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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 09:17

Pourquoi l’Eglise nous invite-t-elle à contempler, dans le temps après, Noël, le mystère de la Sainte Enfance de Jésus ?

N’est-ce pas pour nous inciter à vivre dans toutes ses exigences la TOUTE PETITESSE évangélique sans laquelle aucun disciple du Christ ne peut avoir accès à cette intimité profonde avec Dieu qui est l’essentiel de la vie chrétienne ?

Pour être aimé de Dieu, en effet, et pour aimer Dieu il faut devenir petit.

«Si vous ne devenez semblables ä des petits enfants vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.»

Cette petitesse spirituelle, chemin obligé de la sanctification, il importe tout d’abord de ne pas la confondre avec sa caricature qui est l’infantilisme religieux.

La véritable enfance évangélique c’est cet «état de maturité chrétienne» qu’évoque St Paul lorsqu’il dit : «Quand j’étais enfant j’agissais comme un enfant. Devenu homme, je me suis défait de ce qui était de l’enfant.»

On ne peut pas être enfant selon le Christ si on n’abandonne pas les défauts de l’enfant à l’exemple de celle qui, dans les temps modernes, a donné à l’Eglise un enseignement lumineux sur la «petite voie» de l’enfance spirituelle : sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

Dans son «Histoire d’une âme» elle explique comment, vers l’âge de 14 ans, dans la nuit de Noël, elle cesse d’être une enfant : «Je reçus la grâce de sortir de l’enfance... Jésus voulait me défaire des défauts de l’enfance. Il me rendit forte, courageuse. Il me revêtit de ses armes.» Par contre, ce qu’il nous faut absolument garder de l’enfance, ce sont ses qualités : c’est surtout cet état de dépendance qui en constitue la caractéristique essentielle. «Tandis que dans l’ordre naturel, écrit Pie XII, l’enfant qui grandit doit apprendre à se suffire, dans l’ordre de la grâce, l’enfant de Dieu, en grandissant, comprend de mieux en mieux qu’il ne pourra jamais se suffire à lui-même, qu’il doit vivre dans une docilité supérieure.»

Un enfant ne se sent-il pas tout naturellement dépendant ? Plus il est petit, plus il est dépendant. La perfection de l’enfance spirituelle est atteinte lorsque l’âme, bien convaincue de sa pauvreté radicale, s’établit dans une attitude de dépendance absolue vis-à-vis de Dieu, lorsqu’elle s’abandonne avec une totale confiance entre ses mains paternelles, se laissant faire comme l’argile qui se laisse modeler par le potier.

«Etre petit, nous dit sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, c’est reconnaître son néant, attendre tout du Bon Dieu comme un petit enfant attend tout de «son père, c’est ne s’inquiéter de rien, ne point gagner de fortune... Etre petit, c’est ne point s’attribuer a soi- même les vertus qu’on pratique se croyant capable de quelque chose, mais reconnaitre que le Bon Dieu pose ce trésor de la vertu dans la main de son petit enfant pour qu’il s’en serve quand il en a besoin, mais c’est toujours le trésor du Bon Dieu.» (Novissime verba)

La voie de l’enfance spirituelle, explique-t-elle à un autre endroit, c’est le chemin de la confiance et du total abandon. Heureuse l’âme qui s’efforce par une conversion permanente d’acquérir cet esprit d’enfance !

Elle devient de plus en plus réceptive au message de la Foi, car Dieu ne se révèle pas aux sages et aux prudents, mais aux tout petits ; ce n’est pas aux orgueilleux qu’il donne sa Lumière, mais aux humbles. Elle devient également de plus en plus capable de transmettre ce message : les petits, les doux et les humbles sont en effet les instruments de choix dont Dieu se sert pour diffuser sa Vérité et communiquer son Amour.

Elle se trouve enfin revêtue d’une très grande force d’âme... En elle se vérifie l’étonnante affirmation de St Paul : «Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre la force, ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l’on méprise voila ce que Dieu a choisi ; il a choisi ce qui n’est pas pour réduire à rien ce qui est.» (I Cor. I 27 - 28)

Quand on ne compte pas sur soi, mais sur Dieu seul et qu’on a en la bonté et en la puissance de ce Père des Cieux une confiance illimitée, de qui ou de quoi aurait-on peur ?

Qu’est-ce qu’on n’oserait pas entreprendre de ce qui apparaît comme voulu par Dieu ?

Quand on vit dans une absolue dépendance de Dieu et de sa grâce, on parvient à une totale indépendance vis-à-vis de ce qui n’est pas Dieu. On est alors en possession de «la vraie liberté des enfants de Dieu.»

Puisse Jésus nous faire comprendre à travers le mystère de son Enfance, que le moyen le plus sûr et le plus efficace pour atteindre l’Idéal qu’Il nous propose : redevenir des tout petits, c’est de nous mettre comme Lui, à l’école maternelle de Marie.

C’est en laissant Marie «Mère du Bel Amour de la crainte, de la connaissance et de la Sainte Espérance» nous prendre dans son cœur c’est en la laissant nous enfanter dans son sein, comme dit saint Louis Marie de Montfort que nous reproduirons toujours plus parfaitement en nos âmes la sainteté de Jésus-Christ, Lui qui nous «a donné l’exemple pour que nous fassions comme Il a fait.»

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Regards sur Jésus
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