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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 17:49

Chers frères et sœurs, de même que Saint Paul avait appelé Jésus le « Nouvel Adam » les auteurs spirituels des premiers siècles ont souvent donné à la Très Sainte Vierge le titre de « Nouvelle Eve ».

C’est, sans nul doute, pour marquer que son rôle dans le mystère de Notre Rédemption fut analogue à celui qu’a joué dans le grand drame de notre perte la première Eve, à côté du premier Adam.

Par une sorte de « revanche », Dieu s’est plu à modeler notre salut sur notre ruine.

Et si Dieu dans son infini Sagesse a voulu que Marie soit la généreuse collaboratrice de son Fils Bien-Aimé dans l’œuvre de notre salut, s’Il a voulu qu’Elle mérite ainsi le titre de Corédemptrice du genre humain, c’est pour qu’Elle puisse accomplir auprès de tous les hommes, une mission apostolique de premier plan en étant la Médiatrice Universelle, la Distributrice ou, comme dit Saint Bernard « l’Aqueduc » de toutes les grâces.

Autrement dit : si Jésus, agonisant sur la Croix, nous a donné à travers Jean, l’Apôtre fidèle, Celle qui était le secret de son Cœur, Marie, sa Mère Immaculée, c’est pour qu’Elle soit à tout jamais dans l’ordre surnaturel ce que fut la première Eve dans l’ordre naturel : la Mère des Vivants.

Marie, Mère des Vivants ! Comme ce titre lui convient à merveille !

N’est-elle pas en effet, la Mère spirituelle de tous les vivants de Dieu ?

Toutes les fois que nous méditons ce mystère, nous devrions, bien sûr exulter de joie et remercier le Seigneur de nous avoir confiés à une telle Mère, mais nous devrions aussi très loyalement en examinant notre âme nous poser cette question :

Marie est pour moi, une maman incomparable, mais moi, est-ce que je suis vraiment son enfant ou plutôt est-ce que je suis pour Marie ce qu’Elle désire par-dessus tout que je sois : un enfant vivant ?

Mais qu’est-ce que cela veut dire : être pour Marie, être pour Dieu un enfant vivant ?

C’est être tout simplement en état de grâce et avoir un amour passionné pour cet « état de grâce » qui est notre suprême richesse.

L’état de grâce, voilà une expression très importante, qu’on n’emploie pas beaucoup de nos jours en milieu chrétien, et c’est bien dommage !

Il ne sera peut-être pas inutile de rappeler brièvement, la merveilleuse réalité qu’elle recouvre. Par la grâce du Baptême, chacun de nous est devenu enfant de Dieu : il l’est, non par manière de parler, mais en réalité et selon la plus rigoureuse vérité.

De même que dans une famille humaine, l’enfant reçoit la vie de son père, de même dans l’Eglise, le chrétien reçoit par le Christ, la Vie Divine qui vient du Père.

Tant que nous n’avons pas renié notre Baptême par un péché mortel, nous vivons de la vie même de Dieu, nous participons à la nature divine.

C’est le mystère de la grâce sanctifiante qui comporte la présence de la Très Sainte Trinité dans l’âme.

Cette présence des Trois Personnes est réelle, et elle est permanente, nous faisant vivre intérieurement dans une lumière pleine d’amour.

Avec le Père, avec le Fils et avec le Saint-Esprit, nous pouvons entretenir de véritables relations d’amitié : Dieu jouit de notre âme et notre âme jouit de Dieu.

L’âme est déjà au ciel, la vie éternelle est déjà commencée, mais tant que nous sommes sur terre, cette merveilleuse réalité se vit dans la Foi : nous ne voyons rien et d’ordinaire nous ne sentons rien, nous ne goûtons rien au niveau de la sensibilité.

L’état de grâce, c’est la réalisation de la promesse de Jésus.

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, mon Père l’aimera et nous viendrons en lui  et nous ferons en lui notre demeure ».

Nous touchons là à ce qui est essentiel, à ce qui est l’essence même du Christianisme.

Nous ne serons donc pas étonnés si la Très Sainte Vierge, qui est une excellente catéchiste, ne manque aucune occasion de nous rappeler cette vérité fondamentale, (directement ou indirectement) au cours de ses apparitions.

Elle n’a pas d’autre ambition en effet que de fortifier en nous cette conviction : à savoir que pour chacun et chacune d’entre nous, l’unique nécessaire, c’est d’être des enfants vivants, des enfants qui possèdent en eux la vie divine et s’efforcent de la développer par la Foi, l’Espérance et l’Amour, jusqu’au jour où elle pourra s’épanouir pleinement dans les splendeurs de la Gloire Céleste.

Oh ! Comme Elle voudrait que nous comprenions que c’est pour cela, pour vivre à plein ce mystère de notre divinisation que nous avons été créés.

Que c’est pour nous mériter cela que Jésus s’est offert en Victime d’Amour sur l’Autel de la Croix.

Que c’est pour nous communiquer cela, qu’Il a fondé l’Eglise avec le Sacerdoce, les Sacrements et la Mission pour tous d’annoncer cette Bonne Nouvelle.

Chers frères et sœurs, cet état de grâce qui nous est révélé dans l’Evangile comme étant la valeur suprême, comporte des exigences très rudes.

La vie de la grâce, en effet, c’est ce trésor dont parle Jésus, dans une parabole, et qu’il faut acquérir à n’importe quel prix ou encore cette perle précieuse qu’il faut acheter, dut-on pour cela vendre tout ce que l’on a.

Oui, pour accueillir la vie divine, établir dans son âme, l’état de grâce et cultiver passionnément cet état de grâce, le chrétien doit être prêt à tous les sacrifices, s’il veut goûter la liberté véritable, celle des enfants de Dieu ; il doit avec détermination et courage briser toutes les chaînes, et même tous les fils, qui l’attachent aux choses d’en-bas et l’empêchent de se laisser aspirer vers les choses d’en-haut.

C’est la grande Loi du Renoncement qu’on juge si démodée en ce siècle matérialiste, où il n’est plus question que d’épanouissement personnel et de satisfaction de tous les désirs :

« Celui qui perd sa vie la gagne ».

« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt, il reste seul, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits… »

L’œuvre de vie divine ne peut s’accomplir qu’à travers la mort : pour pouvoir se remplir de Dieu, l’âme doit se vider peu à peu de tout ce qui n’est pas Dieu.

Seulement attention ! Lorsqu’avec le secours divin nous sommes parvenus à établir le règne de Dieu dans notre âme, autrement dit, lorsque nous pensons être parvenus à une certaine permanence de l’état de grâce parce que nous avons éliminé le péché mortel, soyons extrêmement vigilants. Ne désarmons à aucun prix.

Le chrétien, s’il veut rester vivant, s’il veut garder la présence des Trois Personnes Divines en son âme, et progresser dans son union avec la Bienheureuse Trinité, le chrétien doit être un combattant, un lutteur perpétuel. Car, il sait fort bien qu’il a affaire à un ennemi qui, lui, ne désarme jamais et ne s’avoue jamais vaincu.

Cet ennemi, c’est Satan, l’adversaire, lui qui n’a pas hésité (la Liturgie va nous le rappeler au début du Carême) à s’attaquer à Jésus Lui-même à la fin de sa retraite de quarante jours au désert.

Le disciple n’étant pas au-dessus du Maître, ne soyons pas étonnés de le rencontrer souvent dans nos vies, cet ennemi de nos âmes, aujourd’hui surtout où il se déchaîne plus que jamais, n’ayant qu’un seul objectif : établir le divorce entre l’homme et Dieu, vider les âmes de Dieu, de l’Amour de Dieu, de la vie de Dieu, dans l’espoir de les perdre éternellement.

Alors, soyons plus que jamais sur nos gardes. Si nous voulons maintenir et développer en nous cette vie, si merveilleuse de la grâce, qui est notre vraie vie, qui est le ciel anticipé, et si nous voulons obtenir pour le monde, les grâces nécessaires à sa conversion, menons contre Satan une guerre sans merci en nous servant de l’arme qui est assurément la plus efficace pour le vaincre, celle qu’il redoute le plus, le Très Saint Rosaire.

C’est avec cette « arme absolue » que la chrétienté inspirée et guidée par Marie, a livré et gagné au cours des siècles les grandes batailles de Dieu.

Plus que jamais dans ce combat des Derniers Temps où nous sommes tous engagés, Marie a besoin de notre fidélité au Rosaire, récité chaque jour avec humilité, confiance et persévérance, Elle en a besoin pour conduire de victoire en victoire la petite armée de ses Enfants jusqu’au jour où son Cœur Immaculé enfin triomphera.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Mariales
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