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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 18:00

Année A

Lecture du livre du Deutéronome 7, 6-11

L'élection d’Israël comme peuple de Dieu est un choix d'amour, et cet amour de Dieu se montre fidèle au long de l'histoire.

Moïse disait à Israël : « Tu es un peuple consacré au Seigneur ton Dieu : c'est toi qu'il a choisi pour être son peuple particulier, parmi tous les peuples de la terre. Si le Seigneur s'est attaché à vous, s'il vous a choisis, ce n'est pas que vous soyez le plus nombreux de tous les peuples, car vous êtes le plus petit de tous. C'est par amour pour vous, et par fidélité au serment fait à vos pères, que le Seigneur vous a fait sortir par la force de sa main, et vous a délivrés de la maison d'esclavage et de la main de Pharaon, roi d'Égypte. Vous saurez donc que le Seigneur votre Dieu est le vrai Dieu, le Dieu fidèle qui garde son Alliance et son amour pour mille générations à ceux qui l'aiment et gardent ses commandements. Mais il riposte à ses adversaires en les faisant périr, et sa riposte est immédiate. Vous garderez donc les ordres, les commandements et les décrets, que je vous prescris aujourd'hui de mettre en pratique ». - Parole du Seigneur.

Commentaire :  Pourquoi un attachement particulier de Dieu à Israël ? Il n'a rien de remarquable et n'attire pas le regard parmi les grandes civilisations et les grands empires de l'époque. Cette petitesse du peuple met en relief la gratuité de l'amour de Dieu, sa fidélité à accomplir ses promesses pour les pauvres, la puissance créatrice et libératrice de cet amour qui donne du prix à ce qui n'en a pas selon nos estimations humaines. Si Dieu l'aime d'un tel amour, comment Israël ne pourrait-il pas l'aimer en retour et pratiquer les commandements de celui qui lui porte une telle affection !

S'il m'arrive de douter de l'amour de Dieu, n'est-ce pas qu'au lieu de regarder le cœur du Christ, je m'efforce de mesurer les raisons que j'aurais d'être aimé et estimé ?

Psaume 102

R/ : L’amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent, est de toujours à toujours.

  • Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits !
  • Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d'amour et de tendresse.
  • Le Seigneur fait œuvre de justice, il défend le droit des opprimés. Il révèle ses desseins à Moïse, aux enfants d'Israël ses hauts faits.
  • Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d'amour ; il n'agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses.

Lecture de la première lettre de saint Jean 4, 7-16

Ce n'est pas nous qui avons eu l'initiative de l'amour, c'est Dieu qui nous a aimés le premier, en nous envoyant son Fils.

Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu. Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour. Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici à quoi se reconnaît l'amour : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés.

Mes bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l'a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour atteint en nous sa perfection. Nous reconnaissons que nous demeurons en lui, et lui en nous, à ce qu'il nous donne part à son Esprit. Et nous qui avons vu, nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu et nous avons cru que l'amour de Dieu est parmi nous. Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu en lui.

Commentaire : Jean n'écrit pas que l'amour c'est Dieu ; il ne sacralise pas les liens d'affection, de fraternité ou de solidarité qui unissent les hommes. Pour Jean, Dieu est amour parce qu'il s'est montré tel tout au long de l'histoire : ce sont tous les gestes d'amour gratuit de Dieu pour son peuple et, le plus grand de tous, le don de son Fils, qui manifestent et révèlent ce qu'est Dieu. Voici à quoi Jean le reconnaît : l'amour de Dieu a précédé le nôtre, l'amour de Dieu a fait naître le nôtre, l'amour de Dieu en nous pardonnant en Jésus Christ nous a rendus capables de répondre au sien. Dès lors, il n'y a de connaissance de Dieu et de vie avec lui que si l'homme à son tour manifeste un même amour gratuit à ses frères

Dieu, personne ne l'a vu et pourtant Jean peut affirmer que dans la foi il a reconnu, présent dans l'histoire, l'amour de Dieu dans la foi il l'a reconnu, présent dans l'histoire, l'amour de Dieu dans la personne de Jésus Christ. Désormais les chrétiens ont charge de rendre visible aux hommes cette présence de l'amour de Dieu en eux, grâce au témoignage de leur amour fraternel : puisque Dieu est amour, tout homme qui aime jusqu'à s'oublier lui-même pour ses frères demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. Cette visibilité de l'amour fraternel demeure le témoignage missionnaire par excellence : Voyez comme ils s'aiment, a-t-on dit des premiers chrétiens.

Comment faire voir Dieu , En nous aimant les uns les autres. Seul l'amour fraternel a le pouvoir de rendre visible l'invisible.

Alléluia. Alléluia. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11, 25-30

Jésus doux et humble de cœur, appelle à lui tous les petits : c'est à eux que le Père, dans sa bonté, veut révéler son Fils.

En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.

Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger ».

Commentaire : L'évangile fourmille de gens privilégiés : les pauvres héritent du Royaume au détriment des riches, les pécheurs sont appelés et non les justes, les enfants et leurs pareils entrent dans le Royaume et non les puissants, et ici les gens incultes reçoivent la révélation du mystère de Dieu - la connaissance intime qu'a le Père du Fils et celui-ci du Père - qui reste caché aux sages et aux savants. Pourquoi ces gens qui ne possèdent rien de ce qui attire habituellement l'attachement ou l'estime : ni la richesse, ni la puissance, ni la culture religieuse, ni la perfection morale, sont-ils privilégiés de Dieu ? "Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté", nous répond Jésus. En portant sa tendresse sur ces êtres démunis Dieu révèle qu'il n'aime pas par convoitise, mais gratuitement, non pour les mérites de l'autre, mais pour le faire grandir et l'épanouir. Qui se veut le disciple de Jésus et prend le joug de son commandement d'amour entre dans la compréhension de ce mystère où il trouve joie et soulagement.

Si ceux que nous aimons venaient à être dépouillés de leur richesse, de leur puissance, de leur science, de leur droiture morale, les aimerions-nous encore ? Dieu certainement!

Année B

Lecture du livre du prophète Osée 11, 3-4. 8c-9

Dieu est tellement Père qu’au moment d’envisager le châtiment de son peuple, son propre cœur se retourne contre lui.

Ainsi parle le Seigneur : Oui, j’ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d’Égypte, j’ai appelé mon fils. C’est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n’a pas compris que je venais à son secours. Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi ; en même temps, mes entrailles frémissent. Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car moi, je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer. – Parole du Seigneur.

Commentaire : L’histoire de Dieu et son peuple est une histoire d’amour, mais d’un amour continuellement bafoué. Dieu, comme un Père, a aimé Israël d’un amour gratuit qui l’a fait naître avant même que ce peuple puisse lui manifester quelque tendresse : esclave en Égypte, il l’a libéré et fait marcher jusqu’à la terre promise, le guidant par des commandements d’amour ; il l’a nourri dans les solitudes du désert et, plus tard, des récoltes de la Palestine. Mais en retour, Dieu n’a connu qu’infidélités de la part de son peuple. Au moment de le livrer au châtiment définitif – l’invasion assyrienne – Dieu qui ne peut se renier lui-même laisse déborder son amour. Et nous apprenons que Dieu est Dieu, et non pas un homme, qu’il est le Dieu saint en ce qu’en lui l’amour qui pardonne est plus fort que sa légitime colère.

Si nous sommes parents, éducateurs ou accompagnateurs de jeunes, nous avons parfois constaté que notre affection nos attention n’obtenaient pas les résultats escomptés. Le cœur de Dieu qu’aucune ingratitude ne lasse, nous enseigne alors à poursuivre l’histoire d’amour que nous avons entreprise.

Cantique Is 12, 2, 4bcd, 5-6

R/ : Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut !

  • Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut. R/
  • Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! Redites-le : « Sublime est son nom ! » R/
  • Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence, et toute la terre le sait. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël ! R/

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens 3, 8-12.14-19

L’amour du Christ surpasse tout ce qu’on peut connaître. Comment ne pas désirer être enraciné dans cet amour ?

Frères, à moi qui suis vraiment le plus petit de tous les fidèles, la grâce a été donnée d’annoncer aux nations l’insondable richesse du Christ, et de mettre en lumière pour tous le contenu du mystère qui était caché depuis toujours en Dieu, le créateur de toutes choses ; ainsi, désormais, les Puissances célestes elles-mêmes connaissent, grâce à l’Église, les multiples aspects de la Sagesse de Dieu. C’est le projet éternel que Dieu a réalisé dans le Christ Jésus notre Seigneur. Et notre foi au Christ nous donne l’assurance nécessaire pour accéder auprès de Dieu en toute confiance. C’est pourquoi je tombe à genoux devant le Père, de qui toute paternité au ciel et sur la terre tient son nom. Lui qui est si riche en gloire, qu’il vous donne la puissance de son Esprit, pour que se fortifie en vous l’homme intérieur.

Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l’amour, établis dans l’amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur… Vous connaîtrez ce qui surpasse toute connaissance : l’amour du Christ. Alors vous serez comblés jusqu’à entrer dans toute la plénitude de Dieu. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Le christianisme peut-il rivaliser avec les doctrines religieuses des païens qui prétendent explorer et sonder l’univers entier ? Ne fait-il pas piètre figure avec son Seigneur crucifié devant les connaissances accumulées par des siècles de pensée religieuse ? À cette interrogation, Paul vient de répondre en développant le projet de Dieu sur le monde qui concerne tout homme et tout l’univers. Et puisque la seule connaissance religieuse valable vient de Dieu, Paul prie le Père de se révéler par son Esprit et par le Christ. Alors enraciné dans le cœur même du Christ, le chrétien pourra comprendre comment sa croix rayonne sur tout l’univers ; elle rassemble les peuples en une seule famille, elle relie la terre au ciel, les hommes à Dieu. Paul voit dans les quatre bras de la croix les dimensions symboliques de l’amour de Jésus : en la regardant, nous apprenons que, pour Dieu, connaître et vivre, c’est avant tout aimer.

Il n’y a de connaissance de Dieu qu’en entrant dans son projet d’amour, réalisé dans le Christ Jésus. Cette connaissance-là est à la portée de tous.

Alléluia. Alléluia. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 19,31-37

L’Évangile nous présente dans le Christ en croix, « ce cœur qui a tant aimé les hommes ». Mais, par de-là la mort, ce cœur ressuscité continue à battre d’amour pour nous.

Jésus venait de mourir. Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Jésus meurt au jour et à l’heure où les juifs sacrifiaient les agneaux de la Pâque du lendemain ; ses os ne sont pas brisés, tout comme ceux des agneaux qui devaient rester entiers avant d’être consommés ; ces agneaux rappelaient la nuit de la libération de l’esclavage d’Égypte. En soulignant ces rapprochements, Jean nous montre en Jésus le véritable Agneau pascal. C’est à l’amour dont son cœur fut transpercé que le nouveau peuple de Dieu doit sa libération de toute servitude : c’est de son cœur transpercé que coule pour lui une vie nouvelle avec l’eau du baptême et le sang du sacrifice de la messe. Car l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde est aussi celui qui se donne aux siens en nourriture pour qu’ils vivent de sa propre vie.

Je fais partie de la foule de ceux et de celles qui ont levé les yeux vers le cœur du Christ transpercé sur la croix : les souffrants et les agonisants, les pécheurs et les désespérés, les saints et les humbles de cœur, et Marie, sa Mère.

Lectures et Homélie pour Le Sacré-Coeur de Jésus en DOCX et PDF

Année C

Dieu lui-même vient prendre en main la cause de son peuple exilé ; tel un berger plein d'attention pour les faibles, il ramènera son troupeau.

Lecture du livre d’Ézékiel 34, 11-16

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m'occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j'irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées. Je les ferai sortir d'entre les peuples, je les rassemblerai des différents pays et je les ramènerai sur leur terre ; je les ferai paître sur les montages d'Israël, dans les vallées, dans les endroits les meilleurs. Je les ferai paître dans un bon pâturage, et leurs prairies seront sur les hauteurs d'Israël. Là, mes brebis se reposeront dans de belles prairies, elles brouteront dans de gras pâturages, sur les monts d'Israël. C'est moi qui ferai paître mon troupeau, et c'est moi qui le ferai reposer, - oracle du Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l'égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit. - Parole du Seigneur.

Commentaire : C’est l’exil. À cause de leurs rêves de grandeur et de puissance, après bien des guerres malheureuses, les rois que s’est donnés le peuple de Dieu l’ont mené à cette dure captivité. Ce sont, bien sûr, les petits, les faibles et les sans-défense qui ont fait les frais de cette politique de grandeur. Ézékiel envisage désormais pour Israël un nouveau régime politique : il n’aura plus de rois, c’est le Seigneur lui-même qui gouvernera son peuple, comme un pasteur son troupeau. On le verra, tel un bon berger, partir à la recherche des brebis perdues en exil, les ramener au bercail en Palestine, et là soigner et entourer de sollicitude les plus chétives. On le verra même venir en personne… plus tard, avec Jésus Christ !

L’amour du Seigneur va en priorité aux plus petits et aux plus faibles. Comment notre communauté chrétienne partage-t-elle cette orientation du cœur du Christ ?

Psaume 22

R/ : Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

  • Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. R/ 
  • Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. R/ 
  • Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure. R/ 
  • Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. R/ 
  • Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. R/ 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5, 5b-11

Pourquoi Jésus est-il mort pour les coupables que nous étions ? Parce qu'il nous aime comme on a jamais aimé.

Frères, l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné. Alors que nous n'étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. - Accepter de mourir pour un homme juste, c'est déjà difficile ; peut-être quelqu'un s'exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. À plus forte raison, maintenant que le sang du Christ nous a fait devenir des justes, serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu. En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils alors que nous étions encore ses ennemis, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, serons- en ayant part à sa vie. Bien plus, nous mettons notre fierté en Dieu, par notre Seigneur Jésus Christ, par qui, maintenant, nous avons reçu la réconciliation. - Parole du Seigneur.

Commentaire : Quand un homme ou une femme est certain d’être aimé, quelle n’est pas sa force, sa confiance dans la vie ! Mais nous, qui sommes sûrs d’être aimés par Dieu d’un amour indéfectible, quelles ne doivent pas être notre paix et notre assurance, que rien, pas même la détresse, ne peut ébranler ! Et cette certitude ne s’appuie pas sur des mots, mais sur des gestes d’amour de Dieu à notre égard : le Christ qui s’est livré pour nous ouvrir l’accès au cœur de Dieu, l’Esprit qui nous est donné comme gage de l’amour du Père pour nous.

De toutes les preuves que Dieu nous aime, l’apôtre, ici, n’en retient qu’une : le Christ est mort d’amour pour nous tous. Il y a encore bien d’autres preuves qui découlent de celle-là. Cherchons à énumérer celles qui nous concernent plus particulièrement.

Alléluia. Alléluia. Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15, 3-7

Quand le ciel est-il en fête ? C'est quand, après nous avoir longtemps cherchés, Jésus retrouve la brebis perdue que nous étions.

En ce temps-là, s'adressant aux pharisiens et aux scribes, Jésus disait cette parabole : « Si l'un de vous a cent brebis et qu'il en perd une, n'abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ? Quand il l'a retrouvée, il la prend sur ses épaules tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !' Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion ». - Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : Qu’est-ce qui peut mettre en fête le cœur de Dieu ? C’est d’être en mesure, à travers son Fils, Jésus Christ, de montrer sa tendresse pour les pécheurs et les égarés ; c’est de pouvoir, après les avoir longtemps cherchés, nous associer à sa joie : « Réjouissez-vous avec moi ! » La conversion d’un seul d’entre nous, pécheurs, compte plus à ses yeux que la persévérance de 99 justes.

Jésus, quand je suis perdu, tu me cherches sans te lasser, jusqu’à ce que tu me retrouves. Alors, tu laisses éclater ta joie. Qu’elle soit aussi la mienne !

Homélie

Pourquoi Jésus a-t-il voulu que nous ayons une dévotion particulière envers son Cœur adorable ? C’est pour que nous ne perdions jamais le souvenir de son inlassable et insurpassable Amour.

L’Evangile, en chacune de ses pages, met sous nos yeux cette richesse infinie d’amour qui habite le Cœur de Jésus et qui transparait dans tous ses actes. Pensons à l’exquise tendresse qu’il épanchait ses tous ses proches et tout d’abord sur sa Très Sainte Mère qu’il a chérie comme jamais homme sur terre n’a chérie sa mère.

Pensons à son inlassable bonté envers tous ces malades qui venaient à Lui avec confiance, à sa tendre sollicitude vis-à-vis de tous les malheureux et de tous les meurtris de la vie : les sans-abris, les pauvres, les étrangers, tous ceux qui souffraient moralement, tous ceux qui sombraient dans le découragement ou le désespoir « venez à moi, disait-il, vous qui êtes dans la peine et portaient de lourds fardeaux, je vous soulagerais ».

Mais ce qu’il y a de plus frappant tout au long de l’Evangile c’est l’accueil si bienveillant que Jésus réservait aux pécheurs. Son amour, alors, était plus que de la bonté, il était miséricorde, c'est-à-dire pitié pour cette misère sans nom, pour ce grand malheur qu’est le péché, il est miséricorde, c'est-à-dire amour désintéressé qui s’épanche sur ceux qui n’aiment pas, qui méprisent ou rejettent l’amour, amour qui ne tient compte d’aucun mal et, qui plus est, trouve le moyen de transfigurer le mal en bien par la puissance vivifiante du pardon.

A-t-il jamais existé un cœur capable d’aimer comme celui-là, d’un amour à la fois si personnel et si universel ? Car chacun est aimé par le Christ d’une affection sans limites, aimé comme s’il était seul au monde, et simultanément ce sont tous les hommes sans exception qui se trouvent comme enveloppés et doucement aspirés par la vive flamme de ce même amour. On comprend dès lors, que saint Jean après avoir contemplé tout au long de sa vie le mystère de ce Cœur adorable, ait pu écrire ces paroles vibrantes « quant à nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru ».

En contemplant à notre tour, chers frères et sœurs, le Cœur infiniment aimant, demandons-nous si vraiment nous y croyons à cet Amour fou du Seigneur pour nous ?

Avons-nous la certitude que nous sommes chéris de Dieu, et cela en dépit de toutes les faiblesses, de toutes nos misères, des nombres ou de la gravité de nos péchés ?

Ah ! Si chacun pouvait être convaincu qu’il est précieux aux yeux de Dieu, qu’il a sa place dans le Cœur si aimant et si miséricordieux de Jésus. Comme ça l’inciterait à répondre plus généreusement à cet indicible amour dont il l’est l’objet, ou est-il pas anormal en effet et insupportable que l’amour aille à sens unique c'est-à-dire du Cœur de Jésus vers notre cœur ?

Ne doit-il pas refluer de notre cœur vers celui de Jésus, car l’amour est essentiellement un échange, un élan joyeux de l’un vers l’autre, un don total de l’un à l’autre ?

Faisons bien attention toutefois que notre amour pour le Divin Cœur de Jésus ne se limite pas à de belles paroles ou à une expression purement sentimentale. L’amour authentique se prouve par des actes.

« Vous m’aimez, si vous observez mes commandements ».

Seigneur Jésus que le feu de ton Cœur enflamme le mien de la vive flamme de ton Amour, qu’il le guérisse définitivement de sa tiédeur pour que ma vie soit toute en Toi et te rende Gloire !

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