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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 17:33

Chers frères et sœurs, vous connaissez sans doute la célèbre parole de notre grand poète chrétien Paul Claudel : « La joie, c’est le premier et le dernier mot de l’Evangile ».

La fête de l’Annonciation, que l’Eglise célèbre chaque année à la date du 25 mars, nous rappelle que cette joie, proclamée tout au long de l’Evangile, Bonne Nouvelle du Salut, c’est à Marie que nous la devons.

Marie n’est-elle pas, en effet, selon la très belle invocation des Litanies de Lorette, La Cause de Notre Joie.

Elle est la cause de notre joie, en tout premier lieu, par Jésus qu’Elle a accepté et par Jésus qu’Elle a donné.

Quand l’heure fut venue, l’Ange Gabriel, nous dit Saint Luc, fut envoyé à Marie pour lui révéler le grand mystère qui allait s’opérer dans sa chair virginale :

« Voici que tu vas concevoir et que tu enfanteras  un fils, et tu lui donneras le Nom de Jésus.

Il sera grand, et Il sera appelé Fils de Dieu. Le Seigneur Dieu lui donnera le Trône de David son Père, Il règnera sur la Maison de Jacob et son règne n’aura pas de fin ».

L’Ange, après avoir ainsi parlé, se tait et attend la réponse de Marie. De cette réponse dépend notre salut.

Moment solennel, dont toute l’importance a été soulignée en ces termes par un théologien contemporain : « Les destinées du monde sont suspendues aux Lèvres et au Cœur de Notre-Dame.

Monde créé et monde incréé, tous les deux sont anxieux, attentifs,

épiant la réponse de la Vierge, qui pour tous deux sera décisive ».

Remarquons qu’il ne s’agissait pas pour la Vierge privilégiée entre toutes, de consentir seulement au mystère de l’Incarnation. Elle devait en acceptant d’être la Mère de Celui dont le Nom signifie : « Dieu sauve », consentir également à collaborer plus que tout autre, à sa mission rédemptrice, être prête à souffrir avec Lui jusqu’à la Croix, à ceindre d’avance le diadème sanglant de la Reine des Martyrs.

Il n’appartient à aucune langue humaine de dire tout ce qui se passe, en cet instant solennel, court et décisif, dans l’âme de la Vierge, introduite dans la lumière divine et devenue la Confidente des plus hauts secrets de la Très Sainte Trinité.

Retenons seulement que son consentement était à la fois, nécessaire et libre :

  • Nécessaire, puisque Dieu faisait dépendre d’Elle, l’accomplissement de ses desseins,
  • Libre, puisque Marie pouvait sans contrainte dire Oui ou Non.

Et que répond Marie ? Ayant bien conscience que c’est Dieu qui l’appelle, persuadée par la parole de l’Ange que sa virginité ne court aucun danger, s’oubliant totalement Elle-même pour ne penser qu’à la Gloire du Père, du Fils et du Saint-Esprit, au bonheur et au salut des âmes, Elle prononce avec toute l’ardeur de son amour virginal, un Oui total et inconditionnel : « Je suis la Servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ! »

A l’instant même, le Verbe se fait chair et habite parmi nous, plein de grâce et de vérité. Avec Lui, c’est la Joie du Ciel qui vient sur Terre. Cette joie suprême que Marie nous a apporté par sa parfaite adhésion au plan de Dieu, Saint Sophrone (un saint des premiers siècles) l’a décrite avec un enthousiasme débordant :

C’est par la Joie, nous dit-il, que l’Ange, ce messager de joie commence son discours.

Il savait, en effet, que son message annonçait la joie à tous les hommes et à toutes les créatures, ainsi que le soulagement de toutes sortes de douleurs…

C’est pourquoi l’Ange s’inspire d’un sentiment de joie dès le début de son ambassade, et prélude à son discours en termes exprimant la joie.

Il sait fort bien que son colloque avec la Vierge, se terminera par la joie du monde.

Réjouissez-vous donc, ô Mère de la céleste joie !

Réjouissez-vous, ô vous qui avez nourri la joie la plus sublime !

Réjouissez-vous, ô trône le plus excellent de la joie et de notre salut !

Réjouissez-vous, auteur de notre joie immortelle !

Réjouissez-vous, ô séjour mystique de la joie ineffable !

Réjouissez-vous, ô source bienheureuse de la joie inépuisable !

Réjouissez-vous, trésor de l’éternelle joie, vous qui portez Dieu, arbre toujours vert de la joie vivifiante !

Réjouissez-vous, ô Mère de Dieu, toujours vierge !

Réjouissez-vous, ô spectacle plus digne d’admiration que toutes les merveilles du monde !

Mais, si Marie est cause de notre joie parce qu’Elle nous a donné Jésus, Elle l’est aussi parce qu’Elle nous donne à Jésus.

C’est par Marie, en effet, que Dieu se fait pour nous Fils de l’homme.

C’est par Elle, qu’enfantés à la grâce au moment du Baptême, nous devenons pour Lui, fils et filles de Dieu.

Et c’est bien cela qui devrait être pour nous et – tout au long de notre vie – une source intarissable de joie profonde, à savoir que par le Christ et en Lui, nous sommes peu à peu divinisés, si toutefois nous laissons l’Esprit-Saint nous conduire à sa guise.

Or, dans ce mystère de divinisation de tout notre être, qui est ce pour quoi Dieu nous a créés et rachetés, Marie - nous le savons - joue un rôle de premier plan, puisque étant la Mère de notre vie surnaturelle, notre Educatrice spirituelle, Elle ne cesse d’agir en union avec le Saint-Esprit, pour nous former à la ressemblance du Christ, pour faire de nous en réalité, d’autres Christs.

Et cela aussi : cette présence et cette action maternelle de Marie, devrait nous combler d’une très douce joie.

Voici enfin, frères et sœurs, un nouveau et dernier motif de trouver en Marie, la cause de notre Joie.

C’est qu’Elle possède un charme propre, différent de Jésus, encore qu’il lui vienne de Jésus. C’est le charme indéfinissable qui émane de la Vierge, Unique Créature qui soit Immaculée, Unique Femme qui soit à la fois, Vierge, Epouse et Mère, et qui fait que les âmes mariales qui fréquentent beaucoup Marie, possèdent une piété bien plus spontanée et se sentent plus à l’aise dans leurs rapports avec Dieu et ont comme un certain fini dans toute leur vie chrétienne, parce qu’elles savent s’abandonner à leur très douce Mère pour reposer en paix, tout près de son Cœur, à l’exemple de Jésus tout petit, qui, jadis, dormait dans ses bras.

Nous savons à quel point, cette attitude d’abandon était une des marques de la spiritualité de Sainte Thérèse de Lisieux.

Eh bien ! C’est dans son union à Marie, qu’elle puisait le secret de cet abandon.

Elle nous dit, en effet, comment elle chargeait sa Maman Marie de « ses commissions » auprès du Divin Maître : « Je demande bien souvent à la Sainte Vierge, expliquait-elle, qu’Il n’a pas à se gêner avec vous. C’est Elle, qui fait bien mes commissions. Je m’abandonne et je suis heureuse ».

Puissions-nous, nous aussi, nous abandonner totalement à notre Maman Marie et être heureux ! Et ne manquons pas de lui exprimer très souvent, notre vive reconnaissance pour toutes ces joies, très pures, qu’Elle nous procure ici-bas et qui s’épanouiront un jour en joies éternelles, infiniment comblantes, infiniment béatifiantes.

O Marie ! Vous êtes toujours la Mère de Jésus et notre Mère,

Vous êtes toujours Celle que Dieu a chargée d’apporter la Joie au monde,

Vous nous sauvez et nous reprenons confiance,

Vous dites un mot à votre Divin Fils,

Et Il nous comble de bienfaits spirituels.

O Vierge Marie, cause de notre joie,

Soyez bénie, soyez remerciée à jamais.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Mariales
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