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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 19:27

Jésus nous apparaît dans les Evangiles comme la Parole Vivante de Dieu que nous devons écouter, le Modèle sublime de Sainteté que nous devons imiter, l'Ami incomparable que nous devons de tout notre cœur aimer.

Mais Jésus n'est pas seulement le Maître, le Modèle, l'Ami.

Avec Lui, nous avons des liens beaucoup plus étroits qui sont de nature à établir entre Lui et nous l'union la plus profonde, la plus parfaite qui soit.

C'est une vérité fondamentale du christianisme sur laquelle Notre-Seigneur Lui-même a particulièrement insisté : « Je suis la Vigne, affirme-t-il en St Jean, chapitre XV, et vous les sarments. Demeurez en Moi comme Moi en vous."

L'Apôtre Paul qui en a fait la base de sa doctrine et de sa spiritualité l'a résumée en cette phrase ardente : « La vie pour moi, c'est le Christ. »

Devant une telle affirmation, certains s'étonnent et posent cette question : « Comment un autre que moi peut-il être ma vie réellement et non point en un sens métaphorique ? »

La réponse est que nous sommes là en face d'un mystère surnaturel qu'on ne peut pénétrer autrement que par la Foi.

Or, la Foi nous enseigne que Jésus n'est pas seulement un homme, un grand homme, mais qu'Il est le Verbe Incarné, c'est-à-dire le Dieu fait Homme.

Or, du moment que Dieu se fait Homme, Il est nécessairement en sa qualité de Nouvel Adam le Chef de l'humanité, le Centre du monde et de l'histoire.

Parce qu'Il vient pour donner aux hommes la vraie vie, la vie de la grâce qui est une mystérieuse participation à la vie même de Dieu, Il exerce une influence profonde universelle. Par Sa prière, Son travail, Sa souffrance - et en particulier son sacrifice d'amour sur la Croix - Jésus, le Dieu fait Homme, mérite pour nous cette vie divine de la grâce et Il conquiert le droit de nous la communiquer.

Il en est dès lors la source unique pour nos âmes, pour toutes les âmes. C'est Lui, déclare le Concile de Trente, qui maintenant, sans interruption, nous communique cette grâce, nous fait vivre de la vie divine, la fait couler en nous comme la sève coule dans les rameaux comme le sang coule dans les membres de l'organisme.

Certes, le Christ et nous restons des personnes bien distinctes, mais Il nous habite et nous pénètre si profondément par sa grâce que nous pouvons dire en toute vérité comme St Paul : « Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi ».

Le chrétien est bien un homme qui agit librement, qui prie, travaille et souffre, mais parce qu'il agit, prie, travaille et souffre avec la grâce que le Christ a méritée et qu'Il lui donne à chaque instant, il faut dire que le Christ continue en ce chrétien et par lui sa prière, son travail, sa souffrance, c'est-à-dire sa vie filiale à l'égard du Père et sa vie fraternelle à l'égard des hommes.

« La vie chrétienne, nous dit St Jean Eudes, n'est que la continuation et l'achèvement en chacun de nous de la vie de Jésus ».

Sommes-nous assez convaincus que là est notre vocation véritable : nous devons être des copies vivantes de Jésus ; nous devons faire apparaître et resplendir à travers nos vies le visage si aimant de Notre-Seigneur et avec un tel degré de ressemblance que les incroyants ou les indifférents qui nous entourent se sentent attirés vers Lui. C'est dire la lourde responsabilité qui nous incombe. Comment ce devoir de continuer Jésus ne serait-il pas, dès lors, une réquisition de toutes nos énergies, de toutes nos activités ? Comment ne pas nous interdire rigoureusement tout acte qui ne pourrait être « agréé » par le Christ ou tout sentiment qui ne serait pas « avouable » par Lui ?

« Ayez en vous les sentiments qui furent dans le Christ-Jésus » nous dit St Paul.

Puisque nous sommes chargés de prolonger la prière de Jésus, comment pourrions-nous le faire sans jamais « brûler du temps pour Dieu » au cours de nos journées dans l'adoration, la louange, l'action de grâces, le face à face et le cœur à cœur de la contemplation ?

Puisque nous avons le devoir de faire rayonner la pureté du Christ, nous ne pouvons que respecter dans nos pensées, nos paroles et nos actes ces temples de Dieu que nous sommes et que sont les autres.

Puisque nous avons le devoir de continuer la charité du Christ, comment pourrions-nous le faire en vivant dans l'égoïsme, en entretenant de la rancune et nous laissant aller à de la médisance, de la calomnie ou de la méchanceté ?

Et puisqu'il nous est demandé aussi d'être des co-rédempteurs à l'exemple de Marie en « complétant dans notre corps ce qui manque â la Passion du Christ », comment y parviendrons-nous si nous ne savons pas accepter et offrir généreusement toutes nos souffrances, petites ou grandes, qu'elles soient d'ordres physique, moral ou spirituel ?

Puisse la Vierge Marie qui est la Mère de notre vie surnaturelle nous former à une telle ressemblance avec son Fils Jésus, que nous soyons véritablement pour Lui « des humanités de surcroit en lesquelles Il pourra renouveler tout son mystère » (Bienheureuse Elisabeth de la Trinité), méritant ainsi d'être appelés à l'exemple des premiers chrétiens des « christophores » c'est-à-dire des porteurs du Christ.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Regards sur Jésus
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