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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 21:36

Lecture du livre d'Ézékiel 34, 11-12. 15-17

Comme un berger attentif à son troupeau, le Seigneur s’apprête à conduire lui-même son peuple et à faire le tri entre les brebis.

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées. C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, - oracle du Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit. Et toi, mon troupeau – ainsi parle le Seigneur Dieu –, voici que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs. – Parole du Seigneur.

Commentaire : C’est l’exil. À cause de leurs rêves de grandeur et de puissance, après bien des guerres malheureuses, les rois que s’est donnés le peuple de Dieu l’ont mené à cette dure captivité. Ce sont, bien sûr, les petits, les faibles et les sans-défense qui ont fait les frais de cette politique de grandeur. Ézékiel envisage désormais pour Israël un nouveau régime politique : il n’aura plus de rois, c’est le Seigneur lui-même qui gouvernera son peuple, comme un pasteur son troupeau.

On le verra, tel un bon berger, partir à la recherche des brebis perdues en exil, les ramener au bercail en Palestine, et là, soigner et entourer de sollicitude les plus chétives. On le verra même venir en personne… plus tard, avec Jésus Christ !

L’attention de Dieu, berger de son peuple, à la conduite globale de son troupeau se conjugue avec l’attention portée à chacune de ses brebis, surtout aux plus exposées. Nos responsabilités dans le monde et dans l’Église réclament aussi de nous cette double attention.

Psaume 22

R/ Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

  • Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. R/
  • Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. R/
  • Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. R/
  • Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. R/
  • Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. R/

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 15, 20-26. 28

La royauté du Christ se manifestera, au sein d’une humanité ressuscitée, par la destruction de la mort. Alors, le royaume de Dieu sera accompli.

Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie, mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance. Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort. Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils, lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous. – Parole du Seigneur.

Commentaire : Adam est l’exemple de l’humanité coupée de Dieu, dont le lot quotidien est la mort physique, qui vient sanctionner la mort des cœurs et de tous les mal-aimés, la mort des intelligences qu’on n’a pas su éveiller, la mort des consciences que le péché a ternies. Mourir en Adam, c’est connaître cette double mort, à la fois physique et spirituelle. Revivre dans le Christ, c’est sortir de cet environnement de mort, triompher de l’égoïsme et de l’orgueil qui tuent les cœurs, paralysent les intelligences, pourrissent les consciences ; c’est aussi, par la résurrection des corps, voir le Christ tuer à jamais la mort physique et remettre au Père son royaume dans lequel Dieu sera tout en tous.

Participer à la royauté du Christ sur l’univers, c’est lutter avec lui contre toutes les puissances du mal : soigner et visiter un malade, briser la solitude d’une personne, épauler un jeune inquiet pour son avenir, rendre l’espérance à une famille dans le deuil… Quel mal puis-je ainsi combattre ?

Alléluia. Alléluia. Bénis soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25, 9b-10a

Quel est le Christ-Roi que nous fêtons ? Celui qui se montre à nous aujourd’hui sous les traits des malheureux.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu... ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle ». – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire : La parabole est suffisamment claire par elle-même. Peut-être pourrait-on faire remarquer cependant que Jésus Christ ne s’identifie pas purement et simplement avec tout homme, mais tout spécialement avec les plus délaissés de la société. Le Christ, cet affamé qui court les rues ! Le Christ, cet ouvrier immigré de nos bidonvilles et de nos taudis ! Le Christ, ce prisonnier, politique ou non ! Le Christ dans ce malade que personne ne visite plus ! Pensez donc ! Nous avons beau connaître cette page d’évangile, ça passe difficilement dans notre vie. Et de fait, aurions-nous reconnu le Seigneur dans ce supplicié pendu au bois de la croix ? C’est pourtant lui le Roi de l’univers et les pauvres sont… notre Maître !

Le Christ délaissé est souvent de nos jours une collectivité. Prêtons-nous attention à ces peuples et à ces groupes qui ont faim, sont privés de liberté, souffrent mépris à cause de leur race ?

Homélie

Comment faut-il comprendre, chers frères et sœurs, ce mystère de la Royauté du Christ que l’Eglise nous fait célébrer en ce dernier dimanche de l’année chrétienne.

- Jésus est vraiment Roi. Il est même Roi des rois, tout d’abord parce qu’il est le Fils Bien-Aimé de Dieu égal en toutes choses à son Père. Et parce qu’avec le Père et le Saint-Esprit, il est le Créateur de tout ce qui existe, il règne en souverain absolu sur tout le genre humain et surtout l’univers.

- Jésus est également Roi parce qu’il est le Dieu fait homme et parce qu’en prenant une nature humaine semblable à la nôtre il a été en tant que Nouvel Adam consacré Chef de toute l’humanité.

- Enfin Jésus est Roi, parce qu’il est le Rédempteur. Sur le trône douloureux de la Croix, il s’est acquis un empire et une royauté universelles. Au prix de son sang il a arraché la création au pouvoir du mal ; en nous réconciliant avec le Père, il nous a obtenu le don insurpassable de la Grâce sanctifiante qui nous fait communier dès cette terre à l’intimité même des Trois Personnes divines.

Son pouvoir souverain, Jésus l’a toujours exercée et il continue à tout instant de l’exercer : il nous a créés, rachetés, vivifiés par la puissance de son amour ; il nourrit nos âmes par son Corps et son Sang ; il nous guide avec sagesse sur le chemin de la vie éternelle et nous attire à Lui selon sa promesse : « quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tout à moi ».

Telle est en substance, frères et sœurs, la doctrine du Christ-Roi. Mais il serait parfaitement inutile de proclamer fièrement cette Royauté si cela ne devait rien changer à notre manière de vivre.

- Si nous reconnaissons vraiment en Jésus notre Roi nous devons être soucieux par-dessus tout de la faire régner en nous et autour de nous...

- Pouvons-nous dire que Jésus règne totalement en nous ? Quelle place lui faisons-nous dans notre vie ? Pouvons-nous affirmer que nous sommes vis-à-vis de Lui des sujets obéissants, que nous faisons sa volonté à tout instant et quoiqu’il en coûte ? N’y a-t-il pas dans votre cœur certains coins réservés où il n’a pas le droit de pénétrer ? Est-ce que nous ne cherchons pas à soustraire tel ou tel secteur de notre vie à la douce influence de son amour ? Car nous le savons bien, si Jésus est le Roi absolu, en fait, il ne s’impose jamais par la force, car il veut être aimé et servi librement... Vis-à-vis de Lui, nous ne sommes pas des esclaves, mais des disciples et des amis.

- Et c’est une coopération tout aussi libre qu’il attend de nous pour diffuser son règne partout autour de nous, dans notre milieu familial, professionnel ou social. Et c’est peut-être là pour nous l’aspect le plus étonnant et le plus bouleversant : à savoir que Lui qui est le Roi Tout-Puissant, Lui qui n’a besoin de rien, ni de personnes, veuille avoir besoin de nous pour l’établissement et l’extension de son Royaume de vérité, de Paix et d’Amour.

Oui, cette gigantesque entreprise qu’est l’Evangélisation du monde, indispensable au développement de son Corps mystique qui est son Eglise, il nous demande de la considérer comme notre affaire à tous. Il désire donc que chacun y travaille avec courage, ténacité et persévérance selon sa grâce et selon ses moyens, en communion avec tous les autres chrétiens.

Quelle confiance de la part de Notre-Seigneur ! Son règne est en quelque sorte remis entre nos mains et avance à la cadence de notre pas...

A ce propos, certains se demandent peut-être, mais comment agir, que puis-je faire pour travailler concrètement à l’extension de ce règne du Christ.

Les œuvres d’apostolat ne manquent pas mais nous ne pouvons tous faire le catéchisme, participer à tel ou tel mouvement d’actions catholique ou à tel ou tel mouvement caritatif. Par contre tous, qui que nous soyons, adultes, jeunes ou enfants, nous pouvons agir en profondeur par ce moyen qui est à la portée de tous est qui s’appelle : la PRIÈRE.

Le Seigneur veut tellement notre collaboration à ce niveau qu’il a décidé de faire dépendre de notre prière (prière personnelle et communautaire) la concession de certaines grâces nécessaires à la conversion et à la sanctification de nos frères.

Oh ! Comme il faudrait, chers frères et sœurs, que cette conviction s’enracine solidement en nous : tout comme le labour est l’une des causes de la moisson des blés, ainsi la prière pour la moisson des âmes.

Le Seigneur est toujours prêt à répandre sur les hommes les bienfaits spirituels de la Rédemption, à condition toutefois que des mains suppliantes s’élèvent vers le ciel pour les obtenir.

La prière, parce qu’elle puise la grâce à sa source qui est Dieu Lui-même est d’une importance capitale : rien ne saurait lui être substitué.

Certes, nos paroles, nos activités, notre influence peuvent jouer un rôle pour disposer le terrain à la grâce, mais celle-ci ne pourra jamais descendre dans les âmes pour les toucher, les convertir, les transformer si notre prière, une prière humble, fervente, confiante et persévérante vient à manquer.

Puissions-nous, chers frères et sœurs, après avoir mieux pris conscience de toutes ces vérités, nous mettre ou nous remettre courageusement à l’ouvrage :

  • prions le plus possible, sans jamais nous lasser.
  • offrons au Seigneur nos souffrances qu’elles soient physiques ou morales.
  • rendons témoignage à la vérité en laissant le Christ transparaître à travers nos manières de vivre.
  • aimons chaque personne avec le cœur même du Christ...

Et faisons bien attention pour réaliser tout cela de ne pas nous appuyer sur nos propres forces, sur des moyens simplement humains en nous rappelant la Parole du psaume : « Si le Seigneur ne construit pas la maison, c’est en vain que travaillent les maçons ».

Et que Marie notre Mère et notre Reine nous communique toujours son Amour passionné pour le Christ, le Roi de l’Univers, et pour l’avènement de son Règne.

Amen.

Prière universelle

Par notre baptême, nous sommes conviés à intercéder auprès de Dieu pour nos frères et sœurs du monde entier. Prions le Seigneur avec confiance.

  • Ô Christ, roi du monde, toi le premier-né d’entre les morts, entraîne avec toi celles et ceux qui sont blessés ou découragés par la vie. Seigneur, roi de l’univers, écoute-nous.
  • Ô Christ, paix du monde, toi qui es venu parmi nous pour rendre témoignage à la vérité, ouvre nos cœurs à ta parole afin que nous devenions des signes de ta présence. Seigneur, roi de l’univers, écoute-nous.
  • Ô Christ, vie du monde, toi qui es venu instaurer un royaume de justice et de paix, redonne l’espoir à notre monde trop souvent marqué par la violence, le mépris et la haine. Seigneur, roi de l’univers, écoute-nous.
  • Ô Christ, pasteur de ton Église, accorde à notre communauté le soutien dont elle a besoin pour persévérer dans sa mission. Seigneur, roi de l’univers, écoute-nous.

Seigneur, écoute notre prière. Sois notre lumière et notre force pour que nous puissions être des signes de ton royaume au cœur du monde. Exauce-nous selon ton bon désir, toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles. Amen.

Source de la P.U. : http://www.vieliturgique.ca/

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