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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 17:41

 

Année A

Lecture du livre de Ben Sirac le Sage 3, 2-6.12-14

Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants, il renforce l'autorité de la mère sur ses fils. Celui qui honore son père obtient le pardon de ses fautes, celui qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor. Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants, au jour de sa prière il sera exaucé. Celui qui glorifie son père verra de longs jours, celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère. Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse, ne le chagrine pas pendant sa vie. Même si son esprit l'abandonne, sois indulgent, ne le méprise pas, toi qui es en pleine force. Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée, et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3, 12-21

Frère, puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes ses fidèles et ses bien-aimés, revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d'humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous mutuellement, et pardonnez si vous avez des reproches à vous faire. Agissez comme le Seigneur : il vous a pardonné, faites de même. Par-dessus tout cela, qu'il y ait l'amour : c'est lui qui fait l'unité dans la perfection. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps. Vivez dans l'action de grâce. Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse ; par des psaumes, des hymnes et de libres louanges, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance. Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ; dans le Seigneur, c'est ce qui convient. Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle. Vous les enfants, en toutes choses écoutez vos parents ; dans le Seigneur, c'est cela qui est beau. Et vous les parents, n'exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 2, 13-15.19-23

Après le départ des mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr ». Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils. Après la mort d'Hérode, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays d'Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant ». Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère, et rentra au pays d'Israël. Mais, apprenant qu'Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s'y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.

Année C

Lecture du premier livre de Samuel 1,20-22, 24-28

Le temps venu, Anne conçut et mit au monde un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce) « Je l’ai demandé au Seigneur ». Elcana, son mari, monta au sanctuaire avec toute sa famille pour offrir au Seigneur le sacrifice habituel et celui du vœu pour la naissance de l’enfant. Anne, elle, n’y monta pas. Elle dit à son mari : « Quand l’enfant sera sevré, je l’emmènerai : il sera présenté au Seigneur, et il restera là pour toujours ». Lorsque Samuel eut été sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la Maison du Seigneur, à Silo ; elle avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin. On offrit le taureau en sacrifice, et on présenta l’enfant au prêtre Éli. Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon Seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi en priant le Seigneur. C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande. À mon tour je le donne au Seigneur. Il demeurera donné au Seigneur tous les jours de sa vie ». Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Lecture de la première lettre de saint Jean 3, 1-2 21-24

Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu, – et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu’il n’a pas découvert Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est.

Mes bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu, et tout ce que nous lui demandons, il nous l’accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements, et que nous faisons ce qui lui plaît. Or, voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné son Esprit.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 41-52

Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent. Pensant qu’il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comment nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être ». Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait en son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes.

Homélie

Chers frères et sœurs, lorsqu’à Noël Dieu vient habiter parmi nous, il entre dans une famille. Et comme les bergers et les mages, nous aimons à travers les crèches de nos maisons et de nos églises retrouver nos yeux d’enfants pour contempler cette famille toute simple, cette Sainte Famille où Dieu se fait vraiment homme et fait l’apprentissage de sa vie d’homme sous la conduite très sage de ces éducateurs hors-pair que sont Marie et Joseph.

Dieu aurait pu choisir de venir parmi nous autrement. Mais il a voulu emprunter la route de tout homme et de tous les hommes. Il a choisi ce chemin de la famille où à travers l’enfance et l’adolescence, un être humain arrive à maturité.

La famille nous le savons tous plus ou moins clairement, plus ou moins difficilement ou douloureusement selon notre histoire, c’est un lieu où se joue quelque chose d’essentiel pour notre humanité. Elle constitue un espace où l’homme vit, se développe, confirme sa vocation, où il devient homme et où il est toujours davantage homme.

Si l’Eglise nous parle souvent de la famille, c’est parce qu’elle a la certitude, que c’est d’abord en elle et par elle que se construit et s’humanise la personne humaine. Il y va, d’ailleurs de notre bonheur, car c’est à travers la vie de famille que nous apprenons à donner un sens à notre existence en découvrant que nous sommes faits pour « aimer et être aimés ». Au sein de la famille, l’enfant puis l’adolescent, à travers ses relations à ses parents et à ses frères et sœurs expérimente ce qu’est la tendresse, le don de soi, la solidarité, l’accueil de l’autre dans ses différences. Chacun découvre ainsi qu’il est un être fait pour vivre avec d’autres, un être de communion et de partage et cela, au-delà des âges et des générations et dans la diversité des histoires et des opinions.

Nous avons tous présents à l’esprit ces gestes tout simples, mais chargés de signification qui dans le secret des familles tissent un peu plus d’amour et donc un peu plus de bonheur. C’est à tout cela que saint Paul nous invite dans sa lettre aux Colossiens : « Revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience... », et il ajoutait avec insistance « Pardonnez si vous avez des reproches à vous faire. Agissez comme le Seigneur : il vous a pardonnés, faites de même ». Car la famille c’est aussi le lieu où l’on apprend le pardon et nous savons tous combien il est difficile de pardonner dans nos problèmes familiaux.

Finalement, pour cela in n’est pas besoin de grands discours : ce sont les petits gestes de la vie ordinaire en direction tout d’abord de nos proches, qui construisent peu à peu la qualité de nos relations aux autres :

- c’est par exemple, le souci le plus petit dans la famille qui nous apprend à voir l’injustice et à la combattre,

- c’est la vie familiale qui peut apprendre à tisser et retisser le lien social et à rendre plus conviviale la vie de nos quartiers ou de nos villages.

Si nous voulons transformer un peu notre monde en vivant un peu plus de solidarité et de fraternité, c’est à l’évidence dans et par la famille qu’il faut commencer. Il est clair que ce n’est pas toujours facile ; il est clair que les situations sont parfois complexes et difficiles à assumer. Il ne s’agit pas de rêver la famille, il s’agit de tout mettre en œuvre pour l’édifier sur des bases solides.

La famille, en effet, ne tombe pas du ciel toute prête à consommer ou à utiliser. De même que dans un couple l’amour demeure vivant s’il se construit jour après jour, de même la vie de famille dépend de chacun de ses membres, du désir et de la volonté de chacun d’en faire un lieu de vie, de vérité et d’amour.

Chers frères et sœurs, c’est donc un grand projet que Dieu vient réaliser en prenant à Noël une nature humaine semblable à la nôtre : il veut faire de toute l’humanité une même famille en réconciliant tous les hommes, en détruisant les murs de la haine et les frontières qui séparent les différentes classes, les races ou les nations.

Ce projet grandiose, ne l’oublions jamais, commence à se réaliser concrètement d’abord dans nos cœurs dans la mesure où ils sont des foyers de lumière et d’amour, et ensuite dans nos propres familles dans la mesure où elles sont capables d’accueillir l’Esprit de Paix que Jésus a promis à tous ceux qui veulent aimer en vérité, aimer comme Jésus, Marie et Joseph ont toujours aimé.

Puissions-nous, chers frères et sœurs, contempler très souvent la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Elle est le prototype et l’exemple de toutes les familles chrétiennes. Elle, qui d’une manière incomparablement élevée et pure, a glorifié Dieu ne manquera pas d’assister nos familles dans la fidélité à leurs devoirs quotidiens, dans l’ouverture généreuse aux besoins des autres et dans l’accomplissement joyeux du plan de Dieu sur elles.

Amen.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Homélies Fêtes
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