons-nous pour la Parole de Dieu ? Comment nous y prendre ?

Psaume 33

R/ Goûter et voyer comme est bon le Seigneur.

  • Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m'entendent et soient en fête ! R/
  • Saints du Seigneur, adorez-le : rien ne manque à ceux qui le craignent. Des riches ont tout perdu, ils ont faim ; qui cherche le Seigneur ne manquera d'aucun bien. R/
  • Venez, mes fils, écoutez-moi, que je vous enseigne la crainte du Seigneur. Qui donc aime la vie et désire les jours où il verra le bonheur ? R/
  • Garde ta langue du mal et tes lèvres des paroles perfides. Évite le mal, fais ce qui est bien, poursuis la paix, recherche-la. R/

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 5, 15-20

Tirez parti du temps présent, nous demande Paul, et pour y parvenir, il compte sur notre prière communautaire.

Frères, prenez bien garde à votre conduite : ne vivez pas comme des fous, mais comme des sages. Tirez parti du temps présent, car nous traversons des jours mauvais. Ne soyez donc pas insensés, mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur. Ne vous enivrez pas de vin, car il porte à l’inconduite ; soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint. Dites entre vous des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez le Seigneur et célébrez-le de tout votre cœur. À tout moment et pour toutes choses, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, rendez grâce à Dieu le Père. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Les jours sont mauvais, non pas en eux-mêmes, mais parce qu’ils sont des jours graves ; ils marquent un tournant à prendre, une dernière chance à saisir : aller ou non dans le sens de l’Évangile. À commencer par les réunions de prière. On avait l’habitude de les faire précéder d’un repas en commun. Mais on y boit trop, écrit Paul, alors qu’il faudrait plutôt se réjouir de s’y retrouver entre frères, grâce au même esprit d’amour ; heureux de chanter ensemble le Christ Sauveur et de remercier le Père qui nous rassemble. À cette condition la prière communautaire sera signe de la présence de Dieu au milieu de l’assemblée.

Animateurs de la liturgie, organistes, chorale, nous permettons à l’assemblée de célébrer le Seigneur par des psaumes, des hymnes et de libres louanges. La qualité communautaire de la prière dépend de nous.

Alléluia. Alléluia. Qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui, dit le Seigneur. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6, 51-58

« Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde ». Célébrons-nous vraiment l’eucharistie pour que le monde ait la vie ?

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde ». Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement ». – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Le repas pascal juif associait étroitement les convives à la libération des Hébreux de l’esclavage de l’Égypte : en mangeant la Pâque, ils avaient conscience d’être le peuple que Dieu libère aujourd’hui de la servitude. Jésus associe de même ses disciples à sa mort rédemptrice : en mangeant son corps et en buvant son sang versé à la croix pour la multitude des hommes, les participants du repas eucharistique se reconnaissent le peuple que Jésus libère aujourd’hui de toute servitude, y compris celle du péché. Ils attendent aujourd’hui le jour à venir de la délivrance définitive dans le monde nouveau du royaume de Dieu.

Nos eucharisties nous font participer au geste d’amour du Christ livrant sa vie pour nous, pour que nous apprenions à aimer comme il aime.

Homélie

Dans ce passage si dense du « Discours sur le Pain de Vie » que nous venons d’entendre, il y a quelques phrases-clés sur lesquelles je voudrais attirer tout particulièrement votre attention car elles nous révèlent l’essentiel de ce mystère fondamental de la Foi qu’est l’Eucharistie.

- « Je suis le Pain Vivant descendu du ciel ».

L’Eucharistie ce n’est pas quelque chose, c’est quelqu’un. C’est la personne même de Jésus-Christ Ressuscité, présent au milieu de son peuple. « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Oui, il est là, lui, notre Seigneur, dans le silence et la discrétion d’un pauvre, mais avec toute sa richesse de Dieu, disponible en son humanité.

- « C’est ma chair pour la vie du monde ».

L’Eucharistie – on a parfois tendance à l’oublier – c’est le sacrifice de Jésus offert par amour pour l’humanité, car, il est là avec sa « chair livrée » avec son « sang versé » dans le grand écartèlement de la Croix qui rappellent le pain et le vin séparés. Disons-nous bien que lorsque nous communions nous nous unissons à Jésus crucifié qui vient dans nos âmes pour les inclure dans son sacrifice et prolonger en elles son état d’hostie. Il vient en nous, dit saint Léon le Grand, comme victime offertes au Père. Le chrétien ne doit jamais oublier, en effet, qu’il est un disciple de Jésus crucifié et que la Croix c’est le livre où il apprend la seule vraie science : celle qui sauve ; et la seule vraie philosophie de la vie : celle qui donne à la souffrance sa valeur rédemptrice et à la mort son sens divin et éternel.

- « Celui qui mange ma chair demeure en moi et moi en lui ».

Oui, la communion eucharistique est le lieu privilégié où se réalise ici-bas entre l’âme et la Très Sainte Trinité, l’intimité la plus grande et la plus merveilleuse qui soit. En celui qui communie avec toutes les dispositions requises il se produit ceci : le feu de l’amour divin pénètre dans son cœur et l’envahit de telle sorte que le cœur de Jésus et son cœur ne font plus qu’un. Ils sont fondus l’un dans l’autre : c’est la fusion à laquelle voudraient tant parvenir les êtres qui s’aiment, seul Jésus peut accomplir un tel prodige entre lui et nous. Le chrétien qui vient de communier peut donc s’appliquer la parole de l’Apôtre Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». Ainsi, par la communion eucharistique nous sommes peu à peu, transformés à l’image de Jésus, nous lui devenons semblables, capables, chaque jour davantage, de penser comme lui, de vouloir et d’agir comme lui. La communion nous fait entrer dans cet immense élan d’amour qui porte Jésus vers son Père. Avec lui, nous entrons dans la vie du Père et par lui nous recevons l’Esprit-Saint qui est le lien d’amour entre le Père et le Fils... Et en même temps la communion nous entraîne dans le grand courant d’amour de Jésus qui rassemble tous les hommes dans l’unité d’une même famille, cette famille des enfants de Dieu qu’est l’Eglise. Sous cet aspect la communion agit à la manière d’un ciment qui unit, qui soude les unes aux autres ces pierres vivantes que nous sommes. En mangeant le Pain de Vie, nous devenons un seul corps avec le Christ, de même que les grains de blé fondus ensemble ne font qu’un seul pain.

- « Ma chair est vraiment une nourriture ».

L’Eucharistie est un repas. Elle est faire pour fortifier nos énergies, pour abreuver nos déserts, pour faire grandir toute sainteté. Sur la route de cette existence difficile, Jésus vient à notre rencontre avec le pain et la coupe du salut, car c’est maintenant que nous avons besoin de la force divine pour tenir debout, pour nous relever, pour aller de l’avant et parvenir au Royaume. L’Eucharistie, c’est le sacrement par excellence de la vitalité chrétienne. Nous retiendrons enfin cet autre fruit, cet autre effet de l’Eucharistie sur nous, sur lequel Jésus insiste très fort.

- « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour ».

En communiant au Corps ressuscité de Jésus nous préparons mystérieusement notre propre résurrection. Jésus n’entends pas seulement nous communiquer sa vie d’amour pour qu’ici-bas nous soyons unis à lui et entre nous ; il veut se donner à nous pour nous faire passer de la mort à la vie, pour nous faire partager sa gloire de Ressuscité, il veut qu’un jour nous soyons comme lui, et comme Marie pleinement vivants, corps et âme, définitivement libérés des misères de ce monde et de la mort. « Là où je suis-je veux que vous soyez vous aussi ». Autrement dit : la terre aride que nous sommes est visitée par un germe pascal lorsque le pain de Dieu vient féconder notre sol. Dès lors, l’éternité est en gestation dans notre chair et nous sommes assurés de ressusciter avec Celui qui nous remplit de lui.

Que Jésus soit donc à jamais béni, loué, remercié pour avoir mis à notre disposition l’inépuisable richesse de grâce que constitue l’Eucharistie : ce sublime mystère où se récapitule toute notre foi et qui est selon les termes de Vatican II « la source et le sommet de toute la vie chrétienne ».

Amen.

Prière Universelle

Seigneur de la vie, écoute nos prières.

  • Prions pour l’Église, responsable de nourrir le peuple de Dieu par le pain de la Parole partagée ; que la célébration de l’Eucharistie soit toujours un moment fort préparé et célébré dans la dignité.
  • Prions pour les enseignants et les étudiants qui se préparent à la rentrée scolaire; que le Seigneur les garde dans la paix et la sérénité.
  • Prions pour ceux et celles qui auraient aimé prendre des vacances et qui sont dans l’impossibilité de le faire ; que le pain descendu du ciel leur procure un peu de repos et de réconfort.
  • Prions pour notre communauté ; que la célébration de l’eucharistie soit toujours un temps fort de fraternité, de joie et d’espérance.

Dieu notre Père, toi dont la bonté surpasse tout, reste attentif à la prière de tes enfants. Nous te le demandons par Jésus ton Fils, notre Seigneur, qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Source de la P.U. : http://www.vieliturgique.ca

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 19:45

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 18:03

Livre de la Genèse 3,9-15

Même si le mal habite encore notre humanité, Dieu promet que l’un d’entre nous, né d’une femme triomphera du mal : c’est Jésus Christ.

Lorsque Adam eut mangé du fruit de l'arbre, le Seigneur Dieu appela l’homme et lui dit : « Où es-tu donc ? » Il répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché ». Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? » L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé ». Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé ». Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon ». – Parole du Seigneur.

Psaume 129

R/ Près du Seigneur est l’amour, près de lui abonde le rachat.

  • Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! R/
  • Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l'homme te craigne. R/
  • J'espère le Seigneur de toute mon âme ; je l'espère, et j'attends sa parole. Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore. R/
  • Oui, près du Seigneur, est l'amour ; près de lui, abonde le rachat. C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes. R/

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4, 13-5,1

Pour Paul, croire au Christ, c’est en parler, c’est l’annoncer au plus grand nombre, même s’il lui faut y épuiser toutes ses forces.

Frères l’Écriture dit : ‘J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.’ Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons. Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. Et tout cela, c’est pour vous, afin que la grâce, plus largement répandue dans un plus grand nombre, fasse abonder l’action de grâce pour la gloire de Dieu. C’est pourquoi nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car notre détresse du moment présent est légère par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle qu’elle produit pour nous. Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel. Nous le savons, en effet, même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre, est détruit, nous avons un édifice construit par Dieu, une demeure éternelle dans les cieux qui n’est pas l’œuvre des hommes. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Paul vient d’énumérer toutes les souffrances et les privations que lui vaut l’annonce de l’Évangile, et qui le font participer au mystère de la mort et de la résurrection de Jésus. Pourquoi tout cela, pourquoi ruiner ainsi sa santé ? Plus nombreux seront les païens évangélisés, plus grande sera la foule de ceux qui reconnaîtront l’amour de Dieu pour les hommes et chanteront dès maintenant sa gloire : santé, bonheur, réussite sont choses provisoires, seul demeure l’homme intérieur, c’est-à-dire la personnalité qu’à forgée Jésus-Christ dans un homme qui s’est tout donné à lui et à l’Évangile.

Nous connaissons des hommes et des femmes qui, comme l’apôtre Paul, sont tout donnés à Dieu ou à leurs frères, toujours sur la brèche quand il s’agit de promouvoir la justice, la paix et la fraternité. Aux yeux des hommes ils ne pèsent souvent pas bien lourd, mais Dieu sait le « poids extraordinaire de gloire » qu’ils représentent.

Alléluia. Alléluia. Maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors, dit le Seigneur ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3, 20-35

Qui est Jésus ? Sa famille le traite de fou, les scribes le disent possédé du démon. Et nous ?

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête ».

Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul : c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons ». Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours ». Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur ».

Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent ». Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère ». – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : La Bible attendait du Messie qu’il détrône Satan de sa puissance. N’est-ce pas ce que fait Jésus en chassant les démons ? Les scribes répliquent qu’au contraire il a pacte lié avec Satan. Voilà bien la preuve de leur mauvaise foi : si le règne de Satan connaît une telle anarchie, une telle division, « c’en est fini de lui », et le règne de Dieu s’impose bien sur terre par Jésus. Refuser de le reconnaître, c’est se boucher volontairement les yeux, c’est nier que l’Esprit de Dieu agit en Jésus pour le prétendre animé d’un esprit diabolique. Un tel aveuglement volontaire » est impardonnable. Il faut donc prendre parti pour ou contre la messianité de Jésus. Il le fait savoir à sa famille qui cherchant à lui éviter des ennuis avec les autorités religieuses, veut le ramener sagement à Nazareth : les siens, ce sont ceux pour qui la volonté de Dieu passe avant tout !

« Jésus a perdu la tête », pensent les siens en le voyant ainsi livré aux foules. Cela ne faisait pourtant que préparer la folie d’amour qui le conduirait à livrer sa vie sur la croix. L’amour du Christ pour nous commet de ces folies !

Homélie

Pourquoi le blasphème contre l'Esprit Saint est-il impardonnable ? En quel sens entendre ce blasphème ? Saint Thomas d'Aquin répond qu'il s'agit d'un péché « irrémissible de par sa nature, parce qu'il exclut les éléments grâce auxquels est accordée la rémission des péchés ». Selon une telle exégèse, ce blasphème ne consiste pas à proprement parler à offenser en paroles l'Esprit Saint ; mais il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l'homme par l'Esprit Saint agissant en vertu du sacrifice de la croix. Si l'homme refuse la « manifestation du péché », qui vient de l'Esprit Saint et qui a un caractère salvifique, il refuse en même temps la « venue » du Paraclet, cette « venue » qui s'est effectuée dans le mystère de Pâques, en union avec la puissance rédemptrice du Sang du Christ, le Sang qui « purifie la conscience des œuvres mortes ».

Nous savons que le fruit d'une telle purification est la rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l'Esprit et le Sang demeure dans les « œuvres mortes », dans le péché. Et le blasphème contre l'Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu'il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l'autre, c'est parce que cette « non-rémission » est liée, comme à sa cause, à la « non-pénitence », c'est-à-dire au refus radical de se convertir...

Le blasphème contre l'Esprit Saint est le péché commis par l'homme qui présume et revendique le « droit » de persévérer dans le mal, dans le péché quel qu'il soit, et refuse par là même la Rédemption. L'homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu'il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l'Esprit Saint ne permet pas à l'homme de sortir de la prison où il s'est lui-même enfermé.

Saint Jean-Paul II

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 00:05

On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Ce passage d’Evangile nous fait découvrir profondément la manière d’agir de Jésus pour la comprendre en profondeur. Son action nous appelle à cheminer nous-même, tout spécialement dans notre manière de considérer les choses. Notre manière de voir et de comprendre est marquée profondément par notre manière de nous concevoir nous-mêmes. Dès que les forces d’opposition entre en mouvement elles vont chercher à rendre impossible l’accession à la signification de l’œuvre de Jésus. Jésus dans la synagogue de Capharnaüm enseigne avec autorité. Il y a dans l’assistance un homme tourmenté par un esprit mauvais qui se met à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ; Es-tu venu pour nous perdre. » L’humanité sous le joug d’un monde d’iniquité ne reconnaît plus ce joug. Il faut faire advenir la vie de Dieu pour sortir de cet esclavage et se purifier. Le combat spirituel dans lequel nous sommes engagés est rude mais la lumière pointe à l’horizon avec Jésus le Sauveur du monde.

« Il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L’esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. « Un homme tourmenté par un esprit mauvais », c’est la situation normale de l’homme en ce monde, de tout homme. Nous sommes, chacun de nous, tourmentés par un esprit mauvais qui sommeille dans la maîtrise qu’il a de notre existence. Il nous tient le plus souvent par pas grand-chose. Que quelqu’un de plus fort vienne et le combat renaît tout aussitôt. En revanche, l’attaque du Seigneur consiste à rendre la personne à elle-même, à lui redonner de pouvoir agir à partir de sa propre liberté. Jésus pourra alors s’adresser à cette liberté nouvellement libérée pour une union véritable avec lui. Cet homme tourmenté par un esprit mauvais crie : » Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre. « C’est au pluriel, comme s’il y avait une connivence entre cet homme et l’esprit mauvais qui lui fait dire « nous ». Les deux sont confondus ! Est manifesté ainsi l’esclavage de cet homme. Qui parle ? L’esprit mauvais ? L’homme esclave de l’esprit mauvais ? La violence exprime cette difficulté la rendant manifeste : « L’esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. » « Saisis de frayeur, tous s’interrogeaient : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée. » Nous sommes appelés à ne pas juger trop vite, à prendre le temps de recevoir, de comprendre, de voir, de revenir de réaliser qu’une parole nous est adressée à travers ce qui nous arrive, autre chose m’est dit pour que je puisse cheminer moi-même, à partir de mes capacités dont j’use librement. Le chemin que Jésus propose est le vrai chemin par lequel je me dispose à pouvoir lui répondre vraiment. La profondeur de l’esclavage de l’humanité est telle qu’il nous faut un Sauveur. Jésus est ce Sauveur au milieu de ses frères qui interpelle vivement cet homme mu par le menteur : « Silence, sors de cet homme. » Jésus fait la lumière en cet homme, il fait advenir en lui la liberté et l’amour. A la suite de Jésus, nous prions pour la libération du monde. Nous connaissons la grandeur et la beauté de notre baptême. Nous avons été soustraits au monde d’iniquité dans lequel nous vivions. Comme Moïse qui intercède sur la montagne pour son peuple, nous voulons tenir dans la prière, pour que le règne de l’amour de Dieu se manifeste encore. Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera lever un prophète comme moi, et vous l’écouterez.

Père Gilbert Adam

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