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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 10:00

Le 3 février 2015, le pape a signé le décret reconnaissant le martyre de Mgr Romero, ce qui conduit à sa prochaine béatification. Pour les martyrs, il n’est en effet pas besoin d’obtenir la reconnaissance d’un miracle, comme dans la procédure habituelle.

En ce temps de Carême je vous invite à vous mettre marche sur les traces de Monseigneur Oscar Romero en parcourant ses homélies.

oscar-romero-05.jpgPremier dimanche du carême ; 4 mars 1979 ; Lectures : Genèse 9,8-15 ; I Pierre 3,18-22 ; Marc 1,12-15.

Le carême est une époque de conversion et de foi dans l’Évangile. La fête de Pâques n’est pas une fête du Christ, mais la fête du Christ en tant que tête de nous tous qui formons l’humanité. À la prochaine fête de Pâques de 1979, nous devons être nous-mêmes le Corps du Christ, ma chair, ma vie, ma situation concrète. Le peuple baptisé du Salvador doit être comme l’incarnation de ce Christ qui apparaît vivant et glorieux. Faisons honneur à notre Rédempteur en qui nous croyons et en qui nous espérons. Préparons-nous afin de ne pas être une cellule morte au sein de cet organisme vivant du Christ, mais au contraire, faire honneur à toutes les cellules revêtues d’un nouveau printemps, d’une grande espérance, d’une vie divine. 04/03/79, p.175-176, VI.

La figure centrale : le Christ au désert

Et au centre de tout, naturellement, est le Christ ressuscité qui est maintenant le Christ dont saint Marc (1,12) nous a dit : « Poussé par l’Esprit au désert. » Entrons avec Lui, dans la poussée de ce même Esprit rénovateur, au désert. Sous une forme figurée, le désert est un temps d’oraison, un temps d’austérité, un temps de rénovation. Si un pays a besoin d’un désert, d’oraison et de rénovation, c’est bien le nôtre. Comme il serait agréable de voir tous les Salvadoriens profiter de ce temps de carême pour faire une introspection. Nous sommes tous responsables du mal dont souffre notre pays. Nous voulons uniquement rejeter la faute sur les autres et ne pas regarder nos torts. Le carême est une invitation à entrer avec le Christ au-dedans de soi.

Plan de l’homélie :

1) L’Alliance, signe de notre Salut

2) Le Christ, clé de l’Alliance

3) Le baptême, insertion de notre vie dans l’Alliance chrétienne

1) L’Alliance, signe de notre Salut

La première lecture (Gn 9,8-15) d’aujourd’hui nous parle de la première Alliance qui apparaît dans la Bible. Une des choses les plus opportunes durant le carême, c’est de repasser l’Histoire du Salut, le projet de Dieu pour sauver l’humanité ; un projet d’amour, de bienveillance. La première fois où la Bible nous parle de cette parole : Alliance – qui est la même chose qu’un pacte, qu’un testament, paroles bibliques par lesquelles Dieu fait un traité avec les humains – peut se résumer dans ce qu’Il adresse par Moïse à son peuple : « Je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. » […]

La Bible, qui nous révèle l’unique Dieu véritable, nous parle aussi de ce Dieu qui a créé l’humain et qui choisit un peuple, pour faire alliance avec Lui. Alors, l’Alliance n’est pas uniquement un ensemble de devoirs et de droits réciproques. Dans le langage des prophètes, l’Alliance de Dieu avec les humains apparaît comme une grâce, un don, une promesse de Salut et c’est ce qui est original de cette Alliance qui déjà présage le Christ qui va venir. C’est un Dieu bienveillant qui marque les étapes de l’histoire avec des alliances de bénédictions et de promesses. C’est pourquoi ce changement de l’Alliance au Testament fut facile, c’est le don des pères à leurs fils ; l’Ancien Testament, l’Alliance de l’Ancien Testament se complète dans le Nouveau Testament : la Nouvelle Alliance. 04/03/79, p.177, VI.

Lorsque j’ai dit aujourd’hui « carême », rénovation de notre Alliance avec Dieu, c’est parce que je veux faire un appel à tous afin que nous nous souvenions que nous avons un engagement comme peuple de Dieu, comme peuple de baptisés.

Explication théologique : Quelle est l’explication théologique de l’alliance, surtout de l’Alliance qui apparaît dans la Bible, celle que nous renouvelons aujourd’hui pendant le carême ?

Aspect négatif du Salut : la rupture avec Dieu.

L’explication est très simple. Selon la révélation de Dieu, tout péché est rupture. Celui qui pèche, désobéit à une loi. Cette rupture avec le Législateur Suprême – notre Dieu –, la désobéissance à ses dix commandements, amène avec elle des conséquences de rupture, des conséquences bien tragiques.

Rupture à l’intérieur de soi-même. Celui qui commet un péché, dit la théologie, rompt avec le principe de son existence et de sa vie, et alors, il rompt également à l’intérieur de lui-même dans son intimité de sorte qu’un péché amène en soi le désordre. La triste expérience nous apprend combien amer est le péché ; quel désordre ressentons-nous à l’intérieur de nous-mêmes ! Cette expérience insipide nous donne le dégoût de nous-mêmes ; et celui qui ne ressent rien est pire encore, parce que sa conscience s’est déjà éteinte. Puisse Dieu qu’en ce carême nous sentions tous que quelque chose s’est brisée en nous, parce que nous avons rompu avec Dieu.

Rupture avec les humains ; le monde. De cette rupture intime, de ce manque de paix dans le cœur du pécheur, surgit une autre rupture : la rupture avec les humains. Dans la Bible apparaît Caïn tuant son frère. Apparaissent alors les diversités qui vont se multiplier jusqu’à notre temps où il y a encore des divisions. S’il y a tant de choses qui nous divisent, s’il y a de la haine et de la violence, c’est parce que le péché existe. Cette rupture est la conséquence de la rupture avec Dieu. Lorsque j’aime Dieu et que je suis bien avec Lui, j’aime également mon prochain, même si c’est mon ennemi.

Il existe également une autre rupture fatale : la rupture avec la nature. L’être humain qui a désobéi à son Créateur reçoit immédiatement la réponse de Celui-ci. Souvenez-vous lorsqu’Adam, avant le péché, nous dit la Bible, dominait toute la création, mais lorsqu’il commit le péché, le désordre au-dedans de lui-même lui fit sentir la peur. Il avait peur des fauves qui ne lui obéissaient plus. Toute cette tragique relation avec la mort est la conséquence du péché.

Aspect positif, restauration de la rupture : refaire l’harmonie, l’intégrité, etc.

Maintenant, l’Alliance a rénové toutes ces choses brisées. L’homme qui renouvelle son alliance avec Dieu doit rénover également son alliance avec la nature, avec les autres humains, avec lui-même.

L’Alliance signale les grandes étapes de l’Histoire : ainsi, nous avons – nous allons le voir durant ces trois prochains dimanches de carême – les trois alliances auxquelles la Bible fait référence. Noé, l’alliance cosmique : l’Arc-en-ciel. Celle d’aujourd’hui, après le Déluge (I P 3,18-22) nous parle de ce Dieu qui va préserver la nature, qui va conserver les choses : « C’est le signal du pacte que Je fais avec vous et avec tout ce qui vit avec vous. » C’est une alliance cosmique.

L’arc-en-ciel est un phénomène du cosmos. Cela ne signifie pas que Dieu créa alors l’arc-en-ciel. L’arc-en-ciel peut être expliqué scientifiquement. Dieu ne l’inventa pas à ce moment, mais lui donna un sens religieux. C’est un peu comme si l’un d’entre nous disait : que cet arc-en-ciel soit témoin de ce que je vais promettre et chaque fois que vous le verrez, souvenez-vous de cette promesse. C’est cela l’Alliance, le signe de l’Alliance. L’arc-en-ciel est un signe d’un Dieu qui dit : « Il n’y aura jamais plus de déluge sur la surface de la Terre. Je conserverai la nature, mais il est nécessaire de travailler pour qu’il y ait davantage de justice afin que les biens que J’ai créés soient organisés selon ma volonté. »

C’est ce que saint Paul nous rappelle lorsqu’en se référant à la plénitude des temps, il nous dit que la nature créée par Dieu gémit sous le poids du péché. L’Alliance que nous rappelle l’arc-en-ciel, est un rappel que cette nature que Dieu préserve pour le bonheur de tous les humains, ne doit pas être accaparée par quelques-uns, ni ne doit être un objet d’envie et de discorde, mais qu’au contraire, elle doit demeurer selon la volonté de Dieu qui la conserve pour le bonheur de tous, dans l’amour, pour que nous l’utilisions pour le bien de tous.

Ce dimanche, ce souvenir de l’arc-en-ciel, comme signal de l’Alliance cosmique de Dieu avec l’humanité, nous amène à réviser comment nous utilisons les biens de la Terre. Comment nous les idolâtrons, ou bien comment nous les mettons au service de la félicité de cette alliance qui doit rompre les mêmes ruptures les luttes de classes, les violences. Les haines n’existeraient pas s’il y avait un respect envers cette Alliance cosmique, envers ce sentiment que Dieu, Créateur de tout, veut avoir une alliance avec ses fils. C’est pourquoi Il veut que tous ses fils soient des frères entre eux, fraternité que nous prêchons à partir de la révélation divine. C’est pourquoi je ne pourrai jamais prêcher la violence, ni la haine, ni la guérilla. Ceux qui disent le contraire calomnient, car ce que je dis présentement, c’est la réclamation qu’au nom de Dieu je dois faire : l’Alliance cosmique. 04/03/79, p.178-179, VI.

Abraham ; sa descendance ; circoncision. Dimanche prochain, nous parlerons de l’alliance que Dieu fit avec Abraham. Il s’agit d’une autre sorte de rupture que Dieu veut annuler. C’est un peuple choisi par Dieu qui va descendre d’Abraham, et ce ne sera plus l’arc-en-ciel qui sera le signe de cette alliance. Ce sera la circoncision. Le signe d’appartenance au peuple juif, la circoncision, exige de tous les descendants d’Abraham, de tout un peuple choisi par Dieu, une unité autour des promesses que Dieu a faites et qu’Il va donner à ce peuple. 04/03/79, p.179-180, VI.

Moïse ; avec le peuple ; le sabbat. Dans trois dimanches, nous parlerons de Moïse. Le pacte que Dieu a conclu avec Moïse est également une alliance afin que les êtres humains se sentent unis dans ce sens : avec Dieu, dans le respect de Dieu et c’est pourquoi le signe de cette Alliance sera le sabbat ; le respect du sabbat que les catholiques appellent maintenant le dimanche, le jour du Seigneur. Venir à la messe le dimanche, c’est venir réaliser l’Alliance avec Dieu. Chaque messe du dimanche, c’est vivre l’Alliance avec Dieu qui me fait respecter Dieu et sentir Dieu comme l’unique Dieu véritable face auquel je dois renverser toutes les idoles qui cherchent à prendre la place de Dieu dans mon cœur ou chez mon peuple : idole du pouvoir, idole de l’argent, idole de la luxure, idole de toutes ces choses qui éloignent l’homme et la femme de Dieu. Le dimanche doit être pour nous l’alliance qui se renouvelle avec le Seigneur.

Le carême, c’est tout l’esprit d’un peuple engagé dans une alliance avec Dieu. Mais le carême, cette longue période, est comme un long dimanche pendant lequel nous devons tous penser : Dieu a voulu faire alliance avec nous pour que l’humanité soit plus unie, pour que la nature cosmique soit utilisée selon sa volonté, pour que nous nous sentions tous frères. C’est cela que signifie l’Alliance. Et le carême est la période où nous nous rappelons ces vieilles alliances de Dieu pour que nous les vivions dans l’actualité des problèmes actuels, mais avec l’esprit d’un Dieu qui nous surveille et qui espère l’accomplissement de nos engagements. 04/03/79, p.180, VI.

2) Le Christ, clé de l’Alliance

La seconde lecture (I P 3,18-20) définit un peu plus ce concept du Christ poussé par l’Esprit, parce que saint Pierre nous dit : « Le Christ lui-même est mort une fois pour nos péchés, juste pour des injustes, afin de nous mener à Dieu. Mis à mort selon la chair, il a été vivifié selon l’Esprit. C’est en lui qu’il s’en alla même prêcher aux esprits en prison, à ceux qui jadis avaient refusé de croire lorsque se prolongeait la patience de Dieu, aux jours où Noé construisait l’Arche dans laquelle un petit nombre, en tout, huit personnes, furent sauvées à travers l’eau. » Le Christ apparaît à son point culminant dans les deux lectures du Nouveau Testament (I P 3,18-22 et Mc 1,12-15) d’aujourd’hui. Toutes ces alliances que Dieu réalisait avec le peuple d’Israël n’étaient rien d’autre que des figures, des promesses, qui allaient connaître leur accomplissement, leur réalisation dans la Rédemption que le Christ allait effectuer. Le véritable arc-en-ciel, c’est les bras ouverts du Christ sur la croix. La véritable circoncision, dit saint Paul, c’est la foi des chrétiens dans le Christ. Le véritable jour du Seigneur sera le culte que l’homme rend à son Dieu. Les signes de l’Alliance, l’arc-en-ciel, la circoncision, le sabbat n’ont pas de sens, si ce n’est dans le Christ qui les accomplit, et le Christ est la réalisation de toutes les promesses de Dieu pour sauver le monde.

C’est pourquoi le Christ, entrant au désert du carême pour habiter parmi les chacals et les fauves du désert, mais, en même temps, comptant sur les anges qui le servent, c’est l’image d’une Rédemption cosmique, d’un Christ qui maîtrise les fauves et qui se fait servir par les anges, Il est le maître de toutes choses et Il va remettre toutes choses à la véritable domination de Dieu. Entrer avec le Christ dans le carême cela veut dire aussi s’approprier toute la richesse de cette alliance du Christ pour sauver le monde, pour collaborer avec le Christ dans le Salut de l’Histoire. Son sang est l’Alliance nouvelle annoncée : sa mort et sa résurrection. Lorsque le Christ, durant la dernière nuit de sa vie, va prendre le pain et le calice pour nous laisser le souvenir de sa vie et de sa passion, Il va nous dire : « Ceci est le calice de mon sang, sang de l’Alliance. » Tout l’amour de Dieu est contenu dans ce calice ; toute sa réconciliation avec les hommes ! Ce sang sera versé pour le pardon de tous les pécheurs qui voudront se repentir.

Le carême est une actualisation des alliances éternelles de Dieu, mais dans le Christ Jésus. Le carême est un appel à la réconciliation. Entrer dans le carême seulement pour jeûner et observer matériellement les lois ecclésiastiques du carême, cela n’a pas de sens. L’Église même peut être un empêchement lorsque nous observons les lois à la manière des pharisiens : pour l’apparence. Souvenez-vous de dimanche dernier où les disciples de Jean et les pharisiens qui tombaient dans ce légalisme, critiquaient les disciples du Christ : « Nous jeûnons, pourquoi ne le faites-vous pas ? »

Et le Christ leur répond : C’est l’esprit qui vivifie, non la lettre. Pendant que le fiancé est dans la maison avec la fiancée, les amis du fiancé ne jeûnent pas. C’est l’heure de la félicité, c’est la présence du salut, c’est l’allégresse. Aussi austères et disciplinés que soient les hommes, expiant et jeûnant, marchant à genoux jusqu’aux sanctuaires, mais portant la haine dans leur cœur, gardant rancune, tout cela ne sert à rien. La rénovation du Christ part de l’amour, de la fidélité au Seigneur. C’est cela la véritable religion, c’est cela le Christ de l’Alliance, le Christ de l’amour, le Christ de la réconciliation, le Christ de la bonté. 04/03/79, p.180-181, VI.

3) Le baptême, insertion de notre vie dans l’Alliance chrétienne

Comment se réalise notre alliance avec Dieu que nous a donné le Christ ? Si le Christ mourut sur la Croix et ressuscita il y a vingt siècles, comment puis-je participer, moi, pauvre humain du vingtième siècle, à cette Rédemption d’il y a vingt siècles ? L’arc-en-ciel et le déluge, symbole du baptême qui actuellement nous sauve. Saint Pierre (I P 3,18-22) nous donne la réponse ce matin dans la seconde lecture lorsqu’il évoque l’arc-en-ciel et le déluge. Il dit que cela n’était rien d’autre qu’un signe. La réalité c’est cela, nous dit saint Pierre (I P 3,21-22) : « Ce qui y correspond, c’est le baptême qui n’est pas l’enlèvement d’une souillure charnelle, mais l’engagement à Dieu d’une bonne conscience par la résurrection de Jésus Christ, Lui qui, passé au ciel, est à la droite de Dieu. »

Le baptême est un élément irremplaçable dans le carême. Pourquoi le carême du Christ est-il mon carême ? Parce que par mon baptême, je me suis incorporé au Christ, et tout ce que le Christ fit devient mon mérite, cela se transpose au travers du baptême. Pourquoi ai-je l’espérance que mes péchés, aussi grands qu’ils puissent être, me seront pardonnés ? Parce que le Christ mourut sur une croix pour payer mes péchés, et ce mérite de la Croix est devenu mien ou tien, par la grâce du baptême qui m’a incorporé à la mort du Christ.

Pourquoi est-ce que moi, mortel, je sens que ma vie vieillit, que mes forces faiblissent et que je marche vers mon sépulcre, ressentant tout le poids de la mortalité, de la limitation, de la maladie, du péché ? Comment puis-je espérer une vie éternelle, un ressuscité qui ne meurt pas ? Pour cela, parce que le baptême fit tien ce rajeunissement éternel du Christ ressuscité, parce que la vie glorieuse du Christ est tienne par le baptême. Tout le Christ est mien parce que je suis baptisé. Quelle gloire est la nôtre, chers amis ! Et c’est pour cela que le carême veut réveiller dans le cœur de chaque chrétien sa conscience de baptisé.

Le mystère pascal

Pour qu’à Pâques nous sentions que le mérite de la Croix et la joie de la résurrection deviennent le mérite et l’allégresse de cette pauvre vie d’un marginal, d’un homme sans travail, d’un travailleur volé et trompé ou, aussi, d’un patron qui est juste, et qui tente de vivre son christianisme comme un véritable baptisé qui fait honneur à tous les membres de l’Église, à ses travailleurs qui sont les membres de sa propre vie. Parce que le Christ est la tête et pour tous les autres, il n’existe pas de catégorie sociale. « Il n’y a plus de Grecs, ni de Juifs, ni d’esclaves, ni d’hommes libres, il n’y a plus que des frères dans le Christ. » C’est fantastique l’égalité que sème le baptême.

Par le baptême, nous sommes tous égaux parce que nous sommes insérés dans le Christ. Par le baptême, nous sommes tous égaux en catégorie, membres vivants des mérites du Christ et, si nous valons quelque chose, ce n’est pour l’argent que nous possédons, pour les talents ou les qualités humaines que nous avons. Si je vaux quelque chose dans la mesure que je le vaille, c’est parce que je suis inséré dans la vie du Christ, dans sa Croix, dans sa Résurrection. C’est cela la véritable mesure de l’être humain. C’est pourquoi Paul VI disait, parlant de la promotion humaine : « L’être humain ne vaut pas pour ce qu’il possède, mais pour ce qu’il est. Et l’homme est, dans la mesure où il s’approprie la vie divine que le Christ apporta au monde. Même les valeurs naturelles ne comptent que lorsqu’elles sont incluses dans cette Rédemption apportée par le Christ. Les valeurs humaines ne possèdent uniquement une valeur divine que lorsqu’on les baptise dans le Christ et qu’on les incorpore à ses mérites divins. »

Nouveau Peuple de Dieu. C’est cela le carême que nous devons vivre, chers frères, c’est pourquoi cela vaut la peine de voir comment est-ce Christ pendant ce carême. Parce que le Christ en carême dans le désert n’est pas un personnage étranger à ma réalité. Le Christ du carême de 1979, pour moi, Peuple de Dieu ici au Salvador, c’est mon Église, la situation de mon peuple. C’est tout cela, le carême de 1979. 04/03/79, p.181-182, VI.

Se priver de quelque chose, ce n’est pas seulement donner de son superflu, non seulement donner ce que j’ai en trop, mais donner également de mon nécessaire, comme la veuve de l’Évangile qui savait que son aumône était accueillie de Dieu. Se priver de quelque chose, c’est se libérer des servitudes d’une civilisation qui nous incite chaque fois davantage à plus de commodités et à la consommation sans préoccupation aucune de la préservation de notre environnement, patrimoine commun de l’humanité. Nous sommes victimes d’une société de consommation, de luxe. Et nous consommons ainsi parce que la publicité est terrible et nous achetons des choses au-dessus de nos moyens. Nous voulons vivre dans le luxe, nous voulons consommer comme les autres et nous devenons esclaves et victimes de cette consommation. Voyez comment le carême rompt ces chaînes par son austérité. […] Le carême peut ouvrir nos yeux à la misère des autres. 04/03/79, p.183, VI.

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