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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 08:19

La Bible - notamment au début du Livre de la Genèse - nous apprend que Dieu en créant la femme comme épouse, comme associée de l'homme, lui a confié un rôle merveilleux de médiatrice d'amour.

En Marie, qui est la Femme Idéale, la Femme par excellence, cette médiation d'amour acquiert une dimension universelle et elle atteint sa plus haute perfection parce que, chez Elle, elle n'est pas fondée uniquement sur la nature, mais avant tout sur le grand mystère du sacerdoce de Jésus, c'est-à-dire sur le fait que Jésus est l'unique et parfait Médiateur entre Dieu et les hommes.

C'est ce rôle grandiose de la médiation universelle de Marie que Jésus a voulu souligner lorsqu'à Cana, tout d'abord, et ensuite au Calvaire, il s'est adressé à Elle en l'appelant « Femme ».

Pour Lui, le Nouvel Adam, ce terme ne pouvait qu'évoquer la Nouvelle Eve, cette incomparable associée que Dieu le Père lui avait donné pour qu'Elle coopère avec Lui non seulement à l'acquisition de toutes les grâces nécessaires au Salut, mais aussi a leur application à tous les membres de l'humanité à travers les siècles.

Dans ce rôle de la médiation d'amour de Marie (qui ne peut évidemment s'exercer qu'à travers la médiation même du Christ, dans une entière dépendance de la sienne), on distingue surtout deux aspects : 1'un ascendant, l'autre descendant.

Marie, tout d'abord est Médiatrice d'intercession, c'est l’aspect « ascendant ».

Il ne faut jamais oublier en effet, qu'elle est toujours présente dans nos vies et toujours disponible pour écouter nos demandes, pour recevoir nos misères et nos pauvres offrandes. Et c'est bien ce premier aspect qui est mis en lumière dans le récit des Noces de Cana.

Marie s'y révèle comme étant celle qui devine en premier lieu la misère des serviteurs : « Ils n'ont plus de vin ». Nous voyons là à quel point elle est attentive à tout et à tous. Pour Elle, en effet, il n'y a pas de petites choses, rien ne peut la laisser indifférente.

Si nous transposons cela au plan spirituel, nous comprenons que Marie est Celle qui prend dans son cœur la misère de ses enfants pour la présenter à Jésus. Et elle intervient de telle manière que Jésus ne peut pas refuser : il ne peut alors que transformer notre misère en amour comme il a changé l'eau en vin.

Cette médiation, qui toujours intercède, va finalement très loin : en fait, elle n'a pas de limites et elle ne peut pas en avoir parce que c'est une médiation de miséricorde.

Marie nous enveloppe tous et nous porte dans sa prière perpétuelle.

Elle accueille aussi toutes nos prières, lesquelles ayant bien peu de valeur en elles-mêmes deviennent irrésistibles quand elles passent par son cœur maternel.

Puisqu'Elle se fait ainsi notre puissante Avocate, pourquoi hésiterions-nous dès lors à lui confier toutes nos intentions, qu'elles soient d'ordre matériel ou d'ordre spirituel ?

Imitons en cela l'attitude du petit enfant qui recourt à sa mère à tout instant et à tout propos, sans crainte de l'importuner et avec une confiance absolue, car il ne peut douter un seul instant de sa sollicitude maternelle, de sa tendresse et de sa bonté.

Etant bien convaincus que par Elle nous pouvons tout obtenir, faisons en sorte que rien de notre vie de prière (où, selon son désir, le Rosaire doit occuper une place de choix), ne soit soustrait à son appui.

« Regarde l’Etoile ! Nous dit saint Bernard, invoque Marie ! Qu'Elle ne quitte pas tes lèvres, qu'Elle ne quitte pas ton cœur ! »

L'aspect « descendant » de la médiation de Marie c'est le rôle qu'Elle exerce en tant que Mère de notre vie surnaturelle.

Cette merveilleuse médiation maternelle est la conséquence logique de son héroïque collaboration à l'œuvre de notre salut accomplie sur la Croix par Jésus, le divin médiateur.

C'est à cette « Heure-là » que dans une souffrance portée au paroxysme Elle nous a enfantés à la vie nouvelle des enfants de Dieu.

Et c'est parce qu'Elle a accepté de participer à la Rédemption en mourant mystiquement dans son cœur de Mère (préférant notre vie divine à la vie temporelle de son Enfant bien-aimé), que Dieu l'a établie comme instrument de la grâce.

Oh ! Certes, Dieu aurait bien pu se passer d'un tel instrument - il ne lui était pas nécessaire - mais Il l'a voulu pour que soit manifestée la gratuité et la surabondance de son Amour.

Ainsi donc, nous croyons avec toute l'Eglise que la vie divine de la grâce à laquelle nous naissons par le Baptême nous est donnée, c'est bien évident, par le Saint-Esprit, mais que le Saint-Esprit en fait ne la communique qu'en passant par Marie.

Ainsi se justifie le beau titre que nous lui décernons dans les litanies "Mère de la divine grâce ».

On comprend dans cette lumière que c'est essentiellement en raison de cette maternité de grâce que Marie est si proche de nous et que nous lui sommes si proches.

Entre Elle et nous, il n'y a pas de distances.

Elle est particulièrement présente à cette vie divine qui est en nous ; en union avec le Saint-Esprit elle coopère activement à son accroissement n'ayant qu'un seul souci, un seul but : faire de nous des copies vivantes de Jésus-Christ.

Que la contemplation assidue de Marie dans son rôle de « Reine aux mains jointes », médiatrice de toutes nos prières et de mère spirituelle, « aqueduc » de toutes les grâces, nous incite à vivre de plus en plus avec Elle, par Elle et en Elle, de telle sorte « que Jésus retrouvant en nous les traits de sa divine mère soit davantage glorifié ».

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Regards sur Marie
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