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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 20:18

Chers frères et sœurs, notre Mère spirituelle, la Très Sainte Vierge a trouvé un moyen incomparable pour éduquer ses innombrables enfants à la vie divine et pour maintenir, entre eux, un lien très doux et très fort.

Ce moyen merveilleux, c’est le Rosaire, qu’une fois de plus nous allons célébrer en communion avec toute l’Eglise durant tout le mois d’octobre.

Si déjà aux temps lointains de Saint Dominique, mais bien plus encore à l’époque moderne, Celle qui s’est nommée à Fatima, Notre-Dame du Rosaire a recommandé si instamment cette manière de prier, c’est qu’Elle en connaît assurément mieux que quiconque toute la valeur et toute l’efficacité.

Le Rosaire, n’est-il pas, en effet, comme la synthèse de tous les trésors de son Cœur ?

Les 15 Mystères, Joyeux, Douloureux et Glorieux qui le composent ne sont-ils pas autant de sentiers qui conduisent directement à son Cœur Immaculé et par Lui, au Cœur Adorable de Jésus qui ne fait qu’un avec le sien ?

De très belles pensées, fort édifiantes ont été exprimées au sujet de cette dévotion privilégiée, extrêmement riche et enrichissante, par de nombreux Saints, des Mystiques et les derniers Papes. On peut dire, à la lumière de leurs enseignements, que le Rosaire se caractérise par trois aspects qui sont particulièrement importants :

Ce qu’il ne faut pas manquer de souligner tout d’abord, c’est que le Rosaire est une prière, dans le sens le plus courant du mot c’est à dire une demande très humble, la demande du pauvre (de celui qui est pleinement conscient de n’avoir rien) la demande à celui qui est l’infiniment riche, mais cette demande a ceci de particulier qu’on la lui adresse par l’intermédiaire de Celle qui est la Trésorière et la Distributrice de tous ses trésors, Marie, la Femme Médiatrice, notre Avocate.

Ces « Notre Père » et ces « Je vous salue » que nous multiplions en disant le chapelet – et qui s’avancent comme des vagues successives vers le Cœur de Dieu – contiennent en effet, toutes les requêtes spirituelles et temporelles qui sont nécessaires pour notre vie (aussi bien pour la santé du corps que la santé de l’âme).

Ce que nous demandons, c’est la glorification du Père des Cieux, l’accomplissement de sa volonté, la venue de son règne, le pain quotidien, le pardon des offenses, la force contre la tentation, la délivrance du mal et puis, c’est aussi le secours maternel de Marie, pour chaque instant de la vie et à l’heure de la mort, mais ce qui constitue surtout l’originalité du Rosaire, c’est qu’il s’empare de ces humbles demandes pour les emporter dans une atmosphère toute divine.

A la supplique la plus modeste, il unit la contemplation la plus sublime, tout en mendiant les biens du ciel et de la terre, nous contemplons les grands mystères de la vie du Christ.

Nous les savourons dans le Cœur Immaculé de Marie.

Là, ils sont plus accessibles pour notre esprit, plus prenants pour notre cœur et en même temps plus proches de l’éternité.

Et c’est par ce moyen si simple, si humble, que Marie parvient à nous former, peu à peu, à cette très haute forme de prière mentale qu’on appelle l’Oraison et qui consiste selon les grands Maîtres de la vie spirituelle, en une conversation amicale avec le Seigneur dans un échange de regards et de volontés aboutissant à une fusion des cœurs.

Le Rosaire est donc une prière, une prière complète et parfaitement équilibrée.

Mais le Rosaire se caractérise aussi par le fait qu’il est une spiritualité, c’est à dire une école de vie chrétienne, plus spécialement de vie intérieure.

On peut dire, en effet, qu’il résume et le ciel et la terre, les grandes réalités de ce monde et tous les mystères célestes s’y trouvent intimement entrelacés.

Grâce à lui, Marie, qui est une divine Educatrice, nous apprend à passer des humbles choses de la vie quotidienne, aux plus sublimes réalités de la Patrie Céleste.

Toute spiritualité a pour but de maintenir notre âme sous le rayonnement des vérités surnaturelles et cherche à garder notre vie extérieure (travail, occupations diverses, relations sociales ou loisirs) sous la féconde influence de la vie intérieure.

Avons-nous songé, quelquefois, frères et sœurs, que dans le Rosaire, c’est la spiritualité de la Vierge Immaculée elle-même qui nous est communiquée, c’est à dire la spiritualité de la Sainte qui est à la fois, la plus haute et la plus simple, de ce modèle de conformité au Christ qui est à la fois le plus sublime et le plus imitable ?

Il faut, par conséquent, lorsque nous disons notre chapelet, que nous soyons très attentifs aux sentiments et aux attitudes que Marie nous suggère ; mais nous devons par-dessus tout, grâce à une contemplation assidue des mystères, nous établir et nous maintenir le plus possible dans son Cœur Immaculé et dans le Cœur Miséricordieux de Jésus, car ces deux Cœurs si aimants unis par le Saint-Esprit constituent l’inépuisable source d’eau vive à laquelle il nous faut continuellement revenir si nous voulons étancher notre soif d’absolu, notre soif de Dieu.

Oh ! Comme il faudrait, chers frères et sœurs, que s’enracine profondément en nous cette conviction, à savoir que le Rosaire détient le pouvoir étonnant de maintenir intimement unies notre prière et notre vie.

Oui, par lui ce sont nos joies et nos souffrances, nos désirs et nos espoirs qui s’unissent aux joies, aux douleurs ou à la gloire de Notre Seigneur et de sa Très Sainte Mère. Ce contact si étroit avec le Divin ne peut que les spiritualiser et les sanctifier… Et c’est ainsi que la matière de notre vie humaine de plus en plus pénétrée par l’Amour Divin se trouve transfigurée et valorisée au maximum.

Il y a enfin un troisième aspect qu’il importe de bien considérer, frères et sœurs, c’est que le Rosaire, que Jean-Paul II a défini « comme une chaîne d’amour qui, par Marie nous relie à Dieu » est aussi un merveilleux trait d’union entre tous les membres de la Grande Famille de Marie répandus à travers le monde.

Nous touchons ici à l’aspect le plus extérieur du Rosaire, mais peut-être aussi, en un sens, le plus mystérieux.

En faisant réciter cette prière à la fois vocale et mentale qui lui est si chère par des chrétiens très divers et venus de tous les horizons, la Mère de l’Eglise contribue d’une manière particulièrement efficace à l’unité de ses enfants bien-aimés.

Tous, qu’ils soient pasteurs ou brebis, contemplatifs ou actifs, cloîtrés ou gens du monde, qu’ils soient riches ou pauvres, savants ou ignorants, saints ou pécheurs, tous se retrouvent ainsi dans le Cœur de Marie, se prêtant volontiers une aide fraternelle et amicale pour travailler ensemble à l’avènement du Règne de leur Mère, qui prépare l’avènement du Règne de Jésus dans le Monde. C’est cette communion dans une même Foi, une même Espérance et un même Amour qui explique la puissance du Rosaire.

Même récitée individuellement, cette prière prend valeur de prière commune… et la prière faite en commun est toujours exaucée selon la promesse même de Jésus :

« Ce que vous demanderez à deux ou trois réunis en mon Nom,

Mon Père vous l’accordera ».

Et ce qui la rend encore plus irrésistible sur le Cœur de Dieu, c’est le fait que passant par la très vive flamme d’amour du Cœur Immaculé de Marie, elle y est purifiée et aussi merveilleusement embellie et enrichie.

Chers frères et sœurs, dans son livre « Le secret admirable du Très Saint Rosaire » Saint Louis Marie Grignion de Montfort, Apôtre infatigable de cette dévotion, a exprimé une pensée qui résume assez bien, me semble-t-il, ces aspects si riches que nous venons de découvrir dans le Rosaire ; la voici :

« Récité avec la méditation des Mystères,

le Rosaire nous élève insensiblement à la connaissance parfaite de Jésus,

il purifie nos âmes du péché,

il nous rend victorieux de tous nos ennemis (les démons en particulier),

il nous rend la pratique des vertus facile,

il nous embrase de l’Amour de Jésus,

il nous enrichit de grâces et de mérites,

il nous fournit de quoi payer toutes nos dettes à Dieu, et enfin,

nous fait obtenir de Dieu toutes sortes de grâces ».

Puissions-nous frères et sœurs, en pensant à tous les bienfaits qu’il procure, nous attacher fortement à notre Rosaire, le prier fidèlement, chaque jour, jusqu’à notre dernier souffle.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Mariales
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commentaires

Bernateau 20/09/2012 17:52

je vais me servir de vos citations concernant le Rosaire pour le Pélé de Lourdes et pour les enfants du caté
Merci
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