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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 10:16

La « Constitution sur l'Eglise » de Vatican II nous enseigne que la vie chrétienne, c'est-à-dire la vie de Foi dans l'Espérance et la Charité a « sa source et son sommet » dans le sacrement de l'EUCHARISTIE. Ainsi en a décidé le Seigneur Jésus Lui-même, qui l'a institué pour qu'il soit la grâce par excellence perpétuellement offerte à son Eglise.

Et c'est bien là, en effet, son sens le plus profond selon l'origine du mot : « charis » voulant dire grâce et « eu-charis » la grâce la meilleure.

L'EUCHARISTIE c'est la permanence du don suprême que Dieu le Père a fait au monde en lui envoyant son Fils Unique pour le sauver, ce Fils dont St Paul affirme « qu'en nous le donnant Il nous a tout donné ».

Fidèles à la doctrine de l'Eglise qui n'a jamais varié, les catholiques voient dans l'Eucharistie beaucoup plus qu'une simple cérémonie commémorative de la mort victorieuse du Christ. Saint Thomas d'Aquin enseigne « qu'elle est le sacrement de la Passion du Christ effectuant l'union de l'homme au Christ immolé ».

Elle est donc au sens fort du terme une re-présentation du Calvaire, c'est-à-dire qu'elle nous présente à nouveau réellement le mystère du Salut et que nous y sommes présents.

Dans le mystère eucharistique, le Christ crucifié et glorifié, substantiellement présent sous les apparences du pain et du vin consacrés par le prêtre, renouvelle devant nous et pour nous l'offrande de son sacrifice d’amour accompli une fois pour toutes durant sa Passion, et qui constitue pour toutes les âmes une prodigieuse source de vie divine.

Cette vie d'amour qui a jailli de la mort victorieuse du Christ et qui s'écoule surabondamment de son Cœur transpercé, voici qu'elle est là, à notre portée, grâce au rite sacramentel de la messe.

Elle nous est proposée sous forme de nourriture vivifiante dans un repas fraternel : « Prenez et Mangez - Prenez et Buvez ».

Il suffit tout simplement - mais c'est essentiel - d'avoir faim et soif et de répondre aussi souvent que possible à l'invitation qui nous est faite de participer effectivement à ce banquet du Ciel sur la terre en y communiant.

Heureux sommes-nous alors ! Car le Christ Ressuscité qu'ainsi nous mangeons nous inonde de son Esprit qui nous fait grandir dans l'amour de Dieu et de nos frères. Cette vie filiale envers le Père, et fraternelle envers l'humanité, cette vie humble, pure, détachée, toute de don de soi et de pardon qui fut la sienne, Jésus fait en sorte qu'elle devienne progressivement la nôtre par ce merveilleux phénomène d'osmose qu'est la communion.

Nous sommes peu à peu transformés dans le Christ au point de pouvoir dire comme Saint Paul : « Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi ».

Mais si l'EUCHARISTIE est une source, elle est aussi un sommet, un aboutissement. Cela veut dire que nous sommes tenus d'y participer activement en joignant notre offrande personnelle à l'offrande du Sacrifice de Jésus.

En effet, « Le Christ veut que nous soyons son Sacrifice » (St Augustin) ; avec Lui « nous faisons la totalité de l'hostie offerte et présentée à Dieu ». (Olier).

La messe qui offre mystiquement l'immolation réelle de Jésus sur la Croix contient et offre mystiquement l'immolation réelle de nos vies. Elle rappelle la mort sanglante du Christ ; elle appelle notre mort à nous-mêmes, sanglante ou non ; elle en est le signe ; elle l'appelle et l'exige.

Or, il n'est pas nécessaire de chercher bien loin la matière de notre offrande (symbolisée par la goutte d'eau que le prêtre mêle au vin du calice) : c'est nous-mêmes, notre vie quotidienne avec tout ce qu'elle comporte d'activités, de relations avec autrui de joies ou d'espoirs, mais surtout de souffrances « la douleur pour le chrétien, affirme St Augustin, n'est pas un accident, mais une tâche professionnelle ». Sa raison d'être est donc de devenir une oblation qui, par son union à l'oblation suprême de Jésus acquiert une valeur co-rédemptrice comme ce fut le cas (mais à un degré que nul ne peut atteindre) pour l'indicible souffrance de Marie au Calvaire.

En nous demandant cette offrande totale de nous-mêmes qui de messe en messe nous incorpore toujours plus à Lui, Jésus nous entraîne en un mouvement ascendant vers une communion de plus en plus intime avec les Trois Personnes divines. Y avons-nous pensé ? C'est ce don de nous-mêmes répondant au don suprême de Dieu qui donne à notre Consécration mariale (consécration à Jésus par les mains de Marie) sa signification ultime. C'est là, en effet, qu'elle doit s'achever ; c'est à ce sommet qu’elle doit aboutir.

Nous ne remercierons jamais assez Notre-Seigneur pour ce sacrement de l'EUCHARISTIE qui est le plus grand de tous.

C'est vraiment le mystère central où se récapitule toute notre Foi et où s'accomplit toute notre vie chrétienne.

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Publié par Abbé Pierre Cousty - dans Regards sur Jésus
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